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5 avril 2025
Par Baba DIOP
LA CONFERENCE
Les dignitaires de Mbadakhoun cherchaient un conférencier pour clôturer leur cycle. On ne sait d’où est sorti le nom de Ton’s, mais il s’est dit que quelqu’un dans l’assistance, affirma avoir entendu son nom en haut lieu.
Les dignitaires de Mbadakhoun cherchaient un conférencier pour clôturer leur cycle. On ne sait d’où est sorti le nom de Ton’s, mais il s’est dit que quelqu’un dans l’assistance, affirma avoir entendu son nom en haut lieu. Qu’il était bon orateur parce qu’ancien syndicaliste, qu’il savait maintenir la foule en éveil. Un autre d’affirmer qu’il est l’homme de la situation. Celui qu’on attendait pour stopper les ronflements, les concerts de portable et de tirer les oreilles des ensommeillés. Mis à part ses talents d’orateur, reste à vérifier ses connaissances dans notre vénérée religion, lança un autre. Cette suggestion créa un schisme au sein des dignitaires, s’en suivit une bagarre de postillons que l’appel du muezzin stoppa.
Tata ayant ouï tout ce tintamarre autour de son homme, défit son mouchoir de tête, se ceignit les reins, attrapa à la volée son courou roff, héla une charrette et arriva chez Meyssa le porte-parole des dignitaires. A sa vue, Meyssa qui savait ce dont était capable Tata, prit ses jambes au cou, heurta au passage Imam Niokhobaye et les deux se retrouvèrent les quatre fers en l’air. Tata, les dominant de toute sa masse s’adressa à eux : « kouy conférence ? » et l’imam et Meyssa de répondre en chœur : « khana Elass Ton’s ken weranté ou ka, Tata yow denk na gnoula cambus bi ». Et Tata de dire encore « Imam nianal bog »
UNE AUGMENTATION DE L’EFFECTIF A 18.716 AGENTS ENTRE 2013 ET 2022
La Fonction publique locale a connu une augmentation de plus de 100% de son effectif entre la période 2013 et 2022, passant de 9308 à 18.716 agents, selon diagnostic effectué par le Centre national de la Fonction publique locale et de la Formation (CNFPLF
La Fonction publique locale a connu une augmentation de plus de 100% de son effectif entre la période 2013 et 2022, passant de 9308 à 18.716 agents. C’est ce qui ressort du diagnostic effectué par le Centre national de la Fonction publique locale et de la Formation (CNFPLF) dont les résultats ont été restitués hier, mardi 25 mars 2025, lors d’un atelier présidé par le ministre de l'Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement des territoires. Les résultats de l’étude-diagnostic ont également révélé un taux d’administration faible au niveau national.
En vue de mieux cerner les caractéristiques et les particularités de la Fonction publique locale et dresser les problématiques liées à la formation des agents, l'Etat du Sénégal, avec le soutien de l’ambassadeur de France, a initié un diagnostic de la Fonction publique locale. Sous la conduite du Centre national de la Fonction publique locale et de la Formation (CNFPLF), ce diagnostic, articulé autour de quatre objectifs notamment l’évolution des effectifs, du taux d’administration, de la structure des effectifs par statut…, a révélé une augmentation des effectifs de plus 100% entre 2013 et 2022. Donc, de 9308 en 2013 la Fonction publique locale est passée à 18.716 agents en 2022, contrairement à la Fonction publique d’Etat qui a connu une évolution de moins de 75% pendant cette même période. Les résultats de cette étude diagnostic ont également fait état d’un faible taux d’administrations des Collectivités territoriales au niveau national. Le taux d’administration étant le nombre d’agents sur 1000 habitants, au Sénégal, ce taux dans les Collectivités territoriales varie entre 0,39 et 2,15 agents. Pendant ce temps, ce taux d’administration est autour de 14% dans les pays développés.
INÉGALITÉS DANS LA RÉPARTITION, LA STRUCTURATION DES EFFECTIFS ET LA MASSE SALARIALE
L’étude-diagnostic s’est aussi intéressée à l’inégalité dans la répartition de ces effectifs sur l’étendue du territoire, où la région de Dakar concentre le plus grand nombre d’effectifs des Collectivités territoriale et la région de Kédougou vient en dernière position
En ce qui concerne la structuration de ces effectifs dans les Collectivités territoriales, l’étude a constaté une Fonction publique locale assez atypique où il y a seulement 6% de fonctionnaire pour 41% d’agents non fonctionnaires, 37% de contractuels et 16% pour les autres types d’agents, comparé à la Fonction publique d’Etat où la structuration est de 80% de fonctionnaires et moins de 20% d’agents non fonctionnaires. La répartition de ces effectifs par Collectivité territoriale montre que 72% des agents des Collectivités territoriales travaillent dans les communes, 9% dans les Conseils départementaux (CD) et 19% dans les villes. Pour ce qui est du ratio de la masse salariale par rapport au budget de fonctionnement des Collectivités territoriales, le diagnostic note, au niveau des communes, un ratio de 22% du budget de fonctionnement. Pour les Conseils départementaux, ce ratio est de 44% ; alors que pour les villes, il est autour de 29%. Ce qui porte aux alentours de 25%, selon l’étude, le ratio plus le budget de fonctionnement dans les Collectivités territoriales, avec un salaire moyen mensuel de 164.861 FCFA. Au-delà de ces indicateurs cidessus, le diagnostic s’est également intéressé aux dispositifs de gouvernance des agents des Collectivités territoriales. A ce titre, il a été décelé que seuls 19% des Collectivités territoriales disposaient d’un personnel dédié à la fonction GHR dans les collectivités.
POUR L’ACTUALISATION DU STATUT DE LA FONCTION PUBLIQUE LOCALE ET L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
A l’issue de cette étude-diagnostic, plusieurs recommandations ont été formulées afin de corriger certaines anomalies. L’une des recommandations formulées par la mission du Centre national de la Fonction publique locale et de la Formation, c’est l’actualisation du Statut de la Fonction publique locale et l’amélioration des conditions de gestion des ressources humaines. Tout en saluant l’initiative politique de mettre en place une Fonction publique locale, la mission du CNFPLF estime que si derrière on ne met pas en place un statut qui épouse les spécificités des Collectivités territoriales, ça ne servira pas à grande chose. En outre, le CNFPLF préconise le renforcement de la professionnalisation des emplois par les Collectivités territoriales. Il en veut pour preuve l’inadéquation entre la nomenclature des corps de fonctionnaires et les métiers territoriaux. La mission a également recommandé de garantir l’accès équitable à des services du Centre national de la Fonction publique locale aux Collectivités territoriales…
L’ACTE 4 DE LA DÉCENTRALISATION EN VUE
Présent lors de cet atelier de restitution des résultats du diagnostic, le ministre Balla Moussa Fofana a salué l’initiative. Selon le ministre des Collectivités territoriales, ce «diagnostic vient en son heure parce qu’il nous permet, à partir de maintenant, de pouvoir définir une feuille de route, de lancer les grandes concertations et de pouvoir mettre les résultats de nos travaux dans la grande réforme que nous préparons, qui est l’Acte 4 de la Décentralisation.»
Nom du projet : Résilience et stabilité des régions frontalières (Sénégal, Guinée, Mali)-2024/453-901)
Intitulé du Poste : Responsable administratif (ve) et financier(e)
Durée du contrat : 35mois
Localisation : Kédougou
Responsable direct : Chef de bureau de Kédougou et RAF de la Coordination
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Coginta est une ONG, apolitique et reconnue d’utilité publique, spécialisée dans la gouvernance judiciaire et sécuritaire, la prévention des conflits et la cohésion sociale. Son objectif consiste à soutenir les gouvernements hôtes dans le renforcement des institutions judiciaires et sécuritaires dans le respect des normes et principes de l’État de droit, et à contribuer à la prévention de la violence, de l’insécurité et de la criminalité, afin de promouvoir un environnement propice à la stabilité, à la paix et au développement socio-économique. Coginta dispose d’un siège à Genève, en Suisse, et de représentations nationales au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée, au Mozambique, au Niger, en République démocratique du Congo (RDC) et au Tchad.
En effet, les zones frontalières entre les États du Sahel et les pays côtiers constituent d’importants carrefours de mobilité des personnes et d’échanges de biens et marchandises. Elles sont cependant menacées par une instabilité croissante, des conflits violents et une insécurité au Sahel liés à la présence de groupes armés non étatiques (GANE) et une criminalité organisée galopante, sur fond de trafic d’êtres humains, d’armes, de faux médicaments et de drogue.
Afin de renforcer la stabilité, prévenir les conflits et promouvoir la paix dans les régions frontalières de la Guinée, du Sénégal et du Mali, l’ONG Coginta s’est vu confier par l’Union européenne, la mise en œuvre, en Guinée et au Sénégal, de l’axe 2 du 2ème Programme Zones frontalières pacifiques et résilientes, intitulé«Projetrésilienceetstabilitédesrégionsfrontalières(Sénégal,Guinée,Mali)»,enabrégé,«Projet 3 Frontières », qui a démarré en décembre 2024 pour une durée de 39 mois.
Ce projet a pour objectif global d’améliorer la sécurité locale en luttant contre la traite illégale (y compris la traite des êtres humains) et la criminalité transfrontalière et en renforçant la coproduction en matière de sécurité (y compris les forces de sécurité intérieure, la société civile, les autorités locales, les femmes et les jeunes) afin de prévenir et de traiter les conflits locaux et de renforcer la confiance envers les autorités. Spécifiquement, il vise à :
Réduire les risques de conflits par des processus de prévention et de médiation.
Renforcer les capacités des acteurs locaux et des forces de sécurité pour mieux assurer la sécurité et l’accès à la justice de la population.
Contribuer au développement local dans un environnement stable, sûr et propice à la cohésion sociale, à travers l’orpaillage artisanal.
La gestion administrative, budgétaire et financière des activités du bureau du projet à Kédougou nécessite de disposer d’un profil conséquent maitrisant les exigences du cadre légal du Sénégal en la matière et les procédures de l’Union européenne. C’est à ce titre que Coginta souhaite recruter à plein temps(100%), un Responsable administratif et financier (RAF) qui sera basé à Kédougou. Les responsabilités/taches attachées à ce poste et le profil recherché sont ci-dessous décrits.
PRINCIPALES RESPONSABILITES / TACHES
Il convient de rappeler que l’objet de la présente fiche de poste est de fournir à l’ONG Coginta, à travers son bureau de Kédougou, un appui technique adéquat dans la gestion administrative et financière globale du projet 3 Frontières, et de façon spécifique dans le suivi comptable administratif du bureau de Kédougou au quotidien, et l’apport d’un appui technique direct aux services financiers des OSC bénéficiaires des micro-subventions.
Sous la responsabilité directe du Chef de bureau de Kédougou, du RAF et de la Cheffe de projet du projet basés à Conakry, le Responsable administratif et financier de Kédougou accomplira les responsabilités et tâches suivantes :
Management transversal
Participer à l’élaboration et au suivi du budget du projet;
Gérer la relation avec les différentes institutions sociales et patronales du Sénégal et assurer les travaux préparatoires comptables et fiscaux jusqu’à l’établissement du bilan et de l’annexe, en lien avec le Chef de bureau et la Coordination du projet ;
Participer à l’amélioration des procédures, règles et outils administratifs et financiers sous la
Supervision du Chef de bureau à Kédougou, et en concertation avec la Coordination du projet;
Assurer la conformité légale, fiscale et règlementaire de l’ensemble des processus;
Assurer le contrôle des comptes au Sénégal;
Établir les prévisions budgétaires et préparer les demandes de fonds internes en tandem avec le Chef de bureau et la Coordination du projet ;
Participer à l’établissement et suivre l’exécution du plan de passation de marchés sur le projet;
Etablir les rapports financiers des activités du projet au Sénégal conformément aux exigences du bailleur ;
Participer à la sélection et apporter un appui aux OSC locales bénéficiaires des subventions dans le cadre du projet au Sénégal.
Suivi comptable et financier
Garantir la tenue comptable et le respect des procédures internes comptables et financières ainsi que des procédures spécifiques du bailleur le cas échéant ;
Apporter un appui au comptable au bureau de Kédougou ainsi qu’à la coordination du projet;
Assurer la gestion comptable des stocks et des immobilisations du projet et du bureau de Coginta à Kédougou ;
Classer systématiquement tous les documents comptables et pièces justificatives conformément aux recommandations du manuel de procédures et les exigences du bailleur le cas échéant ;
Etablir les ordres de virements et préparer les chèques de paiement;
Assurer l’utilisation correcte des codifications analytiques du projet;
Etablir et suivre les budgets de trésorerie mensuels, de fonctionnement et d’investissement ainsi qu’un suivi des écarts ;
Participer à l’enregistrement systématique des opérations ou au contrôle de celles-ci dans le logiciel comptable Odoo et produire au besoin des états financiers pertinents (balance, grand livre, journaux …) ;
Procéder aux clôtures mensuelles des journaux de caisse et banque, incluant rapprochement bancaire et inventaire de caisse ;
Transmettre des clôtures mensuelles à la Coordination du projet après validation par le Chef du bureau de Kédougou ;
Anticiper les besoins en trésorerie du projet;
Contribuer aux clôtures annuelles et intermédiaires comptable du projet, en lien étroit avec la Coordination du projet.
Coordination des tâches administratives
Assurer la gestion des ressources humaines (contrats, paie, absences, déclarations sociales et autres obligations, communication interne et externe, ...) conformément aux procédures de Coginta et en collaboration avec le Chef de bureau ;
Assurer l’ensemble des déclarations et publications administratives en lien avec les comptes;
Assurer le respect des obligations fiscales courantes et établir la liasse fiscale annuelle;
Conduire les négociations auprès des différents interlocuteurs (banques, administrations, bailleurs, fournisseurs, ...) ;
Participer au recrutement du personnel national;
Assurer la gestion des éléments de la paie (états de salaire, bulletin de salaire mensuel) en tandem avec la Coordination du projet.
Gestion logistique
Apporter l’appui logistique nécessaire à l’organisation des activités du projet (ateliers de formation, réunions, missions, …) en collaboration avec le Chef de bureau de Kédougou ;
Participer au processus d’acquisition des biens conformément à la demande du projet à
Kédougou, en collaboration avec le Chef de bureau de Kédougou;
Assurer la gestion des stocks de biens, fournitures et consommables du projet à Kédougou;
Effectuer le suivi logistique et administratif des engins roulants (remplissage tableau de bord véhicule, alerte visite technique et suivi des réparations) et apporter une analyse à leur utilisation en lien avec le Chef de bureau de Kédougou ;
Remplir le tableau de suivi et gérer les mouvements des véhicules et du personnel;
Mettre à jour la liste d’inventaire du matériel et des équipements du projet;
Assurer une vérification mensuelle sur la base des tableaux de bord, de la consommation des véhicules et alerter le Chef de bureau sur d’éventuels problèmes détectés ;
Mettre à jour le plan de sécurité incluant une analyse du contexte sécuritaire, les mesures à prendre en fonction de l’évolution de la situation, un plan d’évacuation sécuritaire ou sanitaire, et une liste de contact d’urgence, en lien avec la Chef de bureau et la Coordination du projet ;
Analyser les besoins et anticiper les ruptures de stocks;
Élaborer un rapport logistique mensuel incluant les aspects sécuritaires.
Autres tâches
Assurer le contrôle de gestion locale;
Participer au suivi des missions de vérification des dépenses et d’audit interne;
Assurer toutes autres tâches ou mission confiées par la Direction de Coginta.
PROFIL DU RESPONSABLE ADMINISTRATIF ET FINANCIER (RAF)
Qualifications et expériences
Formation : Niveau Maitrise (Baccalauréat + 4) dans le domaine de la comptabilité, gestion ou tout autre diplôme équivalent ;
Maitrise des outils informatiques (pack office, base de données, logiciels comptables, etc.);
Bonne connaissance de la législation sénégalaise et des procédures applicables aux projets
Financés par l’Union européenne;
Expérience pratique dans la gestion administrative et logistique;
Expérience d’au moins Cinq (05) années à un poste similaire;
Capacité à effectuer des déplacements sur le territoire national et à travailler sous pression;
Expérience dans l’exécution d’un projet financé par l’Union européenne sera un atout.
Compétence srequises :
Savoir-faire
Savoir structurer et mener des activités sur le terrain et auprès d’acteurs communautaires;
Connaitre des outils de Gouvernance communautaire et de fonctionnement des collectivités;
Maîtriser les Technologies de l’information et de la communication;
Avoir une très bonne capacité d’écoute et d’analyse de besoin et de contexte;
Profil d’animateur dynamique ayant des capacités organisationnelles avérées et des dispositions en matière d’exploitation et de synthèse documentaire ;
Capacités organisationnelles.
Savoir-être
Rigueur, intégrité, autonomie et courtoisie;
Conduite éthique conformément aux codes professionnels et organisationnels reconnus;
Capacité à travailler en équipe projet et en réseau;
Force de proposition, de conviction;
Dynamisme, sens de l’écoute;
Goût pour l’échange et l’apprentissage;
Diplomatie.
SOUMISSION DES DOSSIERS DE CANDIDATURE
Un dossier composé de:
Une lettre de motivation,
Un CV à jour avec le nom d’au moins personnes de référence,
Copies des diplômes et attestation
Le dossier de candidature devra être envoyé aux adresses électroniques suivants au plus tard le mardi 1er avril 2025 à 10h00 avec comme mention : RECRUTEMENT D’UN RAF POUR LE BUREAU DE KEDOUGOU AU SENEGAL
Nom du projet : Résilience et stabilité des régions frontalières (Sénégal, Guinée, Mali)-2024/453-901)
Intitulé du Poste : Spécialiste gouvernance locale de la sécurité et gestion des conflits
Durée du contrat : 35 mois
Localisation : Kédougou
Responsable direct : Chef du Bureau de Kédougou
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Coginta est une ONG, apolitique et reconnue d’utilité publique, spécialisée dans la gouvernance judiciaire et sécuritaire, la prévention des conflits et la cohésion sociale. Son objectif consiste à soutenir les gouvernements hôtes dans le renforcement des institutions judiciaires et sécuritaires dans le respect des normes et principes de l’État de droit, et à contribuer à la prévention de la violence, de l’insécurité et de la criminalité, afin de promouvoir un environnement propice à la stabilité, à la paix et au développement socio- économique. Coginta dispose d’un siège à Genève, en Suisse, et de représentations nationales au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée, au Mozambique, au Niger, en République démocratique du Congo (RDC) et au Tchad.
En effet, les zones frontalières entre les États du Sahel et les pays côtiers constituent d’importants carrefours de mobilité des personnes et d’échanges de biens et marchandises. Elles sont cependant menacées par une instabilité croissante, des conflits violents et une insécurité au Sahel liés à la présence de groupes armés non étatiques (GANE) et une criminalité organisée galopante, sur fond de trafic d’êtres humains, d’armes, de faux médicaments et de drogue.
Afin de renforcer la stabilité, prévenir les conflits et promouvoir la paix dans les régions frontalières de la Guinée, du Sénégal et du Mali, l’ONG Coginta s’est vu confier par l’Union européenne, la mise en œuvre, en Guinée et au Sénégal, de l’axe2 du 2ème Programme Zones frontalières pacifiques et résilientes, intitulé «Projet résilience et stabilité des régions frontalières (Sénégal, Guinée, Mali)», en abrégé, « Projet 3 Frontières », qui a démarré en décembre 2024 pour une durée de 39 mois.
Ce projet a pour objectif global d’améliorer la sécurité locale en luttant contre la traite illégale (y compris la traite des êtres humains) et la criminalité transfrontalière et en renforçant la coproduction en matière de sécurité (y compris les forces de sécurité intérieure, la société civile, les autorités locales, les femmes et les jeunes) afin de prévenir et de traiter les conflits locaux et de renforcer la confiance envers les autorités. Spécifiquement, il vise à :
Réduire les risques de conflits par des processus de prévention et de médiation.
Renforcer les capacités des acteurs locaux et des forces de sécurité pour mieux assurer la sécurité et l’accès à la justice de la population.
Contribuer au développement local dans un environnement stable, sûr et propice à la cohésion sociale, à travers l’orpaillage artisanal.
Pour la mise en œuvre des activités opérationnelles du projet au Sénégal, Coginta souhaite recruter à plein temps (100%), un Spécialiste en gouvernance locale de la sécurité, gestion des conflits qui sera basé à Kédougou. Les responsabilités/taches attachées à ce poste et le profil recherché sont ci-dessous décrits.
PRINCIPALES RESPONSABILITES / TACHES
Il convient de rappeler que l’objet de la présente fiche de poste est de fournir à l’ONG Coginta, à travers son bureau de Kédougou, un appui technique adéquat dans la planification, la mise en œuvre, le suivi et le rapportage des activités de gouvernance locale de la sécurité et de prévention et gestion des conflits dans sa zone de mise en œuvre, impliquant l’ensemble des parties prenantes. L’expert recruté permettra de renforcer le suivi de terrain focalisé sur l’atteinte des résultats du projet.
Sous la responsabilité directe du Chef de bureau de Kédougou et de la Cheffe de projet, le Spécialiste en gouvernance locale de la sécurité et gestion des conflits accomplira les responsabilités et tâches opérationnelles suivantes :
Œuvrer pour la bonne exécution des activités du projet à Kédougou;
Développer une relation de confiance avec les acteurs locaux et toutes les parties prenantes du projet ;
Assister le Chef de bureau de Kédougou dans la mise en œuvre des activités du projet;
Assurer la mise en œuvre des activités relatives à la gouvernance locale de la sécurité et à la gestion des conflits dans la région de Kédougou ;
Appuyer la préparation et l’organisation technique des activités/tables rondes relatives à la gouvernance locale de la sécurité et à la gestion des conflits (définition de stratégie, élaboration de TdR, identification de cibles, mobilisation d’experts, formation, mise en place ou renforcement d’instances, etc) ;
Apporter l’appui technique nécessaire à l’organisation des sessions de formation des acteurs y compris des forces de sécurité ;
Accompagner la mise en place et l’opérationnalisation des initiatives de dialogues entre les forces de sécurité et les communautés à Kédougou ;
Analyser la qualité du dispositif de prévention de conflits et de gouvernance locale de la sécurité le cas échéant, et être force de proposition d’ajustement pour l’amélioration des activités et des modalités de leur mise en œuvre selon les spécificités de la région ;
Participer aux activités impliquant les OSC et les appuyer dans la mise en œuvre des microprojets;
Mettre en place un répertoire des acteurs et des initiatives locales en matière de sécurité et de gestion des conflits ;
Appuyer toutes les activités du projet en matière de gouvernance locale à l’attention des collectivités ;
Participer à l’élaboration des outils de suivi et d’évaluation des activités mises en œuvre en matière de gouvernance locale et de gestion des conflits ;
Appuyer la réalisation de l’étude initiale et finale sur la conflictualité;
Suivre et accompagner les activités des instances de suivi-gestion des points chauds de conflictualités qui seront mises en place dans la région de Kédougou ;
Fournir des informations claires à la fin de chaque mission, sur la mise en œuvre des actions, le niveau de progression des activités par rapport au calendrier prévisionnel, le niveau de réalisation des activités par rapport au budget, le niveau d’atteinte des résultats et toute autre information nécessaire ;
Rédiger des rapports d’activités hebdomadaires à soumettre au Chef de bureau de Kédougou;
Contribuer à l’élaboration des rapports narratifs trimestriels et annuels du projet dans les délais impartis ;
Participer aux réunions organisées sur le terrain par le Chef de bureau et dans le cadre de la coordination afin de définir les priorités, résoudre les problèmes rencontrés et stimuler le partage d’information au sein de l’équipe locale ;
Participer aux réunions de suivi interne ainsi qu’aux réunions avec les autres partenaires du projet lorsque cela est sollicité.
Autres taches
Participer à l’exécution de toutes taches connexes pouvant contribuer à la performance des actions du projet en accord avec le Chef de bureau et la Cheffe du projet.
PROFIL DU SPECIALISTE GOUVERNANCE LOCALE DE SECURITE, MINES ET JUSTICE
Qualifications et expériences
Formation : Diplôme d’au moins niveau Maitrise (Baccalauréat + 4) dans le domaine des sciences sociales, du droit, de la gestion de projet ou équivalent ;
Parfaite maîtrise des langues du terroir (Kédougou) et de la langue française;
Maitrise des outils informatiques (Pack office, et autres outils pertinents);
Expérience pratique d’au moins cinq (05) années dans la gestion de projet et la gestion de relation avec des acteurs en matière de sécurité ou de gestion de conflits ;
Expérience pratique dans la programmation, la planification stratégique avec une maîtrise de l’approche cadre logique, plus spécifiquement en gestion axée sur les résultats;
Expérience avérée dans l’élaboration et la mise en œuvre de système de suivi et d’évaluation de Processus de prévention de conflits;
Bonne connaissance du contexte sénégalais en matière de planification, de suivi des processus de prévention et gestion des conflits et de gouvernance locale de la sécurité serait un atout ;
Expérience dans l’exécution d’un projet financé par l’Union européenne serait un atout;
Bonne connaissance du milieu des ONG, des EMAPE serait un atout;
Capacité à effectuer des déplacements sur le territoire national et à travailler sous pression.
Compétences requises :
Savoir-faire
Savoir structurer et mener des activités sur le terrain et auprès d’acteurs communautaires;
Connaitre des outils de Gouvernance communautaire et de fonctionnement des collectivités;
Maîtriser les Technologies de l’information et de la communication;
Avoir une très bonne capacité d’écoute et d’analyse de besoin et de contexte;
Profil d’animateur dynamique ayant des capacités organisationnelles avérées et des dispositions en matière d’exploitation et de synthèse documentaire ;
Capacités organisationnelles
Savoir-être
Rigueur, intégrité, autonomie et courtoisie;
Conduite éthique conformément aux codes professionnels et organisationnels reconnus;
Capacité à travailler en équipe projet et en réseau;
Force de proposition, de conviction;
Dynamisme, sens de l’écoute;
Goût pour l’échange et l’apprentissage;
Diplomatie.
SOUMISSION DES DOSSIERS DE CANDIDATURE
Un dossier composé de:
Une lettre de motivation,
Un CV à jour avec le nom d’au moins personnes de référence,
Copies des diplômes et attestation
Le dossier de candidature devra être envoyé aux adresses électroniques suivants au plus tard le Mardi 1er avril 2025 à 10h00 avec comme mention : RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE GOUVERNANCE LOCALE DE LA SECURITE, GESTION DES CONFLITS POUR LE BUREAU DE KEDOUGOU AU SENEGAL
NB: Seuls (es) le / les profils retenus seront contactés à l’issu de la sélection surdossier.
par Boubacar Danfakha
OÙ VA LE PIT-SÉNÉGAL ?
La commission centrale de contrôle doit sortir de sa très longue et profonde hibernation, pour nous expliquer en quoi la ligne adoptée actuellement par le secrétariat est bien la nôtre. Samba Sy peut toujours s’employer à laver blanc
Il n'y a pas longtemps le secrétariat du Pit–Sénégal titrait une de ses déclarations « où va Sénégal ‘». Moi militant de ce parti me pose à contrario la question où va le PIT de nos jours ? Le large rassemblement proclamé lors de la dernière élection présidentielle a vécu avec les résultats qu’on sait. Sa variante aux législatives, itou mais en pire. Des nèfles ! Leur clone dit FDR en piste depuis quelques temps a dans son code génétique des tares qui ne lui feront aboutir qu’à un avorton. La notion de large rassemblement n’est donc plus une panacée. Le fétiche du label ne prospère plus.
Il ne peut en être autrement quand on a fini d’apprendre après le Petit Larousse la définition de l’expression rassembler un cheval : « le tenir dans la main et dans les jambes de façon à le préparer aux mouvements, qu’on veut lui faire imprimer », exactement la compréhension et la finalité du rassemblement pour Macky Sall. L’illustration parfaite en a été donnée lors de la rencontre de Diamniadio aux dépends du secrétaire général du PIT-Sénégal.
Par ailleurs, ce que nous avons voulu être une constante dans notre démarche (le rassemblement) est dorénavant dérivé par la coalition Diomaye Président. Mathématiquement parlant, le dérivé d’une constante est nul. Arithmétiquement, le FDR c’est du zéro + zéro + zéro, donc du zéro pointé.
Le déroulé de nos jours quant à la reddition des comptes offre un spectacle proprement affligeant. Comment un parti au pouvoir a-t-il pu être dans l’ignorance des données institutionnelles ? En attendant peut-être que le secrétariat nous présente la véritable situation. Comment notre perspicacité a pu nous échapper pour ne pas appréhender l’Etat profond sous Macky Sall ?
Macky Sall le travailleur, le très grand travailleur. Sauf que, divine surprise, le bosseur est viré comme un malpropre par ses compatriotes aux yeux desquels ses résultats sont particulièrement insuffisants voire négatifs.
Mathématiquement parlant là aussi un produit est nul quand l’un des facteurs au moins est nul. Pédagogiquement, l’échec renvoie à un travail insuffisant et l’ampleur de l’échec ne peut, en général, faire mériter aucune indulgence. Les contorsions ne feront rien changer à cette réalité.
Pour moins que ce bilan particulièrement délétère, dénoncé par nous, on a été viré du gouvernement de la majorité présidentielle élargie de Abdou Diouf en 1996.
Avons-nous désappris à ce point ? Étions-nous enivrés par les effluves et bonnes senteurs du pouvoir, aveuglés par les lambris dorés ? Pour faire ringard, revenant à l’œuvre majeure de Lénine « le gauchisme ou maladie infantile du communisme dont la dissection met à jour dans un mouvement de gauche :
- une aile droite : opportuniste, réformiste, souvent dirigée par des leaders dérivant vers la droite, sous prétexte de pragmatisme, mais dont le danger est l’aliénation idéologique, au point de faire oublier notre conscience de classe.
- une aile gauche : dont les adeptes clairvoyants considèrent bien que la politique n’est qu’un rapport de force et que l’expérience du concret fait la réalité du concret, mais aussi les puristes allergiques à tout compromis et faisant surtout passer le principe avant la réalité …
D’autre part, on peut également avoir quelques réminiscences de Marx quant à l’accumulation primitive du capital. Notre bourgeoisie nationale qui a accumulé sou par sou, est à la peine, à toutes les peines. En lieu et place c’est plutôt à une accumulation (à une vitesse supersonique d’une extrême sauvagerie de milliards de nos pauvres sous par des individus venant de nulle part), à laquelle nous assistons, sous le regard amusé de celui qu’on peut dorénavant considérer comme le président le plus corrompu de l’histoire politique du Sénégal et certainement le plus sanguinaire et criminel de notre pays : Macky Sall.
Que faire maintenant ?
D’abord sortir de ces coalitions et surtout celles qui n’ont aucunement l’onction du parti. Procéder à notre autocritique courageuse pour avoir donné quitus à des responsables peu vertueux et peu patriotes comme Macky Sall.
Ensuite arrêter sans délai cette fuite en avant du secrétariat du parti, dont les déclarations successives récentes ne font que vendanger toutes les sympathies engrangées par le parti du fait du labeur glorieux de nos leaders historiques.
Quand on a été rejeté massivement par les Sénégalais, il y a mieux à faire que de donner des leçons, en évitant des appels au dialogue dont la finalité par expérience au Sénégal recouvre deux objectifs :
arrêter ce qui est en cours : la reddition des comptes par exemple
recycler des acteurs politiques particulièrement indélicats , prêts à refaire la sale besogne au détriment du peuple.
Samba Sy peut donc toujours s’employer à laver blanc. A laver plus blanc. Il demeure que BBY s’est avérée être une coalition des plus nocives pour le pays.
Un impératif catégorique : la commission centrale de contrôle doit sortir de sa très longue et profonde hibernation, pour nous expliquer en quoi la ligne adoptée actuellement par le secrétariat est bien la nôtre.
En quoi est sincère l’appel au dialogue national de Samba Sy quand lui-même est incapable de discuter avec son opposition interne. La mésentente dure déjà depuis quelques années et certainement pas au profit du parti.
En un mot comme en mille, il urge d’abandonner la ligne de compromission, tant il est vrai qu’elle jure étrangement avec une ligne marxiste-léniniste.
La bonne fonction qui est nôtre, à savoir la capacité d’orientation et de réorientation de nos luttes pour la retrouver passera nécessairement par là.
TRUMP TOURNE LE DOS À 250 ANS D’HISTOIRE AMÉRICAINE
Selon Bernie Sanders, le président américain considère les dictateurs du monde entier comme ses amis, nos alliés démocratiques comme ses ennemis et le recours à la force militaire comme le moyen d’atteindre ses objectifs
(SenePlus) - Dans une tribune d’une rare gravité publiée initialement par The Guardian et reprise ce jour par Le Monde, Bernie Sanders, sénateur indépendant du Vermont et figure historique de la gauche américaine, dresse un constat alarmant : selon lui, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont cessé d’être un modèle de démocratie pour le monde. Pire, ils seraient en train de rejoindre, délibérément, le camp des autocraties.
Cette dénonciation directe, frontale, intervient alors que les tensions géopolitiques s’intensifient et que les États-Unis se trouvent à la croisée des chemins : continuer à incarner la défense des droits humains, ou céder à la tentation de l’autoritarisme.
Un reniement historique de l’engagement américain pour la liberté
Dès les premières lignes, Sanders rappelle avec émotion le rôle historique des États-Unis dans la promotion de la démocratie à l’échelle mondiale. Il invoque la Déclaration d’indépendance et la Constitution comme des références universelles ayant inspiré des générations de combattants pour la liberté.
Mais ce passé glorieux est désormais piétiné, affirme-t-il. Donald Trump, par ses actes récents, a tourné le dos à cet héritage pour s’aligner sur des figures aussi inquiétantes que Vladimir Poutine, Kim Jong-un ou Ali Khamenei. Le vote américain contre une résolution de l’ONU condamnant l’invasion russe de l’Ukraine – une résolution soutenue par 93 pays, dont les principaux alliés des États-Unis – en serait la preuve la plus éclatante.
Une rupture inédite avec l’ordre international et les alliés traditionnels
Le 24 février, l’administration Trump a franchi une ligne rouge symbolique. Pour la première fois, les États-Unis ont voté contre une résolution des Nations unies exigeant le retrait des troupes russes d’Ukraine. Une décision qui les place, de facto, du côté des agresseurs et des régimes autoritaires.
« Plutôt que de se joindre à nos alliés historiques pour défendre la démocratie, le président a voté aux côtés de la Russie, de la Corée du Nord, de l’Iran et de la Biélorussie », écrit Sanders, soulignant l’isolement moral croissant des États-Unis sur la scène internationale.
Ce vote constitue selon lui bien plus qu’un simple positionnement diplomatique : c’est un signal clair que Trump rejette le droit international et la solidarité démocratique au profit d’une vision du monde cynique, brutale et dominée par la force.
Trump, Poutine et la fascination pour le pouvoir autoritaire
Sanders ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’attaque au président russe Vladimir Poutine, qu’il qualifie de « dictateur » ayant anéanti les espoirs démocratiques de la Russie post-soviétique. Il dénonce les assassinats politiques, la répression de la presse, le pouvoir des oligarques et les crimes de guerre perpétrés en Ukraine, y compris l’enlèvement de milliers d’enfants envoyés dans des camps de « rééducation ».
Mais ce qui inquiète le plus le sénateur, c’est la proximité croissante entre Trump et ce modèle autoritaire. Il l’accuse de chercher à extorquer les ressources naturelles de l’Ukraine au profit de ses amis milliardaires, sans aucune considération pour le peuple ukrainien ou pour le droit des nations à disposer d’elles-mêmes.
Une vision impériale, délirante et dangereuse du monde
La tribune ne s’arrête pas à l’Ukraine. Sanders élargit son réquisitoire à l’ensemble de la politique étrangère de Trump, qu’il juge incohérente, mégalomaniaque et dangereuse. Il cite plusieurs exemples qui relèvent presque de la satire, mais qu’il présente comme des intentions réelles :
l’annexion du Groenland, territoire autonome du Danemark ;
la reprise en main du canal de Panama ;
l’absorption du Canada comme 51e État des États-Unis ;
et même l’expulsion de 2,2 millions de Palestiniens pour transformer Gaza en « station balnéaire pour milliardaires ».
Autant d’exemples qui, selon Sanders, trahissent une vision impériale décomplexée, une nostalgie du colonialisme, et un mépris absolu pour les règles internationales.
Le monde face à un tournant historique
Sanders inscrit cette situation dans une perspective historique plus large. Il rappelle qu’au début du XXe siècle, la majorité du monde vivait sous le joug de monarques et d’empires, souvent légitimés par le mythe du « droit divin ». Depuis, une marche difficile mais continue vers la démocratie a été engagée – et les États-Unis y ont joué un rôle central, des champs de bataille de Gettysburg à ceux de Normandie.
Mais aujourd’hui, cette marche est menacée. « Nous sommes à un tournant », avertit-il. Le monde peut encore choisir la voie de la démocratie, de la justice et de la coopération, mais il peut tout aussi bien replonger dans l’autoritarisme, l’oligarchie et la loi du plus fort.
Un appel à la mobilisation des citoyens américains et des démocrates du monde
Le message de Bernie Sanders est clair : ne pas se résigner. Il appelle les citoyens américains à « se battre pour nos valeurs » et à refuser la dérive incarnée par Donald Trump. Il lance également un appel à la coopération internationale entre démocrates, progressistes et défenseurs des droits humains pour préserver l’ordre fondé sur le droit.
Dans une période où les clivages se durcissent et où les voix critiques sont parfois marginalisées, cette tribune constitue un cri d’alarme. Mais aussi un manifeste de résistance. Un plaidoyer vibrant pour la dignité humaine, l’engagement citoyen et la solidarité mondiale.
En conclusion, la tribune de Bernie Sanders est bien plus qu'un texte d'opinion ; c'est un acte politique fort. Elle interpelle les consciences, refuse le cynisme et réaffirme la foi dans une démocratie exigeante, parfois imparfaite, mais essentielle.Alors que les États-Unis sont confrontés à des choix cruciaux sous la présidence de Donald Trump, ce texte pourrait bien devenir l'un des manifestes fondateurs de la résistance démocratique à venir.
LE SÉNÉGAL BAT LE TOGO ET SE REPOSITIONNE
Les Lions reprennent la 2ème place (12 points) à égalité avec le Soudan, tenu en échec par le Soudan du Sud. Victorieux en Mauritanie 2-0, la RD Congo est leader avec 13 points.
La phase retour de qualification au Mondial 2026 a été enclenchée dimanche. Pour cette 6ème journée, le Sénégal recevait le Togo dans le groupe B. Les Lions l’ont emporté 2-0 et reviennent à la 2ème place, même si dans le jeu, il y a encore à redire.
Dans un stade Abdoulaye Wade clairsemé, le Sénégal a eu du mal à entrer dans son match. Entre une absence de contrôle du jeu et des imprécisions dans l’avant-dernier geste, les occasions se font rares. D’ailleurs, petit à petit, les Togolais ont commencé à prendre confiance, forçant Edouard Mendy à sortir deux parades de classe dans la première demi-heure, alors que les locaux n’ont cadré aucun tir.
Mais la vertu des grandes équipes, c’est de savoir profiter de la moindre occasion pour faire mal. A la 35ème minute, Pape Matar Sarr enclenche un pressing qui permet à Habib Diallo de récupérer le ballon. L’attaquant va ensuite fixer dans l’axe avant de décaler sur sa gauche le joueur de Tottenham. Ce dernier n’a qu’à mettre le plat du pied pour débloquer la marque.
Assane Diao, de la volonté et du déchet
Les deux équipes rejoignent les vestiaires sur ce score de 1-0. En deuxième mi-temps, le Sénégal se montre plus mordant. Assane Diao, très généreux mais avec beaucoup de déchets dans son jeu, passe tout près du 2ème but. Celui-ci interviendra tout de même à la 62ème minute quant Kevin Boma marque contre son camp. Le score ne bougera plus. Le Sénégal reprend la 2ème place (12 points), à égalité avec le Soudan, tenu en échec par le Soudan du Sud. Victorieux en Mauritanie 2-0, la RD Congo est leader avec 13 points.
Un match record
Cette victoire du Sénégal est d’ailleurs historique puisqu’elle permet d’atteindre les 19 matchs sans défaite (14 victoires et 5 nuls). Le dernier revers sénégalais remonte au 12 septembre 2023 et une défaite 0-1 en amical face à l’Algérie.
LE CAMEROUN PLUS FORT QUE LA LIBYE D’ALIOU CISSÉ, LE NIGERIA CALE
Les Lions indomptables l’ont emporté 3-1 pour la 6ème journée de qualification au Mondial 2026. Les buteurs sont Vincent Aboubakar, auteur d’un doublé, et Bryan Mbeumo alors qu’El Maremi a réduit le score pour l’équipe de Cissé.
Le Cameroun n’a laissé aucune chance à la Libye. Les Lions indomptables l’ont emporté 3-1 ce mardi pour la 6ème journée de qualification au Mondial 2026. Les buteurs camerounais sont Vincent Aboubakar, auteur d’un doublé, et Bryan Mbeumo alors qu’El Maremi a réduit le score pour l’équipe d’Aliou Cissé. Le coach sénégalais voit ainsi ses hommes pointer à la 3ème place du groupe D (8 points), 4 unités derrière le Cameroun, 2ème. Victorieux de l’Angola 2-1, le Cap-Vert est leader avec 13 points.
Dans la poule C, le Nigeria a réalisé une très mauvaise opération en concédant un nul 1-1 devant le Zimbabwe. Résultat des courses, les Super Eagles sont 4èmes (7 points) et pointent à 6 longueurs de l’Afrique du Sud, leader, qui a battu le Bénin 2-0. Dans le groupe B, le Soudan du Sud a tenu en échec le Soudan 1-1 ce mardi dans le groupe B. Les Soudanais sont toujours leaders (12 points), mais pourraient voir la RDC (2ème, 10 points) et le Sénégal (3ème, 9 points) passer devant.
Mondial 2026 (Q) : calendrier et résultats de la 6ème journée
Horaires en GMT
Dimanche 23 mars 2025
Kenya 1–2 Gabon
Eswatini 3–3 Maurice
Lundi 24 mars 2025
Namibie 1–1 Guinée équatoriale
Guinée-Bissau 1–2 Burkina Faso
République centrafricaine 0–0 Mali
Liberia 2–1 Sao Tomé-et-Príncipe
Côte d’Ivoire 1–0 Gambie
Madagascar 0–3 Ghana
Éthiopie 6–1 Djibouti
Tunisie 2–0 Malawi
Mardi 25 mars 2025
Botswana 2–0 Somalie
Nigeria 1–1 Zimbabwe
Bénin 0–2 Afrique du Sud
Rwanda 1–1 Lesotho
Angola 1–2 Cap-Vert
Ouganda 0–1 Guinée
Égypte 1–0 Sierra Leone
Soudan 1–1 Soudan du Sud
Cameroun 3–1 Libye
Burundi 5–0 Seychelles
21h Sénégal – Togo
Mauritanie – RD Congo
Comores – Tchad
Algérie – Mozambique
21h 30 Maroc – Tanzanie
par Fadel Dia
CE QUE PARLER VEUT DIRE
EXCLUSIF SENEPLUS - Donner à un texte le titre « Ethnicisme -Needo (sic) ko- bandam(sic) /Violences et prédation sous Macky Sall », c'est réduire le mandat de l'ancien président à une dérive uniquement imputable à son appartenance ethnique
Donner à un texte, et l’ordre des mots est important, le titre de « Ethnicisme -Needo (sic) ko- bandam(sic) /Violences et prédation sous Macky Sall » (le signe / est de moi et le reste est d’origine), c’est apparier d’autorité des notions dont on se demande, à priori, ce qu’elles ont en commun et ce qui justifie, sans que démonstration préalable en ait été faite, qu’on les accole l’une à l’autre. C’est donner à croire que le magistère de l’ancien chef de l’Etat pouvait se réduire à une unique dérive, dont son appartenance ethnique serait seule comptable, et cela nous rappelle cette propension des médias occidentaux à toujours juxtaposer « délinquance » et « immigration » pour accréditer l’idée que l’une produit systématiquement l’autre.
Si le texte lui-même se donne des apparences d’étude sociologique, il n’est en réalité qu’une charge, entre excès de zèle et masochisme, contre une composante nationale, tout entière associée, sans restriction, au pouvoir d’un homme qui pourtant avait été élu au suffrage universel et dont le supposé vivier électoral, ce fameux « titre foncier » qui lui avait été attribué par un courtisan, représente à peine plus de la moitié du corps électoral de la seule ville de Pikine.
Le ton employé est empreint d’une certitude inébranlable, ce qui n’est pas souvent le meilleur chemin pour parvenir à la vérité, et les mots sont excessifs puisqu’on parle « d’éthnicisme ambiant », de « mafieux », de « pulsions de mort », de « gangstérisme d’état », d’un « cercle » aux allures maçonniques et pour finir, mais celle-là on l’attendait au tournant, « d’arrogance » congénitale. Enfin, pour achever la bête, et c’est sans doute l’accusation la plus grave car c’est une forfaiture, on invoque un « ostracisme ethniciste » qui a conduit à mettre au pain sec une partie essentielle du territoire national pour des raisons proprement tribales.
Au total, une somme de comportements qui, nous dit-on, ont failli conduire à la dislocation du pays et dont nous n’aurions été sauvés que grâce au « Bloc de résistance » constitué par les (autres ?) composantes nationales qui « dans leurs diversité culturelle et religieuse, s’en sont tenues au respect du pacte ancestral de paix et de solidarité »!
Je ne m’intéresserai pourtant qu’à la première partie de l’étrange diptyque qui sert de titre à cet article parce que je n’ai ni l’envie ni la légitimité de défendre un président que je n’ai jamais fréquenté, pour lequel je n’avais pas voté et que je n’ai jamais soutenu quand il exerçait le pouvoir. De toutes façons, il n’était ici qu’un prétexte, le sujet dépasse sa personne, sa personnalité ou son parcours politique, qui auraient peut-être pu éclairer sa gestion de l’Etat, sont totalement ignorés. On remarquera néanmoins que dans ce « cercle pular », dans ce réseau de comploteurs qui ont failli conduire notre pays à la ruine et qui comprendrait d’éminents cadres des affaires, des finances, de l’administration ou du milieu maraboutique, un seul complice sort de l’ombre, l’auteur de l’article n’ayant osé citer nommément qu’un seul d’entre eux, le plus insignifiant de tous, un électron libre qui n’exerçait aucune fonction officielle, le maillon faible sans doute qu’il traite « d’immigré » à Dakar, et ce mot a un sens ! Manque de chance pour lui car aucune des personnalités qu’il met au cœur de cet éthnicisme forcené qu’il pourfend, ni le présumé concepteur du projet ni son folklorique propagateur, ne sont, à proprement parler, des modèles parfaits de « l’homo pulaarensis », soit en raison de leur lieu de naissance soit en raison de leur origine familiale.
C’est pourtant à partir de ce « binôme » qu’il a bâti une théorie, mais encore lui faudrait-il trouver les bons termes, ne pas se tromper sur leur sens, ni jouer au yoyo sur leur transcription, et savoir les employer à bon escient ! Ce n’est malheureusement pas le cas et on est plutôt frappé par l’imprécision, voire l’impropriété, des expressions et mots pulaar employés ici dans leur transcription française et cela donne l’impression que leur auteur est peu imbu des arcanes du parler du monde qu’il passe au scalpel avec un parti pris évident.
Commençons par l’appellation par laquelle il désigne ses habitants qu’il nomme « Al pular » (sic), comme s’il s’agissait d’une tribu arabe, et qui fait peu cas de l’histoire. L’expression par laquelle s’appellent elles-mêmes les populations qui vivent sur les deux rives du fleuve Sénégal découle en effet du fait que leur région a été un lieu de passage et de mélange de peuples divers dont le lien principal est devenu la langue imposée par le dernier envahisseur. Elles ne s’appellent ni « Al Pulaar » ni « Toucouleurs » mais « Haal Pulaareen », avec un h bien aspiré et un double a dans chacun des deux termes, si on veut respecter la codification des langues nationales et tenir compte de l’accentuation qui est importante dans la langue peule. Ce n’est pas à proprement parler un nom d’ethnie, puisque l’expression « haal pulaar », au singulier, signifie littéralement « celui qui parle le pulaar », ou fulfulde ou fulani sous d’autres cieux, ou tout bonnement le peul. C’est un terme qui peut s’appliquer à des communautés réparties dans près d’une vingtaine de pays africains éparpillés de l’océan Atlantique aux confins du Nil mais dont les usages et les traditions ne se recouvrent pas rigoureusement. A l’intérieur du Sénégal ils varient selon qu’on se trouve au bord du fleuve Sénégal, dans le Ferlo, au Fouladou, sur les rives de la Gambie et un peu partout à travers le pays. Même à l’échelle du Fouta proprement dit le parler de Matam, dans le Nguénar, n’est pas exactement celui de Podor, dans le Toro. Cela n’est guère étonnant car toute culture est un espace de mélange et la première erreur de l’auteur de ce texte c’est de faire croire qu’il y a une spécificité culturelle exclusive à une communauté et dont aucun signe ne se retrouve ailleurs. Il est vrai qu’il dit par ailleurs que le trait culturel qui sert d’axe à sa démonstration est une « tradition de Teranga » (dont il ne donne pas l’équivalent en pulaar) et qu’elle est commune aux sociétés sénégambiennes, sans en donner néanmoins les différentes versions , parenté qu’il remet vite en cause en précisant que cette valeur a été travestiee par le groupe politique qu’il accuse d’avoir braqué le pouvoir qui l’a transformée en « facteur culturel de structuration ».
Voilà comment sont nées les stigmatisations qui depuis quelques années minent la cohésion sociale dans les pays de l’AES et nous avons à nous inquiéter car les prises de position récentes d’énergumènes qui cherchent à faire le buzz dans les médias semblent indiquer qu’au Sénégal aussi la chasse est ouverte.
Après « Al pular », l’auteur hésite entre « Needo » (avec deux e) et « Neddo »(avec deux d), entre « bandAm » et « bandUM »,c’est sans doute un détail à ses yeux, mais il se trompe car en pulaar il suffit d’une syllabe pour changer le sens d’un mot. L’expression qui fait le titre de cet article, telle qu’elle est écrite, « Needo ko bandam », a un sens tout différent de celui qu’il voudrait lui donner puisque sa traduction littérale c’est … « Celui qui a ELEVE est MON parent » ! Pour dire « l’homme c’est sa parenté » il eût fallu écrire « neDDo », avec un double DD, (lettre que j’utilise faute d’avoir une machine adaptée à la langue pulaar), et « bandUM », en lieu et place de « bandAm ». Mais même écrite correctement, cet adage a subi ce sort qui fait que les mauvaises monnaies chassent les bonnes, son sens profond, celui qui pousse à la réflexion, a été éclipsé par son sens littéral, celui qui incite à la répréhension. C’est une expression qu’on se plait à marteler à tout bout de champ, notamment dès qu’on parle de la solidarité, que l’on croit atavique chez tous les Peuls, ce qui est encore une autre idée reçue. Tous ceux qui connaissent le passé du Fouta, en particulier, savent, pour le regretter, que ses habitants se sont fait plus souvent la guerre entre eux que contre les autres, que son histoire est traversée de jalousies, de rivalités et de divisions qui l’ont souvent affaibli, de conflits familiaux dont certains ont fait des morts, et qu’une autre manière de désigner des adversaires est de dire qu’ils sont de même père. Tous les Foutankés qui ont eu des parents à des postes de responsabilité étatique importants savent qu’il est rare que ceux-ci fassent la promotion intempestive de leurs proches parents à de hautes fonctions, de peur justement d’accréditer la réputation qui leur est faite. Macky Sall (c’est la seule fois où je le citerai, mais c’est une justice qu’il faut lui rendre) est comme par hasard le seul de nos anciens présidents à n’avoir pas nommé une personne de son sang, son neveu, son frère ou son fils, parmi les membres de ses différents gouvernements. S’il a pratiqué le « neDDo ko banndUm » ses proches parents en doutent puisqu’une de ses tantes avait fait scandale il y a quelques années en avouant aux journalistes qui visitaient son village ancestral qu’il n’avait rien fait pour ses parents restés dans la maison familiale et que son propre frère a pris le risque de laver son linge sale en public en confessant qu’ils ne s’étaient vus qu’à de rares occasions pendant ses deux mandats ! Alors pourquoi, quand on est chercheur, ne pas avoir fait l’effort de chercher ailleurs que dans son origine ethnique les raisons de tous ses dévoiements politiques ?
« NeDDo ko banndUm », dans son sens originel, c’est en réalité un appel à la solidarité entre les humains et sa vraie et initiale signification c’est « tout homme est votre parent » parce qu’il est votre semblable, ou plus généralement, qu’en tant qu’homme, le sort d’aucun être humain ne peut m’être indifférent. On est bien loin du sens restrictif qu’on donne à cette expression, de l’usage qu’on en fait et de l’interprétation qui en est rendue ici, pour des raisons dont on imagine les motivations.
Je n’ai pas cherché à répondre à cet article, sur le fond, car il a déjà suscité des réactions qui montrent que les idées qu’il contient ne sont pas partagées par la majorité des Sénégalais. Je me suis contenté d’en faire un commentaire et si je le fais avec une certaine acrimonie, c’est parce qu’il manque de rigueur scientifique et que c’est de l’absence de précision que naissent souvent les mésententes et les conflits, et aussi pour qu’il ne serve pas de viatique à ceux qu’il encense. Mais plus que de la colère j’éprouve de la tristesse, comme chaque fois que je vois quelqu’un qui se targue d’être un chercheur se complaire dans l’à peu près, se refuser de faire l’effort d’aller au fond des choses et, surtout, oublier que le pire ennemi de la connaissance c’est le préjugé.