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5 avril 2025
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JOAL-FADIOUTH, LES LIENS DE SANG AU-DELÀ DE LA RELIGION
Nichée dans le département de Mbour, l'île offre un paysage quasi paradisiaque. Mais, au-delà de ses palétuviers, ses mangroves et sa végétation, elle possède la particularité de voir deux religions cohabiter dans un syncrétisme parfait.
Nichée dans le département de Mbour, Joal-Fadiouth offre un paysage quasi paradisiaque. Mais, au-delà de ses palétuviers, ses mangroves et sa végétation, elle possède la particularité de voir deux religions cohabiter dans un syncrétisme parfait. En effet, musulmans et chrétiens y vivent dans une entente symbiotique. De plus, dans certaines familles, il y a des membres des deux confessions. On vous fait découvrir cette particularité.
ABDEL KADER DIARRA PLAIDE POUR UN FONDS DÉDIÉ AU THÉÂTRE
Le metteur en scène et formateur en art dramatique à l’École nationale des arts (ENA) invite également les compagnies théâtrales à s’adapter au numérique pour élargir leur audience et assurer la pérennité de cet art.
Dakar, 25 mars (APS) – Abdel Kader Diarra, metteur en scène et formateur en art dramatique à l’Ecole nationale des arts (Ena), plaide pour la mise en place d’un fonds dédié au théâtre, en vue d’aider les compagnies à se développer, à l’image, notamment, des cultures urbaines, du livre ou encore du cinéma.
”Nos compagnies manquent de financement, nous n’avons pas de subvention. Ce qu’il nous faudrait aujourd’hui, c’est d’avoir un fonds dédié au théâtre, comme il y en a pour le cinéma, les cultures urbaines, à l’édition, etc. Il nous faudrait ce fonds pour pouvoir un peu développer cet art’’, plaide-t-il dans un entretien avec l’APS, à l’occasion de la journée internationale du théâtre, qui sera célébrée le jeudi 27 mars prochain.
Selon lui, les compagnies privées manquent de budget de création qui leur permettrait de prendre par exemple en charge certaines rubriques de la création, notamment les costumes, la lumière, la scénographie, le décor ou encore le transport.
‘’Nous n’avons pas ces subventions alors que tout se fait avec l’argent. La preuve aujourd’hui, si la culture urbaine s’est développée, c’est grâce au fonds qui lui est dédié. Avant, on ne connaissait pas vraiment ce qu’était la culture urbaine, mais les gens, voire la presse, s’y sont intéressés le jour où ils ont eu un fonds’’, dit-il.
Il estime qu’il est nécessaire d’allouer un fonds au théâtre pour lui permettre de ”se structurer, se professionnaliser, de s’organiser ou encore de se produire’’, à l’image des cultures urbaines.
‘’Je pense que si on peut, on doit le faire parce que l’Ecole nationale des arts et des métiers de la culture (Anamc) est en train de former, mais les gens ne veulent plus y aller parce qu’il n’y a plus de débouchés. Pour pallier cela, il faudrait quand même asseoir un fonds qui pourrait aider les compagnies’’, suggère l’artiste comédien.
La section Art dramatique de l’Ena a été fermée durant plus d’une décennie dans les années 1990.
Les compagnies invitées à se réinventer face au digital
A l’en croire aussi, le temps est venu pour que les compagnies théâtrales se ”réinventent” face à la digitalisation. ‘’Le théâtre est en train de mourir parce que nous sommes dans l’ère du digital. Et je pense qu’il faudrait se réinventer’’, indique-t-il.
Il insiste sur le fait que” l’art vivant” devrait se réinventer aujourd’hui, ‘’pour pouvoir conquérir un public ne voulant plus se déplacer dans les salles et payer’’. Il estime à cet égard qu’il est nécessaire de disposer des plateformes comme le streaming ou ‘’Netflix’’ [une plateforme américaine dédiée au cinéma] par exemple, pour que le théâtre soit filmé et monétisé.
Dans cette perspective, il invite les compagnies théâtrales à s’adapter au monde actuel en utilisant tous les outils liés au numérique pour pouvoir percer dans leur art.
‘’Avec les outils de cette mondialisation de l’Internet qui est aujourd’hui partout, il faut savoir vendre sur le net et non plus dans les salles, d’autant plus qu’il n’y a plus assez de salles’’, estime le comédien Kader Diarra.
Le fait selon lui est que le manque d’infrastructures ne permet pas aux compagnies de se produire partout à travers le pays. Aussi appelle-t-il à aller vers les populations, en digitalisant les pièces de théâtre.
‘’Le conseil que je pourrais donner aux gens de l’art, c’est de faire comme Youssou Ndour. Aujourd'hui, il a su avoir une éducation financière. Comment ? Pendant que son art marche, il investit dans autre chose’’, fait-il valoir.
PAPE MALICK NDOUR DÉNONCE UNE MANIPULATION SUR LA MASSE SALARIALE DE L’ÉTAT
L’ancien ministre met en garde contre une « manipulation comptable » visant à sous-évaluer artificiellement ces dépenses. Il pointe notamment le reclassement de certaines charges sous d'autres rubriques budgétaires.
Dans les prochains jours, le public pourrait être confronté à des annonces sur une prétendue « économie extraordinaire » réalisée sur la masse salariale de la fonction publique. Une présentation que Pape Malick Ndour qualifie de « manipulation pure et simple ».
L’ancien ministre met en garde contre une opération comptable visant à sous-évaluer artificiellement la masse salariale de l’État. Selon lui, depuis le 14 janvier 2025, les lignes budgétaires 666 et 667 – correspondant respectivement aux prestations familiales et à la prise en charge médicale des fonctionnaires – ne sont plus intégrées à la masse salariale, comme c’était le cas sous le régime de Macky Sall. Elles ont été reclassées sous les transferts, entraînant mécaniquement une baisse apparente des dépenses de personnel, mais sans véritable réduction des charges pour l’État.
« Cette manœuvre comptable servira à manipuler l’opinion en donnant une image trompeuse des économies réalisées », alerte-t-il, précisant qu’il préfère prévenir dès maintenant. Il annonce également qu’un extrait de l’exposé des motifs du décret 2025-89, pris le 14 janvier 2025, sera mis à disposition pour étayer ses propos.
Polémique autour du FMI : un appel à la prudence
Concernant les récentes polémiques sur le Fonds monétaire international (FMI), Pape Malick Ndour rappelle que l’institution publie systématiquement un communiqué officiel à la fin de chaque mission au Sénégal. Il promet de livrer son appréciation après la publication de ce document, mettant en garde contre toute tentative de manipulation à travers certains médias.
Il insiste sur le fait que l’interview relayée par Reuters ne mentionne à aucun moment une validation officielle des chiffres par le chef de mission du FMI. « Refusez d’être manipulés par une partie de la presse qui se fait l’écho d’informations biaisées », conclut-il.
SECTEUR RIZICOLE, UNE PROGRESSION FREINÉE PAR LES IMPORTATIONS
L’instabilité des impôts sur le riz importé pourrait influencer les prix et la consommation locale, soulevant des enjeux pour l’autosuffisance alimentaire.
Au Sénégal, ces dernières décennies la production du riz a plus doublé avec une tendance baissière notée des importations en 2023. Les données 2023 publiées par l’agence nationale de la statistique et de la démographie révèlent la participation active de la production du riz dans l’économie du pays. Toutefois, l’instabilité des impôts sur le riz importé pourrait affecter les prix et la consommation locale.
Le secteur rizicole a connu une évolution fulgurante entre 2014 et 2023 au Sénégal. Il s’agit de la production de riz décortiqué, les importations et les impôts sur les importations de riz. Les récentes données de 2023 de l’agence nationale de la statistique et de la démographie, la production nationale de riz a atteint 268 124 millions de FCFA par rapport à 2014 qui était de 116 499 millions de FCFA.
Cette croissance représente une augmentation de 130% en dix ans. Ainsi, une forte progression est observée entre 2019 et 2022 avec un bond de 210.766 à 238.953 millions de FCFA. Cette remonte marque la résultante des efforts du gouvernement pour accroître la production locale à travers des politiques agricole et des investissement de l’irrigation.
Cependant, les importations de riz restent très élevées contrairement à la production. En 2023, les importations au Sénégal sont de 301.996 millions de FCFA alors qu’en 2014, elle était de 205.679 millions de FCFA. Un pic est d’ailleurs observé en 2022 qui atteint 346.788 millions de FCFA.
Malgré l’augmentation de cette production locale, la dépendance aux importations reste toujours élevée. 2022 reste une année record avec une hausse due à des facteurs externes tels que les crises mondiales notamment la hausse des prix du riz, les problèmes logistiques entre autres aspects. Mais la baisse constatée en 2023 est, selon l’Ansd, les bonnes politiques du gouvernement du Sénégal sur la réduction de la dépendance des importations.
En 2022, la hausse des impôts a favorisé la production locale avec une volonté manifeste du Sénégal de taxer les importations qui étaient à 35 160 millions FCFA. Même si la chute de 24.400 millions CFCA pourrait être liée à une politique d’allègement fiscal pour faire face à la hausse des prix du riz importé.
Pour atteindre cette politique d’autosuffisance alimentaire notamment en riz, le Sénégal devrait poursuivre les investissement dans l’irrigation et la mécanisation afin d’encourager la consommation du riz local tout en améliorant sa qualité et sa compétitive. Pour stabiliser l’économie du riz au Sénégal, il faut nécessairement réduire de manière progressive la dépendance des importations.
LES ÉTUDIANTS DE L’UASZ DÉNONCENT LA DISSOLUTION DE LEURS INSTANCES REPRÉSENTATIVES
À l’approche de la rentrée universitaire 2024-2025, ils jugent cette situation inacceptable et interpellent les autorités pour un rétablissement immédiat de leurs structures représentatives.
La Coordination des Étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (CE-UASZ) exprime son inquiétude face à la dissolution des Amicales et de la Coordination des Étudiants, effective depuis le 27 novembre 2024. À l’approche de la rentrée universitaire 2024-2025, les étudiants dénoncent une situation inacceptable et interpellent les autorités pour un rétablissement immédiat de leurs instances représentatives.
La Coordination des Étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (CE-UASZ), "seule structure" habilitée à défendre les intérêts matériels et moraux des étudiants, alerte l’opinion publique ainsi que les autorités académiques et gouvernementales sur la dissolution des amicales et de la coordination des étudiants depuis le 27 novembre 2024. Cette mesure injuste, prise en réponse à une mobilisation légitime pour de meilleures conditions d’études, a laissé les étudiants sans représentation officielle, malgré la quasi-satisfaction de leurs revendications.
Malgré les accords conclus avec le recteur, notamment sur la question de la session unique imposée aux étudiants, ces engagements n’ont jamais été respectés. Les représentants étudiants ont pourtant privilégié le dialogue et la responsabilité afin d’éviter toute escalade des tensions,selon un communiqué.
UN NDOGOU POUR RENFORCER LA COHESION INTERRELIGIEUSE
Fraternité et solidarité ont marqué la troisième édition du Ndogou fraternel organisé par le collectif Sénégal Comme Nous L’aimons (SCOA), réunissant catholiques et musulmans.
Fraternité et solidarité ont marqué la troisième édition du Ndogou fraternel organisé par le collectif Sénégal Comme Nous L’aimons (SCOA), réunissant catholiques et musulmans. L’événement, tenu samedi 22 mars chez le guide mouride Mame Thierno Birahim Mbacké, alias Borom Darou, a rassemblé des centaines de personnes autour du partage et du dialogue interreligieux.
Une ambiance de fraternité et de solidarité a régné le week-end sur Dakar où, pour la troisième année consécutive, les membres du collectif Sénégal Comme Nous L’aimons (SCOA) ont organisé un Ndogou (repas de rupture du jeûne) fraternel réunissant catholiques et musulmans.
Alors que la rupture du jeûne musulman approche ce samedi 22 mars, Yasmina Diouf, chargée de communication du collectif, avertit ses camarades depuis la terrasse de la maison de Mame Thierno Birahim Mbacké, guide religieux mouride : « Il est 19h02, dans quinze minutes, c’est le Ndogou ! Dépêchons-nous ! »
Depuis l’après-midi, les membres du collectif SCOA se sont activés pour préparer des sachets contenant des dattes, des pains tartinés, de l’eau et du café Touba. Ces colis seront distribués dans les rues de Sicap Foire, notamment sur la VDN, un axe très fréquenté entre le centre-ville et la banlieue dakaroise. Habillés de t-shirts célébrant la diversité religieuse, ils ciblent principalement les passants, automobilistes et voyageurs des transports en commun.
Le Ndogou de la cohésion sociale, organisé cette année chez Mame Thierno Mbacké, également connu sous le nom de Borom Darou, est l’occasion de renforcer les liens communautaires. Très impliqué auprès de la jeunesse, sans distinction de religion, ce guide mouride est honoré par la présence de jeunes catholiques arborant des t-shirts portant les inscriptions « Ndiago bou Borom Darou » ou « Mancagne bou Borom Darou », des ethnies sénégalaises majoritairement de confession chrétienne, exprimant ainsi leur proximité avec le descendant de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, l’une des plus influentes confréries soufies du Sénégal dont la population est composée de plus de 90% de musulmans et près de 5% de chrétiens.
Fraternité et solidarité
Cet événement a pour objectif de promouvoir des valeurs de fraternité, de solidarité et de vivre-ensemble. Le collectif SCOA œuvre notamment pour la cohésion sociale à travers le dialogue interreligieux, la lutte contre le communautarisme et la division ainsi que la promotion de la paix. Outre ce Ndogou fraternel, il a l’habitude d’organiser d’autres activités allant des matchs de football, des dons dans des pouponnières et lors d’évènements religieux tels que les fêtes de pâques.
« Chaque année, nous commençons par un Ndogou fraternel. Cette année, le Ramadan musulman et le Carême chrétien coïncident, créant ainsi un moment symbolique pour promouvoir la cohésion sociale et le dialogue entre nos communautés », explique Christian Ronald Kanfoudi, dit Bougoff, secrétaire général adjoint du collectif SCOA, particulièrement fier de l’organisation. « Ce geste est essentiel pour prouver qu’en dépit de nos différences religieuses, nous pouvons vivre ensemble dans le respect et l’amour de l’autre », a-t-il ajouté.
Le SCOA a pour la première fois organisé cet événement à Dakar, après des éditions précédentes à Mbour et Thiès. Le parrain de cette troisième édition, Borom Darou, a joué un rôle clé en accueillant la cérémonie dans sa maison, un geste largement salué par les organisateurs.
Le Ndogou a réuni non seulement des membres des communautés catholique et musulmane, venus de partout à travers le pays, mais aussi des jeunes de différentes confréries. Salmina Diouf, chargée de communication adjointe du SCOA, explique que la collecte de fonds et de dons a permis de servir près de 700 personnes. « Chaque année, notre budget augmente, mais l’essentiel est de voir la force du dialogue entre chrétiens et musulmans », souligne-t-elle, précisant que l’initiative cherche à toucher un maximum de jeunes pour renforcer les liens interreligieux.
« Tous des créatures de Dieu »
« Cet exemple reflète l’image du Sénégal et de son hospitalité. Nous sommes tous des créatures divines et devons respecter les croyances de chacun », a affirmé Borom Darou dans un discours touchant, lors duquel il était flanqué d’une sœur et d’un prêtre, appelant à une persévérance continue des jeunes sur la voie de la concorde et de la fraternité.
Selly Ba, sociologue et fervente défenseure du dialogue interreligieux, a également exprimé sa satisfaction en étant témoin de l’expression de ce vivre-ensemble qui peine à être une réalité dans certains pays africains.
« Dans un contexte de tensions religieuses et ethniques, des initiatives comme celle-ci sont essentielles pour cultiver la paix et la solidarité », a-t-elle expliqué, soulignant qu’il est crucial de multiplier ces actions communautaires, car « la politique ne fait pas tout ».
Les valeurs d’unité et de tolérance ont également résonné à travers les mots de Sœur Rose Evelyne Sarr, sœur à l’église Saint-Joseph d’Annecy, à Amitié 3, un quartier dakarois comptant une forte communauté chrétienne. Très émue et contente pour l’invitation dont elle a fait l’objet, elle s’est empressée de magnifier le jeûne concomitant entre fidèles des deux religions.
« Vivre le Carême et le Ramadan dans le même mois est une grâce. L’unité est primordiale pour avancer. C’est ce que nous devons cultiver, dans nos familles et nos communautés », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’événement envoie un message de paix à tous : « L’unité est essentielle, sans elle, il n’y a pas de progrès ».
En fin de soirée, les prières se sont mêlées aux rires et au partage de pain et de dattes, laissant apparaître que cette rencontre ne se résume pas seulement à un simple moment de rupture du jeûne. Le SCOA, qui se positionne ainsi comme un acteur clé du dialogue islamo-chrétien, prend date déjà pour la quatrième édition du Ndogou fraternel dont le parrain sera en 2026 un prêtre.
Par Diagne Fodé Roland
PLAINTE CONTRE LE GROUPE BOLLORE POUR RECEL ET BLANCHIMENT DE ONZE ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE AFRICAINE
Voilà ce qu’on lit dans le Courrier International du 19 mars 25 : « Une plainte panafricaine “inédite” déposée contre le groupe Bolloré pour recel et blanchiment (par ) Onze ONG d’Afrique de l’Ouest (qui) auprès du parquet national financier (PNF) ...
Voilà ce qu’on lit dans le Courrier International du 19 mars 25 : « Une plainte panafricaine “inédite” déposée contre le groupe Bolloré, pour recel et blanchiment (par ) Onze ONG d’Afrique de l’Ouest (qui) auprès du parquet national financier (PNF) à Paris... réclament “la restitution de fonds issus d’activités illicites commises” dans leurs pays et dénoncent les conditions dans lesquelles le groupe a obtenu des concessions portuaires ».
Ce collectif dirigé par Jean-Jacques Lumumba, petit fils du père de l’indépendance de la RDC, s’est donné pour nom « Restitution Afrique (RAF) » accuse le groupe du milliardaire Bolloré « de recel, mais surtout de blanchiment dans ses activités portuaires dans plusieurs pays, le Togo, la Guinée, le Ghana, le Cameroun et la Côte d’Ivoire » et « réclament la restitution de fonds issus d’activités présumées illicites commises par groupe Bolloré Africa Logistics... des 5,7 milliards d’euros issus de la vente de Bolloré Africa Logistics (qui gérait les principales concessions portuaires des cinq États de l’Ouest africain) à l’armateur italo-suisse MSC en 2022 ».
Déjà il faut signaler que « dans le cas des ports de Lomé (Togo) et Conakry (Guinée), la justice française, déjà saisie depuis 2013, soupçonnait le groupe Bolloré d’avoir utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Euro RSCG (devenue Havas) pour aider frauduleusement les campagnes présidentielles 2010 de Faure Gnassingbé et Alpha Condé, au bénéfice d’une filiale phare de l’époque, Bolloré Africa Logistics. Le groupe a négocié un accord en vertu duquel il s’est acquitté d’une amende de 12 millions d’euros contre l’abandon des poursuites. En revanche, le parquet financier a requis en 2024 un procès pour corruption et complicité d’abus de confiance contre Vincent Bolloré » (idem).
On lit dans la presse des historiettes « people » sur les frasques françafricaines d’une gravité extrême pour les peuples d’Afrique et de France de cet impérialiste « ami des présidents africains ».
Détenteur du « groupe publicitaire Havas, puis du groupe Canal+ et de la chaîne tout info I-Télé (qui deviendra CNews en 2017)… la SFP, il a acheté la chaîne de télévision Direct 8, rebaptisée depuis C8, puis un journal gratuit, Direct Matin, devenu CNews en 2017, le deuxième quotidien national avec 2,2 millions de lecteurs », le milliardaire Bolloré s’est ainsi taillé une part de lion parmi les 9 milliardaires propriétaires de la quasi-entièreté des empires de presse en France (tv, radio, écrite, etc). Ces chaînes se sont spécialisées dans la banalisation de la parole raciste, la négrophobie, l’arabophobie, l’islamophobie, du génocide israélien en Palestine, etc. La presse impérialiste est devenue une fabrique de la fascisation en cours de la démocratie bourgeoise en crise comme le disait l’écrivain communiste Bertolt Brecht.
L’État bourgeois dictatorial combine toujours violence d'État et conditionnement idéologique par la presse, l’école, la culture, la pub, etc.
L’argent pour s’offrir ces moyens de communication a été engrangé par le pillage des richesses et l’exploitation des travailleurs de l’enclos néocolonial français de la zone coloniale CFA.
Le journalisme d’enquête ou la recherche historique devrait pouvoir éclairer les lanternes des peuples sur les propriétaires connus ou inconnus de la presse en Afrique au-delà d’éventuels prête-noms.
Le silence des médias d’Afrique sur les mouvements d’activistes de la diaspora pour décoloniser les musées des métropoles coloniales françaises et européennes et pour débaptiser les rues et places portant les noms des criminels de la traite puis l’esclavage des noirs et de la conquête colonial doit cesser. Il en est de même des luttes pour l’égalité des droits de nos diasporas immigrées et de leurs organisations.
Il est important que la presse africaine informe l’opinion publique africaine sur la plainte contre Bolloré et/ou les « biens mal acquis » de chefs d’état. Les luttes de la diaspora, celles des victimes du racisme, de la négrophobie, de l’arabophobie, de l’islamophobie, des révoltes des quartiers populaires, des sans papiers, sont parties prenantes des luttes de nos peuples et doivent trouver un écho dans nos presses nationales et panafricaines. Le silence médiatique assourdissant sur les combats de la diaspora africaine est vécu comme une indifférence et donc fait de la diaspora des « citoyens entièrement à part ».
Tous nos encouragements à l’initiative du Collectif de la société civile panafricaine qui a porté plainte contre la prédation impérialiste incarnée ici par Bolloré. Les mouvements anti-racistes, antifascistes, anti-colonialistes et internationalistes en France et dans l’UE sont invités à se mobiliser pour soutenir l’action judiciaire en cours.
Le travail politique panafricain doit être renforcé et développé pour unifier la capacité de mobilisation panafricaine de la diaspora. En effet, chaque mobilisation contre l’injustice dans un de nos pays ou visant une communauté particulière doit devenir l’affaire de tous.
C’est ainsi que nous construirons un pont entre les luttes de libération nationale et panafricaine en Afrique et les luttes anti-raciste de la diaspora pour l’égalité des droits ainsi qu’avec les luttes des travailleurs et des peuples dans les pays impérialistes. Notre devise doit être « prolétaires de tous pays et peuples opprimés, unissez-vous ! ».
25 MAI 2025, DELAI DE RIGUEUR POUR L'IMMATRICULATION DES DEUX-ROUES
Le ministre des Transports, Yankhoba Diémè, a annoncé ce mardi 25 mars 2025 une prorogation exceptionnelle de deux mois pour l’immatriculation gratuite des véhicules deux-roues.
Le ministre des Transports, Yankhoba Diémè, a annoncé ce mardi 25 mars 2025 une prorogation exceptionnelle de deux mois pour l’immatriculation gratuite des véhicules deux-roues. Initialement prévue du 13 décembre 2024 au 13 mars 2025, cette opération s’étendra désormais jusqu’au 25 mai 2025. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera en infraction et fera l’objet de sanctions immédiates sans dérogation ni tolérance.
Cette mesure vise à renforcer la sécurité routière et publique en facilitant l’identification des deux-roues en cas d’accident ou de vol. Depuis le début de la campagne, 109 631 dossiers ont été enrôlés, dont 88 751 validés, représentant une augmentation significative par rapport à l’année 2024, où seuls 18 600 dossiers avaient été traités.
Des résultats encourageants, mais des défis à relever
Le rapport présenté par le ministre met en avant une adhésion massive des usagers, avec une moyenne de 6 339 dossiers validés par région. Les performances les plus notables ont été enregistrées à Ziguinchor, Dakar, Kaolack et Thiès, tandis que certaines régions comme Saint-Louis et Sédhiou ont rencontré des difficultés, notamment en raison de l’absence de documents justificatifs essentiels.
Parmi les principaux obstacles identifiés figurent la légalisation des certificats de vente, qui a conduit au rejet de 13 223 dossiers, ainsi que la forte concentration de motos dans certaines zones, ralentissant le traitement des demandes. Pour y remédier, le gouvernement entend intensifier les campagnes d’information et renforcer la présence des services d’immatriculation sur le terrain.
Un ultimatum clair : après le 25 mai, place aux sanctions
Face à l’afflux important de demandes et aux nombreuses motos encore non immatriculées, le Premier ministre a jugé nécessaire d’octroyer ce sursis de deux mois. Cependant, le ministre Yankhoba Diémè a insisté sur le fait qu’aucune autre prolongation ne sera accordée.
« J’invite tous les propriétaires de deux-roues à profiter de cette dernière opportunité pour régulariser leur situation. À compter du 25 mai 2025, toute moto non immatriculée sera immédiatement sanctionnée par une amende et pourra être immobilisée par les forces de défense et de sécurité », a-t-il déclaré.
Les autorités espèrent ainsi atteindre un taux d’immatriculation optimal avant la fin du nouveau délai accordé, afin de garantir un meilleur contrôle du parc de deux-roues circulant sur le territoire national.
LE GOUVERNEMENT INTERPELLÉ
Le député Guy Marius Sagna a adressé, lundi 24 mars 2025, douze questions écrites au gouvernement, portant sur divers sujets d’intérêt public. Parmi elles, la dixième retient particulièrement l’attention en soulevant la question du cadre légal des ...
Le député Guy Marius Sagna a adressé, lundi 24 mars 2025, douze questions écrites au gouvernement, portant sur divers sujets d’intérêt public. Parmi elles, la dixième retient particulièrement l’attention en soulevant la question du cadre légal des interdictions de sortie du territoire. Le parlementaire s’interroge sur l’existence d’enquêtes ou de procédures judiciaires en cours à l’encontre d’anciens responsables, et sur l’éventuelle notification de telles restrictions aux personnes concernées.
D’autres thématiques touchant à l’éducation, la santé et les infrastructures figurent dans ses interrogations. Sa première question porte sur les critères de sélection en Master à l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (Un-Chk), tandis que la deuxième concerne les difficultés budgétaires du Centre régional de formation en santé (CRFS) de Ziguinchor.
Le député a également alerté sur la menace d’effondrement du service d’hémodialyse de l’hôpital régional de Thiès (3), ainsi que sur la pénurie d’eau qui affecte certains quartiers de Ziguinchor depuis plusieurs jours (4). La cinquième question porte sur l’électrification du quartier Samine Santo, situé dans la commune de Samine.
Sur le plan des infrastructures et des services publics, M. Sagna a interpellé l’exécutif sur la couverture radio mobile et la qualité jugée défectueuse des services des opérateurs téléphoniques dans le Diéri, en particulier dans la commune de Ndiayène Pendao (6). Il a aussi sollicité des précisions sur le bitumage de l’axe Thillé Boubacar-Mbidi-Tessakeré-Mbeulekhé (7).
Le député membre de la CEDEAO a également demandé des explications sur l’exigence de billets d’avion pour l’obtention d’un passeport au commissariat de Yama Togne à Ziguinchor (8). La sécurisation des infrastructures numériques (9), le retard dans le paiement des bourses des élèves-maîtres (11) et les arriérés de salaire de deux mois dus aux travailleurs du projet Registre national unique (RNU) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) (12) font aussi partie de ses interpellations.
Par cette série de questions écrites, Guy Marius Sagna cherche à obtenir des clarifications sur ces différents dossiers et attend des réponses concrètes de la part du gouvernement.
LE PROJET FOR’MEL LANCÉ SA DEUXIÈME PHASE À DAKAR
L’Institut français de Dakar a officiellement lancé hier la phase 2 du projet For’Mel, une initiative ambitieuse visant à redonner le goût de la lecture aux élèves sénégalais du préscolaire et du primaire.
L’Institut français de Dakar a officiellement lancé hier la phase 2 du projet For’Mel, une initiative ambitieuse visant à redonner le goût de la lecture aux élèves sénégalais du préscolaire et du primaire.
En partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et l’Université Cheikh Anta Diop, ce projet innovant entend répondre à un constat préoccupant : la désaffection croissante des jeunes élèves pour la lecture.
Une formation ciblée pour les professionnels de l’éducation
Pour cette nouvelle phase, 40 enseignants et bibliothécaires scolaires, ainsi que 20 inspecteurs de l’éducation, bénéficieront d’une formation spécifique aux techniques d’animation autour du livre. L’objectif : développer des pratiques pédagogiques susceptibles de stimuler l’intérêt des enfants pour la lecture.
« Les élèves lisent de moins en moins, et cela affecte gravement leurs résultats scolaires », explique Ousmane Ngom, représentant de l’inspection académique de Dakar. « Cette tendance a des répercussions directes sur leur vocabulaire, leur orthographe et leur capacité de compréhension. »
Un projet concret et ambitieux
Concrètement, 20 écoles de la banlieue dakaroise accueilleront des ateliers d’animation. Des kits pédagogiques et des ouvrages seront mis à disposition pour faciliter cette démarche.
Nogaye Diop, responsable de la médiathèque de l’Institut français, souligne que « l’objectif est de promouvoir la lecture par des pratiques innovantes, en créant des événements et des campagnes de sensibilisation ».
Des résultats prometteurs
Financée par le programme « Apprendre », la première phase du projet en 2023 avait déjà permis de produire un guide d’animation riche de 26 fiches. Cette nouvelle étape confirme l’engagement des acteurs éducatifs à faire de la lecture un véritable outil d’épanouissement intellectuel.
Le projet For’Mel se veut ainsi un laboratoire d’idées pour réinventer l’approche de la lecture à l’école, avec comme ambition de donner aux jeunes Sénégalais les clés pour devenir des lecteurs passionnés et des apprenants accomplis.