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5 avril 2025
LE SENEGAL CONTRAINT DE S’AJUSTER A L’AJUSTEMENT STRUCTUREL
Le Fmi n’entend prendre aucune initiative pour signer un nouvel accord de coopération avec le Sénégal, tant que le pays n’a pas corrigé les chiffres «fallacieux» de l’ancien régime et redressé la barre.
Le Fmi n’entend prendre aucune initiative pour signer un nouvel accord de coopération avec le Sénégal, tant que le pays n’a pas corrigé les chiffres «fallacieux» de l’ancien régime et redressé la barre. Mais pour ce faire, le gouvernement va devoir appliquer les recettes honnies du Fonds et datant des années 1970.
Après les sorties des autorités de l’Etat sur les chiffres falsifiés par l’ancien pouvoir de Macky Sall, le gouvernement est en train de vivre une célébration morose de son premier anniversaire au pouvoir. Ce qui devait être une célébration de joie tourne à l’atonie. Alors que le Sénégalais lambda cherche le diable pour lui arracher la queue, le gouvernement se rend compte qu’il lui faudra encore beaucoup d’efforts pour éviter une crise économique et sociale.
M. Edward Gemayel, chef de la mission du Sénégal, qui a terminé son séjour à Dakar, a annoncé que le Fonds n’entamera pas de discussions avec le Sénégal sur un nouveau programme, tant que le pays n’aura pas pris de mesures correctives sur les «chiffres falsifiés» que l’Igf et la Cour des comptes ont imputés au régime de Macky Sall.
Autrement dit, le gouvernement est mis devant ses responsabilités. En des termes clairs, le gouvernement du Premier ministre Sonko est appelé à prendre des mesures pour combler son déficit et ramener la dette à des taux supportables. Pour ce faire, les recettes des institutions de Bretton Woods sont connues de tous, et ont été pendant longtemps décriées. Même le gouvernement actuel n’a jamais caché sa réticence à se voir imposer des mesures concoctées dans des laboratoires de Washington, de Bruxelles ou d’autres pays occidentaux.
Mais, dans le système économique dans lequel «Diomaye moy Sonko» s’est enfermé, il lui sera difficile d’éviter à son Peuple d’avaler cette pilule.
Déjà, ce qui se faisait peutêtre par stratégie politique va devoir s’appliquer par contrainte économique. Les compressions de personnel risquent de s’accentuer, en attendant que le pouvoir trouve le moyen d’imposer des baisses de salaires à certains de ses partisans. Les subventions sur l’énergie et l’eau devraient suivre, comme ont été gelées les bourses de sécurité sociale. Le prétexte de la réforme du Registre national unique (Rnu) ne tient que pour ceux qui veulent y croire. En réalité, il est difficile à l’Etat de trouver 7 milliards de francs Cfa pour apporter un soulagement à la frange la plus démunie de la population locale, au moment où il avait besoin de quasiment la même somme pour calmer la base politique qui l’a amené au pouvoir, et qui frappait à la porte avec insistance.
Pour le secteur énergétique, le Fmi a toujours préconisé la fin des subventions, en arguant qu’elles bénéficiaient plus aux couches les plus aisées de la population qu’aux personnes démunies. Ces subventions qui, à certaines périodes, sont allées jusqu’à 300 milliards de francs Cfa par an, constituent une grosse charge pour les caisses de l’Etat. Puisque le gouvernement se dit lui-même «contraint» et sans «marge de manœuvre» économique et budgétaire, il n’aura pas besoin qu’on lui indique le chemin de Canossa. Il va s’y rendre de lui-même, et sans doute à pas cadencé. En assumant de lui-même les conséquences de ses actes.
Et c’est à la fin de ce processus de mise en œuvre d’une politique d’ajustement structurel dont le nom sera certainement changé pour ne choquer personne, ou encore moins donner à des détracteurs du genre Abdoul Mbaye ou Thierno Alassane Sall l’occasion de crier victoire disant qu’ils l’avaient annoncé, que le gouvernement pourra reprendre langue avec le Fmi, et négocier un nouveau programme de coopération. Ce qui ne pourra se faire qu’à partir du mois de juin, au plus tôt.
Mais vu que le Fonds n’a pas pour tradition de faire de l’aumône, Edward Gemayel a bien dit hier à la presse sénégalaise, que l’Etat aura le choix de trouver le moyen de négocier un moratoire pour les décaissements déjà opérés dans le cadre du programme annulé à la suite des «révélations» du Premier ministre Sonko. Il ne lui sera pas fait aumône des milliards déjà décaissés, mais les parties trouveront les modalités de remboursement.
Le seul point positif dans cette situation, et pour les semaines à venir, est que le Sénégal va commencer à encaisser petit à petit les dividendes tirés de l’exploitation de ses hydrocarbures.
DU CAP AU PALAIS
Le Sénégal a écrit une nouvelle page de son histoire politique avec l’accession de Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême. Ce parcours, marqué par des épreuves et une résilience hors du commun, est indissociable de son compagnon de lutte...
Le Sénégal a écrit une nouvelle page de son histoire politique avec l’accession de Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême. Ce parcours, marqué par des épreuves et une résilience hors du commun, est indissociable de son compagnon de lutte, Ousmane Sonko. Sortis de détention le 14 mars 2024 sous les acclamations d’une foule en liesse, les deux hommes ont défié tous les pronostics en remportant l’élection présidentielle dix jours plus tard.
Un parcours hors du commun
Jusqu’à récemment peu connu du grand public, Bassirou Diomaye Faye s’est imposé comme une figure de rassemblement et d’espoir pour de nombreux Sénégalais. De son côté, Ousmane Sonko, leader de l’opposition et initiateur du projet politique qui a conduit à cette victoire, a fait preuve d’une stratégie inédite en renonçant à sa propre candidature pour porter son second au sommet de l’État.
Le contexte de cette ascension est marqué par une forte adversité. Depuis 2021, Ousmane Sonko faisait face à des démêlés judiciaires qui ont rythmé la vie politique nationale, suscitant des tensions et de vives réactions de la part de ses partisans. Son incarcération et celle de Bassirou Diomaye Faye semblaient compromettre définitivement leur participation à l’élection présidentielle. Cependant, loin de les affaiblir, cette situation a renforcé leur position auprès d’une jeunesse avide de changement et d’une frange importante de la population.
Une campagne express et une victoire retentissante
Libérés à la veille de l’échéance électorale, les deux hommes ont mené une campagne éclair, mobilisant des foules impressionnantes à travers le pays. Leur popularité, loin d’avoir diminué, s’est accrue, traduisant un désir profond de renouvellement politique. Tandis qu’Ousmane Sonko galvanisait les foules, Bassirou Diomaye Faye incarnait une alternative posée et rassembleuse, séduisant un électorat bien au-delà de leur base politique traditionnelle.
Le 24 mars 2024, les urnes ont livré leur verdict : Bassirou Diomaye Faye a été élu dès le premier tour, un fait rare dans un contexte aussi disputé. Cette victoire ne représente pas seulement un succès électoral, mais un signal fort envoyé à la classe politique sénégalaise et au-delà.
Un nouveau défi : Gouverner
L’accession au pouvoir marque le début d’une nouvelle ère pour le Sénégal. Les attentes des citoyens sont élevées, notamment en matière de réformes institutionnelles, de justice sociale et de développement économique. Bassirou Diomaye Faye devra gouverner avec l’appui d’Ousmane Sonko, dont l’influence reste significative, tout en affirmant sa propre vision pour le pays. Cette transition politique, suivie avec attention sur le continent africain, est perçue comme une démonstration de la capacité des institutions démocratiques à se renouveler face aux défis. Le Sénégal, reconnu pour sa tradition démocratique, entre ainsi dans une phase décisive où l’efficacité de la nouvelle gouvernance sera scrutée de près.
L’heure est désormais à l’action. Après avoir surmonté les épreuves du passé, Bassirou Diomaye Faye et son équipe doivent répondre aux aspirations du peuple sénégalais et poser les jalons d’un avenir à la hauteur des promesses portées durant la campagne. Le véritable défi commence maintenant.
Par Mohamed GUEYE
LE TEMPS D’UN TOURISME RÉELLEMENT ENDOGÈNE
Au moment où le régime du président Diomaye Faye célèbre sa première année de pouvoir, il prend sans doute également le temps de se rendre compte de l’état de ruine dans lequel l’économie du Sénégal est plongée
Au moment où le régime du président Diomaye Faye célèbre sa première année de pouvoir, il prend sans doute également le temps de se rendre compte de l’état de ruine dans lequel l’économie du Sénégal est plongée. Les autorités semblent se comporter comme certains de leurs pairs de certains pays pétroliers, et croire qu’il suffirait au Peuple de patienter un tout petit peu, avant que la manne tirée du pétrole et du gaz vienne nous sortir de la pauvreté.
Du fait de cette conviction, on est en train de perdre des atouts qui ont fait la grandeur du Sénégal et dont certains pourraient encore servir à son rayonnement.
Dans ces colonnes, on avait traité une fois de la question du tourisme. Il n’est pas inutile d’y revenir car c’est l’un des domaines qui pourraient, plus que le pétrole et le gaz, servir encore plus au rayonnement et au développement économique du Sénégal.
Pendant longtemps, le tourisme et la pêche ont été les mamelles qui ont servi à nourrir l’économie du Sénégal. Plus que la pêche et l’agriculture, notamment l’arachide, le tourisme aurait pu servir à bâtir dans ce pays, une industrie de loisirs forte et attrayante. Mais il aurait fallu, pour lui donner de bonnes bases, une volonté politique bien affirmée.
S’est-on jamais demandé est-ce que notre pavillon national, «Air Sénégal», connaitrait une chute aussi rapide, en moins de dix ans, avec des aéronefs tout neufs dont certains ont été payés rubis sur l’ongle, si le pays avait une réelle politique d’attractivité touristique ? Depuis l’indépendance, le Président Senghor avait initié des activités culturelles qui ont permis de braquer le regard de l’étranger sur le pays et sa richesse culturelle. Abdoulaye Wade avait tenté de relancer le Festival mondial des arts nègres qui, malheureusement, n’a pas eu de suite. Pourtant, qui ne se rappelle pas l’engouement provoqué par le Fesman en 2010 et le nombre d’étrangers qui sont venus prendre part à cette activité ?
L’actuel gouvernement, dès son arrivée aux affaires, s’est empressé de reporter la Biennale de l’art africain, le Dak’Art, et de le repousser à plusieurs mois après. Cela avait contraint plusieurs artistes à annuler leur participation, du fait du changement de calendrier. Cela a été autant de nuitées d’hôtels perdues, ainsi que des activités sociales et culturelles annulées. Un gros manque à gagner pour les organisateurs. Et cela est certainement le cas de tour-operators qui auraient pu inclure l’évènement dans leur package pour touristes.
Au moment où les activités touristiques et culturelles se réduisent comme peau de chagrin, le chef de l’Etat est fier de s’afficher en train d’inaugurer un nouvel réceptif hôtelier sur le Pôle urbain de Diamniadio. Et il en promet d’autres encore, de marques parmi les plus prestigieuses. Les capitalistes qui viennent ouvrir ces nouveaux réceptifs ont sans doute des idées en tête. Mais est-ce les mêmes idées que celles de nos autorités ? Le Sénégalais lambda serait attiré à poser la question au chef de l’Etat de savoir quelle est la valeur touristique du Pôle de Diamniadio, dont il faudrait avoir le regard de Mohamadou Lamine Massaly pour le comparer à Dubaï. Est-ce une extension de la ville de Dakar ou l’ébauche de la future conurbation qui devra relier Dakar à Mbour et Thiès ? Ou alors, c’est juste un espace de villégiature pour ceux qui, venant de Diass, ne souhaiteraient pas se rendre à Dakar, à Mbour ou à Thiès ?
Si des ressources doivent être placées sur ce site, il faudrait que le plan directeur d’aménagement des lieux soit partagé avec tous les acteurs, pour éviter des conflits fonciers avec les populations locales, susceptibles de faire fuir les visiteurs et les investisseurs.
Et puisque, du fait d’une politique erratique, la destination Sénégal est plus onéreuse que toutes ses concurrentes, malgré notre propre compagnie aérienne -qui risque de ne plus exister bientôt-, le pays devrait tenter de développer au moins d’autres secteurs afin d’attirer les visiteurs et de les fidéliser. On a parlé de l’art et de l’artisanat. Que faudrait-il pour relancer les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad) situées à Thiès ? Comme dans bien de domaines, les artistes sénégalais sont réputés dans le monde. Pourquoi les laisser patauger dans l’informel alors que des cadres bien structurés existent, qui pourraient leur permettre de s’épanouir encore plus ? S’il est vrai qu’un artiste se doit de se «vendre» et s’imposer par son art et par lui-même, une politique promotionnelle ne serait pas superflue. Cela pourrait être un volet à inclure dans le travail de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt) dont on se demande pourquoi l’Etat veut la fondre avec la Sapco, qui n’a pas le même objet
Si l’on relançait vraiment le tourisme, il ne serait certainement plus nécessaire pour certains secteurs économiques comme la pêche, ou même certaines Pme, de se battre pour trouver des débouchés à l’étranger. Et ne parlons pas de ces artisans qui souvent squattent les entrées de certains hôtels, et que parfois l’on chasse comme des importuns, sans tenir compte de la valeur ajoutée qu’ils représentent.
Nous n’avons pas vraiment parlé de la formation des jeunes aux métiers de l’hôtellerie. Beaucoup d’hôteliers traitent leurs employés comme des manœuvres exploitables à leur merci, mal payés, surexploités. Cela joue sur leur motivation et leur professionnalisme. Ils sont pourtant les premiers contacts des touristes avec les pays qu’ils visitent. Et ce sont eux qui donnent au visiteur l’envie de revenir ou non dans le pays.
En résumant un article qui pourrait être plus long, on dirait que le développement du tourisme au Sénégal doit se faire de manière endogène. En dehors d’offrir des cadres que les étrangers pourraient trouver dans n’importe quel pays, comme la mer, le sable ou le soleil, il serait temps de mettre en avant les traits spécifiques du Sénégal, exploités par des ressources endogènes.
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UN AN DE DIOMAYE FAYE, PRÈS DE 300 MILLIARDS INVESTIS DANS LE MONDE AGRICOLE EN UNE ANNÉE
Le secrétaire d’État aux coopératives et à l’encadrement paysan, Alpha Ba, était l’invité de la matinale Salam Sénégal. Il a dressé un bilan des réalisations agricoles sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye...
Le secrétaire d’État aux coopératives et à l’encadrement paysan, Alpha Ba, était l’invité de la matinale Salam Sénégal. Il a dressé un bilan des réalisations agricoles sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, mettant en avant les progrès enregistrés en une année avec près de 300 milliards de francs CFA injectés dans le secteur.
Selon Alpha Ba, dès leur arrivée, le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ont donné des instructions claires pour régler les dettes des opérateurs privés stockeurs. « En 2024, nous avons payé une dette de 91 milliards. En 2025, l’État a décidé d’injecter près de 120 milliards dans les campagnes agricoles. En additionnant ces montants avec les 180 milliards dédiés au paiement des dettes, on peut dire que près de 300 milliards ont été investis dans le monde agricole en une année. »
Alpha Ba a également insisté sur les réformes en matière de transparence dans la distribution et la gestion des semences et des engrais. « Désormais, tout passe par des appels d’offres transparents. Ce n’est plus un ministre ou un directeur qui décide seul. Certains opérateurs étaient sceptiques au début, mais nous avons prouvé que cela pouvait fonctionner grâce au principe du ‘jub jubeul jubanti’ (honnêteté et transparence). »
Avec ces mesures, le gouvernement ambitionne de moderniser et dynamiser l’agriculture sénégalaise, en renforçant la production locale et en garantissant une distribution équitable des ressources.
DIOMAYE ENGAGE LA RÉFORME DE L'ÉDUCATION
Dans une dynamique de modernisation et d’ouverture sur le monde, l’enseignement de l’anglais a été introduit dans l’élémentaire, notamment dans les classes de CM1 et de CM2 et le démarrage a été effectif depuis le 14 janvier dernier
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye vient de boucler une année à la tête du Sénégal. Dans le secteur de l’éducation, des initiatives sont lancées sous son impulsion. Il s’agit par exemple de l’introduction de l’anglais à l’élémentaire, du recrutement de 2000 enseignants, entre autres. Tout de même, de nombreux défis persistent.
Dans une dynamique de modernisation et d’ouverture sur le monde, l’enseignement de l’anglais a été introduit dans l’élémentaire, notamment dans les classes de CM1 et de CM2 et le démarrage a été effectif depuis le 14 janvier dernier. Cette décision qui vise à doter les jeunes élèves de compétences linguistiques dès leur plus jeune âge, constitue une phase d’expérimentation qui marque le début d’une réforme majeure dans le système éducatif sénégalais. Lors du Conseil interministériel sur la rentrée scolaire tenu en septembre dernier, le Premier ministre Ousmane Sonko avait demandé au ministre de l'Éducation de préparer une feuille de route claire et détaillée pour encadrer cette expérimentation et sa mise en place progressive. Non sans insister sur la nécessité de garantir un accès équitable à l’apprentissage de cette langue pour tous les élèves, tout en répondant aux exigences du monde professionnel.
En effet, l’école sénégalaise est confrontée à un déficit d’enseignants. Face à ce problème, le président de la République avait annoncé un programme de recrutement d’enseignants. En conseil des ministres en décembre dernier, Bassirou Diomaye Faye a demandé au « Ministre de l’Education nationale, au Ministre de la Formation professionnelle et technique et au Ministre des Finances et du Budget de finaliser dans les meilleurs délais, sous la supervision du Premier Ministre, un programme spécial de recrutement d’enseignants sur trois ans (2025, 2026, 2027), selon les spécialités et matières prioritaires ciblées ».
Dans ce cadre, le ministère de l’Education nationale a lancé le recrutement spécial de 2000 enseignants en janvier dernier pour répondre aux défis immédiats du secteur. Depuis l’installation des nouvelles autorités, des initiatives ne manquent pas allant dans le sens de moderniser le système éducatif. Bassirou Diomaye Faye évoque également plusieurs chantiers le secteur. Il a donné des instructions pour une évaluation du système éducatif dont « les programmes sont en inadéquation avec les réalités nationales, les enjeux du numérique et les besoins de l’économie nationale ». Il a aussi fait souligner la digitalisation du système éducatif, la planification, sur les cinq prochaines années, un programme de réalisation d’infrastructures scolaires adaptées et d’amélioration de l’environnement pédagogique dans toutes les académies du pays afin de régler la question des abris provisoires. Il faut dire que les maux qui minent le secteur de l’éducation, sont énormes : abris provisoires, programmes scolaires inadaptés, déficit d’enseignants, de salles de classe etc.
VERS UN NOUVEAU PROGRAMME FMI-SÉNÉGAL
Le Sénégal et le Fonds monétaire international pourraient aller vers un nouveau programme de coopération, a assuré Edward Gemayel, le chef de mission de l’institution internationale pour le Sénégal qui séjourne dans le pays (18-26 mars)
Le Sénégal et le Fonds monétaire international pourraient aller vers un nouveau programme de coopération, a assuré Edward Gemayel, le chef de mission de l’institution internationale pour le Sénégal qui séjourne dans le pays (18-26 mars). En entretien avec l’Agence sénégalaise de presse (Aps), il a réitéré également sa recommandation relative à une suppression progressive des subventions de l’énergie consommée par les ménages.
«À la suite des défaillances et des lacunes identifiées par la Cour des comptes, nous sommes en train d’identifier des réformes et mesures correctrices pour renforcer et améliorer la gestion des finances publiques, l’économie de manière générale », l’assurance est du chef de mission du Fmi Edward Gemayel dans un entretien avec l’APS. Il signale que les discussions de l’institution financière avec le Sénégal “se focalisent sur une chose : comment faire en sorte que ce qui s’est passé (la publication de données erronées) ne se reproduise plus”. “C’est la chose la plus importante”, a-t-il insisté.
Le Sénégal a exprimé la volonté d’avoir un nouveau programme de coopération avec le FMI, selon M. Gemayel. “Une fois que ce misreporting sera derrière nous, nous allons travailler à un nouveau programme que les autorités sénégalaises ont souhaité avoir avec le FMI”, a-t-il dit. Selon lui, le Sénégal n’est pas le premier pays où cela est arrivé. Il y en a d’autres en Afrique comme dans les autres continents. Il ajoute : “Nous saluons les efforts faits par les autorités sénégalaises dans un esprit de transparence.”
Dans la foulée, Edward Gemayel a déclaré que le Fonds monétaire international (FMI) va accorder au Sénégal une dérogation relative aux décaissements effectués par le pays sur la base de données erronée, ou bien lui demander de les rembourser. “À la suite de ces misreportings (déclarations erronées), nous allons remettre un rapport au conseil d’administration du FMI. Il y aura ensuite deux possibilités”, a dit M. Gemayel. “Soit le FMI va accorder une dérogation au Sénégal, sur les décaissements effectués par le pays sur la base de données erronées, en contrepartie de mesures correctrices que les autorités sénégalaises vont prendre en faisant en sorte que ce qui s’est passé ne se reproduise plus”, a-t-il précisé
Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a réitéré sa recommandation relative à une suppression progressive des subventions de l’énergie consommée par les ménages. Le gouvernement envisage d’appliquer cette recommandation récurrente du FMI en faveur d’une suppression progressive des subventions de l’énergie.
Pour rappel, l’État du Sénégal alloue ”plus de 4 % du PIB aux subventions des produits énergétiques : électricité, essence, supercarburant, gasoil et gaz butane”, indique un document publié en mai 2024 par la direction générale de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération.
Par Baba DIOP
SOUPOU KANDJA
Ton’s, bien qu’ayant débuté le Ramadan le dimanche, a décidé de fêter la Korité avec ceux qui ont commencé un jour avant. Il poussa Tata à déclencher le compte à rebours. Tata feuilleta son cahier de recettes culinaires, hérité de ses grands-parents.
Ton’s, bien qu’ayant débuté le Ramadan le dimanche, a décidé de fêter la Korité avec ceux qui ont commencé un jour avant. Il poussa Tata à déclencher le compte à rebours. Tata feuilleta son cahier de recettes culinaires, hérité de ses grands-parents. Elle commença à dresser la carte des menus. Mardi : Souloukh Mbalakha, mercredi : mafé kandja, Jeudi : Niari tchine et Vendredi : pour remercier notre Seigneur, d’un si apaisant Ramadan, un Penda Mbaye souweer à la sauce crevettes saint-louisienne. De la poitrine de Ton’s, sortit un « euskey » bien appuyé, suivi de « péleu péleup », en guise d’applaudissement. Ton’s, à la surprise générale, changea de ton. Il dit : « Tout ceci est bien mais, je décrète le menu unique. « Soupou kandja. Ndogou soupou kandja, kheud ba koor gui diékh »
Tata en grande dame qui sait flatter l’égo de son mari, acquiesça. Elle se mit au fourneau, versa quelques gouttes de permanganate dans l’eau pour désinfecter le kandja et les assortiments de piments de la cueillette du jour. Elle apprêta le poisson Beur coupé en tranches. Elle enduisit le khar bopp de nokoss, coupa le kandja en rondelles, kani projet, kani goana, kani khégn, kani thioukli, guedj yass, nététou, kong fumé et du diw tiir. Beaucoup de diwu tiir . L’odeur du soupou kandja voltait au- dessus de Ton’s qui avait les narines en éventail. Au ndogou Ton’s n’attendit pas le quinquéliba pour exiger d’être servi. Il fut doublement servi, en redemanda, lui qui disait ne pas aimer le piment. Au moment de la prière, le ventre de Ton’s grondait comme tonnerre en hivernage. Quand il se baissa, le diw tiir coula de ses narines. Affolé, son voisin de sapé, d’alerter « Ton’s sa ngi boori » et Ton’s de rétorquer : « Du boori diw tiir bila »
LA PAGAILLE DES HORS-LA-LOI
Faire en sorte que l’exploitation des hydrocarbures n’ait pas d’impacts négatifs sur l’environnement est un défi que les autorités devront réaliser. La récente fuite de gaz des champs gaziers de GTA, à Saint-Louis, montre que le risque est latent
Faire en sorte que l’exploitation des hydrocarbures n’ait pas d’impacts négatifs sur l’environnement est un défi que les autorités devront réaliser. La récente fuite de gaz des champs gaziers de Grande Tortue Ahmeyim (GTA), à Saint-Louis, montre que le risque est latent. Déjà, l’extraction des mines a causé d’importants dégâts à l’environnement, dans les différentes zones minières au Sénégal. D’ailleurs, entre décembre 2023 et septembre 2024, aucune des 484 nouvelles demandes d’exploitation minière soumises ne respecte la réglementation en vigueur.
La fuite de gaz dans les champs gaziers de Grande Tortue Ahmeyim (GTA), à Saint-Louis, quelques mois seulement après le démarrage officiel de l’exploitation, le 31 décembre 2024, remet sur la table la problématique de l’impact de l’exploitation des hydrocarbures sur l’environnement. L’Etat et l’entreprise British Petroleum (BP) ont annoncé, tout de même, la réparation de la fuite. «Ce mercredi 12 mars 2025, l’Opérateur du projet gazier GTA, BP, a notifié la réussite de l’installation de l’équipement réparant le puits A02 sur lequel une fuite avait été notifiée depuis le 19 février 2025», annonçait un communiqué du ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines. Le même document signale, par ailleurs, «que les tests et les observations réalisées indiquent l’absence de fuite. Les images satellitaires, prises après l’intervention, n’ont pas révélé de présence de bulles ou de condensats à la surface de l’eau», confirmant ainsi la réparation de la pièce défectueuse. L’impact de l’exploitation du gaz à Saint-Louis nourrit les craintes des pêcheurs artisanaux. Au temps, la Direction de l’Environnement et des Etablissements classés (DEEC), actuelle Direction de la Réglementation environnementale et du Contrôle (DREC), avait sollicité la Commission néerlandaise pour l’Evaluation environnementale (CNEE) aux fins de donner un avis indépendant sur l’Etude d’impact environnemental et social (EIES) du Projet de production de gaz naturel liquéfié (GNL) Grand Tortue / Ahmeyim. L’objectif principal était d’obtenir un avis externe sur les mesures proposées par les opérateurs pour l'atténuation ou la suppression des impacts afin de protéger l'environnement et, en particulier, les ressources halieutiques, la biodiversité et le littoral. Cet avis indépendant visait à favoriser une prise de décision informée sur l’octroi du permis environnemental. Par ailleurs, l’avis devrait contribuer à l’Évaluation environnementale stratégique (EES) du secteur pétro-gazier offshore.
Selon cette commission néerlandaise, l’Etude d’impact environnemental et social (EIES) du projet GTA a tenu compte d’une grande quantité́d’informations pertinentes qui devraient permettre des propositions de gestion argumentées et basées sur de bonnes connaissances. Néanmoins, la commission néerlandaise estime que ces informations ne sont pas toujours complètes et qu’elles n’ont pas été suffisamment exploitées. Ce constat a entrainé, selon toujours la commission, une analyse insuffisante du milieu marin et côtier, de la socio- ́economie de la sous-région de la zone du projet ainsi que de sa vulnérabilité́ face aux impacts liés au projet. Elle a constaté que l’EIES est incomplète sur les raisons des choix qui ont été́ faits dans la conception du projet. Ces lacunes dans l’information, l’analyse et la justification des choix, rendent difficiles une appréciation de la magnitude d’impacts et la pertinence des mesures de mitigations proposées. La prise en charge des inquiétudes de cette commission et des appréhensions communautaires reste un mystère. De même, note la source, l’exploitation du gaz de Saint-Louis a été lancée sans qu’une grande communication ne soit faite sur les mesures prises pour réduire les impacts environnementaux. Au même moment, un peu plus loin, l’exploitation du pétrole de Sangomar a, elle aussi, démarré et devra être conciliée avec les activités des insulaires du Delta du fleuve Saloum notamment celles de pêcheurs artisanaux, des femmes transformatrices de produits halieutiques, et la cueillette de fruits de mer, etc.
L’exploitation minière à l’origine d’un désastre écologique
Bien avant le début de l’exploitation des hydrocarbures, les ressources minières sont extraites dans plusieurs régions du Sénégal, dans des conditions qui ne respectent pas toujours la préservation de l’environnement. Dans la zone de Mboro, les populations se plaignent de pertes d’espaces agricoles, dues à des multinationales qui exploitent les terres pour extraire des minéraux, sans procéder à la réhabilitation nécessaire, contrairement aux exigences du Code de l’Environnement. Il en est de même dans plusieurs autres parties du pays. En novembre 2023, il est ressorti d’une étude de la Direction des Mines, notamment un audit des Plans de gestion environnementale (PGES) pour l’opérationnalisation du Fonds de réhabilitation des sites miniers et des carrières, que moins de la moitié des carrières a fait l’objet d’une Etude d’impact environnemental et social (EIES), soit 47% des projets de carrières, tandis que 44% de ces derniers ne disposent pas d’études et 9% ont des EIES en cours (rapport non encore validé par l’administration environnementale).
Pour les carrières n’ayant pas fait l’objet d’une étude d’impact environnemental, il s’agit notamment de celles antérieures à la loi N°2001-01 du 15 janvier 2001, portant Code de l’Environnement qui exige la réalisation d’une étude d’impact environnemental avant la mise en œuvre de tout projet miner. L’inexistence d’une EIES étant liée, selon le rapport, au manque d’informations des promoteurs sur l’obligation de réaliser, préalablement à toute activité, une étude d’impact environnemental. Comme explications, l’étude fait ressortir que certains promoteurs ont plusieurs autres carrières appartenant au même titre et ils pensent qu’il suffit d’en faire l’étude d’une seule carrière pour couvrir l’ensemble du titre. Pour les petites mines n’ayant pas fait l’objet d’une évaluation environnementale, sept (7) se trouvent dans la région de Kédougou, deux (2) à Thiès, deux (2) autres à Matam dont l’une est à Ndendory. Une autre mine se trouve à Bakel, dans la région de Tambacounda.
S’agissant des concessions minières qui n’ont pas fait l’objet d’une évaluation environnementale, on les retrouve à Thiès : deux (2) dont l’une se trouve à Darou Khoudoss, l’autre à Thicky. Il y a aussi une installation dans la Falémé à Kédougou. Pour les carrières qui n’ont pas fait l’objet d’une évaluation environnementale, plus d’une trentaine se trouve dans la région de Thiès. Trois (3) sont dans la région de Tambacounda, à Koussanar. Bafoundou et Marougoukoto sont aussi concernés. A Kédougou, on en dénombre quatre (4) : Mako, Ibel Ndebou et Dimboli. Dans la région de Dakar, Ndoukhoura Wolof accueille aussi une installation qui n’a pas fait l’objet d’une étude environnementale. A côté, il y a des carrières dont les études d’impact environnemental sont en cours. On en retrouve trois (3) dans la région de Thiès. Elles sont à Thiès, Ngoundiane et Ndébou. Neuf (9) sont dans la région de Kédougou, à Tomboronkoto, Saraya, Wassadou et Mako.
Bref, ce qui est constant dans l’étude, c’est que l’existence d’un plan d’impact environnemental ne garantit pas la disponibilité d’un plan de réhabilitation. 47% des carrières qui ont fait l’objet d’une EIES n’ont pas de plan de réhabilitation budgétisé. D’après le document, l’absence de plans de réhabilitation de certaines évaluations environnementales peut s’expliquer par le fait que l’élaboration d’un plan de réhabilitation au sein des rapports d’EIES est absente de la loi portant Code de l’Environnement en vigueur. Toutefois, des efforts de réhabilitation sont entrepris par des compagnies. A côté des compagnies, l’exploitation traditionnelle de l’or est à l’origine d’une pollution de la Falémé, obligeant l’Etat à prendre la mesure d’interdiction de la pratique de l’orpaillage sur un rayon de 500 m du cours d’eau.
Diomaye actionne son gouvernement
A signaler que la réhabilitation des sites miniers, après exploitation, est une directive de la législation sénégalaise. Un Fonds de réhabilitation des sites miniers est instauré depuis 2003, mais il n’est pas fonctionnel car n’étant pas alimenté. L’alimentation de ce fonds n’a commencé que ces dernières années. La somme mobilisée n’est pas trop importante et s’estimait, en 2023, à 1,5 milliard. Certains exploitants refusent de se soumettre à la loi, sous prétexte que leurs contrats n’intègrent pas cet aspect, car antérieurs à son adoption. L’éclaircie dans la grisaille est que les nouvelles autorités semblent avoir pris conscience du problème En Conseil des ministres du 29 janvier 2025, le gouvernement a souligné que «l’exploitation des ressources minières dans plusieurs localités du pays ne participe pas activement au développement territorial et ne profite pas aux populations locales». Voilà pourquoi, a informé le communiqué de ce Conseil des ministres, «le Président de la République a demandé aux ministres en charge des Mines, des Collectivités territoriales, des Finances, de l’Économie et de l’Environnement de procéder, sous la supervision du Premier ministre, à l’évaluation nationale de l’impact économique, social et environnemental de l’exploitation minière sur le développement des localités polarisées».
Mieux, le président de la République avait indiqué, «l’urgence de faire le point sur le Fonds d’Appui au Développement des Collectivités territoriales et les investissements en infrastructures sociales de base issus des prescriptions du Code minier ». Par ailleurs, le président Bassirou Diomaye Faye a demandé au gouvernement, «de définir avec les acteurs territoriaux un mécanisme consensuel d’amélioration des relations entre les sociétés minières et les populations à travers la préservation de l’environnement et du cadre de vie, la promotion des emplois locaux et un meilleur encadrement de la Responsabilité sociétale d’Entreprise (RSE)».
L’impact de l’exploitation des ressources extractives sur l’environnement est aussi revenu dans les discussions du Conseil des ministres du 12 mars 2025. Tout en soulignant que la transparence dans la gouvernance des ressources naturelles demeure une exigence prioritaire de l’Etat, le président de la République a rappelé «son attachement au bon fonctionnement du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE Sénégal) et au renforcement permanent de ses moyens d’intervention dans le cadre de l’exécution de ses missions». Le président Diomaye Faye a demandé à son gouvernement «de prendre toutes les mesures requises, en relation avec ITIE Sénégal, en vue de satisfaire aux nouvelles exigences de la norme ITIE 2023 en perspective de la prochaine validation du Sénégal dont le démarrage est prévu en juillet 2025 ».
Mieux, le Chef de l’Etat est revenu sur «l’importance de veiller à la gestion optimale des impacts environnementaux et sociaux de l’exploitation minière et pétrolière sur le bien-être des populations». Il a, à ce sujet, requis un bilan des Fonds miniers d’appui et de péréquation des Collectivités territoriales, ainsi que du Fonds de réhabilitation des sites miniers. Il a chargé les ministres impliqués de tenir, sous leur présidence effective, des revues sectorielles avec le Comité national ITIE afin de mieux préparer le processus de validation du Sénégal et d’informer les citoyens et l’ensemble des parties prenantes sur la gouvernance du secteur extractif.
484 demandes d’autorisation d’exploitation enregistrées non conformes et 71 demandes de renouvellement sur 77 déposees hors-la-loi
En attendant, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Biram Soulèye Diop, a révélé jeudi dernier, 20 mars 2025, qu’aucune des 484 nouvelles demandes d’exploitation minière soumises entre décembre 2023 et septembre 2024 ne respecte la réglementation en vigueur. S’exprimant lors d’un atelier consacré à la relance du hub minier régional, dans le cadre de son alignement avec l’Agenda de transformation 2050, le ministre a, par ailleurs, précisé que sur les 77 demandes de renouvellement déposées, seules 06 répondent aux exigences légales. «Tout le reste est hors la loi», a-t-il affirmé, enjoignant les entreprises concernées à se conformer aux règles en vigueur. Évoquant la répartition des titres miniers, Biram Soulèye Diop a informé que «41% des titres et autorisations sont délivrés entre la région Est et Dakar». Le même taux est octroyé dans la région de Thiès
Dès lors, il a annoncé une démarche de transparence et de réorganisation du secteur, pour une meilleure connaissance et maîtrise des activités minières par ses équipes, tout en identifiant l’ensemble des détenteurs de titres, la «mise en place des commissions chargées de collecter et d’analyser les informations nécessaires afin de permettre à l’État de disposer de données fiables sur le secteur». Cela suppose une revue exhaustive de l’intégralité des titres miniers depuis 1959. «Le rapport a été transmis au président de la République et au Premier ministre», a-t-il conclu.
L’IMPERATIF DE RACHAT POUR LES LIONS
Neutralisés il y a trois jours à Benghazi (Libye) par le Soudan (0-0), le Sénégal accueille le Togo ce mardi ( 21h) au stade Abdoulaye Wade, en match comptant pour la 6e journée des qualifications pour la Coupe du monde 2026.
L’équipe du Sénégal poursuit la course vers la qualification au Mondial 2026 en accueillant, ce mardi 25 mars au stade Abdoulaye Wade (21h), celle du Togo pour le compte de la 6e journée. Neutralisés samedi par le Soudan et doublés par la RD Congo dans le groupe B, les Lions auront l’obligation de se racheter et de convaincre leur public après une performance jugée décevante à Benghazi. A défaut de compliquer davantage le parcours dans ces éliminatoires déjà mal engagés avec deux victoires et trois matchs nuls.
Neutralisés il y a trois jours à Benghazi (Libye) par le Soudan (0-0), le Sénégal accueille le Togo ce mardi ( 21h) au stade Abdoulaye Wade, en match comptant pour la 6e journée des qualifications pour la Coupe du monde 2026. Avec deux victoires et trois matchs nuls à son actif qui les relèguent désormais à la 3e place (9 points) du groupe B derrière le Soudan (1er, 11 pts) et la RD Congo (2e,10 pts), le bilan n’est pas reluisant à l’heure d’affronter les Eperviers togolais.
S’ils gardent encore leur destin en main, les Lions n’auront d’autre alternative que d’assurer les trois points qui leur permettront de rebondir et de relancer idéalement la course à la qualification. Ce match retour devant leur public sera également mis à profit pour les partenaires de Sadio Mané pour convaincre sur leur jeu. Surtout après une prestation jugée indigeste pour ne pas dire décevante. Nombre de supporters et d’observateurs n’ont en tout cas pas manqué d’étaler leur dépit après le match nul vierge. Si ce n’est pour ensuite contester le système tactique qui a été mis en place, le choix ou encore pour relever le manque criard d’efficacité noté devant les buts. Quoiqu’il en soit le coach des Lions doit impérativement apporter des changements en revoyant son animation au milieu de terrain qui a enregistré le forfait de Pape Guèye. Tout comme la ligne d’attaque qui, selon les observateurs, n ’a pas été à niveau afin de donner entière satisfaction.
Certes, historiquement, le Sénégal a souvent pris le dessus mais le Togo reste une des équipes qui a souvent été difficile à jouer. Il suffit que de se rappeler de cette double confrontation de 2025 où les Eperviers d’Emmannuel Adebayor avait réussi, sur le chemin du Mondial-2006 en Allemagne, à barrer la route au Sénégal en l’accrochant à Dakar (2-2).Avec 9 pts au compteur, le Sénégal ne peut pas se permettre de concéder un autre faux pas à domicile.
A défaut de compliquer un peu plus sa course vers une troisième qualification d’affilée au Mondial. D’autant que le Soudan qui affronte, en même temps le Soudan du Sud, lanterne rouge du groupe, (2 pts), tient une bonne opportunité de conforter sa place de leader à quatre journées de la fin des éliminatoires.
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE MARDI 25 MARS 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, L'Observateur, Libération, Enquête, Vox Populi, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien,