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5 avril 2025
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UN SYSTÈME MACROÉCONOMIQUE À ÉCLATER
"C'est une illusion de croire qu'en augmentant le taux de croissance, vous allez significativement réduire le chômage". Ndongo Samba Sylla démonte les mythes économiques dominants et expose les mécanismes d'un Sénégal dans la dépendance
L'économiste du développement Ndongo Samba Sylla pense sans ambages qu'il faut "éclater" tout le système macroéconomique du Sénégal. Invité de l'émission À contrecourant sur l'AS Tv, le chercheur connu pour son militantisme pour la souveraineté monétaire trouve que c'est un cadre qui ne permet aucun développement économique.
Il est un économiste qui refuse les idées reçues et aime questionner, critiquer voire battre en brèches les modèles de développement ambiants, surtout ceux qui sont proches du système néolibéral. Disséquant le système économique du Sénégal, Ndongo Samba Sylla fait un sévère réquisitoire de son cadre macroéconomique. Ainsi, sans langue de bois, il soutient : "Le cadre macroéconomique que nous avons ne permet aucun développement économique digne de ce nom. On va tourner en rond, nous endetter en monnaie étrangère".
À l'en croire, il ne peut pas comprendre que le Sénégal paye sur son budget 2 900 milliards. Le budget de l'éducation nationale pour l'année, c'est plus de 900 milliards. "Alors que les intérêts sur la dette, c'est 900 milliards. Le budget de la santé presque 300 milliards. Donc vous dépensez 10 fois plus pour payer la dette que pour la santé. Quel développement voulez-vous avoir ? Et c'est une tendance qui va se perpétuer", s'indigne l'auteur de l'Arme invisible de la Françafrique, une histoire du Fcfa.
Il ajoute : "À un moment, il faut dire stop. Nous devons mobiliser nos ressources, et quand je dis mobiliser nos ressources, cela suppose que nous avons notre banque centrale, nous avons notre système financier et on alloue les ressources en partant des expertises que nous avons. Quand on veut construire des écoles par exemple, partons d'abord des ressources réelles que nous avons. Tout ce que vous pouvez faire vous-même, il n'y a que vous-même qui pouvez financer ça. Ce n'est pas l'extérieur. Si l'extérieur vous donne l'argent, tant mieux, ça va financer d'autres importations mais ça ne va pas financer ces projets-là".
De son avis, c'est de cette manière qu'il sera possible de créer des emplois pour les jeunes. S'exprimant en outre sur la croissance du Sénégal, il souligne que la loi d'Okun (elle décrit une relation linéaire empirique entre le taux de croissance et la variation du taux de chômage) ne s'applique pas aux pays en voie de développement.
"L'exemple que je donne souvent, c'est la Sierra Leone qui, vers 2013, 2014, avait commencé à exploiter le minerai de fer. Elle a dû enchaîner deux années où il y avait plus de 10% de taux de croissance, et une année même 20% de taux de croissance. Mais cette croissance, la population n'en a pas bénéficié parce que les multinationales qui opéraient dans ce secteur extractif avaient trouvé des failles pour ne rien payer comme taxes, impôts, redevances et autres. Et quand il y avait Ebola dans le pays, on pouvait compter le nombre d'ambulances. La croissance en tant que telle, cela ne veut absolument rien dire", renseigne l'économiste non sans faire savoir que ce qu'il faudrait voir, c'est secteur par secteur. Car d'après lui, ce qui tire la croissance à long terme, c'est le secteur industriel manufacturier.
"C'est une illusion de croire qu'en augmentant le taux de croissance, vous allez significativement réduire le chômage"
"C'est une illusion de croire qu'en augmentant le taux de croissance, vous allez significativement réduire le chômage", prévient l'ancien de la fondation Luxembourg. Proposant des solutions, Ndongo Samba Sylla déclare : "La question de l'emploi, elle se pose différemment à la périphérie. La seule manière de créer des emplois, c'est de mettre en place une garantie d'emploi. Qu'est-ce que cela veut dire une garantie d'emplois ? Cela veut dire que l'État qui a sa propre monnaie va dire que la constitution dit que tout le monde a droit à un emploi décent."
Et il dit : "Les collectivités locales, arrangez-vous pour déterminer vos besoins en termes d'emplois sans concurrencer le secteur privé. Et l'État peut financer cela. Et quand ces gens trouveront mieux ailleurs, ils partiront du dispositif. Ça permet de mobiliser toute la force de travail. Tout le monde est au travail et avec le même niveau de productivité partout. Et il y a une demande et un pouvoir d'achat. Actuellement, pourquoi on ne peut créer des emplois ? Parce que le secteur privé est beaucoup trop exigu. Et le secteur privé est exigu parce que le marché intérieur est étroit".
Selon lui, la plupart des gens sont pauvres, ils n'ont pas de pouvoir d'achat. Les entreprises, explique-t-il, qui naissent vont mourir parce qu'il n'y a pas de débouchés. "Donc d'où peuvent venir les débouchés ? Il ne peut pas venir de l'extérieur parce que nous ne sommes pas compétitifs pour plusieurs raisons. Mais qui peut injecter ce pouvoir d'achat ? Il n'y a que l'État. Mais si vous êtes dans le cadre de l'UEMOA où on vous dit que l'État ne doit pas faire de déficit, cela veut dire que vous n'aurez pas de développement", analyse Dr Sylla.
"Contrairement à ce que les gens pensent, le déficit est une injection nette de pouvoir d'achat"
Et l'ancien pensionnaire du Prytanée militaire de Saint-Louis de révéler : "Le déficit, contrairement à ce que les gens pensent, est une injection nette de pouvoir d'achat. Quand l'État dit que j'ai fait 100 milliards de déficit, cela veut dire que moi, j'ai apporté comme contribution financière 100 milliards. Donc si vous êtes dans un système où on vous dit on ne veut pas de déficit, c'est un système qui dit que je ne veux pas que les entreprises croissent. Quand l'État ne fait pas déficit, cela veut dire que l'État n'apporte rien à l'économie. C'est l'État colonial, il n'apporte rien".
Néanmoins, l'iconoclaste chercheur se veut clair. "Maintenant il ne faut pas faire du déficit pour faire du déficit, le déficit doit être ciblé et tenir compte de l'impact sur la balance de paiement. C'est tout cela l'art de la planification", prévient-il.
"L'emploi, ce n'est pas une question d'employabilité. Ça, c'est une explication farfelue"
Dans le même ordre d'idées, Ndongo Samba Sylla trouve simpliste de penser que le chômage est lié à une question d'employabilité. "L'emploi, ce n'est pas une question d'employabilité. Ça, c'est une question farfelue."
"Tous les jeunes dont on dit qu'ils n'ont pas d'emploi, par chance quand ils traversent le Nicaragua pour arriver aux États-Unis, ces gens ont tout de suite des emplois. Donc dans les pays avancés, avec des technologies avancées, ces gens qui n'ont pas été formés, trouvent des emplois. Vous allez à New-York, vous trouvez beaucoup de livreurs sénégalais. Ces gens ont des emplois dans des pays avancés très riches et ici, on ne peut rien pour vous parce que vous n'êtes pas employables", fulmine-t-il.
Poursuivant son argutie, il note que l'emploi, c'est une question macroéconomique, c'est une question de demande. "Les entreprises privées font du profit. Et si les entreprises ne peuvent pas espérer faire du profit, elles ne vont pas employer. Et pour faire du profit, l'État doit soutenir les entreprises privées. Mais l'État soutient les entreprises privées non pas en les taxant mais en dépensant net pour les entreprises privées, c'est-à-dire qu'on vous prélève 100 mais on dépense 150", prône-t-il.
Et Sylla de rappeler pour s'en désoler : "Mais maintenant, vous êtes dans un cadre macroéconomique qui vous dit : nous ne voulons pas de déficit, ce qui nous intéresse, c'est de mettre la parité fixe avec l'euro, donc il n'y a pas de crédits. Ou quand on vous donne des crédits, c'est à des taux de 15%, 16%. Mais quelle économie voulez-vous avoir ? C'est pourquoi je dis que tout ce cadre, il faut l'éclabousser".
"Il faut mettre en place un cadre économique de souveraineté monétaire"
De l'avis de Ndongo Samba Sylla, il faut mettre en place un cadre national de souveraineté monétaire, et un cadre de planification de politique industrielle. Et faire attention aux dépenses publiques et à leurs conséquences en termes d'inflation et sur la balance des paiements. C'est tout l'art de la gestion macroéconomique, parce que tout ce que vous pouvez faire vous-même, vous n'avez pas besoin d'un dollar de l'extérieur. Et quand vous employez tous vos jeunes, vous leur donnez la possibilité de s'employer, ils ont un pouvoir d'achat, vous pouvez canaliser ce pouvoir d'achat pour acheter les produits sénégalais et c'est comme ça que vous créez un cercle vertueux", préconise-t-il non sans signaler qu'avec ce modèle, les entreprises vont croître, et certains qui étaient dans les dispositifs de garantie d'emplois, qui ont été formés, vont être recrutés par le secteur privé. "C'est comme ça qu'on avance. Les problèmes économiques que nous avons sont différents de ceux des pays".
L'ANACIM ANNONCE UN ÉPISODE DE FROID ET DES PLUIES FAIBLES
La probabilité de ces pluies est « plus élevée dans le nord-est et le centre, y compris Dakar, entre la soirée de ce lundi 23 décembre et la journée du mercredi 25 décembre 2024 ».
La majeure partie du territoire sénégalais sera touchée dans les heures à venir, par des pluies faibles à localement modérées, avec « une sensation de fraicheur (…) particulièrement marquée dans les zones côtières », ainsi que sur les localités du centre et du nord, annonce l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
Entre la journée de lundi et celle de jeudi, « le ciel sera généralement nuageux à couvert accompagné d’une baisse notable des températures journalières sur l’ensemble du territoire, avec des températures maximales en dessous de 30°C par endroits », annonce-t-elle dans un bulletin météo spécial.
Elle souligne que la sensation de fraicheur sera surtout forte sur les zones côtières et les localités du centre et du nord (Dakar, Saint-Louis, Podor, Matam, Linguère, Louga, Diourbel, Thiès, etc.).
Selon la météo, « des pluies faibles à localement modérées sont attendues sur la majeure partie du pays ».
La probabilité de ces pluies est « plus élevée dans le nord-est et le centre, y compris Dakar, entre la soirée de ce lundi 23 décembre et la journée du mercredi 25 décembre 2024 ».
« A cet effet, une vigilance s’impose car la combinaison de la baisse des températures et des risques de pluie pourrait engendrer des impacts significatifs, notamment dans le secteur de l’élevage et d’autres activités sensibles », recommande l’ANACIM.
par Farid Bathily
DANS L'UTAH, LE BUSINESS DES SOSIES DE JÉSUS EXPLOSE
Une nouvelle industrie singulière émerge au cœur de cet État de l'Ouest de l'Amérique, transformant des hommes barbus aux cheveux longs en incarnations contemporaines du Christ pour des séances photos familiales
Dans cet État de l'Ouest américain profondément mormon, les familles s'arrachent les services d'hommes aux traits particuliers pour incarner le Christ sur leurs photos.
À la veille de Noël, alors que le monde chrétien se prépare à célébrer la nativité, certains habitants de l'Utah voient déjà le Christ apparaître sous les traits d'hommes barbus aux cheveux longs.
Dans cet État conservateur des États-Unis, dont l’ancien candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney est le sénateur, cette représentation traditionnelle du Christ a fait naître une nouvelle profession : celle des sosies de Jésus.
Un récent reportage du Wall Street Journal sur place éclaire cette tendance née il y a quelques années et devenue aujourd’hui un véritable phénomène social, avec des enjeux financiers non négligeables.
En effet, un modèle de Jésus peut facturer jusqu’à 200 dollars de l'heure pour apparaître sur les photos de famille, les faire-part de mariage ou les cartes de Noël. On les retrouve marchant aux côtés des couples nouvellement fiancés dans les champs, jouant avec les enfants.
Une quête frénétique
Certains modèles, comme Terry Holker, se sont retrouvés dans des situations délicates lorsque des passants les ont pris pour le véritable Jésus. "Vous savez que je ne suis pas le vrai Jésus, n'est-ce pas ?", a-t-il dû rappeler à une femme qui cherchait d’après des propos rapportés par le Wall Street Journal, "un signe divin".
"La plupart des chrétiens ont des œuvres d'art chrétiennes chez eux. C'est une façon de rendre cela plus personnel, plus adapté à chacun", explique au Wall Street Journal, la photographe MaKayla Avalos, dont les photos des enfants avec le frère d’une amie engagé comme sosie de Jésus en 2020, avait suscité grand engouement.
Cette femme de 28 ans qui a depuis photographié une soixantaine de familles avec des modèles sur l'île d'Antelope, dont les paysages rappellent ceux du Moyen-Orient antique – en référence à l'environnement dans lequel Jésus aurait vécu – croule désormais sous les demandes.
Cette quête d’un Jésus des temps modernes est d’autant plus intense que l’Utah, région sous influence mormone, manque de profils adéquats. Pour cause, les hommes en service à l'Église – l'un des plus grands employeurs de cet État – doivent se raser quotidiennement et ainsi garder les cheveux courts.
Une représentation mythifiée
Pour ces modèles de plus en plus sollicités, incarner Jésus va bien au-delà d'une simple prestation. Jai Knighton, mannequin professionnel de 32 ans, l'a découvert lorsqu'un client lui a demandé d'être "la personne la plus christique possible, sinon les gens pourront voir à travers les photos que ce n'est pas réel."
Cette activité atypique soulève la question de l'évolution historique des représentations de Jésus dans l'art religieux. Si les premiers chrétiens, fidèles aux préceptes judaïques, refusaient toute représentation divine, l'image du Christ s'est transformée au fil des siècles.
Selon de nombreux historiens, le Jésus barbu aux cheveux longs, si populaire aujourd'hui, est le fruit d'une construction progressive, mêlant influences artistiques, considérations théologiques et évolutions culturelles, alors même qu'aucune description physique de lui ne figure dans les textes bibliques.
MALICK NDIAYE SALUE LE TRAVAIL DES DÉPUTES SUR LE BUDGET
Après une semaine de travaux intensifs, la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire élargie de l’Assemblée nationale a bouclé, ce dimanche, l’examen et l’adoption des projets de budgets de tous les ministères ainsi que du Projet de Loi de Finance
Après une semaine de travaux intensifs, la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire élargie de l’Assemblée nationale a bouclé, ce dimanche, l’examen et l’adoption des projets de budgets de tous les ministères, ainsi que du Projet de Loi de Finances 2025. À cette occasion, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Malick Ndiaye, a adressé des remerciements appuyés aux députés et à toutes les parties prenantes pour leur dévouement exemplaire.
Dans un calendrier particulièrement serré, la Commission a examiné et adopté successivement les budgets des différents ministères. Samedi 21 décembre 2024 : Adoption des budgets des ministères de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions. Dimanche 22 décembre 2024 : Validation des budgets des ministères des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, des Forces armées, de la Santé et de l’Action sociale, des Finances et du Budget. Ce même jour, les Dépenses communes et le Projet de Loi de Finances 2025 ont également été adoptés.
Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Malick Ndiaye, a tenu à féliciter les députés pour leur engagement et leur sens élevé de la République. Il a salué leur capacité à travailler sous pression tout en produisant des résultats de qualité. « Je remercie chaleureusement l’ensemble des députés pour leur dévouement et leur engagement exemplaires, malgré les délais serrés. Leur sens élevé de la responsabilité et de la République ont permis l’adoption de ce budget crucial pour notre pays. »
Monsieur Ndiaye a également adressé des remerciements au personnel administratif de l’Assemblée pour leur soutien indéfectible et leur professionnalisme tout au long des travaux.
Dans son allocution, le Président de l’Assemblée nationale a également félicité les ministres et leurs équipes pour leur disponibilité et leur collaboration avec les députés, permettant ainsi une compréhension approfondie des priorités budgétaires.
L’AES REJETTE LES DECISIONS DE LA CEDEAO
Les tensions entre la Cédéao et l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont intensifiées après la décision de la Cédéao de prolonger de six mois le retrait des trois pays membres de l’AES, une mesure vivement critiquée par cette dernière ...
Les tensions entre la Cédéao et l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont intensifiées après la décision de la Cédéao de prolonger de six mois le retrait des trois pays membres de l’AES, une mesure vivement critiquée par cette dernière comme visant à freiner sa souveraineté.
La tension reste vive entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Les chefs d’État de l’AES ont fustigé, dimanche, la décision de la Cédéao de proroger de six mois le retrait des trois pays de l’organisation. Qualifiée d’« unilatérale », cette mesure est perçue par les dirigeants de l’AES comme une tentative de freiner leur démarche souverainiste tout en permettant la poursuite de plans déstabilisateurs à leur encontre.
Lors de leur 66e session ordinaire à Abuja, les chefs d’État de la Cédéao ont pris acte de ce retrait et accordé un délai supplémentaire de six mois pour tenter de revenir sur cette décision. Les présidents du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, et du Togo, Faure Gnassingbé, ont été chargés de mener des discussions pour une réintégration éventuelle des trois pays au sein de l’organisation régionale.
Les dirigeants de l’AES ont également affirmé avoir pris de nouvelles mesures pour faire face aux menaces sécuritaires croissantes dans leur espace.
Dans une déclaration signée par le Général Assimi Goïta, président en exercice de l’AES, les chefs d’État dénoncent des actions de déstabilisation attribuées à des puissances étrangères, notamment la France, et soutenues par certains acteurs de la sous-région.
En réponse à ces menaces, l’AES a annoncé plusieurs mesures : les forces de défense et de sécurité des trois pays membres seront placées en état d’alerte maximale, l’espace confédéral de l’AES sera désigné comme un « théâtre unique d’opérations militaires » pour renforcer la coordination des actions de défense, et les populations des trois États sont invitées à signaler tout comportement suspect et à rejeter toute tentative d’enrôlement dans les groupes terroristes.
Les dirigeants de l’AES ont aussi exprimé des inquiétudes concernant la réorganisation de groupes terroristes opérant dans le Bassin du Lac Tchad et dans des zones frontalières sensibles, notamment les corridors Niger-Nigeria, Niger-Bénin et Niger-Burkina Faso. Ils affirment que ces groupes bénéficient du soutien financier et logistique de puissances étrangères.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre le Niger et le Nigéria. Le 18 décembre, le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a convoqué la chargée d’affaires nigériane à Niamey pour dénoncer des actes de déstabilisation présumés, dont des attaques contre le pipeline Niger-Bénin et la création de camps militaires près de la frontière. Ces accusations ont été rejetées par les autorités nigérianes.
Dans ce climat de tensions régionales, le Collège des Chefs d’État de l’AES a réaffirmé son engagement à défendre la souveraineté et la dignité des peuples de la Confédération, appelant à une mobilisation générale pour préserver l’intégrité territoriale de leurs États et dénonçant les pratiques néocoloniales déguisées sous des initiatives militaires.
IL NE FAUT PAS CONSIDÉRER LA HAUTE COUR DE JUSTICE COMME UN TRIBUNAL POLITIQUE
Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, Abdoul Maliky Bousso, chargé de programme au Forum Civil, a mis en lumière des sujets d’actualité brûlants, notamment la révocation de Barthélémy Dias, les réformes judiciaires, et la gestion des ressource
Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, Abdoul Maliky Bousso, chargé de programme au Forum Civil, a mis en lumière des sujets d’actualité brûlants, notamment la révocation de Barthélémy Dias, les réformes judiciaires, et la gestion des ressources minières. Parmi ses interventions, il a insisté sur l’importance de ne pas considérer la Haute Cour de Justice comme un tribunal politique.
Selon M. Bousso, la Haute Cour de Justice, bien qu’établie par l’Assemblée nationale, n’a pas vocation à être un outil partisan. « Elle doit juger les hommes politiques pour des actes commis dans le cadre de la loi, et non pour des raisons politiques. La reddition des comptes est une obligation légale qui doit être menée dans l’intérêt général des populations, » a-t-il affirmé. Comparant la Haute Cour de Justice sénégalaise à des institutions similaires aux États-Unis et en France, il a souligné qu’elle s’inscrit dans une logique juridique et non idéologique.
Interrogé sur la composition actuelle de l’Assemblée nationale et les potentielles polémiques, Abdoul Maliky Bousso a défendu le rôle des députés, affirmant qu’ils travaillent avec des experts en droit pour assurer la conformité des procédures. Il a toutefois appelé la société civile à accompagner ces parlementaires afin qu’ils mènent à bien leurs missions.
Concernant les réformes, il a estimé qu’il serait pertinent d’envisager des mécanismes permettant aux tribunaux ordinaires de juger les ministres pour certains actes. Cependant, il a rappelé qu’assumer des responsabilités étatiques implique d’être jugé dans un cadre adapté, distinct de celui des citoyens ordinaires.
Sur la révocation de Barthélémy Dias M. Bousso a analysé cette affaire sous deux angles. D’un point de vue politique, il s’est interrogé sur l’inaction des autorités précédentes et leur décision de laisser l’affaire traîner jusqu’à aujourd’hui. Sur le plan judiciaire, il a regretté que le jugement rendu depuis 2014 n’ait pas été exécuté plus tôt, soulignant que le mélange entre les agendas politiques et judiciaires est à l’origine de ce retard. Il a également appelé à des réformes, notamment l’instauration d’un juge de l’application des peines pour éviter de telles situations.
M. Bousso a salué la démarche du président de la République concernant la publication des rapports de contrôle, tout en déplorant que ceux de l’Inspection Générale d’État (IGE) ne soient toujours pas rendus publics. Il a insisté sur l’importance de cette publication pour respecter la loi et garantir la transparence dans la gestion des affaires publiques. « C’est une question de principe », a-t-il martelé, rappelant que l’information des citoyens est un droit fondamental.
Abordant la part de l’État dans les entreprises minières, Abdoul Maliky Bousso a estimé que les 10 à 15 % actuels ne suffisent pas à produire les effets escomptés. Il a plaidé pour une augmentation de cette part, conformément aux possibilités légales, et pour que 50 % des commandes des entreprises minières bénéficient aux sociétés sénégalaises d’ici 2030. Mettant en lumière la pauvreté des populations vivant sur des terres riches en ressources, il a appelé l’État à mieux encadrer l’exploitation minière afin que les retombées profitent directement à ces communautés.
BURKINA FASO ADOPTE UNE LOI D’AMNISTIE POUR LES AUTEURS DU PUTSCH DE 2015
Le gouvernement burkinabè a adopté un projet de loi portant conditions d’octroi de la grâce amnistiante aux auteurs – essentiellement des militaires - du coup d’Etat de septembre 2015, a-t-on appris de source officielle.
Le gouvernement burkinabè a adopté un projet de loi portant conditions d’octroi de la grâce amnistiante aux auteurs – essentiellement des militaires - du coup d’Etat de septembre 2015, a-t-on appris de source officielle.
Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les Institutions, Garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, a expliqué vendredi lors d’une conférence de presse que la volonté du gouvernement est de permettre aux soldats impliqués dans les faits du coup d’État manqué des 15 et 16 septembre 2015, et qui font preuve d’"engagement" sur le théâtre de la lutte contre le terrorisme, de profiter de la faveur de la grâce amnistiante.
Bayala a soutenu que cette situation qui va augmenter l’"engagement et le sens du sacrifice" des auteurs du coup d’Etat dans cette lutte contre l’hydre terroriste où il est fait appel à toutes les forces et intelligences.
"Les enfermements systématiques ne sont pas une bonne politique pénale. La vision globale impulsée par le Président du Faso est une justice beaucoup plus réparatrice que punitive", a souligné le ministre.
"Cette loi, qui efface totalement la peine, permettra à ceux qui remplissent les conditions de progresser dans leur carrière", a-t-il ajouté, précisant toutefois que les dommages et intérêts resteront à la charge des amnistiés.
Les 15 et 16 septembre 2015, alors que le Burkina Faso s’apprêtait à organiser des élections devant mettre fin à la période de transition entamée après la chute de l’ancien président Blaise Compaoré, des militaires proches de ce dernier et conduits par le général Gilbert Diendéré tentent de renverser les autorités.
Une quinzaine de morts et plus de 250 blessés ont été enregistrés lors de ces évènements.
Plus de 80 personnes, majoritairement des militaires et des hommes politiques, ont été poursuivies et condamnées en 2019 par le Tribunal militaire pour des faits relatifs à l’atteinte à la sûreté de l’Etat et autres infractions connexes.
Les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, accusés d’être les principaux instigateurs du coup d’Etat, avaient été respectivement condamnés à vingt ans et dix ans de prison ferme. M. Diendéré est toujours détenu en prison alors que M. Bassolé vit en exil en France.
Le ministre en charge de la justice, Edasso Rodrigue Bayala, a rappelé vendredi lors de sa conférence de presse que parmi les condamnés, certains ont purgé leurs peines et ont rejoint leur unité ou services d’origine où ils contribuent aux opérations de reconquête du territoire ; d’autres ont fait appel et sont toujours en attente de jugement.
"Compte tenu des procédures judiciaires toujours en cours, ce projet de loi vise à lever les obstacles qui constituent un frein à leur carrière en termes de promotion et à encourager ces personnes pour leur engagement patriotique et leur sacrifice pour la défense de la Nation", a-t-il conclu.
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LA DECHEANCE DE BARTHELEMY DIAS POURRAIT ETRE EVITEE
Invité de l’émission Grand Jury hier sur RFm, le leader de AG/JotnA, me Moussa Diop n’a pas fait dans la langue de bois concernant la radiation de Barthélémy Dias à l’Assemblée nationale suivi de sa révocation de ses fonctions de maire de Dakar.
Invité de l’émission Grand Jury hier sur RFm, le leader de AG/JotnA, me Moussa Diop n’a pas fait dans la langue de bois concernant la radiation de Barthélémy Dias à l’Assemblée nationale suivi de sa révocation de ses fonctions de maire de Dakar. Selon l’avocat, il y a un parfum de revanche politique dans cette affaire.
L’affaire Barthélémy Dias continue de défrayer la chronique. Et les juristes sénégalais ont des points de vue différents aussi bien sur la radiation de “Dias fils” de l’Assemblée nationale que sa déchéance à la mairie de Dakar.
Invité de l’émission Grand Jury hier, le leader de AG/JOTNA, Me Moussa Diop a estimé qu’en vertu de l’article L277 du Code électoral, tout électeur communal peut saisir le préfet pour faire constater l’inéligibilité d’un maire afin de le faire déchoir de son mandat de conseil municipal et par ricochet de maire. Et que cela pouvait être relevé à tout époque pourvu que l’inéligibilité perdure. C’est ainsi, note l’avocat, que le préfet a pris la décision de révoquer Barthélémy Dias de ses fonctions de maire de Dakar. Me Moussa Diop précise cependant que le recours contre la décision du préfet n’est pas suspensif.
Revenant sur la décision du Conseil constitutionnel du 11 octobre 2024 suite aux recours déposés contre Ousmane Sonko et Barthélémy Dias pour leur empêcher de participer aux dernières législatives, Me Moussa Diop soutient que le Conseil constitutionnel ne s’était pas en effet prononcé sur l’éligibilité ou l’inéligibilité des deux candidats.
A l’en croire, la juridiction constitutionnelle s’était prononcé sur la recevabilité des demandes formulées contre ces deux têtes de liste de candidats en indiquant que les saisissant n’avaient pas qualité pour agir. Et qu’il appartenait au ministère chargé des élections de faire cette saisine. Ainsi, souligne-t-il, la question de l'éligibilité reste non tranchée. Le leader de AG/JOTNA dit cependant qu’il est contre la politisation de l’administration et l’instrumentalisation de la justice.
Sa conviction, dit-il, dans cette affaire, il y a un parfum de revanche politique. Il pense ainsi qu’il ne faudrait pas que ce qu’ils avaient combattu à l’opposition perdure. Sur la radiation de Barth à l’Assemblée nationale, Me Moussa Diop soutient qu'il y a un vice de procédure dans la mesure où le Conseil constitutionnel devrait être saisi comme le prévoit l’article 198 du Code électoral. “Le Conseil constitutionnel ne semble pas être saisi dans cette affaire. Or, en cas de radiation, le bureau de l’Assemblée nationale doit saisir le conseil constitutionnel”, répète-t-il. Me Diop de marteler que quand on parle de rupture, il faudrait éviter que les pratiques d’antan perdure. C’est pourquoi, souligne-t-il, la déchéance du maire de Dakar pourrait être évitée sachant qu’il est inéligible désormais à toute élection qui va venir et qu’il ne pourra pas se présenter.“Il lui restait deux ans pour terminer son mandat de maire. Les questions de borne fontaine politique ne doivent pas nous pousser à dire que telle personne n’est plus avec moi ne doit plus gérer avec moi”, a-t-il affirmé. Non sans assurer qu’il se dressera contre tout acte qui n’ira pas dans le sens de la rupture.
“LA COALITION DIOMAYE PRESIDENT EST PERIMEE”
Par ailleurs, parlant de la coalition Diomaye Président, Me Moussa Diop estime qu’il est périmé à partir du moment où Sonko a préféré mettre de côté ceux qui l’ont accompagné à la victoire du 24 mars pour chercher des gens qui étaient contre sa candidature et qui l’ont mis en prison. “Certains ont été démarchés par Sonko. Et c’est cela qu’on combattait, la transhumance. Juste pour vouloir gagner, il est allé prendre tout le monde”, déplore-t-il. Selon lui, il ne fait pas partie de ceux qui vont prendre leur tapis de couchage pour aller toquer la porte du bureau de Sonko pour se faire embarquer alors qu’ils n’ont rien fait pour la victoire de mars 2024 ou qu’ils étaient même dans les coalitions opposés à la veille des législatives faisant allusion à Déthié Fall. “Aujourd’hui, Sonko ne veut plus de Diomaye Président. Ceux qui sont restés là-bas actuellement sont dans l’attente de quelque chose. C’est tout”, tance-t-il. Il souhaite en définitive à Sonko et Diomaye plein succès non sans les inviter à travailler et à éviter les polémiques inutiles.
AFFAIRE 1000 MILLIARDS, MACKY FERA RECOURS A LA JUSTICE
Macky Sall a décidé de ne pas en rester là. Il compte déposer une plainte en ce qui concerne le document présenté comme le relevé de son compte bancaire dans lequel seraient localisés les 1000 milliards de francs Cfa dont parlait Ousmane Sonko.
Macky Sall a décidé de ne pas en rester là. Il compte déposer une plainte en ce qui concerne le document présenté comme le relevé de son compte bancaire dans lequel seraient localisés les 1000 milliards de francs Cfa dont parlait Ousmane Sonko.
Il y a quelques jours, un fichier présenté comme un relevé du compte bancaire de Macky Sall, faisait le buzz sur les réseaux sociaux. Ledit fichier est présenté comme le relevé retraçant les 1000 milliards de francs Cfa "volés par Macky Sall" et évoqués par le premier ministre Ousmane Sonko. L'ancien président de la République a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux.
Selon Jeune Afrique qui donne l’information, Macky Sall va déposer une plainte contre X après la diffusion, mi-décembre de ce document sur les réseaux sociaux. Il s’agit là, d’une offensive judiciaire qu’il promet plus vaste. «On vient siffler la fin de la récréation. Macky Sall est décidé à ne plus rien laisser passer», annonce Me Antoine Vey, avocat de l'ancien président.
La plainte sera déposée ce lundi 23 décembre devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, informe la même source. Et selon l’avocat, ce n’est qu’un premier pas.
LE MINISTRE DE LA JUSTICE DEMANDE AUX PROCUREURS DE TEMPERER
Les prisons sénégalaises sont dans un état critique. Elles font face à un surpeuplement sans commune mesure. C’est pourquoi, les autorités judiciaires ont décidé d’agir pour juguler ce fléau.
Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne a adressé, le 8 novembre dernier, une circulaire placée sous le sceau de la confidentialité à tous les Procureurs généraux près des cours d'appel, les procureurs de la République près des tribunaux de grande instance, et les délégués du procureur près des tribunaux d'instance, pour leur demander de rationaliser la délivrance des mandats de dépôt. C’est une manière pour la chancellerie de faire face au surpeuplement dans les établissements pénitentiaires.
Les prisons sénégalaises sont dans un état critique. Elles font face à un surpeuplement sans commune mesure. C’est pourquoi, les autorités judiciaires ont décidé d’agir pour juguler ce fléau.
Dans une circulaire confidentielle adressée aux membres du parquet et dont “L’AS” détient une copie, le ministre de la Justice indique que les établissements pénitentiaires ont depuis longtemps atteint leur capacité d'accueil.
A titre d'exemple, souligne-t-il, à la date du 10 septembre 2024, la Maison d'Arrêt de Rebeuss comptait 3257 détenus pour une capacité d'accueil de 1800 pensionnaires. A la date du 16 octobre 2024, ajoute-t-il, l'effectif journalier des détenus incarcérés à la Maison d'Arrêt et de Correction (MAC) de Thiès était de 1223 détenus soit un dépassement de 591 détenus par rapport à sa capacité d'accueil. Ainsi, le ministre Ousmane Diagne estime que les difficultés d'hébergement liées à la surpopulation carcérale prévalent actuellement dans tous les établissements pénitentiaires du pays.
Poursuivant, le ministre de la Justice soutient que le surpeuplement de ces lieux de détention oblige les autorités judiciaires à un véritable changement de pratique voire de politique dans le traitement des affaires pénales notamment pour ce qui est du recours au mandat de dépôt. La preuve, souligne-t-il, durant la période allant du 20 au 30 septembre 2024, 461 mandats de dépôt, tous en direction de la Maison d'arrêt de Rebeuss ont été enregistrés. Il faut aussi relever que la majorité de ces mandats émanent des juges d'instruction, renchérit-il. A l'échelle nationale, il est noté que les établissements pénitentiaires comptent au 21 octobre 2024, 14513 pensionnaires. Au regard de cette situation, le ministre Ousmane Diagne estime qu’il est devenu quasiment impossible de se conformer aux exigences légales et aux standards internationaux établis en termes de bonnes conditions de détention. En outre, dit-il, ce surpeuplement carcéral soulève de réelles difficultés dans la prise en charge alimentaire et sanitaire. Et que dans ce contexte, tout placement sous mandat de dépôt doit être strictement indispensable.
CONTOURS DE LA CIRCULAIRE
Cela étant, le ministre Ousmane Diagne invite pour une meilleure rationalisation de ce titre de détention, à en faire, désormais, un usage exceptionnel. Selon lui, il en sera ainsi lorsque la personne poursuivie présente des garanties de représentation en justice et dès lors que les faits qui lui sont reprochés ne revêtent pas une gravité particulière notamment pour les infractions suivantes: “détention et usage de chanvre indien; coups et blessures volontaires (en vous assurant au besoin que la personne poursuivie a pris l'engagement de s'éloigner du lieu de résidence de la victime jusqu'à l'audience pour parer à toute réitération des faits ou pour éviter des représailles); violences et voies de fait; menaces de violences et voies de fait; occupation illégale de terrain; recel de chose; homicide involontaire (lorsque les circonstances de l'affaire ne révèlent pas des infractions connexes qui indiquent une inconduite notoire et une violation grave des règles du code de la route de l'auteur comme par exemple la conduite en état d'ébriété); détournement d'objets saisis; présence irrégulière au port; embarquement clandestin; vol simple ou vol au préjudice de l'employeur sans autres circonstances aggravantes dès lors que le plaignant se sera désisté; et toute autre infraction que vous jugerez pertinente.”
Toujours d’après la Garde des sceaux, la même dynamique de rationalisation du mandat de dépôt devra être observée pour les infractions à caractère financier comme l'escroquerie, l'abus de confiance et le détournement des prêts consentis ou garantis par l'Etat dès lors que le préjudice n'est pas conséquent. “Lorsque le préjudice est plus important, vous privilégierez la médiation pénale si les conditions de ce mode de règlement sont réunies”, a-t-il indiqué aux membres du parquet.
Monsieur Diagne a aussi exhorté les membres du parquer, pour les dossiers d'information, à veiller à limiter les réquisitions aux fins de placement sous mandat de dépôt dès lors que la liberté provisoire ou le placement sous contrôle judiciaire ne seraient pas de nature à causer un risque réel et sérieux de trouble à l'ordre public.
En définitive, il a demandé aux membres du parquet de l’informer de toute difficulté rencontrée dans la mise en œuvre de la circulaire.