TOUCHANT PEU OU RIEN DE SES DIVIDENDES L’ETAT AUDITE 14 SOCIETES MINIERES
Le Premier ministre Ousmane Sonko avait dénoncé vigoureusement la gestion nébuleuse des sociétés minières. L’Etat détenant dans la plupart des parts dans le capital de ces entreprises n’a jamais reçu de dividendes. L’Etat veut désormais y voir du clair. Il a délégué son bras armé, la Société des mines du Sénégal (SOMISEN) un audit financier en direction de 14 grandes sociétés minières. « Il ressort de la documentation recueillie auprès des structures compétentes que cette part de l’Etat dans les opérations minières, déjà faible, n’est pas valorisée. En effet, en raison de certaines pratiques conventionnelles et financières, l’Etat n’a jamais reçu de dividendes dans la plupart des sociétés minières concernées ou perçoit des montants insignifiants par rapport au niveau de richesses générées par les exploitations minières » indique la SOMISEN à travers un communiqué de presse. Cette dernière a ainsi lancé une vaste opération d’audits financier de 14 sociétés minières. Cet audit financier vise à faire le point sur des entreprises minières dont l’Etat détient au moins 10% du capital. Il s’agira de faire le point sur la gestion de la participation de l’Etat dans les opérations minières, de voir la mise en œuvre des décisions et orientations de l’Etat en ce qui concerne la stratégie des sociétés minières. Les auditeurs devront aussi faire l’examen de la situation économique et financière de ces sociétés minières. Dans le lot, on retrouve des entreprises comme Sabadola Gold Opérations, SoredMines, Afrigold, Grande Côte Opérations, Société minière de la vallée du fleuve Sénégal, Industries chimiques du Sénégal, Ciments de l’Afrique, Dangoté Industrie Sénégal, Sénégal Mines et la MIFERSO. A la fin de cette grande opération, un premier rapport d’évaluation de la valeur de la participation de l’Etat dans les opérations minières sera adressé aux autorités.
MAIRIE DE DAKAR BARTHELEMY DIAS DENONCE UN ACTE «DE FORCING»
Barthélémy Dias a vivement réagi à sa destitution de la mairie de Dakar, qu’il considère comme un acte de «forcing», lors de son entretien accordé à Sen TV et 7TV, dans la soirée du jeudi 19 décembre. Selon lui, la décision de le révoquer à la tête de la mairie n’a pas été conforme aux principes juridiques et à la procédure légale. Selon PressAfrik, Dias a pointé du doigt le fait que le Conseil constitutionnel s’était déclaré incompétent concernant son recours, ce qui, pour lui, est un manquement grave. Il rappelle que lorsqu’un recours est déposé, il doit être suspensif, ce qui signifie qu’il devrait suspendre toute décision en attendant le jugement. Or, selon lui, on lui avait fait comprendre à l’avance que son recours ne passerait pas, ce qui témoigne d’une procédure biaisée. L’ex-maire de Dakar a aussi mis en lumière l’absence de règlement intérieur à la mairie de Dakar, soulignant que les mairies sont régies par le Code des collectivités locales et placées sous le contrôle de l’article 135. Il insiste sur le fait que la décision qui a conduit à sa destitution n’est pas fondée sur un crime, mais sur un délit. En vertu de la législation en vigueur, il estime qu’il ne pouvait être démis de ses fonctions que dans le cadre d’une condamnation criminelle, et non pour un simple délit. Enfin, Barthélémy Dias a rappelé que, selon la Constitution sénégalaise, seul le président de la République, par un décret, a le pouvoir de le destituer de son poste de maire de Dakar. Il considère donc que la procédure qui a abouti à sa révocation est irrégulière et qu’elle repose sur des fondements juridiques contestables.
BARTHELEMY DIAS DETERMINE A POURSUIVRE SES TRAVAUX
Barthélémy Dias a exprimé sa détermination à poursuivre ses actions malgré les obstacles politiques et judiciaires. Il a affirmé qu’il continuerait ses visites de chantiers à travers Dakar, soulignant que les travaux déjà lancés se poursuivront sans interruption. Il a notamment annoncé qu’il se rendrait à la Mosquée Massalikul Jinan pour inspecter les chantiers en cours, précisant qu’il ne craignait pas d’y être confronté. Selon lui, ceux qui chercheraient à l’empêcher de poursuivre ses actions n’oseraient pas le trouver dans un lieu aussi emblématique que cette mosquée. Le fils de Jean Paul Dias a également ajouté qu’il était prêt à affronter ses opposants directement, en affirmant qu’il irait jusqu’à leur domicile pour leur montrer sa force. «Je vais amener le travail jusque chez lui», a-t-il déclaré, insistant sur le fait qu’il continuerait à mener à bien les projets d’infrastructures, même devant la maison de ses détracteurs, qu’il accuse de ne passavoir travailler. Par ces propos, Dias met en avant sa volonté de ne pas céder face aux pressions et de défendre son action en tant que maire.
AFFAIRE MAIRIE DE DAKAR LA SOCIETE CIVILE EXPRIME SON INQUIETUDE
Le Collectif des Organisations de la Société Civile pour les Élections (COSCE) élargi à d’autres organisations a exprimé hier son inquiétude face à la situation de la mairie de la ville de Dakar. C’est dans ce cadre que le COSCE a reçu une délégation de conseillers municipaux de la ville de Dakar qui ont dénoncé leur interdiction d’accès aux locaux de la mairie par les forces de défense et de sécurité, suite à la révocation de Monsieur Barthélémy Dias, maire de la ville de Dakar. De par son attachement aux valeurs fondamentales de justice, d’équité et de respect des droits des citoyens, le COSCE rappelle qu’une telle mesure, si elle est avérée, doit être fondée sur des dispositions juridiques respectant les droits constitutionnels des citoyens. En effet, la décision du préfet de Dakar portant démission de Monsieur Barthélémy Dias de son mandat de conseiller municipal de la ville de Dakar n’est assortie d’aucune mesure visant à interdire aux conseillers municipaux l’accès à la mairie. Le COSCE appelle les autorités compétentes à veiller à la protection de l’intérêt public et au respect des droits fondamentaux. Dans ce contexte sensible, il encourage l’État à adopter une démarche prudente et respectueuse de l’État de droit afin d’éviter tout climat de méfiance ou de suspicion qui pourrait fragiliser la cohésion sociale. Le COSCE sollicite des autorités, la prise de mesures visant à renforcer la démocratie, en privilégiant la légalité et l’équité, valeurs qu il défend depuis sa création. Il exhorte l’ensemble des acteurs à adopter un comportement responsable, nécessaire au maintien de la paix sociale et de la stabilité politique.
ROMAN MADIAMBAL DIAGNE ATTEND SON « DINER A LA MAISON BLANCHE »
En mettant de côté son manteau d’homme politique, notre confrère Madiambal Diagne est réapparu dans les librairies. Cette fois-ci, sous la casquette d’un journaliste chevronné doublé d’un écrivain en herbe. C’était hier, jeudi 19 décembre 2024, lors de la cérémonie de présentation de premier roman intitulé : « Le Diner à la Maison Blanche attendra ». Un événement qui a fait déplacer tout le Sénégal des hommes de culture et de média. De nombreuses personnalités politiques et universitaires ont répondu également à l’invitation de Madiambal Diagne dans un hôtel de la place. A l’entame de la cérémonie, l’ancienne garde des Sceaux Me Aissata Tall Sall a fait la présentation de l’ouvrage. Un roman d’actualité qui évoque la question de l’émigration clandestine vers les Etats Unis d’Amérique (Usa) par la route du Nicaragua. Mme Aissata Tall Sall a aussi dressé le profil de l’auteur en l’occurrence Madiambal Diagne. Un homme de valeurs et de convictions qui ne cesse jamais de se battre pour un Sénégal meilleur « D’ailleurs, je me demande comment Madiambal a eu le temps d’écrire ce bel ouvrage. Alors qu’il est toujours sur plusieurs fronts… » a fait savoir en substance l’ancienne ministre socialiste à l’endroit de Madiambal Diagne devenu à la fois un journaliste, un politicien et un écrivain engagé ! Tous ceux qui ont eu le privilège de lire les bonnes feuilles du livre sont unanimes : Une œuvre captivante qui mêle intrigues politiques, inspirations littéraires et réflexions personnelles. « Le Témoin » quotidien vous souhaite bonne lecture en attendant le…Diner à la Maison Blanche
MME FATOU BLONDIN DIOP L’INTERNET FACE A L’HUMANITE
Le numérique doit être un service universel avec un impact positif pour le changement de l’humanité, a plaidé, lundi, la coordonnatrice du Fonds pour le développement du service universel des télécommunications au Sénégal (Fdsut), Ndèye Fatou Blondin Diop « Aujourd’hui, tout le monde se soucie l’introduction de l’Internet dans la vie de tous les jours un changement positif pour l’humanité. Cela interroge la collecte de données, la confidentialité, l’éthique des données », a-t-elle déclaré. Cette question concerne aussi « la réduction des écarts et des inégalités de genre », le développement durable, mais aussi les écarts entre le monde rural et celui urbain, le Nord et le Sud, a-t-elle ajouté dans un entretien avec l’envoyée spéciale de l’APS à la 19ᵉ réunion annuelle du Forum sur la gouvernance de l’Internet (IGF, en anglais). « Construire notre avenir numérique multipartite » est le thème de cette rencontre, qui se tient à Riyad, la capitale saoudienne. Selon Ndèye Fatou Blondin Diop, le numérique doit être « un service universel avec un impact positif pour le changement de l’humanité ». Mais « que ce soit l’inclusion numérique ou la connectivité, on change de paradigmes dans le monde et l’on rapporte des nouveaux qui ne sont pas sans risques », a-t-elle. D’où la nécessité de s’interroger « sur les besoins des populations, notamment une meilleure santé, une gouvernance locale digitalisée, un accès à l’administration », entre autres problématiques. Tout cela « nécessite l’inclusion, la formation, la confidentialité », afin que les gens mesurent qu’Internet est un « outil formidable, mais qu’il faut utiliser avec précaution » pour qu’il ait un effet positif, a fait observer la coordonnatrice du Fonds pour le développement du service universel des télécommunications au Sénégal.
FATICK UN ELEVE DU LYCEE DE PASSY MORTELLEMENT FAUCHE PAR UN CAMION
Un élève de seconde du lycée de Passy (ouest) a été mortellement fauché jeudi par un camion d’immatriculation étrangère, a appris l’APS auprès des autorités locales. L’accident s’est produit dans la matinée sur la route nationale, à la sortie de la ville de Passy, une commune du département de Foundiougne, dans la région de Fatick. Le défunt élève circulait à vélo au moment de l’accident, selon le proviseur du lycée. « Les témoins indiquent que le chauffeur du camion roulait à vive allure », a-t-il ajouté. La victime est originaire de Bandoulou Toucouleur, dans la commune de Passy.
ENERGIE L’AEME REALISE PLUS DE 16 MILLIARDS D’ECONOMIE
L’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (AEME) réalise un bon travail. Elle n’est pas à ranger dans la catégorie des agences inutiles et budgétivores. En effet, l’on a appris hier ors d’une rencontre entre l’AEM et la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs (FESAC) que les programmes développés par l’AEME ont permis de réaliser des gains de 16,858 milliards de francs CFA et d’éviter près de 55 000 tonnes de CO2 entre 2015 et 2023. « Les quatre programmes [la mise à niveau de l’énergie des bâtiments, l’éclairage général, la communication, la formation, le contrôle qualité] développés entre 2015 et 2023, ont permis de réaliser des gains de 77,850 gigawatts, 16,858 milliards de FCFA et d’éviter près de 55 000 tonnes de CO2 », a soutenu le chef de la subdivision-évaluation de l’AEME, Abdou Karim Sarr. M. Sarr intervenait au cours d’un atelier de renforcement des capacités initié par la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs (FESAC), sur le thème « L’autonomisation des consommateurs grâce à des transitions énergétiques propres ». « Les consommateurs gagneraient de plus en plus à avoir la bonne information qui leur permet de faire des économies », a dit le président du conseil d’administration de la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs, Maguette Fall. Il faut, selon lui, « encore amplifier ce mouvement, en allant dans le sens de faire des économies, de produire d’abord de manière saine, d’éviter que notre environnement soit vraiment pollué par un certain nombre d’outils, de pratiques […] ». Pour M. Fall, « il n’y a aucune raison que la priorité soit donnée aux énergies fossiles ». Il a aussi préconisé l’utilisation des langues locales pour atteindre la majorité des consommateurs sénégalais. Le président du conseil d’administration de la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs a également souhaité l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’information, d’éducation et de communication, pour un changement de comportement au niveau des consommateurs.
TAHIROU SARR INTERPELLE LE MINISTRE DE LA JUSTICE AVEC 9 QUESTIONS ÉCRITES
Ces interrogations portent sur des sujets comme la nationalité, l’état civil et la réforme du système judiciaire, tout en proposant des mesures concrètes pour renforcer l’efficacité et l’équité de la justice sénégalaise.
Le député non-inscrit Tahirou Sarr a adressé une série de neuf questions au ministre de la Justice, Ousmane Diagne, lors d’une récente séance parlementaire.
Ces interrogations portent sur des sujets sensibles tels que la nationalité, l’état civil et la justice.
Le parlementaire s’est notamment inquiété de l’application de la loi sur l’interdiction du droit du sol, demandant un audit général de l’état civil et une meilleure lutte contre le trafic d’identité.
Il a également suggéré des réformes pour faciliter les procédures de divorce et créer une structure dédiée à la réparation des injustices passées.
Parmi les autres propositions de Tahirou Sarr figurent la création de prisons agricoles pour favoriser la réinsertion des détenus, le renforcement de l’assistance juridique aux Sénégalais à l’étranger et l’intégration des coordonnateurs des Maisons de Justice dans la fonction publique.
MAIRIE DE DAKAR, UNE TRANSITION DANS L’ATTENTE DES SUITES JUDICIAIRES
Après la condamnation définitive de Barthélemy Dias, déclaré démissionnaire par le préfet, Ngoné Mbengue, première adjointe, promet de poursuivre les projets prioritaires pour répondre aux attentes des Dakarois.
Une nouvelle page s’écrit à la mairie de Dakar. Barthélemy Dias, jusqu’alors maire de la capitale sénégalaise, a été déclaré démissionnaire par le préfet après une condamnation définitive dans l’affaire NDiaga Diouf. En attendant le verdict des juridictions, suite à son recours, c’est Ngoné Mbengue, première adjointe, qui assure l’intérim.
Ngoné Mbengue s’est exprimée sur sa prise de fonction temporaire lors d’une interview à la Radio Futurs Médias (RFM). Elle a affirmé sa volonté de poursuivre les projets déjà amorcés par son prédécesseur. « Aujourd’hui, en tant qu’adjointe au maire assurant l’intérim, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour continuer le travail. Et suivre l’agenda que le maire avait laissé, en me focalisant sur tout ce qui est prioritaire pour les Dakarois. » Elle a tenu à rassurer les citoyens sur la continuité des services municipaux et l’exécution des projets prioritaires pour améliorer les conditions de vie dans la capitale.
La révocation de Barthélemy Dias fait suite à une condamnation définitive dans une affaire judiciaire remontant à plusieurs années. Selon la législation en vigueur, une telle condamnation entraîne automatiquement la perte des fonctions électives. Cependant, l’ex-maire a décidé de contester cette décision devant les juridictions, espérant un éventuel retour à son poste.
En attendant l’issue de ce feuilleton judiciaire, Ngoné Mbengue devra naviguer dans un contexte marqué par des attentes élevées des Dakarois, notamment en matière d’infrastructures, de gestion des déchets et de mobilité urbaine. Cette transition provisoire représente également une période délicate sur le plan politique, les soutiens de Barthélemy Dias et ses adversaires observant de près les évolutions à la mairie de Dakar.
L’incertitude plane désormais sur l’avenir de la mairie de Dakar. Si le Conseil constitutionnel rejette le recours de Barthélemy Dias, une élection municipale partielle pourrait être organisée pour désigner un nouveau maire. Dans le cas contraire, Barthélemy Dias pourrait retrouver son poste, ajoutant un nouveau chapitre à cette affaire.
JEAN-CLAUDE BARNY HONORE FANON, UNE FIGURE DE LA DÉCOLONISATION
À travers ce film, le réalisateur guadeloupéen retrace le parcours du penseur martiniquais Frantz Fanon, figure majeure de la lutte anticoloniale, en mettant en lumière son combat pour l’humanité et son rôle de psychiatre durant la guerre d’Algérie.
Le réalisateur guadeloupéen Jean-Claude Barny a présenté, dans le cadre du festival « Dakar Court », tenu du 9 au 14 décembre dans la capitale sénégalaise, son troisième long métrage fiction dans lequel il dresse le portrait du penseur humaniste et anticolonial martiniquais Frantz Fanon (1925-1961).
Intitulé simplement « Fanon », ce biopic se veut un hommage au psychiatre et essayiste français dont « Les Damnés de la Terre » (Maspero, 1961) est l’un des livres les plus célèbres.
Les scènes relatées dans ce film se situent entre 1953 à 1956, période coïncidant avec le séjour de l’écrivain martiniquais en Algérie, au plus fort de la colonisation française avec son lot de violence humaine.
Le film de Jean-Claude Barny s’inscrivait aussi dans un contexte où la résistance à la colonisation commençait à se structurer autour du Front de libération nationale (FLN), catalyseur de l’indépendance présentée comme une expérience douloureuse en Algérie intervenue en 1962.
Le réalisateur a surtout mis en exergue l’apport de Frantz Fanon dans cette lutte. Il laisse aussi voir que le métier de médecin psychiatre de ce dernier a suscité peu d’intérêt, en comparaison de son militantisme anticolonial dont les échos se retrouvent dans ses écrits dont les plus mémorables sont Peau noire, masques blancs (Seuil,1952), l‘An V de la révolution algérienne (Maspero, 1959), un texte militant plusieurs fois réédité depuis et considéré comme un » classique de la décolonisation « .
« +Fanon+ est fait presque pour l’état actuel du monde […] Et je pense que c’est quelqu’un dont les écrits sont parfois nécessaires, sur un parcours d’un homme. C’est quelqu’un qui m’a guidé en tant qu’être humain, en tant qu’universaliste, en tant que cinéaste », a expliqué Jean-Claude Barny pour justifier son choix de porter à l’écran cette période de la vie de cette figure emblématique du monde noir.
« C’est aussi, je vais dire naïvement, mais avec beaucoup de sincérité, un amour sur l’être humain », ajoute-t-il à propos de son film, fruit, à ses yeux, d’un « travail de très longue haleine », né d’une « introspection personnelle ».
Il note : « Quand on est cinéaste ou artiste, je pense qu’on a besoin de prendre quelque chose, de savoir ce qui nous guide. Je pense qu’on ne peut pas systématiquement créer quelque chose sans avoir une sorte de leitmotiv. Fanon a été le mien en tant que réalisateur ».
« En fin de mon parcours de cinéaste, poursuit Jean-Claude Barny, je pense que je me devais de lui rendre hommage, de le remercier, de tout ce qu’il m’a apporté en tant qu’être humain ».
Barny prend le parti d’axer son film sur Fanon le psychiatre, une spécialité médicale dont il est titulaire d’un doctorat. Le biopic qui démarre avec l’arrivé de Fanon à l’hôpital psychiatrique de Blida en Algérie où il vient d’être nommé chef de service a pris fin avec son départ pour la Tunisie.
Le film « à 90% sourcé et historique »
Le film plonge au cœur de la guerre d’Algérie où Fanon livre un combat contre la colonisation au nom de l’humanité, met en exergue ses méthodes qui permettent aux malades enfermés de retrouver goût à la vie, contrastant avec celles des autres médecins dans un contexte colonial où la libre pensée est réprimée.
Fanon fait face à la violence physique dont sont victimes les Algériens dans leur pays, mais aussi à la violence verbale et raciste à laquelle il se trouve lui-même confronté et qui l’amène à affronter constamment le danger avec sa famille.
Le tournage du film s’est déroulé en Tunisie, même si le récit parle de l’Algérie, conséquence du « refus » des autorités algériennes d’accueillir la production, selon le réalisateur de « Nég Maron » (2004).
« Dans le travail que je fais, j’essaie vraiment d’aller au bout de tout ce que je fais. Dans la précision, dans la légitimité, dans l’authenticité. Parce que c’est vrai que ce sont des films qui peuvent être portés dans une totale vérité », a déclaré le réalisateur.
« J’ai fait tout un travail de recherche sourcé. Et quand on a apporté le projet aux instances culturelles d’Algérie, je comprends totalement qu’ils aient refusé. Parce que c’est aussi, pour eux, quelque chose aussi qui est encore vif », a-t-il dit.
Il a toutefois signalé que « tous les repérages » pour la réalisation du film ont été faits en Algérie il y a six ans.
« Je pense que c’est l’histoire de Abane Ramdane [compagnon de combat de Fanon, un personnage clé du film dénommé l’architecte de la révolution], sa démocratie qui a peut-être fait tiquer un peu les instances [algériennes] », poursuit-il, avant de remercier l’Algérie, la Tunisie et aussi le Maroc, qui, dit-il, lui ont permis de disposer des sources lui ayant permis d’aller au bout de son projet.
« Le film est sourcé et historique à 90% à peu près », a tenu à souligner Jean-Claude Barny, selon qui « tout ce qui est dit dans le film, c’est vérifiable, c’est le plan, les dates, les personnages. C’est un bon travail très minutieux au niveau de l’histoire ».
Le reste, correspondant à 10% du film, relève de la façon dont la mise en scène a été effectuée, a-t-il dit.
Ce biopic dont la sortie est attendue en avril en France sera projeté dans toutes les capitales africaines, promet son distributeur.
LE SECTEUR MINIER AU SCANNER
La Société des Mines du Sénégal lance un audit financier de toutes les sociétés opérant dans le pays. L'initiative intervient après le constat alarmant d'une sous-valorisation chronique des participations de l'État dans ces entreprises
(SenePlus) - La Société des Mines du Sénégal (SOMISEN) vient d'annoncer le lancement d'un audit financier approfondi de l'ensemble des sociétés minières opérant dans le pays, selon un communiqué de presse publié le 19 décembre 2024 à Dakar.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des prérogatives conférées à la SOMISEN par la loi n°2020-31 du 06 novembre 2020, qui lui confie notamment la gestion et l'évaluation des participations de l'État dans le secteur minier. Une première phase d'analyse, entamée en juin 2024, a permis d'identifier 14 sociétés minières dans lesquelles l'État détient des parts.
Le panorama révélé est particulièrement instructif : l'État sénégalais possède des participations de 10% dans la majorité des sociétés, notamment dans six sociétés aurifères, deux entreprises de phosphates, et deux cimenteries. Une exception notable est sa participation de 98% dans la Société des Mines de fer du Sénégal Oriental (MIFERSO), et de 15% dans les Industries Chimiques du Sénégal (ICS).
Le constat établi par la SOMISEN est préoccupant : malgré ces participations, l'État ne perçoit que peu ou pas de dividendes de ces exploitations minières. Face à cette situation, l'organisme a sollicité l'ensemble des documents nécessaires auprès des sociétés concernées pour mener son audit.
Cette démarche s'inscrit dans une volonté de valoriser le patrimoine minier national, conformément à l'article 25-1 de la Constitution qui stipule que "les ressources naturelles appartiennent au peuple." Un premier rapport d'évaluation, assorti de recommandations stratégiques, sera prochainement soumis aux autorités pour améliorer la gouvernance et la rentabilité du portefeuille minier de l'État.
Cette initiative marque une étape importante dans la nouvelle politique de gouvernance des ressources naturelles du Sénégal, visant à optimiser les retombées économiques du secteur minier au bénéfice de la population.
ALIOU MAMADOU DIA NOMMÉ REPRÉSENTANT RÉSIDENT DU PNUD AU LIBÉRIA
Fort de son expérience au Togo, l'ancien candidat présidentiel du PUR, est attendu pour impulser des initiatives visant à renforcer la paix et la prospérité dans ce pays en pleine réforme.
Aliou Mamadou Dia, ancien candidat présidentiel du Parti de l'Unité et du Rassemblement (PUR), a été nommé représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Liberia. Avec une riche expérience au service du développement international, il occupe ce poste après avoir marqué son passage au Togo par des projets d'impact.
Avant ce nouveau défi, M. Dia a exercé la même fonction au Togo entre 2019 et 2023. À ce poste, il a piloté plusieurs initiatives visant à améliorer les conditions de vie des populations togolaises, notamment à travers des projets axés sur le développement durable, la gouvernance, et la résilience économique.
Sa nomination pourrait susciter beaucoup d'espoir pour le Libéria. Aliou Mamadou Dia pourrait jouer un rôle crucial dans la mise en œuvre des programmes du PNUD dans ce pays engagé dans des réformes de développement pour consolider la paix et renforcer la prospérité de ses citoyens.
Certains observateurs pensent que "cette nomination illustre une fois de plus l’importance des leaders africains dans la conduite des agendas globaux de développement".
MODERNISATION DES COMMUNES, ENTRE DÉFIS FONCIERS ET HARMONISATION ARCHITECTURALE
Abdou Karim Sakho, architecte et urbaniste, souligne que le principal frein à la concrétisation de projets comme le programme des 100 000 logements sociaux reste la gestion du foncier, un défi crucial pour une urbanisation harmonieuse et durable.
Lors du dernier conseil des ministres, le chef de l’État a mis l’accent sur la politique d’urbanisme, d’architecture, d’habitat, et de promotion du logement. Dans ce contexte, Abdou Karim Sakho, architecte et urbaniste, a partagé son expertise sur les véritables enjeux de cette modernisation lors d’une intervention au journal parlé de Radio Sénégal.
Pour Abdou Karim Sakho, le principal obstacle à la réalisation des ambitions gouvernementales, notamment le programme des 100 000 logements sociaux, reste le foncier.
« Avant de parler d’architecture, il faut d’abord parler du foncier. Aujourd’hui, au Sénégal, le foncier pose un problème. Pour construire les cent mille logements, il faut d’abord un foncier aménagé, une très bonne planification et des moyens conséquents pour y parvenir. Depuis 2019, on en parle, mais jusqu’à présent, les gens traînent les pieds. Nous ne sommes pas vraiment au bout de nos efforts. »
Selon l’urbaniste, une planification rigoureuse et des ressources adaptées sont indispensables pour concrétiser ce projet ambitieux. Abdou Karim Sakho a rappelé l’héritage architectural des quartiers tels que SICAP, Point E ou Fann, construits à l’époque coloniale. Ces zones se distinguent par leur aménagement harmonieux et leur conformité aux normes. Aujourd’hui, l’urbanisation galopante, marquée par une forte densité démographique et une prolifération anarchique des constructions, met à rude épreuve l’harmonie urbaine.
« Une redynamisation est possible, mais il faut contextualiser. À l’époque du président Léopold Sédar Senghor, Dakar n’avait pas un tel taux démographique, ni autant de désordre. Il avait la latitude de construire ce qu’il voulait. Mais avec une volonté collective, nous pouvons faire mieux que ce qui se passe ailleurs. »
Interrogé sur la législation en matière d’urbanisme et de construction, Sakho a affirmé que le Sénégal dispose d’une réglementation parmi les meilleures en Afrique. Le problème réside dans son application.
« Ce n’est pas un problème de législation. Nous avons les meilleures réglementations en Afrique. Le problème, c’est comment faire pour que tout le monde respecte cette réglementation. Aujourd’hui, des gens construisent sans permis, sans consulter un architecte pour des plans. Cela pose un problème d’éducation des masses. Il faut que les citoyens respectent l’administration et suivent les procédures. »
La modernisation des communes sénégalaises passe non seulement par une gestion optimale du foncier, mais aussi par une sensibilisation accrue des populations au respect des normes urbanistiques. Pour l’architecte, cette étape est cruciale pour atteindre l’objectif d’une urbanisation harmonieuse et durable.
Si le défi du foncier et du respect des normes est relevé, le Sénégal pourra aspirer à une architecture moderne et fonctionnelle, tout en préservant l’héritage urbain qui fait sa singularité. La vision présidentielle, combinée à une mobilisation des techniciens et des citoyens, pourrait redessiner le visage des villes sénégalaises pour les rendre plus attractives et vivables.
HABIB BEYE, PARMI LES FAVORIS POUR ENTRAINER LE FC NANTES
L’ancien international sénégalais figure parmi les favoris pour remplacer Antoine Kombouaré, entraineur du FC Nantes ( élite française )
L’ancien international sénégalais, Habib Beye figure parmi les favoris pour remplacer Antoine Kombouaré, entraineur du FC Nantes ( élite française ), a-t-on appris jeudi de source médiatique.
En difficulté depuis le début de la saison , actuellement 14e de la Ligue 1 française , le FC Nantes cherche à remplacer Antoine
Kombouaré, rapporte le quotidien sportif français l’Equipe.
Le journal indique »qu’après l’échec des dirigeants nantais de faire revenir le technicien Portugais Sergio Conceição, ils se sont tournés vers des profils comme Habib Beye » .
»Le directeur général Franck Kita a rencontré plusieurs techniciens hier, dont (Habib) Beye, qui semble favori », écrit l’Equipe.
L’ancien défenseur des Lions est en quête d’un club, après son départ du banc du Red Star, promu cette saison en L2.
Ancien consultant de la chaîne cryptée Canal+ il avait en outre suscité l’intérêt de Rennes et de Lyon, au cours de la saison passée.
LA MISS LITTERATURE SENEGAL CONNUE
L’élève Sokhna Aminata Fall, du lycée d’excellence Mariama Ba de Gorée a été désignée, mercredi, ‘’Miss littérature Sénégal’’ à l’issue de la phase finale de ce concours littéraire organisé au Grand théâtre, Doudou Ndiaye Coumba Rose
L’élève Sokhna Aminata Fall, du lycée d’excellence Mariama Ba de Gorée a été désignée, mercredi, ‘’Miss littérature Sénégal’’ à l’issue de la phase finale de ce concours littéraire organisé au Grand théâtre, Doudou Ndiaye Coumba Rose, a constaté l’APS.
Pour cette première édition, mademoiselle Fall a remporté la couronne du concours après une rude compétition littéraire mettant en lice dix jeunes filles venues d’écoles et d’universités différentes du Sénégal.
Sokhna Aminata Fall va ainsi représenter le Sénégal à la grande finale internationale prévue au Bénin en juillet 2025.
La présidente du jury, l’écrivain et professeur André-Marie Diagne Bonané, a souligné que ‘’ces jeunes filles ont du mérite’’, même si elle déplore leur manque de culture générale.
Elle a indiqué que Sokhna Aminata Fall a remporté plus de points, soit 129 au total contre 127,75 points pour Ndèye Thioro Badiane de l’université Alioune Diop de Bambey et 127,05 points pour Ndella Cissé, élève au lycée des Parcelles assainies de Dakar. Elles sont respectivement 2e et 3e dauphines.
Les dix candidates ont été évaluées sur la cohérence de leur discours, le langage, la grammaire, la logique, l’orthographe, la littérature sénégalaise et africaine, le résumé et l’intérêt de la visite effectuée au musée de la Femme Henriette Bathily, et du livre de la marraine ‘’Rouge silence », entre autres.
Marraine du concours ‘’Miss littérature Sénégal’’, l’écrivain et professeur de français Fatimata Diallo Ba s’est réjouie de l’initiative et a félicité les candidates.
‘’Ce concours, permet de mettre en pratique l’intellect et la créativité de nos jeunes filles à travers l’écriture’’, dit-elle ajoutant qu’une nouvelle génération de femmes écrivaines est née et va assurer ‘’la relève de la littérature sénégalaise’’.
Initiatrice de ce concours, la journaliste culturelle, Salamata Ousmane Diallo, précise qu’au-delà de la compétition, ‘’Miss Littérature Sénégal’’ se veut une plateforme de promotion du livre, en particulier le livre écrit par des femmes.
Dans un souci de faire un maillage du territoire national lors des échéances à venir, elle a suggéré, de ‘’décentraliser les présélections, en les organisant dans plusieurs régions du pays’’.
‘’Cela permettra de donner une véritable chance à chaque jeune fille de révéler son talent et partager sa passion pour la culture’’, explique-t-elle.
Le concours ‘’Miss littérature Sénégal’’, a enregistré au départ 95 candidatures. Une présélection de 60, puis de 30 et enfin de 10 candidates a permis d’en arriver aux finalistes de ce concours lancé cette année au Sénégal.
LES CONVENTIONS D’HEBERGEMENT DES HOTELS PAYEES INTEGRALEMENT A UN MOIS DE LA COMPETITION
Le paiement intégral des conventions d’hébergement des hôtels devant accueillir les délégations étrangères et participants aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, va se faire à un mois du coup d’envoi de cette compétition internationale
Le paiement intégral des conventions d’hébergement des hôtels devant accueillir les délégations étrangères et participants aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, va se faire à un mois du coup d’envoi de cette compétition internationale, a assuré, mercredi à Saly (Ouest), le chef du département hébergement des JOJ, Ismaïla Dione.
‘’Tous les hôtels et projets d’hôtels qui seront mis en exploitation d’ici 2026, nous les avons dans notre base de données. (…) Le paiement intégral des conventions avec les hôtels va se faire à un mois du démarrage des JOJ Dakar 2026’’, a dit M. Dione, lors d’une rencontre d’information avec des hôteliers de Saly.
Cette démarche ‘’ vise à sécuriser nos entreprises hôtelières’’, a-t-il expliqué.
Il a précisé que cette rencontre était destinée à donner aux hôteliers les informations relatives à l’organisation des JOJ en vue de mettre à la disposition des délégations étrangères “des logements dans les meilleures conditions’’.
‘’Le besoin en hébergement est exprimé en fonction de l’accréditation, des profils des participants et des délégations. Donc, chaque catégorie d’hôtel aura sa clientèle’’, a précisé M. Dione.
Boubacar Sabaly, représentant de la fédération des organisations patronales du Sénégal a salué cette démarche qui, selon lui, va d’ores et déjà permettre aux hôteliers de se consacrer ‘’à la réussite de l’évènement’’.
Les JOJ-Dakar 2026, quatrième du nom, sont prévues du 31 octobre au 13 novembre 2026, à Dakar, Diamniadio et Saly.