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3 avril 2025
55E SESSION ORDINAIRE DU COMITE INTER PARLEMENTAIRE DE UEMOA
Du 10 au 21 mars 2025, Bamako, la capitale malienne, est le théâtre de la 55ᵉ session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CIP UEMOA).
Du 10 au 21 mars 2025, Bamako, la capitale malienne, est le théâtre de la 55ᵉ session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CIP UEMOA).
La 55e session ordinaire du CIP Uemoa réunit à Bamako les parlementaires des huit États membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les discussions portent principalement sur l’examen du rapport annuel 2024 concernant le fonctionnement et l’évolution de l’Union, ainsi que sur des questions monétaires cruciales, notamment la transition vers la monnaie unique, l’Eco.
La cérémonie d’ouverture, qui s’est tenue le 10 mars à l’hôtel Salam de Bamako, a réuni des personnalités éminentes. Hamèye Founè Mahalmadane, 4ᵉ vice-président du Conseil national de transition (CNT) du Mali, représentant le président du CNT, le général de corps d’armée Malick Diaw, a prononcé le discours inaugural. Il a souligné l’importance de cette session pour renforcer la coopération parlementaire entre les États membres de l’UEMOA. Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed, vice-président du CIP UEMOA, a également pris la parole, exprimant sa gratitude envers le Mali pour l’accueil chaleureux réservé aux délégations et formulant des vœux de succès pour les travaux à venir.
Les parlementaires se penchent sur plusieurs sujets essentiels, notamment l’examen du rapport annuel 2024 détaillant les avancées réalisées au sein de l’Union, y compris les réformes économiques et institutionnelles mises en œuvre. La transition vers l’Eco, la future monnaie unique de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), prévue pour 2027, est également au centre des discussions. Cette transition implique des ajustements monétaires et financiers significatifs pour les États membres. Par ailleurs, le renouvellement des instances dirigeantes, avec l’installation du nouveau président par intérim du CIP et la présentation des nouveaux membres représentant le Burkina Faso et le Sénégal, est à l’ordre du jour. Enfin, la mise en place de mécanismes de suivi des recommandations vise à assurer une mise en œuvre efficace des décisions prises lors des précédentes sessions.
Dans son discours de bienvenue, Hamèye Founè Mahalmadane a exprimé sa confiance quant aux résultats de cette session, déclarant : « Je reste confiant que des propositions et recommandations pertinentes sortiront de ces journées de travail, animées d’un esprit de convivialité et de cohésion. » Il a également insisté sur l’importance de ces travaux pour renforcer l’intégration régionale et promouvoir la paix et le développement au sein de l’Uemoa, objectifs partagés par tous les États membres depuis 31 ans.
Le CIP Uemoa : un pilier de l’intégration régionale
Le Comité Interparlementaire de l’Uemoa, créé en 1998, est un organe de contrôle démocratique visant à impliquer davantage les parlements nationaux dans la gouvernance de l’Union. Il regroupe 40 parlementaires, soit 5 députés par État membre et a son siège à Bamako. Depuis sa création, le CIP œuvre sans relâche pour favoriser l’intégration régionale et la coopération parlementaire au sein de l’Union.
L’année 2024 a été marquée par une reprise économique notable au sein de l’Uemoa. Selon les données de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le Produit Intérieur Brut (PIB) réel de l’Union a progressé de 5,3 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2024, contre 5,0 % le trimestre précédent. Cette croissance est principalement attribuée à la performance des industries extractives, notamment au Niger et au Sénégal, ainsi qu’à la résilience du secteur agricole. Cependant, le taux d’inflation a atteint 4,1 % au deuxième trimestre 2024, en hausse par rapport aux 2,9 % enregistrés précédemment. Cette augmentation est principalement due à la hausse des prix des produits alimentaires et des coûts liés au logement.
Transition vers l’Eco : état des lieux
La question de la transition du franc CFA vers l’Eco pourrait certainement être au cœur des discussions. Depuis l’annonce en 2019 du remplacement du franc CFA par l’Eco, des étapes significatives ont été franchies. En mai 2020, le gouvernement français a adopté un projet de loi entérinant cette réforme monétaire, mettant fin à l’obligation pour la Bceao de déposer la moitié de ses réserves de change auprès du Trésor français. La France a ratifié cet accord en décembre 2020, ouvrant la voie à la mise en place de l’eco. Initialement prévue pour 2020, la mise en circulation de l’eco a été reportée en raison de la pandémie de COVID-19 et des défis économiques subséquents. En juin 2021, les chefs d’État de la Cédéao ont fixé une nouvelle feuille de route visant un lancement en 2027. Cette transition représente un enjeu majeur pour les pays de l’Uemoa, nécessitant une harmonisation des politiques monétaires et une convergence économique accrue. Reste à savoir comment quel sera le sort des pays membres de l’AES qui se sont retirés de la Cédéao alors que cette nouvelle monnaie est censé être la seule circulant dans tous les États membres de l’Organisation ouest-africaine.
La 55ᵉ session ordinaire du CIP Uemoa se déroule à un moment charnière pour l’Union. Les décisions prises lors de cette rencontre auront un impact significatif sur l’avenir économique et monétaire de la région. Les parlementaires sont appelés à formuler des recommandations pour assurer une transition réussie vers l’eco, renforcer l’intégration régionale et promouvoir une croissance inclusive et durable.
VERS LA SIGNATURE DE NOUVELLES CONVENTIONS JUDICIAIRES
Le Sénégal et le Maroc sont en pleine négociation pour la signature de trois nouvelles conventions judiciaires portant sur l’entraide en matière pénale, l’entraide en matière civile et commerciale, ainsi que l’extradition.
Le Sénégal et le Maroc sont en pleine négociation pour la signature de trois nouvelles conventions judiciaires portant sur l’entraide en matière pénale, l’entraide en matière civile et commerciale, ainsi que l’extradition. Ces accords visent à renforcer la coopération juridique entre les deux pays et à faciliter la gestion des affaires judiciaires impliquant leurs ressortissants.
Ces nouvelles conventions viendront compléter le cadre juridique existant entre le Sénégal et le Maroc. Elles permettront notamment d’améliorer l’échange d’informations, d’accélérer les procédures de justice et de mieux organiser la gestion des affaires judiciaires transfrontalières.
Madame le Ministre a insisté sur l’importance de ces accords pour garantir une meilleure protection des Sénégalais impliqués dans des affaires judiciaires au Maroc et vice versa.
Dans ce cadre, la cartographie des Sénégalais emprisonnés au Maroc a été mise à jour. Actuellement, 172 détenus sont recensés à Dakhla et 168 à Laâyoune. Ces prisonniers, condamnés à des peines de 2 à 12 ans, sont principalement poursuivis pour des délits liés au trafic de migrants, aux escroqueries et aux vols.
Les consulats sénégalais jouent un rôle crucial dans le suivi et le recensement de ces détenus, assurant ainsi une prise en charge plus efficace de leurs dossiers.
La ministre a rappelé que le transfèrement des détenus repose sur leur consentement. Chaque prisonnier a le libre choix de purger sa peine au Sénégal ou de rester au Maroc. Cette décision peut être influencée par des considérations sociales et familiales.
À ce jour, trente-huit (38) détenus sénégalais ont exprimé le souhait d’être transférés au Sénégal pour terminer leur peine. La Convention de 2004 entre les deux pays encadre cette procédure, et les frais de transfèrement sont pris en charge par l’État d’exécution.
CEUX QUI SE RETROUVENT EN CONFLIT AVEC LA LOI SONT SOUVENT CEUX QUI SE PRÉSENTENT COMME CHRONIQUEURS
Invité de la matinale Salam Sénégal sur Radio Sénégal, Mamadou Lamine Dianté, président du Haut Conseil du Dialogue Social, s’est exprimé sur les défis rencontrés par la presse sénégalaise, notamment dans ses relations avec le nouveau régime.
Invité de la matinale Salam Sénégal sur Radio Sénégal, Mamadou Lamine Dianté, président du Haut Conseil du Dialogue Social, s’est exprimé sur les défis rencontrés par la presse sénégalaise, notamment dans ses relations avec le nouveau régime. Il a appelé à un équilibre entre liberté d’expression et responsabilité, tout en soulignant la nécessité d’un dialogue constructif pour soutenir le secteur des médias.
Mamadou Lamine Dianté a insisté sur l’importance du respect des lois dans l’exercice du journalisme. « Nous sommes dans un pays de droit. Depuis l’arrivée du nouveau régime, aucun journaliste n’a été arrêté, ce qui n’était pas toujours le cas auparavant. Ceux qui se retrouvent en conflit avec la loi sont souvent ceux qui se présentent comme chroniqueurs », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que la liberté d’expression ne doit pas être un prétexte pour porter des accusations sans fondement ou insulter des personnes. « Tu peux informer sans t’en prendre gratuitement à une personne, c’est un appel que je lance en tant que citoyen », a-t-il ajouté.
Outre les relations avec le pouvoir, Mamadou Lamine Dianté a mis en avant les problèmes économiques qui affectent la presse sénégalaise. Il a reconnu que de nombreuses entreprises de presse font face à des difficultés financières, entraînant des licenciements et une réduction des effectifs, notamment dans le secteur privé.
« La presse, au-delà de tout, est une entreprise où travaillent de nombreux Sénégalais. Ses difficultés ont un impact direct sur la société et l’économie du pays », a-t-il souligné.
Pour trouver des solutions, Mamadou Lamine Dianté a annoncé avoir rencontré le président du CEDEPS (Coordination des entreprises de presse du Sénégal) et engagé des démarches auprès des autorités. Il a assuré que le ministre des Finances et du Budget s’est engagé à ouvrir des discussions sur les questions financières et fiscales qui pèsent sur les entreprises de presse.
« Lors des prochaines discussions, nous aborderons notamment les taxes et impôts pour voir comment faciliter les choses pour les entreprises de presse, afin qu’elles puissent continuer à fonctionner », a-t-il déclaré.
Il a conclu en affirmant que ces échanges permettront d’apporter des « réponses essentielles pour le secteur de la presse » et d’assurer une meilleure entente entre les médias et les autorités.
200 NOUVEAUX CAS DE PATHOLOGIE RÉNALE CHEZ LES ENFANTS ENREGISTRÉS CHAQUE ANNÉE À ABASS NDAO
Le service pédiatrie de l’hôpital Abass Ndao reçoit, chaque année, 200 enfants atteints de maladies rénales, a t-on appris du Pr Younoussa Keïta, néphrologue pédiatre, spécialisé dans la prise en charge de cette pathologie chez l’enfant.
Le service pédiatrie de l’hôpital Abass Ndao reçoit, chaque année, 200 enfants atteints de maladies rénales, a t-on appris du Pr Younoussa Keïta, néphrologue pédiatre, spécialisé dans la prise en charge de cette pathologie chez l’enfant.
Le diagnostic pédiatrique des enfants montre que de 2017 à aujourd’hui, chaque année, 200 nouveaux cas sont enregistrés, des chiffres qui ne concernent pas les autres structures sanitaires du pays, selon Pr Keita.
”Ces 200 nouveaux cas sont ceux (des) enfants (qui) peuvent être référés à l’hôpital Abass Ndao de Dakar puisque les autres régions n’ont pas de centre de dialyse pour les enfants, sauf l’hôpital Abass Ndao’’, a déclaré l’enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Il prenait part aux journées de sensibilisation de deux jours sur la prise en charge des maladies rénales chez les enfants placé sous le thème ‘’Les reins de nos enfants vont-ils bien ?’’. La journée mondiale du rein est célébrée le 10 mars.
‘’Les enfants doivent avoir un bon traitement qui se fait sur une longue période. Dès le début des analyses de ces enfants, on doit consulter les parents pour savoir s’ils ont des maladies rénales pour la prise en charge”, a -t -il expliqué.
Pr Keita a confié que les services de l’hôpital Abass Ndao rencontrent beaucoup de difficultés pour prendre en charge ces enfants. Il a déploré le dépistage tardif de la maladie car beaucoup de parents pensent que la maladie rénale n’atteint pas l’enfant.
Or, a relevé le pédiatre, les expériences ont montré, depuis le début des consultations de néphrologie pédiatrique, que 1600 enfants sont venus de toutes les régions du Sénégal, d’où la nécessité d’un dépistage précoce.
‘’Nous avons également des problèmes de prise en charge de cette maladie chez l’enfant, malgré beaucoup d’efforts pour prendre en charge les maladies rénales chez l’enfant, mais les efforts ont été plus orientés chez les adultes’’, a-t-il constaté.
‘’Les enfants ont été oubliés, peut-être faute également de connaissances de la prévalence élevée de cette maladie parmi la population pédiatrique’’, a-t-il insisté.
Pour corriger cette anomalie, Pr Younoussa Keita recommande de mettre en place un centre de dialyse pilote pour les enfants. Ce qui permettra, de l’avis de l’enseignant chercheur, de ‘’former également un personnel qui pourra prendre en charge les enfants qui sont atteints de maladies rénales’’.
Le spécialiste a rappelé que les données du service d’Abass Ndao sont loin de refléter la réalité.
‘’Nous sommes dans un hôpital de référence, un hôpital de niveau 3. Imaginez tous les enfants qui sont consultés dans les établissements publics de santé et qui n’arrivent pas à être référés jusqu’à Dakar, encore que dans les régions, il n’y a pas de spécialistes pour la néphrologie pédiatrique’’, a t-il dit.
Les journées de sensibilisation sur les maladies rénales chez les enfants se poursuivent jusqu’à mercredi à l’hôpital Abass Ndao.
DEUXIEME TENTATIVE DE FARBA NGOM
Son premier cautionnement avait suscité la stupéfaction de l’opinion. Farba Ngom, qui a décidé de ne pas en rester là, a encore déposé une nouvelle caution.
Son premier cautionnement avait suscité la stupéfaction de l’opinion. Farba Ngom, qui a décidé de ne pas en rester là, a encore déposé une nouvelle caution.
Les avocats de Farba Ngom ont adressé, hier lundi, une nouvelle requête aux fins de cautionnement. Cette fois-ci, elle n’a pas été adressée au magistrat instructeur, mais plutôt à l'Agent judiciaire de l'État (Aje), informe L’Observateur.
Le journal rappelle que le Collège des juges d'instruction avait déjà rejeté une première caution colossale de dix titres fonciers, évalués à 34 milliards francs Cfa. Une garantie qui fut déposés pour couvrir les 31 milliards de francs Cfa mis en cause dans la première affaire dans laquelle il est accusé. Mais, elle n'a pas empêché son emprisonnement.
Dans cette nouvelle caution, les avocats ont changé de stratégie, en déposant leur caution au niveau de l’Aje. Une nouvelle requête qui pourrait ouvrir la voie à une possible nouvelle demande de liberté provisoire devant le Pool judiciaire financier (Pjf).
Pour ce qui concerne le second dossier, portant sur 91 milliards FCfa et pour lequel il est poursuivi pour complicité de détournement de fonds publics, les avocats du député s’étaient appuyés sur la caution de 394 milliards de francs Cfa fournie par Tahirou Sarr, désigné comme auteur principal.
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LA MAISON MACKY BOUDE
L’ancienne Première Dame, Marième Faye Sall, a exprimé sa vive indignation suite à l’interdiction de sortie du territoire imposée à Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis.
L’ancienne Première Dame, Marième Faye Sall, a exprimé sa vive indignation suite à l’interdiction de sortie du territoire imposée à Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis. Intervenant sur les ondes de RFM, elle a dénoncé une décision arbitraire et injuste.
« Mon grand frère Amadou Mansour Faye a été interdit de voyage alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion pour aller voir notre mère malade. Il n’a rien fait ! Depuis neuf mois, ils ne cessent de l’intimider, mais ils n’ont encore rien vu. »
Très remontée, Marième Faye Sall a rappelé qu’il y a quelques mois, leur mère avait été convoquée à la gendarmerie, une situation qu’elle juge inacceptable.
« Cela ne se passe qu’au Sénégal ! Sans décision de justice, on se permet d’interdire des gens de voyager. Qu’ils sachent que seul Dieu est juge. Nous allons faire face ! »
L’interdiction de sortie du territoire de Mansour Faye suscite de nombreuses interrogations, d’autant qu’aucune décision de justice n’a été officiellement annoncée contre lui.
Cette réaction de Marième Faye Sall vient renforcer l’idée d’un contexte politique tendu, où les interdictions de voyage sont perçues comme des moyens de pression." Amadou mansour Faye est un acteur politique et il assume ses positions",a rappelé Marieme Faye Sall.
UNE CELEBRATION DE L’HISTOIRE ET DE LA CULTURE AFRICAINE
Produite par Fatoumatou Bathily, « Khady et Djudju » est une série d’animation qui plonge les enfants dans un voyage à travers le temps, à la rencontre de rois, reines et figures historiques qui ont façonné l’Afrique.
Le vendredi 7 mars 2025, la salle du Cinéma Pathé a vibré au rythme de la culture africaine avec le lancement officiel de la série d’animation « Khady et Djudju », une production sénégalaise qui a déjà marqué les esprits en remportant le Grand Prix du Jury dans la section animation au Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO). Cet événement, riche en émotions et en symboles, a réuni plusieurs personnalités du monde du cinéma, de l’éducation et de la culture, ainsi qu’un public enthousiaste, venus découvrir cette œuvre qui met en lumière l’histoire et les traditions africaines.
Produite par Fatoumatou Bathily, « Khady et Djudju » est une série d’animation qui plonge les enfants dans un voyage à travers le temps, à la rencontre de rois, reines et figures historiques qui ont façonné l’Afrique. Composée de 13 épisodes de 15 minutes, la série aborde des thèmes tels que l’Empire du Ghana, le Royaume du Walo, ou encore les légendes de Sundiata Keita et du Damel du Cayor. L’objectif est clair : permettre aux enfants de découvrir et de s’approprier leur histoire, tout en leur transmettant une fierté culturelle. Lors de la cérémonie de lancement, Fatoumatou Bathily a expliqué que cette série répond à un besoin crucial. « Nos enfants ont longtemps été exposés à des productions étrangères, souvent éloignées de leur réalité. Avec « Khady et Djudju », nous voulons qu’ils apprennent leur histoire et comprennent qu’ils ont des racines profondes et glorieuses», a-t-elle expliqué. Elle a également souligné l’importance de l’animation comme outil pédagogique, capable de captiver les jeunes esprits tout en leur transmettant des connaissances essentielles.
UNE RECONNAISSANCE INTERNATIONALE AU FESPACO
La série a déjà reçu une reconnaissance internationale en remportant le Grand Prix du Jury au FESPACO, l’un des festivals de cinéma les plus prestigieux d’Afrique. Cette distinction a été saluée par tous les intervenants lors du lancement, notamment par M. Diémé, le réalisateur de la série, qui a rappelé l’importance de soutenir les productions locales. « L’animation est un médium puissant, mais coûteux. Pourtant, nous avons prouvé qu’avec des moyens locaux et une volonté forte, nous pouvons créer des œuvres de qualité qui rivalisent avec les productions internationales ».
UN SOUTIEN INSTITUTIONNEL FORT
L’événement a également été marqué par la présence de plusieurs personnalités politiques et culturelles. Monsieur Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale, a salué l’initiative de Fatoumatou Bathily et de son équipe. « Ce que vous faites pour les enfants est extraordinaire. Vous leur donnez les clés pour comprendre leur passé et construire leur avenir. L’éducation ne se limite pas aux salles de classe, elle passe aussi par des projets comme celui-ci », a-t-il déclaré, en promettant le soutien de son ministère à de telles initiatives. Le Pr Abdoulaye Bathily, ministre, Conseiller spécial du président de la République a également honoré l’événement de sa présence. Il a souligné l’importance de renouer avec le passé pour construire un avenir solide. Selon lui, « pour être fort dans le présent et le futur, il faut avoir un ancrage solide dans le passé et cette série est un pont entre les générations, un moyen de transmettre notre héritage aux enfants ». Germain Coly, directeur de la cinématographie, a quant à lui, rappelé l’importance de soutenir les productions locales et de promouvoir l’animation africaine. « Nous devons encourager les talents locaux et leur donner les moyens de s’exprimer. « Khady et Djudju » est un exemple de ce que nous pouvons accomplir lorsque nous croyons en nos propres histoires », a-t-il souligné.
UNE PROJECTION QUI A RAVI LE PUBLIC
Après les discours, les invités ont eu le privilège de découvrir les deux premiers épisodes de la série, qui ont été chaleureusement applaudis. Les spectateurs ont salué la qualité de l’animation, la richesse des histoires et la manière dont la série parvient à captiver tout en éduquant. Le lancement de « Khady et Djudju » dans la salle du Cinéma Pathé a été un moment fort pour le cinéma sénégalais et africain. Cette série, qui allie éducation, culture et divertissement, est une preuve que l’Afrique a les moyens de raconter ses propres histoires, et de les raconter avec excellence. Avec le soutien des institutions et du public, « Khady et Djudju » pourrait bien devenir une référence pour les générations futures, tout en inspirant d’autres créateurs à suivre cette voie. La cérémonie a débuté avec une prestation de la chorale Arco Baleno, composée d’élèves de l’école fondée par Fatoumatou Bathily, il y a 15 ans. Cette école, qui accueille des enfants de la crèche au collège, est un symbole de son engagement envers l’éducation et la jeunesse. Les enfants ont chanté pour souhaiter la bienvenue aux invités, ajoutant une touche émouvante à cet événement déjà riche en symboles.
UNE PRATIQUE EN SOUFFRANCE
De plus en plus de Sénégalais souffrent de défaillance rénale qui les conduits à faire des séances de dialyse pour se maintenir en vie.
De plus en plus de Sénégalais souffrent de défaillance rénale qui les conduits à faire des séances de dialyse pour se maintenir en vie. La transplantation, considérée comme une solution pour ces personnes souffrant d’insuffisance rénale, semble être hypothéquée par les procédures de donation d’organe et le coût élevé de l’opération. Une situation qui rend difficile la prise en charge de ces pathologies.
Le Sénégal a fait des efforts dans la prise en charge des personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique, laquelle se traduit par une diminution du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang de l'organisme. Aujourd’hui, toutes les régions sont dotées de centres de dialyse et les malades sont suivis par des spécialistes de cette maladie. Seulement, dans cette prise en charge, la demande, avec plus de 1500 patients, reste supérieure à l’offre, avec 800 malades pensionnaires, puisque toutes les personnes en situation de dialyse ne peuvent pas bénéficier des faveurs des structures hospitalières du public qui offrent la gratuité de la dialyse depuis 2012.
Il s’y ajoute les pannes récurrentes des machines souvent enregistrées, qui rendent impossible la pratique de l’acte, ainsi que le manque de personnel soignant qualifié. Ce qui oblige des fois les pensionnaires de ses structures à recourir au privé pour éviter que leur situation n’empire. Au Sénégal, les statistiques du ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) renseignent que l’insuffisance rénale touche environ 5% de la population et constitue le plus lourd fardeau financier. Dans le privé, une séance de dialyse coûte 60 mille francs CFA, allant jusqu’à 120 mille francs CFA dans certaines cliniques de la place. Une somme souvent insoutenable pour les familles des patients qui doivent procéder à plusieurs séances de dialyse hebdomadaires.
Dans le cadre de la prise en charge de cette pathologie, souvent causée par le diabète ou encore l’hypertension artérielle, la loi sur la transplantation rénale a été adoptée en 2015 par le Sénégal, pour répondre à la forte demande et qui permet de restaurer la dignité du malade. Aujourd’hui, même si le pays a effectué des greffes réussies, avec trois interventions, le processus d’éligibilité reste lent, à cause des contraintes de procédures, malgré la présence d’un plateau technique aux normes et d’un personnel de pointe
Rappelons que dans le cadre du don de rein, le Sénégal a opté pour un donneur vivant et ces derniers doivent nécessairement être apparentés aux bénéficiaires. Ils doivent aussi faire valider leur consentement par le président d’un Tribunal qui est assisté de médecins. Soulignons aussi que dans le cadre de la prévention des insuffisances rénales, il est recommandé aux malades souffrant de diabète ou encore d’hypertension d’augmenter l'activité physique et de limiter la sédentarité ; d’adopter une alimentation équilibrée en modérant la consommation de sel, d'alcool ; diminuer sa surcharge pondérale mais aussi éviter la consommation de tabac, entre autres pratiques.
VERS UNE NOUVELLE ÈRE JUDICIAIRE ENTRE RABAT ET DAKAR
L’Assemblée nationale va examiner ce mardi 11 mars, le projet de loi n°03/2025 autorisant le président de la République à ratifier la Convention signée le 17 décembre 2004, entre le Sénégal et Maroc, sur l’assistance aux détenus et sur le transfèrement
L’Assemblée nationale va examiner ce mardi 11 mars, le projet de loi n°03/2025 autorisant le président de la République à ratifier la Convention signée le 17 décembre 2004, entre le gouvernement de la République du Sénégal et le gouvernement du Royaume du Maroc, sur l’assistance aux personnes détenues et sur le transfèrement des personnes condamnées. L’adoption de ce texte signé, il y a plus de 20 ans par le régime libéral du président Abdoulaye Wade, le mercredi 22 janvier dernier, en Conseil des ministres au titre des textes législatifs et réglementaires, est considérée par certains observateurs comme une étape vers l’ouverture de procédures judiciaires contre l’ancien chef de l’État, Macky Sall, installé à Marrakech depuis son départ du pouvoir en avril dernier.
Convoqués en session plénières, les députés vont se pencher ce mardi 11 mars sur le projet de loi n°03/2025 autorisant le président de la République à ratifier la Convention signée le 17 décembre 2004, à Rabat (Maroc), entre le gouvernement de la République du Sénégal et le gouvernement du Royaume du Maroc sur l’assistance aux personnes détenues et sur le transfèrement des personnes condamnées, signée le 17 décembre 2004 à Rabat (Maroc). Adopté le mercredi 22 janvier dernier, en Conseil des ministres au titre des textes législatifs et réglementaires, ce texte a été également entériné le 3 mars 2025 par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Dans un document rendu public hier, lundi 10 mars, relatif à ce vote, le Bureau d’informations et de communication du gouvernement (BIC-G) renseigne au sujet de cette convention qu’elle comporte deux parties, réparties entre vingt-quatre (24) articles. Elle aborde les questions de « l’assistance des Consuls aux personnes détenues, la définition de termes et expressions, les principes généraux, les motifs de refus, les conditions du transfèrement, la procédure, les voies de communication, les demandes de transfèrement et réponses, les informations concernant l’exécution, la dispense de légalisation, le choix des langues, l’escorte et frais, les conséquences du transfèrement, la cessation de l’exécution de la sanction, la grâce, l’amnistie et la commutation, la révision du jugement, application dans le temps, application territoriale », entre autres, explique le BIC-G. Poursuivant, cette source précise également que l’article 8 de cette Convention dispose que la demande de transfèrement peut être présentée, soit par le condamné lui-même ou par son représentant légal qui présente à cet effet, une requête à l’un des deux États. Ou bien, soit par l’État de condamnation soit par l’État d’exécution.
Le BIC-G ajoute à propos de l’escorte et des frais y afférents, que l’article 13 dispose que l'État d’exécution fournit l’escorte pour le transfèrement. « Les frais de transfèrement y inclus de l’escorte sont à la charge de l’État d’exécution, sauf s’il en est décidé autrement par les deux États. Les frais occasionnés exclusivement sur le territoire de l’État de condamnation sont à la charge de cet État. L’État d’exécution peut toutefois recouvrer tout ou partie des frais de transfèrement auprès du condamné. La présente Convention est applicable sur tout le territoire des deux pays, tel qu’en dispose l’article 23 », a encore fait remarquer le BICG.
Revenant sur l’intérêt de la ratification de cette convention, signée il y a plus de 20 ans par le régime libéral du président Abdoulaye Wade et que certains voient comme une étape vers l’ouverture de procédures judiciaires contre l’ancien chef de l’État, Macky Sall, installé à Marrakech depuis son départ du pouvoir en avril dernier, le BIC-G souligne que cette ratification permettra au Sénégal d’apporter son soutien aux nombreux jeunes ressortissants qui tentent de rejoindre l’Europe à bord d’embarcations de fortune, dont certains emprisonnés au Maroc, qui pourraient ainsi bénéficier d’une assistance.
GUY MARIUS SAGNA EMBOITE LE PAS A LA CJRS
Le député Guy Marius Sagna a adressé une question écrite au gouvernement pour lui faire part des «pénibles» conditions de travail des travailleurs des médias.
Le député Guy Marius Sagna a adressé une question écrite au gouvernement pour lui faire part des «pénibles» conditions de travail des travailleurs des médias. Déjà, l’année derrière, la Convection des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), avait mené une étude qui met notamment en lumière la précarité des jeunes journalistes.
Alors que le gouvernement, à travers le ministère de la Communication, des Télécommunications et du numérique est en plein dans le processus d’identification et de régularisation officielle, le député Guy Marius Sagna, a adressé une question écrite au gouvernement du Sénégal sur le respect des droits des travailleurs dans les organes de presse. Dans la question écrite déposée à l’Assemblée nationale, le 25 février 2025, le député rappelle à l’Etat l’obligation de ne reconnaitre comme entreprise de presse que des organes qui prennent en charge convenablement leurs travailleurs, conformément à la loi.
«Monsieur le ministre, des acteurs de la presse ont attiré mon attention sur les pénibles conditions de travail des travailleurs de la presse. Comment l’Etat peut-il reconnaître un organe de presse qui ne respecte pas le Code du travail, qui ne signe pas de contrat avec ses employés qu’il abandonne sans prise en charge maladie ou sans cotisation à l’IPRES ou la Caisse de sécurité sociale ? Violation du Code du travail, arriérés de salaires, évasion sociale, discrimination syndicale… rythment le quotidien de plusieurs travailleurs de la presse», décrit le parlementaire.
Et M. Sagna de souligner que «face à ces faits préoccupants, plusieurs interrogations se posent : Comment un groupe de presse qui ne respecte pas la Code du travail peut-il être reconnu par l’Etat du Sénégal ? Quelles mesures vos ministères envisagent-ils de prendre pour faire respecter les droits des travailleurs de la presse ? Les services de l’Inspection du travail et ceux chargés de la régulation des médias prennent-ils des sanctions contre ces manquements ? Quels mécanismes de contrôle sont en place pour éviter que de telles violations ne se produisent dans le secteur des médias ? Vos ministères prévoient-ils une intervention afin que les organes de presse retenus par l’Etat du Sénégal régularisent dans les délais raisonnables la situation salariale, syndicale et sociale de leurs employés ?»
Autant de questions consignées dans le texte qui a pour «Objet : le respect des droits des travailleurs doit être un des critères pour la reconnaissance d’un organe de presse par l’Etat ou tout au moins pour qu’un organe de presse reçoive des deniers publics» et sur lesquels le député-activiste attend des réponses de l’équipe dirigée par le Premier ministre Ousmane Sonko.
LE RAPPORT ACCABLANT DE LA CJRS
En 2024, la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) a mené une enquête dans des rédactions pour s’enquérir des conditions de travail des journalistes. Il est ressorti de l’étude, dont le Rapport a été remis aux autorités actuelles, que 23, 1% des 216 reporters qui ont répondu aux questions, ont dit avoir des contrats à durée indéterminée (CDI), 11,1% des contrats à durée déterminée (CDD), soit au total 33,2%. En outre, 22,2% ont soutenu avoir des contrats de prestation contre 17,1% de stagiaires. Les 26,4% n'ont aucun lien contractuel avec leurs employeurs.
L'étude montre également que parmi ceux qui disent avoir des contrats, il y en a qui n'ont pas d’exemplaires de leurs contrats. Sur les 183 personnes ayant répondu à la question, seuls 33% disent détenir un exemplaire de leurs contrats de travail, contre 61,7% qui n'en ont pas. Les autres n'ont pas de réponse. Pour ceux des employés qui ont des contrats, ils sont peu nombreux à pouvoir affirmer que leurs contrats sont enregistrés à l'Inspection du travail. Sur les 181 personnes qui ont répondu à cette question, seuls 19,3% ont répondu par l'affirmative ; 45,3% ont répondu par la négative. Les autres, soit ne savent soit n'ont aucune réponse.
L'enseignement principal qu'il faut en tirer, c'est que même si certaines entreprises font signer des contrats à leurs employés, très peu respectent la règlementation en les faisant enregistrer à l'Inspection du travail. L'étude a montré que très peu d'entreprises respectent les barèmes prévus par la Convention collective du secteur des médias. Encore que pour percevoir les salaires, c'est la croix et la bannière dans beaucoup d'organes de presse. Selon les résultats de l'enquête, 18,5% ont des rémunérations en deçà de 75.000 francs CFA ; 14,80% entre 75000 et 100.000 francs CFA ; 14,8% entre 100.000 et 150.000 francs CFA ; 10,2% entre 150.000 et 200.000 francs CFA. Les travailleurs ayant un salaire dépassant la barre des 300.000 francs CFA sont estimés à 7,9% ; tandis que ceux qui ne relèvent d'aucune de ces catégories sont autour de 20,40%. A l'image de la plupart des rédactions, la plupart des personnes ayant participé à l'enquête sont des reporters. 9,3% ont dit être des rédacteurs en chef. Sur les 216 personnes ayant répondu au questionnaire de la CJRS, 86% disent ne pas être pris en charge par leur entreprise quand ils sont malades.