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4 avril 2025
Éducation
LE PROJET FOR’MEL LANCÉ SA DEUXIÈME PHASE À DAKAR
L’Institut français de Dakar a officiellement lancé hier la phase 2 du projet For’Mel, une initiative ambitieuse visant à redonner le goût de la lecture aux élèves sénégalais du préscolaire et du primaire.
L’Institut français de Dakar a officiellement lancé hier la phase 2 du projet For’Mel, une initiative ambitieuse visant à redonner le goût de la lecture aux élèves sénégalais du préscolaire et du primaire.
En partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et l’Université Cheikh Anta Diop, ce projet innovant entend répondre à un constat préoccupant : la désaffection croissante des jeunes élèves pour la lecture.
Une formation ciblée pour les professionnels de l’éducation
Pour cette nouvelle phase, 40 enseignants et bibliothécaires scolaires, ainsi que 20 inspecteurs de l’éducation, bénéficieront d’une formation spécifique aux techniques d’animation autour du livre. L’objectif : développer des pratiques pédagogiques susceptibles de stimuler l’intérêt des enfants pour la lecture.
« Les élèves lisent de moins en moins, et cela affecte gravement leurs résultats scolaires », explique Ousmane Ngom, représentant de l’inspection académique de Dakar. « Cette tendance a des répercussions directes sur leur vocabulaire, leur orthographe et leur capacité de compréhension. »
Un projet concret et ambitieux
Concrètement, 20 écoles de la banlieue dakaroise accueilleront des ateliers d’animation. Des kits pédagogiques et des ouvrages seront mis à disposition pour faciliter cette démarche.
Nogaye Diop, responsable de la médiathèque de l’Institut français, souligne que « l’objectif est de promouvoir la lecture par des pratiques innovantes, en créant des événements et des campagnes de sensibilisation ».
Des résultats prometteurs
Financée par le programme « Apprendre », la première phase du projet en 2023 avait déjà permis de produire un guide d’animation riche de 26 fiches. Cette nouvelle étape confirme l’engagement des acteurs éducatifs à faire de la lecture un véritable outil d’épanouissement intellectuel.
Le projet For’Mel se veut ainsi un laboratoire d’idées pour réinventer l’approche de la lecture à l’école, avec comme ambition de donner aux jeunes Sénégalais les clés pour devenir des lecteurs passionnés et des apprenants accomplis.
DIOMAYE ENGAGE LA RÉFORME DE L'ÉDUCATION
Dans une dynamique de modernisation et d’ouverture sur le monde, l’enseignement de l’anglais a été introduit dans l’élémentaire, notamment dans les classes de CM1 et de CM2 et le démarrage a été effectif depuis le 14 janvier dernier
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye vient de boucler une année à la tête du Sénégal. Dans le secteur de l’éducation, des initiatives sont lancées sous son impulsion. Il s’agit par exemple de l’introduction de l’anglais à l’élémentaire, du recrutement de 2000 enseignants, entre autres. Tout de même, de nombreux défis persistent.
Dans une dynamique de modernisation et d’ouverture sur le monde, l’enseignement de l’anglais a été introduit dans l’élémentaire, notamment dans les classes de CM1 et de CM2 et le démarrage a été effectif depuis le 14 janvier dernier. Cette décision qui vise à doter les jeunes élèves de compétences linguistiques dès leur plus jeune âge, constitue une phase d’expérimentation qui marque le début d’une réforme majeure dans le système éducatif sénégalais. Lors du Conseil interministériel sur la rentrée scolaire tenu en septembre dernier, le Premier ministre Ousmane Sonko avait demandé au ministre de l'Éducation de préparer une feuille de route claire et détaillée pour encadrer cette expérimentation et sa mise en place progressive. Non sans insister sur la nécessité de garantir un accès équitable à l’apprentissage de cette langue pour tous les élèves, tout en répondant aux exigences du monde professionnel.
En effet, l’école sénégalaise est confrontée à un déficit d’enseignants. Face à ce problème, le président de la République avait annoncé un programme de recrutement d’enseignants. En conseil des ministres en décembre dernier, Bassirou Diomaye Faye a demandé au « Ministre de l’Education nationale, au Ministre de la Formation professionnelle et technique et au Ministre des Finances et du Budget de finaliser dans les meilleurs délais, sous la supervision du Premier Ministre, un programme spécial de recrutement d’enseignants sur trois ans (2025, 2026, 2027), selon les spécialités et matières prioritaires ciblées ».
Dans ce cadre, le ministère de l’Education nationale a lancé le recrutement spécial de 2000 enseignants en janvier dernier pour répondre aux défis immédiats du secteur. Depuis l’installation des nouvelles autorités, des initiatives ne manquent pas allant dans le sens de moderniser le système éducatif. Bassirou Diomaye Faye évoque également plusieurs chantiers le secteur. Il a donné des instructions pour une évaluation du système éducatif dont « les programmes sont en inadéquation avec les réalités nationales, les enjeux du numérique et les besoins de l’économie nationale ». Il a aussi fait souligner la digitalisation du système éducatif, la planification, sur les cinq prochaines années, un programme de réalisation d’infrastructures scolaires adaptées et d’amélioration de l’environnement pédagogique dans toutes les académies du pays afin de régler la question des abris provisoires. Il faut dire que les maux qui minent le secteur de l’éducation, sont énormes : abris provisoires, programmes scolaires inadaptés, déficit d’enseignants, de salles de classe etc.
POUR AVOIR AGRESSE UN ENSEIGNANT, L'INTERSYNDICAL DE ZIGUINCHOR BLOQUE TOUT
L’intersyndicale des enseignants de Ziguinchor (SELS – UDEN- SUDES -SNELAS/FC- ORS- SIENS – CUSEMS/A – OIS) a annoncé une grève totale, ce lundi , à la suite d’une agression “inacceptable” dont a été victime leur collègue Sidy Goudiaby...
L’intersyndicale des enseignants de Ziguinchor (SELS – UDEN- SUDES -SNELAS/FC- ORS- SIENS – CUSEMS/A – OIS) a annoncé une grève totale, ce lundi , à la suite d’une agression “inacceptable” dont a été victime leur collègue Sidy Goudiaby, enseignant à l’école élémentaire de Belfort.
“L’intersyndicale des enseignants de Ziguinchor condamne avec la plus grande fermeté l’agression inacceptable dont a été victime leur collègue Sidy Goudiaby, enseignant à l’école élémentaire de Belfort”, a-t-elle déploré dans un communiqué transmis dimanche à l’APS.
Elle rappelle que “cette acte barbare a eu lieu le vendredi 21 Mars 2025 dans l’après-midi, au moment où il dispensait des cours de renforcement à l’endroit des élèves du CM2 par un jeune du quartier. “Cet acte d’une gravité extrême constitue une atteinte intolérable à l’intégrité et à la dignité de l’ensemble du personnel éducatif”, a dit l’intersyndicale des enseignants de Ziguinchor dans le même document.
Face à cette situation, et en l’absence de mesures immédiates et concrètes pour garantir la sécurité des enseignants dans l’exercice de leurs fonctions, l’Intersyndicale décide “de décréter un mot d’ordre de grève le lundi 24 mars 2025 ( Grève totale [Arrêt de travail] ).
Elle a également annoncé un rassemblement suivi d’une déclaration au siège de la CNTS [Bourse du travail]. “Nous exigeons des autorités académiques et administratives une réaction immédiate afin que justice soit faite et que de véritables mesures de protection soient mises en place pour garantir l’intégrité physique et morale des enseignants”, a-t-elle invité dans le même texte.
L’Intersyndicale dit rester” mobilisée et déterminée à défendre les droits des enseignants et la dignité du corps éducatif”. “Nous appelons tous les enseignants à rester solidaires et à observer scrupuleusement le mot d’ordre”, a-t-elle appelé.
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LES 3 MOMENTS FAVORIS OÙ L'HUMAIN MENT
La manipulation et le truquage d’images ne sont pas une nouveauté dans le monde de la communication. Mais avec le numérique et l’avènement des intelligences artificielles, ces phénomènes prennent une autre dimension.
Invité à discuter des intelligences artificielles et de leur risque pour certaines personnes dans l’émission Les Carnets culturels, Djiby Diakhaté a, d’entrée de jeu, tenu à souligner les moments propices où l’être humain ment sans sourciller. Il s’agit des périodes préélectorales, des périodes de guerre et de l’après-chasse. Le sociologue explique amplement les raisons dans l’extrait de cette émission produite par Le Carré culturel.
La manipulation et le truquage d’images ne sont pas une nouveauté dans le monde de la communication. Mais avec le numérique et l’avènement des intelligences artificielles, ces phénomènes prennent une autre dimension dans un contexte où les IA concurrencent rudement l’intelligence humaine. En effet, il est aujourd’hui facile de faire accepter une image générée par une IA, même si, dans la réalité, elle n’existe pas. Djiby Diakhaté a analysé une série d'images truquées ou générées par l'intelligence artificielle.
Pour lui, l'avènement de l'intelligence artificielle porte le mensonge à un autre niveau, bouleversant la vie en société. Ainsi, le sociologue attire l'attention sur les deepfakes, qui visent à manipuler l'opinion, y compris dans la création des savoirs. Par exemple, la tricherie avec les IA est aujourd'hui technicisée, l'homme étant, in fine, devenu l'outil de ses propres outils qu'il a créés.
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LE MIRAGE DES RÉSEAUX SOCIAUX
Moise Inandjo est un romancier qui consacre l’essentiel de ses romans à des sujets visant à préserver les jeunes et les adolescents des fléaux pouvant gâcher leur vie d’une manière ou d’une autre. M. Inandjo est l'invité des Carnets culturels
Dans son dernier roman, Le Mirage des réseaux sociaux, édité par Le Carré culturel, le fonctionnaire international met en garde contre le piège qui guette les jeunes dans le mésusage des réseaux sociaux numériques. Invité des Carnets culturels, l’écrivain revient en détail sur sa production littéraire et, en particulier, sur son dernier ouvrage.
À travers ce roman, l’auteur raconte l’histoire d’un jeune étudiant africain parti étudier à l’étranger et qui, pris dans l’engrenage des réseaux sociaux, abandonne ses études pour se lancer dans une « carrière d’influenceur ». Une activité qui lui réussit au début, puisqu’il gagne rapidement en célébrité et parvient à amasser de l’argent. Mais, au fil du temps, il en veut toujours plus pour maintenir son train de vie, au point de sombrer dans la cybercriminalité et d’autres activités illicites, telles que le trafic de drogue. Finalement, il n’obtiendra aucun diplôme et finira en prison, entraîné dans une véritable descente aux enfers qui le conduira même à tuer ses propres parents.
Sociologue de formation, Moise Inandjo fait partie des écrivains les plus productifs du Togo. Sa plume est reconnue dans son pays, notamment parce qu’un de ses ouvrages est inscrit au programme scolaire. Il a également été lauréat d’un prix littéraire au Togo.
KEN BUGUL, UNE LEÇON DE SPIRITUALITÉ ET DE RÉSILIENCE
Honorée d'un doctorat Honoris Causa, l'écrivaine sénégalaise partage sa vision d'une société où l'indifférence gagne du terrain. "Je mourrai debout", affirme celle qui a fait de la résistance à la fatalité son credo
L'écrivaine sénégalaise Ken Bugul était l'invitée de l'émission "BL" animée par Pape Alioune Sarr, ce jeudi 19 mars 2025. Dans cet entretien profond et touchant, l'auteure du "Baobab fou" a livré une véritable leçon de spiritualité et partagé sa vision de la société contemporaine.
Récemment honorée d'un doctorat Honoris Causa par l'Université de La Laguna pour l'ensemble de son œuvre, Ken Bugul est revenue sur cette distinction qu'elle considère comme "un grand honneur". Cette reconnaissance internationale témoigne de l'impact de ses écrits sur plusieurs générations de lecteurs.
"Je mourrai debout", affirme celle qui a fait de la résilience sa philosophie de vie. L'écrivaine établit une distinction claire entre destin et fatalité : "Le destin, c'est le kit avec lequel on naît, tandis que la fatalité est une démission rapide face aux difficultés temporaires." Cette approche lui a permis de surmonter les nombreuses épreuves jalonnant son parcours.
La spiritualité occupe une place centrale dans la vie de Ken Bugul. Pour elle, il s'agit d'une quête permanente qui transcende le simple cadre religieux : "Du dogme à la connaissance, il faut toujours être dans la quête de Dieu. Plus on pense l'avoir trouvé, plus il nous dépasse."
L'auteure s'est également inquiétée de l'indifférence grandissante dans la société, particulièrement envers les jeunes. Évoquant le suicide récent de l'étudiant Matar Diagne, elle dénonce l'absence de "garde-fous" pour récupérer ceux qui souffrent : "Personne n'a le temps de personne. Les gens ne se parlent plus, ne s'écoutent plus, ne se regardent plus."
Ken Bugul a également tenu à rappeler le rôle fondamental mais souvent occulté des femmes dans les traditions spirituelles : "Sans les femmes, il n'y aurait pas eu de religion." Elle illustre son propos par des exemples tirés des trois religions monothéistes, où les femmes ont joué un rôle déterminant bien que rarement mis en lumière.
Son œuvre littéraire, initialement conçue comme une démarche personnelle de guérison, s'est révélée thérapeutique pour de nombreux lecteurs. "L'écriture qui répare", comme l'a qualifiée un professeur camerounais, trouve aujourd'hui un écho renouvelé auprès d'une jeune génération qui redécouvre ses livres.
VERS UNE TRANSFORMATION NUMERIQUE DANS L'ENSEIGNEMENT
Les enseignants seront au cœur de la transformation numérique du système éducatif avec un ‘’programme ambitieux de formation pour une refonte en profondeur de la pédagogie, une réinvention des méthodes d’apprentissage
Les enseignants seront au cœur de la transformation numérique du système éducatif avec un ‘’programme ambitieux de formation pour une refonte en profondeur de la pédagogie, une réinvention des méthodes d’apprentissage et une mise à niveau systémique’’, a déclaré jeudi, le ministre de l’Education nationale.
‘’Nous voulons que chaque enseignant puisse s’approprier les technologies émergentes et les intégrer intelligemment dans ses pratiques pédagogiques’’, a dit Moustapha Guirassy.
Le ministre de l’éducation participait à cérémonie de signature à Diamniadio, d’une convention avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation chargé de dérouler la formation à travers l‘Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK).
‘’Nos enseignants, véritables architectes du savoir, bâtisseurs inlassables des consciences et vigies éclairées de notre avenir collectif, incarnent l’ossature même de notre système éducatif, portant en eux la responsabilité d’instruire, d’inspirer et de transmettre les connaissances’’, a rappelé M. Guirassy.
Il s’est demandé, ‘’comment peuvent-ils préparer nos enfants aux défis de demain si nous ne leur offrons pas, dès aujourd’hui, les instruments intellectuels et technologiques nécessaires pour appréhender et maîtriser ces nouveaux horizons ?’’.
Pour le ministre, il ne s’agit pas seulement de former à l’utilisation des outils numériques, mais de développer une approche critique et créative, où le numérique devient un catalyseur d’innovation et non une simple substitution aux méthodes traditionnelles.
‘’Le monde évolue à une vitesse fulgurante. L’intelligence artificielle et les technologies numériques ne sont plus de simples innovations ; elles redéfinissent nos modes de vie, nos économies et nos cadres de pensée’’, a-t-il relevé.
Face à ces transformations profondes, Moustapha Guirassy estime que ‘’l’éducation ne peut rester immobile’’.
‘’L’Etat a le devoir d’accompagner ces mutations, de leur donner du sens et de les mettre au service du progrès collectif’’, a souligné le ministre. D’où, a-t-il rappelé, le lancement tout dernièrement du New Deal technologique porté par le ministère de la Communication des Télécommunications et du Numérique.
C’est cette ambition qui sous-tend l’action de former les enseignants et personnels administratifs pour ‘’anticiper les évolutions, préparer nos enfants à y répondre et, mieux encore, leur donner les moyens d’en être les acteurs’’, a fait valoir le ministre.
‘’Au-delà de la simple transmission de compétences numériques, il s’agit pour l’école sénégalaise de ne pas être spectatrice du progrès, mais bien un levier de transformation’’, a-t-il assuré.
Au total, 105 000 enseignants, administratifs, directeurs d’établissements seront touchés par cette formation qui se fera 100% en ligne durant toute l’année scolaire par les enseignants de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane.
LE CROUS-T ETEND SON SERVICE
Le Centre régional des œuvres universitaires sociales de Thiès (CROUS-T) a récemment développé de nouvelles offres de service pour garantir le bien-être psychosocial des étudiants, a appris l’APS de son directeur, Serigne Mbacké Lô.
Le Centre régional des œuvres universitaires sociales de Thiès (CROUS-T) a récemment développé de nouvelles offres de service pour garantir le bien-être psychosocial des étudiants, a appris l’APS de son directeur, Serigne Mbacké Lô.
“Nous savons que les étudiants, au sein du campus, ont un besoin permanent en termes d’appui, d’assistance, de conseils et d’orientation”, a dit le directeur du CROUS-T.
Pour répondre à ces besoins, le centre a récemment développé de nouveaux services d’assistance, selon Serigne Mbacké Lô.
Il s’exprimait lors d’un iftar dénommé ”ndogou solidaire”, suivi d’une conférence sur le thème “La vie étudiante et bien-être : diagnostic des facteurs de déséquilibre psychosocial”.
Selon M. Lô, la structure qu’il dirige a jugé nécessaire d’organiser cette activité de solidarité, en collaboration avec la nouvelle division d’accueil et d’accompagnement social du CROUS-T.
“Généralement, l’étudiant, c’est quelqu’un qui se cherche, confronté à beaucoup de préoccupations, de réussite académique d’abord, sociale […]”, ainsi que “des préoccupations d’identité et d’adaptation”, a-t-il souligné.
Il ajoute qu'”un étudiant qui quitte ses parents (et) qui est en train d’apprendre de manière différente par rapport à ce qu’il a connu”, peut voir ces préoccupations “déteindre sur son bien-être psychologique”.
Selon M. Lô, les autorités du CROUS-T sont “tout le temps confrontées à des préoccupations d’ordre psychologique, qui nécessitent parfois une écoute attentive [mais] aussi une veille”.
En plus du campus social de l’université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT), le CROUS-T gère l’hébergement et la restauration de tous les autres établissements installés dans la cité du rail, comme l’Ecole polytechnique de Thiès (EPT), l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (ENSA), les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
Serigne Mbacké Lô a approuvé la recommandation du conférencier incitant les étudiants à constituer le premier cercle de solidarité entre camarades, en veillant à asseoir une solidarité dès qu’ils observent un changement de quelque ordre que ce soit chez un des leurs.
Outre cet appel à plus de solidarité estudiantine, le propos du conférencier était de vulgariser auprès des étudiants les nouveaux services que le CROUS-T leur offre, afin de garantir leur bien-être.
Le président de la conférence des amicales d’étudiants de l’UIDT, Adama Sow Kébé, a salué la pertinence de cette initiative du CROUS-T, tout en reconnaissant la nécessité d’une telle activité, quelques mois après la mort tragique d’un étudiant de l’université Gaston Berger de Saint-Louis dont les circonstances font penser à des difficultés psychologiques.
Début février dernier, l’étudiant Matar Diagne a été retrouvé mort dans sa chambre au campus de l’UGB. Dans sa lettre posthume, il évoquait une situation de détresse qu’il n’a pu supporter, allant des difficultés d’intégration à des jugements de ses proches.
Il estime que ce genre d’activité peut aider les étudiants à “garder le moral”, pour poursuivre leur aventure au sein de l’université, quand bien même ils seraient tentés d’abandonner.
M. Sow a évoqué parmi les “facteurs de dépression” chez les étudiants, “les problèmes d’adaptation, la précarité des conditions sociales, mais également l’enchaînement des cours, qui est totalement différent par rapport au lycée”.
“A l’université, le système est différent de celui du lycée. Si on ne s’adapte pas sur le plan tant social que pédagogique, naturellement, cela se répercute sur le mental de l’étudiant”, argue-t-il.
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LA PACIFICATION SERA LE MAÎTRE MOT…
Dans un entretien exclusif accordé à Radio Sénégal, Alioune Badara Kandji, récemment nommé recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a tracé les grandes lignes de sa mission et de ses ambitions pour cette institution ...
Dans un entretien exclusif accordé à Radio Sénégal, Alioune Badara Kandji, récemment nommé recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a tracé les grandes lignes de sa mission et de ses ambitions pour cette institution de renommée internationale. Pour sa première sortie, le recteur a mis l’accent sur les réformes qu’il envisage, notamment dans la gouvernance, la pédagogie, la recherche, la pacification de l’espace universitaire et la lutte contre la fraude.
« C’est une grande joie, d’autant plus que j’ai été choisi parmi 19 candidats. Mais cette joie est mesurée, car nous avons pleinement conscience de la lourde responsabilité que cela implique. L’UCAD est une institution de référence qui a joué un rôle clé dans la construction de notre État, ainsi que dans la formation de ressources humaines de qualité. Il est de notre devoir de préserver et d’enrichir ce précieux héritage », a déclaré Alioune Badara Kandji.
Le recteur a souligné que l’UCAD se trouve à un tournant de son histoire, et qu’il est crucial de faire les bons choix pour l’avenir de l’institution. « Le bon chemin, c’est celui qui nous conduit à la souveraineté et au développement. Nous devons opérer des ruptures dans la gouvernance, la pédagogie, la recherche, et renforcer notre coopération internationale afin que l’UCAD retrouve sa place dans le paysage scientifique mondial », a-t-il précisé.
Alioune Badara Kandji a également abordé l’importance de la pacification de l’espace universitaire. Selon lui, cela est primordial pour garantir la qualité de l’enseignement et des recherches. « C’est un grand chantier qui nécessitera une approche inclusive et participative de toute la communauté universitaire. Il est essentiel de mettre en place des mécanismes de prévention et de résolution des conflits. Sans pacification, il est impossible d’offrir un programme de formation et de recherche de qualité. La pacification sera le maître mot dans tous les cas. », a-t-il affirmé.
L’un des défis majeurs que le nouveau recteur souhaite relever est la lutte contre la fraude académique. « Nous devons éradiquer la fraude pour crédibiliser nos formations et les diplômes que nous délivrons. Nous allons instaurer un manuel de procédure et une charte des examens pour sécuriser le système d’évaluation. », a-t-il annoncé.
UCAD, ALIOUNE BADARA KANDJI TRACE LES GRANDES LIGNES DE SON RECTORAT
Le nouveau recteur a détaillé sa vision pour l’institution. Gouvernance, pédagogie, recherche, pacification de l’espace universitaire et lutte contre la fraude figurent parmi les réformes prioritaires qu’il entend mener.
Dans un entretien exclusif accordé à Radio Sénégal, Alioune Badara Kandji, récemment nommé recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a tracé les grandes lignes de sa mission et de ses ambitions pour cette institution de renommée internationale. Pour sa première sortie, le recteur a mis l’accent sur les réformes qu’il envisage, notamment dans la gouvernance, la pédagogie, la recherche, la pacification de l’espace universitaire et la lutte contre la fraude.
« C’est une grande joie, d’autant plus que j’ai été choisi parmi 19 candidats. Mais cette joie est mesurée, car nous avons pleinement conscience de la lourde responsabilité que cela implique. L’UCAD est une institution de référence qui a joué un rôle clé dans la construction de notre État, ainsi que dans la formation de ressources humaines de qualité. Il est de notre devoir de préserver et d’enrichir ce précieux héritage », a déclaré Alioune Badara Kandji.
Le recteur a souligné que l’UCAD se trouve à un tournant de son histoire, et qu’il est crucial de faire les bons choix pour l’avenir de l’institution. « Le bon chemin, c’est celui qui nous conduit à la souveraineté et au développement. Nous devons opérer des ruptures dans la gouvernance, la pédagogie, la recherche, et renforcer notre coopération internationale afin que l’UCAD retrouve sa place dans le paysage scientifique mondial », a-t-il précisé.
Alioune Badara Kandji a également abordé l’importance de la pacification de l’espace universitaire. Selon lui, cela est primordial pour garantir la qualité de l’enseignement et des recherches. « C’est un grand chantier qui nécessitera une approche inclusive et participative de toute la communauté universitaire. Il est essentiel de mettre en place des mécanismes de prévention et de résolution des conflits. Sans pacification, il est impossible d’offrir un programme de formation et de recherche de qualité. La pacification sera le maître mot dans tous les cas. », a-t-il affirmé.
L’un des défis majeurs que le nouveau recteur souhaite relever est la lutte contre la fraude académique. « Nous devons éradiquer la fraude pour crédibiliser nos formations et les diplômes que nous délivrons. Nous allons instaurer un manuel de procédure et une charte des examens pour sécuriser le système d’évaluation. », a-t-il annoncé.