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3 avril 2025
Culture
165 PROJETS FINANCES POUR 510 MILLIONS DE F CFA EN 2022
Financements – Fonds de développement des cultures urbaines, une liste de projets éligibles a été sélectionnée et transmise au Comité de gestion pour évaluation
Dans le cadre du 6e appel à candidature du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) lancé en mars dernier, le Comité de lecture du Fdcu, en sa séance du 23 juin 2022, a sélectionné et transmis au Comité de gestion, pour évaluation, une liste de projets éligibles que ce dernier a étudiée au cours de sa réunion tenue le vendredi 22 juillet 2022 au ministère de la Culture et de la communication.
A l’issue de la délibération du Comité de gestion du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu), 165 projets éligibles, soit 30,95%, couvrant toutes les régions, ont été retenus pour recevoir des subventions allant de 2,5 à 5 millions de francs Cfa pour le compte de la gestion 2022, soit une subvention totale de 510 millions de F Cfa, informe le communiqué signé par Demba Faye, directeur de Cabinet du ministère de la Culture. Pour ce 6ème appel du Fonds de développement des cultures urbaines, les requêtes avaient trait à l’évènementiel, la production, la structuration, la diffusion, la mobilité artistique, la création et la formation et l’insertion.
Ainsi, lit-on dans le communiqué, il ressort du rapport d’évaluation du Comité de lecture que 533 dossiers reçus des 14 régions du pays ont été rigoureusement examinés et analysés avec impartialité, à l’aune des critères définis par les instruments de gestion du fonds.
Le ministre de la Culture et de la communication «félicite» les bénéficiaires de la gestion 2022 et «attire» leur attention sur l’importance d’une bonne gestion afin de conforter la place du Fdcu dans le développement des cultures urbaines. D’après le document reçu par Le Quotidien, les bénéficiaires seront contactés par la Direction des arts pour les modalités pratiques de mise à disposition desdites subventions.
Toutefois, précise le document, les 24 projets non réalisés en 2021, conformément aux engagements pris lors de la réunion tenue avec les porteurs de projets le 15 février 2022, au Cabinet du ministère de la Culture et de la communication, sont reportés sur la gestion budgétaire de 2022.
Pour rappel, à l’issue de ses travaux, le Comité de gestion a tenu compte des recommandations du Forum national des cultures urbaines organisé le 18 mai 2021 au Monument de la Renaissance, un moment de réflexion qui avait permis d’examiner les contours de ce mécanisme de financement et de penser son amélioration.
Concernant le Comité de lecture du Fdcu à l’occasion de ses travaux du 23 juin 2022, sont retenus pour une subvention, «les projets ayant obtenu à l’évaluation, une note supérieure ou égale à soixante sur cent (60/100)», note le document.
LA CREATRICE DU CEEBU JËN SERA HONOREE
Son œuvre culinaire communément appelée ‘’Ceebu Jën’’ a été classée patrimoine immatériel de l'UNESCO. Par ce plat devenu national au Sénégal, Penda Mbaye a gravé son art culinaire dans les registres culinaires mondiaux. Et pour ça, elle sera honorée
Récemment, son œuvre culinaire communément appelée ‘’Ceebu Jën’’ a été classée patrimoine immatériel par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) grâce à sa popularité au Sénégal et dans le reste du monde. Ce plat national du ‘’Pays de la Teranga’’ créé par la brave dame saint-louisienne Penda Mbaye est désormais au cœur du registre des arts culinaires du monde pour vendre la destination sénégalaise.
C'est dans ce sillage qu'un collectif d'artistes sénégalais et français, piloté par Papis Niang, a décidé de rendre un vibrant hommage à celle qui a mis en œuvre le ‘’Ceebu Jën’’. A travers un film documentaire de 52 mn qui relate toute l'histoire de cette femme sénégalaise, mais spécialement à celle qui détient des valeurs traditionnelles et culturelles, d’où le nom de Penda Mbaye.
Selon Papis Niang le producteur, Penda Mbaye mérite tous les honneurs du monde de par sa prestance et sa beauté. "Notons que la femme résume la vie ; le sourire l’accompagne dans presque toutes les situations. Elle est apte à donner des conseils pratiques et incarne la beauté de la nature. Femme de valeurs, femme de principes, femme traditionnelle, femme authentique et charismatique", a-t-il expliqué.
Par ailleurs, c'est un évènement riche en culture qui fait la promotion du Sénégal dans une ambiance chaleureuse et conviviale. La femme sénégalaise sera à l'honneur avec une distinction qui véhicule la destination sénégalaise qu'on nommera Penda Mbaye.
Ce qui confirme le charme et l’élégance du Sénégal à travers le monde.
A rappeler que des artistes sénégalais comme Waly Seck, Pape Diouf, Abdou Guitté Seck, Kany Faye sont au cœur de ce projet pour assurer le spectacle qui aura lieu le jour de la projection de la bande-annonce au King Fahd Palace le 12 août prochain, en présence d'illustres personnalités du monde des arts et de la culture.
L'AUTEUR DES VERSETS SATANIQUES, SALMAN RUSHDIE ATTAQUE
L'écrivain Salman Rushdie a été agressé ce vendredi 12 août, dans l'État de New York. Il est menacé de mort depuis la sortie, en 1988, de son livre Les Versets sataniques.
L'écrivain Salman Rushdie a été agressé ce vendredi 12 août, dans l'État de New York. Il est menacé de mort depuis la sortie, en 1988, de son livre Les Versets sataniques.
Salman Rushdie a été attaqué par un individu alors qu’il devait donner une conférence, ce vendredi au centre Chautauqua, dans l'État de New York (Etats-Unis). Poignardé au cou, son état reste pour le moment inconnu. Son agresseur présumé a été arrêté.
L’auteur britannique d'origine indienne est notamment connu pour son quatrième roman «Les Versets sataniques», publié en 1988. Doté d’environ 500 pages et constitué de 9 chapitres, l’ouvrage s’inspire de faits réels, de références biographiques portant sur l'auteur lui-même ou son entourage, ainsi que de faits inspirés de la vie du prophète Mahomet. Le roman établit des ponts entre la Grande-Bretagne et l’Inde, entre les époques, entre l’imaginaire et le réel.
Considéré comme blasphématoire en Iran depuis 1988, il a été interdit dans le pays. Pour résumer simplement, l’ouvrage est considéré par les musulmans les plus rigoristes comme une moquerie envers le Coran, et un portrait parodique de Mahomet et du monde musulman. Dès la sortie des «bonnes feuilles» dans la presse, des manifestations avaient eu lieu.
Sa tête est mise à prix
Par la suite, la publication de l’ouvrage a fait de l'auteur la cible d'une fatwa de l'ayatollah iranien Rouhollah Khomeiny en 1989, ce qui l'a forcé à entrer dans la clandestinité. L'Iran a assuré en 1998 que la fatwa ne serait pas appliquée. Mais le successeur de Khomeiny a malgré tout déclaré en 2005 que Rushdie était un apostat pouvant être tué impunément. Et le gouvernement du conservateur Mahmoud Ahmadinejad a de son côté décrété la fatwa «toujours valide» en 2007.
Depuis dix ans, la fondation religieuse iranienne a mis sa tête à prix, pour une somme de 3,3 millions de dollars (3,2 millions d'euros).
L'auteur a dû changer 56 fois de domicile durant les six premiers mois suivant la fatwa. Son niveau de protection serait similaire à celui de la Reine d'Angleterre. Dans les dix années qui ont suivi l'appel de mort contre Rushdie et ses éditeurs, l'écrivain a fait l'objet d'une vingtaine de tentatives d'assassinat, comme le rapporte l’Obs. Devenu citoyen américain, il vit à New York, dans une solitude de plus en plus grande, accentuée par une protection policière permanente, et poursuit sa carrière d'écrivain.
LES HÉRITIERS D'OUSMANE SOW EN GUERRE CONTRE LE GUIDE DU ROUTARD
Le plus célèbre des guides touristiques français attribue, à tort, la paternité du Monument de la renaissance africaine au sculpteur Ousmane Sow. Les héritiers attendent, a minima, des excuses
Jeune Afrique |
Nicolas Michel |
Publication 11/08/2022
Depuis sa conception, le Monument de la renaissance africaine érigé à Ouakam, sur l’une des iconiques Mamelles de Dakar, ne cesse d’alimenter la polémique. Dernière en date, celle qui oppose depuis quelques jours les héritiers du sculpteur sénégalais Ousmane Sow au célèbre Guide du Routard, édité par Hachette.
Dans son édition la plus récente sur le Sénégal, il est ainsi écrit : « Sur la deuxième colline s’élève le monument dédié à la renaissance africaine. Inauguré en 2010, il a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Voulue par Abdoulaye Wade et exécutée par le grand sculpteur Ousmane Sow (qui s’est ensuite brouillé avec Wade), cette grande sculpture haute de 52 mètres, figurant un couple africain avec son enfant, tous trois dressés vers le ciel, a suscité les critiques de toutes parts : l’opposition et la rue, dénonçant les fortunes englouties dans le projet (l’équivalent d’une vingtaine de millions d’euros, même si ce sont des ouvriers nord-coréens qui ont fait le gros œuvre en échange de terrains dans Dakar !), un collectif d’imams critiquant l’apparence dénudée de la femme représentée et le caractère « non islamique » de l’ensemble, sans compter que Wade touchait une partie des recettes des visites… C’est comme si Mitterrand avait touché des royalties sur la Grande Pyramide ou Pompidou sur le centre Beaubourg… Le style rappelle l’époque du « réalisme socialiste »… »
Légèreté et amateurisme
Rien de bien surprenant dans ce texte pour les habitués à la prose des Guides du Routard, entre légèreté et amateurisme. Sauf qu’attribuer le Monument de la renaissance à Ousmane Sow, c’est commettre une erreur plus que dommageable. Certes, le sculpteur avait réalisé la maquette du projet initial, mais face aux exigences et aux idées du président Wade, il ne l’avait jamais véritablement rendue.
En 2009, il nous disait ceci, sans amertume, mais avec fermeté : « À l’origine, c’était mon projet. Je voulais créer un lieu vivant – et son pendant aux États-Unis. J’en avais parlé à Abdoulaye Wade, quand il n’était pas encore président, un jour où je mangeais chez lui. Plus tard il m’a dit qu’il voulait faire une statue plus grande que celle de la Liberté, à New York, sans même se demander si le sol pouvait la porter. Aujourd’hui, je demande à l’avance pardon aux Sénégalais pour ce qu’ils vont voir. Les Nord-Coréens sont en train d’apprendre à leurs dépens que réaliser une sculpture avec un paysage, ce n’est pas faire le portrait de Kim Il-Sung ! »
Une maquette enfermée dans un placard
L’ancienne compagne d’Ousmane Sow, Béatrice Soulé, se souvient très bien de l’histoire. « La maquette conçue par Ousmane avait été montrée à Viviane Wade et on attendait des nouvelles du président, raconte-t-elle. Un jour, le téléphone sonne : c’est Wade qui veut une photo du projet. Je la lui envoie. Le lendemain, on va manger aux Almadies et le serveur félicite Ousmane pour la pose de la première pierre. Dans le journal, c’est la photo de la maquette du monument actuel, apparemment dessinée à l’ordinateur par l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atepa ! À notre retour à la maison, Ousmane a enfermé sa maquette dans un placard et il est devenu mutique sur le sujet. Il ne voulait plus en entendre parler. »
WAKANDA FOREVER, LA BANDE-ANNONCE DE LA SUITE DE BLACK PANTHER DÉVOILÉE
Le studio américain de cinéma Marvel a donné samedi, 23 juillet 2022, au festival de la bande dessinée San Diego Comic-Con International, un aperçu de l’un de ses films les plus attendus
Quatre ans après la projection en salle de Black Panther, le célèbre film de super-héros inspiré de la firme cinématographique américaine Marvel, le public a été convié à découvrir quelques bribes de la suite dénommée "Wakanda Forever" (Wakanda à jamais), samedi 23 juillet 2022.
Plusieurs invités présents auront été secoués, tant les deux minutes et onze secondes de la bande-annonce ont procuré émotions et frissons.
Hommage à T'Challa
Le segment s’ouvre, en effet, sur la chanson culte "No Woman, No Cry" de Bob Marley interprétée par l’artiste nigériane Tems. Comme une invite à transcender le deuil de Chadwick Boseman. Ce dernier, qui incarnait précédemment le personnage principal "T'Challa" alias Black Panther, est décédé en août 2020 d’un cancer du côlon, à 43 ans, poussant le casting à revoir ses plans pour la suite.
Après plusieurs hésitations, le rôle de Chadwick n’a finalement pas été réattribué à un autre acteur. Cependant, son ombre plane tout le long de Wakanda Forever, selon Lupita Nyong’o, Florence Kasumba, Letitia Wright, Danai Gurira et le reste des acteurs présents sur scène samedi à San Diego Comic-Con International.
Le réalisateur Ryan Coogler a pour sa part salué un acteur dont l’empreinte sur l’industrie cinématographique survivra à la mort. La succession du prince T'Challa au trône devrait justement être l’une des grandes curiosités de ce nouveau long métrage auquel a pris part l’essentiel des acteurs de Black Panther.
Un défi
Comment la reine Ramonda (incarnée par l’actrice Angela Basset), sa fille Shuri (Letitia Wright), la combattante Okoye (Danai Gurira) et toute son armée de guerrières vont-elles s’y prendre pour la défense de leur royaume face à la nouvelle menace représentée par le prince des mers Namor (Tenoch Huerta) ?
Ce dernier, vraisemblablement roi de la région d’Atlantis, devrait constituer, dans Wakanda Forever, le principal protagoniste de la rivalité avec le Wakanda, inspiré d’un pays d’Afrique de l’Est longtemps à l’abri des regards mais dont les riches ressources minières, à l’instar du vibranium, suscitent des convoitises.
Salué pour son inclusion de la culture africaine-américaine, le film Black Panther est à ce jour l’un des succès les plus retentissants du cinéma américain, fort de recettes de 1,3 milliards de dollars générées au box-office. Les trois Oscars reçus en 2019 par ce blockbuster constituent les premières distinctions de ce genre pour une production de MCU depuis ses débuts au cinéma en 2008.
Wakanda Forever est attendu sur les écrans américains le 11 novembre 2022.
DES EXPOSITIONS POUR FINANCER LA FORMATION DES ENFANTS DE LA RUE
Comment sortir les enfants déshérités de la rue ? Malgré les multiples efforts consentis dans ce sens, l’Etat n’y est jamais parvenu
Quelles solutions pour sortir les enfants déshérités de la rue ? La Galerie d’art et des conceptions africaines (Gaca) y a réfléchi et propose la mise en place de filières de formation au bénéfice de ces jeunes. Elle a organisé une exposition pour réunir les fonds nécessaires à ce projet.
Comment sortir les enfants déshérités de la rue ? Malgré les multiples efforts consentis dans ce sens, l’Etat n’y est jamais parvenu. Mais, la Galerie d’art et des conceptions africaines (Gaca) croit détenir la solution miracle à cette lancinante question qui affecte l’image du pays, en organisant une exposition nationale. «Nous avons constaté qu’il y a un chômage des jeunes au Sénégal. Et les enfants déshérités sont les plus touchés. Pour les sortir de cette situation, nous voulons organiser une exposition nationale qui aura lieu les 18 novembre, 5 et 6 décembre», a informé El Hadji Ababacar Bangoura.
D’après le Président directeur général de la galerie d’art et des conceptions africaines (Gaca), les retombées de cette exposition vont servir à acheter du matériel qui sera installé au niveau des succursales et à financer la formation de ces jeunes déshérités dans les domaines de la sérigraphie, de la décoration, de l’informatique, la peinture et l’art plastique. «C’est après l’exposition que nous allons recruter les enfants pour leur offrir une formation», a-t-il fait savoir. Ainsi, trois thèmes sont choisis par la Galerie d’art et des conceptions africaines pour cette exposition.
En dehors du thème sur les enfants déshérités, il y a le thème sur les femmes africaines et le thème sur la lutte traditionnelle. «Nous avons choisi le thème sur les enfants déshérités parce que nous voulons les sortir de la rue. Et nous allons créer des œuvres qui vont refléter la vie de ces enfants afin de pousser les gens à acheter. Ensuite nous prélèverons 15% de ces recettes pour créer des infrastructures. Ce qui nous a poussés à choisir le thème des femmes, c’est que nous voulons montrer la valeur et la beauté de la femme africaine. Nous allons exposer des œuvres de belles femmes africaines. Pour ce qui concerne le thème de la lutte traditionnelle, nous avons vu que c’est un sport qui se développe de manière fulgurante dans le pays, mais la carrière d’un sportif ne dure pas longtemps. S’ils ne sont pas formés à autre chose, ils se retrouveront en chômage à la fin de leur carrière sportive. C’est ce que nous nous voulons éviter», a expliqué en outre El Hadji Aboubacar Bangoura.
La Galerie d’art et des conceptions africaines ne compte s’arrêter en si bon chemin. Elle envisage une autre exposition internationale en France dans la région de Toulouse, en Allemagne et en Amérique. Toutefois, les membres de la galerie se réjouissent du soutien des autorités étatiques. «Nous bénéficions de l’appui des autorités comme le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, du ministre de la Culture, Abdoulaye Diop, de chefs d’entreprise et d’hommes d’affaires», a listé le Président directeur général de la Gaca. Pour impliquer le chef de l’Etat dans ce combat, «nous lui avons envoyé une œuvre d’art de très grande qualité qui se trouve déjà dans son bureau», a confié El Hadji Aboubacar Bangoura.
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ABDOULAYE KONATÉ, L'INÉGALABLE ARTISTE
Peine de mort, fanatisme religieux, goutte de sang du Sahel, Couple dogon …, Abdoulaye Konaté aborde aussi bien des sujets apaisants que des thématiques de préoccupation du monde contemporain dans ses œuvres - Revoir ses créations
Un jour, une création. Dans cette vidéo, nous vous proposons de revoir les somptueuses toiles du grand artiste malien Abdoulaye Konaté sous un autre angle (partie2) .
Invité d'honneur de la 14è édition du Dak'Art, Abdoulaye Konaté, à travers ses créations, donne de la valeur ajoutée au Bazin.
Il produit des toiles imposantes et de très hautes qualités qui ne laissent presque personnes indifférentes.
Ses thématiques mettent surtout en lumière des sujets doux et apaisants comme un couple dogon, le roi et la reine ashanti que des sujets de préoccupation comme la peine de mort ou le fanatisme religieux qui fait tant de victimes partout dans le monde. Ses toiles sont majestueuses et somptueuses.
Hommage lui a été rendu à l'ouverture de cette grand-messe de l'art africain contemporain de Dakar
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KHOL BOU LER, BLUE HEART, COEUR BLEU
Ce single de la Franco-sénégalo-canadienne Alexiane Silla, a été la matérialisation de son engagement auprès de l’ONUDC pour la lutte contre la traite des personnes. La prochaine étape de cet engagement ce sera un concert en novembre en terre africaine
La chanteuse franco-sénégalo-canadienne Alexiane Silla s’est engagée avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour mener la campagne contre la traite des personnes.
La jeune artiste basée au Canada est spécialement venue à Dakar le 30 juillet pour présenter le single « Blue Hearts (cœur bleu,) qu’elle a composé pour prendre la défense des personnes victimes de toutes les formes de traite, mais plus spécifiqment celle qui touche les enfants. Elle pointe du doigt le cas des talibés du Sénégal, son autre pays.
Dans son texte "Blue Heart" en anglais, Alexiane chante aussi des passages en wolof. Elle invite à sauver les enfants de la rue, à leur jeter un regard d'amour et de compassion.
La chanson a été dévoilée pour la première fois, le 30 juillet dernier à Dakar, à l'occasion de la journée mondiale de la utte contre la traite des personnes et le même jour elle sortait officiellement au Canada.
MARIE CABOU MET EN LUMIÈRE LES CÔTÉS SOMBRES DE L’AMOUR
«De toi à moi», c’est le titre de l’ouvrage que l’auteure sénégalaise, Marie Cabou, vient de publier. Entourée d’écrivains et de critiques littéraires, Marie Cabou met à jour nos connaissances sur l’amour.
«De toi à moi», c’est le titre de l’ouvrage que l’auteure sénégalaise, Marie Cabou, vient de publier. Entourée d’écrivains et de critiques littéraires, Marie Cabou met à jour nos connaissances sur l’amour. L’objectif, dit-elle, c’est de permettre à tout homme de comprendre que l’amour est un sentiment respectueux qui, de par la conception qu’on lui donne, définit la grandeur de l’homme. La cérémonie de dédicace du livre s’est tenue ce samedi au Radisson Blue à Dakar.
Il n’est pas étonnant de voir Marie Cabou écrire sur l’amour. Habitée par l’ardente passion d’écrire, Marie écrivait très jeune déjà, des poèmes d’amour pour ses amis et son entourage à l’occasion de la Saint-Valentin. Abonnée aux magazines d’alors, elle a participé aux différents concours de poèmes et a également étalé ses talents de danseuse sur les scènes dakaroises. Mannequin, elle montait sur les podiums, ¬valorisant ainsi des collections de stylistes confirmés. Comme l’indique ¬également son prénom, Marie c’est l’anagramme d’«aimer». Après plusieurs années passées au Sénégal, au Mali, et puis en France où elle vit actuellement avec son fils, cette femme indépendante et dynamique vient de donner naissance à son premier ouvrage, De toi à moi série 1, publié par Baobab Edition.
L’auteure sénégalaise s’est entourée d’écrivains et de critiques littéraires. Ensemble, ils actualisent nos connaissances sur l’amour, un thème classique. De toi à moi, c’est d’abord un ouvrage plaisant à voir par sa page de couverture, et tout au long de ses 110 pages. Que ceux qui cherchent une éducation sentimentale ouvrent ce livre. A travers ces 11 chapitres, Marie Cabou nous demande d’éviter de briser les chaînes humaines, source de déchirements et de drames. Elle titille également les consciences pour mieux percevoir l’importance et la sacralité des relations sentimentales, amicales, fraternelles, familiales, voire humaines. «Ce roman parle d’amour. Un amour qui a fini par une ¬désillusion. Aujourd’hui, ne serait-ce qu’au Sénégal, ¬beaucoup de femmes souffrent en silence de leur désillusion en amour dans leur couple ou même celles qui ne sont pas mariées. J’ai donc choisi de dénoncer, avec un cri du cœur, toute cette souffrance que les femmes et certains hommes subissent… J’ai voulu dénoncer pour montrer que malgré l’amour féérique de «je t’aime, moi non plus», il y a «je souffre, je meurs»», explique l’auteure. Marie Cabou estime qu’on ne peut pas définir l’amour puisque c’est un sentiment que l’on ne peut pas toucher. «L’amour est un état d’esprit. On ne peut pas le définir. Il suffit de vouloir être heureux, être égoïste de son bonheur, vouloir construire son bonheur et respecter les gens qui sont en face ou la personne qu’on a choisie. Et c’est comme ça qu’on cultive l’amour tout simplement», dit-elle, tout en lançant un message fort à la jeunesse sénégalaise. «Instruisez-vous, battez-vous, créez, travaillez et réussissez. Donnez-vous les moyens de réussir», a-t-elle lancé avec fougue.
Dans le domaine de la littérature, l’auteur est différent du héros, de l’héroïne, du protagoniste. Et Marie Cabou, dans son roman, accompagne son protagoniste dans sa douloureuse mais passionnante expérience de l’amour, qui est une grande leçon de vie. Elle cible son lectorat et interpelle les jeunes comme son fils, Momo, âgé de 15 ans, mais aussi et surtout toutes les femmes du monde, toutes celles qui, un jour, ont connu la désillusion en amour. Son lectorat, c’est le genre humain et elle le dit dans son avant-propos. «Cet ouvrage pourra permettre à tout homme de comprendre que l’amour est un sentiment respectueux qui, de par la conception qu’on lui donne, définit la grandeur de l’homme», a soutenu Marie Cabou devant un parterre de personnalités, d’amis et de parents venus assister à cet évènement symbolique. Andrée Marie Diagne, auteure et critique littéraire, a indiqué que ce livre, paru aux Editions Baobab, relate la vie parsemée d’intrigues de Syma et Aladji, une idylle qui se transforme en amour-passion. «Cette liaison finit par nous plonger dans l’atrocité de la séparation, avec en toile de fond la déception et la souffrance», précise-t-elle en faisant la présentation de l’ouvrage.
Très poétique sur l’amour, Pr Diagne, en regardant la composition du livre, souligne qu’il est structuré comme des versets. A chaque paragraphe, elle fait de petites observations très spontanées. «On a l’impression que l’héroïne est une petite fille de 17 ans qui aime pour la première fois et pourtant, elle dit qu’elle a 50 ans. Donc ça veut dire que chaque histoire d’amour est une nouvelle aventure. Mais ce qui est important dans ce livre, ce qu’elle nous dit, c’est comment apprendre à vivre l’amour, à aimer l’autre et surtout à accepter l’issue de l’histoire», a expliqué la professeure de Lettres, Andrée Marie Diagne. De toi à moi, si l’on regarde la couverture, on sent dans ce duo, une sorte de fracture. «Fracture que Marie Cabou s’est permis de regarder, remarquer en disant, ils ne se regardent pas les yeux dans les yeux, l’un à côté de l’autre avec une attitude problématique», a-t-elle expliqué. Cet ouvrage de 110 pages est un vade-mecum qui invite à gérer à la fois les cœurs, mais aussi les peines et la raison car dans la littérature comme dans la vie, le mal est le même et nul n’échappe à la flèche empoisonnée du péril Cupidon.
Une invite à la fidélité, un hymne du vivre-ensemble
Pour Alassane Cissé, directeur de Baobab et par ailleurs directeur de la publication du mensuel Le Patrimoine, ce livre est aussi une invite à la sacralité et à l’importance des relations sentimentales, humaines, parce que les gens négligent beaucoup les relations sentimentales, surtout les hommes. «De toi à moi est aussi une invite à la fidélité, un hymne du vivre-ensemble car, au-delà des relations sentimentales, il y a les relations humaines et c’est ça qui va humaniser le monde», renseigne-t-il, en rappelant que rien qu’en 2015, il y a eu 10 000 cas de divorce enregistrés au Tribunal de Dakar. Il faut préserver les couples et montrer à l’opinion publique l’importance des relations sentimentales, des relations humaines», a-t-il conseillé.
L’auteure, Marie Cabou, a vu le jour à Dakar. Elle passe son adolescence en France jusqu’à sa majorité, avant de revenir ensuite à Dakar pour y vivre ses passions, notamment la danse, le mannequinat, la musique et aussi l’écriture. La rigueur dans le travail lui a valu d’être proposée comme présentatrice-vedette du journal télévisé de Maïsha Tv, la première chaîne de télévision panafricaine, basée au Mali, et dédiée aux femmes. Marie Cabou a également fait les beaux jours de Sud Fm, la première radio privée du Sénégal.
UN THRILLER A LA SAUCE AFRICAINE
« Saloum », le long métrage de Jean Luc Herbulot, produit par la sénégalaise Pamela Diop, a été présenté en avant-première ce jeudi au Canal Olympia.
« Saloum », le long métrage de Jean Luc Herbulot, produit par la sénégalaise Pamela Diop, a été présenté en avant-première ce jeudi au Canal Olympia. En 82 mn, le film explore le cœur des légendes africaines et mêle le récit fantastique au film d’action
C’est en écoutant des jeunes de son village raconter la légende de ce roi Baynouck trahi par son peuple que Pamela Diop commence à construire son film. Dans ce qui est considéré comme l’un des premiers royaumes de la Casamance, le Roi Ngana Sira Banna Biaye décida de faire une offrande sanglante aux esprits. Il fit périr 100 jeunes hommes et 100 jeunes filles. Meurtri par cet acte, son peuple se révolta et complota contre lui. Mais avant de mourir, Ngana Sira Banna lança une malédiction contre son peuple.
C’est sur cette malédiction que se construit le film produit par Pamela Diop et réalisé par Jen Luc Herbulot. Saloum met en scène un groupe de trois mercenaires, Chaka, Rafa et Minuit. Nous sommes en 2003 et ces trois mercenaires sont chargés d'extraire un trafiquant de drogue de Guinée-Bissau. Contraints de se cacher dans la région mystique du Saloum, au Sénégal, ils devront faire face à leurs propre démons mais aussi aux conséquences de cette vielle malédiction.
Le film produit par Lacme Studio, démarre comme un film d’action avec des images de guerres ou des civils sont massacrés dans des luttes de pouvoirs a Bissau. Puis, il prend les allures d’un thriller avant de basculer dans le film d’horreur. Un mélange de genre que le réalisateur appelle «southern», en référence aux westerns produits par Hollywood. Saloum explore ainsi un genre nouveau et hybride que son réalisateur souligne «être le premier à faire sur le continent =».
Dans un entretien avec un média canadien, il soulignait à quelques jours du Toronto film festival (Tiff) ou le film a fait ses débuts, «l’originalité » de son œuvre. «Je ne suis même pas sûr qu’il y ait déjà eu un film comme Saloum fait en Afrique», disait-il. Au final, le film adopte les codes de tous ces genres et le mélange est plutôt bien réussit. Le réalisateur embrasse même quelques causes comme la protection de la mangrove ou la pêche aux explosifs ou les enfants soldats.
Et il ouvre surtout une fenêtre sur les légendes africaines. «Au départ, le film est venu de l’idée de mettre en valeur le Saloum. J’ai appelé le réalisateur et on a écrit la base de l’histoire et il a écrit le scenario. Ce n’est pas quelque chose d’historique, c’est vraiment une fiction», précise Pamela Diop au terme de la première du film qui a eu lieu ce jeudi à Canal Olympia avant une sortie africaine qui a démarré hier dans 17 pays d’Afrique.
Le scenario de Saloum navigue entre les genres et l’histoire est porté par une distribution qui met en vedette Yann Gael, Mentor Ba et Roger Sallah qui incarnent les Hyènes de Bangui. Ce groupe de mercenaires est au cœur du récit et l’histoire personnelle du chef Chaka est au cœur de leur séjour dans cette région du Saloum ou un hasard fabriqué les a portés.
Un film à petit budget
Avec un budget de 600 mille dollars dont les 400 mille pour la post production, effets spéciaux oblige, Saloum s’est fait avec « zéro franc » comme dit la productrice. «Tous les bénéfices de ce que j’ai fait pendant un temps dans la publicité ont servi à financer le film. Et les comédiens et les techniciens ont accepté de venir pour des défraiements et pas forcément des vrais salaires», explique-telle. Côté technique, Pamela Diop se félicite d’avoir pu compter sur une équipe essentiellement locale. «On a tourné avec une équipe quasiment locale, seules deux personnes sont venues de l’étranger et trois acteurs viennent de l’extérieur. J’ai représenté le film en Arabie Saoudite, aux États unies, partout. Mais personne ne s’est douté du fait que c’était leur premier long métrage», salue la productrice.
Après Sakho et Mangane la série produite par Canal, Jean Luc Herbulot marque sa prédilection pour le mysticisme africain. Ses personnages sont bardés de gris-gris et leur parcours passe par la Centrafrique, le Congo ou la Sierra Leone. Une des forces de ce film, c’est sans doute son esthétique. La réalisation s’est appliquée tout le long du film à mettre en valeur le cadre idyllique des Iles du Saloum. L’enchainement des beaux plans arrivent même parfois à faire oublier la tension que vivent les personnages dans leur lutte contre des esprits vengeurs.
Difficiles tournage aux Iles du Saloum
Saloum s’est tourné durant 5 semaines dans une ile du delta du Saloum. Un cadre idyllique mais du point de vue de la logistique, un cauchemar. L’équipe a dû faire face à des problèmes d’eau et d’électricité, à l’ensablement des voitures, l’absence d’internet etc. Mais au moment de présenter le film, toutes ces difficultés sont comme oubliées. Ndiaga Mbow incarne le rôle du policier Souleymane dans Saloum.
Arrivé dans la distribution du film par effraction pourrait-on dire, Ndiaga Mbow a pourtant su tirer son épingle du jeu. « On m’a appelé la nuit à 22h pour remplacer un autre acteur qui devait être là et qui n’a pas pu. Quand on est arrivé sur le plateau, on a tourné avec le cœur malgré toutes les difficultés », raconte-t-il.
Si Ndiaga Mbow reconnait que les conditions de tournage n’étaient pas simples, le comédien indique que l’équipe, était très motivée. « Le tournage était très difficile et compliqué techniquement. Peut-être que sur d’autres plateaux, il y a une certaine opulence mais sur celui de Saloum, il n’y avait surtout l’envie et chacun devait se réadapter, se recréer chaque jour», raconte l’acteur.