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4 avril 2025
Economie
LES PRIX HOMOLOGUÉS RESPECTÉS À MBOUR
Les prix homologués par l’État sont respectés à 90% par les commerçants, dans le département de Mbour (Ouest), a indiqué le chef du service départemental du commerce, Mamadou Lamine Ndiaye
Les prix homologués par l’État sont respectés à 90% par les commerçants, dans le département de Mbour (Ouest), a indiqué le chef du service départemental du commerce, Mamadou Lamine Ndiaye.
“Les prix des produits homologués par l’État sont respectés à 90% à l’intérieur du département de Mbour”, a-t-il indiqué, jeudi, lors d’une tournée de supervision des stocks au marché central de Mbour.
M. Ndiaye a saisi l’occasion de ce périple, pour inviter les commerçants au “respect strict” des prix homologués par les autorités.
”Le message à l’endroit des commerçants, c’est de les appeler au respect strict des prix homologués par l’État”, a-t-il insisté.
Lors de cette opération, les services du commerce ont contrôlé les carnets de facturation des commerçants, pour s’assurer qu’ils vendent leurs produits aux prix entérinés par l’État, a-t-il rapporté.
”Pour l’instant, les prix restent intacts et les commerçants les respectent”, a témoigné, dans le même sens, Abdou Aziz Fall, secrétaire général de l’Association des commerçants grossistes du marché central de Mbour.
Il en a profité pour sensibiliser tous les commerçants au respect des prix fixés.
”Le stock dont nous disposons est très satisfaisant, et les populations peuvent se rassurer qu’il n’y aura pas de tension, d’ici le fin du mois de ramadan et du carême”, a assuré M. Fall.
MINE DE SABODALA-MASSAWA, ENDEAVOUR MINING GÉNÈRE 162 MILLIARDS DE FCFA EN 2024
Endeavour Mining a extrait 229 000 onces d’or à Sabodala-Massawa en 2024, générant 162,6 milliards de FCFA de recettes. L’entreprise a investi 3,4 milliards de FCFA dans des initiatives sociales et reboisé 520 hectares en partenariat avec ...
Endeavour Mining a extrait 229 000 onces d’or à Sabodala-Massawa en 2024, générant 162,6 milliards de FCFA de recettes. L’entreprise a investi 3,4 milliards de FCFA dans des initiatives sociales et reboisé 520 hectares en partenariat avec l’Agence sénégalaise de la reforestation. Pour 2025, la production est estimée entre 250 000 et 280 000 onces, avec un coût de maintien prévu entre 674 000 et 766 000 FCFA par once.
Dans l’ensemble de ses sites au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, Endeavour Mining a produit 1,103 million d’onces d’or en 2024, consolidant sa position de leader en Afrique de l’Ouest. L’entreprise se félicite d’un environnement de travail sécurisé avec un taux d’incidents de 0,13. L’extension Biox à Sabodala-Massawa et la nouvelle mine de Lafigué en Côte d’Ivoire sont désormais opérationnelles.
En 2024, Endeavour Mining a injecté 1 336 milliards de FCFA dans ses pays d’exploitation (Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso), incluant 809 milliards de FCFA d’achats auprès de fournisseurs locaux et 13,7 milliards de FCFA investis dans des projets sociaux. L’entreprise a également créé 13 491 emplois et augmenté de 33 % la représentation féminine.
Engagée dans la reforestation et la réduction de l’empreinte écologique, Endeavour Mining a reboisé 632 hectares et réduit de 97 % l’utilisation du plastique à usage unique sur ses sites. Par ailleurs, sa fondation a financé 17 projets touchant l’éducation, la santé, la biodiversité et la lutte contre la pollution.
En 2025, l’entreprise ambitionne d’augmenter sa production aurifère de 15 %, atteignant jusqu’à 1,26 million d’onces. Son PDG, Ian Cockerill, souligne l’engagement d’Endeavour Mining à créer de la valeur partagée et durable pour ses partenaires et communautés hôtes.
L’ETAT AVANCE SES PIONS POUR LA PÊCHE
Les récentes instructions présidentielles pour des concertations inclusives avec tous les acteurs s'inscrivent dans une vision globale de redynamisation d'un secteur dont dépend une part significative de la population
Pour asseoir la relance et le développement du sous-secteur de la pêche artisanale qui est vitale à l’économie nationale, le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a instruit son gouvernement d’engager des concertations inclusives avec les acteurs. Cela pourrait contribuer à la redynamisation de ce sous-secteur qui fait face à d’énormes contraintes, ces dernières années. Ce volontarisme étatique intervient dans la foulée des mesures prises, dès l’arrivée du nouveau régime au pouvoir, pour la relance de la pêche artisanale. Dans cette sorte de « Plan Marshall », on notait l’arrêt de l’accord de pêche avec l’Union européenne, le renforcement des dispositifs de lutte contre les activités de pêche illicite ; la révision et l’application rigoureuse du Code de la pêche entre autres.
La pêche est une des mamelles de l’économie sénégalaise avec une contribution de plus de 200 milliards de francs et plus de 600 mille emplois directs et indirects. Mais, le secteur fait l’objet de nombreuses controverses de la part des acteurs notamment entre les pécheurs et les organisations de la société civile. En effet, les acteurs qui évoluent dans le secteur de la pêche artisanale relèvent un manque réel de politique d’une gouvernance transparente de ces ressources halieutiques au Sénégal. Aujourd’hui, elles sont menacées par une pêche non réglementée caractérisée par de nombreux accords illicites avec des navires étrangers qui s’adonnent à de mauvaises pratiques de pêches. Ce qui représente une menace pourla sécurité alimentaire des Sénégalais. On note pour autant une rareté de la ressource halieutique au niveau des eaux sénégalaises. Du coup, les acteurs déplorent tous la non application des textes réglementaires et des documents stratégiques. Ils attendent ainsi du nouveau régime de faire en sorte que ce pillage des ressources aux larges de nos côtes s’arrête le plus rapidement possible. Eu égard à tous ces contraintes qui plombent le développement du secteur de la pêche au Sénégal, protéger la pêche artisanale de l’incursion des bateaux étrangers est aujourd’hui une nécessité.
Pour revigorer un sous-secteur de la pêche vital pour l’économie et les moyens de subsistance au Sénégal, il est question pour le régime du président Bassirou Diomaye Faye de protéger la pêche artisanale qui emploie plus de 600 000 Sénégalais et qui est capitale dans la préservation des moyens de subsistance locaux. De plus, le renforcement des dispositifs de lutte contre les activités de pêche illicite s’avère crucial pour assurer la durabilité des ressources halieutiques et protéger les intérêts des pêcheurs artisanaux. C’est dans cette dynamique d’ailleurs que le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a instruit avant-hier, mercredi 5 mars en conseil, des ministres à son gouvernement d’engager des concertations inclusives avec tous les acteurs concernés en vue d’assoir la relance et le développement de ce sous-secteur important pour l’économie nationale.
Il faut relever que dès mai 2024, le président Bassirou Diomaye Faye avait déjà esquissé un véritable « Plan Marshall » de redynamisation de la pêche sénégalaise. A travers une batterie de mesures touchant les différents segments de ce secteur d’activités, le chef de l’État avait rappelé au gouvernement la place primordiale de la pêche (notamment la pêche artisanale) dans le développement économique et social du Sénégal. Saluant d’abord la publication, le 06 mai 2024, par le ministre en charge des pêches, de la liste des navires autorisés à opérer dans les eaux sous juridiction sénégalaise, en gros 132 navires industriels battant pavillon sénégalais, 19 étrangers, à côté des 17 400 pirogues artisanales, le Président avait requis l’audit du pavillon sénégalais et l’évaluation des accords et licences de pêche. Dans ce même sillage, il avait « requis le recensement et l’évaluation des interventions, subventions et financements de l’État dans le secteur des pêches en termes d’infrastructures réalisées et de soutien aux acteurs ». Non sans demander au Premier Ministre et son gouvernement de « veiller au renouvellement et à la sécurisation de la flotte de pirogues artisanales ». La révision et l’application rigoureuse du Code de la pêche était aussi au menu, en relation avec un programme de relance du sous-secteur basée sur « l’urgence de la définition d’une politique nationale de gestion durable des ressources halieutiques »,
GRAND MALAISE AU TRÉSOR
Entre les révélations du rapport de la Cour des comptes, l'affaire des 125 milliards de francs de transactions suspectes, et les critiques acerbes des experts-comptables, l'administration du Trésor fait face à une crise de confiance majeure
Acculés de toutes parts, dans le viseur de Dame Justice sur certains dossiers, les comptables publics avaient prévu d'organiser un point de presse, avant d'y sursoir, en raison, soulignent-ils, “d'impératifs de dernière minute”.
Le cout est déjà très amer pour la population. Il l'est presque autant pour les fonctionnaires du Trésor public, voués aux gémonies par beaucoup d'observateurs, qui trouvent que leur responsabilité est pleine et entière dans les différents scandales qui secouent la République.
Dans un communiqué, le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (SUTT) informait vouloir organiser un point de presse. La structure prévoyait ainsi une mise au point sur le rapport de la Cour des comptes. “Cette rencontre avec la presse est une occasion pour le SUTT de faire une mise au point, suite à la publication du rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques”, pouvait-on lire dans le document.
Contre toute attente, la rencontre, initialement prévue hier à 15 h dans un hôtel de la place, a été reportée jusqu'à lundi, “en raison d'impératifs de dernière minute”, informe la source qui a tenu à présenter ses excuses pour les désagréments. Mais qu'avez donc à dire les agents du Trésor sur le rapport de la Cour des comptes ? Jusqu'où ces fonctionnaires vont-ils se délier de l'obligation de réserve qui les tient pour laver l'honneur de leur corps gravement souillé par les derniers scandales sur la gestion des deniers publics ? L'histoire va-t-elle se répéter comme dans l'affaire Tahibou Ndiaye en 2012-2013 ?
Tabaski Ngom, rapport Cour des comptes, Tahirou Sarr, ces dossiers qui éclaboussent le Trésor
À l'époque, pour défendre un des leurs, c'est tous les syndicalistes de l'administration des impôts qui s'étaient levés pour s'ériger en bouclier. Ousmane Sonko en tête en tant que figure de proue de cette structure. À ceux qui les reprochaient de corporatistes et de pression exercée sur la justice, il répondait : “Un syndicat, il a vocation à défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres. Monsieur Ndiaye a été parmi nous pendant 36 ans ; il est membre du syndicat, détenteur d'une carte de membre, cotisant. Même s'il avait commis une faute, nous serions à ses côtés, pour lui témoigner notre solidarité, assister les siens. Mais là, on constate des manipulations de l'institution judiciaire à des fins politiques et nous allons le démontrer.”
Aujourd'hui, les agents des impôts se retrouvent au pouvoir. Leurs cousins du Trésor au cœur de la clameur populaire. Depuis la publication du rapport de la Cour des comptes et surtout l'ouverture de poursuites judiciaires, ils sont l'objet de toutes sortes de critiques. Comment ont-ils pu laisser passer toutes ces malversations et fraudes présumées sur les deniers publics ? La question est sur toutes les lèvres.
Dernièrement, le député Tahirou Sarr est monté au créneau pour interpeller directement le ministre de la Justice, garde des Sceaux.
Selon lui, il faut situer les responsabilités dans les transactions suspectes issues du Trésor public, notamment dans l'affaire Farba Ngom-Tahirou Sarr. “Monsieur le Garde des Sceaux, fulmine le parlementaire dans une question écrite, il a été porté à la connaissance de l'opinion publique, à travers un communiqué du procureur de la République financier, que la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a transmis un rapport faisant état de transactions suspectes d'un montant total estimé à 125 milliards de francs. Dans cette procédure, il a été aussi relevé des virements du Trésor public au bénéfice d'individus n'occupant aucune fonction officielle, ne disposant d'aucune activité connue justifiant de tels paiements et n'ayant accompli aucune prestation pour le compte de l'État. Face à la gravité des faits rapportés, il est impératif d'établir la chaîne des responsabilités et d'identifier les hautes autorités administratives et politiques qui ont permis ces opérations manifestement irrégulières”.
Mor Dieng Onecca : “On parle du secteur informel, mais la comptabilité publique est aussi informelle”
Tout en soulignant l'obligation du gouvernement à donner des explications au peuple, le député non-inscrit pose une kyrielle de questions sur la responsabilité des comptables publics. Ci-après la liste de ses interrogations : “Le ministre des Finances en fonction à l'époque de ces transactions a-t-il été informé de ces virements massifs ? Si oui, répondra-t-il de ses responsabilités ? Comment ces paiements ont-ils pu être effectués sans pièces justificatives ni prestations en contrepartie ? Qui a signé les ordres de paiement ? Répondront-ils devant la justice ? Ces montants figuraient-ils dans une ligne budgétaire spécifique ? Si oui, laquelle et qui a validé ces engagements ? Quels sont les fonctionnaires de haut rang qui, par leur signature, leur négligence ou leur complicité, ont facilité ces transactions ? Répondront-ils de leurs responsabilités respectives ? Quels mécanismes le gouvernement entend-il mettre en place pour éviter que de tels détournements ne se reproduisent ?”.
À défaut de réponses claires du gouvernement, il a promis “d'introduire une demande de commission d'enquête parlementaire auprès du bureau du président de l'Assemblée nationale, afin de statuer sur la crédibilité du Trésor public et d'établir toutes les responsabilités dans cette affaire”.
Comme si cela ne suffisait pas, les experts-comptables agréés sont venus, il y a quelques jours, en rajouter une couche. Lors de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres de l'Ordre national des experts-comptables et comptables agréés (Onecca), le président de la structure a jeté de grosses pierres dans le jardin des comptables publics du Trésor. Pour lui, on parle beaucoup de secteur informel, mais avec les révélations du rapport de la Cour des comptes, ils se sont rendu compte que “la comptabilité publique de l'État du Sénégal reste informelle”.
À l'en croire, les griefs décelés dans le rapport de la Cour des comptes pourraient être regroupés en deux catégories. Il y a, d'une part, un problème de système d'information, d'autre part, un problème de comptabilité. “Concernant la comptabilité, c'est le non-respect des dispositions comptables. C'est aussi parce que le Conseil national de la comptabilité ne fonctionne pas. Si le conseil fonctionnait et que les règles ont été respectées, on n’en serait pas là”, soulignait le président de l'Onecca. Ce qui s'est passé, selon lui, est inquiétant. “Si c'est comme ça que les choses se passent, c'est-à-dire que c'est plus informel que les entreprises informelles de la place”, a-t-il renchéri, avant de laisser entendre que tout cela, c'est parce que les experts-comptables ne sont pas impliqués dans cette gestion, alors qu'ils sont les garants de l'information financière fiable.
Les non-dits sur le point de presse reporté du Syndicat des travailleurs du Trésor
Cette sortie a rendu la coupe pleine. Alors que depuis l'éclatement de l'affaire Tabaski Ngom, les agents étaient divisés dans la posture à avoir, entre ceux qui militaient pour la jurisprudence Ousmane Sonko dans l'affaire Tahibou Ndiaye et les légalistes qui estiment qu'il faut laisser la justice faire son travail sans pression.
Cette fois-ci, une bonne partie a jugé nécessaire de monter au créneau pour remettre les pendules à l'heure. Ce, d'autant plus que le rapport de la Cour des comptes a beaucoup contribué à jeter l'opprobre sur cette administration. C'est pour apporter des réponses à ces graves accusations du président de l'Ordre national des experts-comptables qu'il a finalement été décidé d'organiser ce point de presse. “Il faut avouer qu'il y a eu beaucoup de tractations pour que le point de presse ne se tienne pas, comme cela se passe souvent d'ailleurs. Mais je pense que le syndicat est déterminé à le faire. Vous savez, cette administration est dirigée par de très hauts fonctionnaires dont l'honneur est injustement trainé dans la boue. Malheureusement, ils ne peuvent pas se défendre, mais le syndicat, lui, il peut bien rétablir la vérité sur certains points. Il ne s'agit nullement de défendre l'indéfendable”, confie une des sources à ‘’EnQuête’’.
Outre les questions évoquées (sortie de Tahirou Sarr, du président de l'Onecca, rapport de la Cour des comptes), il était aussi question de revenir sur la fameuse confusion relative au compte du trésorier général. “Je pense que parfois, il y a beaucoup d'amalgames. Il faut savoir que le comptable public ne paie que sur pièces. Ce qu'il y a après le paiement, ce n'est pas son problème”, soutient notre interlocuteur revenant sur les questionnements du député Tahirou Sarr.
À propos de la comptabilité de l'État, il rappelle qu'il y a, depuis quelques années, un grand changement de paradigme et les comptables publics ont dû faire des efforts énormes pour se mettre aux normes. Les agents comptables soupçonnent une volonté des experts-comptables de vouloir juste capter de nouvelles parts de marché, ce qui justifierait leurs attaques virulentes.
LE SUTT QUALIFIE DE MINEUR LE VOL À LA DIRECTION DE L'INFORMATIQUE DU TRÉSOR PUBLIC
Selon le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs du Trésor, seuls des matériels sans grande valeur ont été emportés. L’enquête est en cours, mais le SUTT rassure la population sur la sécurité du système informatique du Trésor.
Le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (SUTT) qualifie d’‘’incident mineur’’ le vol perpétré à la direction de l’informatique du Trésor public, en estimant que seulement du matériel ‘’sans grande valeur’’ a été emporté.
‘’Il s’agit d’un incident mineur ayant occasionné le vol de quelque matériel sans grande valeur’’, déclare le secrétaire général du SUTT, El Hadji Dioumorou Dia, dans un communiqué reçu jeudi à l’APS.
‘’Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes’’, a ajouté M. Dia.
Le Syndicat unique des travailleurs du Trésor ‘’tient à préciser […] que les faits relatés ce matin [par] un quotidien de la place, concernant la direction de l’informatique du Trésor public, se sont produits depuis le week-end dernier, dans la nuit du dimanche 2 mars 2025’’.
‘’Le SUTT tient à rassurer les concitoyens’’, quant à ‘’la sécurité et [à] la fiabilité de notre système informatique de gestion de la trésorerie, qui n’a connu aucune perturbation’’, a assuré M. Dia.
Les ‘’données du Trésor […] sont stockées dans des serveurs ultrasécurisés, avec des technologies de pointe et des algorithmes puissants, dans un lieu quasiment inaccessible’’, a-t-il écrit.
Le quotidien L’Observateur annonce dans son édition de ce jeudi que ‘’plusieurs objets de valeur [ont] été emportés’’ à la direction de l’informatique du Trésor public.
‘’Les malfaiteurs ont ciblé des bureaux stratégiques’’, affirme le journal.
PRES DE 2,70 MILLIONS DE BARILS DE PETROLE EN FEVRIER
Le site de Sangomar a produit 2,70 millions de barils de pétrole brut en février 2025, selon le ministère du Pétrole. Une partie de cette production a été destinée au marché local, marquant une étape clé dans la valorisation des ressources sénégalaises.
Le site de Sangomar a produit 2,70 millions de barils de pétrole brut en février 2025, selon le ministère du Pétrole. Une partie de cette production a été destinée au marché local, marquant une étape clé dans la valorisation des ressources sénégalaises.
Au Sénégal, la production de pétrole brut sur le site de Sangomar a atteint 2,70 millions de barils pour le mois de février 2025, rapporte le dernier bulletin du ministère du Pétrole consulté à APA.
Selon le document, durant cette période, trois cargaisons (SAN021, SAN022, et SAN023) ont été expédiées, totalisant un volume de 2,59 millions de barils, qui ont été commercialisés tant sur le marché national qu’international.
Un moment clé de ce mois a été l’enlèvement de la cargaison SAN021 par Petrosen Trading & Services, destinée à la raffinerie SAR. Ce transfert d’une allocation de 647 426 barils constitue un tournant majeur pour l’approvisionnement du marché local en brut sénégalais, soulignant la volonté de valoriser les ressources en hydrocarbures du pays.
Les prévisions de production pour 2025 sont ambitieuses, avec un objectif total estimé à 30,53 millions de barils de pétrole brut. Le maintien d’une production stable à hauteur de 100 000 barils par jour demeure l’objectif pour l’année.
LA BCEAO MAINTIENT SON TAUX DIRECTEUR A 3,5%
Le CPM a décidé à l’issue de sa réunion ordinaire de maintenir le principal taux directeur auquel la Banque Centrale prête ses ressources aux banques à 3,50%, et le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal à 5,50%, niveaux en vigueur depuis 2023
La 1ère réunion ordinaire du comité de politique monétaire (CpM) de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao) au titre de l’année en cours s’est tenue hier à Dakar, sous la présidence du gouverneur de la banque Jean-Claude Kassi Brou. Une rencontre qui a permis audit comité de dresser un bilan rétrospectif de l’année 2024. au terme de la réunion, le CpM a décidé de maintenir à 3,5% son taux directeur de même que son taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal à 5,50%.
Une bonne nouvelle pour les banques! LaBanque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a décidé de ne pas augmenter son taux directeur. L’annonce a été faite hier par le gouverneur de laBCEAOà l’occasion de la première réunion du comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque. «Le CPM a décidé à l’issue de sa réunion ordinaire de maintenir le principal taux directeur auquel la Banque Centrale prête ses ressources aux banques à 3,50%, et le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal à 5,50%, niveaux en vigueur depuis le 16 décembre 2023», a indiqué Jean-Claude Kassi Brou face à la presse. Donnant les raisons d’une telle décision, il avance que le comité s’est basée sur l’analyse de l’activité économique, de l’évolution des prix et de la situation extérieure de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.
En effet, l’activité économique de l’Union demeure dynamique, avec une progression du produit intérieur brut (PIB) de 7,0% au quatrième trimestre 2024 après 5,8% le trimestre précédent. Pour l’année 2024, la hausse du PIB réel de l’Union est estimée à 6,2% après 5,3% en 2023 et devrait ressortir à 6,3% en 2025. Cette croissance est portée par l’ensemble des secteurs, notamment les secteurs extractif, manufacturier et agricole. L’activité économique a bénéficié d’un financement approprié. Les crédits bancaires au secteur privé se sont accrus de 6,3% en glissement annuel à fin décembre 2024 contre une hausse de 5,8% à fin septembre 2024. Une tendance qui devrait se poursuivre, selon M Brou, en 2025 avec une augmentation prévue de 8,6%. Pour ce qui est de l’inflation, le gouverneur de la BCEAO révèle qu’elle s’est établie à un taux de 2,9%, après 4,1% le trimestre précédent. Cette détente des prix a été favorisée par la baisse des cours des produits alimentaires et énergétiques importés. A cela s’ajoutent les meilleures récoltes de la campagne vivrière 2024/2025 qui ont également contribué à réduire les pressions sur les prix.
S’agissant des prévisions, il avance que l’inflation devrait se situer à 2,7%en 2025 après 3,5% en 2024. Cependant, les risques d’une résurgence des pressions sur les prix restent élevés, en raison notamment de la persistance des problèmes sécuritaires dans la sous-région, de l’effet du changement climatique qui pourrait réduire la production vivrière ainsi que de l’impact des tensions géopolitiques et commerciales sur les prix mondiaux des produits énergétiques et alimentaires.
UNE CROISSANCE DE 6,2% ANNONCEE MALGRE LES INCERTITUDES
Malgré un ralentissement de la croissance mondiale, qui s'est établie à 3,2% en 2024, l'économie de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) a affiché une progression soutenue avec un taux de croissance de 6,2%, contre 5,3% en 2023. Cette performance, annoncée par Jean-Claude Kassi Brou repose sur la bonne tenue des secteurs agricole et extractif ainsi que sur l'essor des activités pétrolières et gazières. Le financement bancaire a aussi accompagné cette dynamique, avec une hausse de 6,3% des crédits au secteur privé en 2024.
Par ailleurs, l’inflation a poursuivi son ralentissement, s’établissant à 3,5% en moyenne annuelle, contre 3,7% en 2023, grâce à la baisse des prix mondiaux des denrées alimentaires et de l’énergie, ainsi qu’à une récolte rizicole supérieure aux attentes. Sur le plan extérieur, la balance des paiements s'est améliorée après deux années difficiles, soutenue par des termes de l’échange plus favorables, des levées de fonds sur les marchés internationaux et le renforcement des exportations de pétrole. Toutefois, le gouverneur de la BCEAO met en garde contre les risques liés aux tensions géopolitiques et commerciales, qui pourraient ralentir cette dynamique.
par Ibou Fall
L’ABÉCÉDAIRE DU CATASTROPHISME
Lorsque l’on parvient à vendre la haine à une faune en colère, il faut bien lui justifier le pourquoi du comment par qui, n’est-ce pas ? Le catastrophisme a simplement changé de camp, servant désormais d'excuse à ceux qui promettaient la lune hier
Lorsque l’on parvient à vendre la haine à une faune en colère, il faut bien lui justifier le pourquoi du comment par qui, n’est-ce pas ? Le catastrophisme se présente comme l’explication logique au misérabilisme que l’actuel régime distille depuis une dizaine d’années, depuis les réseaux sociaux incendiaires jusqu’aux meetings exaltés d’une opposition définitivement va-t-en-guerre…
L’ennemi du peuple : le régime de Macky Sall, qui ne s’encombre pas de scrupule. La preuve par les embastillements de Khalifa Sall et Karim Wade, tous deux coupables de juste lorgner le fauteuil présidentiel. Si ce n’était que ça : ce gang non seulement verse le sang des Sénégalais, mais il pille le pays, comme dirait l’autre, «il arrose son couscous de leur sueur».
Passons sur ce qui relève de la gnognotte : les partages écœurants de terres à coups de lotissements sauvages, l’avion présidentiel qui fait la navette entre Dakar et La Mecque pour que la Camorra puisse aller y déposer son sac de péchés…
Bref, le train de vie agaçant de ces épicuriens qui nous gouvernent alors… Les scandales à milliards se suivent sans se ressembler, entre les six mille milliards Cfa de Aliou Sall, qui vend notre pétrole avant même le premier forage (devenant de la sorte le débiteur de chaque Sénégalais à hauteur de quatre cent mille francs), et les vingt-neuf milliards de Mame Mbaye Niang, s’intercalent les mille milliards du fonds Covid et les quatre-vingt-quatorze milliards de Mamour Diallo et Tahirou Sarr…
Et quand l’héroïque peuple se rebiffe pour sauver son «Projet», ça le canarde comme un tir aux pigeons de kermesse : cinquante-et-un Sénégalais meurent alors par balles entre mars 2021 et février 2024. La «mackyavélique» ploutocratie est doublée d’une dictature sanguinaire qui charrie des rivières d’hémoglobine. Voilà la catastrophe dont le duo «Sonko môy Diomaye» sauve les Sénégalais par la magie des urnes le 24 mars 2024, une semaine après être sorti de prison par on ne sait quelle pirouette. Bien sûr que ce tandem qui échange les petites attentions l’un envers l’autre est capable de miracles. Il pilote un projet que quatre mille cadres, d’authentiques Sénégalais, peaufinent depuis une décennie. Retrouver notre souveraineté perdue depuis plusieurs siècles, en sortant du Cfa en virant la France, et les bailleurs de fonds ; ils vont faire mieux : rendre à la justice son véritable lustre et jeter en prison toute cette mafia qui suce le sang du pauvre Sénégalais.
Ça va démarrer au quart de tour après la passation de pouvoir entre l’imberbe rondouillard Macky et le barbu svelte Diomaye. On change de planète, en résumé, mais que d’émotions pour en arriver à ça…
Et puis, patatras, une fois aux commandes du navire Sénégal, qui ressemble de loin à un majestueux yacht, ça se rend compte que l’héritage est un rafiot rafistolé qui prend l’eau de toutes parts.
Alerte : c’est la cata !
Il ne faut pas attendre longtemps pour que le tandem commence à étaler ses états d’âme sur la place publique. Sortez les mouchoirs, snif : c’est le Premier ministre qui ouvre le feu, annonçant urbi et orbi que la mafia qu’ils viennent de virer du pouvoir est de surcroît un repaire de faussaires qui truquent les chiffres comme un compteur de casino, et que la dette crève les plafonds. On ne vous dit pas, les institutions budgétivores à dissoudre dans de l’acide parlementaire, les recrutements fantaisistes dans les sociétés nationales, les salaires mirobolants aux copains…
Bien entendu, le Fmi, qui compte jusque-là poursuivre sa collaboration avec l’Etat sénégalais, est pris subitement d’un doute ; il faudra réfléchir et attendre que les vrais chiffres sortent ; sur les marchés financiers également, la signature du Sénégal devient sujette à caution ; les bailleurs traditionnels deviennent plus regardants, surtout après avoir découvert que l’Etat sénégalais «aura emprunté alors qu’il n’en avait pas vraiment besoin»… Sur cette délicate question, la demande d’explication tarde à obtenir une réponse convenable. Et puisqu’on est dans le redressement de torts, dans la foulée, ça dédommage tous les braves casseurs de mars 2021 à janvier 2024, les rescapés du massacre, tout de même victimes des exactions des Forces de l’ordre. Quant aux proprios des biens saccagés, ils peuvent s’estimer heureux de ne pas être poursuivis pour détention de biens mal acquis.
En attendant, la traque aux Rapetous est lancée avec comme principal repère le délit de sale gueule : ils sont quelques-uns à vite se retrouver au cachot, pour avoir commis l’impardonnable péché d’arborer des mines trop réjouies et de l’embonpoint en ces temps d’austérité.
En attendant que le «chef de gang», comprenez Sa Rondeur Macky Sall, se retrouve devant la Haute cour de Justice ?
LE GOUVERNEMENT ADOUCIT LE TON
Le Premier ministre, qui s'était montré intransigeant jusqu'alors, semble désormais prêt à négocier l'apurement de la dette intérieure. Cette nouvelle orientation vise à rassurer le secteur privé tout en préparant un "Pacte national de stabilité sociale"
Le chef du gouvernement ne cache pas la nécessité d’aboutir à ce qu’il appelle un Pacte national de stabilité sociale avec les partenaires sociaux, en tête desquels les syndicats des travailleurs. Pacte qui permettra d’éviter les grèves et arrêts de travail. Pour le Patronat, l’apurement d’une bonne partie de la dette intérieure devrait l’amener à des bons sentiments.
Après ses sorties martiales envers le Patronat et les syndicats, le Premier ministre, sous l’instigation de son Président ?, a entrepris de mettre du bissap dans son eau. Le communiqué du Conseil des ministres d’hier, nous apprend que «le Premier ministre a pris bonne note des directives du chef de l’Etat, en exhortant le ministre des Finances et du budget à lui soumettre, dans les plus brefs délais, la stratégie d’apurement des engagements financiers de l’Etat vis-à-vis des entreprises». Après avoir longtemps invoqué le besoin pour les différents partenaires de l’Etat d’être résilients au regard de la situation des finances du pays, le chef du gouvernement semble se faire à l’idée qu’il ne pourrait rien obtenir d’une machine à court de carburant.
Sans doute aussi s’est-il rappelé le discours du président du Conseil national du Patronat (Cnp), Baïdy Agne, lors de la rencontre tripartie au Grand Théâtre. M. Agne, dans son langage des plus policés, n’avait pas fait montre d’un grand optimiste, quand il a fait appel aux partenaires techniques et financiers «à maintenir leurs engagements pour permettre le plus tôt possible l’apurement progressif de la dette intérieure». Pour indiquer à quel point la situation dans certaines entreprises était dramatique, le patron des patrons du Sénégal avait souligné la nécessité pour des entreprises d’avoir une idée des échéances de remboursement de leurs créances par l’Etat : «Si l’Entreprise a plus de visibilité sur les échéances de paiement, elle peut se réorganiser en conséquence pour maintenir les emplois et poursuivre ses activités et ses investissements.»
Sans doute qu’avant le prochain Conseil des ministres, des entreprises commenceront à recevoir des notifications de paiement de certaines créances. Les statistiques de l’Etat indiquent que la dette intérieure, à la fin 2024, était de plus de 3000 milliards de F Cfa. Celle due aux banques locales dépassait à l’époque, les 2500 milliards de francs Cfa, menaçant le fragile équilibre de l’économie nationale.
Cela explique d’autant le besoin de l’Etat, comme exprimé dans le compte-rendu du gouvernement, d’associer des entreprises du secteur des Bâtiments et travaux publics (Btp) à la relance de certains travaux d’infrastructures comme les écoles, universités et hôpitaux ainsi qu’au «démarrage des nouveaux chantiers». Ainsi, certainement, on verra des entreprises motivées et encouragées à postuler pour remporter les nouveaux marchés que l’Etat s’apprête sans doute à ouvrir.
Et pour faire bonne mesure, le gouvernement du Sénégal, avec l’approche du 1er mai, veut indiquer qu’il prend compte des revendications du monde du Travail, aux côtés des préoccupations du capital.
S’il veut se pencher avec diligence sur des points de revendications soulevés lors de la Rencontre tripartite et de ceux notés au cours de mouvements d’humeur de certains travailleurs, comme ceux de la Santé et de l’Enseignement supérieur, le gouvernement tient tout de même fort à son Pacte de stabilité. Une sorte de cessez-le feu avec les travailleurs, par rapport à certaines revendications. Le communiqué note : «Le Premier ministre a rappelé l’urgence attachée à un dialogue social inclusif et sincère en vue de la conclusion d’un Pacte national de stabilité sociale, au plus tard le 1er mai 2025, avec l’objectif de parvenir à des décisions équilibrées pour répondre aux revendications tout en prenant en compte la situation économique et financière du pays.» Situation du pays dont ils ne le diront jamais assez, est difficile, et a été «héritée du régime précédent», ainsi que l’a souligné le dernier rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances sous les mandats de Macky Sall.
UN SCANDALE D’OR A 1 500 MILLIARDS DE FRANCS CFA
Selon les déclarations du Directeur général de la Société des Mines du Sénégal (Somisen), Ngagne Demba Touré, des quantités colossales d’or estimées à 2,7 milliards de dollars ont quitté le pays de façon frauduleuse entre 2013 et 2022
Entre 2013 et 2022, près de 2,7 milliards de dollars (environ 1 500 milliards de francs CFA) en or ont été exportés illégalement du Sénégal, sans aucun contrôle de l’État. C’est ce qu’a révélé Ngagne Demba Touré, le Directeur général de la Société des Mines du Sénégal (Somisen), soulevant de vives inquiétudes sur la gestion des ressources minières du pays.
Le Sénégal fait face à un scandale minier d’une ampleur inédite. Selon les déclarations du Directeur général de la Société des Mines du Sénégal (Somisen), Ngagne Demba Touré, des quantités colossales d’or estimées à 2,7 milliards de dollars ont quitté le pays de façon frauduleuse entre 2013 et 2022, échappant ainsi au contrôle des autorités.
« Ce volume d’or est sorti sans déclaration officielle, privant l’État de ressources fiscales majeures », a-t-il affirmé lors d’une conférence consacrée à la transparence dans le secteur extractif. Ces révélations ont provoqué une onde de choc, relançant le débat sur l’opacité des circuits d’exportation et la faiblesse des mécanismes de contrôle.
Un système de contrôle défaillant
Malgré un cadre légal renforcé avec le Code minier de 2016, cette affaire révèle des failles préoccupantes dans le suivi des activités minières. Comment un tel volume d’or a-t-il pu quitter le territoire sans être détecté ? s’interrogent plusieurs experts du secteur.
Des sources proches du dossier évoquent des complicités internes et des circuits parallèles bien organisés, profitant d’un manque de coordination entre les différentes administrations concernées. « L’exportation illicite d’or n’est pas un phénomène nouveau, mais ces chiffres dépassent toutes les estimations », déclare un analyste spécialisé en ressources naturelles.
En 2021 déjà, un rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives(ITIE) avait pointé des écarts importants entre les volumes d’or produits, déclarés et exportés, suggérant l’existence d’un marché noir florissant.
Des pertes économiques colossales
Les conséquences financières pour le Sénégal sont considérables. Le manque à gagner lié à ces exportations clandestines représente des centaines de milliards de francs CFA en recettes fiscales non perçues. Ces fonds auraient pu être investis dans des secteurs stratégiques comme la santé, l’éducation ou les infrastructures publiques.
« Ce sont des ressources nationales qui s’évaporent au détriment du développement du pays », déplore un économiste, qui souligne également le risque de déstabilisation économique si de telles pratiques perdurent.
Des appels à l’action et à la transparence
Face à l’ampleur du scandale, des voix s’élèvent pour exiger une enquête indépendante et des sanctions exemplaires contre les responsables. Plusieurs organisations de la société civile appellent l’État à renforcer les dispositifs de contrôle aux frontières et à imposer des audits réguliers sur l’ensemble de la chaîne d’exploitation minière.
Le ministère des Mines, quant à lui, promet des mesures fortes pour éviter que de tels faits ne se reproduisent. Parmi les pistes envisagées : la mise en place d’un système numérique de traçabilité des métaux précieux et des contrôles renforcés sur les sociétés d’exploitation artisanale, souvent pointées du doigt dans ce type de trafic.
Un test pour la volonté politique
Ce scandale constitue un test majeur pour les autorités sénégalaises en matière de gouvernance des ressources naturelles. Si des mesures concrètes ne sont pas prises rapidement, le pays risque de devenir un terrain propice aux activités illégales et de perdre une part significative de sa richesse minière.
Pour l’heure, l’opinion publique attend des réponses claires. Qui sont les bénéficiaires de ce trafic d’or ? Quelles complicités ont permis ces exportations illégales ? Autant de questions auxquelles l’État devra répondre sous peine de voir la confiance des citoyens s’éroder davantage.