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5 avril 2025
Economie
LE GRAND BLACK-OUT
Le Compact d'électricité, projet phare de 380 milliards de FCFA, voit son horizon s'obscurcir brutalement avec le gel des financements américains. L'objectif d'un accès universel à l'électricité s'éloigne considérablement
Entré en vigueur le 9 septembre 2021 pour une durée de cinq ans, le Compact d’électricité du Millennium challenge corporation (MCC), important projet visant à sortir les zones rurales du noir, risque une « électrocution » à plus de 380 milliards de FCfa. C’est la conséquence de la décision du nouveau gouvernement américain de geler l’aide financière qui soutenait jusque-là, au Sénégal, ce projet vital pour l’accès universel à l’électricité.
On y était presque… L’accès universel à l’électricité dont l’atteinte projetée initialement en 2025 est déjà compromise, mais même en 2026 voire 2027, plus de 12 millions de Sénégalais répartis sur l’étendue du territoire national risquent de demeurer dans le noir.
La décision du gouvernement américain de geler ses financements notamment au Sénégal entraine ainsi un contrecoup sur le secteur énergétique surtout sur les projets d’électrification engagés dans le cadre du Compact d’électricité du Millennium challenge corporation (MCC).
Pour rappel, le projet Sénégal Power Compact, signé le 10 décembre 2018 et entré en vigueur le 9 septembre 2021 pour une durée de cinq ans, est le deuxième programme dont bénéficie le gouvernement sénégalais de la part du MCC, une agence américaine indépendante d’aide au développement. Le premier Compact, achevé en septembre 2015, avait investi 540 millions de dollars dans le secteur agricole, contribuant à élargir l’accès aux marchés et aux services, en construisant des routes et des réseaux d’irrigation dans la vallée du fleuve Sénégal au nord, et dans la région de la Casamance naturelle au sud.
Constitué d’un don d’investissement de 302,5 milliards environ de la part des États-Unis d’Amérique et d’une contribution supplémentaire de 27,5 milliards (50 millions de dollars) francs CFA environ du gouvernement du Sénégal, le Compact électricité du MCC pour le Sénégal bénéficie d’un montant global d’environ 380 milliards de francs CFA. Rien que pour le volet Transport du projet, le montant total engagé à date est de 295,4 milliards de Fcfa (465 millions de dollars) et le montant total dépensé à date est de 157,5 milliards de Fcfa ($ 248.085.289,74), pour des bénéficiaires estimés à 4,6 millions de personnes vivant à Dakar, Thiès et Diourbel .
Son objectif est de réduire la pauvreté au Sénégal à travers le renforcement du secteur de l’électricité, l’amélioration de la fiabilité, l’élargissement de l’accès à l’électricité, et l’appui au Gouvernement du Sénégal à établir un socle solide et moderne sur lequel le système de l’électricité du pays peut reposer pour se développer. Décomposée en trois composantes, la phase finale du projet a été lancée en juillet 2024.
Un partenariat énergetique
Le partenariat stratégique entre les États-Unis et le Sénégal remonte à 1960, mais l’un des partenariats les plus importants de l’histoire des relations entre les deux pays réside dans leurs efforts communs d’étendre l’accès à l’électricité à des millions de Sénégalais. Avec un investissement de plus de 300 milliards de Francs CFA des ÉtatsUnis et de 27 milliards Francs CFA du Gouvernement du Sénégal, le MCC Sénégal Power Compact marque un tournant important.
Entre le Projet de modernisation et le renforcement du réseau de transport de Senelec (Projet Transport) ; le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité dans les zones péri-urbaines et rurales (Projet Accès) ; et le Projet de cadre propice et de renforcement des capacités des acteurs (Projet Réforme), concourant simultanément à lever les contraintes de coût élevé de l'électricité, de faible accès en dehors de Dakar et de qualité du service, le Sénégal Power Compact, volet énergie du Millenium Challenge Corporation (MCC), devait à terme bénéficier à plus de 12 millions de personnes sur l’étendue du territoire national.
Des réformes et des investissements
67% du budget du projet soit 403 millions de dollars (256 milliards de Fcfa) est destiné au volet Transport qui vise à moderniser le système de transport de l’électricité. Un vrai challenge quand on sait que les déperditions et autres pertes dans la fourniture de l’énergie électrique étaient principalement du fait d’un réseau de transport vétuste, entre autres agressions des câbles électriques et retard d’investissement sur les réseaux qui représentent les « autoroutes de l’électricité ».
Le volet transport qui comprend la construction d’environ 30 km de ligne de transport souterrain de 225 KV, 16 km de câbles sous-marin de 225 KV, deux postes 225 KV à Bel Air et au Cap des Biche, vise à soutenir les efforts de Senelec en cours pour développer un réseau de transport à haute tension fiable dans Dakar et ses environs, représentant environ 60 % de la demande d’électricité du pays et 20 % de sa population. Cela est d’autant plus important que le secteur privé s’intéresse essentiellement aux nouveaux projets de production à faible coût, notamment l’énergie éolienne, l’énergie solaire et le gaz naturel, qui dépendent largement d’un réseau de transport fiable et stable.
Le problème de la capacité de production ne se posant plus grâce à la stratégie du mix, le renforcement des réseaux de transport afin d’absorber les capacités de production additionnelles, ainsi que la densification du réseau dans les zones rurales, sont devenus des priorités pour Senelec.
Dans son volet Accès à l’électricité en zones rurales et périurbaines, l’objectif est d’augmenter l’offre et la demande en électricité de qualité. Outre l’extension du réseau électrique dans des zones sélectionnées des régions du sud et du centre du Sénégal, le « Projet Accès » vise également à accroître les taux d’accès et de consommation d’électricité, à faciliter les possibilités d’activités génératrices de revenus dans ces régions et à améliorer la compréhension de l’efficacité énergétique. 11% du budget soit 63,2 millions de dollars (40 milliards de Fcfa) est destiné à ce volet qui devrait bénéficier à plusieurs ménages des 5 régions que sont Fatick, Kaolack, Kolda, Sédhiou et Tambacounda soit directement 181 000 personnes.
Quant au volet « Réforme » aspect fondamental du projet, il à vise l’amélioration du cadre légal et au renforcement de capacités des acteurs du secteur de l’électricité, bref, à créer un cadre propice à l’amélioration de la viabilité financière et à la bonne gouvernance du secteur pour une fourniture de l’électricité en quantité et en qualité. Il est question de renforcer les lois, politiques et réglementations régissant le secteur de l’électricité au Sénégal, ainsi que les institutions responsables de leur mise en œuvre, en particulier l’opérateur Senelec, le régulateur Commission de Régulation du Secteur de l’Energie (CRSE), et le ministère en charge de l’Energie. Par le biais d’une feuille de route, le gouvernement sénégalais a formulé une vision à long terme pour le secteur de l’électricité, dont les principales caractéristiques comprennent une réorganisation opérationnelle du secteur. Ladite réorganisation permet à Senelec de devenir une société holding publique avec des filiales dédiées à chaque activité. Elle favorise aussi une réorganisation des ventes et du système hors réseau, un environnement plus favorable à la participation du secteur privé en matière de production, de transport, de distribution et de ventes. C’est dans ce cadre qu’un Code de l’électricité a fait l’objet de la loi n°2021-31 du 09 juillet 2021 ainsi que la Commission de régulation du secteur de l’énergie qui, à travers la loi n°2021-32 portant création, organisation et attributions de la Commission de Régulation du Secteur de l’Energie (CRSE), a vu le champ de compétences de l’autorité de régulation étendu à l’aval des hydrocarbures et à l’intermédiaire et aval gaziers.
Le coût de ce volet « Réforme » dont la mise en œuvre est prévue pour une durée de 5 ans est évalué à 46,9 millions Dollars US (30 milliards de Fcfa) et devrait bénéficier sur 20 ans maximum, à 12,6 millions de personnes sur toute l’étendue du pays.
S’il subsiste encore des disparités entre le taux d’accès à l’électricité pour les populations urbanisées (94 %) et rurales (60 %), depuis 2019, le taux national d’accès à l’électricité est évalué à 84 %, plaçant de fait le pays dans le trio de tête des États les mieux électrifiés de la CEDEAO, à la faveur des investissements importants et une stratégie du mix énergétique payante. Le Sénégal progresse vers l’accès universel à l’énergie, sauf que plus de 30 % des communautés rurales restent déconnectées du réseau. On y était presque….
MACRON ET L'AFRIQUE, L'ILLUSION D'UN RENOUVEAU
Décisions unilatérales, communication perçue comme arrogante, absence de concertation... Malgré sa volonté de séduire la jeunesse africaine, le président français n'a fait qu'accélérer le déclin de son pays sur le continent, d'après un nouveau rapport
(SenePlus) - Un rapport sénatorial adopté le mercredi 29 janvier par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées dresse un constat sans concession de la politique africaine d'Emmanuel Macron. Selon les informations obtenues par La Croix, trois sénateurs - Ronan Le Gleut (LR), Marie-Arlette Carlotti (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) et François Bonneau (Union Centriste) - mettent en lumière l'échec manifeste de la stratégie de rénovation des relations franco-africaines initiée depuis 2017.
Paradoxalement, Emmanuel Macron semblait disposer d'atouts considérables pour renouveler cette relation. Premier président né après la décolonisation, il bénéficiait initialement d'une image favorable sur le continent. Pourtant, sept ans plus tard, le bilan s'avère désastreux, avec un recul spectaculaire de l'influence française en Afrique.
Le rapport pointe notamment les revers diplomatiques récents au Sénégal et au Tchad, où les forces françaises, présentes depuis des décennies, ont été sommées de partir. Ces échecs s'ajoutent au retrait forcé du Sahel, après l'échec de l'opération Barkhane qui, malgré son coût élevé, n'a pas su contenir l'expansion djihadiste. Comme le soulignent les sénateurs : "Finalement, rien ne s'est passé comme prévu."
Les auteurs critiquent particulièrement la méthode employée : "Cette déflation anticipée semble avoir été décidée dans un premier temps sans concertation avec les pays concernés, à qui il était affirmé en même temps, de manière contradictoire, que la France répondrait désormais mieux à leurs demandes en matière de coopération militaire." Le rapport va plus loin en dénonçant "plusieurs décisions et déclarations officielles considérées comme arrogantes et condescendantes envers les dirigeants ou les peuples africains."
Malgré les efforts présidentiels pour séduire la jeunesse africaine et diversifier les partenariats vers les pays non francophones, les résultats tardent à se manifester. Les sénateurs mettent en garde contre l'illusion d'un "nouvel eldorado" hors de l'espace francophone traditionnel, soulignant les niveaux préoccupants de corruption et d'endettement dans ces pays.
Le rapport identifie également un décalage générationnel crucial : "La dégradation de l'image de la France en Afrique traduit avant tout un éloignement par rapport aux sociétés civiles et aux populations : le tournant générationnel n'a pas été suffisamment perçu par notre pays, qui a continué à s'adresser principalement à des élites aujourd'hui très minoritaires ou écartées du pouvoir."
Pour redresser la situation, les sénateurs formulent plusieurs recommandations concrètes, notamment le renforcement de la diplomatie française face à la prééminence de l'Élysée et du ministère des Armées, ainsi qu'un assouplissement de la politique des visas, qualifiée d'"irritant majeur."
Le rapport conclut sur un défi majeur : la montée en puissance sur le continent de "valeurs se voulant opposées à celles de l'Occident (patriarcat, valeurs viriles, autoritarisme)." Face à ce constat, les auteurs plaident pour une approche renouvelée : plus cohérente, moins arrogante, et plus proche des sociétés civiles africaines en mutation.
UN PROGRAMME DE 2000 KM DE NOUVELLES VOIES FERRÉES ANNONCÉ
Inscrit dans la vision Sénégal 2050, il vise notamment à moderniser les infrastructures ferroviaires, avec une première phase consacrée à la ligne Dakar-Tambacounda, identifiée comme prioritaire.
Le directeur général de la société nationale des chemins de fer du Sénégal (SN-CFS), Ibrahima Ba a annoncé, mercredi, à Diourbel (centre), »un ambitieux programme » de construction de 2000 kilomètres de nouvelles voies ferrées à écartement standard à l’échelle du territoire national.
»(…) Il y a un ambitieux programme de développement et de maillage du territoire en chemins de fer dans le cadre de la vision Sénégal 2050 où, il y a deux mille kilomètres de nouvelles voies à écartement standard comme les voies (…) du Train express régional (TER). Donc, c’est une infrastructure moderne qui est prévue dans le cadre de cette vision », a-t-il notamment déclaré à des journalistes.
Il s’exprimait en marge d’une visite de travail à la gare ferroviaire de Diourbel où il a rencontré les acteurs du secteur en présence de ses collaborateurs.
« La première étape de ce programme va concerner la ligne Dakar-Tambacounda qui est inscrite comme projet prioritaire pour ce quinquennat du président de la République, Bassirou Diomaye Faye », a indiqué le directeur de la SN-CFS.
A l’en croire, ce projet dont les études sont en train d’être mises à jour va contribuer à la redynamisation des échanges commerciaux entre le Sénégal et le Mali.
Selon lui, il faut un plan de rattrapage dans le domaine des chemins de fer pour redynamiser ce sous secteur des transports.
Ibrahima Ba a expliqué que cette visite de travail vise à partager avec les travailleurs les nouvelles orientations de la société et le rôle qu’elle doit jouer dans la mise en œuvre de la nouvelle vision Sénégal 2050.
»Cette rencontre, a-t-il ajouté, est aussi l’occasion de recueillir leurs préoccupations par rapport à leurs conditions de travail sur le terrain afin de l’améliorer de manière durable ».
L’ESSOR DE LA FILIÈRE ANACARDE FREINÉ PAR LE MANQUE D’UNITÉS DE TRANSFORMATION
Malgré une production en forte croissance, la filière fait face à de nombreux défis. L’exportation massive des noix brutes prive le secteur d’une réelle valeur ajoutée, tandis que les acteurs peinent à rembourser leurs crédits bancaires
La culture de la noix de cajou à Ziguinchor dans le sud du Sénégal est essentielle pour l’économie locale car elle soutient le développement économique de la région. Cependant, bien qu'elle soit croissante et prometteuse, l'activité reste confrontée à plusieurs difficultés qui freinent son plein développement. Parmi les facteurs bloquants, il y a le manque d’infrastructures de transformation locale. La majeure partie de la noix de cajou produite est exportée à l'état brut, faute de moyens de valorisation.
Depuis 2022, les acteurs de l’anacarde ont contracté des crédits auprès des banques pour financer leurs activités. Alors que le marché ne cesse de chuter. Les ventes ont baissé à cause de la mévente. « Il y a un problème de financement des infrastructures. Et pourtant l'ADEPME, agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises avait pris l'initiative. Mais après le changement de régime, elle n'a pas pu continuer ses activités » a laissé entendre le président de l'interprofession Kajou du Sénégal par ailleurs vice-président de l'alliance Kajou africaine. Boubacar Konta de rappeler que cette situation est causée par les difficultés de remboursements auprès des banques avec la chute du marché d’où les difficultés de revente.
Face à cette problématique, l’interprofession a pu faire plusieurs propositions aux autorités sénégalaises notamment les institutions financières même si le problème « n’est pas dépendant de la volonté du gouvernement ». Les producteurs achetaient le kilogramme de la noix à 1,7 euros (1105F CFA). Au moment de la vente, les prix ont dégringolé et le KG acheté à 0,61 euros (400 F CFA). Ce qui est à l’origine des difficultés auxquelles sont confrontées les acteurs de la filière. Pourtant, cette année, les chinois ont acheté.
Pour l’année 2024 où les difficultés sont constatées, les prix sont arrivés à 1,7 euros (1105 F CFA).. Les chinois semblent profiter de cette période de soudure avec des propositions de meilleurs prix aux producteurs dans un contexte où les paysans étaient dans une hantise de potentielles méventes.
« Si je vous donne le cas de cette année, au début de campagne, ils (Ndlr :les chinois) ont acheté entre 0,46 à 0,77 euros le kilogramme. Mais ils ont revendu à 1,38 euros. Tout cela pour que les indiens ne puissent plus dominer ce secteur-là. Je pense qu’il faut une politique de l'État avec l’octroi de crédits aux sénégalais. C'est-à-dire que l'État accompagne les sénégalais à avoir des unités de transformation » plaide le vice-président de l'alliance Kajou africaine.
Pour ces acteurs du secteur, le besoin le plus pressant, c’est d’avoir les moyens pour pouvoir transformer la production. Ce qui permettra de diminuer l’exportation des produits bruts qui favorise le chômage et impacte la politique d’emploi. « Une unité de transformation peut faire 300 à 600 emplois. Donc aujourd'hui, ce qu'on demande à l'État du Sénégal, c'est vraiment d'accompagner les initiatives de transformation et voir en quelle mesure les commerçants et les banques distribuent des ententes ou des clauses qui peuvent permettre de solder ce qui a été pris et aussi continuer dans la commercialisation », ajoute Boubacar Konta qui rappelle que la filière est bien structurée avec une interprofession qui est composée de trois filières, de trois collèges notamment les producteurs, les transformateurs et les commerçants.
«L’anacarde occupe une place prépondérante dans notre économie rurale et nationale…. »
Malgré les difficultés notées, la filière agricole qui est en plein essor est un vrai levier stratégique pour le développement économique du Sénégal. Elle est d’ailleurs génératrice de croissance soutenue créant des emplois et améliore les conditions de vie des populations surtout celles de la Casamance. L’anacarde joue ainsi un rôle important dans la réduction du déficit commercial grâce aux revenus substantiels issus des exportations de noix d’anacarde.
La production de noix de cajou a enregistré e160.000 tonnes en 2023. Cette production a connu une hausse vertigineuse comparée à l’année 2022, où elle était établie à 87.000 tonnes, représentant une valeur financière de 95 milliards francs CFA soit 144,8 millions d’euros environs.
Ainsi, les exportations d’anacarde ont bondi de 31.871 tonnes en 2018 à 148.443 tonne en 2023, soit une forte hausse de 366%. En termes de valeurs, « les exportations de noix en coque sont passées de 44.754 dollars américains (USD) (27 081 576 283 francs CFA) en 2018 à 86.533 000 dollars américains (USD) (52 362 918 186 francs CFA )en 2023, tandis que celles des noix sans coque ont progressé de 509.000 dollars américains (USD ) (308 006 487 francs CFA) en 2018 à 1.057 .000 USD (639 612 685 francs CFA) en 2023”, a informé le directeur de l’Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations, (ASEPEX) en marge d’un atelier tenu à Ziguinchor, dans le Sud du Sénégal.
Ces initiatives de l’État ont été sanctionnées par des résultats positifs durant ces dernières années d’où l’importance cruciale de la filière anacarde. Et la Casamance, à elle seule, ‘’représente plus de 95% de la production nationale d’anacarde’’.
UN PACTE DE FINANCEMENT DE 1000 MILLIARDS DE FCFA POUR BOOSTER LES PME ET PMI
Des institutions financières se sont engagées, ce mardi, à mobiliser 1000 milliards de FCFA dans le cadre d’un pacte de financement massif et sécurisé destiné au développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Petites et Moyennes Industries
Des institutions financières se sont engagées, ce mardi, à mobiliser 1000 milliards de FCFA dans le cadre d’un pacte de financement massif et sécurisé, destiné au développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Petites et Moyennes Industries (PMI). Cette annonce a été faite lors d’une réunion préparatoire au 4ᵗ Forum de la PME, prévu du 18 au 20 février 2025.
La rencontre a réuni le secrétariat d’État au développement des PME-PMI, l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), des structures de l’administration publique concernées et des institutions financières.
Ibrahima Thiam, ministre Secrétaire d’État au développement des PME-PMI, a souligné que l’accès au financement constitue un frein majeur au développement des PME et PMI. C’est dans cette optique qu’a été élaboré le programme de financement massif et sécurisé des PME-PMI, visant à accroître les crédits octroyés par les institutions financières à ces entreprises.
Ce fonds, initialement fixé à 600 milliards de FCFA en 2024, devrait atteindre 3000 milliards de FCFA d’ici 2028, grâce à la mise en œuvre de neuf réformes stratégiques.
« Je suis convaincu que cet objectif de 3000 milliards de FCFA pourra être atteint. Ce pacte de financement de 1000 milliards de FCFA représente un tiers de notre objectif et constitue une avancée significative pour le secteur », a déclaré Ibrahima Thiam en s’adressant aux institutions financières.
Pour garantir le succès de ce programme, le ministre a insisté sur l’implication du secteur bancaire. Une vingtaine de banques locales ont ainsi été regroupées et s’engagent à accompagner cette initiative.
Marie Rose Faye, directrice générale de l’ADEPME, a souligné la nécessité de repenser l’approche du financement des PME-PMI : « Il faut qu’on commence à bouger les lignes et à changer notre approche pour avoir des résultats concrets. »
Elle a rappelé que le programme, initié en 2022, a abouti après plusieurs concertations entre les différentes parties prenantes. Le guichet unique de financement a été mis en place afin de standardiser l’accompagnement et les solutions de financement.
Aissatou Thiam Diakhaté, directrice de la Banque commerciale d’Ecobank Sénégal, a confirmé l’engagement des institutions financières à accompagner cette initiative. « Nous avons une véritable ambition d’accompagner le financement des PME-PMI », a-t-elle affirmé, précisant qu’Ecobank Sénégal participera à cette levée de fonds à hauteur de 100 millions de FCFA.
Elle a également souligné que « le financement des PME est un élément clé dans le processus de développement du pays et devrait être une priorité pour tous les acteurs de l’écosystème financier ».
Ce programme de financement massif constitue un levier stratégique pour le développement économique du Sénégal. En facilitant l’accès aux fonds pour les PME et PMI, il vise à renforcer leur compétitivité, favoriser l’innovation et générer des emplois.
Avec cet engagement des institutions financières et le soutien des autorités publiques, les PME-PMI sénégalaises disposent d’une opportunité majeure pour accélérer leur croissance et contribuer au dynamisme de l’économie nationale.
DES INSTITUTIONS FINANCIERES ENGAGEES A LEVER 1000 MILLIARDS
L’écosystème sénégalais des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Petites et Moyennes Industries (PMI) peine à se développer, faute de financements suffisants et adéquats.
L’écosystème sénégalais des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Petites et Moyennes Industries (PMI) peine à se développer, faute de financements suffisants et adéquats. Pour y remédier, des institutions financières s’engagent, dans le cadre d’un Pacte de financement massif et sécurisé, à lever 1000 milliards de FCFA.
Réunis hier, mardi 4 février 2025, à Dakar, dans le cadre d’une rencontre préparatoire au 4ᵉ Forum de la PME, prévu du 18 au 20 février prochain, le Secrétariat d’État au Développement des PME-PMI, l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), des structures de l’administration publique concernées et des institutions financières ont pris l’engagement de mobiliser 1000 milliards de FCFA pour oxygéner les PME/PMI sénégalaises, en manque criant de financements. «L’accès au financement est l’une des problématiques majeures freinant le développement des PME et PMI. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la formulation du Programme de financement massif et sécurisé des PME et PMI, visant, entre autres, à augmenter les crédits octroyés par les institutions financières à ces acteurs», a déclaré le secrétaire d’État au Développement des PME-PMI, Ibrahima Thiam.
Il a précisé que ce fonds, qui s’élevait à600 milliards de FCFA en 2024, atteindra 3000 milliards de FCFA en 2028 grâce à la mise en œuvre de neuf (09) réformes. «Je suis convaincu que cet objectif de 3000 milliards de FCFA pourra être atteint. C’est dans ce cadre que nous voulons signer avec vous le Pacte de financement de 1000 milliards de FCFA, qui représente un tiers de notre objectif», a-t-il ajouté, en s’adressant aux institutions financières. Toutefois, M. Thiam a invité les signataires et toutes les parties prenantes à respecter les engagements souscrits et à garantir l’effectivité du programme, afin que les 1000 milliards de FCFA soient entièrement décaissés au profit des PME et PMI. «Il est temps de faire bouger les lignes et de changer notre approche afin d’obtenir des résultats concrets face à cette problématique majeure du financement des PME/PMI», a affirmé Marie Rose Faye, Directrice générale de l’ADEPME. Elle a expliqué que l’idée est de rassembler l’ensemble des parties prenantes de l’État, les structures d’accompagnement et les institutions financières, pour mobiliser divers types de financements via un guichet unique. Mme Faye a relevé que ce guichet unique de financement est une plateforme permettant de standardiser l’approche et l’accompagnement dans le cadre de ce programme. Elle a également rappelé que ce programme, initié en 2022, a abouti après plusieurs concertations, notamment sur le crédit, impliquant l’ensemble des parties concernées.
«Nous avons partagé nos engagements avec le ministre secrétaire d’État et la Directrice de l’ADEPME, afin d’exprimer notre ambition d’accompagner à grande échelle le financement des PMI», a déclaré Aïssatou Thiam Diakhaté, Directrice de la Banque commerciale d’Ecobank Sénégal, qui s’exprimait au nom des institutions financières invitées à cette réunion préparatoire. Mme Diakhaté a assuré qu’Ecobank Sénégal participera à cette levée de fonds à hauteur de 100 millions de FCFA. «Aujourd’hui, le financement des PME est un élément clé du développement économique, et cette question doit être portée par tous les acteurs de l’écosystème financier», a-t-elle conclu.
DES MEDIAS OUTILLES SUR LES FONDAMENTAUX DU PETROLE ET DU GAZ
L’opérateur BP en partenariat avec l’institut National du Pétrole du Gaz (INPG) a initié un programme de formation spécialisée dédié aux médias. Ce programme s’est déroulé les lundi 3 et mardi 4 février 2025 dans les locaux de l’INPG.
BP, en collaboration avec l’Institut National du Pétrole et du Gaz (INPG) a organisé une formation exclusive à l’endroit des professionnels des médias sénégalais. L'objectif est d'améliorer leur compréhension de l'industrie pétrolière et gazière, de promouvoir des reportages précis et de renforcer les relations entre Bp et les parties prenantes des médias..
L’opérateur BP en partenariat avec l’institut National du Pétrole du Gaz (INPG) a initié un programme de formation spécialisée dédié aux médias. Ce programme s’est déroulé les lundi 3 et mardi 4 février 2025 dans les locaux de l’INPG. Cette formation vise à améliorer la compétence et la compréhension des professionnels des médias au Sénégal en ce qui concerne l'industrie pétrolière et gazière. « C'est très important que les journalistes aient une compréhension de cette industrie, donc de la chaîne de valeur, de toutes les étapes, des enjeux, et des acteurs qui sont dans cette industrie, que ce soit l'État ou la partie privée. Donc, il est important que les journalistes comprennent pour relayer la bonne information à toutes les communautés locales qui ont besoin de comprendre ceux qui sont impactées, directement ou indirectement », explique Annie-Flore Gbenou Damas, responsable de la formation à l'Institut national du pétrole et du gaz.
Selon elle, les journalistes qui ont pu profiter de cette formation ont désormais les outils nécessaires pour relayer la bonne information. « En tout cas, nous sommes très confiants qu'avec toutes les informations qui ont été transmises sur le secteur, ces journalistes pourront corriger ce qu'ils vont entendre désormais, qui n'est pas, peut-être, conforme à la réalité. Maintenant, ils ont les outils pour passer la bonne information et pour peut-être, assainir un petit peu le débat à ce niveau », a-telle soutenu.
Au-delà de cette formation sur les fondamentaux de l’industrie pétrolière et gazière, l’INPG envisage d’aborder d’autres thématiques beaucoup plus pointues. « Ce genre d'action n'est que le début d'une petite série d’activités. C'est pour asseoir une base, c'est pour donner des informations précises sur, vraiment, le contexte, l'activité, la chaîne de valeur, les acteurs. Mais après, on peut aller dans différentes thématiques qui seront beaucoup plus pointues et plus axées sur les besoins des bénéficiaires, notamment de la presse », a promis Mme Damas. Interpellée sur l’impact de cette exploitation des hydrocarbures sur l’environnement, elle soutient : « cela est communiqué et encadré par les documents fournis à l'État.
L'étude d'impact environnemental se fera avant de mener ces activités. Il est important aussi, pour les parties prenantes, de communiquer avec les communautés, donc de leur faire savoir quels seront ces impacts et donc comment ils vont être touchés, comment ils vont pouvoir éventuellement, réaménager leur quotidien, leur activité, en fonction de cette nouvelle donne, donc de l'activité qui vient, avec laquelle ils vont devoir cohabiter ».
LA CAMPAGNE COMMERCIALE ARRACHIDIERE 2024-2025 UN FIASCO
La campagne de commercialisation arachidière 2024-2025, lancée officiellement le 5 décembre dernier sur l’ensemble du territoire national, n’a pas répondu aux attentes des producteurs et autres acteurs qui s’activent dans cette filière...
La campagne de commercialisation arachidière 2024-2025, lancée officiellement le 5 décembre dernier sur l’ensemble du territoire national, n’a pas répondu aux attentes des producteurs et autres acteurs qui s’activent dans cette filière dans la région de Kaolack, longtemps considérée comme le bassin arachidier du Sénégal, a constaté l’APS sur le terrain.
Le secrétaire général du Cadre de concertation des producteurs d’arachide (CCPA), Sidy Bâ, rappelle que la Direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (DAPSA) avait estimé la production de l’année dernière à 1,5 million de tonnes.
Pour cette année, «la production d’arachide est estimée entre 700 et 800 000 tonnes, ce qui reste d’ailleurs à confirmer , a-t-il précisé, soulignant des risques de « baisse drastique » des revenus des producteurs.
Si certains producteurs et paysans de la région de Kaolack indexent la « mauvaise qualité » des semences et engrais, M. Bâ pense le contraire pour ce qui est de l’engrais, mettant en cause surtout l’arrêt pluviométrique survenu à un moment critique de la production, entre le 25 août et les 12 et 25 septembre et le niveau de fertilité des terres. Selon le secrétaire général du CCPA, au mois d’août, il a été enregistré à Gandiaye, pas moins de 200 mm de pluies, alors qu’au mois de septembre, la pluviométrie se situait à plus de 300 mm.
«De fortes pluies qui causent plus de dommages que d’effets qui peuvent booster la production », a-t-il souligné. « Cette année, la campagne de commercialisation de l’arachide est assez particulière puisqu’il y a moins d’acheteurs par rapport aux années précédentes et un seul huilier dans le marché, la SONACOS (Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal) », a-t-il fait observer.
Selon lui, le prix au producteur indiqué par le Comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA) et validé par l’Etat n’est pas respecté, parce que les producteurs bradent leurs graines à des prix inférieurs à celui indiqué. « Aujourd’hui, les graines d’arachide sont vendues dans les marchés à 225 francs CFA, mais de manière clandestine. D’ailleurs, il y a eu quelques arrestations dans différentes localités du pays. Ce qui fait que, même s’ils vendent leurs produits, ils le font en cachette », a-t-il souligné.
Cette situation, ajoute Sidy Ba, a fait que les revenus des producteurs d’arachide ont « fortement baissé » par rapport aux années passées « parce qu’une bonne partie des points de collecte n’est pas opérationnelle. Ce qui fait que les opérateurs privés stockeurs (OPS), qui étaient dans la filière, n’ont pas d’argent pour s’engager dans cette campagne », a-t-il fait noter. Il ajoute que les exportateurs qui étaient actifs dans la commercialisation des graines d’arachide sont « invisibles », impactant « considérablement » la bonne campagne de commercialisation.
Le gouvernement a fixé à 305 francs CFA le prix du kilogramme d’arachide pour la nouvelle campagne de commercialisation dudit produit agricole, soit une hausse de 25 francs par rapport à la précédente campagne où il était fixé à 280 francs CFA.
Le blocage de l’exportation des graines mis en cause
Parmi les causes de cette campagne de commercialisation jugée « mauvaise », certains acteurs de la filière pointent du doigt le blocage, par les nouvelles autorités, de l’exportation des graines d’arachide qui, pourtant, faisait l’affaire des producteurs et autres exportateurs.
« S’il y avait assez d’acheteurs, avec la présence des autres huiliers qui étaient là, on n’allait pas connaitre cette campagne qui, il faut dire, n’est pas des meilleures. Il y a beaucoup de leçons à tirer et, probablement, l’Etat du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, tirera les leçons qu’il faut », espère Sidy Bâ.
Soulignant que les rendements sont « assez faibles », il pense que cette donne « inédite » est due, « certainement », aux effets néfastes du changement climatique avec son lot de désagréments dont l’irrégularité de la pluviométrie, la non prise en compte, par les producteurs et autres paysans de l’information climatique dans la planification de leurs activités agricoles, entre autres phénomènes à analyser par les chercheurs et spécialistes du développement agricole.
Il cite l’Agence nationale de l’aviation civile et de ka météorologie (ANACIM), l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), les ingénieurs et techniciens du ministère en charge de l’Agriculture, aussi bien au niveau central que celui déconcentré, pour « booster » les rendements agricoles, surtout dans cette partie centrale du Sénégal communément appelée « Bassin arachidier ». « L’autre constat fait durant l’hivernage de 2024, c’est que, maintenant, il pleut beaucoup plus en septembre qu’en août. Les pluies qui tombent au mois de septembre causent beaucoup de dégâts chez les producteurs », a fait remarquer Sidy Bâ.
La dissolution du CNIA réclamée
Le président de l’association Aar Sunu Moomeel (Préserver notre patrimoine), Bassirou Bâ, réclame lui, la dissolution du CNIA et son remplacement par une structure « capable de mieux défendre les intérêts » des acteurs de la filière arachidière.
« Les paramètres utilisés ne sont pas régulièrement évalués et corrigés, l’estimation des coûts de la main-d’œuvre et la valorisation de la main-d’œuvre familiale ne sont pas totalement prises en compte lors de la fixation du prix de l’arachide par le gouvernement », a déploré Bassirou Bâ.
D’après lui, le seuil de sauvegarde fondé sur la valeur du travail ne rémunère pas réellement l’effort du producteur. C’est pourquoi son organisation réclame la suppression de la subvention des semences d’arachide et le renforcement de celle des engrais, l’ouverture des frontières en vue d’une meilleure commercialisation de l’arachide et la suppression du prix plancher.
Pour sa part, Sidy Bâ, également porte-parole du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), s’oppose « catégoriquement » à la suppression du Comité national interprofessionnel de l’arachide, estimant, toutefois, qu’il doit être dirigé par un producteur d’arachide qui connait mieux les réalités de cette filière. « Malheureusement, lors de la dernière assemblée générale, on l’a confié à un opérateur semencier stockeur », a dit M. Bâ, membre du CNIA.
Les coopératives communautaires, « normalement » une affaire exclusive des acteurs
Par rapport à l’ambition des nouvelles autorités du pays de mettre en place des Coopératives agricoles communautaires, le président du CRCR de Kaolack invite les pouvoirs publics à s’appuyer sur l’existant, estimant que l’initiative de telles structures est « une affaire exclusive » des acteurs agricoles. Cette initiative doit être laissée à l’appréciation des « véritables acteurs » du secteur, a dit le syndicaliste agricole, Ibrahima Thiam de Médina Niassène, dans la commune de Keur Madiabel.
« Les autorités sénégalaises doivent laisser la primeur aux organisations professionnelles d’agriculteurs et autres acteurs du monde rural. Les paysans sont partie prenante dans le dispositif de planification et de développement agricole, il faut leur donner l’occasion de s’exprimer et de s’affirmer dans cette dynamique enclenchée par les nouveaux tenants des pouvoirs exécutif et législatif », a-t-il soutenu.
Selon lui, dans l’étape de Koungheul, dans la région de Kaffrine (centre), lors de la campagne électorale des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, le Premier ministre, « très rassurant », avait promis de rendre au pays et au producteur agricole leur souveraineté.
»Nous sommes des citoyens apolitiques qui n’œuvrons que pour le développement économique et sociale de notre pays, nous réclamons plus d’attention de la part de nos autorités », a lancé M. Thiam qui constate que l’agriculture est en train de mettre d’envoyer des producteurs au chômage. « Il n’est pas du devoir de l’Etat de créer des coopératives, il doit encourager les initiatives communautaires qui existent et les soutenir. Beaucoup d’initiatives ont été créées par l’Etat mais n’ont abouti à rien ; c’est le cas du syndicat +Japandoo+, parce que le Président Abdoulaye Wade est allé au Canada où il a vu comment les producteurs sont organisés et a décidé de créer des syndicats forts », a rappelé, à son tour, Sidy Bâ, le porte-parole du CNCR.
La Société coopérative du groupement inter-villageois des producteurs agricoles (SCOP) de l’arrondissement de Ngodji a été créée depuis cinq ou six ans. Et elle parvient, tant bien que mal, à régler les problèmes de ses membres à travers la distribution d’engrais et de semences, l’organisation de sessions de formation et du matériel agricole subventionné et vendu à ses membres, a fait savoir M. Bâ.
« Si l’Etat crée des coopératives à la place des véritables acteurs, il va déstabiliser les initiatives déjà créées par des paysans et gérées par des paysans eux-mêmes. Et des investisseurs dans l’agro-business vont s’immiscer dans ce secteur et continuer à faire leurs affaires sur le dos des paysans et autres producteurs agricoles », a-t-il alerté.
D’après lui, le ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage doit mettre la pédale douce, en se concertant avec les organisations professionnelles, en se basant sur l’existant, le renforcer et encourager les autres à intégrer cette dynamique d’organisation communautaire.
Les tentatives de rencontrer un responsable de l’usine Lyndiane de la SONACOS sont restées vaines, de même, qu’un entretien avec le responsable intérimaire de la Direction régionale du développement rural (DRDR) de Kaolack, Samba Gaye, et du président du Collectif des producteurs et exportateurs de graines d’arachide (COPEGA), Habib Thiam, malgré nos multiples et incessantes interpellations physiques et téléphoniques.
LE TER MISE SUR LE SOLAIRE
Le Train Express Régional prévoit de développer un champ photovoltaïque le long de ses infrastructures ferroviaires, avec pour objectif de produire 1 GWc d’énergie solaire. Cette démarche vise à alléger les coûts d’exploitation.
Le Train Express Régional (TER) s’engage dans une transition énergétique majeure. Senter SA, société de gestion du patrimoine du TER, Seter, exploitant du train, et l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner) ont signé, hier, une convention tripartite pour la construction d’un champ photovoltaïque. L’objectif ? Réduire la dépendance énergétique du TER grâce à l’énergie solaire, rapporte Le Soleil.
Chaque année, le TER dépense près de 5 milliards de FCFA en électricité, une charge lourde pour son modèle économique. « Notre dépendance énergétique est importante et coûteuse », souligne Cheikh Ibrahima Ndiaye, directeur général de Senter SA. D’où la nécessité de développer une solution durable et autonome.
Le projet repose sur un Champ photovoltaïque curviligne et linéaire (Cpcl) qui exploitera les espaces disponibles le long des infrastructures ferroviaires. Objectif : produire jusqu’à 1 GWc d’énergie solaire en intégrant des milliers de modules photovoltaïques et des sous-stations d’une capacité de 20 à 25 MWc.
Au-delà des économies d’énergie, l’impact environnemental est considérable. D’ici janvier 2025, le TER aura contribué à éviter l’émission de 180 000 tonnes de CO2, soit l’équivalent de plusieurs centaines d’hectares de forêts absorbant du carbone.
Pour Diouma Kobar, directeur général de l’Aner, cette initiative est une avancée stratégique. « Ce projet va considérablement réduire les coûts d’exploitation du TER tout en minimisant son empreinte carbone », assure-t-il.
VIDEO
ZOOM SUR UN SYSTEME D’AQUACULTURE INNOVANT PROPOSE PAR DE JEUNES ETUDIANTS SENEGALAIS
C’est, en résumé, le système d’aquaponie présenté par Mouhamed Ba et son équipe lors de la semaine de l’entrepreneuriat, qui s’est tenue du 27 au 31 janvier 2025 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Mariama Diémé et Moustapha Djamil Thiam |
Publication 04/02/2025
Des planches superposées, des pots de chocolat vides remplis de petites billes marron avec une variété de plantes maraîchères, un seau de 10 litres couvert d’un morceau de mousse de polystyrène blanc, et un circuit de tuyaux en plastique alimentent en eau ce système, qui se reverse dans un petit aquarium ouvert où nagent de petits poissons-chats.
C’est, en résumé, le système d’aquaponie présenté par Mouhamed Ba et son équipe lors de la semaine de l’entrepreneuriat, qui s’est tenue du 27 au 31 janvier 2025 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).