L’atteinte du dividende démographique passe par l’autonomisation des femmes et des filles, a déclaré, jeudi, à Dakar, le représentant assistant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Sénégal, Moussa Faye, appelant à "travailler à changer les mentalités et les normes sociales".
"Nous sommes tous d’accord que pour réaliser l’autonomisation des femmes et des filles, nous devons investir dans le capital humain féminin", a-t-il dit au nom de la représentante résidente de l’organisation onusienne au Sénégal, lors d’une rencontre de restitution de la Conférence de haut niveau sur le dividende démographique, tenu en novembre dernier dans la capitale sénégalaise.
L’organisation de cette rencontre internationale visait à "accélérer et à mettre à l’échelle les expériences d’opérationnalisation de la capture du dividende démographique", a souligné Moussa Faye.
Selon le représentant assistant de l’UNFPA, "le principal défi" consiste désormais à décliner en ’’actions concrètes’’ la déclaration de Dakar, rendue publique à l’issue de la conférence, en vue de contribuer à "améliorer la vie des femmes, des filles et des jeunes en mettant en œuvre l’agenda du dividende démographique".
La déclaration de Dakar appelait à apporter "une attention particulière et plus soutenue aux questions relatives aux politiques nationales d’autonomisation de la femme et d’égalité de genre".
Une perspective qui devrait contribuer au "succès de la transition démographique et à l’accélération de la croissance économique induite par celle-ci".
L’atelier de restitution, sur recommandation de la conférence, était appelé à échanger sur le concept de dividende démographique en lien avec l’autonomisation des femmes et des filles, a expliqué le secrétaire général du ministère de la Famille, de la Femme et du Genre, Sidy Guèye.
Il sera question d’informer les chefs de service déconcentrés sur la nécessité pour les acteurs locaux d’investir sur les femmes et les jeunes en vue de la capture du dividende démographique, a-t-il dit.
De cette manière, il est possible d’arriver à "jeter les bases de l’opérationnalisation du dividende démographique à l’échelle locale à travers un plan d’actions", a-t-il ajouté.
Dans ce cadre, le SG du ministère de la Femme a exhorté les responsables du développement social et communautaire à s’approprier et à contribuer à la mise en œuvre des recommandations de la Conférence de haut niveau pour l’autonomisation des femmes et des filles.
«COÉPOUSE CHARCUTÉE» : SALIMATOU DIAW CONDAMNÉ À 5 ANS FERME
Salimata Diaw, la dame qui a agressé à la machette sa coépouse, Oumou Diop, a été condamnée à 5 ans de prison ferme. Selon Les Échos, qui donne l’information, elle a été jugée hier, mardi 18 décembre, par le tribunal de grande instance de Pikine.
Salimata Diaw avait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais devant le juge, pour se dédouaner, elle a déclaré avoir agi parce qu’elle se sentie trahie par son mari, qui a toujours nié entretenir une relation amoureuse avec Oumou Diop.
PAR ELGAS
DÉMOCRATIE DE BASSE INTENSITÉ
EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 - Si à la veille de chaque scrutin, les analystes prédisent et déchiffrent les enjeux, avec plus ou moins de pertinence, il reste à évaluer plus en profondeur, la vraie valeur de la démocratie sénégalaise
#Enjeux2019 - Les prochaines élections présidentielles de février 2019 au Sénégal suscitent des questions auxquelles il est difficile de répondre. A côté du bilan défendable de la coalition de Macky Sall, des nombreux rendez-vous ratés de cette même majorité, de l’éclatement de l’opposition ainsi que le contexte international agité, l’atmosphère générale rend l’échéance illisible.
Deux alternances n’ont pas réussi à vaincre le sentiment d’impuissance des pouvoirs publics, et surtout, plus incurable, le fatalisme des populations. Si à la veille de chaque élection, les analystes prévoient, prédisent, et déchiffrent les enjeux, avec plus ou moins de pertinence, il reste à évaluer plus en profondeur, la vraie valeur de la démocratie sénégalaise. Cette dernière a toujours été surestimée.
Sur la carte politique de l’Afrique, le Sénégal est régulièrement cité comme (le) modèle. Il partage le privilège avec le Ghana, le Nigéria, le Burkina Faso ou encore le Cap-Vert entre autres bonnes nouvelles.
Depuis 2000, les deux alternances en 2000 et 2012, ainsi que la tenue régulière d’élections intermédiaires, le fonctionnement relatif des institutions, donnent la mesure d’un apprentissage démocratique prometteur. Il offre plus de gages, dans un contexte davantage marqué par les transitions chaotiques auxquelles sont confrontés les pays voisins.
Cependant la comparaison avec le pire n’est jamais flatteuse. S’il y a lieu de se féliciter de cet état de fait, il serait en revanche peu ambitieux de s’y arrêter. D’une part, l’Histoire a déjà montré que les acquis ne sont pas des garanties définitives. D’autre part, différents épisodes nationaux récents, judiciaires, législatifs, politiques, ont sapé le pacte démocratique, sous des mandatures, du reste, portées au pouvoir par les alternances.
- La démocratie du champ social -
La question qui se pose ainsi, c’est celle de l’extension à une démocratie réelle dans le champ social. Une pratique inclusive qui éprouve la démocratie comme fait total. Si elle est absente des autres sphères constitutives de la cohésion nationale, elle a peu de chance de se pérenniser, du moins dans des termes plus collectifs.
Au fil des élections, le Sénégal est devenu une démocratie seulement électorale. Un pays où la classe politique se satisfait, nonobstant quelques bisbilles et querelles politiciennes, de l’appareil général. A l’extérieur et au niveau des vigies internationales, même tonalité laudative : on y vante cet « îlot démocratique ». Pourtant, à y regarder de plus près, à l’intérieur même des partis politiques, les standards de la démocratie sont bafoués.
Les partis demeurent des entités fortement attachées à des « personnes » dans une relation verticale qui peut tomber parfois dans l’emprise. Aucune vie démocratique interne au parti n’est véritablement perceptible, ou alors totalement à la marge. Les délibérations des partis restent encore plus ou moins opaques. Ce qui est le fondement même de la vie politique se trouve ainsi grippé par une mécanique clientéliste, où le pouvoir reste patrimonial, clanique et paternel. Cela est sans compter avec la séparation très opaque des pouvoirs et les irruptions régulières du religieux dans le temporel.
- Coalitions de prédations et de positionnements opportunistes -
L’impact de cette déficience démocratique se ressent dans les institutions, affaiblies et contournées par la demande populaire. L’impression d’un corps politique exsangue se dégage de ce vaste ensemble où les coalitions politiques, sous prétexte d’une unité nationale, alimentent les prédations et les positionnements opportunistes. A terme, et on en déplore les effets, la politique reste un jeu de chaises musicales, dans lequel les acteurs s’interchangent, transhumance aidant, alors qu’économiquement, socialement, culturellement, peu de progrès notables sont enregistrés. Il se produit une séparation entre un corps politique responsable de cette anémie démocratique, et un peuple, qui à force de souffrance, consent à participer, avec le mauvais rôle du servant, à une mascarade.
Dans le champ politique comme dans celui des études sociales, des travaux ont documenté le déficit de comptabilité entre la démocratie institutionnelle héritée de la colonisation et les valeurs et l’histoire des populations. L’absence d’identification décourage les populations. S’il y a lieu de creuser ce constat ancien, qu’aucun chantier n’a réellement entrepris de corriger, c’est encore autre chose que d’admettre que la démocratie est une matière qui a besoin d’être nourrie continuellement. Dans les deux cas, les vœux sont restés inexploités par un vrai travail de production de système. Qu’il s’agisse d’assouplir la rigidité verticale des institutions, d’y insuffler de la participation populaire, de penser à des modalités de délibérations collectives, la nécessité de les traduire dans une langue et un langage, accessibles, tout cela nécessite un vrai travail de refondation. La démocratie telle qu’elle se vit au Sénégal actuellement, est une belle illusion, qui exclut les populations de la gestion quotidienne, et qui entretient une classe politique qui se renouvelle en vase clos pour maintenir ses privilèges.
- Un État boulimique -
S’il y a une urgence à l’approche des élections, c’est celle de repenser la quête de souveraineté à travers une réflexion sur cette démocratie de basse intensité, dont la faiblesse est le lit des maux annexes et connus : népotisme, corruption, clientélisme, statut quo... Il peut sembler vain de mener ce combat, jugé idéaliste, mais le triste constat, c’est que si la démocratie électorale a évité au pays des agitations mortelles, elle n’a en revanche réglé aucun des problèmes structurels lourds. Elle a surtout dévitalisé tous les autres champs, pour nourrir un colosse aux pieds d’argile : un Etat boulimique. L’objectif à travers des assises – qui pourraient être envisagées - sur la démocratie, serait de soigner le mal profond qu’aucune analyse, qu’aucune élection n’a réussi jusque-là à guérir : la terrible résignation des populations, qui exportent tous leurs rêves à l’extérieur.
Refaire la démocratie ne requiert pas que les politiques. C’est une tâche de tout le monde dont le citoyen, pleinement investi, sera la cheville ouvrière.
Elgas est journaliste, chercheur et écrivain. Son premier roman, "Un Dieu et des mœurs", a été publié en 2015 par Présence africaine. Né en 1988 à Saint-Louis, et ayant grandi à Ziguinchor, il est diplômé de communication et de science politique. Il soutient sa thèse de doctorat en sociologie cette semaine à l'université de Caen. Depuis deux ans, Elgas publie sur SenePlus.com une chronique hebdomadaire : "Inventaire des idoles".
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MOI, MARCHAND AMBULANT AUX USA
EXCLUSIF SENEPLUS - ‘’Une politique permettant une bonne insertion dans les pays d’accueil et une préparation des sénégalais ayant un projet migratoire nous mettront à l’abri la migration clandestine’’ a plaidé Bougane
Boubacar Badji, Youssou Ba et Coumba Thiam |
Publication 18/12/2018
Les questions migratoires occupent une place importante dans le programme du mouvement Geum Sa Bopp selon son président Bougane Gueye Dany. ‘
’Dans notre démarche les questions migratoires sont prises en compte. C’est pourquoi nous disons qu’il nous faut une politique migratoire efficace d’encadrement et d’assistance pour permettre aux migrants de s’insérer dans de bonnes conditions dans leurs pays d’accueil. Il faut également préparer le sénégalais qui a un projet migratoire. Ce qui nous mettra à l’abri de cette migration clandestine que nous constatons’’ a soutenu Bougane.
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J'ÉTAIS MARCHAND AMBULANT AUX USA
EXCLUSIF SENEPLUS - Bougane Gueye revient sur son expérience de self-made man et plaide auprès des pouvoirs publics, pour une approche migratoire responsable, vis-à-vis des candidats au départ
Boubacar Badji, Youssou Ba et Coumba Thiam |
Publication 18/12/2018
Les questions migratoires occupent une place importante dans le programme du mouvement Geum Sa Bopp, selon son président Bougane Gueye Dany. ‘’ Dans notre démarche les questions migratoires sont prises en compte. C’est pourquoi il nous faut une politique migratoire efficace d’encadrement et d’assistance pour permettre aux migrants de s’insérer dans de bonnes conditions dans leurs pays d’accueil. Il faut également préparer le Sénégalais qui a un projet migratoire. Cela devrait nous mettra à l’abri de la candestinité que nous constatons’’, a soutenu Bougane Gueye, au micro de SenePlus.
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CEDEAO : PLACE DU GENRE DANS LA LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ
’’La participation croissante des femmes et des jeunes, à la fois, en tant qu’acteurs et victimes est une tendance émergente très importante de la criminalité économique et financière en Afrique de l’Ouest, nécessitant une attention particulière’’.
La prise en compte des questions relatives à la jeunesse et à l’égalité des sexes dans les politiques nationales et sous régionales va renforcer durablement le cadre et les mécanismes de lutte contre la criminalité économique et financière tout en améliorant la transparence dans la gestion des affaires publiques, a soutenu lundi à Mbour (ouest), une responsable de la CEDEAO.
’’L’intégration des questions relatives à l’égalité des sexes et à la jeunesse dans les lois, politiques, stratégies et mécanismes nationaux et régionaux, permettra de créer un cadre équitable et durable de lutte contre la criminalité économique et financière, et l’extrémisme violent’’, a notamment déclaré Fatma Siga Jagne, commissaire Genre et Affaire sociales de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Cela permettra également de ‘’garantir la transparence, la responsabilisation, le partage des responsabilités et une appropriation plus ciblée du processus de lutte contre la criminalité’’, a-t-elle souligné lors d’un forum régional consacré à la dimension genre et à implication des groupes vulnérables dans les crimes économiques et financiers en Afrique de l’Ouest.
’’Le rôle et l’influence croissants des femmes et des jeunes dans le fonctionnement de la criminalité économique et financière en Afrique de l’Ouest constituent une menace à la paix et au développement de la région, mais offrent en même temps, de grandes possibilités de combattre cette menace de manière globale et durable’’, a indiqué Mme Jagne.
Elle a ainsi jugé ‘’nécessaire’’ que les femmes et les jeunes soient placés au cœur de la lutte pour le démantèlement des réseaux criminels financiers transnationaux et l’éradication de l’extrémisme violent.
’’La participation croissante des femmes et des jeunes, à la fois, en tant qu’acteurs et victimes est une tendance émergente très importante de la criminalité économique et financière en Afrique de l’Ouest, nécessitant une attention particulière’’, a-t-elle ainsi souligné.
Rokhaya Diallo-Hamidou Anne-Penda Mbow-Alymana Bathily-René Lake
SÉNÉGAL, ENJEUX 2019
EXCLUSIF SENEPLUS - Jusqu'à l'élection présidentielle de février, publication d'une série d'articles d'analyse de fond des défis qui se posent au développement du pays - La conversation est dès à présent ouverte et tout le monde peut y prendre part
#Enjeux2019 - A partir de cette semaine, SenePlus.com lance un projet de publication d'une série d'articles d'analyse de fond des principaux défis qui se posent au développement du Sénégal.
"Enjeux 2019", titre de cette série de publications que vous retrouverez sur SenePlus.com et dans les colonnes de quelques uns de ses partenaires de la presse écrite, a pour objectif de susciter, de mener, d'entretenir et de prolonger dans le fond et dans la durée des débats nationaux d'ici au 24 février 2019, date de la prochaine élection présidentielle.
Avec le soutien de la fondation Open Society Initiative for Africa (OSIWA), SenePlus a sollicité plusieurs contributions écrites auprès d'experts, d'activistes, et de leaders d'opinion représentants un groupe de citoyens divers en tous points : âge, genre, ethnie, religion, opinion ou engagement politique, école de pensée philosophique ou idéologique, et spécialité professionnelle notamment.
Les discussions, les conversations et les débats autour des "Enjeux 2019" seront menés sous un angle non-partisan. L'intention est sous-tendue par l'idée selon laquelle, quelle que soit l'administration qui sera aux affaires après la prochaine présidentielle, nous devrons tous ensemble, malgré nos approches différentes, voire divergentes, sinon trouver des solutions, au moins faire des progrès significatifs dans certains domaines. Car, cela relève d'une exigence populaire et bien souvent également, une exigence de bon sens.
Tous les sujets de fond seront abordés. Ensemble, nous réfléchirons aux questions de gouvernance, d'éducation, de formation, de la place de nos langues nationales, de celle des femmes dans toutes les sphères de la société, du rôle des médias, des défis d'Internet et des réseaux sociaux, de la santé publique, de la monnaie, de la gestion des ressources naturelles, de la politique africaine et internationale, de la défense et de la sécurité, de l'environnement, du sport, etc.
Les points de vue des femmes et des jeunes seront transversaux à toutes ces questions.
Il s'agira de rendre compte des défis qui se posent de manière spécifique aux femmes qui représentent la majorité de la population du Sénégal. Où en sommes-nous par rapport à l'égalité en droit entre hommes et femmes ? Quelles mesures et quelles réformes pour faire face à la violence sur les femmes dans la sphère domestique ? Comment discuter et agir face à la mendicité infantile ? Les questions sont bien nombreuses.
Quant aux jeunes, les textes de SenePlus et ses partenaires refléteront la maturité politique d'une partie de cette jeunesse et son appropriation des enjeux immenses qui se posent à un pays à bâtir ensemble. Les contributions des jeunes femmes et des jeunes hommes auront ce sens profond qu'elles proviennent du cœur social d'un pays jeune. Elles constitueront le propos de celles et de ceux sur qui le pouvoir à venir en février 2019 s'exercera.
Pour prolonger, étendre et diversifier les conversations, SenePlus.com interpellera régulièrement, sur des plateformes multimédia, des citoyens dans les rues du pays et ailleurs pour avoir en diola, en pulaar, en wolof et en français, leurs perspectives sur les "Enjeux 2019".
Après l'élection, plusieurs formules pour poursuivre les discussions sur les "Enjeux 2019 - 2024" seront proposées à tous les acteurs sociaux. D'un ouvrage aux conférences et autres espaces de discussion, il s'agira de poursuivre cette réflexion endogène sur le développement du Sénégal.
Tous ceux qui souhaiteront contribuer ou réagir aux articles publiés dans cette série "Enjeux 2019" sont invités à nous contacter par email à l'adresse : article@seneplus.com.
Rokhaya Diallo, Hamidou Anne, Penda Mbow, Alymana Bathily et René Lake
Sur les réseaux sociaux : #Enjeux2019
APRÈS 40 ANS D’ABANDON, LA CULTURE DU FONIO REPREND DANS LE BOUNDOU
"Nous avons décidé de reprendre la production du fonio après plus de 40 ans puisque notre seul souci qui était la transformation, est désormais réglé avec la mise à disposition de la machine"
Des groupements de femmes du village de Diélani dans le département de Goudiry, se sont engagés samedi, à relancer la culture du fonio, une céréale locale, après 40 ans d’abandon pour s’assurer une activité génératrice de revenus et garantir l’autosuffisance alimentaire à leurs familles.
Elles se sont réunies en groupement dans le but de "multiplier les terres cultivables, booster la production et la promotion de la céréale dans le Boundou et les enivrions".
Pour cette première année, les femmes de Diélani ont emblavé trois hectares avec l’appui de nouvelles machines à décortiquer le fonio, une invention de Sanoussi Diakité, coordonnateur du projet de diffusion à grande échelle de la machine à décortiquer le fonio dans cette zone sud-est du pays.
M. Diakité, également directeur de l’Office nationale de la formation professionnelle (ONFP) en compagnie du Préfet, a effectué une visite de terrain à Diélani, situé à 30 km de Goudiry pour constater la reprise de la culture du fonio dans la zone.
"Nous avons décidé de reprendre la production du fonio après plus de 40 ans puisque notre seul souci qui était la transformation, est désormais réglé avec la mise à disposition de la machine", a indiqué Siranding Kaba, présidente du groupement des femmes relevant que seul le riz était cultivé dans le village.
De son côté, le directeur du Service départemental du développement rural, Seydou Ba a noté une évolution positive de la culture du fonio dans cette zone avant d’encourager les femmes à s’engager en masse dans la culture de la céréale. « La culture du fonio n’est pas difficile. Elle se fait à la volée et sa rentabilité peut aller jusqu’à 800 kg à l’hectare", a-t-il poursuivi.
Il a également plaidé pour la démultiplication de la culture dans les autres contrées du département de Goudiry pour permettre aux femmes qui s’y activent d’asseoir un revenu économique conséquent.
Sanoussi Diakité estime pour sa part que le fonio a un potentiel immense et peut participer à l’opérationnalisation de la politique incitative de l’agriculture du Sénégal.
A travers le projet dont il en a la charge, près de 80 machines à décortiquer le fonio ont été placées dans quatre régions du Sénégal oriental grâce à l’appui du Fonds national de recherche agricole et agroalimentaire (FNRAA).
"Jusque-là la transformation du fonio était rendue difficile par un manque d’outil. Le travail était pénible et il se faisait manuellement. La machine vient régler un problème qui a pendant longtemps plombé la culture et le développement du fonio", a dit M. Diakité.
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L'ÉMOUVANT DISCOURS DE VERITE DE DENIS MUKUEGUE, NOBEL DE LA PAIX
L'homme qui répare les femmes victime de violences sexuelles atroces, lauréats du Prix Nobel de la Paix a tenu un discours de vérité face aux dirigeants du monde et demande aux Etats de prendre leur responsabilités
C’est un discours hautement politique et même politiquement courageux que le gynécologue congolais Denis Mukwege a tenu devant un parterre de personnalités et devant ses compatriotes lors de la cérémonie de réception du Prix Nobel de Paix qu’il partage avec la jeune syrienne, ancienne esclave sexuelle de l’Etat islamique, Nadia Murad (25 ans) , irakienne d’origine kurde.
Denis Mukuege, celui qui a pris parti pour les victimes de violence sexuelles qu’il soigne et accompagne sur presque tous les plans depuis des années, au risque de sa propre vie, en RDC, a vigoureusement dénoncé cette cruauté comme arme de guerre, dénoncé l’inaction de la communauté internationale face de telles atrocités et déploré le manque de volonté politique des dirigeants. «Finalement c'est un choix de construire ou non la paix dans un pays en conflit. S'il faut faire la guerre, c'est la guerre contre l'indifférence qui ronge nos sociétés aujourd'hui. Agir c'est tout simplement refuser l'indifférence », a martelé le docteur rendu célèbre grâce l’hôpital de Panzi qu’il a créée en République démocratique du Congo où opère et « répare », les victimes de viol.
Le médecin s’est insurgé aussi contre la protection dont jouissent les bourreaux tandis que les victimes se morfondent dans la douleur, le désespoir et mourant à petit feu. Sans que personne ne se préoccupent de leur sort. Parce justement ces crimes sont commandités par des hommes politiques puissants qui sont censés représentés le peuple au sein même du parlement du pays.
«Les Etats doivent cesser d'accueillir les dirigeants qui ont toléré ou pire qui utilisé la violence sexuelle pour accéder au pouvoir. Les Etats doivent cesser de les accueillir avec les tapis rouges et plutôt les Etats doivent tracer un ligne rouge contre l'utilisation du viol comme arme de guerre, une ligne rouge qui serait synonyme de sanctions économiques, politiques et de poursuite judiciaires. Poser un acte juste n'est pas difficile, c'est une question de volonté politique », a plaidé ce médecin humaniste abondamment ovationné par l’assistance alors qu’il recevait la distinction la plus prestigieuse et la plus convoité au monde, Le Prix Nobel de la Paixqu’il partage avec Nadia Mourad, ancienne esclave sexuelle de l’Etat islamique qu’il appelle affectueusement mon amie.
Après avoir exterminé sa famille, cette fille a été capturée, violée à de multiple reprises avant qu’elle ne réussisse à s’enfuir. Aujourd’hui est devenu une activiste pour la protection de sa communauté, minoritaire en Irak et fort persécutée.
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COUMBA GAWLO: " JE NE SUIS PAS LESBIENNE, C'EST DIEU QUI..."
Sur le plateau de Tfm, invitée de l’animateur Pape Cheikh DIALLO, Coumba GAWLO répond aux critiques de ses détracteurs. En effet, certains la soupçonneraient être une lesbienne, juste parce que la chanteuse de la quarantaine n'a pas de mari à ce jour. Elle répond en disant notamment que chaque individu à son choix de vie, ses goûts et ses préférences. "Je ne suis pas lesbienne" répond elle à ses nombreux détracteurs.