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6 avril 2025
Femmes
LE "DROIT DE CUISSAGE" À L'ÉCOLE, UN FLÉAU EN AFRIQUE DE L'OUEST
L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions les plus touchées par les violences de genre en milieu scolaire - Parmi celles-ci notamment, les agressions sexuelles subies par les filles à l’école
Geopolis |
Eléonore Abou Ez |
Publication 17/11/2018
«Menace du bic rouge», «Droit de cuissage», «Prime de brousse» ou «MST (moyennes sexuellement transmissibles)»… Des expressions qu’on utilise au Mali, en Côte d'Ivoire ou au Togo pour désigner les relations sexuelles entre des élèves et leurs enseignants. Il s’agit souvent d’adolescentes qui cèdent aux avances des adultes pour de bonnes notes, une bonne moyenne ou tout simplement, le paiement des frais de scolarité.
Le harcèlement sexuel
Il est difficile de déterminer l’ampleur des abus sexuels commis sur les filles dans les établissements scolaires, puisqu’il n’existe pas de données chiffrées et très peu de signalements. Mais pour la coordinatrice dePlan Internationalau Togo, Déborah Ankou, il s’agit de pratiques répandues qui touchent parfois des filles de moins de 12 ans. «Certains enseignants harcèlent les petites filles en leur disant tous les jours qu’elles sont belles, avec des remarques à caractère sexueltrès embarrassantes», explique-t-elle à Géopolis.
Les causes de ce phénomène
Si la violence liée au genre en milieu scolaire (VGMS) est un phénomène mondial, elle est plus présente dans des pays fragiles ou touchés par un conflit. Mais les causes fondamentales de ce problème sont notamment sociales et culturelles. «On continue de croire que la fille c’est une chose, la chose de l’homme. En plus, l’enseignant est considéré comme le détenteur de la connaissance et certains abusent de leur position d’autorité et exploitent les élèves», précise Déborah Ankou.
Les conséquences des abus
Harcèlement, attouchements, viols, chantage… Ces pratiques courantes en milieu scolaire se multiplient en Afrique de l’Ouest, mais personne n’ose en parler.
Pour beaucoup de parents, «c’est un honneur» que leur fille soit avec un enseignant, et le «droit de cuissage» devient «normal». Mais ces pratiques ont des conséquences graves sur l'éducation des filles et mènent à l’échec, voire à l’abandon de la scolarité. «Les élèves n’arrivent plus à travailler ou à se concentrer, on leur fait alors croire qu’elles n’ont pas de compétences pour l’école» se désole la représentante de Plan International.
La lutte contre ce fléau
Plusieurs actions ont été menées par l’organisation au Togo, au Sénégal et au Cameroun pour alerter sur le phénomène. Les premiers résultats sont probants.
«Après la campagne de sensibilisation, une fille de 13 ans a compris qu’elle avait été violée par son enseignant et a l’a dit à son père. Avant, les enfants ne comprenaient même pas qu’ils étaient abusés», affirme Déborah Ankou qui rappelle que le fait de briser le tabou et de comprendre le phénomène est un premier pas dans la lutte contre les violences à l’école.
LES SARR, SOEURS ET ENTREPRENEUSES
Rencontre avec Ramatoulaye et Thiané Sarr, deux sœurs sénégalaises de moins de 30 ans, qui ont créé leurs marques de produits cosmétiques et capillaires depuis trois ans
BBC Afrique |
Mila Kimbuini et Ousseynou Ndiaye |
Publication 16/11/2018
Ramatoulaye Sarr estime que l’entreprenariat apporte aux jeunes de la maturité et de l’autonomie.
Après plus d’un an passé à créer pour elles et leur entourage des produits naturels ayant pour but d’hydrater en profondeur leurs cheveux afros, les sœurs ont décidé d’en faire une entreprise.
Leur conseil : ne pas trop attendre pour se consacrer tout entier à son propre projet au lieu de partager son temps entre un travail à plein temps d’un côté et son entreprise de l’autre.
L’AMPLEUR INSOUPÇONNÉE DE LA ’’SEXUALITÉ PRÉCOCE DES JEUNES"
Près de la moitié des 9,6 millions de grossesses enregistrées chaque année de jeune femmes de 15 à 19 ans ne sont pas désirées, plus de la moitié se terminant par un avortement (…) dans de mauvaises conditions.
Kigali, 15 nov (APS) – De nouvelles données publiées par l’institut Guttmacher et partagées lors d’une plénière de la Conférence internationale sur la planification familiale clôturée jeudi à Kigali, font état de 36 millions de jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans vivant dans des régions en développement sexuellement actives "tout en étant désireuses d’éviter une grossesse".
Le rapport, rendu public ce mois de novembre, fait observer que près de la moitié des 9,6 millions de grossesses enregistrées chaque année dans ce groupe d’âge ne sont pas désirées, plus de la moitié se terminant par un avortement, la plupart du temps pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité.
"Investir dans des soins de santé sexuelle et reproductive qui répondent aux besoins des adolescents est essentiel pour s’assurer que les jeunes puissent prendre des décisions informées, fondées sur le libre choix, en matière de contraception et relations", a soutenu la directrice de recherche internationale à l’Institut Guttmacher, Dr. Ann Biddlecom.
Elle a ainsi plaidé lors de la plénière pour des services de santé de la reproduction adaptés aux jeunes, offrant un vaste choix de méthodes, de conseils et d’informations "médicalement exactes".
Selon le représentant de la Commission des jeunes à l’Union africaine, Kokou S. Djagadou, "il faut s’efforcer de fournir aux jeunes les outils nécessaires pour prévenir les grossesses non désirées, en luttant contre la désinformation et les croyances de la société concernant la sexualité des jeunes femmes".
"Les jeunes défenseurs de la planification familiale sont à l’avant-garde de ces efforts", a-t-il assuré, avant d’ajouter : ils mettent en œuvre "des stratégies créatives pour éliminer la stigmatisation, former les prestataires et surmonter les obstacles auxquels ils sont confrontés au niveau local en matière d’accès aux services de santé reproductive"
La plénière axée sur les besoins en santé reproductive des jeunes s’est tenue dans la foulée de la pré-conférence des jeunes de l’ICFP, qui a réuni plus de 600 jeunes leaders de plus de 40 pays du monde, afin d’échanger des ressources pour appuyer des campagnes, études et programmes dans leurs pays respectifs.
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LE SÉNÉGAL, UN PAYS QUI MARCHE PAR LES FEMMES
Témoignages de femmes sénégalaises (employée de maison, sociologue-chercheuse à l'UCAD, directrice commerciale, etc...) pour dénoncer les préjugés, faire prendre conscience des évolutions sociétales, promouvoir l'égalité
Témoignages de femmes sénégalaises (employée de maison, sociologue-chercheuse à l'UCAD, directrice commerciale, etc...) pour dénoncer les préjugés, faire prendre conscience des évolutions sociétales, promouvoir l'égalité et le respect...
Un film documentaire de Chérif Diop (55 min, Sénégal, mars 2017).
LES FEMMES DE MENAGE CONTRIBUENT A HAUTEUR DE 21% DU PIB
Une rencontre de deux jours sur : «Dividende démographique et autonomisation des femmes et filles», s’est ouverte, hier, au King Fahd Palace. Présidée par le ministre de la Femme, ndèye Saly Dieng, cette conférence qui a pour objectif de créer un espace d’échanges sur la question de l’autonomisation des femmes a vu la participation de plusieurs autorités dont l’ambassadeur du Canada à Dakar, Lise Filiatrault et du directeur régional du Fonds des nations Unies pour la Population (UnFPA) Mabigué ngom. Ce dernier a révélé qu’au Sénégal, le travail des femmes de ménage non pris en compte fait 21% du PIB.
«Les inégalités de genre, les pratiques néfastes (33, 6% des adolescentes mariées avant 18 ans ) et les violences basées sur le genre persistent dans le pays .Le taux d’activité qui permet de caractériser la participation à l’activité économique est de 33,3% pour les femmes contre 69% pour les hommes. Le chômage touche 40,4% de la population féminine contre 18% de la population masculine ». C’est ce qui ressort d’une étude effectuée par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd). C’est la raison pour laquelle le ministère de la Femme organise depuis, hier, une conférence internationale dont objectif est d’engager l’ensemble des parties prenantes en vue de l’autonomisation des femmes pour la capture du dividende démographique. Et entre la prestation des jeunes filles du groupe théâtral :«David Diop» et les plaidoyers des différents acteurs qui se sont succédé au podium, la cause féminine devrait être bien entendue après cette rencontre qui prend fin demain. Pour le directeur de l’UNFPA, Mabigué Ngom, le rôle des femmes dans le développement est sous évalué en Afrique en général et au Sénégal en particulier.
A l’en croire, les femmes représentent 70% des activités agricoles au Sénégal. Il ajoute qu’au Sénégal, le travail des femmes de ménage non pris en compte fait 21% du PIB. «Les femmes travaillent aussi de 7 à 8 heures par jour», dit-il. Abondant dans le même sens, la représentante de l’UNFFPA au Sénégal pense qu’il n’y a pas de dividende démographique sans l’autonomisation des femmes et des filles qui représentent plus de la moitié de la population de nos pays. C’est pourquoi cette rencontre, selon elle, proposera des solutions à l’amélioration de la contribution des femmes et des filles à la création de la richesse nationale et par conséquent à la capture du dividende démographique. Dans une salle archicomble, l’ambassadeur du Canada au Sénégal a soutenu pour sa part que «les femmes et les filles sont de grandes vectrices de développement au même titre que les hommes». Poursuivant sa plaidoirie, elle souligne que «les femmes sont la force de l’émergence des pays de l’Afrique». Néanmoins, elle révèle que «plusieurs normes sociales, en Afrique sont en contradiction avec l’autonomisation des femmes comme les mariages précoces ».
Pour Ramatoulaye Diéye, fonctionnaire à l’Union Africaine (UA) et faisant partie des panélistes, «la femme contribue de manière significative dans le développement de l’Afrique, mais elle est invisible».
ENVIRON 162 VILLAGES DE TAMBACOUNDA RENONCENT À L’EXCISION
Goumbayel (Goudiry), 11 nov (APS) - Quelque 162 villages des départements de Tambacounda et Goudiry (est) ont déclaré dimanche avoir renoncé à la pratique de l’excision et des mariages précoces.
La déclaration d’abandon a été faite lors d’une cérémonie à Goumbayel, un village situé dans le département de Goudiry, au terme de la mise en œuvre du Programme de renforcement des capacités communautaires, exécuté par l’ONG Tostan pour mettre fin à la pratique de l’excision.
Ce programme a été mis en œuvre au profit de ‘’42 communautés’’ vivant dans les deux départements.
Selon l’ONG Tostan, ‘’24 des 42 communautés’’ bénéficiaires du programme ont pris part à la cérémonie marquant la déclaration d’abandon de l’excision et des mariages précoces.
Seize autres communautés, parmi les 42, ont déjà fait leur déclaration d’abandon, et deux autres restent ‘’sceptiques’’ à l’idée d’abandonner l’excision, selon un document de Tostan.
Le village de Goumbayel, situé à environ 80 kilomètres de la ville de Tambacounda, avec une population de quelque 2.500 habitants, a été ‘’un participant actif’’ du Programme de renforcement des capacités communautaires.
Ce village abrite, depuis 2011, un centre dédié à la sensibilisation des populations, pour les emmener à renoncer à l’excision et aux mariages précoces.
‘’Ses populations ont pris des engagements qu’elles vont respecter", a assuré la coordinatrice nationale de Tostan Sénégal, Rose Diop, lors de la cérémonie de déclaration d’abadon.
De 1997 à maintenant, 6.749 villages sénégalais ont définitivement renoncé à la pratique de l’excision et des mariages forcés ou précoces, selon Mme Diop.
Un ‘’mécanisme’’ sera mis en place pour assurer le suivi des déclarations d’abandon, a-t-elle annoncé, ajoutant que cette initiative sera dirigée par le ministère de la Femme.
Le Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (Sit) et le comité national des femmes de l’union démocratique des travailleurs du Sénégal (cnf/uDtS) ont produit un rapport d’enquête sur les violences faites aux femmes dans cinq régions du Sénégal : Dakar, Kédougou, Kolda, Matam et Thiès. il ressort de ce rapport que le département de Matam, avec un taux de 91,58%, arrive en tête des zones où les femmes sont le plus victimes de violences. Matam est aussi en tête concernant les violences physiques, tandis que le département de Saraya occupe la première place en termes de violences sexuelles.
Un atelier de partage du rapport d’enquête sur les violences faites aux femmes a été organisé par le Comité national des femmes de l’Union démocratique des travailleurs du Sénégal (CNF-UDTS), en partenariat avec le syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) de Genève. Cette rencontre fait suite à une enquête menée sur le terrain sur quatre formes de violences (physiques, psychologiques, sexuelles et verbales) faites aux femmes dans cinq départements du Sénégal. Il s’agit de Pikine (Dakar), Mbour (Thiès), Matam (Matam), Médina Yoro Foulah (Kolda) et Saraya (Kédougou). Ainsi, sur un échantillon de 597 personnes qui s’activent dans l’administration publique, dans le secteur informel et des apprenants (élèves et étudiants) âgés d’au moins 18 ans, 330 femmes rencontrées sont victimes de violences, soit une prévalence de 55,27% de cas de violence. Le département de Matam arrive en tête avec un taux de 91,58% de cas de violence, soit 87 cas sur 95 personnes enquêtées, loin devant le département de Médina Yoro Foulah (MIF) avec 64,28%, soit 63 cas sur 98 personnes interrogées. Le département de Mbour enregistre 58,70% de cas de violence, soit 81 cas sur 138 personnes contre un taux de prévalence de 39,13% à Saraya soit 36 cas sur 92 personnes et 36,20% à Pikine, soit 63 cas sur 174 personnes. Cependant, de manière spécifique, les violences verbales sont beaucoup plus répandues avec un taux de 73,03%. En effet, sur les 330 femmes victimes de violences, les 241 subissent des violences verbales. Celles-ci se manifestent par des insultes, des menaces verbales, des propos blessants entre autres. Les violences physiques (coups et blessures) arrivent en seconde position et affectent 39,03% des femmes, soit 129 cas sur 330 victimes. La violence psychologique, pour sa part, constitue la troisième forme de violence la plus fréquemment vécue par les femmes. Elle affecte une proportion de 35,15%, soit 85 cas sur 330 victimes, et se traduit par l’intimidation, le mépris, le rejet, le chantage, la stigmatisation entre autres. Les violences sexuelles, même si elles enregistrent les proportions les moins importantes, restent néanmoins inquiétantes, car elles affectent plus d’un quart des victimes de violences, 85 cas sur les 330 victimes, soit un taux de 25,27%.
LES ELEVES ET ETUDIANTES PLUS EXPOSEES
En tête du classement en termes de violences faites aux femmes, le département de Matam occupe également la première place concernant les violences physiques avec un taux de 59,77%, suivi du département de Médina Yoro Foula avec un taux 39,68%, alors que le département de Saraya, moins touché par ce phénomène, enregistre un taux de prévalence de 27,77% de taux de violences physiques. En ce qui concerne par contre les violences sexuelles, le département de Saraya occupe la tête du classement avec 33,33%, suivi de près par MYF avec un taux de 30,15% et du département de Matam avec 29,88%. Le département de Mbour est le moins touché avec 16,04 % et vient derrière Pikine 23,80%. Quant aux violences verbales, c’est le département de Mbour qui enregistre plus de cas avec un pourcentage de 90,12%, devant les départements de Pikine et de Saraya qui enregistrent respectivement 88,88% et 77,77%. Le département de Pikine est en tête, en ce qui concerne les violences psychologiques, avec 60,13% devant MYF 52,38%. Le département de Saraya est le moins touché avec 11,11%. L’enquête révèle également que les élèves et les étudiantes sont la catégorie sociale la plus exposée à ces formes de violences. Cette catégorie constitue 38,78% des cas, soit 128 cas sur 330 victimes recensées dans les divers espaces de vie. En plus de cette catégorie de victimes, les travailleuses de l’économie informelle et celles de l’administration publique sont confrontées à la recrudescence des violences. Le taux d’exposition à la violence s’élève respectivement à 29,09%, soit 96 cas sur 330 et 21,12% soit 67 cas sur 330. L’enquête révèle également que les femmes mariées sont plus exposées que les célibataires aux violences faites aux femmes avec un pourcentage de 44,84% des victimes, soit 148 cas sur 330. Ce taux dépasse de peu le taux de prévalence noté chez les célibataires dont le degré d’exposition à la violence s’élève à 41,81%, soit 138 cas sur 330. 2,12% de femmes victimes de violences sont des veuves et 1,81% d’entre elles sont en instance ce divorce.
VIOLENCE SUR DES FEMMES EN SITUATION DE VULNERABILITE
L’enquête révèle également que les bourreaux des femmes résident essentiellement dans le cercle familial. Les auteurs de ces violences sur les femmes sont les époux avec un pourcentage de 49,39%, soit 163 cas sur 330, et les parents proches 37,27%, soit 123 cas sur 330. En plus de ces catégories de bourreaux, les supérieurs hiérarchiques, majoritairement des hommes, sont à l’origine de ces violences avec un pourcentage de 26,66% soit 88 cas sur 330. En outre, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, 34% des victimes qui ont subi ces différentes formes de violences, soit 112 cas sur 330, étaient en situation de handicap, soit en état de grossesse ou malades. Ce qui montre, selon le rapport, que ces violences sont exercées sans égard à la situation de vulnérabilité des femmes. Un manque de sensibilité qui se justifie dans certains cas par la «consommation de substances psycho actives» telles que la drogue ou l’alcool. En effet, il ressort de l’enquête que 28,18% des victimes, soit 93 sur 330 victimes, estiment que leurs bourreaux sont des consommateurs réguliers ou occasionnels de produits déstabilisants. Cependant, en dépit de ces violences subies, 146 femmes sur les 330 soit 43,25% restent passives après avoir subi un acte de violence. Néanmoins, les 55,75% soit 184 victimes sur 330 intentent des réactions quelconques. A cet effet, les formes de réactions sont généralement d’informer les parents ou les supérieurs hiérarchiques, 66,30% des cas, seules 10,86% intentent des procédures judiciaires.
DR ISMAILA SENE SOCIOLOGUE : certaines femmes réagissent de façon extrême à la violence
Cet atelier sur les violences faites aux femmes organisé par le projet SIT/CNF-UDTS a servi de tribune aux organisateurs pour réfléchir sur les solutions préconisées face à la situation de vulnérabilité des femmes qui devient de plus en plus alarmante. Selon Ndèye Adja Diakhaté membre du projet, des comités de veille seront mis en place dans les cinq régions concernées par l’enquête. Ce qui permettra, dit-elle, de sensibiliser, d’accompagner et de prendre en charge sur le plan sanitaire et psychologique ces couches vulnérables. Le sociologue Ismaïla Sène, qui a dirigé cette enquête, préconise la même démarche. A l’en croire, il urge de penser à des mécanismes de prise en charge des victimes. Il préconise d’abord de prendre en charge l’hébergement de ces dernières. D’autant que, souligne-t-il, une femme violentée reste exposée à la situation de violence, si elle doit passer la nuit avec son bourreau. Si c’est son parent, elle reste exposée à la violence. «Il faut également mettre en place des stratégies d’écoute pour aider les victimes à se mettre dans une posture de résilience», indique le sociologue. S’agissant cependant du nouveau phénomène qui place la femme comme auteure de violence, le sociologue rappelle que nous sommes dans une société violente. «Certaines femmes vivent parfois des violences qui les poussent à réagir. Malheureusement, quand elles réagissent, elles le font à l’extrême», explique Dr Ismaëla Dieng.
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ILHAN OMAR, NOUVELLE ÉGÉRIE DES ANTI-TRUMP
À 36 ans, cette ancienne réfugiée somalienne nouvellement élue au Congrès, symbolise avec d’autres, le nouveau souffle du parti Démocrate face au président américain
Jeune Afrique |
Fatoumata Diallo |
Publication 09/11/2018
À 36 ans, Ilhan Omar est la première ancienne réfugiée à faire son entrée au Congrès. Cette Américaine d’origine somalienne, musulmane pratiquante, a remporté l’élection du 6 novembre 2018 dans le Minnesota. Elle symbolise avec d’autres le nouveau souffle du parti Démocrate face à Donald Trump.
DRAMES CONJUGAUX ET PERSPECTIVES DE LA PRÉSIDENTIELLE EN EXERGUE
Dakar, 8 nov (APS) - L’annonce de la mort d’un individu immolé par sa femme est l’un des sujets en exergue dans la livraison de jeudi de la presse quotidienne également alimentée par la politique avec la perspective de la prochaine présidentielle de février 2019.
’’Colère et rancœur’’, affiche par exemple Enquête au sujet de la mort de Khadim Ndiaye qui n’a pas survécu à ses blessures après avoir été immolé par son épouse, un drame conjugal qui a ému plus d’un.
Le défunt, ’’inhumé hier à Yoff, laisse derrière lui une famille meurtrie et incrédule qui se pose de nombreuses questions’’, souligne le quotidien Enquête. Il ajoute : ’’Sa femme Aïda Mbacké est la fille de Serigne Babacar Mbacké Moukabaro ; elle a donné naissance à un garçon, mardi’’.
’’L’arrestation de la meurtrière (...) différée suite à con accouchement par césarienne’’, souligne également Vox Populi, selon lequel les gendarmes continuent de faire ’’le pied de grue à la clinique’’ où elle a été internée.
L’enquête ouverte dans cette affaire ’’vise désormais l’assassinat’’, annonce LIbération, L’Observateur rapportant que la mise en cause, décrite comme ’’très affectée’’ par les évènements, bénéficie du soutien d’un psychologue.
Selon L’Observateur, tout est parti d’une plaisanterie de l’époux qui avait annoncé à sa femme qu’il comptait convoler en secondes noces. Il s’en est suivi de sa part des menaces d’attentat à la vie de son mari.
Une dispute plus tard, elle aspergé la maison d’un liquide inflammable différents endroits de la maison, à l’insu de son époux, resté dans la chambre, avant de mettre le feu à l’appartement, rapporte le même journal.
Un drame qui a amené Sud Quotidien à recourir au sociologue Djiby Diakhaté pour un éclairage sur la recrudescence ’’des violences liées à la polygamie’’. L’avis du spécialiste est que les règles de la polygamie, ’’surtout en milieu urbain’’, ne sont plus respectées par les époux, d’où les rivalités entre femmes d’un même ménage.
Certains quotidiens, reléguant ce sujet au second plan, s’intéressent plutôt à la politique et à la prochaine présidentielle, à l’image de L’As, selon lequel l’ancien président Abdoulaye Wade ’’bénit’’ la candidature de l’architecte Pierre Goudiany Atépa à cette compétition électorale.
’’Si vous êtes élu président, ce sera aussi mon fils qui aura été élu. Je ne peux donc que vous souhaiter succès dans cette bataille’’, lui a-t-il dit dans des déclarations rapportés par le journal à sa Une.
"Wade souhaite bon vent à Atépa’’, signale de son côté Walfquotidien, ajoutant que l’ancien président, ’’dans une réponse très diplomatique’’, fait savoir à Atépa qu’il n’est pas prêt à soutenir sa candidature au détriment de celle de son fils ; Karim Wade.
La question de l’indépendance de la justice occupe d’autres journaux dont Le Témoin quotidien, qui rapporte que l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) ’’exige la réduction des pouvoirs du parquet’’.
’’L’âge de la polémique’’, affiche à propos le journal Le Quotidien. ’’La sempiternelle question de l’indépendance de l’indépendance de la justice était au cœur’’ d’une rencontre de la Ligue sénégalaises des droits de l’homme (LSDH), avance ce quotidien.
’’Société civile, magistrats et avocats, tous à travers leurs organisations, ont exprimé la nécessité d’aller vers des réformes profondes dans ce secteur’’, relève le journal Le Quotidien.
Tribune ouvre sur la question de la dette au Sénégal, en interrogeant l’économiste Thierno Diop, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, qui juge ’’injustifiée’’ l’explosion de la dette du Sénégal.
Le Soleil, comme une réponse, annonce un nouveau compact de 314 milliards du Millénium Challenge Corporation (MCC) pour le Sénégal, une information rendue publique par l’ambassade des Etats-Unis.
Dakar, 7 nov (APS) – Le club scientifique de la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée compte réaliser plusieurs activités pour inciter les filles à embrasser les disciplines scientifiques dont l’aérnonautique, a indiqué son coordonnateur, Pr N’Fally Diemé.
’’Nous avons créé un club scientifique à Mariama Ba et pour le faire vivre, nous organisons chaque année des activités où nous invitons les autorités et d’autres écoles pour y assister’’, a-t-il dit.
Pr Diemé intervenait, à l’occasion de la 3ème édition des ’’Mercredis de la science’’ axée sur le thème ’’Culture scientifique pour tous et partout’’.
Pour cette année, a-t-il poursuivi, le club a jugé nécessaire de créer plusieurs compartiments dont l’aéronautique, la robotique et le groupe "Jigene ci tech". L’objectif est de susciter l’engouement et pousser les filles à aimer et pratiquer les sciences, a expliqué le professeur Diémé.
S’agissant du groupe aéronautique, il sera question pour les élèves d’expliquer le fonctionnement d’un avion et le métier de l’aéronautique à travers un exposé.
’’Les élèves iront chercher les informations nécessaires pour les partager avec leurs condisciples. Il s’agira au cours de ces activités de créer des avions ou des maquettes d’avions en vue d’expliquer aux gens son fonctionnement’’, a-t-il souligné.
Le groupe de robotique fait énormément de programmation en utilisant certains logiciels notamment celui du ‘’scratch’’ pour l’initiation dans ce domaine, a t-il expliqué.
’’Nous avons compris qu’avec l’avancée de la technologie, on ne devra pas seulement se limiter à lire et à écrire, mais toute élève devra apprendre à coder’’, a-t-il ajouté, notant que le 3ème groupe nommé "Jigene ci tech", utilise des logiciels mathématiques et les algorithmes pour faire des exercices.
’’Ce compartiment a pour mission d’utiliser aussi des réseaux sociaux pour des besoins pédagogiques, afin d’aider des élèves en difficulté’’, a t-il expliqué.
Pr Diemé a laissé entendre que depuis la création du club scientifique au sein de l’école, les filles s’intéressent de plus en plus aux séries scientifques au détriment des séries littéraires.