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3 avril 2025
Femmes
SEPT DISCIPLES DU PROPHÈTE AUTOPROCLAMÉ ARRÊTÉS
Daouda Ba, le guide de la secte ’’Mbakhé Rouhou’’ est désormais visé pour viol, pédophilie et détournement de mineure. Il risque de passer devant la chambre criminelle
Rebondissement dans l’affaire Daouda Ba, le guide de la secte ’’Mbakhé Rouhou’’. Sept de ses disciples ont été arrêtés, ce week-end. Ils sont visés pour complicité. D’après les informations de Libération, les gendarmes ont, par la même occasion, récupéré une mineure âgée de 11 ans. Elle ferait partie des jeunes épouses que Daouda BA avait offert à ses disciples.
Celui qui s’était autoproclamé prophète est placé en garde-à-vue depuis son arrestation le 14 janvier dernier pour nécessité d’enquête en attendant les résultats de l’examen gynécologique sur sa présumée victime âgée de 14 ans qui vivait chez lui depuis deux ans. Alors qu’il assurait n’avoir jamais entretenu de rapports sexuels avec cette dernière, les résultats ont indiqué que la jeune fille n’est plus vierge.
BA est désormais visé pour viol, pédophilie et détournement de mineure. Il risque de passer devant la chambre criminelle.
RETOUR SUR LA NUIT OÙ HIBA THIAM EST MORTE
L’affaire Hiba Thiam, du nom de cette jeune fille décédée, d’une overdose lors d’une soirée privée a été jugée, ce mercredi 13 janvier 2021, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar.
L’affaire Hiba Thiam, du nom de cette jeune fille décédée, d’une overdose lors d’une soirée privée dans un appartement sis aux Almadies, dans la nuit du 3 au 4 avril dernier, en plein couvre-feu a été jugée, ce mercredi 13 janvier 2021, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Les prévenus Dame Amar, Pape Diadia Tall, Fatoumata Jacqueline Rigal alias Choupette, Djibril Ndiogou Bassène alias Nekh, Alia Bakir, et Lamine Diédhiou, Lamine Niane et Louty Ba sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative d’extorsion, détention de drogue en vue de la consommation personnelle, violation de la loi sur le couvre et non-assistance à une personne en danger. Des faits qu’ils ont tous nié.
Dame Amar : « J’avais loué l’appartement pour ma copine, je n’avais invité personne »
Devant le prétoire, Dame Amar a reconnu que c’est lui qui avait pris l’appartement pour sa copine, venue de la France. « Je n’ai invité personne à l’appartement. Nous sommes tous des amis et on se retrouve souvent pour manger ensemble. Ils m’ont tous appelé pour me dire qu’ils voulaient passer me voir et, naturellement, comme nous étions des amis, cela ne me dérangeait pas. Hiba Thiam m’a appelé vers 18h pour me dire qu’elle voulait passer. C’est vers 21h qu’elle m’a appelé pour me dire qu’elle était en route avec Pape Diadia Tall et qu’ils étaient en compagnie d’un policier », a déclaré Dame Amar.
Poursuivant son argumentaire, il rejette l’accusation selon laquelle il y avait de la cocaïne dans l’appartement. « Je n’ai pas vu de la drogue là-bas. Il n’y avait que de l’alcool. On a mangé et on a bu », persiste Dame Amar, balayant d’un revers de la main les constations des éléments de la gendarmerie selon lesquelles il y avait des résidus de cocaïne dans l’appartement.
D’après Dame Amar, sa copine et lui, ont quitté tôt le matin l’appartement quand ils ont su que Hiba Thiam était décédée. « Elle a pris ses valises et nous sommes partis. Nous étions paniqués à cause du décès d’Hiba Thiam. Je n’avais jamais vu une personne décédée auparavant », a expliqué Dame Amar.
Pour sa part, Louty Ba a fait savoir que c’est entre 21h et 23h que Hiba Thiam a fait un malaise et, ils ont tenté d’appeler les secours, en vain. « J’ai essayé vainement de la sauver », a-t-il soutenu non sans dire qu’il n’a pas vu de la cocaïne dans l’appartement.
Invitée à donner sa version des faits, Fatoumata Jacqueline Rigal alias Choupette a soutenu qu’elle était présente à l’appartement pour faire la fête avec ses amis parce que le couvre-feu la stressait. Et quand elle quittait chez elle, elle avait l’intention de passer la nuit dans l’appartement. A l’instar de ceux qui l’ont succédé, elle reconnait avoir bu de l’alcool avant de jurer qu’elle n’a pas vu de la cocaïne.
Pape Diadia Tall : « Elle était là, allongée, inerte, elle ne bougeait pas »
Pour sa part, Pape Diadia Tall a d’emblée précisé que Hiba Thiam était comme sa sœur et il n’arrive toujours pas à faire son deuil. A l’en croire, le jour des faits, ils sont arrivés ensemble dans l’appartement. « Avant d’aller chez Dame Amar, Hiba Thiam, deux de nos amis et moi étions dans un hôtel. On avait beaucoup bu. Je pense qu’on avait fini 5 bouteilles. Quand je suis arrivé chez moi, Hiba Thiam m’a envoyé un message pour me dire qu’elle voulait passer chez Dame. Je lui ai dit que j’avais un ami policier qui pourrait nous accompagner comme nous étions en couvre-feu. C’est la raison pour laquelle je pense que je n’avais pas violé la loi relative au couvre-feu. On avait beaucoup bu et je me suis endormi sur le canapé », a expliqué Diadia Tall.
Avant d’ajouter : « C’est vers 6 heures qu’on m’a réveillé pour m’informer de l’état dans lequel il se trouvait. Elle était là, allongée, inerte, elle ne bougeait pas. J’avais commencé à appeler les secours. De 6h du matin à 11h du matin, on me faisait miroiter. C’est finalement un peu après 11h que les gendarmes et les policiers sont arrivés sur les lieux ».
Djibril Ndiogou Bassène : « Hiba Thiam m’a fait gouter de la poudre blanche et j’ai perdu la tête »
Djibril Ndiogou Bassène alias Nekh a expliqué que ce jour-là, il était à l’appartement de Dame Amar parce qu’il lui avait promis un téléphone. Mais, comme il faisait nuit, il avait décidé d’y passer la nuit car ne voulant pas violer le couvre-feu. Alors que la soirée battait son plein, il est allé dans l’une des toilettes et « j’ai trouvé Hiba Thiam assise sur la chaise anglaise. Elle tenait un plateau contenant de la poudre blanche. Elle me la fait goûter et j’ai perdu la tête. Je suis retourné dans le salon. Cinq minutes plus tard, j’ai entendu un grand bruit provenant de la chambre dans laquelle se trouvait Hiba Thiam. Elle était dans état chaotique. Elle saignait. J’avais eu peur et j’avais peur d’appeler les secours », raconte-t-il.
Alia Kakir, copine de Dame Amar : « C’est Hiba Thiam qui a apporté la cocaïne »
Contrairement aux autres prévenus, Alia Bakir par ailleurs copine de Dame Amar a laissé entendre que c’est Hiba Thiam qui avait apporté la drogue. Car, explique-t-elle : « avant son arrivée, il n’y avait pas de la drogue. Quand elle est venue, elle tenait de la cocaïne entre ses mains. Je pense que la drogue lui appartenait. Moi, je n’ai jamais touché de la drogue de ma vie ».
Policier de son état, Lamine Diédhiou est poursuivi pour corruption et complicité de violation de la loi sur le couvre. On lui reproche d’avoir escorté, en plein couvre-feu, Pape Diadia Tall et Hiba Thiam moyennant un montant.
Des faits qu’il a niés devant le prétoire. Selon lui, il les a escortés parce que Pape Diop l’avait dit qu’il avait mal à la dent et qu’il voulait se rendre chez le dentiste. « Comme il était mon ami, j’ai quitté Diamaguène pour le déposer chez le dentiste », dit-il. Il a également soutenu qu’il n’a pas demandé de l’argent à Diadia Tall. Ce que ce dernier a confirmé devant le prétoire.
JE PENSAIS VRAIMENT MOURIR
Covid, l’actrice Halima Gadji connue sous le nom de Marième Dial, testée positive...
Elle a partagé le mauvaise nouvelle sur son compte Instagram. Halima Gadji connue sous le nom de Marième Dial, a été testée positive à la Covid 19."Hello tout le monde, j’ai chopé le Covid 19 et jusqu’à présent, je suis encore malade. Cette maladie est vraiment sérieuse, je me sentais tellement mal que j’avais du mal à respirer et à me déplace", lâche-elle sur sa story. Dans la deuxième partie de son post, l’actrice sensibilise les Sénégalais: "Faites très attention svp. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai pu réellement me sentir bien loin de ma famille. Je pensais vraiment mourir. Faites-vous dépister pour plus d’assurance."
AÏSSATOU SEYDI, L’EX ÉPOUSE DE DIOP ISEG, ARRÊTÉE
Elle a été, informe-t-on, arrêtée, ce lundi, 11 janvier, par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie après qu’elle a refusé de déférer à la convocation qui lui a été notifiée la semaine dernière.
L’ex-épouse de Diop-Iseg, Aissatou Seydi, est dans de beaux draps. Elle a été, informe-t-on, arrêtée, ce lundi, 11 janvier, par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie après qu’elle a refusé de déférer à la convocation qui lui a été notifiée la semaine dernière. Son arrestation est relative à l’affaire de la maison litigieuse de Sacrée Cœur 3.
En effet, dans cette affaire, Aissatou Seydou, en instance de divorce avec Mamadou Diop, propriétaire de l’école de formation Iseg avait initié une procédure devant le tribunal des référés qui lui avait donné raison.
Dans une décision rendue vendredi dernier, les juges ont ordonné l’expulsion de Mamadou Diop, des membres de sa famille et de la société de gardiennage dite Ninki pro sécurité de l’immeuble. Les défendeurs ont aussi été condamnés aux dépens. Une ordonnance d’expulsion a été ordonnée au Directeur de l’Iseg qui, à sa sortie de prison, avait fait appel dans la procédure d’urgence.
« C’est une procédure qui est en cours et il faut savoir qu’il y a trois procédures en appel, en annulation et une autre ouverte à la gendarmerie ou nous avons été entendus », confiait le directeur de l’ISEG. Il révélait qu’ils avaient payé cette maison de sacré cœur 3 avec 7 chèques de 10 millions. Et, disait-il, c’est quand il a été en prison qu’Aissatou Seydi a commencé des démarches pour s’approprier la maison.
« Elle ne pensait pas que j’allais sortir et dès qu’elle a été informée de ma libération, elle s’est empressée de détruire les chèques. En complicité avec le propriétaire de la maison. Il y a eu un deal sur mon dos », dénonçait-t-il.
Avant de clarifier : « ISEG a décaissé 110 millions de francs CFA pour la maison dont le prix est fixé à 140 millions. Devant les enquêteurs, Aissatou Seydi a reconnu que la maison a été achetée avec des chèques de l’ISEG. On habite toujours ensemble et elle occupe une chambre dans la maison. Donc, l’ordonnance n’est pas valable car dans le code de la famille, un époux ne peut pas exclure l’autre tant qu’ils sont dans les liens du mariage ».
VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, L’ETERNEL SUPPLICE !
On n’en parlera jamais assez ! Elles ont fait couler beaucoup d’encres, mais sont aussi sujet de plusieurs reportages dans la presse locale. Mais les violences faites aux femmes demeurent un fait qui subsiste toujours dans notre société
On n’en parlera jamais assez ! Elles ont fait couler beaucoup d’encres, mais sont aussi sujet de plusieurs reportages dans la presse locale. Mais les violences faites aux femmes demeurent un fait qui subsiste toujours dans notre société. Pour comprendre ce fléau et réessayer d’apporter des solutions, L’Asnews s’est rapproché des victimes, mais également des organisations qui militent en leur faveur, afin d’en savoir plus. Reportage !
Viol, incision, maltraitance, pédophilie… ! Autant de maux que subissent au quotidien les femmes. Si elles sont mariées, elles sont le plus souvent battues par leurs conjoints. Célibataires, elles sont violées ou incisées, pour soi-disant « conserver leur chasteté », comme le souhaitent certaines traditions. Ainsi, entre 2017 et 2018, 706 femmes et filles ont été victimes de viol, conduisant à la mort. C’est du moins ce que révèlent les statistiques de la cellule de traitement des affaires criminelles du ministère de la Justice.
Rien que pour l’année 2019, 14 femmes ont été tuées suite à un viol, dont 3 mineures en état de grossesse. Qui ne se rappelle pas de l’affaire Bineta Camara, du nom de cette jeune fille violée puis assassinée par un « ami » de la famille, dans la maison familiale de Tambacounda ? Les cas sont multiples, dans un pays où tuer est devenu un acte banal. Malgré la loi votée à l’Assemblée nationale, offrant ainsi la possibilité de condamner sévèrement les auteurs de ces crimes, le fléau persiste.
En effet, les formes de violence que subissent les femmes sont diverses. Et chacune des victimes garde en elle une blessure qu’elle gardera pour toujours. Il y a d’abord le phénomène de l’excision. Selon l’Agence sénégalaise de la statistique, plus d’une fillette sur 10 est excisée au Sénégal. Interdit depuis plus de 20 ans, la pratique est en recul dans les villes, mais perdure en milieu rural.
« J’ai été excisée quand j’étais très jeune. Je ne me doutais de rien, car on m’avait donné comme prétexte que je devais me rendre au village voir ma grand-mère malade. Ce fut le cauchemar de ma vie. Je ne pourrai l’oublier. Il suffit que je ferme les yeux pour que le film me soit retracé. C’est la cause des douleurs menstruelles, car le liquide ne coule pas comme il se doit. C’est dur, c’est vraiment dur… », déclare F.P, la vingtaine dépassée.
« MES AMIS ME DISAIENT QU’UN HOMME, ÇA NE CHANGE PAS »
Les violences conjugales rythment le quotidien des couples. Au Sénégal, de nombreuses femmes sont maltraitées par leur époux. Si ces formes de violences font souvent parties du « mougn » (soumission) que nos mamans imposent à leurs filles quand elles rejoignent leur domicile conjugal, cette donne prend de plus en plus des proportions inquiétantes. Divorcée depuis six (6) ans, cette dame qui a préféré garder l’anonymat, garde toujours de sombres souvenirs de son précédent mariage. « En mars 2012, j’ai rencontré un homme dont je suis tombée follement amoureuse. Au bout de quatre ou cinq mois, il revenait souvent au plein milieu de la nuit, sous l’emprise de l’alcool. Au départ, il cassait des objets. Ensuite, ça a été les premières bousculades. On se dit que ce n’est pas grand-chose. Monsieur s’excuse et le lendemain, on dit que c’est la faute de l’alcool », narre-t-elle. Mais juste une année d’union, leurs chemins se séparent. « J’ai réussi à me séparer de lui au bout d’un an. Finalement, il est revenu vers moi, m’assurant qu’il allait changer, que j’étais la femme de sa vie, qu’il regrettait, que c’était la faute de l’alcool…. Je suis retournée avec lui. Les premiers mois, c’était idyllique. Je suis tombée enceinte. Quand il a appris la nouvelle, il était heureux. Je me suis dit : ça va être un nouvel homme, ça va le changer », a-t-elle dit, le regard lointain. Mais l’accalmie ne sera que de courte durée.
« Au bout de quatre ou cinq mois de grossesse, il a commencé à me retaper dessus. J’ai eu honte, parce que mes amis ne voulaient pas que je revienne avec lui. Ils disaient qu’un homme, ça ne change pas. Moi je disais à tout le monde qu’il avait changé, que tout se passait bien. J’avais tellement honte, j’avais peur aussi pour l’enfant… Heureusement, j’ai fini par me séparer de lui », ajoute notre interlocutrice. Après une période de pause, la jeune femme a su refaire sa vie avec un homme qu’elle juge « impeccable ».
Face à ces multiples formes de violences dont sont victimes des femmes et des filles, certains ont décidé de s’attaquer au phénomène. A travers des réseaux et associations, ils mènent le combat. Si certaines ne peinent pas à revenir sur leur mésaventure, beaucoup de femmes tuent la tristesse qu’elles vivent dans leurs foyers, de peur d’être critiquées par leurs proches ou familles. En raison de quoi ? Une apparence parfaite ? La psychologie est sans doute un moyen pour s’y échapper. Mais la vision de notre société est inscrite dans une logique qui fait que recourir à un psychologue est souvent banalisé ou jugé comme thérapie européenne. Hélas ! Les prédateurs sexuels doivent être punis, les mentalités de certains hommes se doivent d’être changées, si l’on aspire à un meilleur cadre de vie où les droits de toute fille et femme sont respectés, dans les règles de l’art, loin des… jugements de la société.
CE QUE RÉVÈLENT LES CHIFFRES DE L’ANSD
Elles sont nombreuses à subir les violences, dans toutes ses formes. Selon les chiffres avancés par l’Agence Nationale de Statistique et de la Démographie (ANSD), 25% de femmes âgées entre 15 et 49 ans sont victimes de violences conjugales. Pour l’année 2018, parmi les femmes de 15-49 ans, 23 % ont été excisées. Selon toujours la même source, parmi les filles de 0-14 ans, 14 % ont été excisées, environ 9 % ont subi l’excision avant 1 an et 5 % entre 1 an et 4 ans. Pour l’année 2017, au Sénégal, 27 % des femmes de 15-49 ans ont subi des violences physiques depuis l’âge de 15 ans. Dans 55 % des cas, le mari/partenaire actuel est l’auteur de ces actes.
S’agissant des violences conjugales, une femme de 15-49 ans (non célibataire) sur quatre (25 %) a subi, à un moment donné, des actes de violence, sous la forme émotionnelle, physique et/ou sexuelle, de la part d’un mari/partenaire. Dans 15 % des cas, ces actes de violence se sont produits récemment, c’est-à-dire au cours des douze mois avant l’enquête.
Concernant les blessures dues à la violence conjugale, l’ANSD renseigne qu’un peu plus d’une femme de 15-49 ans sur quatre (27 %), non célibataires, ont subi n’importe quel type de blessure à la suite de violences physiques ou sexuelles. Cette proportion est de l’ordre de 30 % au cours des 12 mois avant l’enquête. Pour la proportion de femmes ayant recours à une recherche d’aide, elle est estimée à 24 %.
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FATOU TOURE, CHARGEE DE PLAIDOYER DE VBG AU RÉSEAU SIGGIL JIGGEN : « Notre travail de tous les jours est de combattre les violences »
Chargée de plaidoyer de VGB (violence basée sur le genre) au sein du Réseau Siggil Jiggen, Fatou Touré nous explique leur domaine d’activités.
Concrètement, qu’est-ce que la structure a fait pour réduire ces violences faites aux filles et femmes ?
Nous avons fait beaucoup de plaidoyers à l’endroit des lois et des dispositions discriminatoires. Concrètement, nous avons fait accéder plus de 2000 femmes à la planification familiale. Vous savez que ne pas accéder à la planification familiale est une forme de violence. Nous sommes à 315 décès maternels au Sénégal. Donc si toutes les femmes accèdent et restent à la planification familiale, on pouvait avoir 30% de femmes qu’on sauverait. Nous avons également participé dans un grand réseau de 25 associations pour faire des activités de plaidoyer. Nous avons commencé à faire le plaidoyer depuis 2017 pour que le décret d’application portant la planification familiale soit signé. Nous avons fait bouger l’enveloppe des produits contraceptifs de 100 000 fcfa à presque 500 000 fcfa actuellement. Nous sommes partis de 100 000 à 300 000. Et notre deuxième plaidoyer avait eu l’engagement du ministre, d’aller à 500 000 fcfa. Nous avons fait beaucoup de plaidoyers. Notre travail de tous les jours est de combattre les violences, surtout chez les personnes victimes de plusieurs discriminations. C’est l’exemple des personnes handicapées. Celles-ci font partie du réseau Siggil Jiggéen et nous sommes en train de les renforcer dans leurs droits. Nous avons fait également beaucoup de sorties. Nous sommes dans « Woman Deliver » qui est une campagne nationale. Elle est au Sénégal et au niveau du Kenya.
Qu’est-ce qu’il faut pour améliorer les choses ?
Nous nous battons pour que les politiques publiques que l’Etat est en train de faire prennent en compte de manière large et intelligente les filles et les femmes. Nous avons fait beaucoup de choses à « Deliver for Goo » pour mettre les filles et les femmes au cœur des ODD (Objectifs de Développement Durable). Quand les filles et les femmes sont dans les politiques publiques, cela veut dire qu’elles sont dans les grandes orientations de développement. Donc, on est en train de travailler dans ce sens. Nous tendons la main également à d’autres coalitions. Actuellement, nous sommes dans une coalition de 40 organisations…
Avec cette pandémie de Covid 19, quelle a été votre action envers la gent féminine ?
Nous avons fait énormément de choses avec la Covid 19. Nous avons donné à nos organisations des kits. Ces mêmes kits, nous les avons donnés au niveau du ministère. Nous avons également travaillé sur la protection des femmes, notamment le personnel de santé. Nous avons travaillé sur les VBG, nous avons travaillé sur quatre (4) thématiques : VBG (Violences basées sur le genre) ; la place des femmes dans la gestion de la COVID ; la protection, l’accompagnement psychosocial des femmes. Et nous avons travaillé de manière synergique avec huit (8) organisations au niveau de Dakar pour permettre vraiment de participer à juguler la létalité pendant la COVID.
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PLUS LOIN AVEC….AMY SAKHO, CHARGE DE COM AJS : « Tout le monde doit se sentir impliqué, concerné »
Regroupés au sein de l’Association des juristes sénégalaises (AJS), des femmes font le plaidoyer sur les lois, afin de permettre aux femmes d’être mieux outillées.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’AJS ?
L’association des juristes sénégalaises (AJS) est une association de femmes juristes diplômées des universités évoluant dans les domaines du droit. Celle-ci a été mise en place depuis 1974 par d’éminentes juristes telles que l’ancienne première ministre Mame Madior Boye, la première femme procureure Dior Fall Sow, la première femme avocate Mame Bassine. Les missions de l’AJS, c’est la promotion, la vulgarisation, la protection et la réalisation des droits humains, particulièrement ceux des femmes et des enfants. Nous intervenons dans différents volets. Il y a un volet communication où nous communiquons beaucoup pour rendre accessible le droit. Mais il y a un autre volet où on fait le plaidoyer sur toutes les lois, tous les droits qui sont favorables aux femmes. Nous plaidons aussi pour le changement de comportements pour aussi des réformes en faveur de la femme. On a aussi un volet assistant-juridique avec nos boutiques de droits qui sont installées un peu partout dans le Sénégal. Actuellement, nous en disposons 8 dans 7 régions. On en a une à Pikine, Médina, Kaolack, Sédhiou, Ziguinchor, Kolda et récemment nous en avons installé une autre à Kébémer. Les boutiques de droits permettent d’apporter une assistance gratuite aux populations qui souhaiteraient saisir la justice ou qui souhaiteraient disposer de quelques actes juridiques. Donc nous les assistons gratuitement.
Quels sont les cas que vous traitez le plus au niveau de votre association ?
Nous traitons tous les cas de violences, surtout les cas de viols, de violence physique, de violence sexuelle. Et avec la covid19, on a eu beaucoup de cas de violence. Nous faisons des plaidoyers, de la sensibilisation, de la communication, des formations à l’attention des acteurs qui sont concernés par la question. Mais nous apportons aussi une prise en charge à travers les formations. On forme les officiers de police judiciaires. C’est une collaboration que nous faisons pour sensibiliser sur les droits des femmes. Nous sensibilisons aussi le personnel de santé, à travers des activités d’échanges et de partage. Mais nous faisons aussi de la prévention, à travers les sensibilisations que nous faisons un peu partout au Sénégal. Nous avons même eu à mettre en place un réseau de para-juristes qui englobe des leaders communautaires que nous formons sur les rudiments du droit, pour apporter leur appui aux populations, en faisant des activités de prévention.
Qu’est-ce qu’il faut pour prévenir les cas de violence ?
Ce qu’il faut pour prévenir les cas de violence, c’est l’implication de tout le monde. Tout le monde doit se sentir concerné par la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. L’Etat doit mettre en place des structures qui œuvrent pour la prévention, mais des structures aussi pour la prise en charge, comme il est en train de le faire, à travers le ministère de la femme qui nous appelle .Tout le monde doit se sentir impliqué, concerné pour enfin lutter contre les violences faites aux femmes.
La pandémie de la Covid 19 n’a-t-elle pas freiné vos activités ?
Avec la Covid 19, on a fait beaucoup de choses. Nous avons eu à appuyer en kits alimentaires, des denrées, des produits de première nécessité. On a commencé par les maisons d’arrêts pour femmes où nous avons eu à appuyer ces femmes en kits de denrées alimentaires. Au niveau des localités où nos boutiques de droit sont implantées, on a doté les femmes de kits et de denrées alimentaires pour prévenir certaines formes de violence. Car durant cette période de Covid 19, les femmes étaient confrontées aux violences économiques. Donc, pour parer à ça, nous avons pris les devants en les appuyant en kits de denrées alimentaires. Nous avons dépensé des millions pour ça. Mais parallèlement, nous avons élargi notre numéro vert qui existe déjà, c’est-à-dire le 800 805 805. Mais en période de Covid19, comme il n’était pas possible de faire des déplacements, le numéro vert était fonctionnel 24/24. Et à travers lui, on a apporté notre assistance, nos conseils et orientations aux femmes qui étaient demandeuses.
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À LA RENCONTRE DE DIARY SOW, UNE ÉLÈVE HORS NORME
Deux fois meilleure élève du Sénégal, Diary Sow, étudiante au Lycée Louis Le Grand à Paris est portée disparue depuis 5 jours. Retour sur le parcours d’une élève qui a séduit le Sénégal.
Diary Sow a imprimé de manière indélébile son nom sur l’histoire du Concours général. La désormais ex élève du Lycée scientifique d’excellence de Diourbel a réussi l’exploit d’être consacrée deux fois consécutivement, meilleure élève du Sénégal.
Mise à jour : Deux fois meilleure élève du Sénégal, Diary Sow, étudiante au Lycée Louis Le Grand à Paris est portée disparue depuis 5 jours. Retour sur le parcours d’une élève qui a séduit le Sénégal.
Si on était dans le domaine du sport, on aurait dit que Diary Sow a battu un record. Cette jeune demoiselle, Hal-Pulaar pur jus, désormais ex élève du lycée scientifique de Diourbel, est « double championne » de l’école sénégalaise.
Consacrée meilleure élève au Concours général en 2018, elle conserve son titre, en 2019. Un exploit jusque là inégalé, qui place la barre, désormais, haut…très haut. « Être la meilleure élève du Sénégal, et ceci deux fois de suite, c’est quelque chose de grandiose. J’éprouve un immense plaisir d’avoir réussi cela », se réjouit-elle.Cette position au sommet de l’excellence ne l’a surprend guère. Chez Diary, il n’y a pas de hasard. Seul le travail paie. Elle y a cru, s’est donné les moyens et y est arrivée. « Je me suis retrouvée au bout du chemin avec ce statut de titre honorable de meilleure élève. Il n’y a aucun secret. Pour moi, les êtres humains ont toujours cette possibilité d’atteindre leur objectif s’ils le veulent », croit-elle.
« Une performance constante »
Depuis l’école élémentaire Diary garde le même rythme de performances. La jeune fille ne se souvient pas d’avoir été classée 2ème. De l’école primaire à Saint-Eugène de Mazenod, aux Parcelles Assainies, au Lycée scientifique d’excellence de Diourbel en passant par le collège du Complexe International Keur Madior de Mbour, Diary a été toujours première de sa classe. Une performance constante qui lui a valu le respect, mais aussi l’admiration de tous les professeurs qui ont lui ont enseigné.
D’ailleurs, la nouvelle bachelière se veut reconnaissante. Pour elle, ses professeurs ont beaucoup contribué à son succès. « Mes professeurs ont toujours considéré que j’étais une élève hors du commun. Ils avaient foi en moi. Ce sont eux qui ont réveillé le potentiel que j’avais », témoignage Diary qui n’a, pourtant, aucune référence dans le domaine académique, au sein de son entourage direct.
Née à Mbour en septembre 2000, cette jeune fille, éloquente, à l’allure d’un mannequin, dégage un vrai charisme. À la limite bluffant ! Diary Sow est l’ainée d’une fratrie de deux filles et trois garçons. Elle doit tout à ses parents. « Je ne saurais leur exprimer ma gratitude. C’est à eux que je dois ma réussite. Je sais qu’ils ont consenti à des sacrifices énormes pour pouvoir me faire accéder au niveau où je suis. Mes parents ont toujours veillé à ce que mon éducation soit complète », témoigne-t-elle. Sa maman confirme : « Diary peut avoir plus, parce qu’elle a toujours eu la volonté de bien travailler. C’est pourquoi, son papa et moi, l’avons toujours accompagné ».
« L’amour des livres »
Scientifique dans l’âme, le potache de Diourbel, qui a eu une moyenne de 18,5/20 cette année, damne le pion aux littéraires. Trois romans dont l’un en cours de publication sont à son actif. Au temps de collège, Diary Sow et son groupe avaient réussi, au moins, une vingtaine d’exposés sur des matières littéraires telles que le Français, l’Histoire ou encore l’Anglais. Cet amour des livres a permis, à l’élève en Série S1, de remporter le premier prix en Géographie et le troisième prix en Philosophie au concours général. « On se prête des livres depuis qu’on se connaît. Et elle ne m’en a rendu que très peu. Et honnêtement, moi non plus je ne lui rendais pas ses bouquins malgré les menaces et les chantages émotionnels. On a fini par carrément échanger nos bibliothèques », témoigne, son amie d’enfance, Aminata.
Avec ses nouvelles distinctions, Diary Sow est partie pour une belle carrière dans le domaine des sciences. Toutefois, la scientifique en herbe ne compte pas se cantonner à un domaine. Elle conseille aux jeunes de sa génération d’œuvrer pour l’interdisciplinarité. « J’ai toujours été contre la spécialisation. Mes principes ne permettent pas de parler de spécialisation. Aujourd’hui, les jeunes, dans un pays en voie de construction, devaient être dans une dynamique de faire un peu de tout. Ils ne doivent pas être limités dans un domaine précis », prône Diary Sow.
LES SAGES AU FÉMININ
Le rappel à Dieu de la magistrate Mame Bousso Fall Diaw, membre du Conseil constitutionnel est l’occasion de revenir sur l’histoire des trois seules femmes qui ont, jusque-là, siégé au sein de cette prestigieuse et haute juridiction sénégalaise
Le rappel à Dieu de la magistrate Mame Bousso Fall Diaw, membre du Conseil constitutionnel est l’occasion pour lesoelil.sn de revenir sur l’histoire des trois seules femmes qui ont, jusque-là, siégé au sein de cette prestigieuse et haute juridiction sénégalaise.
La juge Bousso Fall Diaw est décédée, dans la nuit du dimanche à lundi, à l’âge de 68 ans à l’hôpital Fann de Dakar des suites d’une maladie. Anciennement Procureur à la Cour d’appel de Saint-Louis, elle était la seule femme membre du Conseil Constitutionnel depuis 2017. 6e Sage, elle avait prêté serment, le 29 juin 2017, auprès de Seydou Nourou Tall, suite à la réforme constitutionnelle proposée par le chef de l’Etat, Macky Sall, à la faveur du référendum du 20 mars 2016, portant, entre autres points, sur l’augmentation du nombre de membres, de 5 à 7, du Conseil constitutionnel.
Lors de sa prestation de serment, en juin 2017, le président de la haute juridiction, Pape Oumar Sakho, rempli de « joie », avait également exprimé sa fierté « de voir une femme siéger au sommet de la pyramide judiciaire ».
A rappeler que c’est elle qui avait lu, le 5 mars 2019, la déclaration du Conseil constitutionnel proclamant Macky Sall comme vainqueur définitif de la présidentielle du 24 février de la même année. Il a été relevé un léger changement par rapport aux résultats donnés, auparavant, par la Commission nationale de recensement des votes. En effet, de 2 554 605 voix, soit 58,27% le Président Macky Sall passe à 2 555 426 voix, soit 58,26%. Madame Bousso Fall Diaw repose désormais au cimetière musulman de Yoff où elle a été inhumée, lundi.
Mireille Ndiaye et la prestation de serment de Wade
La magistrate Mireille Ndiaye est la deuxième femme membre du Conseil constitutionnel. Alors Procureur général près la Cour de cassation, elle a été nommée présidente du Conseil par décret n°2002-1163 du 17 décembre 2002 pour terminer le mandat de Youssoupha Ndiaye, nommé ministre des Sports. Elle est reconduite par décret n°2004-1219 du 8 septembre 2004. Un poste qu’elle occupe jusqu’à sa retraite en 2010, remplacée par Cheikh Tidiane Diakhaté. D’ailleurs, crâne rasée et teint clair, sous sa robe de magistrat, sa poignée de main restera l’une des images fortes de l’investiture d’Abdoulaye Wade, en 2007. Elle est connue pour avoir été la seule femme, ancienne présidente du Conseil constitutionnel, à avoir reçu la prestation de serment d’un président de République entrant. L’ex-épouse de Fara Ndiaye, ancien député du Parti démocratique sénégalais (Pds) a tiré sa révérence à Lomé (Togo) en 2015, laissant derrière elle 43 ans de service.
Auparavant la haute magistrate sénégalaise d’origine allemande et togolaise a été juge suppléante au Tribunal de première instance de Dakar, puis avocate générale près la Cour d’Appel de Dakar, avocate générale près la Cour Suprême. Par la suite, la diplômée en Droit de l’université de Paris a cumulé les postes de présidente de la Chambre pénale de la Cour de cassation sénégalaise et d’inspectrice générale des tribunaux.
A rappeler que Mireille Ndiaye est la mère de Sibeth Ndiaye, la conseillère en communication d’Emmanuel Macron pendant la campagne électorale 2016-2017. Elle fut par la suite conseillère presse pour les affaires nationales du président français puis porte-parole du gouvernement avant de se retirer définitivement de la politique en 2020.
Marie-José Crespin, du marteau de juge aux perles rares
La magistrate Marie-José Crespin est la première femme à avoir siégé au sein du prestigieux Conseil constitutionnel. Elle est nommée membre de ladite juridiction par décret présidentiel n°92-919 du 17 juin 1992. Elle est née au Bénin d’un père métis de Saint-Louis et d’une mère française. Descendante de « signares » (bourgeoises métisses durant l’époque coloniale), cette dame à la chevelure de neige compte des ancêtres parmi les premiers Français venus s’installer dans l’ancienne capitale du Sénégal, en 1790. Chez elle, le droit est un héritage familial. Son père, Alain, était avocat à la Cour de Cassation de Paris, son grand-père, Germain, avait été chargé d’installer la justice au Dahomey, son arrière-grand-père Jean-Jacques, fut l’un des premiers conseils commissionnés (avocats) du Sénégal, et le père de ce dernier, Germain, fut assesseur au tribunal de Saint-Louis. Et son frère, Yves Crespin, avocat au barreau de Paris, poursuit la tradition familiale.
Mais c’est à Gorée, où elle habite depuis vingt-trois ans, que Marie-José Crespin a choisi de se consacrer. C’est elle qui fut à l’initiative de « Portes ouvertes sur les cours et ateliers de Gorée » en juin 2003. Une opération destinée à faire connaître le patrimoine intérieur de l’île ainsi que ses artistes plasticiens. L’ex-magistrate s’engage également pour la protection de la nature de Gorée, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Elle aurait aimé être archéologue, elle est devenue créatrice de bijoux. Elle redonne vie aux perles du néolithique, à celles de l’époque médiévale et à d’autres encore, plus contemporaines. Collectionneuse de perles rares, elle réalise avec soin et minutie des créations uniques.
Monument de l’histoire sénégalaise, elle reste secrète et simple.
DÉCÈS DE BOUSSO DIAO FALL
Le Conseil Constitutionnel perd un de ses sept sages. Anciennement Procureur à la Cour d’appel de Saint Louis, elle est la seule femme membre du Conseil Constitutionnel depuis 2017.
Le Conseil Constitutionnel perd un de ses sept sages. Mame Bousso Diao Fall, membre du Conseil constitutionnel, est décédée. Anciennement Procureur à la Cour d’appel de Saint Louis, elle est la seule femme membre du Conseil Constitutionnel depuis 2017.
6e Sage, elle avait prêté serment, le 29 juin 2017, auprès de Seydou Nourou Tall, suite à la réforme constitutionnelle proposée par le Chef de l’Etat, Macky Sall, à la faveur du référendum du 20 mars 2016, portant, entre autres points, sur l’augmentation du nombre de membres, de cinq (5) à sept (7), du Conseil constitutionnel.
Après Mireille Ndiaye, qui avait reçu le serment de Me Abdoulaye Wade, élu président en 2000, la défunte était la deuxième femme à intégrer l’Institution.
Lors des élections nationales (présidentielles ou législatives), le Conseil Constitutionnel reçoit les résultats provisoires proclamés par les Cours d’appel, statue sur les éventuels recours et réclamations et proclame les résultats définitifs.
La levée du corps est prévue à l’hôpital Fann, à partir de 14 heures, ce lundi après-midi, avant l’enterrement au cimetière musulman de Yoff.
LA CHRONIQUE DE PAAP SEEN
NOTES DE TERRAIN (1)
EXCLUSIF SENEPLUS - Notes de terrain s'arrête pour un moment - Retrouvez toutes les chroniques de notre éditorialiste Paap Seen - Merci aux lecteurs et aux lectrices
Il y a un an, presque jour pour jour, « Notes de terrain » devenait un rendez-vous hebdomadaire sur SenePlus. Chaque dimanche, je parlais de mes rencontres. Je disais mes expériences. Je faisais des commentaires sur des sujets divers. J’ai décidé de prendre une pause. Retrouvez, ci-dessous, toutes les chroniques. Merci aux lecteurs et aux lectrices.