SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
3 avril 2025
Femmes
FATOU N'DIAYE, L'ÉCLAIREUSE DE LA BEAUTÉ NOIRE
Originaire du Mali et du Nigeria, la Parisienne de 43 ans est l’une des premières blogueuses à avoir sublimé la beauté des femmes noires de France dès 2007
Le Monde Afrique |
Mustapha Kessous |
Publication 31/12/2020
Son histoire rappelle la chanson de Nina Simone, To be young, gifted and black (« Etre jeune, doué et noir »). Un des hymnes qui a célébré le mouvement de la fierté noire aux Etats-Unis dans les années 1970. D’ailleurs c’est cette fierté-là qui résonne dans les phrases de Fatou N’Diaye.
La Parisienne de 43 ans, fille d’un père malien et d’une mère nigériane, est l’une des premières blogueuses qui a écrit sur la beauté des femmes noires en France, il y a près d’une quinzaine d’années. Aujourd’hui encore, son site « Black beauty bag » enregistre, selon elle, 200 000 pages vues chaque mois. Et avec plus de 150 000 abonnés sur Instagram, et 130 000 sur Facebook, cette « créatrice de contenus », comme elle préfère se définir, a su se faire un nom, respecté par la jeune génération d’influenceurs comme par l’ancienne. D’ailleurs, ses fans n’ont de cesse de la remercier pour avoir mis en avant la « beauté noire » et la liberté de s’affirmer telle quelle.
Mais il lui en a fallu de l’obstination pour parler de cette thématique hautement inflammable et résister aux critiques qui l’estampillaient de « militante », de « black panther », de « communautaire », ou encore d’« Angela Devis de la beauté ». Quand elle a commencé à écrire son journal intime sur Skyblog, le 7 juillet 2007, Fatou N’Diaye ne s’étaitpas rendu compte à quel point la « beauté noire » était dépréciée. A cette époque, ce n’était même pas un sujet : ces deux mots se conjuguaient à peine, raconte-t-elle aujourd’hui, fichu sur la tête, installée sur son canapé pour notre entretien vidéo. Etait-ce alors si étonnant d’entendre des « compliments » du genre « tu es belle pour une Noire » ? « Quand j’ai créé mon blog, c’était pour dire “Je suis noire, je m’aime, et j’ai envie de parler de la réalité d’être une femme noire dans une société qui n’est pas faite pour elle”, explique-t-elle.Ça va au-delà d’une histoire de rouge à lèvres. »
« Je n’apparaissais nulle part »
Elle le dit sans hésiter : elle aurait bien voulu avoir 20 ans aujourd’hui, se balader dans les couloirs d’un grand magasin de maquillage et trouver facilement toutes les nuances de fond de teint faites pour les peaux sombres, n’avoir que l’embarras du choix… Car comme elle le résume, « on est passé de rien du tout à beaucoup trop ».
Quand Fatou avait 20 ans et qu’elle avait besoin de conseil sur la façon de prendre soin de sa peau ou de ses cheveux, elle avait bien du mal à trouver des modèles. « Quand je regardais les magazines, je ne voyais personne me ressembler. J’avais l’impression que la femme noire n’existait pas dans l’espace public. On me disait que j’étais française mais je n’apparaissais nulle part », se souvient-elle. Et… « si les femmes noires n’étaient pas représentées, cela signifiait qu’on ne nous considérait pas comme des personnes qu’on avait envie de voir », assène-t-elle. D’où son envie de contribuer à les rendre visibles tout en rappelant « qu’être noire n’est pas une malédiction ». « Les gens avaient besoin d’entendre ça », se souvient-elle.
Car, au-delà de partager ses astuces et conseils beauté, le travail de Fatou a été de déconstruire tout un discours que « même les Noirs » avaient « intériorisé ». « Beaucoup ont la haine de soi », regrette-t-elle et, pour preuve, elle rappelle que le premier acte de beauté au sein de la diaspora africaine est de se défriser les cheveux. « Etre belle, c’est forcément avoir les cheveux lisses et non crépus parce qu’on les considère comme moche », déplore-t-elle.
La découverte macabre a été faite par la famille de la victime à la rue ’’Kognou Bagarre’’. Selon les premières informations recueillies, la fille a été violée avant d’être tuée.
Une jeune fille âgée de 23 ans a été retrouvée morte dans sa chambre, hier, dans l’après-midi. La découverte macabre a été faite par la famille de la victime à la rue ’’Kognou Bagarre’’. Selon les premières informations recueillies, la fille a été violée avant d’être tuée.
La police s’était déplacée sur les lieux du drame pour les besoins de constat. Une enquête a été ouverte par le commissariat de Niary Tally.
AFRIQUE : LES 10 EVENEMENTS MARQUANTS DE L'ANNEE
France 24 vous propose un retour sur les temps forts qui ont marqué l’actualité du continent.
De la réélection d'Alassane Ouattara au coup d'État au Mali, en passant par les combats dans la région rebelle du Tigré, en Éthiopie, l'Afrique a connu une année 2020 mouvementée. France 24 vous propose un retour sur les temps forts qui ont marqué l’actualité du continent.
La réélection contestée de Faure Gnassingbé au Togo
L'année politique en Afrique a débuté au Togo, le 22 février, par un vote. Sans surprise, le président sortant Faure Gnassingbé, qui briguait un quatrième mandat, a été largement réélu dès le premier tour de la présidentielle avec 72,36 % des suffrages exprimés, contre 4.35 % pour son adversaire ,Jean-Pierre Fabre, et 18.37 % pour le chef de file de l'opposition, Agbéyomé Kodjo. Ce dernier a dénoncé des fraudes et revendiqué lui aussi la victoire.
Le vote s'est déroulé sans violence, mais la société civile a recensé des bourrages d'urnes et des inversions de résultats. Des délégués de l'opposition se sont également vu refuser les accès dans certains bureaux de vote, selon l'opposition, et Internet a été coupé par intermittence dans la capitale ou totalement dans certaines régions sensibles. Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, le général Gnassigbé Eyadéma, qui avait lui-même dirigé le Togo pendant 38 ans, a toujours été réélu lors de scrutins très contestés par l'opposition.
L'arrestation de Félicien Kabuga, financier présumé du génocide au Rwanda
L'homme d'affaires rwandais Félicien Kabuga, considéré comme le financier présumé du génocide de 1994 au Rwanda et activement recherché par la justice internationale depuis vingt-cinq ans, a été arrêté le 16 mai, dans les Hauts-de-Seine, en région parisienne. Ce Rwandais de 87 ans, selon ses dires, est accusé d’avoir financé les milices hutues responsables du génocide de 1994. Il devait être remis à Arusha, en Tanzanie, pour y être jugé par le le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui possède une division à Arusha, mais il a finalement été transféré fin octobre au Tribunal pénal international de La Haye.
Ancien président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsis, Félicien Kabuga conteste l'intégralité des sept chefs d'inculpation qui le visent. Il est également soupçonné d'avoir contribué, en 1993, à l'achat massif de machettes qui seront distribuées aux miliciens en avril 1994, une accusation qui appuie la thèse d'une planification du génocide, jamais tranchée par la justice internationale, au grand dam de Kigali.
Évariste Ndayishimiye vainqueur de l'élection présidentielle au Burundi Le général Évariste Ndayishimiye, le candidat du parti au pouvoir au Burundi, a été proclamé, le 25 mai, vainqueur de l'élection présidentielle par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), avec 68,72 % des voix. Le principal candidat de l'opposition, Agathon Rwasa, président du Conseil national pour la liberté (CNL), a qualifié ces résultats de "fantaisistes" et accusé le pouvoir de "tricherie" et de "pure manipulation". Maintenues malgré la pandémie de coronavirus, ces élections se sont globalement déroulées dans le calme, mais le CNL a dénoncé les pressions exercées sur ses assesseurs, dont certains ont été arrêtés, ainsi que des fraudes massives.
Âgé de 52 ans, Évariste Ndayishimiye a succédé au président Pierre Nkurunziza. Au pouvoir depuis 2005, celui-ci avait décidé de ne pas se représenter pour un quatrième mandat, et l'avait adoubé comme son "héritier". Sa candidature à un troisième mandat très controversé en 2015 avait plongé son pays dans une crise politique majeure, qui a fait plus de 1 200 morts et contraint 400 000 Burundais à l'exil. Pierre Nkurunziza est mort quelques jours après les élections présidentielles, le 8 juin, victime d'une attaque cardiaque.
La mort du chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique et de son chef militaire au Sahel Il était l'un des principaux chefs de la nébuleuse islamiste sahélo-saharienne depuis une vingtaine d'années. Le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel, a été tué par l'armée française lors d'une opération, le 3 juin, dans le nord du Mali. Il commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel. Ancien du GIA (Groupe islamique armé) algérien, Droukdel, avait pris en 2004 la tête du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rebaptisé Aqmi trois ans plus tard. Il a participé à l'offensive jihadiste de 2012 lancée du nord du Mali vers la capitale Bamako, offensive à laquelle l'armée française a mis fin avec l'opération Serval début 2013. Abdelmalek Droukdel a été remplacé par l'Algérien Abou Oubaïda Youssef al-Annabi à la tête de l'organisation.
Quelques mois plus tard, toujours dans le cadre de l'opération Barkhane, la France a annoncé, le 13 octobre, avoir tué le chef militaire de la branche sahélienne d'Al-Qaïda, le Malien Bah ag Moussa, dans le nord-est du Mali. L'ancien officier de l'armée malienne, également connu sous le nom de Bamoussa Diarra, était un lieutenant d'Iyad Ag Ghali, le chef touareg du Rassemblement pour la victoire de l'islam et des musulmans (RVIM), lié à Al-Qaïda. Il avait déserté dès 2012 pour rejoindre la rébellion et fonder avec Iyad ag Ghali le groupe jihadiste Ansar Dine, devenu RVIM (ou GSIM ou JNIM, selon l'acronyme retenu) à la faveur d'une fusion avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d'autres groupes islamistes.
La disparition du Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly et la réélection controversée d'Alassane Ouattara
À moins de quatre mois de la présidentielle, la Côte d'Ivoire a vécu un coup de tonnerre. Le pays a perdu, le 8 juillet, son Premier ministre et candidat désigné du parti au pouvoir, Amadou Gon Coulibaly, décédé d'une crise cardiaque. Alors que le président sortant Alassane Ouattara ne devait pas se représenter, sa disparition a rebattu les cartes en vue des élections. Le chef de l'État sortant a finalement décidé de se porter candidat à un troisième mandat invoquant un "cas de force majeure" et un "devoir citoyen", après le décès de son Premier ministre.
Malgré de vives contestations, Alassane Ouattara a obtenu le 31 octobre un troisième mandat présidentiel dès le premier tour avec 94,27 % des voix, au terme d'un scrutin boycotté par l'opposition et marqué par des violences qui ont fait 85 morts entre les mois d'août et novembre. L'opposition ivoirienne a annoncé dans la foulée la création d’un "Conseil national de transition". Les violences ont cessé après une rencontre le 11 novembre entre le président Ouattara et le chef de l'opposition, l'ancien président Henri Konan Bédié, mais l'opposition continue à contester le résultat du scrutin. Lors de son discours d'investiture, Alassane Ouattara l'a invité au "dialogue", promettant une reprise des négociations sur la commission électorale en vue des législatives du premier trimestre 2021.
La chute d'IBK au Mali et la libération d'otages, dont la Française Sophie Pétronin
Contesté dans la rue pendant plusieurs mois, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), a été renversé par un coup d'État militaire, dans la nuit de mardi 18 à mercredi 19 août. IBK a annoncé sa démission et la dissolution du gouvernement et du Parlement, après son arrestation par des soldats, à la suite d'une mutinerie sur la base militaire de Kati, aggravant la crise dans laquelle était plongé le pays, confronté à une insurrection jihadiste et une vague de protestations. Sous la menace de sanctions internationales, les officiers ont finalement remis le pouvoir entre septembre et octobre à un gouvernement intérimaire, censé diriger le pays pendant 18 mois avant la tenue d'élections. Un mois après le coup d'État, l'ancien ministre de la Défense Bah Ndaw a été nommé président du Mali par intérim.
Dans le cadre de négociations en vue de leur libération, plus d'une centaine de jihadistes condamnés ou présumés ont été relâchés.
Une présidentielle sous tension en Guinée
Après une campagne vindicative et fiévreuse, le premier tour de la présidentielle guinéenne s'est tenue le 18 octobre dans un climat de tension extrême alimenté par des contestations contre la candidature d'Alpha Condé, élu en 2010 et réélu en 2015. Pendant des mois, l'opposition, menée notamment par Cellou Dalein Diallo, s'est mobilisée contre la perspective d'un troisième mandat du chef de l'État âgé de 82 ans. La contestation, lancée en octobre 2019, a été durement réprimée. Des dizaines de civils ont été tués. Alpha Condé a finalement été réélu avec 59,49 % des voix. La Cour constitutionnelle a rejeté par la suite les recours de Cellou Dalein Diallo, et de trois autres des douze candidats à la présidentielle du 18 octobre.
Lors de son discours d'investiture, Alpha Condé a appelé ses concitoyens à "oublier le passé" et à se tourner vers un "avenir d'unité et d'espérance". "J'exhorte chacun d'entre vous à oublier le passé qui divise, au profit d'un avenir d'unité et d'espérance", a-t-il déclaré, affirmant sa "conviction que la Guinée se fera avec tous les Guinéens", en présence d'un parterre de chefs d'État africains.
La longue absence du président algérien Abdelmadjid Tebboune positif au Covid-19Le 24 octobre, le président algérien Abdelmadjid Tebboune s'est mis volontairement à l'isolement après avoir été en contact avec des responsables contaminés par le coronavirus. Il a ensuite été admis le 28 octobre dans "l'un des plus grands établissements spécialisés" d'Allemagne après avoir contracté le virus. Pendant plusieurs semaines, son état de sa santé a alimenté les rumeurs et les interrogations sur la direction du pays. Son absence a replongé l'Algérie dans les affres humiliantes de la fin du règne de son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika. Frappé par un AVC en 2013, ce dernier avait continué, impotent et aphasique, à assumer la charge présidentielle, avant d'être chassé du pouvoir en avril 2019 par le mouvement de contestation antirégime Hirak.
Abdelmadjid Tebboune est finalement apparu, le 13 décembre, à la télévision publique pour la première fois depuis près de deux mois, et six semaines après son hospitalisation en Allemagne. "Je suis en convalescence. Cela va prendre encore deux ou trois semaines pour que je reprenne mes forces physiques", a déclaré le président âgé de 75 ans, visiblement amaigri, dans un "discours au peuple" prononcé au lendemain du premier anniversaire de sa victoire électorale. Officiellement, il tient toujours les rênes de l'État, mais il n'a pu exercer aucune de ses prérogatives depuis près de deux mois : il n'a pas promulgué la nouvelle Constitution – projet phare de son programme électoral –, ni signé la loi de finances 2021.
Le conflit au Tigré en Éthiopie
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclenché une opération militaire le 4 novembre contre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui dirige cette région dissidente du nord du pays. Il les a accusés de chercher à déstabiliser le gouvernement fédéral et d'avoir attaqué deux bases militaires éthiopiennes dans la région, ce que nient les autorités tigréennes. Après plusieurs semaines de combats, le gouvernement éthiopien a affirmé, le 28 novembre, avoir repris le contrôle de cette région, dont sa capitale Mekele. La chute de cette ville était un objectif majeur de la "dernière phase" de l'intervention militaire, qui incluait aussi l'arrestation des leaders tigréens, désormais "chassés" par l'armée.
La communauté internationale s'est inquiétée depuis le début du conflit de possibles "crimes de guerre" en Éthiopie et a tenté, sans succès, de faire pression sur Abiy Ahmed, lauréat du prix Nobel de la paix 2019, pour qu'il accepte une médiation. Les Nations unies ont aussi réclamé un accès rapide à cette zone, qui compte plus de 5 millions d'habitants, dont 600 000 étaient dépendants de l'aide humanitaire avant les affrontements. Un premier convoi est arrivé le 12 décembre avec des médicaments et du matériel médical pour soigner plus de 400 blessés, ainsi que des articles pour le traitement de maladies courantes et chroniques. Près de 50 000 habitants du Tigré ont fui au Soudan voisin et un nombre indéterminé ont été déplacés à l'intérieur de l'Éthiopie.
L'enlèvement des lycéens de Kankara au Nigeria
L'enlèvement de centaines de lycéens dans le nord-ouest du Nigeria a suscité la stupeur un peu partout dans le monde. Plus d'une centaine d'hommes armés à moto ont attaqué, le 11 décembre, une école rurale située dans la ville de Kankara, dans l'État de Katsina. Dans un message de propagande, le chef du groupe jihadiste Boko Haram a revendiqué ce rapt. Les forces de sécurité nigérianes ont finalement réussi à libérer une semaine plus tard plus de 340 adolescents. Lors de l'opération, elles ont encerclé la zone où les jeunes gens étaient détenus, avec pour instruction de ne pas tirer un seul coup de feu.
Ce rapt, qui ranime le spectre de l'enlèvement de plus de 200 jeunes filles à Chibok en 2014 est un terrible camouflet pour le président nigérian Muhammadu Buhari, originaire de l'État de Katsina. Le chef de l'État arrivé au pouvoir en 2015 avait fait de la lutte contre Boko Haram sa priorité. L'organisation terroriste et sa branche dissidente, le groupe État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), actifs dans le nord-est du Nigeria, ont fait plus de 36 000 morts en dix ans de conflit et deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.
APRES 20 ANS, JE L'AVOUE... J'AI JETE L'EPONGE
Juliette BA “je n’ai plus d’utérus, mon mariage secoué, mes comptes vides, mon égo maltraité”
Salaam à tous …
Je suis vraiment très touchée du post paru dans ce groupe. Cet hommage était juste waouh !!!
Oui je suis Juliette BA alias …
Juliette MissEndopositive
Juliette Ba Lifestyle
J’ai effectivement commencé ma carrière à SUD FM en 1995 ou je présentait la matinale en alternance avec Ama Soya Sakho. J’avais 19 ans.À l’époque j’étais en fac de philo à l’UCAD au département dirigé par O. Kane…J’ai ensuite intégré la rédaction de Sud aux côtés de Michel Diouf, Sakhou Faye, Pascal Faye etc … où je suis passée au reportage et à la présentation des différents journaux.
J’ai quitté Sud en 2002. Après un break de deux ans à Paris. ( où je commence à écrire pour le magazine Miss Ébène)En parallèle j’ai participé à l’aventure TRACT avec Ibou Fall le Dir pub. Je signais : Doc Gynéco
Nous sommes en 2004. J’ai 28 ans.Je présente un magazine sportif : SPORTS 2S où je m’efforce d’être la voix de TOUTES les fédérations … Lorsque naît 2STV je deviens Directrice de la rédaction, recrute des journalistes et mets en place un certain nombre d’émissions : Bantamba, Senseï, Courses hippiques et mon bébé SPORTS 2S continue de grandir : …
Je pose également un baluchon sur Radio Nostalgie … on m’entends les mercredi dans EN FILIGRANE et les jeudi dans CALIENTE.Je propose un nouveau concept à 2S : LA MATINALE. On fait bien des matinales à la radio non ?Eh non …Malgré un très joli pilote, la direction ne me suis pas … ”
Donc les gens vont se lever à 4h du matin pour venur blablater de bougies, de bouquins et de bien-être sur un plateau, quoi !”(Il faut croire que oui… mais quelques années plus tard
Je suis mon père de substitution M. Baal, lorsqu’il réintègre la RTS et est nommé directeur de la télévision …On me confie la présentation du JT de 23h. Puis le 13h. D’abord les week-end, puis la semaine. Comme j’aime le matin, je propose à Baal mon éternel tranche horaire… Samay rabb bougouniu ma nelaw …
Baal me fait confiance : Ainsi naît Kinkeliba…Réveiller les gens le matin, dans la joie et la bonne humeur, mon kiff depuis Sud fm…Quelques mois plus tard me voilà repartie pour d’autres horizons… Lorsque Baal me demande qui pourrait reprendre les rennes de la matinale … Je lui chuchote : Sarah Cissé… Juliiette BA “je n’ai plus d’utérus, mon mariage secoué, mes comptes vides, mon égo maltraité…” Cette fois ce sera la RDC. Goma puis Bukavu. Là bas c’est la guerre… et je suis tout sauf correspondante… de guerre.Donc… Je vais mettre le journalisme entre parenthèses…
Passionnée depuis toujours par le bien-être, Je décide de faire une formation en Hygiène vitale et en Naturopathie. Une certification en réflexologie, une en Aromathérapie, une autre en diététique et Nutrition option Rééquilibrage alimentaire et je passe un diplôme de Professeur de Yoga.Tout cela m’aide beaucoup dans la gestion de l’Endométriose, maladie dont je souffre depuis l’âge de 14 ans et qui m’envoie régulièrement à l’hôpital, me laissant sans force et démoralisée…
En 2010, je rentre à Dakar, j’ouvre mon Centre de Mieux-Être, L’EVEIL, je donne des consultations naturopathiques, des cours de yoga et commence mon aventure de Coach…Je renoue également avec mes vieilles Amours sur Nostalgie… Caliente redémarre !En parallèle je suis recrutée par une nouvelle télévision AFRICA 7 : J’y présente la Matinale et un magazine des sports.
Tout se passe à merveille mais rapidement la mauvaise gestion et les difficultés financières vont entraîner une vraie catastrophe “humanitaire”. Je quitte le navire avant le naufrage et je renonce à tous mes arriérés de salaire.Sur Nostalgie c’est aussi le naufrage financier. Mon salaire pour la Matinale que je présente n’est plus payé depuis 6 mois. Je travaille pour la gloire et les auditeurs …C’est la dégringolade…Un matin mon téléphone sonne.La Directrice du bureau ivoirien de Vox Africa Télévision recherche quelqu’un pour s’occuper de la Rédaction …Je réfléchis…6 mois que j’ai quitté Africa 7 et Nostalgie…je balance mon CV un peu partout …Plus rien …Je donne mes cours de yoga et mes consultations naturo.J’ai des expats, quelques libanais…La plus part de mes soeurs sénégalaises mettent une fortune dans leur perruques et leurs vêtements mais trouvent que mes tarifs sont trop chers…Le jour où le fils d’une célébrité regarde mon CV et me sors : c’est intéressant, on va vous rappeler, je me dis que je n’ai plus rien à perdre …Me voilà dans le premier avion, direction Abidjan …
Là, ma distribution de CV porte ses fruits.Personne ne me reproche plus d’être assimilée, toubabée ou avant-gardiste …Au contraire on salue mon originalité en m’offrant la matinale en co-présentation sur Nostalgie Abidjan…On salue mon coté “choko” et intello en m’offrant la présentation de Génies en Herbe.Et consécration je présente une émission sur TV5 MONDE : “Ça Roule”. Un programme Auto et Tourisme. Je fais le tour du monde, rencontre plein de gens, essaye plein de voitures … Je me remarie. 3e mariage, cette fois c’est le bon …Le bébé ne vient pas mais ce n’est pas grave …Et puis un jour la maladie s’intensifie… Les douleurs deviennent insupportables…Et tout s’enchaîne : Septicémie, Réanimation, HystérectomieJe perd mon travail…La télé, la radio, les contrats de com, les contrats publicitaires …Me voilà bloquée en France pour de longs mois…Mon pauvre corps fatigué de toutes ces interventions chirurgicales … Mes neurones, fossilisés par toutes ces anesthésies générales …Mon mariage secoué, mes comptes vides, mon égo maltraité…
Seule mon Âme sage, accepte car elle sait que les voies et méthodes du Tout-Puissant sont justes impénétrables …Longue convalescence.Les mois s’écoulent, finalement je m’installe en France.Dans l’anonymat le plus total, sans famille, sans amis, juste mon mari… Je réapprends à bouger, à marcher…Je suis diminuée, je n’ai plus d’utérus, je ne serai jamais biologiquement Maman… mais je suis tellement reconnaissante d’être en vie .
Arrive 2020. Le Covid, le Confinement…Prise de conscience, Mélancolie du ventre définitivement vide… Je cherche du travail mais la période est peu propice et mon réseau trop peu développé…Même pour du baby sitting, des ménages, de la vente… On m’ignore, on me parle mal, on me méprise …Trop âgée, mais surtout “Over qualifiée”Moi je veux juste travailler …Quelques mois plus tard j’entre en Vraie déprime, puis en DÉPRESSION. Ça dure plusieurs mois…Plusieurs propositions et promesses professionnelles qui n’aboutissent pas…J’envisage un temps de rentrer. J’active mes réseaux au bled.Des promesses, encore des promesses …Je suis sous l’eau…Et je sens que ça devient confortable …Je me délecte de mes peines et je lèche mes plaies, comme un animal blessé. Moi la Coach Mieux-Être, je prends 10 kilos. Pinaisss ! 10 kilos de blessures réouvertes, de détresse et de désolation. Je suis désorientée…Mon Estime de moi est en sourdine…Je vais mettre du temps à remonter la pente …Zoyeux DimanSs
Mais après la pluie vient toujours le beau temps …Les clientes de mes coaching sont là… Elles ne m’ont jamais lachées… Me sollicitant alors que je suis au plus bas…Je ne sais plus qui coache qui mais ce qui est sûr, c’est quechacune m’aide à guérir…
Je garde la foi, qui me guide et me porte.Les “gros” clients arrivent petit à petit…On me fait de vrais contrats… Grâce à moi les gens perdent du poids, réparent leur mariage, retrouvent la joie de vivre …La Coach Mieux-Être renaît de ses cendres…Je reperds mes dix kilos, me remets au sport…J’ai 44 ans.Je revis !
Les Médias sont désormais loin derrière. Mais la Vie m’offre tous les jours de nouvelles opportunités de faire comprendre aux gens l’importance de toujours garder la foi et ne jamais baisser les bras et surtout de comprendre à quel point prendre soin de mes délicieuses imperfections reste primordial …Je crée d’ailleurs deux coaching et deux groupes facebook :“Ronde, Belle et en Bonne Santé”Et“Délicieusement Imparfaite”Ainsi que deux chaînes Youtube“Mademoiselle Endo, Vivre avec l’Endométriose” et“Coach Juliette, la Go du Bled”Alors je voulais vous dire MERCI.Par cet hommage vous m’avez mis du baume au coeur. Un vrai réconfort …MERCI !Ce n’est pas simple d’être une pseudo ” star des médias” au Sénégal. La célébrité ne paye pas le loyer et est loin de garantir le confort matériel. Surtout lorsque tu te bats pour rester intègre et apolitique et que tu n’optes pas pour la promotion canapé…C’est épuisant de faire du kharmatt une seconde nature… C’est épuisant de prendre sur ses heures de sommeil pour écrire ou corriger des articles, rédiger des discours, présenter des évènements quand tu dois te reveiller à 4h30 pour présenter la matinale.Tous les projecteurs sont braqués sur toi… Tout le monde pense que tu roules sur l’or parceque l’on te voie à la Télé…Et c’est épuisant de se ” prostituer” en acceptant des tarifs toujours plus bas… pub, voix off, MC… il y en aura toujours une pour accepter un plus petit cachet. Alors tu acceptes. Tu supportes les délais, les boîtes vocales, les appels sans réponses…Tu fais bonne figure et tu souris même si tes comptes sont dans le rouge … Même si tu n’es pas solvable, Même si tu n’es pas propriétaire et que tu n’as pas de voiture haut de gamme …Et un jour, lasse, démotivée, vidée… tu t’en vas vers d’autres horizons…Alors ne jugez pas trop durement tous ces journalistes et animateurs qui se sont envolés pour d’autres contrées … vers des jardins un tantinet plus verts …Pour aller cueillir leurs rêves …De 1995 à 2015 je me suis battue comme une lionne pour nourrir la presse et les médias sénégalais … Et après 20 ans je l’avoue… j’ai jeté l’éponge … C’était elle ou moi, bilaay…
UN POLITICIEN SANS AMBITIONS ?
En tant que ‘’femme politique’’, Aminata Touré dit avoir de l’ambition. Elle ne la cache pas. Seulement, pour l’ancien Premier ministre, chaque chose en son temps.
En tant que ‘’femme politique’’, Aminata Touré dit avoir de l’ambition. Elle ne la cache pas. Seulement, pour l’ancien Premier ministre, chaque chose a son temps. À la question, de nos confrères de Jeune Afrique, à savoir si elle a des ambitions présidentielles, la prédécesseure d’Idrissa Seck à la tête du CESE note que le moment d’aborder cette question n’est pas encore venu.
Pour l’ex Premier ministre, “en politique, l’ambition n’est pas un délit, au contraire”. Mimi Touré estimé même que les politiciens qui n’ont pas d’ambitions sont ceux qui ne disent pas la vérité. ‘’Dans un système politique concurrentiel, on ne reste pas assis à regarder passer les trains. Un politicien sans ambitions, c’est un politicien qui ne vous dit pas la vérité. Bien sûr, encore faut-il que cette ambition dévorante et ne vous conduise pas à la déloyauté. Mais elle est le signe qu’on souhaite passer à une étape ultérieure, pour être encore plus utile au pays. Personnellement, je suis pour que l’on célèbre l’ambition saine. Concernant les ministres qui ont quitté leur fonction, c’est à eux de définir comment ils se projettent pour la suite”, a déclaré Mimi Touré.
À propos des ambitions présidentielles qu’on lui prête, Aminata Touré préfère reporter sa réponse. Dans un discours clair obscur, elle lancé : « Nous en parlerons en temps voulu. J’ai déjà dit que ce débat me paraissait prématuré. Tant de défis se posent à nous, notamment avec cette pandémie, qu’on ne va pas faire de la politique du matin au soir pendant les trois prochaines années. On peut s’exprimer sur des positions de principe, on peut rassembler ses amis, mais les ambitions politiques des uns et des autres ne sauraient devenir l’activité numéro 1 du pays comme s’il s’agissait de sa production nationale brute. »
Également interpellée sur la CREI, dont le budget a été porté à 1 milliard FCFA pour l’exercice 2021 alors qu’elle n’a plus porté de jugement depuis 2015, Mimi Touré, ancienne ministre de la Justice, dit assumer sans ambages les décisions prises sous son magistère, en prenant le soin de préciser la date de son départ, en septembre 2013, après avoir mené des réformes telles que le double degré de juridiction ou la réflexion menée pour remplacer la CREI par un Parquet financier intégré aux juridictions de droit commun.
414 PROCÉDURES, AUCUNE CONDAMNATION
Dans une semaine, la loi criminalisant le viol et la pédophilie va avoir une année d’existence dans l’armada judiciaire sénégalaise.
Dans une semaine, la loi criminalisant le viol et la pédophilie va avoir une année d’existence dans l’armada judiciaire sénégalaise. Depuis le vote de cette loi, le 31 décembre, 2019, 414 procédures relatives à ces faits ont été enclenchées dans 12 des 14 tribunaux de grande instance du pays. L’autre constat est, jusqu’ici, aucune décision de condamnation pour viol n’a été prise par un juge.
Mais, il y a une recrudescence des cas dénoncés. Ce qui n’est pas mal, selon la présidente de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs). « Il y a plus de dénonciation. Parce qu’avant, il y avait une omerta très grave. Beaucoup de cas sont passés sous silence. Les associations de défense des droits de la Femme ont fait beaucoup de campagnes de sensibilisation des masses pour que ces faits soient dénoncés. Ce sont ces campagnes qui sont en train de porter leurs fruits », a déclaré Aby Diallo.
Certes, la loi criminalisant le viol n’est pas mauvaise, estime Abou Sy. Mais, le psychiatre pense qu’il faudrait aller au-delà. « Il y a un nombre de cas importants qui ne sont pas portés devant la justice », regrette-t-il. Pour lui, bon nombre de ’’violeurs’’ trainent d’autres pathologies psychique qui nécessitent des traitements.
Après son adoption, cette loi criminalisant le viol avait suscité beaucoup d’espoir chez les associations féministes. Douze mois après, le sentiment le mieux partagé est que le viol est toujours là. Pour l’éradiquer définitivement, la présidente de l’Ajs demande : « une application rigoureuse de la loi. Il faudrait également une dénonciation systématique de ces cas. Parce que, si la dénonciation est faite et que la loi est appliquée, nous allons avancer. L’effet dissuasif sera nécessairement au rendez-vous. La loi doit être acceptée. Mais, on ne sent pas cette acceptation dans certains milieux. C’est ça qui n’est pas compréhensible dans une société où on dit que le droit des femmes est respecté ».
VIDEO
ABORDER LA QUESTION DE LA RESTITUTION DES OEUVRES CULTURELLES AFRICAINES SANS ANIMOSITÉ
Fatoumata Sissi Ngom, invite à travers son roman "Le silence du totem", à traiter la problématique de la restitution des œuvres d’art spoliées - une étape primordiale pour la remise sur pieds du continent africain - d'égal à égal avec l'Occident
Invitée de l’émission Le Dimanche Soir du week-end dernier sur la RTS, Fatoumata Sissi Ngom, analyste de politiques climatiques, écrivaine, et ingénieure en mathématiques et en informatique, expose ses vues sur l’actualité de la restitution des oeuvres d’art africain, à travers son roman prémonitoire Le silence du totem, publié en avril 2018, et dont l’intrigue se déroule au Musée du Quai Branly à Paris et à Khalambass un village dans la région de Kaolack.
A travers des échanges denses et dynamiques avec Alioune Ndiaye et son chroniqueur Ibrahima Silla, le roman et l’actualité de la restitution ont été analysés d’un point de vue politique et culturel, mais d’autres facettes du livre de Fatoumata Sissi ont été abordées, à savoir la dénonciation d’une hiérarchisation biologique nocive de la société, le marxisme-léninisme, l’usage de substances illicites en milieux stressants, et la phagocytose culturelle, terme employé par l’auteure.
Pour Fatoumata Sissi Ngom, la restitution des œuvres d’art spoliées est une étape primordiale pour la remise sur pieds du continent africain, et selon elle, il est surtout primordial de traiter le sujet d’égal à égal avec les contreparties occidentales.
LES CHIFFRES EFFARANTS DU VIOL AU SÉNÉGAL
En une année de criminalisation, 414 procédures de viol ont été enclenchées dans 12 des 14 tribunaux de grande instance du pays. Si on les compare avec les années précédentes, le viol, malgré la criminalisation, est en hausse
T. Marie Louise N. Cissé, Pape Ousseynou Diallo, Bernadette Sène et Abdou Mbodj |
Publication 24/12/2020
En une année de criminalisation, 414 procédures de viol ont été enclenchées dans 12 des 14 tribunaux de grande instance du pays. Si on les compare avec les années précédentes, le viol, malgré la criminalisation, est en hausse. Au cours de l’année judiciaire, 565 cas d’infractions à caractère sexuel (viol, attentat à la pudeur…) alors que pour cette première année civile de la criminalisation, 414 affaires de viol ont été répertoriées.
Dakar - 102 dossiers avec 108 inculpés dont 2 mineurs…
Dakar bat le record. Des 12 tribunaux de grande instance étudiés (hormis Saint-Louis et Fatick), celui de Dakar vient en tête. Du 04 février au 17 décembre, 102 dossiers ont été confiés aux 10 cabinets d’instruction. 11 viols sur mineures de moins de 13 ans, 61 affaires, impliquant des mineurs de 13 ans ou plus, gardent en prison des détenus accusés de viol, de pédophilie, de détournement de mineurs, de tentative de viol, parfois accompagnés de séquestration de proxénétisme, de corruption de mineurs, charlatanisme entre autres infractions. 5 affaires d’actes contre-nature, dont l’un est commis par un mineur, 2 viols collectifs, 4 dossiers de viol sur des personnes vulnérables en raison de leur santé, 4 dossiers de viol sur mineurs par une personne ayant autorité sur la victime (avec dans certains dossiers, les infractions de coups et blessures volontaires avec Itt de 21 jours, enregistrement d’images à caractères pornographiques) sont décomptés. A noter que 18 affaires, dont les victimes sont des majeures ayant, selon l’accusation, subies un viol ou une tentative, parfois avec séquestration, diffusion de données personnels, association de malfaiteurs, traite de personnes en réunion, usurpation de fonction, vol… figurent sur la liste. Des mis en cause sont aussi inculpés de complicité de viol.
Thiès - 48 dossiers, 13 viols sur mineurs…
De janvier à décembre 2020, la capitale du Rail totalise 48 dossiers. Avec le cas d’association de malfaiteurs, enlèvement de mineure, viol collectif sur une mineure de moins de 13 ans, pédophilie et détournement de mineure enregistré, le nombre de mis en cause est de 49. 10 dossiers de viol, pédophilie et détournement de mineure, sur une mineure de moins de 13 ans. 13 dossiers de viol sur mineurs, pédophilie, 1 viol et détournement de mineures, 1 viol, pédophilie, 2 dossiers de pédophilie, attentat à la pudeur avec violence sur une mineure de moins de 13 ans, détournement de mineure. 10 personnes sont inculpées de tentative de viol sur mineure, 1 dossier de tentative de viol, vol commis la nuit, 3 dossiers de viol et d’actes contre-nature, 1 cas de viol et vol, et mise ne danger de la vie d’autrui, 3 dossiers de viol, acte contre-nature, évasion par violence ou bris de prison, 2 affaires de viol, pédophilie par une personne ayant autorité sur la mineure et détournement de mineures.
Pikine - 45 cas de viol dont 18 victimes de moins de 13 ans
Du 06 février 2020 au 03 novembre 2020, 45 dossiers de viol impliquant 54 mis en cause sont décomptés au Tribunal de grande instance (Tgi) de Pikine. Des viols supposés commis par des personnes ayant ascendance sur une personne (papa, oncle, grand-père…), des personnes ayant autorités sur la victime (tuteur, enseignant…) des viols sur des personnes souffrant de troubles mentaux, des viols multiples, des viols sur des garçons… De ces 45 dossiers, figurent : 18 cas de viol sur des mineurs de moins de 13 ans, 1 affaire de viol collectif, 5 cas de viol sur une personne vulnérable, souffrant de troubles psychiatriques, 4 affaires d’actes contre-nature, 1 cas de viol commis par un ascendant, 1 cas de viol sur une personne ayant autorité sur la victime. Le reste, ce sont des cas de viol sans ces circonstances aggravantes. Dans certains dossiers, il y a des faits d’association de malfaiteurs, de vol, d’avortement, de pédophilie, de complicité de viol, de détournement de mineure. Au banc des accusés, figurent des habitants de Golf Sud (2) Keur Massar (3) Yeumbeul (2), Malika (2), Wakhiname (6), Thiaroye (3), Guinaw-rails (3), Guédiawaye (3), Sicap-Mbao entre autres localités.
Diourbel - 41 cas de viol, 2 accusés condamnés à 10 ans…
Des deux cabinets d’instruction de la ville Diourbel, 41 cas de viol a été décomptés à la date du 07 novembre 2020. 23 dossiers au premier cabinet et 18 au niveau du second. De ces trois dossiers, trois ont été traités en chambre criminelle. Les deux accusés ont été condamnés à une peine de 10 ans de travaux forcés. Quant au troisième, les faits ont été disqualifiés en attendant à la pudeur et il a écopé d’une peine ferme de deux (2) ans. A noter que dans certains dossiers, il n’y a pas seulement les infractions de viol, pédophilie et détournement de mineures. Des faits d’association de malfaiteurs et de vol en réunion y figurent aussi.
Ziguinchor- 37 affaires, des «victimes» de 3 et 6 ans
Du 16 janvier au 27 novembre 2020, la capitale du Sud a enregistré 37 dossiers de viol dont les deux ont été traités en flagrants délits, car antérieurs à la loi. 16 inculpés, dont les dossiers sont pendants devant la Justice, sont poursuivis de viol sur mineures de moins de 13 ans et (ou) pédophilie et détournement de mineurs. Un 17e dossier, concernant les mineures en dessous de 13 ans, traite d’une tentative de viol. Parmi les victimes, figurent deux enfants de 3 et 6 ans. Des victimes, figurent également celles dont le bourreau a une autorité sur elle ou est son ascendant (papa, grand-père…). Aussi, compte-t-on quatre (4) dossiers de viol sur une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de santé. Dans un de ces dossiers, des circonstances aggravantes comme la complicité d’avortement, le charlatanisme, la provocation à l’avortement, ont été retenues. Un (1) viol sur une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de grossesse. Dans ce lot de 37 dossiers, figurent 3 traitant d’affaires complexes. Une tentative de viol, injures publiques, menaces de mort sans ordre ni condition, détention d’arme de la 5e catégorie sans autorisation administrative. Une autre d’association de malfaiteurs de séquestration, complicité de séquestration, détournement de mineure, de viol sur mineure. Et un dernier de pédophilie, d’acte contre-nature sur un mineur, tentative de viol. Il y a aussi des dossiers de viol avec corruption de mineures, détournement de mineures, pédophilie, extorsion de fonds. Des mis en cause, deux sont sous contrôle judiciaire. Et deux, après identification, ont été arrêtés suite à un mandat d’arrêt.
Mbour - 21 dossiers, dont 2 classés sans suite
La Petite Côte n’est pas à la traîne par rapport au crime de viol. 21 cas de viol ont été retenus et portés à l’attention du Procureur. Un chiffre décompté du 27 janvier au 16 décembre. De ses mis en cause, deux (2) ont la chance d’être blanchi. Le juge d’instruction, qui n’a pas pu asseoir la culpabilité à l’ouverture de l’information judiciaire, a classé deux dossiers sans suite. Les dix-neuf (19) autres, toujours en instruction, attendent la fin de l’information pour savoir le sort qui leur sera réservé.
Kolda - 13 cas de viol dont 4 mineurs mis en cause
Ville située sur la haute Casamance, Kolda a, du 02 janvier au 30 novembre 2020, enregistré 13 affaires de viol, 1 tentative de viol, 7 attentats à la pudeur. Des 3 procédures enclenchées avant l’application de la loi, deux (2) des mis en cause ont été relaxés. L’autre a pris (2) ans de prison ferme. Les «victimes» mineures de moins de 13 ans sont au nombre de 8 et sont âgés de 5 à 12 ans. 5 ont 13 ans, 2 ont 14 ans, 2 autres ont 15 et 16 ans. Les autres victimes ont 20, 25, 35 et 36 ans. Deux mineurs sont mis en cause pour attentat à la pudeur. L’un a été relaxé, l’autre est sous contrôle judiciaire et confié à l’Aemo de Kolda. Deux autres, seulement âgés de 17 ans, sont en instruction. L’un pour viol, l’autre pour tentative de viol.
Kédougou - 13 dossiers, seuls 3 sont en instruction
A Kédougou, 13 dossiers de mœurs sont présentés à l’attention du Procureur, de janvier à décembre. Seuls 3 font l’objet d’une instruction. Les 10 autres sont traités en flagrants délits et 6 ont été jugés. De ses affaires, on décompte deux affaires de complicité de détournement de mineure sans fraude ni violence, 1 tentative de viol, pédophilie et détournement de mineur, 1 viol sur mineure, détournement de mineure avec fraude et attentat à la pudeur (instruction), 1 viol et complicité de viol (instruction), 4 histoires d’attentat à la pudeur en flagrant délit, 1 pédophilie, 1 proxénétisme, 1 acte contre-nature (viol) sur mineur.
Matam - 7 cas de viol, les «bourreaux» inactifs durant 7 mois
Matam reste un cas particulier. Des chiffres obtenus par L’Observateur, le viol a été inactif dans la région durant plusieurs mois. De janvier à décembre, seuls 7 cas ont été portés à l’attention du Procureur. De janvier à mars, 3 cas ont été enregistrés, dont 1 par mois. En avril et mai, il n’y a pas eu de cas. Trois affaires en juin et un cas en juillet. Du mois d’août à décembre, aucun cas n’est enregistré. Des cas répertoriés, un a été réglé en flagrants délits avec une relaxe pour le viol et une condamnation à deux ans de prison ferme pour pédophilie. Deux viols sont sur des mineures de moins de 13 ans.
Selon les chiffres tirés d’une enquête menée depuis le début de la criminalisation du délit, 32 affaires de viol, pédophilie et détournement de mineure sont actuellement à la table du magistrat en charge de les instruire. Parmi les victimes, figurent trois (3) élèves âgées de moins de seize (16) ans. Deux (2) maîtres coraniques sont parmi les accusés.
Kaolack - 25 dossiers en instruction
Depuis le début de la criminalisation du viol, les dossiers, à l’image de tous les tribunaux du Sénégal, font l’objet d’une information judiciaire. Interrogé, le substitut du Procureur, Abdoulaye Diagne Guèye, du Tribunal de grande instance de Kaolack a donné les chiffres de l’année. A la date du 04 décembre 2020, 25 affaires de viol sont pendantes en instruction. Un chiffre alarmant qui renseigne à suffisance sur la recrudescence de ce phénomène dans la capitale du Saloum.
Louga - 22 cas de viol, un accusé jugé et relaxé faute de preuves
Au Ndiambour, 22 dossiers ont atterri à la table du Procureur près le Tribunal de grande instance de Louga. Ces affaires sont toutes confiées au juge d’instruction en charge de l’enquête. Sur ces 22 dossiers (dont un acte contre-nature) répertoriés, un seul a été enrôlé par le tribunal correctionnel. Enclenché avant la procédure, le mis en cause a été jugé en octobre dernier en flagrants délits. Accusé d’avoir violé sa nièce (une divorcée de 20 ans), il a été finalement relaxé faute de preuves suffisantes. Un autre justiciable, inculpé pour ce même délit a bénéficié d’une liberté provisoire.
L'ETAT VEUT ACCROÎTRE SON SOUTIEN AUX INITIATIVES DES FEMMES
Le présidentt demande au ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants d’évaluer et d’actualiser la Stratégie nationale d’Equité et d’Egalité de genre - COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES
SenePlus publie ci-dessous, le communiqué du Conseil des ministres du 23 décembre 2020.
"Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL, a présidé le Conseil des ministres ce mercredi 23 décembre 2020 au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a souhaité un Joyeux Noël à la communauté Chrétienne. Il a dans ce contexte, demandé au Gouvernement, en parfaite concertation avec le Clergé catholique, de prendre toutes les mesures d’accompagnement et de soutien nécessaires, en vue du bon déroulement des célébrations de Noël sur l’ensemble du territoire national.
Abordant la question liée à la pandémie de la Covid-19, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement et aux populations, l’impératif de réduire au strict minimum, les déplacements, réunions et rassemblements en faisant toujours observer la distanciation physique, le respect strict des gestes barrières et du port obligatoire du masque.
Le Président de la République a également encouragé les personnels de santé et demande au Ministre de la Santé et de l’Action sociale de veiller au renforcement permanent de leur protection et à leur motivation durant ce contexte de rebond de la pandémie de la COVID-19.
Le Chef de l’Etat a notamment insisté sur la nécessité de redoubler de vigilance au niveau de l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass ainsi qu’au niveau de nos frontières.
Poursuivant sa communication, le Président de la République a informé le Conseil avoir reçu le vendredi 18 décembre, une délégation représentative du « Caucus des Femmes Leaders », venue faire le plaidoyer pour la participation notable des femmes à la vie politique.
A ce propos, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement d’accroître, davantage, le soutien de l’Etat aux initiatives des femmes, et d’engager la mise en œuvre des diligences nécessaires au renforcement de la santé maternelle, de l’éducation et de la formation des femmes, de même que de la lutte contre les violences et discriminations en leur endroit.
Le Président de la République a en outre indiqué toute l’importance qu’il accorde à la promotion des femmes, notamment dans les Institutions nationales et locales. Il a à ce sujet exhorté le Gouvernement à accentuer l’autonomisation économique des femmes par la mobilisation des dispositifs d’encadrement et de financement souples et efficaces.
Le Chef de l’Etat demande, enfin, au Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants d’évaluer et d’actualiser la Stratégie nationale d’Equité et d’Egalité de genre.
Abordant la question liée à la publication du rapport de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) 2019 et du suivi des recommandations et de réformes engagées dans le secteur extractif, le Président de la République se félicite de la publication régulière de ce rapport.
Il a, ainsi, rappelé au Gouvernement son attachement permanent à la transparence dans la gouvernance des ressources minières, pétrolières et gazières du Sénégal, à travers les évaluations (nationale et internationale) régulières et indépendantes.
Le Chef de l’Etat a dès lors demandé au Gouvernement de mettre en œuvre les recommandations du Rapport 2019 de l’ITIE, ainsi que l’application des réformes législatives et réglementaires dans les secteurs miniers, pétroliers et gaziers ce qui permettra au Sénégal d’effectuer avec succès sa seconde validation internationale en mai 2021.
Le Président de la République a enfin insisté, en particulier sur l’urgence d’assurer l’application effective et intégrale de la loi numéro 2019-04 du 1er février 2019 sur le contenu local dans le secteur des hydrocarbures, mais également de développer la Responsabilité sociétale d’Entreprise (RSE) des entreprises minières, pétrolières, gazières et celles évoluant dans le secteur des Pêches et de l’Economie maritime.
Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité d’une régulation systématique des sites d’informations qui si on n’y prend garde risquent de porter fortement atteinte à la cohésion nationale, à l’image de l’Etat ainsi qu’à l’ordre public.
Le Président de la République a, en conséquence, demandé au Ministre de la Culture et de la Communication, en relation avec le CNRA, de renforcer la sensibilisation des acteurs de la presse en ligne en vue de préserver nos valeurs culturelles, d’une part et de veiller au traitement professionnel de l’information d’autre part, conformément aux dispositions du Code de la Presse.
Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique.
Au titre des Communications,
- le Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République, a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;
- le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur la situation de la pandémie Covid-19 ;
- le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la campagne de commercialisation de l’arachide ;
- le Ministre de l’Elevage et des Productions animales a fait une communication sur la situation du ranch Djibo Leyti KA de Doli.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :
- le projet de loi relatif aux contrats de partenariat public-privé ;
- le projet de décret portant approbation des statuts de la Société nationale « Sociétés des Mines du Sénégal » (SOMISEN-SA).
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Monsieur Mamadou Mamoudou SALL, Docteur en Droit des Affaires, matricule de solde n°657.637/B, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Qatar, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté Salman Bin Abdulaziz AL-SAOUD, Roi d’Arabie Saoudite, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane SY ;
Monsieur Mouhamed Habibou DIALLO, titulaire d’un Doctorat en Mathématiques, matricule de solde n°709.053/R, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de son Altesse Cheikh Tamim Bin Hamad AL THANI, Emir de l’Etat du Qatar, en remplacement de Monsieur Mamadou Mamoudou SALL, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Abdoulaye BARRO, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°604.450/K, précédemment Ambassadeur, Représentant permanent adjoint de la République du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Al-Sultan Abdullah Ri’ayatuddin Al-Mustafa Billahi Shah ibni Almarhum Sultan Haji Ahmad Shah Al-Musta’in Billah,Yang Di-Pertuan Agong XVI, Roi de Malaisie, avec résidence à Kuala Lumpur ;
Monsieur Adama DIEYE, Chancelier des Affaires étrangères, de classe exceptionnelle, matricule de solde n°505.369/D, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Guangzhou (République populaire de Chine), en remplacement de Monsieur Mouhamadou El Bachir DIACK, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Mamadou Bamba NDIAYE, Consultant, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN-SA) ;
Monsieur Ousmane CISSE, Ingénieur Géologue, matricule de solde n° 604507/B, est nommé Directeur général de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN-SA) ;
Monsieur Abdou DIOUF, Ingénieur Statisticien Economiste, précédemment Directeur de l’Ecole nationale de la Statistique et de l’Analyse Economique de Dakar, est nommé Directeur général adjoint de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), poste vacant ;
Pour compter du 01 octobre 2019, les enseignants-chercheurs de l’UFR des Sciences et Technologies dont les noms suivent :
o Abdoulaye GASSAMA, matricule de solde no 168 133/B ;
o Moctar CAMARA, matricule de solde n° 176 132/Z ;
o Chérif BALDE, matricule de solde no 173 147/G ; sont nommés professeurs titulaires à l’Université Assane SECK de Ziguinchor."
par l'éditorialiste de seneplus, serigne saliou guèye
PÉTITION CONTRE CHEIKH YÉRIM SECK, LE REMÈDE PIRE QUE LE MAL
EXCLUSIF SENEPLUS - Si l’apparition de CYS à travers les médias rouvre la blessure de sa victime, chaque pétition des féministes contre le violeur est une braise de plus dans le feu qui consume cette dernière
Serigne Saliou Guèye de SenePlus |
Publication 22/12/2020
J’avais décidé de ne pas intervenir dans ce débat qui soulève les passions irrépressibles de vieux hédonistes libidineux au niveau des réseaux et de certains médias de masse. Parce qu’il est biaisé dès l’instant qu’il installe de facto deux camps antagoniques. Mais j’ai lu goulûment la réflexion « Le Lamento des femmes » du percutant Paap Seen qui m'a donné envie de glisser quelques mots impertinents dans le débat.
Dans une pétition signée fin novembre, des intellectuelles féministes (excusez cette orthographie parce qu’il y a quatre hommes parmi les pétitionnaires mais je n’ose pas dire sous peine d’être accusé de misogynie que ces quatre masculins l’emportent sur les 27 féminines) s’insurgent contre ce qu’elles qualifient de réhabilitation médiatique de Cheikh Yérim Seck (CYS). Par la magie du tube cathodique, ce journaliste, condamné pour viol en 2012, plastronne avec morgue devant les téléspectateurs sans aucun respect de ces hommes et femmes qui pensent mordicus que la place de l’ancien journaliste de Jeune Afrique, c’est l’échafaud et non les plateaux. Ont-elles raison ou non de s’ériger en gardiennes de l’orthodoxie et l’axiologie ? La question ne se pose pas à ce niveau.
Le 26 septembre dernier est la date symbolique du naufrage du ferry le Joola. Mais dans l’histoire, elle symbolise en même temps le naufrage d’un confrère condamné pour viol et que les Sénégalais portaient au pinacle grâce à son travail remarquable et intrépide dans le monde de la presse. L’affaire CYS illustrait à souhait le caractère illusoire et fugitif des situations acquises, la fragilité de toute chose, la périssabilité de toute œuvre humaine. La Roche Tarpéienne n’est pas loin du Capitole. En un jour, le monde de CYS s’est effondré à cause de ses débridements sexuels. Après une longue hibernation, CYS est de retour dans son monde, celui des médias qu’il avait déserté par la force des choses. Et il faut le dire avec honnêteté, ses analyses politiques même contestables souvent élèvent le niveau du débat public infesté par un essaim de pseudo-politologues. Après ses condamnations populaire et judiciaire, j’avais évité en écrivant sur le sujet de tomber dans le réflexe pro ou anti-confraternel qui consistait à vouloir blanchir ou noircir un confrère empêtré dans l’écheveau des libertinages et des permissivités. Ce même sentiment m’anime quand il s’agit aujourd’hui de la deuxième mi-temps du procès avec cette insurrection femelle contre toute réhabilitation médiatique de CYS.
Au sein de l’opinion sénégalaise, une telle sentence n’avait fait que soulever les passions et exhumer le débat contradictoire sur la culpabilité ou l’innocence de CYS depuis le jour de sa coucherie avec ATD à l’auberge Keur Madamel. Dès lors, les deux camps qui s’étaient dessinés en pro-Yérim et anti-pétitionnaires ou anti-Yérim et pro-Aïssata se tiraient la bourre pour faire valoir leurs arguments. Cette même dualité refait surface cette fois-ci entre pro-Yérim et anti-pétitionnaires et vice-versa. Certains qui disent que CYS a purgé sa peine a droit à une réinsertion sociale parce qu’il ne peut pas continuer à faire les frais de ce délit sexuel six ans après son élargissement. Mais il inadmissible que certains intellectuels, connus pour la profondeur de leurs idées dans bien des problématiques, à travers les fora des réseaux sociaux, subodorent ou disent ouvertement que la victime du nouveau chroniqueur de Jakaarlo a favorisé les conditions incitatives à son viol en acceptant d’être seule dans un endroit avec un homme et de flirter avec lui sans prendre certaines mesures précautionneuses.
Stop au « slut-shaming » !
Mais il faut savoir que les flirts et les caresses, mêmes s’ils constituent des préliminaires ne peuvent en rien justifier une pénétration non-consentante. Ce genre de faux-fuyant déculpabilisant l’agresseur et culpabilisant la pauvre victime est révulsant, choquant, voire déshumanisant à l’endroit du « sexe faible » (expression que je n’aime pas parce que sexiste ou désobligeant). En réalité, au vu de l’afflux quotidien des agressions et meurtres sexuels, on peut inférer de ce que le sexe masculin est celui-là qui est sous la coupe de ses pulsions libidinales, qui perd son self-contrôl devant la créature féminine et qui essaie de lui arracher le fruit interdit.
Le fait que, dans les réseaux sociaux et autres webfora, la victime (ATD) et le violeur (CYS) soient mis au même banc des accusés parce qu’ils ont partagé le lit ensemble avant que la fête ne soit gâchée par un(e) viol(ation) de domicile devient un outil dangereux pour perpétuer les stéréotypes sexistes visant à blâmer la victime ou à lui faire porter une bonne partie des responsabilités dans le « sexual assault » qu’elle a subi. Le fait d’incriminer le port vestimentaire d’une victime de viol est purement abominable et détourne le problème de son vrai jugement : le viol est un crime sexiste de pouvoir et de domination virile.
Quand sur le plateau de Jakaarlo de la TFM, le professeur de philo Songué Diouf avait lâché que les tenues sexy des filles sont provocatrices de viol, j’avais dénoncé cet imprimatur au viol et estimé qu’aucune de ses explications laborieuses ne saurait prospérer et être avalisée au point de pousser le mâle à l’acte bestial du viol. Cette thèse vile et débile servie la plupart par la gent masculine pour justifier ou légitimer le viol constitue profondément une négation ontologique de la femme. Les hommes ne sont pas plus régis que les femmes par des pulsions sexuelles irrépressibles. Le viol n’a rien à voir avec un soi-disant incontrôlable désir. Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe féminin. Tout acte sexuel commis sous la contrainte déshumanise la femme en niant sa volonté et méprisant son consentement. « Pourquoi, comme disait quelqu’un, inversement dans les cas de viol, les femmes ne se jettent-elles sur les hommes en tenue provocatrice pour les « violer » ? » Il faut dire non au « slut-shaming » qui se propage dans les médias de masse et réseaux sociaux et il ne faut pas qu’ils soient des espaces de légitimation de potentiels attentats sexuels.
L’effet boomerang
Maintenant, pourquoi les féministes pétitionnaires ont attendu six ans après pour tenter de barrer la route à ce qu’elles appellent le process de la réhabilitation si l’on sait que depuis son élargissement, CYS n’a jamais quitté les plateaux. La première institution lui a fait même l’honneur de l’inviter au palais de la République avec d’autres confrères au soir du 31 décembre 2019. Alors pourquoi les féministes, cerbères des mœurs, pontifes moralisateurs, ne se sont-elles pas indignées depuis les premières réapparitions de CYS dans les médias mainstream ou sociaux ? Combien sont-elles ces victimes d’agression sexuelle qui se réveillent quotidiennement dans la même maison que leurs violeurs avec qui elles partagent le repas quotidien ou se mettent à leur service domestique sans pourtant avoir la liberté ou le courage de dénoncer le crime de leurs tortionnaires très souvent intimidants ? Ces femmes qui souffrent sempiternellement le martyre de leur chair martyrisée, mortifiée et qui souffrent encore de l’omerta imposée ou de l’autocensure ont besoin d’une main tendue pour sortir du gouffre de souffrance dans lequel elles geignent. Si les pétitionnaires dénient à CYS toute apparition médiatique, alors qu’elles le fassent pour les filles et femmes du juge Babacar Sèye dont l’assassin amnistié de leur père ou époux se transbahute de plateau en plateau ? Il faut éviter les indignations sélectives.
Si l’apparition de CYS, à travers les médias, rouvre systématiquement la blessure encore mal guérie de sa victime et la plonge dans un psycho-traumatisme abyssal, chaque fois que les féministes pétitionnent contre le violeur d’ATD, c’est encore une braise de plus dans le feu qui consume la victime. C’est dire que les pétitionnaires et CYS sont quasiment logés à la même enseigne.
Lorsque le vendredi 28 février 2020, le César de la meilleure réalisation cinématographique a été attribué à Roman Polanski pour son film « J'accuse », des groupes de féministes furieuses ont soulevé une bronca pour s’indigner de cette distinction de la « honte ». Sa victime, Samantha Gailey, que le cinéaste a violée en 1977 à l’âge de 13 ans a pardonné à son agresseur tout en demandant à ses défenseurs de tourner la page et de cesser de la jeter en pâture en déterrant à chaque occurrence cette affaire réglée par la justice américaine même si cette dernière a ouvert à nouveau ledit dossier.
Si l’on s’est remémoré l’affaire Polanski dont la victime aujourd’hui se retourne contre ses « défenseurs », c’est pour dire que la pétition des féministes dans l’affaire CYS risque de se retourner contre elles. En installant leur tribunal de lynchage pour rejuger publiquement une affaire qui a connu une fin judiciaire, elles risquent simplement de rallumer un feu éteint.