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5 avril 2025
Politique
LE DILEMME CORNELIEN D'OUSMANE SONKO
Avec plus de 100 candidats initiaux et une vingtaine de dossiers retenus, les investitures pour les législatives cristallisent les ambitions et les tensions internes à Keur Massar, fief incontesté du Pastef
Le président Ousmane Sonko devra trancher pour ce qui concerne le département de Keur Massar. En effet, dans cette localité qui constitue un bastion du Pastef, les investitures pour les élections législatives ont été tout sauf une sinécure avec plus d'une vingtaine de dossiers de candidatures retenus par le parti dans le département.
C'est connu. Le département de Keur Massar a joué un rôle prépondérant pour le Pastef dans sa lutte pour la conquête finalement réussie du pouvoir. Emprisonnement de militants, manifestations incessantes, saccages, cette grande localité de la banlieue dakaroise a été sous le feu des projecteurs durant les remous politiques qui ont précédé l'élection présidentielle très disputée de 2024. C'est pourquoi Keur Massar reste une zone à enjeu pour les élections législatives qui se profilent à l'horizon. Et le moins qu'on puisse dire est que les investitures n'ont pas été de tout repos dans le département. Loin s'en faut. Les deux postes de député dévolus au département font manifestement l'objet de convoitises. Ainsi, il a eu plus de 100 candidats et plus d'une vingtaine de dossiers de candidatures retenus par la coordination du Pastef à Keur Massar. Et avec toutes ces velléités, le consensus n'a pas été trouvé dans le choix des députés qui, éventuellement, représenteront les Massarois à l'hémicycle si le Pastef gagne les législatives.
Waly Bodian diouf, Ousmane Kebe, Ousmane Diop... Ces candidats connus
Par ailleurs, il faut dire que plusieurs ténors du département veulent effectivement faire partie de la prochaine législature, c'est le cas notamment de l'actuel directeur du Port Autonome de Dakar Waly Diouf Bodian. Membre du cabinet du président du Pastef Ousmane Sonko, l'inspecteur des Impôts est à la surprise générale sur la liste des candidats à la candidature, bien qu'il dirige un secteur aussi important que le Port de Dakar. Parfois très critiqué dans le département pour sa propension, selon certains militants, à vouloir faire cavalier seul au détriment du groupe, Waly Bodian Diouf n'a pas déposé néanmoins sa candidature de manière fortuite. Et il est fort probable, vu sa proximité avec le leader du Pastef, que cette candidature soit une candidature ''bénie''.
L'absence remarquée de Marie Angelique Diouf et du maire Bilal Diatta sur les listes
Parmi les candidats, il y a aussi le professeur Ousmane Kébé. Membre fondateur du Pastef à Keur Massar et récemment de Maggi Pastef, l'enseignant compte sur la députation pour étendre ses tentacules dans cette localité. Même son de cloche pour l'adjoint au maire de Keur Massar Sud, doyen Diop. Ce dernier a semé les premières graines du Pastef à Keur Massar en installant les premières cellules de cette formation politique. Il est à ce titre une voix autorisée pour parler au nom du Pastef dans le département. Force est de constater aussi que sur les candidats retenus, il y a l'absence du bouillant maire de Keur Massar Sud Bilal Diatta.
Emprisonné plus d'une année pour ses positions politiques, celui qui est appelé le «capitaine» du Projet n'a pas déposé sa candidature. Interpellé sur la question, il a affirmé qu'il veut se concentrer sur ses projets au niveau de la commune de Keur Massar Sud tout en réaffirmant son ancrage au sein du Pastef et promet de battre campagne aux côtés de ceux qui seront choisis. Parmi les absences remarquées il y a aussi la très connue Marie Angélique Diouf. Camarade de promotion du président Bassirou Diomaye Faye à l'Ucad et cadre du Pastef, Marie Angélique Diouf n'a pas souhaité déposer sa candidature au niveau du département. Néanmoins, beaucoup de militants du Pastef du département sont convaincus qu'elle sera sur la liste nationale eu égard à son influence au niveau du département.
LA COALITION SAM KADDU EN COURROUX
La coalition Sam Kaddu, regroupant plusieurs entités politiques opposées au pouvoir, s’est élevée contre la convocation à la police de Bougane Guèye Dany, un de ses membres, dénonçant “une insulte et une provocation à la démocratie”.
Dakar, 2 oct (APS) – La coalition Sam Kaddu, regroupant plusieurs entités politiques opposées au pouvoir, s’est élevée contre la convocation à la police de Bougane Guèye Dany, un de ses membres, dénonçant “une insulte et une provocation à la démocratie”.
M. Guèye, un homme d’affaires et opposant, doit déférer ce mardi à la convocation des services policières en charge de la cybercriminalité.
La raison de sa convocation n’a pas été précisée.
“La convocation de Bougane Guèye Dany à la veille des élections législatives est une insulte à la démocratie”, a réagi la conférence des leaders de la coalition dans un communiqué.
Ils considèrent qu’en convoquant un candidat de leur liste aux élections législatives du 17 novembre prochain, “c’est toute une coalition que l’on cherche à déstabiliser”.
BIRAHIM SECK APPELLE LES AUTORITÉS À PRIORISER LA LUTTE CONTRE LA FLAMBÉE DES PRIX
Suite aux arrestations de personnalités publiques, le coordonnateur du Forum civil a invité les autorités sénégalaises dans une publication sur X à «plutôt avoir comme priorité, la garde à vue "du marché sous pression"».
iGFM - (Dakar) Depuis quelques jours, plusieurs personnalités publiques sont convoquées par la Brigade de Recherche et parfois placées en garde à vue. Une situation que dénoncent des acteurs de la société civile dont Birahim Seck.
Reprenant la Une du quotidien d’information Sud Quotidien qui évoque une flambée générale des produits de consommation courante, Birahim Seck, a invité les autorités sénégalaises dans une publication sur X à «plutôt avoir comme priorité, la garde à vue "du marché sous pression"».
Selon M. Seck, le régime devrait rassurer les Sénégalais et ne pas «se faire dépasser par les critiques et la situation difficile ».
LÉGISLATIVES, LA DGE EXAMINE LA RECEVABILITÉ DES 45 DOSSIERS DE CANDIDATURES
La Direction générale des élections a entamé lundi l’examen des listes déposées pour les législatives anticipées du 17 novembre. D’ici le 7 octobre, elle dévoilera les candidats retenus, tandis que les listes rejetées pourront déposer un recours.
La Direction générale des élections (DGE) planche depuis lundi sur la recevabilité des quarante-cinq listes des partis politiques et coalitions de partis et entités indépendantes pour les élections législatives anticipées du 17 novembre.
‘’Au total, 45 listes de partis politiques, coalitions de partis et entités indépendantes ont été déposées auprès de la Direction générale des élections (DGE) en vue des prochaines élections législatives anticipées’’, rapporte le journal, Le Soleil.
Après cette étape de vérification qui prend fin vendredi, l’organe chargé de l’organisation des élections nationales va publier le 7 octobre prochain la liste des candidats retenus pour ce scrutin.
Les listes faisant l’objet de rejet vont bénéficier de 24 heures pour introduire un recours auprès du Conseil constitutionnel qui va publier, une semaine plus tard, la liste définitive des candidats en lice pour le scrutin du 17 novembre.
Du jeudi 10 octobre au samedi 12 octobre les candidats retenus vont désigner leurs plénipotentiaires (les représentants) pour le reste du processus électoral pour la conquête des 165 sièges à pourvoir.
Les opérations de dépôt des listes ont été clôturées dimanche à minuit. Jeudi, la commission de réception des dossiers de candidature de la DGE avait organisé un tirage au sort effectué pour déterminer l’ordre de passage des différentes formations politiques.
Dans cette course, plusieurs alliances électorales se sont formées pour imposer une cohabitation parlementaire au régime du Président Bassirou Diomaye Faye.
Le quotidien national rappelle que la répartition des députés de la 15ème législature se fera à travers un ‘’scrutin parallèle combinant un scrutin majoritaire à un tour et un scrutin proportionnel’’.
PAS D’OMBRE DE DIOMAYE SUR LA CARTE
Elu à la tête de l’Etat sans appareil politique personnel, Bassirou Diomaye Faye ne va pas peser sur ces législatives. Sonko, qui a parié sur son aura en créant une liste de Pastef expurgée de la Coalition «Diomaye Président»
Elu à la tête de l’Etat sans appareil politique personnel, Bassirou Diomaye Faye ne va pas peser sur ces Législatives. Sonko, qui a parié sur son aura en créant une liste de Pastef expurgée de la Coalition «Diomaye Président», montre qu’il reste la constante au sein de son parti fondé pour son ascension politique. Depuis le 24 mars, le Sénégal est entré dans une nouvelle ère.Par Bocar SAKHO –
Depuis le 24 mars dernier, l’Etat du Sénégal expérimente une gestion exécutive à deux têtes. Il y a le chef de l’Etat doublé d’un Premier ministre avec des pleins pouvoirs pour diriger l’équipe gouvernementale. Ces faits viennent d’être confortés par les Législatives avec la liste du parti Pastef dirigé par son fondateur Ousmane Sonko. Evidemment, aucun président de la République n’a dirigé une liste pour les Législatives, mais l’histoire en cours montre que l’actuel dirigeant semblerait être détaché des actes politiques dans la tenue de ce scrutin. Au-delà de ces décisions présidentielles qui ont précipité l’organisation du scrutin.
Aussi longtemps que l’on se souvienne, les présidents de la République ont toujours eu une influence sur la confection des listes de leurs coalitions. En 2001, le Conseil constitutionnel a dû même enlever l’ombre de Wade sur les listes de la Coalition Sopi dirigée par Idrissa Seck. Mais, le patron du Parti démocratique sénégalais (Pds) fut le «Directeur exécutif», qui a coché toutes les cases pour mettre ses hommes. En 2007, il a mis Macky Sall comme tête de liste après le bannissement de Idy, qui a pu être accompagné durant sa traversée du désert avec des députés frondeurs, en adoptant la même démarche pour garder une influence politique. L’ancien Premier ministre l’a appris à ses dépens, car Me Wade a montré qu’il était un simple pion politique. En 2008, il a été éjecté de la présidence de l’Assemblée à cause de la loi Sada Ndiaye.
Après son élection à la tête de l’Etat en 2012, Macky Sall a reconduit les mêmes procédés, dupliqué les mêmes procédures pour avoir une mainmise sur l’Assemblée nationale. Moustapha Niasse, qui a dirigé la liste de Benno en 2012 et 2017, a présidé un Hémicycle sous inspiration Sall.
Mais, le Président Sall a montré sa toute-puissance au sein de son appareil politique incarné par Benno bokk yaakaar en 2022 : Aminata Touré, qui a réussi à avoir une courte majorité à l’Assemblée nationale, est écartée au dernier moment pour faire place à Amadou Mame Diop.
Cette volte-face présidentielle a passablement agacé Mimi Touré qui a claqué la porte de Benno et de l’Alliance pour la République.
Pleins pouvoirs ou dégringolade
Ces actions politiques dessinent les différents schémas auxquels le pays est habitué en matière électorale. Mais, le 24 mars 2024 a fait voler en éclats les certitudes, remis en cause l’ordre établi.
Choisi comme candidat de substitution par Ousmane Sonko, empêché à cause de ses déboires politico-judiciaires, Bassirou Diomaye Faye atterrit au pouvoir sans être détenteur d’appareil politique personnel. Cette réalité apparaît en pleine lumière avec ces Législatives convoquées après la dissolution de l’Assemblée, après l’annonce d’une motion de censure du Groupe parlementaire Benno bokk yaakaar étouffée dans l’œuf. Sûr de sa force politique et sans doute de sa victoire, Ousmane Sonko acte la péremption de la Coalition «Diomaye Président» dont le parti Pastef est le moteur. Pris de court, certains partis satellites optent pour la rupture provisoire, alors que les autres acceptent de se soumettre à cette décision du Premier ministre.
A travers cet acte, le chasseur Sonko est chassé par trois grandes coalitions de l’opposition qui visent à lui imposer une cohabitation parlementaire. En gagnant, le Premier ministre va encore davantage sanctifier son nom, comme le soutiennent ses partisans. Ce qui lui permettra de renforcer son aura et aussi sa forte présence dans l’appareil étatique, en devenant un Premier ministre dont les pouvoirs sont renforcés par des gains politiques colossaux.
A défaut, ce sera une dégringolade politique qui va noircir son récit devenu grandiloquent après la victoire de son candidat en mars dernier. BDF, qui a démissionné de ses mandats à Pastef, reste à l’écart des mélodrames politiques internes au parti politique.
Mais ces élections, selon n’importe quelle issue, le mettront davantage à l’écart. Ou sous surveillance ?
PAS L’OMBRE DE DIOMAYE
Elu à la tête de l’Etat sans appareil politique personnel, Bassirou Diomaye Faye ne va pas peser sur ces Législatives.
Elu à la tête de l’Etat sans appareil politique personnel, Bassirou Diomaye Faye ne va pas peser sur ces Législatives. Sonko, qui a parié sur son aura en créant une liste de Pastef expurgée de la Coalition «Diomaye Président», montre qu’il reste la constante au sein de son parti fondé pour son ascension politique. Depuis le 24 mars, le Sénégal est entré dans une nouvelle ère.
Depuis le 24 mars dernier, l’Etat du Sénégal expérimente une gestion exécutive à deux têtes. Il y a le chef de l’Etat doublé d’un Premier ministre avec des pleins pouvoirs pour diriger l’équipe gouvernementale. Ces faits viennent d’être confortés par les Législatives avec la liste du parti Pastef dirigé par son fondateur Ousmane Sonko. Evidemment, aucun président de la République n’a dirigé une liste pour les Législatives, mais l’histoire en cours montre que l’actuel dirigeant semblerait être détaché des actes politiques dans la tenue de ce scrutin. Au-delà de ces décisions présidentielles qui ont précipité l’organisation du scrutin.
Aussi longtemps que l’on se souvienne, les présidents de la République ont toujours eu une influence sur la confection des listes de leurs coalitions. En 2001, le Conseil constitutionnel a dû même enlever l’ombre de Wade sur les listes de la Coalition Sopi dirigée par Idrissa Seck. Mais, le patron du Parti démocratique sénégalais (Pds) fut le «Directeur exécutif», qui a coché toutes les cases pour mettre ses hommes. En 2007, il a mis Macky Sall comme tête de liste après le bannissement de Idy, qui a pu être accompagné durant sa traversée du désert avec des députés frondeurs, en adoptant la même démarche pour garder une influence politique. L’ancien Premier ministre l’a appris à ses dépens, car Me Wade a montré qu’il était un simple pion politique. En 2008, il a été éjecté de la présidence de l’Assemblée à cause de la loi Sada Ndiaye.
Après son élection à la tête de l’Etat en 2012, Macky Sall a reconduit les mêmes procédés, dupliqué les mêmes procédures pour avoir une mainmise sur l’Assemblée nationale. Moustapha Niasse, qui a dirigé la liste de Benno en 2012 et 2017, a présidé un Hémicycle sous inspiration Sall.
Mais, le Président Sall a montré sa toute-puissance au sein de son appareil politique incarné par Benno bokk yaakaar en 2022 : Aminata Touré, qui a réussi à avoir une courte majorité à l’Assemblée nationale, est écartée au dernier moment pour faire place à Amadou Mame Diop.
Cette volte-face présidentielle a passablement agacé Mimi Touré qui a claqué la porte de Benno et de l’Alliance pour la République.
Pleins pouvoirs ou dégringolade
Ces actions politiques dessinent les différents schémas auxquels le pays est habitué en matière électorale. Mais, le 24 mars 2024 a fait voler en éclats les certitudes, remis en cause l’ordre établi.
Choisi comme candidat de substitution par Ousmane Sonko, empêché à cause de ses déboires politico-judiciaires, Bassirou Diomaye Faye atterrit au pouvoir sans être détenteur d’appareil politique personnel. Cette réalité apparaît en pleine lumière avec ces Législatives convoquées après la dissolution de l’Assemblée, après l’annonce d’une motion de censure du Groupe parlementaire Benno bokk yaakaar étouffée dans l’œuf. Sûr de sa force politique et sans doute de sa victoire, Ousmane Sonko acte la péremption de la Coalition «Diomaye Président» dont le parti Pastef est le moteur. Pris de court, certains partis satellites optent pour la rupture provisoire, alors que les autres acceptent de se soumettre à cette décision du Premier ministre.
Sonko est chassé par trois grandes coalitions de l’opposition qui visent à lui imposer une cohabitation parlementaire. En gagnant, le Premier ministre va encore davantage sanctifier son nom, comme le soutiennent ses partisans. Ce qui lui permettra de renforcer son aura et aussi sa forte présence dans l’appareil étatique, en devenant un Premier ministre dont les pouvoirs sont renforcés par des gains politiques colossaux.
A défaut, ce sera une dégringolade politique qui va noircir son récit devenu grandiloquent après la victoire de son candidat en mars dernier. BDF, qui a démissionné de ses mandats à Pastef, reste à l’écart des mélodrames politiques internes au parti politique.
Mais ces élections, selon n’importe quelle issue, le mettront davantage à l’écart. Ou sous surveillance ?
lettres d'amérique, Par Rama YADE
LES BRICS, UN AVENIR POUR L’AFRIQUE ?
Le 16e Sommet des Brics à Kazan se profile comme un événement majeur dans un monde en pleine mutation. L'expansion récente du groupe, intégrant des acteurs clés du Moyen-Orient et d'Afrique, renforce son poids face aux puissances occidentales
Alors que le monde est entré dans une nouvelle phase de tension, de Kiev à Beyrouth, la Russie s’apprête à accueillir, à Kazan, le 16e Sommet des Brics, du 22 au 24 octobre 2024.
Ce groupe informel, fondé en 2009 autour du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, s’est agrandi en août 2023 avec l’entrée de cinq nouveaux membres dont deux pays africains : l’Egypte, l’Ethiopie, l’Iran, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Désormais, les Brics+ représentent 46% de la population mondiale et 30% du Pib mondial, davantage que le G7, mais toujours moins que le G20.
«Des changements comme on n’en a pas vu depuis 100 ans»
«A l’heure actuelle, il y a des changements -comme on n’en a pas vu depuis 100 ans-, et c’est nous qui les initions ensemble» : ainsi s’exprimait le Président chinois Xi Jinping le 22 mars 2023, lors d’une visite historique à Moscou. Le Président russe avait alors répondu : «Je suis d’accord.»
Incontestablement, ces mouvements géopolitiques sont davantage qu’une pierre jetée dans le jardin américain.
Certes, la fin de la Guerre froide avait marqué la victoire de la démocratie libérale, donc américaine, sur le grand rival soviétique. Toutefois, ce n’était pas encore la «fin de l’histoire», selon la formule de Francis Fukuyama.
Les attentats du 11 septembre 2001 (une violente contestation de la mondialisation culturelle), la crise financière de 2008 (qui a entraîné une remise en cause de l’ordre financier) et, enfin, la pandémie du Covid19 (qui a affaibli davantage l’architecture multilatérale) ont progressivement redistribué les cartes. Des rivaux régionaux, de plus en plus désinhibés (la Turquie, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, les pays de la Péninsule arabique, la Russie), ont surgi aux côtés des Etats-Unis et désormais de son rival économique principal, la Chine, donnant le sentiment d’une fragmentation du monde, illustrée par le retour des talibans en Afghanistan, la réactualisation des vieilles guerres au Moyen-Orient et le retour des conflits en Europe.
L’afro-souverainisme
Ces basculements ont favorisé un désordre international nouveau impulsé par des pays que certains commentateurs appellent le «Sud global», bien que certains de ses représentants -et pas des moindres- se situent dans le Nord, comme la Chine et l’Inde, et qu’avec la Russie en son sein, le Sud global n’est pas une simple réplique du mouvement des non-alignés des années 50.
C’est donc un mouvement alternatif, davantage que sudiste, qui émerge. Sur le flanc africain, la contestation de l’ordre occidental, qui s’apparente à ce qu’on pourrait appeler un afro-souverainisme, porte à la fois sur :
les valeurs dites démocratiques, comme en témoigne un certain soutien populaire aux coups d’Etat du Sahel intervenus entre 2021 et 2024 ;
les avancées sociétales telles que les droits des homosexuels considérés comme attentatoires aux traditions africaines, y compris dans les démocraties les plus avancées comme le Sénégal. On se rappelle comment le Président Macky Sall a renvoyé dans ses buts le Président Barack Obama, alors en visite à Dakar en juin 2013 sur cette question sensible ;
ou encore la domination financière occidentale représentée par le Fonds monétaire international (Fmi), du Soudan où le Général Al Burhan avait pris prétexte des réformes économiques du Premier ministre Abdallah Hamdock pour renverser ce dernier en octobre 2021, au Ghana dont le Président Nana Akufo-Addo avait popularisé la formule «Le Ghana par-delà l’aide» en février 2022.
Une ambition contrariée
C’est dans ce contexte que les Brics prospèrent, offrant une précieuse roue de secours à la Russie sous sanction dans la foulée de sa guerre déclenchée contre l’Ukraine en février 2022. Ainsi, en 2023, quand ses exportations de pétrole vers l’Union européenne baissaient de 79%, elles partaient à la hausse de 21% vers la Chine, de 75% vers la Turquie et de 111% vers l’Inde.
Par rapport aux nations africaines, les Brics ont cherché à prendre le contrepied des institutions de Bretton Woods en offrant des prêts aux pays pauvres sans conditionnalité à travers leur Nouvelle Banque de développement (Nbd) créée en 2014.
Toutefois, cette ambition se heurte à la réalité du dollar dominant. La Nbd peine à se financer et sa prétention à créer un fonds monétaire ne convainc encore personne. De toutes les façons, malgré un néo-souverainisme décomplexé et offensif, l’assise politique des Brics demeure trop fragile pour donner une véritable impulsion à ces projets. Les rivalités internes entre la Chine et l’Inde achèvent de multiplier les divisions internes, et les désaccords s’étalent au grand jour comme sur la question des adhésions. Au-delà de la Russie et de la Chine, les autres membres des Brics sont au demeurant membres d’institutions occidentales rivales, à l’instar de l’Inde qui appartient au «Quad», aux côtés des Etats-Unis, du Japon et de l’Australie.
Pour les Etats-Unis, il est crucial de se repositionner en favorisant une plus grande inclusion des pays du Sud dans les institutions multilatérales qu’ils contrôlent. Sans doute cet impératif explique que les Etats-Unis aient soutenu l’entrée comme membre permanent de l’Union africaine au sein du G20 aux côtés de la seule autre organisation régionale de l’enceinte, l’Union européenne, et mis les Chinois et les Russes au défi en soutenant deux sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies. Encore timide, la réforme des institutions de Bretton Woods est sans doute la plus attendue, au moment où les besoins de financement des économies africaines sont immenses.
Un monde désoccidentalisé, mais pas tout à fait post-américain
Les Etats-Unis ont des atouts, et d’abord cette capacité d’innovation et cette attractivité pour tous qui rêvent d’opportunités, ce qu’on ne trouve ni en Russie ni en Chine. Même pour les Chinois, l’Amérique est une aspiration : ils constituent la population la plus nombreuse parmi les étudiants étrangers installés aux Etats-Unis. L’Amérique a aussi une capacité de rebond qui manque aux Européens. Pour regagner une compétitivité ébranlée, le pays a ainsi fait le choix stratégique d’injecter pas moins de 2000 milliards de dollars dans son économie en 2021. Sous Joe Bien, avec le Chips and Sciences Act, dit loi Chips et Inflation Reduction Act, dit loi Ira, les Etats-Unis ont pu redynamiser leur production manufacturière tout en contenant les offensives commerciales chinoises, notamment dans le secteur des batteries électriques.
Pendant ce temps, la Chine, premier partenaire commercial des nations africaines depuis 20 ans, pourrait être contrainte de réduire la voilure en raison de ses problèmes domestiques, donnant aux Etats-Unis l’opportunité historique de rattraper leur retard.
Rama Yade est Directrice Afrique Atlantic Council.
Par Mamadou BODIAN
DÉCAPER LES VESTIGES DU SYSTÈME DE GOUVERNANCE
Les critiques envers les figures de l'ancien régime sont légitimes, mais elles restent secondaires face à l’enjeu plus large : l’établissement d’un cadre institutionnel robuste, garant d’une gouvernance transparente et efficace
L'initiative du Premier ministre Ousmane Sonko, le 26 septembre dernier (six mois après l’arrivée au pouvoir du nouveau régime), de lever le voile sur la gestion de l’ancien régime à la suite d’un audit dépasse de loin le cadre d'un simple exercice de style. Elle met en lumière, avec une intensité implacable, les failles profondes d’un système, où la rupture tant promise risque de se diluer si les graves révélations ne sont pas suivies d’une véritable obligation de rendre des comptes, en conformité avec l'exigence de transparence des citoyens.
L’analyse économique tirée des audits met en lumière des irrégularités financières graves qu’il conviendra de clarifier : le déficit budgétaire, annoncé à 5,5 %, culmine en réalité au-delà des 10 % entre 2019 et 2023. Cette vérité, présentée par le ministre de l’Économie Abdourahmane Sarr et renchéri en wolof par Mohamed Al Aminou Lô pour atteindre l’opinion publique, révèle aussi une dette publique recalculée. En 2023, celle-ci (hors secteur parapublic), était de 15 664 milliards (83,7 % du PIB) contre 13 772 milliards annoncés, soit une différence de 1 892 milliards, loin des estimations initiales. À cela s’ajoute un mystère financier : 605 milliards de francs CFA destinés pour l’année 2024 sont utilisés en fin 2023 (donc introuvables dans les comptes de l’État), tandis que 300 milliards ont été dépensés sans justification claire. Mais l’inquiétude atteint son comble avec la découverte de 2 500 milliards de francs CFA estampillés «secret-défense», échappant ainsi à tout contrôle parlementaire ou public.
Cet exercice, indispensable à l’établissement des responsabilités, met également en lumière une autre évidence : la promesse d’une rupture systémique avec le passé ne doit vaciller sous aucun prétexte, sous peine de mettre en péril le changement promis. Comment concilier alors cet impératif de rupture avec la présence, parmi les auteurs du réquisitoire contre la mauvaise gouvernance de l’ancien régime, d’individus perçus comme des héritiers du système dénoncé ? Il s’agit notamment d’Abdourahmane Sarr, de Cheikh Diba et de Mohamed Al Aminou Lô, qui occupaient tous des postes stratégiques au sein des systèmes financiers (national et international) à l’époque des manipulations et abus budgétaires allégués. Sont-ils vraiment responsables ?
Je ne suis pas qualifié pour répondre à cette question. Mais mon avis est que les enjeux dépassent la mise en cause des acteurs et s’enracine dans une problématique plus large d’un shift paradigmatique en matière de gouvernance, dans un contexte où l’exigence de transparence a nécessité un dévoilement inédit des finances publiques, avec toutes ses implications pour l’avenir du Sénégal et la chance unique de réformer en profondeur la gestion de l’État. Ce n’est pas dans les attaques ad hominem que se trouve la clé, mais bien dans la capacité à saisir cette occasion pour construire une gouvernance nouvelle, fondée sur la justice, la responsabilité et la reddition des comptes.
I- L’antisystème n’est pas un écran de «blanchiment» des anciens du système
Sans les partager, je suis attentif aux critiques qui martèlent que la rupture annoncée compose pourtant avec des hommes profondément ancrés dans l’ancien système, eux-mêmes artisans des politiques qu’ils dénoncent aujourd’hui. On ne peut nier, sous peine de déni, que l’actuel Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, est un ancien cadre du FMI pendant plus de vingt ans et a été un acteur majeur des ajustements économiques dans plusieurs pays et un promoteur des normes de transparence statistique via la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD). On peut même concéder qu’il a contribué à faire des institutions économiques des États africains des vitrines de conformité aux standards internationaux, parfois au détriment des réalités locales.
Dans la même lignée, on ne peut éluder le fait que Cheikh Diba, actuel Ministre des Finances, a, lui aussi, été au cœur de la gestion budgétaire sénégalaise pendant plus de seize ans. Il a participé à l’élaboration des politiques du Plan Sénégal Émergent (PSE) et aux directives de l’UEMOA. Certains pourraient arguer que sa responsabilité dans la gestion financière critiquée sous l’ancien régime est incontestable. On peut même pointer du doigt le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement à Mohamed Al Aminou Lô, cet ancien Directeur national de la BCEAO et défenseur du franc CFA, que certains présentent comme l’incarnation de la continuité d’un système monétaire critiqué pour sa contribution à la dépendance économique de la région. Sa nomination par le nouveau régime survient dans un contexte de débat sur la souveraineté monétaire, et son attachement au CFA contraste avec les aspirations à l’indépendance économique brandies par le nouveau régime.
Cependant, il me semble trop réducteur d’étiqueter ces personnalités comme de simples pantins de la continuité. Je ne suis pas un apôtre du purisme politique et je ne suis pas convaincu que toute expérience passée dans les rouages du système disqualifie d'emblée pour participer à la rupture. Loin d'être un obstacle, l’expérience de gens qui connaissent bien le système peut devenir le moteur d'une véritable transformation, si elle est mise au service d'une gouvernance transparente et responsable, tournée vers l'avenir. Évidemment, aussi qualifiés soient-ils, ces individus ne sont que des instruments au service d’un projet de transformation plus vaste. Le véritable enjeu réside dans la capacité des institutions étatiques à s'arracher aux pratiques opaques du passé et à établir un cadre de gouvernance clair, contraignant et fondé sur la transparence. Ainsi, si le référentiel politique des nouvelles autorités, attendu le 7 octobre, se révèle solide et bien articulé, ces «sachants» des rouages du système financier pourraient devenir un atout crucial pour corriger les erreurs du passé, instaurer une nouvelle dynamique de transparence budgétaire, restaurer la crédibilité des finances publiques et amorcer une transition vers la souveraineté monétaire, tout en assurant la stabilité économique. En attendant, il faut relever le défi de la communication publique pour restaurer la crédibilité publique du Sénégal.
II- Il faut plus de communication publique et moins de communication politique
La conférence de presse du 26 septembre a soulevé une question essentielle : la manière dont les autorités communiquent sur les affaires publiques et les répercussions potentielles de cette communication, tant sur l'opinion nationale que sur nos partenaires internationaux. Cet exercice revêt une importance capitale, car la responsabilité en matière de communication réside dans la capacité à éclairer sans manipuler, à informer sans déformer. La communication publique, dans cette optique, doit se distinguer de la communication politique, souvent teintée d’intérêts stratégiques et susceptibles d’occulter certaines nuances essentielles.
Alors que le Sénégal cherche à maintenir des relations privilégiées avec les investisseurs et bailleurs de fonds, qui perçoivent dans ce pays stable et démocratique une opportunité économique, il est difficile d'ignorer les écueils de la gestion passée sans risquer d'être rattrapé par ce passif. Cependant, toute déclaration imprudente — en particulier concernant la falsification possible des statistiques économiques — pourrait sérieusement compromettre la crédibilité du Sénégal sur les marchés financiers internationaux. Le défi pour le nouveau gouvernement réside dans sa capacité à incarner la transparence et la responsabilité dans un contexte délicat. La confiance des investisseurs repose sur des données fiables, et une gestion approximative pourrait entraîner une hausse des coûts d'emprunt, une diminution des investissements étrangers et une dégradation des notations souveraines. Il est donc essentiel que l'État maintienne une approche rigoureuse, fondée sur des informations solides et des audits indépendants, afin de restaurer la confiance des acteurs économiques et de garantir la stabilité du pays.
Ce qui se joue aujourd’hui va bien au-delà du simple dévoilement des erreurs passées. C’est une occasion unique de mettre en œuvre des réformes structurelles profondes. La transparence, certes indispensable, doit être accompagnée d’une refonte des mécanismes de gestion publique pour assurer une utilisation plus efficiente et équitable des ressources nationales. Cela inclut la réduction des dépenses superflues, le renforcement du contrôle budgétaire et la relocation stratégique des fonds vers les secteurs clés du développement. Le rôle du parlement est central dans ce processus : non seulement il doit adopter ces réformes, mais il doit également exercer un contrôle rigoureux sur l’action gouvernementale. Un parlement renforcé, doté de véritables pouvoirs de surveillance, est le garant de la transparence et de la redevabilité des décisions de l’exécutif. Sa vigilance en matière de gestion des finances publiques et d’évaluation des politiques budgétaires est cruciale pour prévenir les dérives et garantir une gestion saine des ressources. C’est cette collaboration étroite entre l’exécutif et le législatif qui préservera la confiance des partenaires économiques. Le Sénégal se trouve à un carrefour décisif : soit il saisit cette occasion pour réformer en profondeur et assainir ses pratiques, soit il risque de sombrer dans une crise de confiance aux répercussions économiques et sociales considérables.
En définitive, le «grand dévoilement» des comptes publics représente une étape déterminante dans la refondation de l’État sénégalais. Loin de se réduire à un simple exercice de dénonciation des erreurs du passé, il ouvre la voie à une restructuration profonde des pratiques de gestion publique. Les critiques à l’égard des personnalités ayant joué un rôle dans l’ancien système sont légitimes, mais elles restent secondaires face à l’enjeu plus large : l’établissement d’un cadre institutionnel robuste, garant d’une gouvernance transparente et efficace. Le Sénégal se trouve aujourd'hui devant une opportunité historique de transformer son modèle de gestion économique et politique. Cependant, cette transformation exige de naviguer avec rigueur et prudence, tout en évitant les pièges d’une communication imprudente, pour saisir pleinement l’occasion de réformer en profondeur.
par Abdou Mbow
LE POUVOIR DE SONKO DÉROULE LE PROJET DE LA TERREUR
Comparés aux injures proférées par Sonko lui-même ces dernières années, qu'ont pu dire des hommes comme Suzanne Camara, Imam Ndao, Bah Diakhaté ou le commissaire Cheikhna Keita, pour mériter d'être mis sous mandat de dépôt ?
Le propos du pouvoir en place depuis le 24 mars 2024 n'est plus de changer la vie des Sénégalais, comme ils l'avaient promis, mais face à leur impuissance, d'éviter que les voix de la raison ne se fassent entendre en les musclant.
Le Premier ministre avait jugé inutile de profiter d'un état de grâce, voilà qu'il nous impose aujourd'hui, du fait de son incapacité à trouver des solutions, la terreur et le rapport de force.
Depuis qu'ils sont au pouvoir, les hommes de Sonko et alliés, ne supportent aucune voix discordante, et dirigent ce pays avec des thuriféraires obéissants et serviles, qui agissent en petits soldats avec le petit doigt sur la couture du pantalon.
Comparés à ces injures proférées par Sonko lui-même lors des dernières années à l'encontre des dirigeants d'alors, qu'ont pu dire des hommes comme Suzanne Camara, Imam Ndao, Bah Diakhaté ou le commissaire Cheikhna Keita, pour mériter d'être mis sous mandat de dépôt ?
Qu'a fait Lat Diop de plus que son co-auteur supposé de corruption Mohamed Dieng, libre, comme l'air ?
Aujourd'hui, ce sont Djegui Diop, Cheikh Yérim Seck, Bougane Guèye Dany qui sont aux portes de la prison pour avoir commis le crime de « lèse-Sonko », de ne pas être convaincus par ses étemelles promesses de changements.
Comme ils n'arrivent plus à convaincre, ces messieurs ont décidé d'user de l'argument des faibles : la terreur.
C'est le plus évident des aveux de faiblesse. Vos jours sont comptés
messieurs.
Abdou Mbow est porte-parole adjoint de l'APR.
SÀMM SA KÀDDU EN ORDRE DE BATAILLE
La convocation de Bougane Gueye par les autorités est perçue comme une attaque contre l'opposition. La coalition accuse le régime de Sonko et Diomaye de vouloir "museler ses adversaires politiques" en utilisant les prérogatives de l'État
La coalition Sàmm Sa Kàddu crie au scandale suite à la convocation de son leader Bougane Gueye Dany par les services de cybercriminalité. Cette alliance politique y voit une tentative délibérée de déstabilisation de l'opposition par le régime en place. Dans un communiqué au ton ferme, Sàmm Sa Kàddu dénonce les "menaces" qui pèseraient sur la démocratie et les libertés au Sénégal, promettant de résister à toute forme d'intimidation.
"Communiqué coalition Sàmm Sa Kàddu
La convocation du président Bougane Gueye Dany à la cybercriminalité, à la veille des élections législatives est une provocation et une insulte à la démocratie.
En convoquant un candidat de la liste Sàmm sa Kàddu aux elections legislative à venir, nous considérons que c’est toute une coalition qui cherche à être déstabilisée et divertie.
La coalition Sàmm sa Kàddu prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur les menaces que le régime de Ousmane Sonko/Diomaye fait peser sur la démocratie et les libertés individuelles et collectives.
La coalition Sàmm sa Kàddu met en garde le régime actuel sur sa volonté cynique d’utiliser les prérogatives régaliennes de l’État du Sénégal pour museler ses adversaires politiques.
Sàmm Sa Kàddu fera face aux tentatives d’intimidation au nom de la démocratie et des libertés."