SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
5 avril 2025
Politique
GUY MARIUS SAGNA DÉNONCE UNE TENTATIVE D'ASSASSINAT AU TOGO
Le député sénégalais dénonce une machination du régime de Faure Gnassingbé Eyadéma et met en lumière la répression politique dans le pays. "Ils m'ont frappé comme un ballon de football. Aucun Togolais n'est en sécurité", a-t-il indiqué
Le député sénégalais Guy Marius Sagna a brisé le silence suite à l'agression violente dont il a été victime à Lomé, au Togo, le 29 septembre 2024. Il accuse directement le régime de Faure Gnassingbé Eyadéma d'être derrière cette attaque, qualifiant l'incident de tentative d'assassinat.
"Des gens du régime de Faure Gnassingbé Eyadéma ont payé des 'nervis' pour venir bastonner, venir violenter, venir agresser et peut-être même assassiner des Togolais, des députés à l'Assemblée nationale du Togo, des députés au Parlement de la CEDEAO ", a déclaré Sagna, soulignant la gravité de la situation.
L'incident s'est produit lors d'une réunion publique organisée par la plateforme d'opposition Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP). Sagna, qui était présent dans le cadre de ses fonctions au Parlement de la CEDEAO, a été pris pour cible dès qu'il a pris la parole.
Le député décrit une scène de chaos où la violence atteint des niveaux choquants : "Ce que vous avez vu, c'est que les nervis qui ont été payés pour saboter notre rencontre citoyenne m'ont frappé comme un ballon de football. Ils ont utilisé les chaises, ils nous ont donné des coups de pieds comme si nous étions des ballons de football".
Selon Guy Marius Sagna, cette agression va au-delà de sa personne et représente une menace pour tous les Togolais : "Ce qu'il faut retenir de la violence d'aujourd'hui, c'est que tous les Togolais sont en sursis. Aucun Togolais n'est en sécurité, parce que quand on bastonne un parlementaire de la CEDEAO, qui a une immunité, qui est en session ici au Togo, ça veut dire qu'on peut bastonner tous les Togolais."
L'attaque n'a pas épargné d'autres personnalités politiques, notamment la députée togolaise Kafoui Adjamagbo-Johnson. Sagna exprime son indignation face à cette violence indiscriminée : "Ils n'ont même pas hésité à bastonner la députée togolaise, honorable Kafoui, qui à l'âge de leur mère. C'est extrêmement grave. Moi, au moins, je suis un homme. C'est-à-dire qu'il ya une femme qui à l'âge de leur mère et qui en plus est députée, détentrice de l'immunité parlementaire, ils ont levé la main sur elle."
Cette agression soulève des questions sérieuses sur l'état de la démocratie au Togo et la sécurité des opposants politiques. Guy Marius Sagna voit dans cet incident la confirmation de ses avertissements précédents : "C'est la preuve que ce que je disais il ya quelques mois au Parlement de la CEDEAO est vrai."
L’ETAT APPOSE SON VETO
Le bras de fer autour du processus électoral persiste après le rejet du consensus à minima visant à repousser de 72 heures à une semaine les délais de dépôts des dossiers de candidatures.
Le bras de fer autour du processus électoral persiste après le rejet du consensus à minima visant à repousser de 72 heures à une semaine les délais de dépôts des dossiers de candidatures. Un consensus qui avait été acté, lors de la rencontre des acteurs du processus électoral tenue le samedi 28 septembre et qui devait permettre aux partis politiques et aux coalitions de partis de se mettre à jour pour leurs dossiers de candidatures. Dans un communiqué rendu public hier, dimanche 29 septembre, le ministère de l'Intérieur a informé en effet les acteurs politiques et les entités regroupant des personnes indépendantes que la période de dépôt des listes de candidatures aux élections législatives anticipées du 17 novembre n'a pu être allongée, comme souhaité.
Le calendrier de travail fixé par le ministère de l’Intérieur en charge de l’organisation des élections, conformément à la décision du Conseil constitutionnel N° 2/C /2024 du 10 juillet dernier, reste maintenu malgré le consensus à minima de repousser de 72h à 1 semaine les délais de dépôts des dossiers de candidatures acté lors de la dernière rencontre des acteurs du processus électoral qui s’est tenue avant-hier, samedi 28 septembre. Devant permettre aux partis politiques et aux coalitions de partis de se mettre à jour pour leurs dossiers de candidatures, le consensus en question n’a pas prospéré auprès de l’autorité en charge de l’organisation des élections. En effet, dans un communiqué rendu public hier, dimanche 29 septembre, le général Jean Baptiste Tine, ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique a informé les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués et les entités regroupant des personnes indépendantes que la période de dépôt des listes de candidatures aux élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 n'a pu être allongée, comme souhaité par la plupart des acteurs présents à la rencontre tenue ce 28 septembre 2024.
Poursuivant, l’autorité en charge de l’organisation de ces élections législatives anticipées précise que le dépôt des dossiers physiques de candidatures reste fixé du samedi 28 au dimanche 29 septembre 2024 à minuit, conformément au décret n° 2024-1981 du 13 septembre 2024 portant convocation du corps électoral en vue des élections législatives anticipées du 17 novembre prochain. Initiée par des membres de la société civile regroupés au sein du Comité Ad-hoc de facilitation, à l’instar d’Alioune Tine, du Pr. Babacar Guèye, d’Ababacar Fall, d’Abdoulaye Fofana Seck et d’Alain Ayadokun, cette rencontre avait pour but de faciliter le retour à la table de négociation après la rupture du dialogue entre les parties prenantes dans des conditions particulièrement tendues lors de la première réunion tenue 22 septembre dernier.
Après délibérations, les acteurs du processus électoral avaient convenu un consensus à minima pour repousser les délais de 72h à 1 semaine afin de permettre aux partis politiques et aux coalitions de partis de se mettre à jour pour les dossiers de candidatures. S’agissant du point relatif au casier judiciaire, aucun consensus n’a été relevé. Clôturant ces travaux, le Général Jean Baptiste Tine avait dit prendre acte de ces résultats avec la promesse de s’en référer aux autorités supérieures et de rendre compte. Au final, les délais de dépôt ont été maintenus en l’état.
par Jean Pierre Corréa
UNE NATION QUI A MAL À SON ADMINISTRATION OUTRAGÉE
EXCLUSIF SENEPLUS - Nous serions donc 18 millions de Sénégalais manipulés par une administration composée de Mandrakes, de Loukhouss-men, de Khoum-men, et qui nous auront des années durant, fait prendre des vessies pour des lanternes
« Gouverner sans opposant,s c’est administrer sans talent. »
Il semblerait qu’Ousmane Sonko leader charismatique de Pastef ait craché l’autre jour face au ventilateur et que les embruns de son glaviot soient ipso facto, revenus sur le Premier ministre du gouvernement, Sonko Ousmane.
Entourés de ministres régaliens et de plein exercice, qui au fur et à mesure que se déroulait le happening primaturial, cherchaient du regard le bout de leurs mocassins à glands, il a jeté à la face du monde une opprobre indélébile sur ce qui faisait figure d’exception africaine, à savoir notre haute administration publique, dont il devrait être le dernier à en dire les maux, sachant ce que le Sénégal doit à ces hommes et femmes qui ces quatre dernières années, nous ont évités de nous vautrer dans les braises que ses amis soudards ont répandues dans certains États du Sahel, et qu’il n’a de cesse d’en magnifier les vertus.
Il faut sauver le soldat Diba
Nous serions donc 18 millions de Sénégalais, qui avons été collectivement victimes d’hallucinations, manipulés par une administration composée de Mandrakes, de Loukhouss-men, de Khoum-men et autres virtuoses du bonneteau de trottoir, et qui nous auront des années durant, fait prendre des vessies pour des lanternes, au nez et à la barbe des institutions financières et de tous ces hommes et femmes de qualité qui composent notre patronat et notre flotte industrielle, somme toute vigoureuse.
Nous allons d’abord évacuer l’incongru ou le saugrenu d’une situation ubuesque d’avoir dressé toute une brochette ornée d’emblématiques ministres de l’Économie et des Finances, et d’en avoir, et hop ! comme Mandrake, fait disparaître la sœur de l’actuel et toujours souriant titulaire, laquelle, c’est vrai a plus marqué son passage à ce poste par la frénésie qu’elle mettait à se prendre en selfies partout où on l’envoyait bosser, que par la clairvoyance que lui dictait sa mission.
Mais une fois la surprise, la stupeur, et l’abasourdissement passés, suivis d’un ricanement empreint de désespoir, il a été douloureux pour les Sénégalais, de s’être entendus dire qu’ils vivaient dans un pays administré par des faussaires…dont évidemment, si l’on suit la logique d’Ousmane Sonko, ci-devant Premier ministre, le plus présent des absents, à savoir Cheikh Diba, invisible éléphant dans la salle du building administratif, apparut dans nos imaginations perturbées, comme en étant l’Al Capone, traqué par Elliot Sonko Ness..
Cet homme, justement parce qu’il est d’une humilité extrême, d’une absolue discrétion et d’une compétence avérée selon tous les citoyens équipés de jugeotte, est l’archétype du haut fonctionnaire sénégalais, dont l’IGE est la vitrine, et qu’à travers lui, avoir ainsi insulté notre haute administration, fut pire qu’un crime, ce fut une faute de…goût…
Ne pas confondre Angleterre et pomme de terre
Le garçon est titulaire d’un bac scientifique et a été admis à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et à l’Ecole nationale d’Economie appliquée (ENEA) où il a obtenu simultanément une maîtrise en sciences économiques et un diplôme d’ingénieur en planification économique et gestion des organisations.
Son cursus académique a été complété à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, où il a séjourné pendant trois ans, à l’Ecole d’Economie de la Sorbonne, dans le cadre du parcours « Modélisation statistique économique et financière », programme qui accorde une place très importante à l’apprentissage de la programmation, de la modélisation statistique, des Finances, de la data engineering, etc.
Au plan professionnel, il vient de boucler seize années d’expérience dans l’environnement des finances publiques sénégalaises. En effet, cet inspecteur des impôts et des domaines a travaillé comme vérificateur au sein des unités opérationnelles de l’administration fiscale, puis comme rédacteur de la Direction du Recouvrement où il assurait la centralisation des recettes et représentait la Direction générale au Comité hebdomadaire de suivi des recettes.
Il a enfin été Conseiller technique du ministre des Finances et du Budget (MFB), chargé du suivi de la mise en œuvre des grands projets du Plan Sénégal Emergent (PSE) et coordonnateur du programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), au titre de l’instrument de coordination de la politique économique (ICPE).
Autant dire que Cheikh Diba avait chaque jour assis sur un coin de son bureau, un homme aussi calé que lui et tout aussi rompu aux politiques publiques, estampillé BM ou FMI. Hors de question d’être étourdi !
Passation républicaine de services
Un homme qui déclare en prenant fonction : « C’est vrai, être ministre des Finances et du Budget est une lourde responsabilité ; je l’assumerai avec détermination. Ce pays m’a tout donné. Je donnerai ma vie à ce pays », un tel homme mérite d’être laissé en dehors des chicayas politiciens, d’autant qu’il tenait à partager cet honneur avec l’homme aujourd’hui « wanted » par son Zorro de patron, Moustapha Ba himself, et qu’il lui servait ce jour-là du « si ce jour est spécial, si mon émotion est vive, ce n’est pas parce que j’endosse l’habit de ministre. C’est parce que, aujourd’hui, je reçois cet habit des mains d’un ami, d’un mentor, d’un homme pour qui j’ai infiniment de respect : Monsieur le ministre Mamadou Moustapha Ba », avant de rajouter : « Au nom de l’ensemble des agents de ce département, je vous dis merci pour le travail acharné, pour les efforts inlassables, pour les nuits sans sommeil, merci pour votre beau bilan, pour votre contribution à un Sénégal meilleur, pour la trace que vous avez laissée partout où votre riche carrière vous a mené. Mais merci aussi pour les talents que vous avez détectés, pour les cadres que vous avez formés. Et de conclure, l’histoire est cruelle : C’est pourquoi, je voudrais vous rassurer : je prendrais bien soin du legs que je reçois de vos mains aujourd’hui. » Un ange passa…
Il est alors compréhensible que l’actuel ministre de l’Économie, le perpétuel « ravi de la crèche », n’ait pas eu ce jour-là, le loisir « d’avoir piscine », pour éviter d’assister à cette parodie de Dissimulation de Politique Générale.
Les oiseaux se cachent pour mourir.
Par Malick GAYE
LE TEMPS DES LISTES
Frustrés de Yewwi askan wi d’un côté, la Gauche de l’autre et la famille libérale en embuscade vont disputer au parti Pastef le contrôle de l’Assemblée nationale. C’est le retour des familles idéologiques en cette veille d’élections législatives.
Frustrés de Yewwi askan wi d’un côté, la Gauche de l’autre et la famille libérale en embuscade vont disputer au parti Pastef le contrôle de l’Assemblée nationale. C’est le retour des familles idéologiques en cette veille d’élections législatives. Une situation qui pourrait donner naissance à une alliance contre-nature dont l’objectif serait de contraindre le pouvoir à une cohabitation.
La page de la Présidentielle tournée, la recomposition de l’échiquier politique est maintenant lancée. Le point d’orgue de ce changement va être la composition de la prochaine Assemblée nationale. Comme après chaque alternance, la classe politique fait sa mue. Pour l’heure, les grands ensembles semblent être privilégiés par les états-majors. Des alliances improbables, on semble se diriger vers la reconstitution des grandes familles politiques. Les frustrés de la défunte Coalition Yewwi askan wi ont coopté Thierno Bocoum et Pape Djibril Fall. Ainsi, Taxawu Senegaal, le Pur et quelques mouvements et partis politiques veulent refaire le coup de juillet 2022 qui a failli forcer une cohabitation à l’ancien régime. Ce qui ne sera pas chose aisée, au regard des scores qu’ils ont faits à la dernière Présidentielle. En effet, ils devront résoudre l’équation de la remontée des suffrages. En moins de 8 mois, comment Taxawu et le Pur vont-ils faire pour remobiliser les troupes et faire un score honorable ?
Une question que Amadou Ba et les siens ne vont certainement pas se poser. En effet, choisi par Macky Sall pour être le candidat de Bby, Amadou Ba avait réussi à avoir plus de 35% des suffrages, et ce, malgré l’adversité dans sa propre formation politique. Désormais avec «Nouvelle responsabilité», l’ancien Premier ministre est parti avec les deux plus grands alliés de Macky qui sont le Ps et l’Afp. Et avec la trentaine de partis issus de la Gauche, Amadou Ba semble vider la défunte Bby de sa substance. Faut-il le rappeler, l’ancien premier ministre est parti de l’Apr avec des ténors du parti. Pour juguler ces départs, l’Apr s’est tournée vers sa famille libérale. En effet, l’Ucs de Baldé, Bokk gis-gis de Pape Diop, le Rewmi de Idrissa Seck, une partie du Pds et la bande à Oumar Sarr vont aller aux Législatives ensemble. Que vaut cette coalition ? Au soir du 17 novembre, la question ne se posera plus.
En attendant, ils peuvent nourrir des regrets. En effet, ces retrouvailles de la famille libérale, si elles étaient effectives au mois de mars passé, la question ne se poserait pas.
L’intercoalition, une solution à envisager
Toutes les coalitions de l’opposition ont un intérêt commun : empêcher le parti Pastef de contrôler l’Hémicycle. Ce trait d’union pourrait être le ciment d’une intercoalition, comme l’avait fait Yewwi askan wi et Wallu. En effet, dans l’optique de prendre le Perchoir, l’opposition, avec ces blocs, pourrait opter pour ce genre d’alliance. Qui, par le passé, avait montré ses bénéfices. Cependant, un doute subsiste. En effet, Amadou Ba, qui a vu sa candidature à la Présidentielle sabotée par l’Apr et aidée par le Pds, va-t-il accepter de cheminer avec le parti de Macky Sall ? C’est le seul obstacle à la formation d’une intercoalition de l’opposition. Et dans la même logique, comment Amadou Ba pourrait-il expliquer une probable alliance avec ses «frères ennemis» qu’il a quittés en créant sa propre formation politique ?
Mais en politique, l’impossible est juste impossible !
LE SÉNÉGAL RÉAGIT À L'AGRESSION DE GUY MARIUS SAGNA AU TOGO
Dakar demande l'ouverture immédiate d'une enquête sur cet "acte inqualifiable". Il exige que l'intégrité physique du député sénégalais soit protégée
(SenePlus) - Le ministère de l'Intégration Africaine et des Affaires Étrangères a brisé le silence suite à l'agression violente subie par le député Guy Marius Sagna à Lomé, au Togo, le 29 septembre 2024. Dans un communiqué officiel empreint de gravité, la ministère exprime sa « consternation » face à cet incident survenu lors d'une réunion avec des citoyens togolais.
L'attaque s'est produite alors que Sagna, député du Sénégal et membre du Parlement de la CEDEAO, participait à la troisième session extraordinaire de la commission parlementaire régionale. Le député a signalé avoir été agressé par des "nervis" dès l'ouverture de la réunion, soulignant la brutalité de l'assaut.
Face à cette situation, le Sénégal a rapidement activé ses canaux diplomatiques. La ministre de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères a personnellement contacté Guy Marius Sagna pour s'enquérir de son état de santé. Elle a ensuite immédiatement alerté son homologue togolais, exigeant que l'intégrité physique du député soit protégée.
Le ministère a par ailleurs fermement demandé l'ouverture immédiate d'une enquête sur cet "acte inqualifiable".
Dans une note positive, le communiqué fait état de l'engagement du ministre togolais à prendre "toutes les mesures appropriées" pour assurer la sécurité de Guy Marius Sagna.
AU PDS, LA PURGE QUI DIVISE
Karim Wade, fils de l'ancien président, est accusé d'avoir manipulé son père pour évincer ses rivaux internes. Doudou Wade et ses alliés contre-attaquent, dénonçant des manœuvres anti-démocratiques
Doudou Wade, Tafsir Thioye et Hawa Abdoul Bâ ont accusé Karim Wade d’être derrière leur exclusion du Parti démocratique sénégalais (Pds), rendue publique le samedi 28 septembre à travers un communiqué de Bachir Diawara, porte-parole du parti. Selon eux, depuis plusieurs années, Karim Wade, avec une lâcheté sans commune mesure, abusant de la faiblesse d’un père âgé, par ailleurs secrétaire général national du PDS, utilise sa signature pour prendre des décisions arbitraires qui ternissent son image et entachent sa carrière légendaire »
Réponse du berger à la bergère. Doudou Wade, Tafsir Thioye et Hawa Abdoul Bâ n’ont pas mis du temps à réagir à la sortie de Bachir Diawara, porteparole du Pds qui a annoncé dans un communiqué rendu public, le samedi 28 septembre, « leur exclusion constatée et actées par plusieurs fédérations du Parti ». Dans un autre communiqué rendu public le même jour, ces responsables libéraux qui occupaient respectivement les postes de Secrétaire général national adjoint en charge des conflits, secrétaire général national adjoint en charge des relations internationales et de Secrétaire nationale chargée de l’économie numérique n’ont pas chercher midi à quatorze heures avant d’accuser le fils de l’ancien chef de l’Etat d‘être derrière cette décision.
. « Depuis plusieurs années, Karim avec une lâcheté sans commune mesure, abusant de la faiblesse d’un père âgé, par ailleurs secrétaire général national du PDS, utilise sa signature pour prendre des décisions arbitraires qui ternissent son image et entachent sa carrière légendaire », martèlent ses compagnons de Me Abdoulaye Wade qui précisent que « le texte (communiqué sur leur exclusion) publié faisant état d’une prétendue exclusion, montre à suffisance que le combat que porte le PDS « Cap sur les élections » est plus que légitime ». Ainsi se demandant, « comment un parti dont les instances ne se sont pas réunies depuis plusieurs années peut se permettre de prendre des décisions d’une telle gravité », Doudou Wade, Tafsir Thioye et Hawa Abdoul Bâ précisent que « le mensonge qui consiste à dire que les fédérations se sont prononcées est une confirmation de l’ignorance du commanditaire et son usage à volonté du mensonge pour agir contre d’honnêtes militants et militantes. Le mensonge de 2018 sur sa nationalité est encore frais. Le ridicule ne tue pas ! » Loin de s’en tenir-là, ces exclus du Pds accusent à leur tour leurs bourreaux de s’être eux-mêmes auto-exclus par leurs actes posés et qui se caractérisent par de multiples collusions avec des adversaires, sans mandat du parti et la violation systématique de ses textes.
Sous ce rapport, estimant que le Pds refuse toute diversion et reste déterminé à faire cap sur la sauvegarde de l’héritage du Secrétaire général national Me Wade et la perpétuation de son œuvre au service du Sénégal et de l’Afrique, Doudou Wade et Cie affirment que la page Karim est bien tournée et irréversiblement par les Sénégalais, les militants et militantes authentiques, sérieux et soucieux de la préservation de l’œuvre de Wade, de l’honneur et de la dignité du parti et de ses membres, à bout de patience et fatigués de mensonges en continu et de manipulations éhontées. « L’histoire retiendra que le plus grand traître de l’histoire politique du Sénégal est celui qui a menti à des milliers de militants et militantes qui ont travaillé à le laver à grande eau et contre lesquels il se retourne », ont-ils dénoncé avant de marteler. « Comment comprendre qu’en l’espace d’un an Karim passe d’adversaire irréductible de BBY, à complice dans un putsch raté, puis d’adversaire à nouveau de BBY et soutien de Pastef et aujourd’hui d’adversaire de Pastef et allié de l’APR ? »
LA SOCIÉTÉ CIVILE S’INDIGNE DE L’AGRESSION DE GUY MARIUS SAGNA
Le député sénégalais en visite dans le cadre d'une session délocalisée du Parlement de la CEDEAO à Lomé, a été blessé et conduit dans une clinique suite à l'intervention violente de miliciens sur les lieux
(SenePlus) - Le front "Touche Pas A Ma Constitution", coalition d'organisations de la société civile togolaise, a vivement condamné l'agression du député sénégalais Guy Marius Sagna survenue le 29 septembre 2024 à Lomé. Dans un communiqué de presse diffusé immédiatement après l'incident, le front s'est élevé "vigoureusement contre cette violence orchestrée par des personnes dissimulées derrière des miliciens".
L'attaque s'est produite lors d'une rencontre organisée par la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) au siège de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA). Guy Marius Sagna, en visite dans le cadre d'une session délocalisée du Parlement de la CEDEAO, a été blessé et conduit dans une clinique suite à l'intervention violente de miliciens venus illégalement disperser la réunion.
"Touche Pas A Ma Constitution" souligne que cette agression s'inscrit dans un contexte plus large de "détérioration alarmante du climat politique" au Togo. Le front dénonce une "restriction de plus en plus forte de l'espace civique", citant des interdictions répétées et injustifiées des activités de l'opposition, en violation flagrante de la loi togolaise sur les manifestations publiques pacifiques.
Face à cette situation, le front exhorte solennellement les autorités togolaises à cesser immédiatement ces « pratiques liberticides », à respecter scrupuleusement la loi sur les manifestations pacifiques, et à garantir la liberté d'expression et de réunion pour tous. Il appelle également à la libération sans condition des prisonniers politiques et à la fin du harcèlement judiciaire des opposants.
"Touche Pas A Ma Constitution" lance par ailleurs un appel pressant à la communauté internationale, et particulièrement à la CEDEAO, pour qu'elle prenne la mesure de la gravité de la situation au Togo. Le front demande à l'organisation régionale d'user de tous les moyens à sa disposition pour ramener le pays sur la voie de la démocratie et de l'État de droit.
Le communiqué rappelle avec force que « la démocratie ne saurait s'épanouir dans le silence forcé de l'opposition et la répression des voix dissidentes ». Pour "Touche Pas A Ma Constitution", la confrontation pacifique des idées reste le cœur battant d'une nation libre et prospère.
FADILOU KEÏTA APPELLE MACKY SALL À RÉPONDRE DE SES ACTES DEVANT LA JUSTICE
Selon le directeur de la Caisse de dépôt et de consignation, l’ancien président est responsable d’une mauvaise gestion des ressources publiques, facilitant la spoliation des finances du pays.
Fadilou Keïta, directeur de la Caisse de dépôt et de consignation (CDC), a exprimé des critiques virulentes à l’encontre de l’ancien président Macky Sall lors de son passage à l’émission Grand Jury de ce dimanche 29 septembre, diffusée sur la RFM. Invité par le journaliste Babacar Fall, Fadilou Keïta, n’a pas mâché ses mots en affirmant que Macky Sall doit être tenu responsable de nombreux torts causés au Sénégal, tant sur le plan humain que financier.
Fadilou Keïta a accusé l’ancien chef d’État d’avoir une part directe de responsabilité dans les événements politiques violents ayant secoué le Sénégal entre 2021 et 2024, période marquée par de nombreuses manifestations et répressions violentes. « Il a emprisonné des Sénégalais et brisé des ménages. On parle de plus de 80 décès dans ces événements politiques, et Macky Sall est directement impliqué », a déclaré Keïta, pointant du doigt ce qu’il considère comme une gestion autoritaire et répressive de la part de l’ancien président.
En plus des accusations liées aux violences politiques, Fadilou Keïta a évoqué un « carnage financier » sous le régime de Macky Sall. Selon lui, l’ancien président est responsable d’une mauvaise gestion des ressources publiques, facilitant la spoliation des finances du pays. « Il a permis aux uns et aux autres de spolier nos ressources financières », a-t-il insisté, avant d’ajouter que Macky Sall a gravement exposé le Sénégal en donnant de faux chiffres sur la situation économique du pays.
Le directeur de la CDC va plus loin en affirmant que Macky Sall pourrait « facilement être jugé pour haute trahison ». Fadilou Keïta, l’ancien président a trahi le serment qu’il avait prêté en tant que chef d’État, celui de protéger les intérêts du Sénégal. « Il a prêté serment pour protéger les intérêts du Sénégal. Il a exposé le pays en falsifiant des données économiques et en couvrant des scandales financiers », a-t-il expliqué.
Fadilou Keïta a également critiqué la manière dont Macky Sall a géré les rapports de la Cour des comptes, accusant ce dernier d’avoir intentionnellement retenu des rapports compromettants pour éviter de déstabiliser son régime. « Le plus grave, c’est qu’il a été arrogant en déclarant publiquement que certains rapports, il ne les publierait pas au risque d’embraser le pays », a déploré Fadilou Keïta, rappelant les paroles polémiques de l’ancien président face caméra.
VIDEO
GUY MARIUS SAGNA VIOLEMMENT ATTAQUÉ À LOMÉ
Le député sénégalais a subi l'assaut des « gros bras » lors d'une réunion politique ce dimanche 29 septembre dans la capitale togolaise. Il a dû être évacué en urgence vers une clinique voisine, porté par ses soutiens
(SenePlus) - Le député Guy Marius Sagna a été victime d'une agression violente ce dimanche 29 septembre à Lomé, la capitale togolaise, comme le rapporte Radio France Internationale (RFI). Présent au Togo dans le cadre de ses fonctions au Parlement de la CEDEAO, Sagna devait participer à une réunion publique organisée par la plateforme d'opposition dynamique pour la majorité du peuple (DMP).
L'événement, déjà perturbé par un changement de lieu de dernière minute, a rapidement dégénéré dès que Guy Marius Sagna a pris la parole. Des personnes décrites comme des "gros bras" par RFI ont lancé des chaises vers la table d'honneur, visant particulièrement le député sénégalais.
Dans le chaos qui s'en est suivi, Sagna a été blessée à la tête et au bras. Il a dû être évacué en urgence vers une clinique voisine, porté par ses soutiens.
Au-delà des blessures physiques infligées à Guy Marius Sagna, l'incident a fait au moins six autres blessés, dont la députée togolaise Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson. Le matériel de presse a été détruit, des véhicules vandalisés, témoignant de la violence de l'attaque.
VIDEO
ABDOU MBOW CONTRE-ATTAQUE
L'ancien député et responsables de l'APR accuse le nouveau régime de "manipulation" et d'incompétence. Il évoque de vives inquiétudes quant à l'organisation des prochaines législatives
Ce dimanche 29 septembre 2024, Abdou Mbow, ancien député et responsable de l'Alliance pour la République (APR), ex-parti au pouvoir, a vivement réagi au nouveau régime lors de l'émission "Jury du Dimanche" (JDD).
L'ancien parlementaire a qualifié de "manipulation" les récentes déclarations du gouvernement d'Ousmane Sonko concernant la sous-évaluation présumée de la dette publique et du déficit budgétaire sous le régime précédent. "Ousmane Sonko ne fait que de la politique. On va aux élections législatives, il est en campagne électorale", a-t-il affirmé.
Abdou Mbow a également fustigé le manque de programme clair du nouveau gouvernement, déclarant : "Depuis qu'ils sont arrivés, ils sont dans le tâtonnement, ils sont sans projet." Il a souligné l'incapacité du régime actuel à résoudre les problèmes urgents tels que le chômage des jeunes et l'immigration clandestine.
Concernant les élections législatives prévues le 17 novembre 2024, l'ancien député a annoncé la formation d'alliances, notamment entre l'APR et le PDS, pour contrer le nouveau régime. Il a exprimé de sérieuses inquiétudes quant à la fiabilité du processus électoral, citant des délais judiciaires et des violations présumées de la Constitution dans l'organisation du scrutin.
"On risque d'avoir les élections les plus mal organisés de l'histoire", a-t-il averti, appelant à la vigilance face à ce qu'il considère comme une menace pour la démocratie sénégalaise.