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5 avril 2025
Politique
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DÉTHIÉ FALL REJETTE TOUT LIEN AVEC AMADOU SALL
Accusé d’avoir trahi Ousmane Sonko en collaborant avec le régime de Macky Sall lors des législatives de 2022, le leader du PRP a fermement rejeté ces allégations lors d'une conférence de presse.
Depuis plusieurs semaines voire mois, des gens ont tiré sur le leader du PRP l’accusant d’avoir trahi Ousmane Sonko lors des Législatives de 2022 en s’associant avec Macky Sall pour falsifier les listes.
Un audio qui retracerait sa rencontre avec Amadou Sall pour faire le travail, circulant sur les réseaux sociaux, Déthié Fall, au détour d’une conférence de presse, a rejeté d’un revers de main les accusations. A l’en croire, depuis plus de 20 ans, il est dans l’opposition. Il a eu plusieurs fois l’occasion d’être ministre sous le régime d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il va commencer à trahir pour des privilèges.
«Je jure devant Dieu que seuls les problèmes des Sénégalais motivent notre engagement politique. Il y a des gens qui ont masqué leur visage et qui ont fait une vidéo pour dire qu’on m’a donné de l’argent. (…) Si Macky Sall voulait me voir j’irai le rencontrer en personne et pas son fils. On est vendredi et nous sommes musulmans. Je jure devant Dieu que je n’ai jamais vu Amadou Sall. Je ne l’ai même jamais aperçu dans la rue. Tout ce qui est véhiculé n’existe pas. Je ne le ferai jamais de ma vie », révèle-t-il.
Déthié Fall assume qu’il reste toujours le même homme droit et juste qu’il a été. Pour preuve, il déclare qu’ «en mai 2023 il a repoussé des offres de personnes qui ont voulu l’aider pour la présidentielle sous condition qu’il rencontre Macky Sall».
LE PRÉFET DE DAKAR INTERDIT LE RASSEMBLEMENT DE L'ATEL
Invoquant des risques de perturbation urbaine, l'autorité préfectorale a maintenu son refus malgré une tentative de négociation. Chérif Mouhamadou M'Blondin Ndiaye avait notamment proposé aux organisateurs, de délocaliser leur manifestation
(SenePlus) - Le préfet du département de Dakar, Chérif Mouhamadou M'Blondin Ndiaye, a rejeté la demande de rassemblement de l'Alliance pour la Transparence des Elections (ATEL) prévue ce 27 septembre 2024 à la Place de la Nation. Dans un courrier daté du même jour, le préfet motive sa décision par des risques de perturbation de la circulation et de la mobilité urbaine.
L'ATEL avait sollicité l'autorisation d'organiser une manifestation de 14h à 19h30 à la Place de la Nation. Cependant, le rapport d'enquête des services compétents a souligné la proximité du site avec la voie de circulation du BRT (Bus Rapid Transit). Le préfet estime que l'occupation de cet espace "risque de créer des débordements sur les voies réservées et de circulation générale et en même temps affecter sa mobilité ainsi que celle des personnes et de leurs biens."
Malgré une proposition de délocalisation vers un site jugé plus approprié, les organisateurs ont maintenu leur choix initial. Face à ce refus, le préfet s'est vu contraint de ne pas donner une suite favorable à la requête de l'ATEL.
LE SÉNÉGAL FAIT TREMBLER LES INVESTISSEURS
L'annonce d'un audit des comptes de l'ancien régime a provoqué un séisme sur les marchés, faisant bondir les taux d'intérêt des obligations souveraines. Certains analystes entrevoient toutefois des perspectives positives pour l'économie nationale
(SenePlus) - Dans un article publié ce vendredi 27 septembre 2024, l'agence Bloomberg révèle que le Sénégal a créé une onde de choc sur les marchés financiers. L'annonce d'une enquête sur les comptes fiscaux du gouvernement précédent a suscité l'inquiétude des investisseurs, tout en laissant entrevoir des perspectives économiques à long terme potentiellement positives.
Selon Bloomberg, "le rendement des obligations souveraines sénégalaises à échéance 2048 a grimpé jusqu'à 34 points de base en début de séance vendredi", avant de se stabiliser à 9,68% vers midi à Londres. Cette volatilité témoigne de la nervosité des marchés face aux révélations du nouveau gouvernement.
Le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré jeudi à Dakar que "la dette publique - en moyenne à 76,3% du produit intérieur brut - était plus élevée que les 65,9% précédemment annoncés pour le dernier mandat de cinq ans du président Macky Sall". Ces chiffres, bien supérieurs aux estimations initiales, ont pris de court les analystes.
Le ministre de l'Économie, Abdourahmane Sarr, a ajouté que "le déficit budgétaire au cours de la période qui s'est terminée en 2023 représentait en moyenne 10,1% du PIB, soit près du double du déficit enregistré de 5,5%". Ces révélations mettent en lumière l'ampleur du défi économique auquel fait face le nouveau gouvernement.
Malgré ces turbulences, certains experts restent optimistes. Mark Bohlund, analyste senior de recherche crédit chez REDD Intelligence, estime que "le potentiel de hausse des eurobonds sénégalais est étroitement lié à des signes d'adhésion à une politique économique et fiscale plus orthodoxe". Il souligne également l'importance d'un éventuel accord au niveau du personnel et de l'approbation par le conseil d'administration des deuxième et troisième examens d'un programme du Fonds monétaire international pour stimuler les obligations.
Cependant, Bohlund note que le gouvernement actuel "semble frustré par les contraintes budgétaires imposées par la charge élevée de la dette et son accès limité au financement". Cette situation est aggravée, selon lui, par "la performance étonnamment faible des recettes gouvernementales au premier semestre 2024".
L'analyse de Bloomberg met en lumière le délicat équilibre que doit maintenir le Sénégal entre transparence financière et confiance des investisseurs. Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si le pays parvient à rassurer les marchés tout en mettant en œuvre les réformes économiques promises.
CHEIKH DIBA DANS LA MÊLÉE
L'intégrité du ministre des Finances est remise en question par ses détracteurs du fait de ses anciennes fonctions. Le ministère riposte, arguant d'une confusion délibérée entre programmation et exécution budgétaire
(SenePlus) - Le ministère des Finances et du Budget a publié un communiqué de presse en réaction à ce qu'il qualifie de "tentatives de détournement des conclusions du rapport d'audit" concernant la période de l'ancien régime.
Au cœur de la controverse, l'actuel ministre des Finances, Cheikh Diba, visé par certaines critiques. Des voix s'élèvent pour remettre en question son intégrité, arguant de ses fonctions passées de Directeur de la Programmation Budgétaire au sein de l'administration mise en cause par l'audit.
Face à ces allégations, le ministère apporte des clarifications sur le rôle du Directeur de la Programmation Budgétaire. Il rappelle que, conformément au décret 2019-120, ces fonctions sont purement techniques et se limitent à la coordination de la programmation de la loi de finances, sans lien avec l'exécution budgétaire qui intervient l'année suivante.
Le communiqué souligne que Cheikh Diba a toujours agi avec "professionnalisme et rigueur" dans le respect des règles en vigueur. Il précise que l'audit a été réalisé sous sa supervision en tant que ministre et que le rapport a été officiellement transmis à la Cour des Comptes pour validation.
Le ministère s'engage à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour améliorer la gestion des finances publiques. Il appelle à ne pas détourner l'attention des véritables enjeux soulevés par l'audit, réaffirmant son engagement pour une meilleure transparence et gouvernance budgétaire dans le cadre des orientations du nouveau gouvernement.
ALY NGOUILLE NDIAYE RENONCE AUX LÉGISLATIVES
Selon le maire de Linguère et président du PSD Njariñ, ce choix résulte d'une analyse minutieuse de plusieurs facteurs, notamment le temps disponible et l'absence de convergences avec certaines sensibilités politiques
(Seneplus) - Dans un communiqué officiel, le Parti Socialiste Démocrate Njariñ (PSD Njariñ) a annoncé sa décision de ne pas participer aux élections législatives prévues le 17 novembre 2024. Cette décision, qualifiée de "souveraine" par le parti, intervient après une période de réflexion approfondie et de consultations avec divers acteurs politiques.
Aly Ngouille Ndiaye, maire de Linguère et président du PSD Njariñ, a expliqué que ce choix résulte d'une analyse minutieuse de plusieurs facteurs, notamment le temps disponible et l'absence de convergences avec certaines sensibilités politiques. Malgré ce retrait, le parti encourage ses militants et sympathisants à prendre part au processus électoral en tant que citoyens.
Le communiqué souligne l'engagement continu du PSD Njariñ pour un "Sénégal de paix, de progrès et d'harmonie", réaffirmant ainsi son rôle dans le paysage politique national au-delà de cette échéance électorale.
Cette décision intervient dans un contexte politique en pleine évolution, marqué par des réalignements et des stratégies électorales en constante mutation à l'approche du scrutin.
DÉTHIÉ FALL EXPLIQUE SON CHOIX D’INTÉGRER LA COALITION SAMM SA KADU
Le leader du Parti républicain pour le progrès considère que l’absence de contacts avec ses anciens alliés a déterminé son choix de former la coalition “Samm Sa Kadu” avec d’autres formations et entités politiques de l’opposition en vue des Législatives.
Le président du Parti républicain pour le progrès (PRP), Déthié Fall, a déclaré vendredi avoir entrepris d’intégrer “Sam Sa Kadu”, une coalition de l’opposition, après être resté six mois sans avoir de contacts avec les tenants du nouveau pouvoir.
‘’Il est évident que ces six derniers mois, je n’ai pas eu de contacts ni avec le Premier ministre, Ousmane Sonko ni avec le président Bassirou Diomaye Faye et je comprends qu’ils ont de hautes responsabilités’’, a-t-il avancé.
Déthié Fall, qui s’est illustré par son opposition farouche au régime de Macky Sall dit n’avoir ‘’aucun problème avec le nouveau régime’’.
Il considère que l’absence de contacts avec ses anciens alliés a déterminé son choix de former la coalition “Samm Sa Kadu” avec d’autres formations et entités politiques de l’opposition.
‘’A l’approche de la constitution des coalitions pour les législatives, les contacts (avec Pastef) n’ont pas existé, les tentatives n’ont pas abouties et (…) nous avons naturellement travaillé à faire une jonction avec d’autres camarades qui étaient déjà ensemble pour voir comment avoir une liste’’, s’est défendu l’ancien parlementaire.
Selon lui, cette démarché entre dans le cadre d’une alliance électorale devant offrir une tribune pour défendre les préoccupations des Sénégalais.
‘’Il n’y a aucune envie de faire mal, aucune envie de faire sombrer le travail de qui que ce soit. Nous avons entrepris cette démarche uniquement pour avoir cette représentation et avoir la possibilité de donner notre point de vue à l’Assemblée nationale’’, a tenu à faire savoir Déthié Fall.
par pierre sané
DE LA NÉCESSITÉ DE L’INDÉPENDANCE DE L’ESPRIT
Je peux donc quitter Pastef pour retrouver ma liberté totale de pouvoir m’exprimer au-delà d’un parti mais à partir du seul point de vue de l’intérêt des populations et surtout des plus vulnérables comme le dictera ma conscience
Ce que je crois, c’est que dans un pays démocratique normal, les intellectuels devraient dans leur travail être guidés par le résultat de leurs quêtes de connaissances et par leurs convictions profondes. Lorsque le pays est traversé par une crise existentielle comme ce que nous avons connu sous Macky Sall, il est impératif que tous se mobilisent pour bloquer toute tentative de confiscation des libertés y compris les intellectuels.
C’est ce qui m’a amené à rejoindre Pastef il y a deux ans par solidarité et par partage des mêmes convictions. Je me réjouis aujourd’hui de constater que le parti demeure fidèle à ses engagements. Je suis en phase totale avec le travail qu’accomplisssent le président et notre Premier ministre. Nos ministres sont compétents et déterminés à transformer notre pays. C’est le mieux qu’on ait eu depuis Mamadou Dia. Je pense donc que le pays est entre de bonnes mains.
Je peux donc quitter Pastef pour retrouver ma liberté totale de pouvoir m’exprimer au-delà d’un parti mais à partir du seul point de vue de l’intérêt des populations et surtout des plus vulnérables (pauvres femmes enfants..) comme le dictera ma conscience.
Je vais pouvoir rejoindre la mobilisation internationale contre les agissements criminels d’Israël, contre les violences faites aux femmes dans le monde et pour les réparations dues aux populations par les colonisateurs et tant d’autres injustices.
Je continue donc de soutenir Pastef pour l’instant en tant qu’intellectuel indépendant mais je veux continuer à m’investir sur des préoccupations qui me tiennent à coeur personnellement.
Quelque soit par ailleurs les priorités de Pastef. Raison pour laquelle je quitte Pastef.
Vive le Sénégal et vive l’’Afrique.
À THIÈS, LA FAMILLE LIBERALE FACE À SON DESTIN
Le retour du PDS dans l'équation et les divisions au sein de l'APR ajoutent du piquant à une élection déjà cruciale. Pendant ce temps, le camp présidentiel élargit ses bases, galvanisé par ses récentes victoires
Les élections législatives du 17 novembre 2024 seront à coup sûr un baromètre pertinent pour la famille libérale de Thiès, qui sera ainsi face à son destin. En effet le Rewmi, le parti Démocratique sénégalais (PDS), l’Alliance pour la république (Apr) ont une bonne carte à jouer pour faire valoir leur ancrage à Thiès, après l’échec électoral cuisà deux reprises du «mburook soow».
Les retrouvailles électorales entre le Rewmi et l’Alliance pour la République (APR), deux entités importantes de la famille libérale à Thiès, lors des dernières élections locales et législatives, à travers le «mburook soow», n’avaient pas donné les résultats escomptés. Et pour cause, la coalition Yewwi Askan Wi avait largement gagné ces élections, avec des victoires qui sonnaient comme un plébiscite.
Mais avec les prochaines élections législatives du 17 novembre 2024, avec l’arrivée du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) dans la coalition dénommée «Takku Wallu Sénégal), la famille libérale a une belle carte à jouer pour redorer son blason électoral. Force est cependant de constater que l’enjeu est de taille et la partie ne sera pas une promenade de santé. Après la survenue de la première alternance politique en 2000, cette famille libérale, sous l’impulsion du Pape du Sopi Me Abdoulaye Wade, s’était fixé l’objectif de rester au pouvoir pendant au moins 50 ans. Mais des démêlées entre le Secrétaire Général National et son ancien numéro 2 d’alors, le président Idrissa Seck, ont vite changé les donnes en cours de premier mandat.
Ces démêlées se traduiront finalement par un divorce politique et un pan important du parti a choisi de poursuivre son aventure politique avec Idrissa Seck, qui a finalement créé son propre parti. Le PDS, cheville ouvrière de la famille libérale, connaîtra une autre crise en 2008, l’opposant au remplaçant du président Idrissa Seck à la tête du gouvernement, en l’occurrence Macky Sall, qui finira aussi par claquer la porte du parti, pour se frayer un autre chemin politique, embarquant également un pan du parti dans sa nouvelle trajectoire.
Il s’agit maintenant, avec les nouvelles retrouvailles, de remettre les pendules à l’heure, pour permettre à la famille libérale de se repositionner sur l’échiquier politique, même si certains redoutent encore le scénario des élections locales et législatives. En tout cas, si des sons de cloche discordants ne se sont pas fait entendre au sein du PDS et de Rewmi, tel est loin d’être le cas à l’APR qui s’est éclatée en plusieurs morceaux.
Le Pastef n’a pas dit son dernier mot
Si la famille libérale porte le combat de la survie politique à travers ces élections législatives, force est aussi de dire que le camp présidentiel, incarné par la liste Pastef, est encore loin d’avoir dit son dernier mot et s’inscrit dans la dynamique d’une victoire de la confirmation. C’est dans ce cadre qu’à l’aune de la construction des alliances politiques en direction de ces échéances, ses bases sont en train de s’élargir. C’est dans cette veine que le Dr Djibril Sarr, président du Mouvement de l’Alliance pour une Nouvelle Direction (ANDE), s’est engagé à « donner à notre nation, une nouvelle dynamique, en assurant à la liste Pastef une majorité à l'Assemblée nationale ».
« Portés par les valeurs de démocratie, de justice sociale et de solidarité qui nous sont communes, nous réaffirmons notre soutien indéfectible à la coalition Diomaye Président. Ensemble, nous avons œuvré pour un Sénégal où chaque citoyen compte, et où les opportunités sont équitablement réparties. Forts de nos succès passés, nous nous engageons à poursuivre notre combat pour un pays plus juste et plus prospère, où chacun peut réaliser son plein potentiel. Face aux urgences, telles que la Santé, l’éducation, le transport, la gestion des ressources naturelles et l'emploi des jeunes, nous devons poursuivre notre engagement pour répondre efficacement aux défis précités » a-t-il indiqué.
Wallu Askan Wi (Awa) roule pour Amadou Ba
Connu pour son engagement politique dans la coalition Benno Bokk Yaakaar lors des dernières échéances électorales, sous la bannière de son mouvement l’Alliance Wallu Askan Wi (AWA), Ousmane Diop a été le premier responsable à investir le président Macky Sall, comme candidat à un troisième mandat. Quand le jeu s’est éclairci sur cette question, avec le retrait de la course de ce dernier, il a transféré son engagement sur la candidature du Premier Ministre Amadou Bâ, qu’il a défendu jusqu’au bout. Avec ces législatives anticipées, il resté dans sa logique politique, en mobilisant hier ses militants et sympathisants, autour de la liste d’Amadou Bâ.
Selon lui, le Sénégal va franchir le 17 novembre prochain, un pas important dans la marche de la démocratie, mais aussi vers le mieux-être économique. Si la coalition d’Amadou Ba décroche la majorité parlementaire, le pays changera de cap et de visage dans tous les domaines. Il ne sera plus un Sénégal de Bassirou Diomaye Faye encore moins du Premier ministre Ousmane Sonko, mais un Sénégal de paix. « Le mouvement Alliance Wallu Askan Wi, après de larges concertations à la base, a décidé de rester dans la logique de la présidentielle, en apportant son soutien total à la liste de l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, dans la coalition Jamm Ak Njariñ», a-t-il expliqué. Il a par ailleurs ajouté que la confiance à Amadou Bâ permettrait de sceller en même temps la confiance des bailleurs de fonds et la valorisation de la signature du pays.
LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL DEBOUTE ATEL
Le Conseil constitutionnel rejette les deux recours introduits par les responsables de l’Alliance pour la transparence des élections (ATEL) tendant à l'annulation du processus électorale en cours en vue des élections législatives anticipées
Le Conseil constitutionnel rejette les deux recours introduits par les responsables de l’Alliance pour la transparence des élections (ATEL) tendant à l'annulation du processus électorale en cours en vue des élections législatives anticipées, à l’issue de sa séance du 25 septembre dernier. Ces requêtes demandaient l'annulation du décret portant convocation du corps électoral et celui portant convocation du corps électoral.
Douche froide pour les responsables de l’Alliance pour la transparence des élections (ATEL). Le Conseil constitutionnel qui statuait en sa séance du 25 septembre sur le recours tendant à l'annulation du décret n°2024- 1981 du 13 septembre 2024 portant convocation du corps électoral et celui tendant à l'annulation du décret n° 2024- 1981 du 13 septembre 2024 portant convocation du corps électoral, a rejeté lesdites requêtes.
Dans leur décision, Mamadou Badio Camara, président du Conseil et ses collègues avaient pourtant pris le contrepied des mémoires de l'Etat du Sénégal, enregistré à son greffe le 24 septembre 2024 par l'Agent judiciaire de l'État qui avait conclu, à titre principal, à l'irrecevabilité des requêtes et, à titre subsidiaire, à leur rejet en déclarant les requêtes recevables en précisant que les requérants justifient un intérêt légitime à agir.
Cependant, statuant sur le fond de ce recours notamment sur le moyen tiré de la violation des articles L. 54, L. 68, L176 et L.O. 183 du Code électoral évoqué par Oumar Sarr et ses camarades du Parti des libéraux et démocrates Ande souquali (PLDA/AS) », « Osez l'avenir » de Me Aïssata Tall Sall et Abdou Mbow et 38 autres députés, le Conseil constitutionnel a tout simplement rejeté ce moyen. Et pour motiver cette décision, les « Sages » rappelant que « les dispositions de l'article 87 de la Constitution prévalent sur les dispositions du Code électoral », précisent « que dès lors qu'il n'est pas contesté que la date retenue par le décret attaqué pour la tenue du scrutin est conforme à ce texte, le calendrier électoral doit être défini en cohérence avec cette date ; que le moyen est rejeté ».
Statuant également sur le moyen tiré de la violation du principe d'égalité des partis politiques devant la loi brandit par les requérants sous prétexte que la décision rendue par le Conseil constitutionnel sur demande d'avis du Président de la République n'a pas été publiée, le Conseil constitutionnel a opposé le même rejet
Pour motiver ce rejet, Mamadou Badio Camara, Mouhamadou Diawara, Youssoupha Diaw Mbodj, Awa Dieye et Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly qui étaient assistés lors de cette séance du 25 septembre par Maître Fatma Ndiaye, Chef du greffe par intérim, ont rappelé à l’endroit des requérants que leur décision rendue sur cette demande d'avis du Président de la République, a été publiée au Journal officiel nº 7759 du 6 septembre 2024. Mieux ajoutent-ils, « cette décision ne fait pas partie du processus électoral dont le décret n° 2024- 1980 du 12 septembre 2024 portant dissolution de l'Assemblée nationale et fixant la date du scrutin pour les élections législatives anticipées au dimanche 17 novembre 2024 constitue le point de départ; qu'en effet, l'avis donné par le Conseil constitutionnel au Président de la République ne porte pas sur l'opportunité de dissoudre ou non l'Assemblée nationale mais uniquement sur la date à partir de laquelle une dissolution est possible, celle-ci ne dépendant que de la volonté du Président de la République; que le moyen est rejeté.
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LES AVEUX EXPLOSIFS DE BOURGI SUR LA FRANÇAFRIQUE
Dans son livre "Ils savent que je sais tout – Ma vie en Françafrique", cet ancien conseiller politique balance sans retenue sur les pratiques occultes qui ont longtemps régi les rapports entre l'Hexagone et ses anciennes colonies
Dans une interview explosive accordée à France 24, Robert Bourgi, figure emblématique des relations franco-africaines, lève le voile sur les dessous troublants de la Françafrique. À l'occasion de la sortie de son livre "Ils savent que je sais tout – Ma vie en Françafrique" (éditions Max Milo), cet ancien conseiller politique balance sans retenue sur les pratiques occultes qui ont longtemps régi les rapports entre l'Hexagone et ses anciennes colonies.
Bourgi dépeint un système bien rodé de financement politique, où les valises de billets transitaient des palais africains vers les coffres des partis français. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, mais aussi Laurent Gbagbo : aucune figure politique n'échappe à ses révélations incendiaires. L'ancien homme de l'ombre raconte comment des millions de dollars ont irrigué les campagnes présidentielles françaises, avec la complicité des chefs d'État africains.
Mais au-delà du scandale financier, c'est le cynisme diplomatique qui frappe. Bourgi rapporte les mots glaçants de Sarkozy menaçant de « vitrifier » Gbagbo lors de la crise ivoirienne, illustrant la brutalité des rapports de force.