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5 avril 2025
Politique
DIKEMBE MUTOMBO S'ÉTEINT À 58 ANS
La légende congolaise de la NBA est morte des suites d'un cancer. Surnommé "Mount Mutombo" en référence à sa stature imposante de 2,18 mètres, il laisse derrière lui un héritage sportif exceptionnel
(SenePlus) - Le monde du basket est en deuil. Dikembe Mutombo, légende congolaise de la NBA, s'est éteinte à l'âge de 58 ans des suites d'un cancer, comme l'a annoncé la Ligue nord-américaine de basket ce lundi. Surnommé "Mount Mutombo" en référence à sa stature imposante de 2,18 mètres, il laisse derrière lui un héritage sportif exceptionnel.
Mutombo a marqué son époque par une défense redoutable qui lui a valu huit sélections au All-Star Game entre les années 1990 et 2000. Son palmarès impressionnant compte quatre titres de défenseur de l'année, trois de meilleur contreur et deux de meilleur rebondeur, témoignant de sa domination dans la raquette.
Né à Kinshasa, le pivot congolais a arboré les couleurs de huit franchises NBA au cours de sa carrière. Son périple américain a débuté en 1991 avec les Denver Nuggets et s'est achevé en 2009 chez les Houston Rockets, à l'âge vénérable de 43 ans. Bien qu'il ait participé à deux finales NBA, en 2001 avec les Philadelphia 76ers et en 2003 avec les San Antonio Spurs, le titre suprême lui a toujours échappé.
La carrière de Mutombo, s'étalant sur près de deux décennies, illustre sa longévité exceptionnelle et son impact durable sur le jeu. Son départ laisse un vide immense dans le basket international, où il était devenu une figure emblématique, particulièrement pour le continent africain.
MOUSSA DIOP ACCUSE SON MANDATAIRE DE TRAHISON
Le leader d'And Gor Jotna, a saisi la justice pour "confiscation arbitraire des listes et dossiers" de candidature dans le cadre de la participation du parti aux élections législatives
(SenePlus) - Une plainte pénale déposée le 29 septembre 2024 auprès du Commissaire central de Dakar par Me Moussa Diop, président du parti et Gor Jotna, accuse Boubacar Camara, mandataire du parti, de sabotage électoral à quelques semaines des législatives du 17 novembre.
La plainte détaille une série d'événements troublants. Selon Me Diop, Camara était chargé de déposer les listes électorales du parti le 29 septembre à 10h45. Son absence inexpliquée ce jour-là a déclenché l'alarme au sein d'And Gor Jotna.
Le cœur de l'accusation réside dans la "confiscation arbitraire des listes et dossiers" par Camara. Me Diop affirme dans sa plainte que ces documents, cruciaux pour la participation du parti aux élections, devaient être déposés avant minuit, dernier délai légal.
L'élément déclencheur de cette action en justice est survenu à 12h25, lorsqu'une vidéo YouTube a révélé selon Moussa Diop, que Boubacar Camara tenait sa propre conférence de presse pour annoncer sa candidature. La plainte qualifie cet acte de « véritable abus de confiance » envers And Gor Jotna.
La plainte de Me Diop exige que Camara soit « poursuivi de ce chef » pour ses actions.
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SONKO, DE L'INSUBMERSIBLE CANDIDAT À L'HYPER PREMIER MINISTRE
«On n’a pas un hyper président, on a un hyper Premier ministre…On a tout fait pour arrêter Sonko. Il a souffert toutes les misères pour ne pas être candidat. Ça, ça ne peut pas ne pas impacter les institutions », soutient Alioune Tine (AfrikaJom Center)
L’actuel chef du gouvernement Ousmane Sonko n’est pas un Premier ministre ordinaire, mais un hyper Premier ministre, résultante du dysfonctionnement démocratie, selon Alioune Tine, président du think thank AfrikaJom Center. Si des Sénégalais fantasment sur le vrai détenteur du pouvoir exécutif, on peut le comprendre. C’est loin d’être un débat sur le sexe des anges. Au vu du parcours politique et de la personnalité d’Ousmane Sonko, bien des Sénégalais sont persuadés que c’est lui le boss. Et ce serait une erreur de considérer que Sonko est un invité à la table de Diomaye et tenu de savoir se tenir. Pour corriger cette incongruité, le président d'AfrikaJom Center plaide pour la mise en application du Pacte de bonne gouvernance démocratique.
Empêché par tous les moyens institutionnels de réaliser son ambition présidentielle, il s’est retrouvé hyper Premier ministre. Charismatique chef de file des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (Pastef), qu'il a fondé en 2014), Ousmane Sonko fut un opposant farouche, un empêcheur de tourner en rond du régime Sall dont il n’a de cesse de pointer les tares.
Courageux, voire téméraire, il a connu toutes sortes de persécution politique, consenti à des sacrifices au cours des 3 dernières années, à tel enseigne que nul ne l’imaginait aujourd’hui aux affaires puisque c'est à quelques jours de la fin de la campagne électorale, à la faveur du loi d'amnistie controversée, qu'il recouvre la liberté en même temps que l'actuel président.
Pourtant, une décade plus tôt, dans les liens de la détention, il entreprenait des grèves de la faim susceptibles de nuire à sa santé. Mais le risque pris et la bravoure affichée du chef ont été payantes. Il n’a pas pu se présenter, mais son choix et sa consigne de vote ont été suivis à la lettre. Son binôme est élu haut la main avec cinquante-quatre pour cent des suffrages.
Il savait fort bien là ou ses ennuis judiciaires avec Sweet Beauty, du nom de ce salon de massage, ou il a été accusé par Adji Sarr de viol, pouvait le conduire.
Stratège et habile, très tôt, Sonko avait désigné d'autres membres de son parti pour s’assurer de mettre quelqu’un en face du candidat du pouvoir et ainsi de parer à toute éventualité ou toute tentative visant carrément à empêcher son parti de prendre part au scrutin. C’est ainsi que Bassirou Diomaye Faye est positionné et sera élu dès le premier tour de la présidentielle le 24 mars dernier. Sans surprise, lui, Ousmane Sonko sera nommé Premier ministre.
En 6 mois de magistère, étant donné la personnalité et le leadership d’Ousmane Sonko, le fondateur de Pastef (des mauvaises langues ?) disent qu’en vérité, c’est lui qui est aux manettes au palais de la République au lieu de celui qui a été consacré par la légitimité du suffrage universel.
D’aucuns, le trouvent, en tant que Premier ministre, un peu trop envahissant à tort ou à raison dans des prérogatives du Président. Pour sûr, même s’il était établi que c’est le Premier ministre qui gouverne, cela ne devrait surprendre personne outre mesure de l’Avis d’Alioune Tine, Fondateur d’AfrikaJom Center.
« On n’a pas un hyper Président, on a un hyper Premier ministre. C’est le résultat des dysfonctionnements de notre démocratie. On a tout fait pour arrêter Sonko. Il a souffert toutes les misères pour ne pas être candidat. Ça, ça ne peut pas ne pas impacter les institutions. On ne peut pas dissocier à la fois tout le vécu de Sonko et le comportement qu’il a, à l’heure actuelle », soutient Alioune Tine.
Chef du gouvernement, il est presque impossible que son influence ne déteigne sur le fonctionnement du pouvoir. Sonko incarne le Pastef et la résistance. Ousmane Sonko a fait montre d’un courage inégalable face au pouvoir répressif de Macky Sall qui a tout fait pour l’empêcher de se porter candidat. Mais il a tenu ferme en cristallisant toute la charge qu’aurait dû porter toute l’opposition.
Il faut se rappeler que quelques mois plus tôt, Diomaye n’était pas du tout connu du grand public. S’il a été élu de manière claire et nette, c’est forcément l’aura de Sonko qui a ruisselé en lui. L’éditorialiste togolais de la chaine New World Tv, l’ambassadeur Sogoyou Keguewe disait fort à propos que «Même si c’est un crapaud que Sonko désignait pour participer a cette élection, il l’aurait gagné ». Cela en dit long sur ce que représente le Premier ministre sénégalais.
Selon ce vétéran des droits humains, c’est la résultante des dysfonctionnements institutionnels sous l’ancien régime. Il en veut pour exemple toutes les misères que le régime de Macky Sall à fait subir à Ousmane Sonko en utilisant les institutions comme la justice ou l’Assemblée nationale à sa guise.
Le fonctionnement de ses institutions est critiqué depuis des années. Le besoin de leur réforme en profondeur s'est toujours posé avec acuité. À cet effet, la solution n'est pas loin. C’est la mise en œuvre du pacte national de bonne gouvernance signé par le président Diomaye Faye comme 12 autres candidats, lors de la campagne électorale qui réglerait les pathologies démocratique du Sénégal.
Cet outil de gouvernance va impulser des réformes institutionnelles nécessaires, permettant que les choses soient clarifiées entre le Président et le Premier ministre, que d’autres prérogatives soient éventuellement transférées au Parlement et que le citoyen ait surtout son mot à dire dans l’action politique. Ce sera l’amorce d’une démocratie délibérative, participative, estime Alioune Tine.
par Lamine Fall
AMADOU MAKHTAR MBOW, SCOUT TOUJOURS
La contribution peu connue de Makhtar Mbow « Ecureuil actif » était sa participation au mouvement scout. Avec la majorité des routiers et des responsables, ils réclamaient une accélération du processus d'indépendance par rapport aux EDF
Acteur majeur de l'Histoire du scoutisme en Afrique, Ousmane Thiané Sar, connu sous le nom de "Sanglier zélé", fonde en 1938 à l'École Normale William Ponty, à Sébikhotane. Le Groupe local Pontyville, qui compte plusieurs unités, et c'est grâce à lui qu'un pontyn sur deux a franchi le pas vers le scoutisme.
De cette manière, la contribution peu connue d'Amadou Makhtar Mbow « Ecureuil actif » était sa participation au mouvement scout. Avec la majorité des routiers et des responsables, ils réclamaient une accélération du processus d'indépendance par rapport aux EDF (Éclaireurs de France) tout en appelant, dans des motions de congrès, les autorités à mettre fin aux guerres coloniales fratricides qui touchaient surtout la jeunesse, qui est la force vive des Nations.
À cette époque, l'École Normale William Ponty de Sébikhotane était connue pour former tous les cadres de l'administration, des instituteurs (d'où son nom d'École Normale), des candidats à l'École de médecine et de pharmacie Jules Carde, des candidats à l'École de vétérinaire ou supérieure de technique de Bamako... Ceux-ci, de toutes ethnies et de toutes croyances, étaient des habitants des territoires de l'AOF (Afrique occidentale française) et même de l'AEF (Afrique équatoriale française).
Parmi eux se trouveront de nombreux hommes d'État, diplomates de carrière, enseignants brillants, médecins de renom : Bakary Djibo, professeur Assane Seck, Abdoulaye Albert Ndiaye, Baffa Gaye, Dr Thianar Ndiaye, Thierno Souleymane Diop, Abdoulaye Seck dit Douta, Sidi Mohamed Ould Déyine, Professeur Papa Kouaté, Demba Bèye, Macodou Diène, Bocar Cissé, Ibrahima Ahmadou Sangho, Arona Sy, Mody Diagne, Malick Thioye, Séga Gueye, Abdoulaye Diallo, Dr Lamine Sine Diop, Abo Damadia, Kassory Bangoura, Paul Zoukou Bailly, Issa Diop, Alassane Diop, Dr Brelotte Sow, Dr Papa Gaye, Dr Abdourahmane Kélétigui, Edouard Coll, Lompolo Koné, etc.
Au cours de la période de décolonisation, la majorité des membres du scoutisme laïque, qui est un mouvement d'éveil de conscience et de prise de responsabilités, seront parmi les principaux dirigeants des divers partis politiques, mouvements de jeunesse ou syndicats, parmi lesquels on pouvait mentionner, entre autres : Ousmane Thiané Sar, Ouézzin Coulibaly, Majhemout Diop, Amadou Makhtar M’Bow, Abdoulaye Ly, Abdoulaye Gueye-Cabri, Assane Seck, Ibrahima Sangho, Bocar Cissé, Alassane Diop, Bakary Djibo, Saër Gaye, Baffa Gaye, Kassory Bangoura, Issa Diop, Mody Diagne, Ali Bocar Kâne, Alioune Badara Paye, Tibou Tounkara, Boubacar Diallo Telli, Abel Goumba, Abdoul Maham Bâ, Mamadou Marone, Amadou Ndéné Ndaw, Malick Diop, Mbakhane Ndaw, Cheikh Dé Thialaw Dieng, Bara Goudiaby etc.
Avec Ousmane Thiané Sar, Amadou Makhtar Mbow et d’autres frères éclaireurs avaient initié entres autres à St-Louis un projet d’auto-construction populaire appelé communément « Cité castors ». Pa Mbow comme l’appelé affectueusement certains, avait servi sa communauté, son pays, l’Afrique et le monde. Pour paraphraser quelqu’un, « il est resté à l’image de son totem, toute sa vie durant, le travailleur acharné et infatigable que le monde entier connaît. Inusable militant de la cause humaine, du tiers-monde et des valeurs de la République pour lesquelles il donnera jusqu’à sa santé ».
LE THIÉBOU DIEUNE DEVIENT UN LUXE
La cherté des denrées alimentaires et la rareté du poisson frais transforment le quotidien en un combat pour la survie
Le plat national sénégalais, le «Thiébou dieune», n’est plus accessible à n’importe qui depuis quelque temps. Les ménagères indexent la cherté des denrées et du poisson frais devenu d’ailleurs rare sur le marché du Sénégal oriental.
Un tour effectué au marché de Kothiary a permis de se rendre compte de la difficulté rencontrée par les pères et mères de famille pour faire bouillir la marmite. Dans cette contrée située dans le département de Goudiry, région de Tambacounda, le panier de la ménagère subit une tension inflationniste indescriptible, témoigne S. Sow, une dame trouvée devant l’étal d’une vendeuse de légumes. Pendant que l’argent se raréfie, les prix des denrées flambent, soutient Mme Sow. «Jadis, je venais avec 2000 francs au marché, j’arrivais à faire mes provisions. Aujourd’hui, tel n’est plus cas, à cause du renchérissement des prix des légumes. Le kilogramme d’oignon coûte ici, à Kothiary, 800 francs, la pomme de terre 1000 francs Cfa. Alors qu’habituellement, leurs prix n’avaient jamais dépassé 500 francs, quelle que soit la crise. Les autres denrées, n’en parlons même pas. Il y a moins de 3 mois, le sac d’oignon s’échangeait à 8000 ou 7000 francs. Aujourd’hui, il est vendu à 19 000 francs, soit plus du double», explique Nogaye Fall, une autre ménagère tout atterrée par la cherté des prix.
Ce qui fait que préparer un bon plat de «Thiébou dieune» coûte les yeux de la tête. «Il faut aujourd’hui casquer entre 8 et 10 mille francs Cfa pour arriver à présenter un bon plat de «Thiébou dieune»». «Tout est cher actuellement. L’oignon, la pomme de terre, le piment, la carotte, le manioc… aucune denrée n’a connu de baisse de prix. Tout a flambé», s’est égosillée Nogaye. Pire, poursuit-elle, «compte tenu de sa rareté, le poisson est devenu inaccessible. Il n’est pas à la portée de toutes les bourses. Seul le «Yaboye» (sardinelle : Ndrl), est accessible. Mais à quel prix ? Trois «Yaboye» coûtent 500 francs. Et, même ceux-là, ce sont de tout petits poissons. S’agissant des gros poissons, il faut au minimum débourser 2000, voire 3000 francs Cfa, pour s’en procurer. L’équivalent de ma dépense quotidienne. Nous sommes fatiguées», peste Mme Fall.
Un autre tour à l’étable du boucher. Là aussi, c’est quasiment la même situation. Outre la cherté du prix du kilogramme, les femmes se plaignent de la qualité. Le kilogramme de viande est vendu à 3000 francs, informe,Sène, l’un des bouchers du village. Il était auparavant vendu à 2000 francs, ensuite 2500. «Aujourd’hui, il faut débourser 3000 francs Cfa pour avoir de la viande», a soutenu Awa Magou, trouvée sur place.
Pire, la qualité laisse à désirer. «Ce sont de rachitiques bœufs qui sont égorgés et mis en vente. Nous n’avons pas le choix. Les bœufs de qualité sont acheminés à Dakar et dans les autres régions de l’intérieur du pays. Nous sommes vraiment fatiguées», martèle-t-elle.
Les consommateurs appellent ainsi les nouvelles autorités, en qui ils avaient fondé un grand espoir, de bien veiller sur les prix des denrées alimentaires. «Le gouvernement doit trouver une solution à la situation que nous vivons. Même pour le riz et l’huile, seuls ceux qui achètent en gros ont senti une légère baisse. Nous achetons dans le détail, nous n’avons senti aucune baisse», fulmine-t-elle. Et pourtant, il a été annoncé que des volontaires allaient être recrutés pour faire appliquer la mesure de la baisse. Malheureusement, rien n’est fait, s’est désolée la bonne dame.
DE LA DIFFAMATION EN POLITIQUE
LU POUR VOUS - Cette arme stratégique est devenue un levier destructeur, notamment dans le cas de La France insoumise et de son fondateur Jean-Luc Mélenchon, accusés faussement d’antisémitisme
(SenePlus.com) - L’article « L’Art de la diffamation politique » de Serge Halimi et Pierre Rimbert, paru dans Le Monde diplomatique en octobre 2024, s’attaque à une problématique centrale dans les débats politiques contemporains : l’utilisation de la diffamation comme arme stratégique pour discréditer les opposants politiques. À travers une analyse détaillée et éclairante, les auteurs montrent comment cette tactique est devenue un levier destructeur, notamment dans le cas de La France insoumise (LFI) et de son fondateur Jean-Luc Mélenchon, accusés faussement d’antisémitisme. En dépit du manque de preuves tangibles, cette campagne de dénigrement a eu des conséquences lourdes sur l’image et la légitimité du premier parti de gauche en France.
La construction d’une accusation infondée
L’article s’ouvre sur le contexte politique des élections législatives du 7 juillet dernier, où le Nouveau Front populaire (incluant LFI) a remporté 193 sièges sur les 577 de l’Assemblée nationale, surpassant la coalition présidentielle (166 sièges) et le Rassemblement national (RN), qui s’est allié avec la droite (142 sièges). Malgré ce succès électoral, un premier ministre issu du parti Les Républicains (LR), Michel Barnier, a été nommé à la tête du gouvernement par le président Emmanuel Macron. Ce dernier a formé un cabinet minoritaire avec le soutien de la droite, une alliance qui contredit les résultats des urnes. Halimi et Rimbert notent que cette « dissonance entre le vote des Français et sa représentation politique est devenue habituelle » dans un paysage politique où les manœuvres électorales contournent de plus en plus les voix populaires (Le Monde diplomatique, octobre 2024).
La clé de cette situation politique réside dans une campagne médiatique et politique visant à discréditer Jean-Luc Mélenchon et LFI en les associant à l’antisémitisme. Cette accusation, qualifiée par les auteurs de « mensonge politique », a permis d’ostraciser un des plus grands partis de gauche, tout en réhabilitant l’extrême droite, réputée pour ses positions historiques antisémites. Les auteurs rappellent l’ampleur de la charge diffamatoire, illustrée par les propos de Philippe Val, ancien directeur de Charlie Hebdo, qui, sur Europe 1, a déclaré le 2 septembre 2024 : « Que croit la bande de Mélenchon ? Qu’on va regarder s’installer dans les ministères des antisémites et des copains d’antisémites comme des vaches regardent passer des trains ? » Cette rhétorique incendiaire, poursuivent Halimi et Rimbert, vise à alimenter la peur et à dresser une barrière infranchissable entre LFI et le reste de l’échiquier politique.
Les effets politiques d’une diffamation
L’un des aspects les plus frappants de cette campagne, notent les auteurs, est la manière dont elle a permis de normaliser et même de légitimer la montée de l’extrême droite en France. Selon Halimi et Rimbert, cette opération a réalisé trois objectifs simultanément : « ostraciser le premier groupe parlementaire de gauche, réhabiliter l’extrême droite (qui aurait cessé, elle, d’être antisémite) et justifier la mise à l’écart de la coalition qui comptait le plus grand nombre d’élus ».
Là réside l’ironie de cette manœuvre politique. Alors que LFI est attaquée pour des accusations infondées d’antisémitisme, le Rassemblement national, autrefois paria politique pour ses positions antisémites et racistes, est progressivement réhabilité et intégré dans la normalité politique. Halimi et Rimbert montrent que cette inversion des rôles sert à affaiblir la gauche tout en renforçant les forces conservatrices et d’extrême droite. Cette stratégie, expliquent-ils, s’appuie sur un usage délibéré de la « fausse information », un phénomène que les autorités françaises s’efforcent de combattre dans d’autres contextes (par exemple lorsqu’il s’agit de désinformation en provenance de Moscou ou des États-Unis sous Donald Trump), mais qu’elles tolèrent ici en raison de ses bénéfices politiques immédiats.
L’accusation d’antisémitisme, soulignent Halimi et Rimbert, n’est pas une simple attaque rhétorique. Elle a des répercussions concrètes sur le paysage politique français. Elle permet de justifier la mise à l’écart de LFI, un parti qui, en raison de sa forte représentation à l’Assemblée nationale, aurait pu prétendre à une part importante du pouvoir législatif. Au lieu de cela, LFI est présentée comme une menace pour la démocratie, et des figures comme Philippe Val appellent à les « chasser des ministères de la République », en leur promettant de « vivre l’enfer » jusqu’à ce qu’ils quittent la scène politique.
Une manœuvre politique hypocrite
Les auteurs dénoncent également l’hypocrisie derrière ces accusations d’antisémitisme. Ils montrent que la violence de la charge contre LFI n’est pas justifiée par des faits tangibles, mais par une volonté de réduire au silence une opposition politique gênante. « La violence de la charge contre LFI, combinée à l’absence d’éléments irréfutables permettant de la justifier, donne le vertige », écrivent-ils. Cette utilisation abusive de l’antisémitisme comme arme politique, soulignent-ils, reflète une tendance plus large dans la politique contemporaine, où les débats idéologiques sont de plus en plus remplacés par des attaques diffamatoires visant à détruire des adversaires.
Ce processus est particulièrement pernicieux dans le cas de LFI, un parti qui s’est constamment opposé au racisme et à l’antisémitisme. En liant faussement LFI à des idéologies antisémites, la campagne diffamatoire cherche non seulement à discréditer le parti, mais aussi à délégitimer toute forme de contestation politique venant de la gauche. Halimi et Rimbert affirment que ce type d’accusations est une arme puissante dans le champ politique : elle permet de détourner l’attention des vrais débats et de saper la crédibilité des mouvements progressistes.
La rhétorique maccarthyste du XXIe siècle
L’une des conclusions les plus puissantes de l’article réside dans la comparaison faite par les auteurs entre cette campagne diffamatoire et le maccarthysme des années 1950 aux États-Unis. À l’époque, des accusations infondées de sympathies communistes étaient utilisées pour réduire au silence des personnalités publiques, des intellectuels et des politiciens. De la même manière, l’accusation d’antisémitisme devient aujourd’hui un outil pour marginaliser les voix de gauche et empêcher toute remise en cause du système en place.
Halimi et Rimbert soulignent également les dangers pour la démocratie de cette dérive rhétorique. En réduisant le débat politique à des accusations infamantes, on empêche toute discussion rationnelle et nuancée sur les enjeux de fond. Cela fragilise non seulement les partis ciblés, mais aussi l’ensemble du débat démocratique. Cette instrumentalisation de l’antisémitisme pour des fins politiques érode la confiance du public dans les institutions et affaiblit la lutte réelle contre le racisme et l’antisémitisme.
En conclusion, « L’Art de la diffamation politique » est un article percutant qui dénonce avec force l’usage cynique de la diffamation dans le débat politique contemporain. En se concentrant sur le cas de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, Serge Halimi et Pierre Rimbert offrent une analyse convaincante des mécanismes de marginalisation politique et des dangers que cela représente pour la démocratie. La manière dont les accusations d’antisémitisme sont manipulées à des fins politiques ne doit pas seulement être perçue comme une attaque contre un parti particulier, mais comme un symptôme d’un mal plus profond qui mine le débat démocratique dans son ensemble.
Cet article est un appel à la vigilance face à ces pratiques et un rappel que la démocratie repose avant tout sur la possibilité d’un débat ouvert, honnête et basé sur des faits. Lorsque ce débat est remplacé par des accusations mensongères et infondées, c’est toute la démocratie qui est en danger.
Par Madiambal DIAGNE
L’HEURE DES ADIEUX
Peut-être le temps est venu, pour moi, d’être un bon député. De nombreux lecteurs m’en voudront de devoir arrêter d’animer cette rubrique intitulée «Les Lundis de Madiambal». C’était devenu un rendez-vous régulier, incontournable, depuis bientôt vingt ans
De nombreux lecteurs m’en voudront de devoir arrêter d’animer cette rubrique intitulée «Les Lundis de Madiambal». C’était devenu un rendez-vous régulier, incontournable, depuis bientôt deux décennies. Le public en était devenu si attaché, au point que les protestations fusaient, à chaque fois que, pour une raison ou une autre, la rubrique venait à ne pas paraître. Cet intérêt du public et les demandes insistantes nous avaient poussé à essayer d’adapter cette rubrique à une chronique audiovisuelle en langue wolof, «Yobbal Bi». Le succès a été réel, vu l’enthousiasme du public à la regarder sur la chaîne YouTube de votre journal et ses différents autres supports. En décidant brusquement de changer de cap, pour m’investir désormais dans le champ de la vie politique active, je me refuse de continuer à animer cette rubrique.
C’est le lieu de remercier sincèrement tout ce public, fidèle, auquel je témoigne de ma reconnaissance.
Des compatriotes m’encourageaient depuis longtemps à franchir le pas, de faire de la politique, afin de participer davantage, non seulement à l’éveil des consciences en élevant le débat politique public, mais aussi à participer à la définition ou l’élaboration d’une meilleure gouvernance pour le Sénégal. J’étais resté sourd à ces demandes, considérant que mes alertes, mises en garde et critiques, objectivement formulées, me suffiraient comme contribution à l’édification d’un Sénégal de paix, de démocratie et de prospérité ; en tout cas, pour en faire un pays mieux gouverné par ses élites. Malheureusement, des acteurs politiques, devenant de plus en plus intolérants et réfractaires à la critique, ont instauré un certain manichéisme dans la vie publique ; de sorte que toute personne qui porterait une critique quelconque à propos de leur action est estampillée du bord politique opposé. Ainsi, que vous fassiez de la politique ou non, on finit par vous ranger dans le lot des hommes politiques. Au demeurant, nul ne m’aura vu demander ou chercher une position politique ou un poste quelconque dans l’appareil d’Etat. Bien au contraire, j’ai eu à me détourner de bien d’opportunités pour occuper des fonctions publiques ou politiques. J’avais tenu à rester exclusivement dans le domaine des médias et d’autres activités économiques privées. Je rends grâce à Dieu de m’avoir assisté à éviter de prêter le flanc et de n’avoir pas cédé à la tentation de profiter de certaines opportunités qu’offre souvent la proximité avec les décideurs publics. Ceux qui pouvaient en douter ont été édifiés depuis l’avènement de ce nouveau régime Sonko-Diomaye.
Il reste que j’ai enfin décidé de me lancer en politique par, sans doute, l’un des échelons les plus bas, en demandant un mandat de député à la prochaine législature. Des organisations politiques et citoyennes, des personnalités religieuses et coutumières et des citoyens lambda m’avaient assidûment approché, depuis quelques années, pour me suggérer de tenter le challenge politique. Ils ont estimé que je me devais d’apporter quelque chose de nouveau à mon pays. J’ai décliné ces propositions. En effet, je veux être modeste dans mes ambitions, mais surtout réaliste. J’ai la conviction que l’activité politique en général ne saurait m’apporter une richesse, une renommée ou une belle réputation que je n’ai pas déjà eues dans ma vie. Je touche du bois, mais je peux considérer, sans aucune fausse modestie, avoir déjà eu à réussir quelques petites choses utiles. Je ne convoiterai pas donc pas un mandat de député pour me réaliser.
Mes compatriotes pourront alors comprendre, aisément, l’angélisme de mon engagement politique. Je veux être un bon député qui contrôle rigoureusement l’action gouvernementale, et cela suffira à faire mon bonheur. Ma conviction est d’autant plus forte que le Sénégal est en train d’aller à vau-l’eau, avec des gouvernants manifestement incompétents, sans vertu et veules. Ils ont érigé le mensonge, l’arrogance et l’irrévérence en méthode d’opposition et veulent en faire une méthode de gouvernement. Je ne saurais me résigner, l’accepter, sans me donner les moyens de les combattre. Je ne sais pas si je vais y arriver, mais j’aurai la satisfaction morale d’avoir au moins essayé. Je compte le faire avec des Sénégalais, de tous bords, qui partagent avec moi la même foi pour la République, la démocratie et les valeurs et vertus qui font la gloire de cette Nation et de ses aïeux. Mon objectif est de contribuer à une vie plus digne pour ma communauté, dans un Etat de Droit où règnent l’équité sociale, la transparence et l’intégrité, avec une opposition vigilante pour garantir ces principes.
Pour en revenir au journal Le Quotidien, je dois dire que j’ai transféré à mes collaborateurs, depuis plusieurs années, mes responsabilités éditoriales et managériales. La marche de ce groupe de presse, qui a su imposer un journal de référence, crédible et indépendant, se poursuivra sans encombre. J’aurais pu continuer, sans complexe aucun, à animer ma chronique hebdomadaire à travers ces colonnes, comme c’est une pratique courante dans les grandes démocraties, car elle reste une tribune d’opinion, qui ne constitue donc pas du journalisme de reportage. Seulement, pour la clarification des postures et les exigences de transparence que je tiens particulièrement à m’imposer, j’ai choisi de donner rendez-vous, aux personnes intéressées, à travers d’autres supports plus personnels.
Le rendez-vous est pris d’ores et déjà. Ce n’est qu’un au revoir. A très bientôt donc.
EXCLUS DU PDS : DOUDOU WADE & CO ATTAQUENT KARIM
Doudou Wade et ses «frères» de parti exclus du Parti démocratique sénégalais (Pds) accusent Karim Wade d’être à la manœuvre et contestent la mesure qui les frappe.
Doudou Wade et ses «frères» de parti exclus du Parti démocratique sénégalais (Pds) accusent Karim Wade d’être à la manœuvre et contestent la mesure qui les frappe.
Qui croirait que Doudou Wade quitterait, un jour, le Parti démocratique sénégalais (Pds) ? Pourtant, c’est bel et bien le cas, si l’on se fie aux informations données par le Secrétariat général national (Sgn) de ladite formation politique. «Doudou Wade, Tafsir Thioye, Pape Saër Guèye, Hawa Abdoul Ba ne sont plus militants du Parti démocratique sénégalais», a-t-on informé les militants et sympathisants du Pds dans un communiqué rendu public ce samedi. Il leur est reproché de la «haute trahison et (la) collusion avec l’adversaire visant à tromper les militants, notamment en réclamant leurs dossiers de candidatures aux Législatives pour les confisquer, semer la confusion afin de faire rejeter et invalider leur investiture». Et pour ces motifs, le Parti démocratique sénégalais n’a pas eu de la peine à leur trouver des remplaçants. «Ils ont été remplacés suite à leur «démission de fait» constatée et actée par plusieurs fédérations du parti qui ont dénoncé leur comportement», a-t-on ajouté dans le communiqué.
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Le Parti démocratique sénégalais ne s’est pas limité seulement à remplacer ces militants de la première heure. Pour éviter que ces derniers, qu’il qualifie de «démissionnaires», fassent usage des symboles, des couleurs et des images du parti pour tromper les militants, il a tenu à les mettre en garde. «Les auteurs de ces manœuvres frauduleuses s’exposent à des poursuites judiciaires devant les tribunaux», prévient le document. Et mieux, pour éviter que les militants tombent dans ce piège, le Parti démocratique a aussi précisé que c’est Maguette Sy, Secrétaire national en charge des élections, qui est «la seule et unique personne habilitée à recevoir toutes les candidatures des militants et responsables du Pds à l’investiture pour les élections législatives du 17 novembre prochain, et que c’est seul son Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, après revue de toutes les candidatures, qui désignera la liste finale des candidats du parti qui iront aux élections sous les couleurs du Pds, membre de la Coalition Takku wallu Senegaal (Tws)». En vue des Législatives anticipées, le Sgn invite ses militants à la vigilance et même à ne pas hésiter à démasquer leurs anciens camarades en cas de fraude. Dans la même lancée, le Pds invite aussi ses militants à la mobilisation pour une victoire écrasante de leur coalition au soir du 17 novembre prochain.
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Chez Doudou Wade, Tafsir Thioye, Pape Saër Gaye et compagnie, on accuse Karim Wade d’être à l’origine de leur exclusion des rangs des «Bleus». Dans un communiqué, Doudou Wade et ses «frères» de parti exclus dénoncent : «Karim, se cachant honteusement derrière un inféodé et néo-libéral contesté, a franchi le Rubicon en optant de naviguer à nouveau en dehors des textes fondamentaux du Pds.
Depuis plusieurs années, Karim, avec une lâcheté sans commune mesure, abusant de la faiblesse d’un père âgé, par ailleurs Secrétaire général national du Pds, utilise sa signature pour prendre des décisions arbitraires qui ternissent son image et entachent sa carrière légendaire.»
«Le texte publié, faisant état d’une prétendue exclusion, montre à suffisance que le combat que porte le Pds est plus que légitime. En effet, comment un parti dont les instances ne se sont pas réunies depuis plusieurs années peut se permettre de prendre des décisions d’une telle gravité ? Le mensonge qui consiste à dire que les fédérations se sont prononcées est une confirmation de l’ignorance du commanditaire et son usage à volonté du mensonge pour agir contre d’honnêtes militants et militantes. Le mensonge de 2018 sur sa nationalité est encore frais. Le ridicule ne tue pas !», font remarquer les signataires du texte.
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«La page Karim est bien tournée et irréversiblement par les Sénégalais, les militants et militantes authentiques, sérieux et soucieux de la préservation de l’œuvre de Wade, de l’honneur et de la dignité du parti et de ses membres, à bout de patience et fatigués de mensonges en continu et de manipulations éhontées», considèrent Doudou Wade et compagnie.
GUY MARIUS SAGNA DÉNONCE UNE TENTATIVE D'ASSASSINAT AU TOGO
Le député sénégalais dénonce une machination du régime de Faure Gnassingbé Eyadéma et met en lumière la répression politique dans le pays. "Ils m'ont frappé comme un ballon de football. Aucun Togolais n'est en sécurité", a-t-il indiqué
Le député sénégalais Guy Marius Sagna a brisé le silence suite à l'agression violente dont il a été victime à Lomé, au Togo, le 29 septembre 2024. Il accuse directement le régime de Faure Gnassingbé Eyadéma d'être derrière cette attaque, qualifiant l'incident de tentative d'assassinat.
"Des gens du régime de Faure Gnassingbé Eyadéma ont payé des 'nervis' pour venir bastonner, venir violenter, venir agresser et peut-être même assassiner des Togolais, des députés à l'Assemblée nationale du Togo, des députés au Parlement de la CEDEAO ", a déclaré Sagna, soulignant la gravité de la situation.
L'incident s'est produit lors d'une réunion publique organisée par la plateforme d'opposition Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP). Sagna, qui était présent dans le cadre de ses fonctions au Parlement de la CEDEAO, a été pris pour cible dès qu'il a pris la parole.
Le député décrit une scène de chaos où la violence atteint des niveaux choquants : "Ce que vous avez vu, c'est que les nervis qui ont été payés pour saboter notre rencontre citoyenne m'ont frappé comme un ballon de football. Ils ont utilisé les chaises, ils nous ont donné des coups de pieds comme si nous étions des ballons de football".
Selon Guy Marius Sagna, cette agression va au-delà de sa personne et représente une menace pour tous les Togolais : "Ce qu'il faut retenir de la violence d'aujourd'hui, c'est que tous les Togolais sont en sursis. Aucun Togolais n'est en sécurité, parce que quand on bastonne un parlementaire de la CEDEAO, qui a une immunité, qui est en session ici au Togo, ça veut dire qu'on peut bastonner tous les Togolais."
L'attaque n'a pas épargné d'autres personnalités politiques, notamment la députée togolaise Kafoui Adjamagbo-Johnson. Sagna exprime son indignation face à cette violence indiscriminée : "Ils n'ont même pas hésité à bastonner la députée togolaise, honorable Kafoui, qui à l'âge de leur mère. C'est extrêmement grave. Moi, au moins, je suis un homme. C'est-à-dire qu'il ya une femme qui à l'âge de leur mère et qui en plus est députée, détentrice de l'immunité parlementaire, ils ont levé la main sur elle."
Cette agression soulève des questions sérieuses sur l'état de la démocratie au Togo et la sécurité des opposants politiques. Guy Marius Sagna voit dans cet incident la confirmation de ses avertissements précédents : "C'est la preuve que ce que je disais il ya quelques mois au Parlement de la CEDEAO est vrai."
L’ETAT APPOSE SON VETO
Le bras de fer autour du processus électoral persiste après le rejet du consensus à minima visant à repousser de 72 heures à une semaine les délais de dépôts des dossiers de candidatures.
Le bras de fer autour du processus électoral persiste après le rejet du consensus à minima visant à repousser de 72 heures à une semaine les délais de dépôts des dossiers de candidatures. Un consensus qui avait été acté, lors de la rencontre des acteurs du processus électoral tenue le samedi 28 septembre et qui devait permettre aux partis politiques et aux coalitions de partis de se mettre à jour pour leurs dossiers de candidatures. Dans un communiqué rendu public hier, dimanche 29 septembre, le ministère de l'Intérieur a informé en effet les acteurs politiques et les entités regroupant des personnes indépendantes que la période de dépôt des listes de candidatures aux élections législatives anticipées du 17 novembre n'a pu être allongée, comme souhaité.
Le calendrier de travail fixé par le ministère de l’Intérieur en charge de l’organisation des élections, conformément à la décision du Conseil constitutionnel N° 2/C /2024 du 10 juillet dernier, reste maintenu malgré le consensus à minima de repousser de 72h à 1 semaine les délais de dépôts des dossiers de candidatures acté lors de la dernière rencontre des acteurs du processus électoral qui s’est tenue avant-hier, samedi 28 septembre. Devant permettre aux partis politiques et aux coalitions de partis de se mettre à jour pour leurs dossiers de candidatures, le consensus en question n’a pas prospéré auprès de l’autorité en charge de l’organisation des élections. En effet, dans un communiqué rendu public hier, dimanche 29 septembre, le général Jean Baptiste Tine, ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique a informé les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués et les entités regroupant des personnes indépendantes que la période de dépôt des listes de candidatures aux élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 n'a pu être allongée, comme souhaité par la plupart des acteurs présents à la rencontre tenue ce 28 septembre 2024.
Poursuivant, l’autorité en charge de l’organisation de ces élections législatives anticipées précise que le dépôt des dossiers physiques de candidatures reste fixé du samedi 28 au dimanche 29 septembre 2024 à minuit, conformément au décret n° 2024-1981 du 13 septembre 2024 portant convocation du corps électoral en vue des élections législatives anticipées du 17 novembre prochain. Initiée par des membres de la société civile regroupés au sein du Comité Ad-hoc de facilitation, à l’instar d’Alioune Tine, du Pr. Babacar Guèye, d’Ababacar Fall, d’Abdoulaye Fofana Seck et d’Alain Ayadokun, cette rencontre avait pour but de faciliter le retour à la table de négociation après la rupture du dialogue entre les parties prenantes dans des conditions particulièrement tendues lors de la première réunion tenue 22 septembre dernier.
Après délibérations, les acteurs du processus électoral avaient convenu un consensus à minima pour repousser les délais de 72h à 1 semaine afin de permettre aux partis politiques et aux coalitions de partis de se mettre à jour pour les dossiers de candidatures. S’agissant du point relatif au casier judiciaire, aucun consensus n’a été relevé. Clôturant ces travaux, le Général Jean Baptiste Tine avait dit prendre acte de ces résultats avec la promesse de s’en référer aux autorités supérieures et de rendre compte. Au final, les délais de dépôt ont été maintenus en l’état.