SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
4 avril 2025
Politique
VIDEO
AÏSSATA TALL SALL BOUDE LA COMMISSION AD HOC ET DÉNONCE LES ACCUSATIONS CONTRE FARBA NGOM
Désignée pour défendre son collègue député devant la commission Ad Hoc, elle a tenu un point de presse au cours duquel elle a dénoncé les bases de l’accusation. "J’ai décidé de ne pas m’associer à cette parodie de commission".
Aïssata Tall Sall, désignée pour défendre le député Farba Ngom devant la commission Ad Hoc, a tenu un point de presse au cours duquel elle a dénoncé les bases de l’accusation. Selon elle, « le dossier d’accusation de Farba Ngom repose uniquement sur quatre lettres de transmission du parquet ». Cette situation l’a poussée à « quitter la salle », elle l’a fait savoir cet après-midi au siège de l’APR.
« J’ai décidé de ne pas m’associer à cette parodie de commission Ad Hoc », a-t-elle déclaré avec fermeté. Aïssata Tall Sall a également affirmé ne pas avoir connaissance des faits reprochés à son collègue, ce qui l’a empêchée de le défendre sur le fond. Pendant ce temps, la commission avait convoqué le député Farba Ngom pour l’auditionner ce mardi.
Pour rappel, une procédure visant la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom a été lancée à la demande du ministre de la Justice, saisi par le parquet financier.
LA FRONDE S'ORGANISE CONTRE LE RETOUR DES VISAS
Le patronat et les opérateurs du tourisme, secteur clé du PIB, s'activent auprès des autorités contre cette initiative annoncée par Ousmane Sonko. L'échec coûteux de 2013-2015 reste gravé dans les mémoires
(SenePlus) - Une levée de boucliers s'organise contre le projet de rétablissement de la réciprocité des visas annoncé par le Premier ministre Ousmane Sonko le 27 décembre devant l'Assemblée nationale, révèle Jeune Afrique.
Les acteurs économiques, échaudés par l'expérience désastreuse de 2013-2015, se mobilisent activement pour faire avorter cette initiative. Selon le magazine panafricain, une coalition regroupant les opérateurs du tourisme et le patronat sénégalais mène actuellement un lobbying intense auprès des plus hautes autorités de l'État, ciblant aussi bien le Premier ministre que la ministre des Affaires étrangères Yassine Fall et le président Bassirou Diomaye Faye.
"Nous ne sommes pas dans le secret des dieux, et nous avons appris la mesure comme tous les Sénégalais", confie à JA un acteur économique de premier plan, qui exige des "véritables concertations" avant toute décision. Cette réaction traduit l'inquiétude d'un secteur touristique qui représente 7% du PIB national et qui garde en mémoire l'échec cuisant de la précédente tentative.
Le "mauvais souvenir" de 2013-2015 reste en effet vivace. À l'époque, rappelle le magazine, l'État avait dû verser 12 milliards de F CFA (18,29 millions d'euros) d'indemnités à la société Snedai pour abandonner le système après seulement deux ans, face à la chute drastique de la fréquentation touristique.
La résistance s'étend même au sein du parti au pouvoir, Pastef, et parmi ses alliés, selon un fonctionnaire du ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères cité par Jeune Afrique. Cette opposition interne s'explique notamment par l'impact négatif que la mesure avait eu sur la diaspora sénégalaise et les binationaux, contraints eux aussi de demander des visas pour rentrer au pays.
Le projet semble d'ailleurs loin d'être mûr. Le même fonctionnaire affirme qu'il n'est "même pas encore à l'état de projet", tandis que ni la primature ni le ministère des Affaires étrangères n'ont souhaité réagir aux sollicitations du journal.
Face à cette mobilisation, le Premier ministre tente de rassurer. "Il s'agit, tenant compte de l'expérience précédente, de bien cerner les faiblesses avant toute décision", a-t-il déclaré, évoquant notamment la possibilité d'exemptions pour préserver le tourisme et le secteur des affaires. Mais ces garanties ne semblent pas suffisantes pour apaiser les inquiétudes des acteurs économiques, déterminés à éviter une répétition de l'échec de 2013-2015.
NOUS DEVRONS LA TRANSFORMER COUTE QUE COUTE
Le Premier ministre sénégalais a assuré les usagers des services publics, lundi 20 janvier 2025 à Diamniadio, de sa détermination à mener ‘’vaille que vaille’’ les réformes attendues, même s’il reconnaît que la transformation visée ne sera pas aisée...
Le Premier ministre sénégalais a assuré les usagers des services publics, lundi 20 janvier 2025 à Diamniadio (ouest), de sa détermination à mener ‘’vaille que vaille’’ les réformes attendues, même s’il reconnaît que la transformation visée ne sera pas aisée. « Et pourtant, nous devrons (la) réaliser, coûte que coûte, vaille que vaille » en dépit des difficultés liées à « l’histoire, (aux) habitudes et (à) leurs conséquences » sur l’administration publique nationale.
Ousmane Sonko clôturait la Conférence des administrateurs et managers publics (CAMP) en présence de membres du gouvernement, des directeurs généraux et des membres de conseils d’administration de sociétés nationales, de fonctionnaires et d’agents du secteur parapublic.
‘’Les ruptures que nous voulons voir advenir nous demanderont beaucoup d’efforts’’, a tenu à préciser d’abord Ousmane Sonko. Il a relevé ‘’une prévalence et une persistance nocives des pratiques malsaines de corruption, de détournements’’, etc., au sein de l’Administration publique sénégalaise.
Il a signalé, parmi les défauts des secteurs public et parapublic du pays, l’‘’absence d’une vision et d’une direction stratégique claires et partagées pour une administration au service du développement et, notamment, d’un secteur privé productif et conquérant’’.
« L’urgence d’un ajustement »
Le but de la conférence des administrateurs et managers publics étant de ‘’renforcer la cohérence et l’efficacité de l’action publique’’, dans le contexte qu’il a déjà décrit, M. Sonko estime qu’‘’il est urgent que notre gouvernement et notre administration s’ajustent’’.
‘’Pour y parvenir, je veillerai personnellement, avec mon gouvernement, à la mise en place du cadre de gouvernance du changement, à la neutralisation des obstacles au changement et au respect strict de la déontologie’’, a-t-il assuré.
Ousmane Sonko estime, pour l’atteinte des objectifs de la conférence des administrateurs et managers publics, qu’‘’il nous faudra (…) identifier, combattre et neutraliser les obstacles au changement’’.
‘’Toutes les tentatives de réforme, de transformation systémique des structures et de l’infrastructure de l’État se sont toujours soldées par des échecs, en totalité ou en partie. La faute certainement à la faiblesse des volontés politiques qui les ont portées’’, a-t-il déclaré.
‘’Mais la faute aussi et surtout aux vives réticences au changement, au conservatisme bureaucratique et aux lobbies de préservation d’intérêts de groupes professionnels ou occultes’’, a poursuivi le chef du gouvernement.
Il s’est engagé à faire en sorte que l’‘’administration suive le processus enclenché dans la plus stricte discipline’’. ‘’Le contraire conforterait l’idée, souvent émise, de la présence à côté de l’État apparent, d’un État profond et souterrain, d’une hiérarchie parallèle et informelle, qui détiendrait secrètement le pouvoir décisionnel, survivant aux alternances politiques…’’
‘’Mon gouvernement agira avec toute l’énergie nécessaire, contre toute entrave vicieuse au processus de transformation’’, a promis Ousmane Sonko, exhortant les administrateurs et les managers publics ‘’à bannir et à combattre radicalement toute forme de déviance et manquement à l’éthique et la déontologie’’.
‘’A l'ère de la tolérance zero’’
‘’Je voudrais vous confirmer que, depuis le 24 mars 2024, avec l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, nous sommes entrés désormais dans l’ère de la tolérance zéro, aussi bien pour la détection que pour la sanction de ces pratiques occultes, conformément à nos engagements en matière de reddition des comptes devant le peuple…’’
Il estime que ‘’le renouveau du Sénégal passe par une Administration publique efficace, capable de déconstruire les mauvais choix, de remettre en cause les agencements organisationnels et d’inscrire son action dans une dynamique de performance, le tout dans un cadre institutionnel moderne’’.
A l’ouverture de la CAMP lundi matin, le président de la République a relevé plusieurs faiblesses de l’Administration publique.
Bassirou Diomaye Faye a parlé d’une administration ‘’figée dans des schémas’’ hérités de l’histoire coloniale, d’un ‘’secteur parapublic hypertrophié’’, de ‘’services publics complexes et coûteux’’, etc.
FARBA NGOM AUDITIONNE CE MARDI
Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, face à son destin. Le secrétaire national de l’organisation et de la mobilisation de l'Apr est convoqué ce mardi après-midi, à 16 heures précisément, par la Commission ad hoc.
Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, face à son destin. Le secrétaire national de l’organisation et de la mobilisation de l'Apr est convoqué ce mardi après-midi, à 16 heures précisément, par la Commission ad hoc.
Celle-ci statuera sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom dit Farba dans le cadre du dossier de blanchiment de capitaux supposé de plus de 125 milliards de francs Cfa dans lequel le mis en cause est cité par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) transmis au parquet du Pool judiciaire financier (Pjf).
Le membre du Groupe parlementaire Takku Wallu a la possibilité de déférer lui-même à la convocation ou de se faire représenter par un collègue, rappelle L'Observateur. Le journal signale que dans tous les cas le rapport de ladite commission sera soumis à un vote de la plénière pour la levée ou non de l’immunité parlementaire du député de la 15e législature et collaborateur de l'ancien Président Macky Sall.
Par Mohamed GUEYE
FAIRE ÉMERGER DES CAPITAINES NATIONAUX
Le recyclage des anciens programmes sous de nouvelles appellations ne suffira pas à relancer l'économie sénégalaise. De la Sonatel aux ressources pétrolières et gazières, le pays continue de voir ses richesses contrôlées par des intérêts étrangers
Même en faisant dans le déni incantatoire, les autorités de ce pays sont obligées de se rendre compte que le coût des produits de première nécessité ne baisse pas, et que le moral de la population de manière globale n’est pas à l’enthousiasme. Il ne s’agit pour autant pas de se contenter de remarquer que les choses ne bougent pas, ou que les promesses d’avant les élections n’ont pas encore vu un début d’exécution – sauf en ce qui concerne la fameuse «reddition des comptes», clone hideuse la Crei avec ses poursuites à l’emporte-pièce qui, on s’en est rendu compte après, n’ont visé qu’une seule personne.
Ce qui intéresse les Sénégalais actuellement, et nos autorités en tête, c’est de permettre aux jeunes Sénégalais de trouver un emploi, et de pouvoir se prendre en charge. Après avoir fait le constat d que le programme «Xeyu ndaw nyi» n’a pas rempli toutes ses missions, malgré les millions qui y ont été placés, le Président Diomaye Faye a décidé de le remplacer par «L’Emploi des jeunes». Un joli coup de sabot à la promotion des langues nationales. Mais passons. Qu’est-ce qui fera marcher l’Emploi des jeunes mieux que «Xeyu Ndaw nyi» ? Même les partisans de Pastef sont pressés de le savoir.
Jusqu’à présent, comme avec le Référentiel «Vision 2050», l’opinion a le sentiment que les idées et les projets de Macky Sall sont réchauffés et servis sous une autre appellation, alors que le fond reste le même. Or, si l’on se dit que ces fameux projets n’ont pas permis de croître le nombre d’emplois dans le secteur non étatique, il faudrait peut-être changer de méthode.
Il a pu être reproché beaucoup de choses à Abdoulaye Wade dans sa gouvernance. Et à juste titre. Néanmoins, personne ne peut effacer les efforts qu’il a accomplis pour garder les bijoux de la famille, au sein de la famille. Déjà, dès son arrivée au pouvoir, et contre l’avis des partenaires techniques et financiers, il n’a pas hésité à saboter le processus de privatisation de la Senelec. Le consortium Elyo-Hydro Quebec, qui prenait déjà ses quartiers dans l’entreprise, a été contraint de faire ses bagages. Le Sénégal y a laissé quelques plumes sans doute. Mais quand on regarde où nous en sommes, surtout par rapport à certains pays africains qui se sont confiés à ces entreprises étrangères, on ne peut quelque part, que se féliciter de la clairvoyance de notre ancien Président.
Les usagers du bateau Aline Sitoé Diatta qui se rendent en Casamance, ont pu se rendre compte avec le temps, que le consortium sénégalais qui gère le navire ne s’en tire pas trop mal. Il s’en tire d’ailleurs si bien qu’il a pu, avec l’appui de l’Etat, ajouter deux navires de transport de marchandises, à celui offert par la Coopération allemande pour uniquement transporter des passagers. La valeur de l’expertise nationale a pu se faire apprécier dans le secteur de l’hôtellerie également, avec la cession de l’hôtel King Fahd Palace au groupe dirigé par Mamadou Racine Sy. Comme avec le navire reliant Dakar à la Casamance, le président Abdoulaye Wade n’avait nullement jugé bon de consulter les anciens gestionnaires de l’hôtel pour décider de reprendre le patrimoine de l’Etat et le confier à des privés nationaux. Plus de 15 ans après ces décisions hardies du chef de l’Etat de l’époque, le Sénégal n’a toujours pas eu à se plaindre de cette gestion. Ces entrepreneurs montrent qu’avec l’appui de la puissance publique, ils sont en mesure de créer des emplois, de produire de la valeur ajoutée et de contribuer à la croissance du Pib. Il y a donc lieu d’étendre leurs expériences à d’autres pans de l’économie nationale.
Tout le monde se vante de la découverte au Sénégal, du pétrole et du gaz. Des rêveurs agitent parfois l’idée saugrenue de se débarrasser des étrangers qui exploitent ces gisements qu’ils ont pu extraire des profondeurs par leur savoir-faire et par leurs moyens financiers. Il y a pourtant des secteurs connexes où l’expertise nationale peut montrer ses pleines capacités et permettre au pays de tirer d’énormes profits de ses ressources gazières et pétrolières. Ce serait assez impardonnable que les autorités politiques regardent le capital étranger accaparer les retombées du «contenu local» dans ce secteur.
C’est d’ailleurs ce que disait il y a quelques années, un dirigeant de confédération patronale sénégalaise. Ce chef d’entreprise se plaignait que l’Etat n’associe que très rarement les investisseurs nationaux dans le capital des grandes entreprises sénégalaises, ou qu’il les écarte des appels d’offres concernant des marchés publics d’envergure. Depuis les années qu’ils crient maintenant pour réclamer le «Patriotisme économique», un régime qui met son patriotisme en bandoulière ne devrait pas ignorer leurs cris. Mieux, il devrait mettre en place un cadre dans lequel devraient pouvoir s’épanouir dans tout leur potentiel, les idées d’innovations sénégalaises.
Aujourd’hui, il n’est plus normal que les Français puissent encore contrôler le fleuron des Télécoms au Sénégal, au point d’entraver sa volonté d’expansion dans d’autres pays. Si l’essentiel du corps dirigeant est essentiel, le pouvoir de décision à la Sonatel, niche toujours à Paris. Il devrait être possible, pour ceux qui prônent le «patriotisme économique», de mettre gentiment à la porte une entreprise qui a pu très largement récupérer ses billes depuis 1997 quand elle est arrivée. Depuis ces années, malgré toutes ses performances, cette société n’a pu développer des emplois dans ce pays, ni permis un développement de start-ups dans son secteur, parce qu’elle les a toujours traitées en concurrentes.
On peut aussi éviter la critique facile qui voudrait que les nationaux ne cherchent qu’à s’engouffrer dans des secteurs mis en valeur par des étrangers. Il y a des secteurs où l’Etat gaspille chaque année des milliards de francs, avec de très faibles retombées pour l’économie nationale. Celui du mobilier national en fait partie. Si l’Etat organisait le secteur, il trouverait des entrepreneurs qui pourraient équiper tous les services de l’Etat avec des produits faits au Sénégal, et qui feraient la fierté du «Consommer local», en permettant d’aider à rééquilibrer la balance commerciale du pays. Tous les pays que nous appelons développés sont passés par ces phases
Aujourd’hui, le Sénégal a les moyens de tenir la dragée haute aux étrangers dans certains domaines. Il suffit d’une ferme volonté politique pour changer les choses. Dans tous les domaines de la production, le pays pourrait trouver des chefs d’entreprise qui soient en mesure de développer le secteur. Et l’Etat ne devrait pas avoir des scrupules à appuyer des entrepreneurs de ce genre. De nombreux pays, comme le Japon, la Corée, la France et même les Etats-Unis d’Amérique, ne se sont jamais gênés pour recourir à des pratiques ce genre. Des pays émergents comme la Turquie s’y adonnent.
Et il y a des mécanismes qui permettent d’éviter que les entrepreneurs ainsi soutenus pervertissent le système en se servant des facilités offertes par l’Etat pour leur seul bénéfice exclusif. Les dirigeants du géant Samsung en Corée, ont été sanctionnés dans leur pays pour des abus de biens sociaux, entre autres. Les dirigeants coréens n’ont jamais oublié que cette entreprise a pu naître grâce à la sollicitude des pouvoirs publics. Et ils le font comprendre à qui de droit en cas de besoin.
Le Nigeria a entamé, depuis quelques années, de faire la promotion de ses «champions économiques» nationaux. Ce qui lui a permis de créer des géants de la nature de Dangote, dans l’industrie et l’agriculture, de Tony Elumelu dans la banque, entre autres. Il a suffi aux dirigeants de mettre en place un cadre qui permette à ces petits entrepreneurs de devenir de grands capitaines. Le Nigéria fonctionne à son rythme et à sa manière. Le Sénégal pourrait s’inspirer de son modèle, et l’adapter à son savoir-faire.
LE GRAND BALAYAGE DE TRUMP
Le nouveau président américain a signé une avalanche de décrets touchant à tous les domaines, de l'immigration au climat en passant par la fonction publique. Pas moins de 78 mesures de l'administration précédente ont été annulées d'un trait de plume
(SenePlus) - Dès son installation à la Maison Blanche pour son second mandat lundi, Donald Trump, 47e président des États-Unis, a engagé une série de mesures spectaculaires visant à détricoter l'héritage de Joe Biden et à mettre en œuvre ses promesses de campagne les plus controversées, rapporte le Washington Post.
Installé derrière un bureau de signature au Capital One Arena de Washington, entouré de sa famille et de ses alliés, le nouveau président a commencé par abroger pas moins de 78 décrets signés par l'administration Biden. Ces annulations touchent un large éventail de domaines, des politiques environnementales aux droits des personnes transgenres dans l'armée, en passant par la lutte contre les discriminations raciales et de genre.
Parmi les mesures les plus radicales figure une réinterprétation du 14e amendement de la Constitution américaine concernant le droit du sol. Selon le Post, cette directive présidentielle vise à ne plus accorder automatiquement la citoyenneté américaine aux enfants nés sur le sol américain de parents en situation irrégulière ou détenteurs de visas temporaires.
La question migratoire occupe une place centrale dans ces premières décisions. Trump a déclaré "l'état d'urgence nationale" à la frontière mexicaine et ordonné la suspension du programme de réinstallation des réfugiés "pour au moins quatre mois". Le quotidien américain précise que le président a également chargé les ministères de la Défense et de la Sécurité intérieure de "déployer et construire des barrières physiques temporaires et permanentes" à la frontière sud.
La politique du "Remain in Mexico", qui oblige les demandeurs d'asile à attendre au Mexique l'examen de leur dossier, fait son retour. Plus controversé encore, le ministre de la Justice est désormais autorisé à "requérir la peine de mort pour tous les crimes d'une gravité justifiant son usage", y compris ceux commis par des migrants.
Sur le plan international, Trump a engagé le retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat et de l'Organisation mondiale de la santé, démontant ainsi deux engagements majeurs de son prédécesseur, selon le Washington Post.
La fonction publique n'est pas épargnée : le télétravail est aboli, un gel des embauches est décrété (sauf pour les forces armées et la sécurité nationale), et les protections de l'emploi sont levées pour des dizaines de milliers de fonctionnaires fédéraux.
Dans un geste particulièrement controversé, Trump a accordé la grâce présidentielle à 14 personnes impliquées dans l'assaut du Capitole du 6 janvier 2021, étendant cette clémence à tous les autres individus condamnés pour des délits liés à cet événement. Le Washington Post souligne que le président a même ordonné au ministre de la Justice de "demander l'abandon avec préjudice de tous les actes d'accusation en cours" concernant le 6 janvier.
Concernant TikTok, le président a fait en reporter l'application de l'interdiction fédérale contre l'application chinoise, une décision qui, selon le journal, risque d'être contestée juridiquement car elle outrepasse une loi votée par le Congrès et confirmée par la Cour suprême.
Le Washington Post précise que nombre de ces décrets présidentiels devraient faire l'objet de contestations judiciaires, ce qui pourrait ralentir ou bloquer leur mise en œuvre.
FARBA NGOM JOUE LA PREMIERE MANCHE DEVANT LA COMMISSION AD HOC
Soupçonné par le Parquet judiciaire financier (PJF) d’être impliqué dans des transactions suspectes portant sur plus de 125 milliards de Fcfa, le député sera auditionné dans le cadre de la demande de levée de son immunité parlementaire
Visé par le Parquet judiciaire financier (PJF) dans une procédure judiciaire concernant des transactions suspectes portant sur plus de 125 milliards de Fcfa, le député Mouhamadou Ngom dit « Farba Ngom » est convoqué ce mardi 21 janvier devant la Commission ad hoc installée par l’Assemblée nationale pour instruire la demande de son immunité parlementaire formulée par le ministre de la Justice. Conformément aux dispositions de l’article 52, alinéa 2 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Farba Ngom pourrait se faire assister, lors de ce face-à-face avec les onze membres de cette dite commission par un député de son choix.
Le député Mouhamadou Ngom dit « Farba Ngom » joue la première manche de son avenir au sein de l’Assemblée nationale aujourd’hui. Soupçonné par le Parquet judiciaire financier (PJF) d’être impliqué dans des transactions suspectes portant sur plus de 125 milliards de Fcfa, c’est ce jour, mardi, que l’élu membre du groupe de la minorité parlementaire de l’opposition, TakkuWallu, va faire face à ses collègues de la Commission ad hoc pour être auditionné dans le cadre de la demande de levée de son immunité parlementaire. Ce rendez-vous est prévu à 16 H 00 dans la Salle Marie Joséphine Diallo.
Conformément aux dispositions de l’article 52, alinéa 2 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Farba Ngom pourrait se faire assister, lors de ce face-à-face avec les onze membres de cette dite commission par un député de son choix. Pour rappel, la composition de cette commission ad hoc se présente comme suite : le groupe de la majorité est représenté par son président, Mohamed Ayib Salim Daffé, Abdoulaye Tall, Mbène Faye, Youngare Dione, Amy Dia, Ansoumana Sarr, Anta Dia, Alioune Ndao et Fatou Ba. L’opposition « Takku Wallu » et les « Non-inscrits, attributaires chacun d’un seul membre sur la base de la clé de répartition prévu par l’article 34 du règlement intérieur, sont représentés respectivement par Djimo Souaré et Cheikh Ahmed Tidiane Youm.
Leur mission dans le cadre de cette procédure consiste à examiner, de manière objective, rationnelle et transparente les documents envoyés par le Garde de Sceaux, ministre de la Justice pour motiver sa demande de levée de l’immunité parlementaire en les confrontant avec la version des faits de leur collègue et élaboré un rapport destiné à la plénière qui se penchera sur la levée ou non de l’immunité parlementaire. Si cette demande est acceptée, le député Farba Ngom pourra être soumis à des poursuites judiciaires, dans le cadre de la procédure d’enquête ouverte par le Parquet financier. En effet, la levée de l’immunité parlementaire est une procédure qui permet à un député d’être poursuivi ou jugé pour des faits en dehors de ses fonctions parlementaires (article 51 alinéa 3 du règlement intérieur)
LE SÉNÉGAL ENTRE DANS L’ÈRE DE LA TOLÉRANCE ZÉRO CONTRE LA CORRUPTION
le Premier ministre, Ousmane Sonko, a réaffirmé la détermination de son gouvernement à éradiquer les détournements de fonds publics, lors de la clôture de la Conférence des administrateurs et managers publics.
le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la détermination de son gouvernement à éradiquer la corruption et les détournements de fonds publics, lors de la clôture de la Conférence des administrateurs et managers publics, qui s’est tenue ce lundi au Centre international de Conférences Abdou Diouf (Cicad).
« Depuis le 24 mars 2024, le Sénégal est officiellement entré dans l’ère de la tolérance zéro en matière de malversations financières et de pratiques corruptrices », a déclaré le chef du gouvernement, soulignant l’importance de cette réforme pour l’avenir du pays.
Il a appelé les responsables publics à bannir toutes les formes de déviance et à respecter les normes éthiques et déontologiques qui régissent leur fonction.
Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’une reddition des comptes rigoureuse.
«Chaque centime dépensé dans le cadre des finances publiques doit être justifié devant les citoyens », a-t-il affirmé, promettant une transparence accrue dans la gestion des ressources de l’État.
Le Premier ministre a également mis en avant les mesures mises en place depuis le lancement de la réforme, notamment l’intensification des contrôles et l’établissement de mécanismes de vérification rigoureux.
« Nous nous engageons à ce que les ressources de l’État servent réellement les intérêts du peuple », a-t-il ajouté, soulignant que ces efforts visent à restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions.
par Amadou Sarr Diop
L’ETHNICITÉ S’INVITE AUX DÉBATS POLITIQUES
EXCLUSIF SENEPLUS - De Wade à Sonko, en passant par Macky, l'influence des appartenances ethniques dans les stratégies électorales pose question dans un pays où la stabilité s'est bâtie sur le dépassement des clivages identitaires
Avec l’affaire Farba Ngom, le syndrome de l’ethnicité s’invite de nouveau au débat politique. Au lieu de se voiler la face, la question mérite d’être abordée pour poser l'ampleur, en termes de signes précurseurs, d’un malaise social aux conséquences imprévisibles. La guerre des identités, par la politisation de l'ethnicité en contexte africain, a suffisamment fait d'effets dans beaucoup de pays confrontés aujourd’hui à des crises identitaires structurelles. Toujours dans cette stratégie d’ensauvagement des réseaux sociaux, sous fond de haine et de manipulation, l’argument ethno-identitaire émerge, de plus de plus, des querelles politiques au Sénégal.
L’analyse des facteurs de cause à l’origine des guerres ethniques dans les pays en situation de conflictualité, renseigne sur l’impact des débats ethnicistes dans la genèse, la maturation et l’éclosion de conflits identitaires. L’ampleur des conflits ethniques en Afrique a aujourd'hui redonné vigueur aux thèses primordialistes sur l’irréductibilité et l’immuabilité des « ethnicités africaines, promptes à r-émeger dans certains discours politiques et médiatiques ».
La fabrique des identités de résistance contre un ordre politique à partir de l'ethnicisation des conflits politiques ont conduit à des dérives aux conséquences incalculables. Par l’artifice de la politisation du sentiment ethno-identitaire, l’Afrique est un continent exténué par des violences systématiques de toutes sortes. Un bref rappel des conséquences de ce mode opératoire dans certains pays devrait alerter pour sortir de cette dérive ethniciste.
Au demeurant, les crises qui ont secoué les régions des Grands Lacs trouvent leur explication en partie dans cette ethnicisation des crises politico-sociales. On peut évoquer, la guerre civile en Ouganda, les génocides au Rwanda et au Burundi, le conflit au Sud-Soudan et enfin les rébellions dans la province Orientale du Kivu. On se rappelle de l’effroyable génocide des Tutsis au Rwanda estimé à plus de 5,5 millions de morts. En deux journées, celle du 11 avril et la fin d’après-midi du 14 mai 1994, 50 000 Rwandais ont été tués à la machette par leurs voisins sur les collines de Nyamata. D’avril à juillet 1994, on a estimé entre 500 000 et un million de Rwandais tutsis victimes d’une extermination systématique perpétrée par des miliciens (les Interhamwe).
L'autre exemple est la situation post-électorale dramatique connue en Côte d’Ivoire avec l’introduction du concept « d’ivoirité » par Henri Konan Bédié. Durant les cinq mois de violence et de conflit armé qui ont marqué la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d'Ivoire, 3 000 personnes ont été tuées.
Dans un article sur les enjeux géostratégiques de l’ethnicité, je soutenais que la symbolique des identités, comme élément de stratégie politique, a marqué les trajectoires de trois figures du champ politique sénégalais depuis 2000, à savoir Abdoulaye Wade, Macky Sall et Ousmane Sonko. Chacun s‘est servi de l’identité d’appartenance comme site de mobilisation politique. Par la mise en scène idéologique du clientélisme identitaire, chacun a construit des éléments de langage dans la communication de conquête ou de préservation du pouvoir. Il est vrai que l’exemplarité du Sénégal dont les premiers concepteurs de l'État postcolonial ont pris en considération le pluralisme ethnique dans le mode de gouvernance, en tenant compte des équilibres identitaires, peut être considérée comme un cas d’école. Une bonne gestion des différences ethniques, religieuses, voire confrériques, et leur présence équilibrée au niveau des sphères étatiques, ont préservé le Sénégal jusqu’ici de la guerre des identités ethniques et religieuses.
Le Sénégal a établi son unité et sa stabilité sur le socle de la diversité et de la pluralité des croyances et des valeurs de référence. De Senghor à Abdou Diouf, l’option pour la construction de l’État-nation a pris le dessus sur les appartenances identitaires. Il est établi que dans les années 1950, Senghor s’est certes appuyé sur la territorialisation des identités primaires, catégorisant les colonisés en citoyens français (ressortissants des quatre communes) et en indigènes (considérés comme des kaw-kaws, des citoyens du Sénégal de l'intérieur vivant en contexte rural). Mais, cette prépondérance des identités cristallisées autour du terroir, n’a pas connu une instrumentalisation identitariste. Durant ses mandatures, et ceci dans la continuité avec Abdou Diouf, les débats politiques ont été menés, en dépit de fortes adversités assumées, dans l’espace de la neutralité citoyenne, autour des enjeux programmatiques et des indicateurs de gouvernance. Les tempêtes de violence qui ont balayé, par moment, le paysage politique sénégalais, n’ont pas conduit à des dérives ethnicistes ou religieuses. On peut supposer que la qualité du personnel politique d’alors (formaté dans des partis politiques ayant érigé la formation idéologique des militants en priorité) y a beaucoup contribué.
A ce niveau, le Sénégal se distingue de la plupart des pays en Afrique qui ont connu la guerre des identités autour des enjeux de pouvoirs et de contrôle des ressources par des stratégies d’ethnicisation des polarités idéologiques et politiques.
Les mutations politiques amorcées à partir de 2000 sont révélatrices des influences ethno-identitaires au niveau de l’électorat dans certaines localités du Sénégal. C’est avec le président Wade qu’a véritablement commencé dans la stratégie électorale la mise en dividende politique des identités de proximité par l’instrumentalisation de son appartenance à la confrérie mouride. Son allégeance ostentatoire à cette confrérie a servi, par moment, de levier d’agitation, de mobilisation politique, dans les zones où les mourides sont représentatifs. Concernant le président Macky Sall, l’énonciation de la notion de « titres fonciers », un élément de langage fortement usité dans la communication politique de ses partisans, pour marquer la prédominance politique de sa coalition dans deux régions où son ethnie d'origine Hal pulaar et celle adoptive Sérère sont fortement présentes, est révélatrice du vote affectif et ethno-identitaire lié à sa double appartenance ethnique dans un contexte politique et électoral traversé par l’impensé du débat ethnique.
Les résultats enregistrés lors de l’élection présidentielle de 2019 dans le Fouta, berceau de son ethnie d’origine Hal pulaar (Matam 93,26 %, Podor 93,40%) et dans la région de Fatick (79,78%) majoritairement habitée par son ethnie d’adoption (sérères), révèlent l’impact des affects ethno-identitaires dans la mobilisation politique et électorale. Le phénomène Sonko n’est pas exempt de l’empreinte de l’ethno-identitaire, au regard des performances électorales de sa coalition politique dans sa région d’origine. Sonko s’est construit, en un temps record, une base politique dans la région naturelle de la Casamance marquée par le sentiment ethniciste et régionaliste fortement entretenu par la présence d’une rébellion en lutte contre l’État du Sénégal depuis plus de quatre décennies. Lors des deux dernières sélections locales (2020) et législatives (2022), l’alliance dirigée par Sonko réalise une percée politique inédite dans cette région du Sud. Sur les 30 communes que compte la région, la mouvance présidentielle Benno Bokk Yaakar n’a gagné que celle rurale de Boutoupa-Camaracounda. La forte mobilisation et la passion exprimée des populations du Sud lors du procès opposant Ousmane Sonko et la masseuse Adji Sarr, s’inscrivent dans cet ancrage symbolique des origines.
Ce détour sur ces trois figures politiques les plus emblématiques durant ces deux dernières décennies, vise à montrer combien sont fragiles en Afrique les équilibres ethniques. A chaque fois que des enjeux politiques et ceux liés à la prise ou à la conservation du pouvoir, atteignent un certain niveau de conflictualité, les rapports de force politiques peuvent faire vaciller les socles ethniques pour en faire des leviers de mobilisation partisane. L’impensé des discours sur l’ethnicité nous situe dans le rituel de la diversion idéologique des élites politiques africaines, à des fins de détournement des opinions de la pauvreté systémique à laquelle sont confrontées de larges couches sociales et, surtout, la jeunesse qui vit dans la précarité et qui est hantée par les incertitudes du lendemain.
Pour le Sénégal, rien n’est gagné, il faut faire preuve de vigilance. C’est par l'intelligence dans la gouvernance et le management de nos institutions et, surtout, du leadership transformationnel, qu’on peut induire un approfondissement de la démocratie par la prise en charge du quotidien des sénégalais. Les enjeux sont multiples pour les artisans de la troisième alternance, dont la mise en chantier des transformations systémiques promises constitue un impératif institué au regard de leurs engagements pour le triomphe du Grand soir tant rêvé par une jeunesse pressée.
Amadou Sarr Diop est sociologue, enseignant-chercheur à l’université Cheikh Anta Diop.
LE CDEPS DÉNONCE SON EXCLUSION DE LA MAISON DE LA PRESSE
Le patronat regrette un nouveau coup porté par le régime de Diomye Diomaye à la presse nationale, après "le harcèlement fiscal, la suspension unilatérale des conventions, le non-paiement des services faits"
Le patronat dénonce un nouveau coup porté à la presse sénégalaise. Selon le CDEPS, la direction de la Maison de la Presse lui a refusé l'accès aux locaux ce lundi, empêchant la tenue d'une conférence sur la situation critique du secteur. Une interdiction que l'organisation qualifie de "comble" dans un contexte où les entreprises de presse sont déjà asphyxiées financièrement par diverses mesures gouvernementales.
"Le CDEPS interdit de point de presse à la Maison de la Presse
Ce lundi 20 janvier 2025, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de la Presse du Sénégal (CDEPS) s’est vu refuser l’accès de la Maison de la Presse, où il avait convoqué la presse nationale et internationale à un point de presse sur la crise des médias au Sénégal depuis l’avènement de la troisième alternance politique du régime du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
C’est la première fois de l’histoire que le patronat de la presse est interdit d’accès à la Maison de la Presse. Depuis sa création, un appel téléphonique au directeur de la structure donnait accès aux locaux dès lors qu’il s’agissait d’une organisation des médias. Le Directeur de la Maison de la Presse, informé le dimanche matin et qui a promis de prendre les dispositions nécessaires, a ensuite organisé son injoignabilité.
Les journalistes, reporters et autres techniciens des médias, venus couvrir le point de presse, ont été informés dans la cour de la Maison de la Presse.
Nous constatons un nouveau jalon posé dans la stratégie des nouvelles autorités de museler la presse. Après le harcèlement fiscal, la suspension unilatérale des conventions, le non-paiement des services faits, refuser l’accès à des journalistes à la Maison de la Presse, qui porte le nom de Babacar Touré, est le comble !
Aujourd’hui, les entreprises de presse privées sont toutes quasiment en faillite avec des dettes colossales envers leurs fournisseurs et certaines ont fermé. Le coût social pour les travailleurs des médias est très lourd en 303 jours : suppression de centaines d’emplois, arriérés pharaoniques de salaires, non cotisation aux institutions de prévoyance sociales, couverture médicale défaillante.
La presse a bon espoir que les recours intentés au niveau de la Cour suprême permettront de casser toutes les décisions illégales du ministre de la Communication.
À ce titre, le CDEPS va continuer de dénoncer les atteintes à la liberté de la presse et reporte sa conférence au mercredi 22 janvier 2025, toujours à la Maison de la Presse"