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3 avril 2025
Santé
LE COLLECTIF DES CONTRACTUELS DES EPS DIT «NON A L’INJUSTICE ET A LA DISCRIMINATION»
Les différentes augmentations auxquelles l’Etat du Sénégal a procédées dans le cadre de la révision système de rémunération n’ont finalement réussi qu’à creuser davantage les inégalités dans le traitement salarial au détriment des contractuels de santé
Les contractuels des établissements publics de santé du Sénégal (EPS) vent debout contre ce qu’ils considèrent comme une discrimination flagrante sur la question du traitement salarial des agents de la santé. Lors de son assemblée générale tenue avant-hier, samedi 4 novembre, le collectif des EPS considérant cette rallonge budgétaire actée par le ministre des finances comme étant un acquis, demande un rappel de ces indemnités de mai 2022 à nos jours. Par ailleurs, Abou Ba et cie, interpellent le ministre de la santé, le président de la République et de son premier ministre pour que soit harmonisée l’indemnité de logement, celle dite spéciale, complémentaire à tous les agents de santé.
Les différentes augmentations auxquelles l’Etat du Sénégal a procédées dans le cadre de la révision système de rémunération n’ont finalement réussi qu’à creuser davantage les inégalités dans le traitement salarial au détriment des contractuels des établissements publics de santé. Des dysfonctionnements décriés les contractuels des établissements de santé du Sénégal (EPS).
Alors que le collectif espérait qu’avec le protocole d’accord signé le 10 mai 2022 entre le gouvernement du Sénégal et les syndicats du cadre de la santé devait marqué le point de rupture de toutes les injustices constatées. Que nenni ! «Il a été le point de départ d’une nouvelle forme d’exclusion de la majeure partie des travailleurs du cadre de la santé que sont les contractuels des EPS», regrette Abou Ba, coordonnateur du collectif des contractuels des EPS. Et de rappeler qu’au mois de juin 2022, à la suite du recensement des effectifs des contractuels au mois de juin 2022, «le ministre des finances et du budget Abdoulaye Daouda Diallo, à l’époque, avait octroyé une rallonge budgétaire de 8.148.320.000 F CFA selon nos leaders syndicaux nécessaire à la prise en charge des contractuels des EPS.»
Toutefois, un mail de précision venant des services du ministère de la santé au mois de septembre est venu anéantir tout un espoir auprès de la majorité des agents contractuels. Dans ce mail explique le coordonnateur du collectif, «il a été mentionné les types d’agents concernés par les indemnités de logement visés par le décret n°2018-1430. Il s’agit entre autres: Médecin, Sage-femme d’Etat, IDE, assistant infirmier d’Etat, technicien supérieur de santé et les autres agents…», énumère-t-il.
Une décision perçue comme étant une injustice par le collectif des EPS. Et M. Ba de soutenir «Nous, personnel contractuel des EPS, considérons que cette rallonge octroyée par le ministère du budget et des finances est un acquis et demandons un rappel de ces indemnités de mai 2022 à nos jours.»
Pour finir, les agents lancent un appel à l’endroit des autorités afin leurs indemnités soient harmonisées. «Le collectif des contractuels des EPS au nombre de 6 859 agents interpelle le Ministre de la Santé, le Premier Ministre voire le Président de la République pour l’harmonisation de l’indemnité de logement et l’indemnité spéciale complémentaire aux agents contractuels des EPS», a conclu Abou Ba, coordonnateur du collectif.
LE SENEGAL ACCUEILLERA LA 5EME CONFERENCE DE LA FANUS DU 19 AU 24 NOVEMBRE
La fédération Africaine des Sociétés de Nutrition (FANUS) en collaboration avec l’association de Nutrition et d’Alimentation du Sénégal (ANAS) a tenu un atelier d’informations et d’orientation à l’intention des journalistes.
La fédération Africaine des Sociétés de Nutrition (FANUS) en collaboration avec l’association de Nutrition et d’Alimentation du Sénégal (ANAS) a tenu un atelier d’informations et d’orientation à l’intention des journalistes.
Cet atelier s’est déroulé en prélude de la 5ème conférence de la FANUS prévue du 19 au 24 novembre 2023 à Dakar.
Selon la présidente Valérie Ndiaye, « les sociétés africaines de nutrition viendront échanger sur le plan scientifique de sujets tournant autour du thème ».
Le thème central de l’évènement est: l’approche multisectorielle pour renforcer les systèmes alimentaires et atteindre les objectifs de nutrition durable en Afrique.
C’est durant cet évènement hautement important que le prix de « Champion pour la nutrition en Afrique » sera décerné au Président Macky Sall pour ses réalisations pour la souveraineté alimentaire.
Cette conférence vient à son heure car elle va répondre aux préoccupations relatives à la nutrition au Sénégal. Selon la chercheuse au laboratoire de l’UCAD, Adama Diouf, plus de 70 pour cent des Sénégalais ont une consommation élevée en sel. C’est ce qui est ressorti de leur étude qui a porté sur les urines même recueillies dans des ménages et dont le contenu sera vulgarisé plus-tard.
CES FACTEURS QUI FAVORISENT LA NAISSANCE PREMATUREE DES BEBES
Déficit en infrastructures, d’unités de néonatologie, de dispositifs d’oxygénothérapie, non-respect des consultations prénatales, Le Sénégal cogite sur des solutions pour la réduction du taux de bébés nés trop tôt et trop petits.
Le ministère de la Santé, en partenariat avec l’Ong Research Likak, a tenu hier un symposium sur la survie des nouveau-nés faibles et vulnérables. Le Sénégal cogite sur des solutions pour la réduction du taux de bébés nés trop tôt et trop petits.
Le taux brut de natalité était de 34,0%, avec une disparité selon le milieu de résidence de 29,2‰ en milieu urbain et 37,8‰en milieu rural. En effet, de nombreux bébés connaissent des difficultés dans l’utérus et, soit meurent avant la naissance, soit naissent trop petits ou trop tôt. Dans le monde, un bébé sur 4 naît dans ces conditions. Ils sont nés soit trop tôt soit trop petits d’où leur appellation de «nouveau-nés petits et vulnérables (Svn)». Beaucoup d’entre eux souffrent de problèmes de santé à long terme ou traînent pendant toute leur vie des pathologies chroniques. Ils sont exposés à un risque accru de mourir au cours du premier mois de leur vie ou plus tard, selon les experts.
Au Sénégal, en 2017, le taux de prématurés évalué par un poids inférieur à 2,5 kg à la naissance était estimé à 12%. On parle de naissance prématurée lorsqu’un bébé naît avant 37 semaines révolues de grossesse. Le faible poids à la naissance (né trop petit) décrit les bébés pesant moins de 2,5 kilogrammes à la naissance.
Le Sénégal a organisé à cet effet, hier, un symposium sur la santé néonatale. Dans sa présentation, le chef de division de la survie de l’enfant à la Dsme, Dr Pape Birane Mbodji, est revenu sur les défis liés à la santé néonatale. Selon lui, il y a le déficit en infrastructures et des installations dédiées à la prise en charge des nouveau-nés petits et vulnérables (Svn), notamment les couveuses, les tables de réanimation, les moniteurs, les dispositifs d’oxygénothérapie, les unités kangourou, les unités de néonatologie et coins nouveau-nés. Hormis les infrastructures, il y a les déficits en ressources humaines comme les pédiatres, les puéricultrices, les infirmiers de néonatologie et les conseillers en allaitement.
«LA BAISSE DE LA MORTALITE NEONATALE EST EN DENTS DE SCIE»
Pour sa part, le Directeur de la santé de la mère et de l'enfant, Dr Amadou Doucouré, renseigne que d'importants efforts ont été faits en termes de santé néonatale ; ce qui s'est traduit par une diminution de cette mortalité néonatale. Seulement, force est de constater que cette diminution, même s'il a eu lieu, est encore lente. «La diminution est en dents de scie. En 2015, nous étions à 21 pour 1000 naissances vivantes, en 2017 on était à 28 et aujourd'hui nous sommes à 21 pour 1000 naissances vivantes alors que nous avons un objectif d'atteinte de 12 pour 1000 naissances vivantes en 2030. Comme vous le constatez, il y a une diminution mais elle est lente», regrette-t-il. Selon lui, cette lenteur est liée à plusieurs facteurs et l'un des déterminants reste les consultations prénatales de qualité. «Il faut que les femmes fassent correctement leurs consultations. Nous sommes à un taux de couverture de 64% en consultation prénatale. Il y a aussi la prise en charge ; et qui dit prise en charge dit ressources humaines qualifiées mais aussi des infrastructures adaptées. Des efforts importants ont été faits mais force est de constater qu'il y a encore des défis à relever sur ce point-là», explique-t-il. A l'en croire, un recrutement de personnels est fait. «Il y a encore des défis par rapport à la répartition de ce personnel», dit-il. Dr Doucouré indique que dans le monde, 25% des bébés naissent prématurément. «Au Sénégal nous sommes à 12% mais nous voudrions que chaque nouveau-né ait un poids normal mais aussi arrive à terme», soutient Dr Doucouré.
Fondatrice de recherche clinique Likak, Dr Elisabeth Liyong Diallo souligne l’importance de ce symposium sur la santé néonatale parce que c'est un problème qui touche le monde entier. «Les femmes doivent aller beaucoup plus tôt et plus souvent dans les structures de santé. Beaucoup de spécialistes sont concentrés dans les grandes villes. Le Sénégal n'est pas encore efficace sur la mortalité néonatale. Nous avons des données qui passent à la trappe», déclare Dr Elisabeth Liyong Diallo.
MAYA DIALLO LIBÈRE LA PAROLE DES FEMMES SÉNÉGALAISES SUR LA SEXUALITÉ
Il y a trois ans, cette ancienne étudiante originaire de Louga a ouvert son commerce en ligne spécialisé dans les produits sexuels, tout en donnant librement des conseils sur la sexualité féminine sur les réseaux sociaux et à la télévision
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 01/11/2023
Selon Maya Diallo, influenceuse sénégalaise et gérante d'un sex-shop à Dakar interrogée par Le Monde, "beaucoup de Sénégalaises peinent à accéder au plaisir car elles ne connaissent pas leur corps". Il y a trois ans, cette ancienne étudiante originaire de Louga a ouvert son commerce en ligne spécialisé dans les produits sexuels, tout en donnant librement des conseils sur la sexualité féminine sur les réseaux sociaux et à la télévision.
"A la maison, on ne parlait jamais de sexe", confie-t-elle. C'est en se mariant qu'elle s'est passionnée pour le sujet, pour permettre à sa propre relation de s'épanouir. Si en wolof les termes relatifs à la sexualité féminine sonnent tabous, elle s'efforce d'employer un vocabulaire adapté.
Elle assure par ailleurs que "dans l'islam, le plaisir est important" même si le message ne semble pas être parvenu aux Sénégalaises. Certaines femmes mariées témoignent de leur malheur face à la polygamie ou l'absence d'orgasme. Maya Diallo leur conseille de prendre confiance en elles.
Ses produits luxueux importés, comme un miel aphrodisiaque, rencontrent le succès. Mais l'influenceuse veut surtout "guider" les femmes vers la découverte de leur corps. "Comment peux-tu ressentir du plaisir si tu ne te connais pas ?", leur demande-t-elle, contribuant à briser les tabous encore nombreux autour de la sexualité féminine au Sénégal.
PLUS DE 10 000 FEMMES DÉPISTÉES, 953 LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES DU COL DE L’UTERUS PRISES EN CHARGE
Quelque 13.076 femmes ont été dépistées des cancers du sein et du col de l’utérus durant l’édition 2023 d’Octobre rose, a indiqué, mardi, la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Marie Khémesse Ngom Ndiaye
Dakar, 31 oct (APS) – Quelque 13.076 femmes ont été dépistées des cancers du sein et du col de l’utérus durant l’édition 2023 d’Octobre rose, a indiqué, mardi, la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Marie Khémesse Ngom Ndiaye, faisant état de la prise en charge de 953 lésions précancéreuses du col de l’utérus et 103 cas suspects du cancer du sein.
»Pour l’édition 2023 d’Octobre rose, la mobilisation et l’abnégation des prestataires de la santé et des acteurs communautaires ont permis notamment le dépistage de 13. 076 femmes sur les cancers du sein et du col de l’utérus, la prise en charge de 953 lésions précancéreuses du col de l’utérus et 103 cas suspects du cancer du sein », a déclaré la ministre.
Elle s’exprimait lors d’une journée de sensibilisation sur ces pathologies organisée par l’Assemblée nationale. L’évènement était axé sur le thème : »Prévention et prise en charge des cancers : le rôle et la place de l’Assemblée nationale ».
Marie Khémesse Ngom Ndiaye a annoncé que 1 644 activités de sensibilisation ont été organisées ainsi que la vaccination de 1476 filles.
Elle a estimé que le Sénégal a fait preuve »d’une formidable détermination » tout au long de cette campagne, »avec un immense engagement » de l’ensemble des parties prenantes à travers des activités diverses comme les randonnées pédestres, les conférences, les séances de dépistage et la prise en charge individuelle des cas.
Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale Amadou Mame Diop a préconisé la synergie des initiatives et des actions pour garantir l’efficacité souhaitée et attendue dans la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus.
Il a exhorté les communautés à la base, les associations sportives, les leaders religieux et sociaux à »s’approprier cette lutte contre le cancer en général et en particulier les formes de cancers qui affectent la santé de la femme ».
M. Diop a promis que l’Assemblée nationale »pourra appuyer les initiatives et actions du gouvernement allant dans le sens de mettre en œuvre des incitations financières ou fiscales pour les activités de recherche et pour les établissements spécialisés dans le traitement de ces cancers ».
Il a relevé que l’Etat a envisagé beaucoup d’actions et de mesures, notamment dans le cadre du plan national de développement sanitaire et Social (PNDSS), 2019-2028, en vue de la prise en charge préventive et curative des maladies non transmissibles dont les cancers de la femme.
IL FAUT ARRIVER A UN DISPOSITIF D’ADHESION SYSTÉMATIQUE
Le secrétaire général de l’Agence de la couverture maladie universelle, Mamadou Racine Senghor, insiste sur la nécessité de le revoir le cadre juridique régissant la CMU
Saly (Mbour), 31 oct (APS) – Le secrétaire général de l’Agence de la couverture maladie universelle, Mamadou Racine Senghor, insiste sur la nécessité de le revoir le cadre juridique régissant la CMU, en mettant en place « un dispositif d’adhésion systématique pour ne pas dire obligatoire », afin de relever le taux de couverture.
« Il est apparu que pour faire la CMU dans tous les pays du monde, il faut arriver à mettre en place un dispositif d’adhésion systématique pour ne pas dire obligatoire », a-t-il déclaré, lundi, à Mbour, en marge d’un atelier de restitution d’une étude sur le programme de la CMU.
L’objectif aujourd’hui désormais arrêté dans le cadre de la mise en œuvre du programme de la CMU au Sénégal, a relevé M. Senghor, « c’est de relever le taux de couverture, mais il faut revoir le cadre juridique pour que les Sénégalais adhèrent systématiquement à la CMU ».
Il a rappelé que le taux de couverture de la CMU, de 20% en 2013, est passé à 52% en 2022, grâce à « des efforts énormes » dans ce domaine, même si « défis subsistent », parmi lesquels la question du financement, « c’est-à-dire comment faire participer l’ensemble des acteurs, les partenaires, les collectivités territoriales dans le financement global de la CMU ».
« L’Etat du Sénégal fait des efforts énormes puisque tout le budget de l’agence de la CMU est financé à plus de 80% par l’Etat du Sénégal mais il faut aussi, au-delà des partenaires, voir comment mobiliser les financements participatifs des communautés du secteur privé et de l’ensemble des Sénégalais », a-t-il indiqué .
OCTOBRE ROSE : 13000 FEMMES DÉPISTÉES AU SENEGAL
Au total, 1 644 activités de sensibilisation ont été réalisées et 13 076 femmes dépistées des cancers du sein et du col de l’utérus dans l’ensemble du pays, durant l’édition 2023 de la campagne « Octobre rose »
Diourbel, 29 oct (APS) – Au total, 1 644 activités de sensibilisation ont été réalisées et 13 076 femmes dépistées des cancers du sein et du col de l’utérus dans l’ensemble du pays, durant l’édition 2023 de la campagne « Octobre rose », a révélé, dimanche, la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye.
‘’La mobilisation et l’abnégation des prestataires de la santé et des acteurs communautaires a permis, pendant cette campagne 2023, d’obtenir, au niveau national, d’importants résultats. On peut citer la réalisation de 1 644 activités de sensibilisation et le dépistage de 13 076 femmes sur les cancers du sein et du col de l’utérus’’, a-t-elle déclaré.
Le Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie officielle de clôture de la campagne ‘’Octobre rose’’, organisée à Diourbel, en présence de plusieurs autorités administratives, locales et religieuses.
Elle a également fait état à cette occasion de la prise en charge de 953 lésions précancéreuses du col de l’utérus et de 103 cas suspects de cancer du sein, de même que la vaccination de 1476 filles au HPV 1 et 2, pour les prémunir de ces deux cancers.
‘’Octobre Rose, bien plus qu’une campagne, est un moment de ralliement, un appel à l’action, une lueur d’espoir pour toutes les personnes touchées par les cancers en général, et par les cancers du sein et du col de l’utérus en particulier’’, a-t-elle souligné.
Ce moins constitue ainsi, selon la ministre, ’’l’occasion de promouvoir la détection précoce, la prise en charge et le soutien aux patients atteints de cancer du sein ou de cancer du col de l’utérus, de même qu’aux familles affectées par ces maladies, qui constituent de véritables problèmes de santé publique.
A ce propos, elle est d’avis qu’à ce stade de la lutte, ‘’l’information, le soutien, le dépistage et la prise en charge précoces demeurent les armes les plus efficaces pour réduire les impacts de ces cancers qui touchent des femmes de tous âges, de tous milieux, et de toutes origines.’’
A l’en croire, ‘’l’Etat du Sénégal qui a fait de la lutte contre les cancers une priorité, a consenti beaucoup d’efforts pour prévenir et réduire le poids des cancers sur la population générale, avec un accent particulier pour la prise en charge des femmes’’’, à travers notamment ’’l’élaboration d’un plan national dont la mise en œuvre a permis des avancées significatives (…).’’
A ce sujet, elle a rappelé ‘’la résolution ferme des autorités à continuer à travailler pour un avenir où les cancers gynécologiques ne seront plus une menace pour la communauté’’. Toutefois, elle précise que ’’la lutte contre le cancer nécessite une approche multisectorielle impliquant toutes les forces vives de notre pays pour atteindre les objectifs.’’
LE CENTRE D’ONCOLOGIE DE DIAMNIADIO LIVRÉ FIN 2024
Le centre national d’oncologie, en construction à Diamniadio, sera livré en fin 2024, a annoncé le directeur de la lutte contre la maladie, Docteur Moustapha Diop.
Dakar, 28 oct (APS) – Le centre national d’oncologie, en construction à Diamniadio, sera livré en fin 2024, a annoncé le directeur de la lutte contre la maladie, Docteur Moustapha Diop.
‘’La prise en charge des cancers, c’est aussi des infrastructures de dernière génération. Le centre national d’oncologie sera livré d’ici fin 2024 au plus tard et sera un centre d’excellence et un hub dans la prise en charge et de façon intégrée’’, a-t-il précisé.
Il a souligné que le futur centre sera en mesure de « prendre la chimiothérapie, la radiothérapie, la chirurgie et l’accompagnement psycho- social dans un même espace avec des équipements de dernière génération ». Il a été financé par l’Etat du Sénégal à hauteur de 106 milliards de francs CFA.
‘’Dans la région de Thiès, à l’hôpital de Mbour, nous sommes en train de construire un centre de référence de prise en charge des cancers de l’enfant, car le cancer de l’enfant c’est une réalité’’, a-t-il révélé.
Il signale que « beaucoup de cas » de cancers de l’enfant, à peu près 200, sont recensés chaque année.
Il s’agit selon lui ‘’des cancers du rein ou des yeux, appelés rétinoblastome ». « Ce sont des cancers curables avec des résultats appréciables’’, a-t-il rassuré.
Dans le dispositif du plan cancer, dit-il, ‘’le ministère de la Santé est en train d’apporter une réponse, car jusque-là, Le Dantec était le centre de référence dans la prise en charge du cancer de l’enfant ». Il a rappelé qu’avec les travaux de reconstruction de cet hôpital, il a été délocalisé à Dalal Jamm, dans la banlieue dakaroise.
‘’Les travaux du centre de référence des cancers de l’enfant sont presque achevés. Ce qui reste, ce sont les ressources humaines qui bientôt vont être mises en place pour apporter le soutien nécessaire à ces enfants qui souffrent de cancer’’, a-t-il affirmé.
La première pierre du centre national d’oncologie de Diamniadio, bâti sur une surface de trois hectares, a été posée par le président de la République, Macky Sall, le 30 octobre 2021.
LE MANQUE DE STRUCTURES AUGMENTE LA MORTALITE DUE À L'AVC
Au Sénégal, l’accident vasculaire cérébral (Avc) est au premier rang des affections neurologiques tant par sa gravité que par sa fréquence.
Au Sénégal, l’accident vasculaire cérébral (Avc) est au premier rang des affections neurologiques tant par sa gravité que par sa fréquence. Selon une étude menée au Chu de Fann, les Avc sont responsables d’un tiers des hospitalisations et des deux tiers de la mortalité dans le service neurologie de Dakar. Au niveau de la population générale, le taux d’incidence tourne autour de 1 à 2%.
Selon les spécialistes de cette pathologie, l’accident vasculaire cérébral est une maladie neurologique qui touche les artères du cerveau. On distingue deux principaux types d'AVC, ischémique et hémorragique. Ces spécialistes estiment que l’AVC constitue un problème majeur de santépublique, du fait de sa fréquence élevée et de sa gravité. Au Sénégal, au service de Neurologie de Dakar, il représente la première cause de décès, 1/3 des lits d’hospitalisation sont occupés par des patients victimes d’AVC. Face à l’ampleur de la maladie, une journée de sensibilisation est organisée chaque année le 29 octobre par la communauté internationale.
Les principaux facteurs de risque d’AVC sont l’âge avancé, les antécédents familiaux de maladie vasculaire, l’hypertension artérielle, l’obésité́ abdominale, la sédentarité́, le diabète, l’excès de cholestérol dans le sang, le tabac, l’alcool, le stress, les maladies du cœur et des artères du cou. « Même si une mauvaise alimentation (riche en sucre, sel et cholestérol) peut concourir à la survenue de facteurs de risque d’AVC, d’autres maladies, notamment du cœur, des vaisseaux, du sang peuvent également causer un AVC » avait fait savoir Dr Ndiaga Matar Gaye, Neurologue. Selon ce dernier : « il est crucial pour la victime et/ou son entourage de savoir reconnaitre rapidement les signes d'un AVC, compte tenu de l’urgence médicale, pouvant être chirurgicale dans certains cas ».
Les principaux signes de l'AVC sont entre autres un affaissement du visage / déviation de la bouche, une faiblesse dans un bras ou une jambe, une difficulté́ pour s'exprimer verbalement, un trouble de l’équilibre, une perte de la vision. Au Sénégal, selon le spécialiste, le traitement spécifique de l’AVC ischémique existe. « Il s’agit de la thrombolyse qui est recommandée jusqu’à̀4H30 après le début des signes. Elle consiste ̀à administrer une substance dans une veine, pour dissoudre le caillot ayant bouché l'artère du cerveau. Mais le médicament utilisé n’est disponible que dans certaines structures privées et coûte cher ».
Malgré l’existence de ce traitement, peu en bénéficient. Selon une étude de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la majeure partie des malades arrivent à l’hôpital tardivement. C’est-àdire après plus de 12h. Une situation qui s’explique par l’insuffisance des ressources humaines et matérielles et de l’inaccessibilité aux soins. Pour prévenir ou amoindrir les risques de faire une attaque cérébrale, les spécialistes recommandent 30 minutes de marche par jour. « En pratiquant une activité physique régulière, vous limitez votre prise de poids et diminuez le risque de diabète, d'hypertension artérielle ou de cholestérol. Mieux, vous augmentez votre taux de bon cholestérol et évitez ou retardez le traitement médicamenteux ».
LES MULTIPLES BIENFAITS DE L'IGNAME POUR LA SANTÉ
Il est décrit comme "le roi des cultures" par l'écrivain nigérian Chinua Achebe. Avec le manioc et la patate douce, l’igname est un tubercule qui constitue la base de la cuisine dans plusieurs pays d'Afrique. C'est une racine tropicale riche en vitamines
Il est décrit comme "le roi des cultures" par l'écrivain nigérian Chinua Achebe. Avec le manioc et la patate douce, l’igname est un tubercule qui constitue la base de la cuisine dans plusieurs pays d'Afrique. C'est une racine tropicale riche en vitamines et en minéraux.
Sa chair blanche, jaune ou rosée se cuisine comme la patate douce ou la pomme de terre bien que tous n'appartiennent pas à la même famille. Il existe des centaines de variétés d'igname mais seulement quelques unes d'entres elles sont comestibles.
Tendre et sucré, un peu farineux parfois, ce tubercule très apprécié est réputé pour ses qualités nutritives et pour son goût délicieux. Les qualités nutritionnelles de l’igname en font un aliment précieux pour notre santé et notre bien-être. Ce tubercule regorge de nutriments essentiels qui contribuent à une alimentation équilibrée.
Les ignames sont une excellente source de glucides qui fournissent une énergie essentielle pour le bon fonctionnement de l'organisme.Diététicienne-nutritionniste, Marion Ezzedine tient un cabinet diététique en plein coeur d'Abidjan, la capitale économique ivoirienne.
Elle nous révèle les nombreuses vertus nutritionnelles de ce féculent tres prisé : " L'igname est une excellente source de fibres ( 4% contre 2% dans la pomme de terre et 1% dans le riz ), de vitamines (notamment B1, B6, C), de minéraux comme le cuivre, le manganèse, le phosphore, le potassium et des anti oxydants.
C'est aussi une source d'énergie intéressante du fait de sa forte teneur en glucides (24 %): l'igname apporte en moyenne 115 kcal pour 100 g (en comparaison 100 g riz fournit 145 kcal et 100 g de pomme de terre cuite à l'eau fournit 80 kcal)", informe la spécialiste.
Sans gluten, l'igname reste une alternative idéale pour les personnes souffrant de sensibilité ou d'intolérance au gluten.
Au Bénin, l'igname est l'un des tubercules les plus cultivés.
Au Bénin, l’igname constitue le deuxième produit vivrier après le maïs avec une production estimée à plus de 2 500 000 tonnes par an. L'igname est un aliment nutritif très populaire sur le continent africain. C'est un tubercule omni présent dans les recettes traditionnelles au Bénin, au Togo, au Cameroun au Nigéria et en Cote d'Ivoire notamment.
Bouilli, frit ou foutou (pilé) accompagné de sauce, chacun y va de sa préférence et de ses goûts à Abidjan.
« L’igname j'aime bien, j'en mange beaucoup chez moi au village. L'igname a un goût particulier. Pour certains, ça a l'air sucré, il y en a d'autres qui sont un peu amers. Donc chacun a son goût, sa préférence selon ce que tu veux cuisiner avec. Moi je l'aime plutôt bouilli ou frit. Par contre le foutu je ne suis pas trop fan, je n’aime pas trop quand c’est foutou, j’aime surtout sous forme bouillie et frite, là j'adore », nous dit Maxime, grand amateur d'igname
« J'aime l’igname, surtout l’igname kponan, ça j’aime bien. J’en consomme une à deux fois par semaine, ça va surtout avec la sauce gouagouassou, c’est encore mieux, voilà (rires). Faire l’igname et te recevoir avec la sauce gouagouassou, je pense bien que c'est symbolique, ça te grandit quoi, voilà », nous dit René, qui salive d'envie rien qu'en y pensant.
« Oui, j'aime très bien l’igname, déjà que à la base c'est un aliment qui vient de chez moi, de ma culture parce que d'abord, je suis baoulé. Voilà. Et donc c’est tout petit qu’on tombe dedans, avec son goût unique. Ce n'est pas sucré, c’est doux, l'igname a un goût vraiment parfait en fait. Donc moi, j'aime l'igname grillée, ça me convient. J’en mange tout le temps en tout cas, c'est un retour à l'enfance en fait, parce que depuis tout petit, on ne faisait que consommer avec les parents. Donc c'est resté. C'est une habitude, c'est resté un moment est plus bon. Voilà, c'est vraiment bon », fait savoir Jean Marc, totalement conquis.
L'igname peut être pilée et servie avec de la sauce.
Plus sucré que la pomme de terre, l'igname peut être cuisinée aussi bien dans les plats salés que les plats sucrés.
Grace à leur richesse en fibres, les ignames améliorent le transit intestinal et facilitent la digestion. Les fibres aident également à réguler la satiété et à maintenir l'équilibre pondéral.
Grace à ses nombreuses richesses nutritives dont les glucides et les minéraux, l'igname remplace idéalement la pomme de terre ou le riz dans l'alimentation.
Elle se déguste dans plusieurs recettes, d'un pays à l'autre, ce qui en fait un aliment de base.
L'akpessi est un plat traditionnel de Cote d'Ivoire à base d'igname.
Régulation de la glycémie
L'igname a un index glycémique inférieur à celui des autres sources de glucides, ce qui signifie que sa consommation réguliere peut avoir un effet durable sur la glycémie.
Avec plus de 70 % de teneur en amidon, l’igname contribue à faire baisser l’indice glycémique, le diabète et ralentit la digestion. Ce qui fait que sa consommation est conseillée à certains types de personnes comme les diabétiques, les enfants et les femmes enceintes, selon la Diététicienne-nutritionniste, Marion Ezzedine.
« La charge glycémique de l'igname est modérée, elle peut donc être consommée occasionnellement par les personnes diabétiques. Il n'y a aucune contre indication pour les femmes enceintes ou les enfants. Les personnes en insuffisance rénale doivent modérer leur consommation d'igname du fait de la forte teneur en minéraux. Le mode de cuisson modifie les valeurs nutritionnelles de l'igname. Mieux vaut la consommer bouillie que frite ».
Renforce le système immunitaire, effets anti-inflammatoires
La vitamine C contenue dans l'igname renferme des propriétés antioxydantes qui aident à renforcer le système immunitaire et aident à prévenir les maladies et certaines infections.
L'igname possède également des propriétés anti-inflammatoires qui permettent de réduire l'inflammation dans le corps et de soulager les douleurs liées à des conditions telles que l'arthrite.
Tout en aidant à prévenir les maladies du foie et des reins, il contient des nutriments actifs contre les troubles de la mémoire, le diabète et la tension artérielle.
Grâce au potassium, l'igname est aussi utile pour la bonne santé du système nerveux, de la fonction musculaire et pour la régulation de la pression sanguine entre autres.
Efficace pour la ménopause
L'igname aide à soulager les signes de la ménopause en stimulant la production d’hormones surrénaliennes et sexuelles.
En raison de sa forte teneur en diosgénine, un principe actif précurseur d’hormones stéroïdiennes, l’igname contribue également à soulager les signes de la ménopause.
La diosgénine, présente dans les racines, est une substance qui aide à stimuler notamment la synthèse de progestérone et d’œstrogènes.
Or, les troubles de la ménopause sont en partie liés à la diminution de ces hormones. La chute du taux de progestérone peut notamment entraîner des troubles du sommeil, des envies fréquentes de sucre et des problèmes de rétention d’eau. Pour aider les femmes à se sentir mieux, de la progestérone chimique est parfois proposée, une solution qui peut toutefois comporter des inconvénients tels que l’acné ou la prise de poids.
L’igname constitue donc une alternative naturelle pour lutter contre les déséquilibres hormonaux, soulager les troubles liés à la ménopause et permettre aux femmes de retrouver un meilleur bien-être.
Les nombreuses vertus thérapeutiques et nutritives peuvent varier légèrement en fonction de la variété d'igname et de la méthode de cuisson utilisée.
On l’a vu, l’igname est un exemple idéal pour un régime équilibré et sain. En plus de sa saveur unique, cette plante racine offre une palette de bienfaits pour la santé.