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5 avril 2025
Santé
LUTTE CONTRE LE VIH, MACKY PROMET DEUX MILLIARDS DE PLUS
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a promis deux milliards de francs Cfa de plus dans la lutte contre le VIH /Sida à travers le prochain budget du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Diamniadio, 2 nov (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall, a promis deux milliards de francs Cfa de plus dans la lutte contre le VIH /Sida à travers le prochain budget du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
’’Je vous engage à mettre deux milliards de plus dans le budget pour la lutte contre le VIH avec un milliard pour les organisations de la société civile pour la lutte communautaire et un milliard pour alimenter le budget du CNLS pour augmenter la part des personnes vivant avec le VIH pris en charge’’, a-t-il dit, s’adressant au ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Le chef de l’Etat présidait, mardi après-midi, le panel de Haut niveau marquant la clôture du Sommet régional consacré à La riposte face à la double pandémie du VIH et de la Covid 19 en Afrique de l’Ouest et du Centre au Centre International Abdou Diouf de Diamniadio.
Macky Sall s’est engagé à faire le plaidoyer à l’Union africaine et auprès des partenaires pour que le financement de la lutte soit renforcé en faisant en sorte qu’il commence par les Etats africains
’’Le combat contre le VIH doit rester plus que jamais d’actualité même dans le contexte de la riposte anti-Covid-19’’, a-t-il souligné devant une quinzaine de ministres en charge de la Santé venus de pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et de la Directrice exécutive de l’ONUSIDA.
’’Le VIH est toujours une réalité et mérite toute notre attention malgré la crise sanitaire de Covid-19’’, a dit le Chef de l’Etat, appelant toutes les parties prenantes à ’’rester mobilisées dans la prévention en mettant les moyens nécessaires pour la sensibilisation, le financement et la recherche’’.
Reprenant les chiffres mis en exergue durant le Sommet, le Chef de l’Etat a relevé que sur les 37 millions de personnes vivant avec le VIH, 84% connaissent leurs statuts, 73% ont accès à un traitement et 66% ont une charge virale indétectable.
’’Ces données cachent des disparités notamment chez les enfants en bas âge, les filles et les femmes qui constituent encore des catégories particulièrement vulnérables’’, a-t-il souligné.
En outre, les 25 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre concentrent à eux seuls 4,7 millions de personnes vivant avec le VIH, soit 12% des cas dans le monde et 22% des cas de décès dans le monde.
Pour le président Sall, la mobilisation doit être de mise autour de la nouvelle stratégie de lutte au niveau mondiale (2021-2026) visant entre autres l’accès égal et équitable aux services et solutions liés au VIH, l’élimination aux obstacles à l’obtention de financements adéquat.
’’C’est un défi qui nécessite un engagement renouvelé de tous les jours surtout en ces temps où l’attention est davantage portée sur la riposte anti-Covid’’, a dit le chef de l’Etat, relevant que le Sida est une pandémie et fait encore des centaines de milliers de morts.
Aujourd’hui, face à ces deux fronts, ’’nous devons poursuivre le combat contre toutes les pathologies, sans oublier le paludisme, la tuberculose’’, a dit Macky Sall.
Il a salué l’apport de l’ONUSIDA et du Fonds mondial qui ont accompagné le Sénégal dans la riposte pour arriver aujourd’hui à une baisse de la prévalence qui est passé 0,7% en 2005 à 0,3% en 2020.
EMPREINTE CARBONE
La planète voit rouge. La menace se précise. A tue-tête, l’humanité crie pour attirer l’attention sur son sort, peu enviable. Les dirigeants, eux, voient chacun midi à sa porte
La planète voit rouge. La menace se précise. A tue-tête, l’humanité crie pour attirer l’attention sur son sort, peu enviable. Les dirigeants, eux, voient chacun midi à sa porte : de la Chine aux Etats-Unis, du Brésil au Népal, de l’Antarctique à l’Afrique du Sud, de Casablanca à Caracas, le Katmandou ou au Vanuatu.
Une certaine cacophonie règne cependant. Chaque pays estime avoir raison. Peu d’écoute et moins de dialogue, malgré les apparences. Avec ce ballet interminable de limousines et d’avions entre Rome (G20) et Glasgow (COP26). Ces rendez-vous internationaux aussi polluent sans en avoir l’air. Surtout lorsqu’il est question d’évoquer le climat, la pollution, l’écologie, les dérèglements et les outrages infligés par l’homme à la nature. Celle-ci finit toujours par se venger.
Les incendies, les inondations, l’aridité des sols, les baisses ou les hausses de température sont le lot quotidien aux quatre coins de notre monde en perpétuel changement. Même la saisonnalité subit des variations : ici l’hivernage arrive tard quand ailleurs, il s’installe sans discontinuer. Ailleurs encore les perturbations de cycles entraînent des déboussolements avec des pertes irrémédiables de repères. Pour peu cet univers serait sens dessus dessous.
La lucidité et la sérénité cèdent la place à la démesure qui révèle une forme de fragilité de ce monde. La Conférence des Parties (COP) existe depuis 1992. Placée sous l’égide des Nations Unies, elle planche sur les changements climatiques grâce à l’appui scientifique du GIEC (groupe d’experts de haut niveau) et au soutien politique du Secrétaire Général des NU. Cette double caution donne du crédit et de la voix aux travaux de la COP dont celle tenue à Paris en 2015, la 21ème édition en l’occurrence, alertait sur la réalité du réchauffement et fixait un seuil à moins 2 degrés Celsius.
Limite qui, une fois franchie, expose nos vies sur terre et anéantit nos efforts de riposte. Il devrait découler de cet avertissement une large prise de conscience et des mesures hardies pour retarder l’échéance aux conséquences inéluctables. Que constatons-nous de nos jours ? Au rythme actuel, « nous allons droit vers le désastre », prévient sans autre forme de procès le patron des Nations Unies, le Portugais Gutierrez à l’ouverture lundi de la COP26 à Glasgow en Ecosse.
Il a fallu la récente crise énergétique pour s’apercevoir que les engagements des grandes puissances ne tiennent qu’à un fil. Car nombre d’entre elles ont vite fait de retourner au nucléaire, d’autres au charbon, alors que les énergies fossiles étaient pointées comme les vraies causes de la pollution mondiale. Or les options étaient prises de « verdir les économies. »
Cette soudaine volte-face conforte Chinois, Indiens, Russes ou Brésiliens, autrefois accusés de « mauvaise foi » dans leur mol engagement en faveur des énergies propres. Ces pays réfutent l’accusation, estimant que les Occidentaux ont forgé leur puissance industrielle sur le gaz, le pétrole, le charbon et le méthane. Pourquoi nous refusent-ils cette trajectoire ? S’aperçoivent-ils du resserrement des gaps de progression ? Veulent-ils nous contraindre à l’abandon de nos politiques de prospérité et d’expansion économiques ?
Dans un humour froid, les puissances montantes somment les Occidentaux de les laisser atteindre d’abord les sommets industriels avant de discuter ensuite d’égal à égal des avantages collatéraux. L’argument séduit donc. Mais il se détourne du danger qui guette. Déjà que la guerre commerciale fait rage entre les Etats-Unis et la Chine.
Les deux géants s’épient du regard, s’observent et ne se font pas de cadeaux. Si la crise s’était exacerbée du temps de Donald Trump, l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche devrait infléchir quelque peu la radicalité de Washington vis-à-vis de Pékin. La bataille est féroce dans l’avènement de la 5G avec une vitesse accrue de connectivité.
A ce jeu, les Chinois mènent au point. Mais les Américains ne s’avouent pas vaincus, plutôt convaincus qu’en baissant pavillon, la Chine va contrôler l’immense marché des données (envoi, réception et stocks) ! En clair se joue l’avenir du monde avec un basculement vers l’Asie qui reprendrait de ce fait l’initiative face à un Occident à la traîne. Autant dire que le sujet est omniprésent. Partout.
Seulement voilà : l’évolution de la technique et de la science plaide pour une reconversion des approches de développement basées sur ce qu’il est convenu d’appeler « l’empreinte carbone ». Chaque pays déploie un volume d’activités proportionnées à son niveau industriel. Cela se traduit par une émission de gaz carbonique ou gaz à effet de serre qui augmente à mesure qu’il se concentre dans l’atmosphère avec comme conséquence immédiate le réchauffement de la surface terrestre.
Voilà pourquoi, les pays du sud réclament, sans être entendus toutefois, des « économies décarbonées ». Ainsi, préconisent-ils la réduction de la consommation des énergies primaires. Dès lors, ils se montrent favorables aux énergies renouvelables, solaire, éolien ou biomasse notamment. Leurs voix restent inaudibles cependant. Parce qu’elles ne parviennent pas -alors pas du tout- à convaincre du nécessaire renversement de l’ordre des facteurs qui induirait de nouveaux modes de consommation dans les pays du Nord.
Et pourtant, de larges franges de l’opinion publique occidentale épousent ces thèses et plaident pour des économies plus vertes débouchant sur des capacités accrues de résilience des écosystèmes. Il s’agit d’apporter « dans l’urgence » une réponse à un impératif planétaire pour sauver des civilisations qui risquent d’être englouties. A cet égard, les attentes sont immenses : restaurer la crédibilité des approches et tenir les promesses, surtout celle de délivrer un chèque annuel de 100 milliards de dollars destinés aux pays impactés afin d’atténuer les effets du changement climatique.
Cet engagement des pays pollueurs qui tarde à se matérialiser abîme la confiance des pays du sud. Les mêmes rengaines de ce sud décidément trop pavlovien. Quoi attendre de l’Occident si l’hémisphère sud ne compte pas d’abord sur ses propres forces pour amorcer son décollage économique ! Il est navrant de constater, génération après génération, que les mêmes formules lapidaires sont répétées à tout propos.
Qui plus est, l’Europe, pour ne parler que d’elle, vante les mérites de la neutralité carbone. Cette trouvaille européenne célèbre avec malice l’équilibre entre l’émission et l’absorption de carbone. Elle souligne néanmoins la perte d’initiatives de Bruxelles face aux enjeux actuels sur lesquels l’UE accuse un fâcheux retard accentué par le manque d’harmonie des pays membres et la récente sortie de l’Angleterre (Brexit).
Le vrai pouvoir des lobbys opère encore et toujours, non sans efficacité d’ailleurs. Les « représentants d’intérêts » n’ont jamais été aussi présents que depuis la COP21. Ils fréquentent les grands dirigeants. Ils interfèrent dans les prises de décisions majeures. Ils court-circuitent les accords. Ils influencent. En un mot ils défendent bec et ongles des intérêts vitaux d’organismes et de multinationales qui avancent « masqués » !
Finalement, difficile de savoir qui dépend de qui dans cet univers indéchiffrable.
CES MAUX QUI ALARMENT LE SAMES
Le Sames se penche sur la revalorisation de l’indemnité de risque, l’intégration des enfants des agents de santé, décédés de la Covid-19, la baisse des cas de Covid-19, la réhabilitation de l’hôpital Le Dantec
Le comité exécutif national du Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) s’est réuni pendant 72h dans la région de Ziguinchor, pour diagnostiquer le mal qui gangrène le secteur de la santé. Ils se sont penchés sur plusieurs sujets comme la revalorisation de l’indemnité de risque, l’intégration des enfants des agents de santé, décédés de la Covid-19, la baisse des cas de Covid-19, la réhabilitation de l’hôpital Le Dantec.
La gestion de la Covid-19 est une pilule amère que le Sames n’arrive toujours pas à digérer. Selon les membres du comité exécutif national du Sames, les agents de santé ont payé un lourd tribut en termes d’infection, mais également en termes de décès. «Malgré sa classification en maladie professionnelle au vu du tableau 46, aucun agent de santé malade de Covid-19 n’a été indemnisé et les familles des défunts n’ont bénéficié d’aucune prise en charge.
C’est pourquoi le Sames demande la revalorisation de l’indemnité de risque dérisoire des agents de santé, l’indemnisation des agents de santé victimes de Covid-19, l’intégration des enfants des agents de santé décédés parmi les pupilles de la nation», disent les blouses blanches.
Pour la baisse des cas de Covid19, le Sames estime qu’elle doit être mise à profit pour assurer une bonne couverture vaccinale par une campagne hardie. «Cette campagne requiert la disponibilité de doses suffisantes de vaccins. C’est pourquoi pour réussir ce pari, la communauté internationale doit savoir que seules l’équité vaccinale et la redistribution des doses peuvent assurer l’élimination ou le contrôle de la Covid 19. Et tant qu’une partie du monde ne sera pas correctement vaccinée, personne ne sera à l’abri d’une résurgence de la pandémie», avertissent les syndicats des médecins.
S’agissant de la carte sanitaire de la Casamance, le Sames reconnaît que des progrès ont été réalisés, même si d’importants gaps doivent être comblés en ressources humaines, notamment en ce qui concerne les médecins spécialistes en anesthésie réanimation, en pédiatrie, en cardiologie ou en ophtalmologie dont un seul exerce dans toute la Casamance. «Les blocs opératoires de Ziguinchor, Oussouye et Thionk-Essyl restent toujours fermés et les départements de Bounkiling et de Médina Yoro Foula n’ont toujours pas de centre de Santé», se désolent Dr Amadou Yéri Camara et ses camarades. Ces derniers ont tenu par ailleurs à plaider pour la relance de l’industrie pharmaceutique.
«La souveraineté pharmaceutique est véritablement une nécessité. Nous dénonçons cette manière cavalière de vouloir mener une réforme d’un secteur sans impliquer les acteurs et les partenaires sociaux en particulier», souligne le Sames alertant l’opinion sur la nécessité de la reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec. «Cet hôpital a formé des générations de médecins et permis de soigner des millions de Sénégalais. Cette infrastructure est devenue vétuste et dépassée», indique le Sames qui se désole du fait que certains maires «qui n’ont ni investi dans la santé ni libéré les fonds issus de l’Etat pendant leur mandat, se permettent d’en solliciter un nouveau».
LUTTE CONTRE LE CANCER, LES TRAVAUX DU CENTRE NATIONAL D’ONCOLOGIE DE DIAMNIADIO LANCES
Le Président de la République, Macky Sall, a lancé avant-hier, samedi 30 octobre, dans la nouvelle ville de Diamniadio, les travaux du futur Centre national d’oncologie de Diamniadio
Le Président de la République, Macky Sall, a lancé avant-hier, samedi 30 octobre, dans la nouvelle ville de Diamniadio, les travaux du futur Centre national d’oncologie de Diamniadio. Le projet est financé par l’Etat du Sénégal et le fonds de Coopération pour le développement économique de la République de Corée à travers la K-EXIM BANK.
« Avec ce centre d’oncologie, nous poursuivrons le travail d’élargissement de notre carte sanitaire et le relèvement de notre plateau médical. Nous posons, aujourd’hui, un acte fort de riposte contre le cancer, une pathologie redoutable pour la santé, financièrement ruineuse qui continue hélas de gagner du terrain », a déclaré le Chef de l’Etat, Macky Sall. Il procédait ce samedi 30 octobre à la pose de la première pierre du Centre national d’oncologie de Diamniadio, en présence des membres du gouvernement et des acteurs de la santé. « C’est donc tout à fait symbolique que nous lancions ce Centre au moment où Octobre Rose, mois de sensibilisation contre le cancer tire à sa fin », a ajouté le Chef de l’Etat. Le complexe sanitaire qui devra être réceptionné le 15 novembre 2023, a une capacité de 108 lits. D’un coût total de 105.500.000 de dollars (53milliards de FCFA) dont 85.000.000 de dollars (43 milliards CFA) de la Corée et 20.000.000 de dollars (10 milliards CFA) de contribution de l’État du Sénégal, le projet comprend, au-delà de la construction, la fourniture d’équipements médicaux, la mise en place d’un système d’information hospitalier ainsi que la formation et le renforcement des capacités du personnel. Et, selon le futur directeur du centre, Mamadou Lamine Mbow, « les médecins et corps administratif choisis pour la bonne gestion du centre vont suivre des stages d’études en République de Corée pour renforcer leurs capacités ». Pour sa part, l’ambassadeur de la République de Corée au Sénégal a souligné que « c’est dans ce contexte de développement condensé de projets et programmes économiques et sociaux devant permettre au Sénégal d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035 ». TRAITEMENT DU CANCER : Gratuité de la chimiothérapie à partir de janvier
En effet, lors de cette cérémonie de pose de la première pierre du centre national d’oncologie de Diamniadio, le Président de la République, Macky Sall a annoncé la gratuité de l’ensemble des intrants qui entrent dans le cadre de la chimiothérapie à partir de janvier prochain. « J’ai une pensée pour tous les malades et leur exprime ma compassion et mes vœux de prompt rétablissement. Je voudrais, à ce propos, demander au ministère de la Santé et de l’Action sociale, d’étudier la faisabilité d’une prise en charge intégrale pour la chimiothérapie pour l’ensemble des malades du cancer. Mais en attendant, à partir de janvier, de rendre les intrants dans le cadre de la chimio, gratuits pour les cancers féminins », a fait savoir Macky Sall.
LUTTE CONTRE LA COVID-19 Macky Sall vote l’obligation vaccinale dans certains lieux
« La prévention la plus sûre, c’est d’aller se faire vacciner. Que les gens aillent prendre leurs doses de vaccin. J’ai dit au ministre qu’il faut commencer à instaurer dans certains lieux publics la carte de vaccination sanitaire. Que ce soit les universités ou les autres services, les stades, on doit voir avec le comité national de gestion des épidémies pour qu’il nous propose des mesures parce que ce n’est pas normal que l’Etat fait tout pour acquérir des vaccins et les gens refusent de se faire vacciner. Ce n’est pas normal », a déclaré Macky Sall en wolof.
DÉMARRAGE OFFICIEL DES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DU CENTRE NATIONAL D’ONCOLOGIE
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a procédé samedi à la pose de la première pierre du Centre national d’oncologie de Diamniadio, un établissement appelé assure-t-il à traiter tous les types de cancer.
Dakar, 30 oct (APS) - Le chef de l’Etat, Macky Sall, a procédé samedi à la pose de la première pierre du Centre national d’oncologie de Diamniadio, un établissement appelé assure-t-il à traiter tous les types de cancer.
Ce centre dont les travaux vont durer deux ans, va coûter "près de 55 milliards" de francs CFA, un financement qui sera mobilisé par le Sénégal, avec l’appui de la Corée du Sud.
Selon le président Sall, la pose de la première pierre de cet établissement marque une étape importante dans la riposte contre le cancer, "une pathologie redoutable", qui constitue la deuxième cause de décès dans le monde, avec 8,8 millions de morts en 2015, indique l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Le chef de l’Etat sénégalais, dont les propos sont rapportés par Radio Sénégal (publique), a eu "une pensée pieuse" pour les malades du cancer au Sénégal, leur faisant part de sa compassion et formulant à leur endroit des "vœux de prompt rétablissement".
Il a dit avoir demandé au ministre de la Santé et de l’Action sociale d’étudier la faisabilité d’une prise en charge intégrale à terme de la prise en charge du cancer par chimiothérapie pour l’ensemble des malades.
En attendant, Macky Sall a évoqué la possibilité de rendre gratuits, "à partir de janvier", les intrants destinés à la chimiothérapie, faisant valoir que le cancer chez les femmes en particulier représente "un fardeau" pour les malades et leurs familles.
Le président de la République promet que le Centre national d’oncologie de Diamniadio sera doté des équipements de dernière génération et va regrouper les différentes spécialités pour traiter cette maladie.
CHINE, LA COVID GAGNE DU TERRAIN
Les autorités sanitaires chinoises indiquent que "la dernière résurgence" de la Covid-19 en Chine s’est étendue à 14 provinces dans lesquelles "de nouveaux cas transmis localement
Dakar, 30 octobre (APS) - Les autorités sanitaires chinoises indiquent que "la dernière résurgence" de la Covid-19 en Chine s’est étendue à 14 provinces dans lesquelles "de nouveaux cas transmis localement ou des porteurs asymptomatiques ont été signalés au cours des 14 derniers jours".
"Vendredi en fin de journée, la dernière résurgence de la COVID-19 en Chine s’est étendue à 14 provinces, où de nouveaux cas transmis localement ou des porteurs asymptomatiques ont été signalés au cours des 14 derniers jours", rapporte l’agence Chine nouvelle, citant le porte-parole de la Commission nationale de la santé.
"La situation de la prévention et du contrôle de l’épidémie est sombre et compliquée, étant donné que les infections continuent de se propager rapidement", a déclaré Mi Feng, porte-parole de la Commission nationale de la santé.
Le média, citant "le plus haut épidémiologiste chinois", Zhong Nanshan, assure toutefois que le pays "sera en mesure de contenir efficacement la dernière résurgence de la COVID-19 d’ici un mois".
Chine nouvelle signale que la partie continentale du pays "a signalé vendredi 59 nouveaux cas de COVID-19 transmis localement".
Les premiers cas de Covid-19 avaient été signalés pour la première fois à Wuhan, en Chine, le 31 décembre 2019.
Le pays était parvenu à maîtriser la maladie, par le biais d’une politique de tolérance zéro consistant en des mesures de restriction draconiennes telles que le confinement de provinces entières.
Le pays avait quasiment fermé ses frontières depuis mars 2020 et mis en place des conditions sanitaires parmi les plus strictes au monde (tests avant le départ et à l’arrivée en Chine, deux à trois semaines de quarantaine strict en hôtel, etc.).
Mais le variant delta a réussi depuis à passer entre les mailles du filet, et au cours des cinq derniers mois, les autorités ont par trois fois (à Canton en mai, à Nankin cet été, dans la province du Fujian en septembre) réussi à étouffer les foyers mais ces flambées éclatent de plus en plus fréquemment.
LES DÉPUTÉS BIAYE ET SALL AUDITIONNÉS PAR LA COMMISSION AD HOC
Les députés El Hadji Mamadou Sall et Boubacar Villiemmbo Biaye, cités dans une affaire présumée de passeports diplomatiques, ont été auditionnés par la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de leur immunité parlementaire
Dakar, 29 oct (APS) - Les députés El Hadji Mamadou Sall et Boubacar Villiemmbo Biaye, cités dans une affaire présumée de passeports diplomatiques, ont été auditionnés par la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de leur immunité parlementaire, a appris l’APS de source officielle, vendredi.
Cette commission s’est en effet réunie ce vendredi, signale un communiqué signé de son président, Aymérou Gningue.
"À la suite de cette audition, la commission ad hoc dispose de suffisamment d’éléments pour présenter son rapport à la plénière qui sera convoquée dans les meilleurs délais", indique la même source.
L’Assemblée nationale a constitué, vendredi dernier, une commission ad hoc chargée d’examiner la demande adressée par la justice à son président, Moustapha Niasse, en vue de la levée de l’immunité parlementaire des députés Boubacar Biaye et El Hadji Mamadou Sall.
La nouvelle instance a été mise sur pied à la suite d’une saisine du garde des Sceaux, ministre de la Justice, qui a transmis à M. Niasse un courrier du procureur général près la Cour d’appel de Dakar, le 4 octobre dernier.
Le procureur demande aux députés de lever l’immunité parlementaire des députés Boubacar Biaye et El Hadji Mamadou Sall, afin qu’ils puissent être légalement entendus par les enquêteurs, rappelle un rapport de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale.
MM. Biaye et Sall sont membres du groupe Benno Bokk Yaakaar (BBY), majoritaire au sein de l’institution parlementaire.
La commission ad hoc est composée de 11 membres : huit représentants de BBY, deux du groupe Liberté et démocratie et un député parmi les non-inscrits.
La commission ad hoc n’a pas la compétence de lever l’immunité parlementaire des députés mis en cause, précise le rapport de l’Assemblée nationale.
Il revient aux parlementaires réunis en séance plénière de "décider de la levée ou non de leur immunité parlementaire", ajoute le rapport de la commission chargée des lois.
CAS DE DENGUE DANS UNE ZONE INHABITUELLE CETTE SEMAINE
Infomed.com |
Bastien DAVID |
Publication 30/10/2021
Trois (3) ans après la dernière épidémie de dengue localisée dans le centre du pays, la dengue réapparaît de manière au Sénégal et pour la première, fois touche les confins nord du pays où le district sanitaire de Rosso (Sénégal) enregistre 49 cas de type 1. La localité est sous surveillance épidémiologique tandis qu’un cas de type 3 a été détecté dans le district de Dakar Sud.
Tout à commencé dans la région de Fatick, précisément dans le district sanitaire de Gossas où dès le 1er septembre dernier, des premiers cas de dengue ont été signalés, selon le Dr Boly Diop, chef de la Division surveillance épidémiologique et riposte vaccinale au ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas). Cette région avait été le deuxième foyer épidémique après Diourbel lors de la dernière flambée de dengue au Sénégal, il y a tout juste 3 ans.
L’épidémie avait été rapidement contenue avec 3 000 cas suspects prélevés qui avait donné lieu à 377 cas confirmés pour un seul décès enregistré dans le district sanitaire de Touba. La fin de cette épidémie avait été annoncée le 27 décembre 2018. Depuis cette période, rien ne semblait susciter une inquiétude particulière pour les autorités sanitaires qui considèrent désormais cette maladie virale, causée par la piqûre du moustique aèdes, comme endémique et saisonnière.
Cette année, c’est la localisation et le nombre de cas enregistrés sur une même période qui fait craindre une nouvelle flambée de dengue puisque ce dimanche le médecin-chef adjoint du district sanitaire de Saint-Louis, le Dr Alioune Badara Mbacké informait l’opinion publique : « On a eu à détecter 12 cas de dengue au niveau de notre site sentinelle de Rosso, le 8 octobre dernier, et qui ont été confirmés par l’Institut Pasteur de Dakar après analyse. Dès lors qu’on a eu cela, on a déclaré l’épidémie de dengue dans la zone. Ce qui a motivé une investigation et la région médicale nous a appuyé dans ce sens. Également, l’Institut Pasteur de Dakar et le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers la Direction de la Prévention, nous ont envoyé des équipes pour appuyer le District sanitaire ». Et le Dr Mabcké de poursuivre : «Nous nous sommes rendus sur le terrain, au niveau de Rosso, et nous avons commencé à investiguer les 12 cas qui ont été déclarés positifs, en allant dans leurs maisons et leurs concessions. C’est ainsi que nous avons identifié 22 nouveaux cas testés positifs qui sont venus s’ajouter aux 12 cas suspects. Aujourd’hui, nous avons enregistré 49 cas positifs. »
D’après les informations recueillis auprès du Dr Boly Diop, chef de la Division surveillance épidémiologique et riposte vaccinale, l’ensemble des cas détectés à Rosso concerne le sérotype (ou type) 1 qui entraîne rarement des formes graves. A l’inverse, il nous apprend qu’un cas isolé a été détecté le 28 septembre à Dakar dans le district sanitaire de Dakar Sud et après analyse des résultats il s’est révélé que le cas en question était du sérotype 3, susceptible d’entraîner des formes graves principalement de nature hémorragique.
De nouveaux cas de dengue détectés au Sénégal
Plus de vingt patients souffrant des symptômes de la maladie de dengue ont été enregistrés au nord du Sénégal dans district sanitaire de Rosso. Aucun cas grave n’est signalé à ce jour. Des équipes de l’institut Pasteur et du ministère de la santé et de l’action sociale ont confirmé la présence du virus (DENV) responsable de la maladie de dengue, dans la partie nord du Sénégal. Ce n’est pas la première fois qu’une épidémie de dengue est déclarée au Sénégal. Le pays avait connu une épidémie de cette nature en 1981, ensuite en 1984 puis en 2009. Vers octobre 2018, des cas de dengue ont aussi été signalés à l’intérieur du Sénégal.
Comment se manifeste la maladie ?
Cette maladie dont les symptômes s’apparentent à ceux du paludisme, se manifeste par une forte fièvre (40°C), des céphalées intenses, des douleurs rétro-orbitaires, musculaires, articulaires, des nausées, des vomissements, des éruptions cutanées. Les symptômes perdurent généralement durant 2 à 7 jours et apparaissent à la suite d’une période d’incubation de 4 à 10 jours après la piqûre du moustique, «Aedes aegyptia», l’agent vecteur. Il convient de noter que la transmission de la maladie ne se fait que par la piqûre de moustiques infectés, elle ne se transmet pas de personne à personne, mais par des animaux ou des objets.
LE BEGAIEMENT, PARENT PAUVRE DES HANDICAPS AU SENEGAL FAUTE DE SPECIALISTES
Le Sénégal ne compte que 8 orthophonistes dont 5 nationaux et 3 étrangers en cours de formation.
Le bégaiement est l’un des handicaps les moins bien pris en charge au Sénégal dans un contexte de déficit criant de spécialistes que sont les orthophonistes. Selon Alioune Guèye, premier orthophoniste du Sénégal et président de l’Association sénégalaises pour la prise en charge du bégaiement au Sénégal (Apbs), non seulement les spécialistes sont insuffisants pour l’ensemble du pays, mais les 8 orthophonistes sont basés dans la région de Dakar au détriment de l’hinterland où la demande reste tout aussi forte. « Pour leur prise en charge, ces patients de l’intérieur sont obligés de venir à Dakar », se désole Monsieur Alioune Gueye.
Le déficit d’orthophonistes au Sénégal s’accompagne d’un manque notable d’infrastructures. Le Sénégal ne dispose d’aucune école publique qui forme des orthophonistes. La seule structure sénégalaise dédiée est une école privée logée à l’intérieur de la Faculté de médecine et dont les frais de scolarité sont onéreux et loin d’être à la portée de tous. D’ailleurs, Alioune Guèye a plaidé le weekend dernier pour la construction d’une structure de prise en charge.
« Il est urgent de créer une école de formation en orthophonie, car la demande est très forte. Nous ne sommes que cinq si je prends en compte les deux étudiants en fin de formation », a-t-il dit à la presse, samedi lors de la célébration, à Saint-Louis, de la Journée mondiale du bégaiement, cité par l’Agence de presse sénégalaise. « Je lance un appel aux autorités pour la construction d’une structure publique de formation d’orthophonistes au Sénégal », insiste-t-il.
Au Sénégal, le nombre de bègues est évalué à 170 000 et sont essentiellement pris en charge dans les structures privées. Ce chiffre met en lumière le déficit relevé plus haut. « Le bégaiement, précise Mr Alioune Guèye, n’est pas une maladie, mais un handicap au même titre que les autres qui peut-être bel et bien traité ». Toutefois, poursuit le spécialiste, « certains cas de bégaiement peuvent être accompagnés de trouble de l’attention, d’une perte de confiance en soi, d’anxiété et nécessite une prise en charge psychologique. C’est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec les neurologues et les psychologues ».
Les causes du bégaiement
Abordant les causes du bégaiement, M. Alioune Guèye, contrairement à certaines opinions véhiculées sur le sujet, explique qu’il est impossible de devenir bègue par imitation. La cause la plus plausible est génétique. « Beaucoup d’orthophonistes se rapprochent plus de la thèse génétique. Des études ont démontré que la plupart des personnes bègues ont des parents ou arrières-parents qui bégaient », explique le spécialiste avant d’ajouter « le bégaiement peut aussi être dû à des facteurs externes tels que le stress, l’émotion ou la colère. L’individu qui devient bègue face à ces situations a besoin d’être encadré par un orthophoniste».
Qu’est-ce qu’un orthophoniste
L’orthophoniste est un spécialiste qui s’occupe de la prévention, de l’évaluation, du traitement des troubles de la voix, de l’alimentation, de la parole, des fonctions associées à la compréhension, à la réalisation et à l’expression du langage oral et écrit. Il a aussi en charge le traitement des autres formes de communication humaine et des troubles associées, chez l’enfant, l’adolescent, l’adulte et la personne âgée. «Toutes personnes présentant un handicap lié à la parole ou à la communication a besoin d’un orthophoniste », estime monsieur Alioune Guèye.
« Le retard de langage chez l’enfant est traité par l’orthophoniste de même que les troubles de la voix chez une personne âgée dus à un accident cardio-vasculaire (AVC). Il est donc difficile dans ces cas-là de se passer d’un orthophoniste, confesse-t-il. Malgré cette importance de l’orthophoniste, les autorités politique ne semble pas prendre en charge la question de la formation de spécialistes dans ce domaine
Cela dénote d’un « manque de volonté de la part des autorités », déplore le professionnel. Dans la sous-région, la situation n’est pas particulièrement reluisante sauf quelques rares pays qui restent en avance sur le Sénégal en termes d’infrastructures. Des pays comme le Togo ou la Côte d’Ivoire ont une longueur d’avance en termes d’infrastructures d’orthophonie par rapport au Sénégal. L’Ecole d’orthophonie du Togo par exemple existe depuis 15 ans. La Côte d’Ivoire est aussi un pays qui forme beaucoup d’orthophonistes. Cependant, des pays comme le Mali ou la Guinée n’en disposent pas. Les ressortissants de ces pays sont obligés d’aller à Abidjan ou de venir à Dakar.
D’après Fatoumata Gaye, coordonnatrice de l’Association pour la prise en charge du bégaiement au Sénégal, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime que le nombre de bègue représente 1% de la population mondiale. « Au Sénégal, aucun recensement n’a encore été fait par la tutelle pour connaitre le nombre de bègues »
Le bégaiement, facteur de discrimination
Toujours selon Fatoumata Gaye, il y a une sorte de stigmatisation que vivent les personnes souffrant du bégaiement dès lors qu’il s’agit de recrutement dans l’Administration ou dans les entreprises. Pourtant, il existe selon le Dr Guèye beaucoup de bègues très compétents mais qui malheureusement s’insèrent difficilement ou sont même recalés lors des concours où l’aisance à l’oral est essentielle pour se démarquer des autres candidats.
Par Amadou Guèye
LES MOTOS JAKARTA POINTÉS DU DOIGT À ZIGUINCHOR
Beaucoup de victimes de la circulation souffrent de traumatisme crânien
Natacha Sambou, Neurochirurgienne à l’hôpital régional de Ziguinchor, estime que, sur un total de 270 patients reçus dans leurs services, 185 proviennent des accidents de Jakarta en 2020. Ceux-ci, d’après la spécialiste, souffrent de traumatisme crânien. Mme Natacha Sambou a fait cette révélation hier lors de l’ouverture à l’Ucad 2 du 7ème Congrès de la Société sénégalaise de neurochirurgie (Ssnc).
Pas mal de traumatismes crâniens sont notés dans les accidents de la circulation. C’est ce qui est ressorti des interventions des professionnels de la santé participant au 7ème Congrès de la Société sénégalaise de neurochirurgie (Ssnc) ouvert hier à l’Ucad 2.
«Loin devant, ce sont les accidents de la circulation. Nous l’avons exposé ici lors de la présentation. Il y a la décennie passée, 2011-2020, qui a été considérée comme la décennie de prévention des accidents de la circulation. Et, vous, vous êtes des médias, vous vous rendez compte qu’il ne se passe pas un jour où il n’est pas fait part d’accidents successifs qui sont survenus et qui sont responsables, malheureusement, de décès, non pas qu’ils ont été mal pris en charge, mal acheminés... Mais parce que les accidents sont graves et les malades sont perdus», a fait savoir Seydou Boubacar Badiane, président de la Société sénégalaise de neurochirurgie (Ssnc).
Natacha Sambou, neurochirurgienne à l’hôpital régional de Ziguinchor, a surtout pointé du doigt les motos Jakarta. La spécialiste souligne que «les accidents par Jakarta» occasionnent des dégâts, en ce sens que ceux qui en sont victimes en sortent avec «des traumatismes crâniens» dans la région de Ziguinchor. «Parce qu’à Ziguinchor, les gens se déplacent surtout par Jakarta, c’est beaucoup moins cher que le taxi. Par exemple sur l’année 2020, on a eu, je pense, 185 accidents de Jakarta sur un total de 270 patients reçus. C’est surtout des traumatismes crâniens», fait remarquer Natacha Sambou. «Ils se sont cogné la tête parce qu’ils n’ont pas de casque. Ils ne sont pas protégés, c’est surtout ça», soutient-elle tout en indiquant que les traumatismes crâniens causent le décès de ceux qui en souffrent après avoir été victimes d’accident avec les motos Jakarta.
«C’est l’une des principales causes de décès. Parce que les gens n’ont pas de moyens. Ils viennent à l’hôpital. Et dans les hôpitaux, il faut payer avant qu’on puisse vous prodiguer certains soins. On peut leur faire le scanner. Mais les médicaments qui ne sont pas disponibles à l’hôpital, il faut qu’ils paient pour pouvoir les avoir», argumente la neurochirurgienne qui souligne que l’étude faite sur Ziguinchor révèle que rien qu’en 2020 les accidents par Jakarta ont causé «14 décès». «On a eu 14 décès de traumatismes crâniens», annonce notre interlocutrice qui a tenu à lancer un appel aux autorités pour qu’ils fassent en sorte que «le port de casque» soit obligatoire chez les «jakartamen» et que ces derniers soient aussi «assurés».
«Parce que quand on est assuré, on a le fonds de garantie qui permet à l’hôpital de vous prendre en charge, en attendant que vos parents amènent l’argent. Ils ne sont jamais assurés, ils ne mettent jamais de casque», soutient Natacha Sambou qui dit qu’il faut que «l’Etat fasse en sorte que ces jeunes puissent trouver un autre travail que de conduire les Jakarta». «Comme je l’ai dit à Ziguinchor, quand tu parles à un jeune, pour lui tout ce qu’il peut faire c’est conduire un Jakarta ou être Asp. C’est dommage !», avance-t-elle.
«Investir dans la prévention et surtout nous aider pour l’équipement», est l’autre slogan lancé par Natacha Sambou avant de souligner que «les cas les plus graves» ne peuvent être pris en charge sur place mais doivent être transférés à Dakar. «Ce serait très bien qu’on ait un réanimateur qui soit affecté chez nous. Mais il paraît que c’est en train de se faire. Il y a un réanimateur qui va venir mais c’est surtout ça le plaidoyer», défend la neurochirurgienne.