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5 avril 2025
Diaspora
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ATTIRER LES INVESTISSEURS AMÉRICAINS
Forum de Saint-Louis - Ouvrir une porte d'entrée, au Sénégal, pour le secteur privé américain - L'investisseur cherche avant tout un partenaire local - Entretien avec René Lake
Le patron de RSL Strategies, Rene Lake, est convaincu que l'investisseur américain n'est pas toujours ce partenaire arrogant qui vient pour imposer ses idées.
Au contraire, ce qu'il faut comprendre selon Lake, c'est que ce dernier a besoin de la validation locale qui est le gage de la viabilité de son projet.
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LES PREMIERS FRUITS DE L'AUSTÉRITÉ
Face aux interrogations sur l'efficacité de sa politique de rationalisation des dépenses publiques, le président Diomaye a présenté ce vendredi 4 avril, un premier bilan chiffré à 154 milliards FCFA d'économies réalisées
Le président Bassirou Diomaye Faye a présenté un bilan des économies réalisées depuis son arrivée au pouvoir, répondant à une question de la journaliste Astou Dione lors de sa conférence de presse du vendredi 4 avril.
Parmi les mesures phares évoquées, le chef de l'État a cité la réallocation de 24 milliards FCFA initialement destinés au programme spécial de désenclavement, désormais réinvestis dans la construction de nouvelles routes.
Il a également mentionné une réorientation de 30 milliards FCFA du programme de construction scolaire, ayant permis la réalisation de 2 000 salles de classe supplémentaires.
Plus significativement, le président a évoqué les 100 milliards FCFA économisés à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), selon les chiffres avancés par son Directeur Général, Fadilou Keita.
La suppression d'institutions comme le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) et le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) figure également parmi les exemples de rationalisation des dépenses publiques.
DIOMAYE DÉVOILE SES RELATIONS AVEC MACKY
Tout en affirmant son "respect" pour l'ancien président, à qui il a même prêté l'avion présidentiel pour un pèlerinage, le chef de l'État a néanmoins évoqué des "manœuvres en coulisses" orchestrées par son prédécesseur
Le président Bassirou Diomaye Faye a fait une déclaration remarquée ce vendredi 4 avril lors de sa rencontre avec la presse concernant ses relations avec son prédécesseur Macky Sall.
"On ne cible personne, même pas le président Macky Sall pour qui nous avons beaucoup de respect", a affirmé le chef de l'État. "Malgré tout ce qui s'est passé, on s'est fait une accolade. Le cœur vide me concernant."
Le président a révélé avoir mis l'avion présidentiel à disposition de Macky Sall pour effectuer la Oumra (pèlerinage musulman), lui demandant même "de prier pour moi".
Tout en soulignant ces gestes de réconciliation, Diomaye Faye a toutefois laissé entendre que son prédécesseur pourrait encore être actif politiquement, déclarant : "Il est dans autre chose maintenant, et le pays avance, même si je sais qu'il mène quelques manœuvres en coulisses."
Ces déclarations interviennent dans un contexte où des questions persistent sur d'éventuelles poursuites judiciaires contre des responsables de l'ancien régime.
LE SÉNÉGAL PRÊT À FAIRE CAVALIER SEUL SUR LA QUESTION DU FCFA
Bassirou Diomaye Faye a évoqué ce vendredi 4 avril, l'hypothèse d'une sortie unilatérale du franc CFA, positionnant la souveraineté monétaire comme une condition d'émancipation économique complète
Dans son entretien avec la presse locale, le chef de l'État a rappelé que "tous les pays du monde disposent de trois principaux moyens pour financer leur économie : la fiscalité, l'endettement et la monnaie." Sans monnaie propre, le Sénégal se trouve privé d'un levier essentiel : "Si tu ne possèdes pas ta propre monnaie, tu ne peux pas avoir d'impact sur cet élément essentiel. Il ne nous reste donc que deux leviers."
Face à la lenteur du processus d'intégration monétaire de la CEDEAO, Diomaye Faye propose une solution intermédiaire. "Si l'UMOA tarde à obtenir l'aval de la CEDEAO, elle peut prendre l'initiative de créer une monnaie souveraine avec un nom, un symbole et des billets distincts," a-t-il suggéré, s'appuyant sur une étude approfondie menée par la BCEAO.
Le président appelle néanmoins à la prudence, évoquant des prérequis économiques indispensables, notamment "la stabilisation des agrégats macroéconomiques et le renforcement des capacités de production et d'exportation."
Tout en privilégiant actuellement une approche concertée avec ses partenaires régionaux, Diomaye Faye n'exclut pas une démarche unilatérale si nécessaire : "Si ça prend encore trop de temps, on se retirera pour avoir notre propre monnaie."
Le président met cependant en garde contre toute précipitation. « On ne peut pas, en seulement un an, dire à la CEDEAO que nous souhaitons sortir de sa monnaie ou à l’UMOA que leurs procédures n’avancent pas, et engager immédiatement un processus monétaire ».
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DAKAR DÉCOLONISE SES MUSÉES
De la Biennale de Dakar au Musée des Civilisations Noires, le Sénégal illustre l'essor culturel d'un continent qui réaffirme sa place sur la scène artistique internationale tout en questionnant son patrimoine spolié
À Dakar, le Musée Théodore Monod est au cœur d'une révolution culturelle qui redéfinit le rapport entre l'Afrique et son patrimoine artistique. Cet ancien Institut français d'Afrique noire, fondé en 1938 pendant la période coloniale, entreprend aujourd'hui un ambitieux projet de décolonisation de ses collections.
Le conservateur Malik Ndiaye, historien de l'art et spécialiste en études culturelles, transforme progressivement cette institution qui abrite près de 10 000 œuvres provenant de plus de 20 pays africains. "Comment questionner la mémoire du musée sur la base d'un patrimoine à visée coloniale mais qui reste un patrimoine africain ?" s'interroge-t-il.
Sa réponse est novatrice : ouvrir les portes du musée aux artistes contemporains africains, les invitant à dialoguer avec les collections ethnographiques héritées de l'époque coloniale. Cette approche a été particulièrement visible lors de la 14ème édition de la Biennale de Dakar, rendez-vous international majeur de l'art contemporain africain.
Des artistes comme le photographe sénégalais Ibrahima ont ainsi pu s'inspirer d'objets de la collection, tels qu'un tambour sabar traditionnel, pour créer des œuvres qui établissent des ponts entre passé et présent. "C'est un instrument visuel et sonore qui nous accompagne du début de la vie à la mort", explique l'artiste, qui fait dialoguer des photos historiques avec ses propres créations.
Le Camerounais Hervé Youmbi va plus loin en réalisant des masques hybrides contemporains inspirés des pièces du musée, mais destinés à retourner dans l'univers rituel. "C'est une manière symbolique de réparer cette cassure", affirme-t-il, en référence aux objets arrachés à leur contexte d'origine par les ethnologues coloniaux.
Cette démarche suscite l'intérêt international, notamment celui de Hartmut Dorgerloh, directeur du Forum Humboldt de Berlin : "Je suis fasciné par la pertinence des projets et des approches développés ici", confie-t-il.
Le Musée des Civilisations Noires, imposant édifice inauguré en 2018 avec le soutien financier de la Chine, s'inscrit également dans cette dynamique. Destiné à accueillir les biens artistiques et objets rituels autrefois spoliés des pays africains, il symbolise la volonté du continent de reprendre possession de son histoire culturelle.
Pour Malik Ndiaye, la décolonisation muséale est comparable à une "psychanalyse institutionnelle" : "Il faut que ces archives et ces collections puissent raconter leur propre histoire sans tabou, sans complaisance et sans aucun complexe."
Cette transformation des musées africains témoigne d'un essor culturel sans précédent sur le continent, favorisé notamment par les débats sur la restitution d'œuvres d'art pillées durant la période coloniale. L'Afrique rebat ainsi les cartes de la scène artistique internationale, affirmant sa place légitime dans l'histoire de l'art mondial.
DIOMAYE RÉHABILITE DIA
Dans un discours prononcé à l'issue des festivités, le chef de l'État a mis en avant le rôle historique de celui qui fut "président du Conseil à l'aube de notre indépendance", soulignant l'importance symbolique de son premier discours commémoratif
Le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye a de nouveau rendu un hommage appuyé au président Mamadou Dia (1910-2009), dont le nom a été donné à cette grande avenue de la capitale, qui abrite les festivités du 65e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale.
‘’Nous venons de célébrer avec éclat le 65e anniversaire de l’indépendance de notre pays à travers une très belle et riche cérémonie marquée par un défilé impeccable, sur cette grande et splendide avenue que j’ai baptisée récemment boulevard du président Mamadou Dia, digne fils du Sénégal, qui fut président du Conseil des ministres du Sénégal à l’aube de notre indépendance’’, a déclaré le chef de l’Etat dans son discours mettant fin au défilé.
Poursuivant, il rappelle que Mamadou Dia a eu “l’honneur mérité de prononcer le premier discours marquant le premier anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale que nous célébrons aujourd’hui”.
Né le 18 juillet 1910 à Khombole, dans la région de Thiès, Mamadou Dia fut une figure emblématique de l’indépendance du Sénégal, et le premier Premier ministre du Sénégal indépendant, de 1957 à 1962.
Ayant été instituteur pendant de nombreuses années, il a été un compagnon de route du premier président sénégalais Léopold Sédar Senghor (1906-2001) pendant quatorze ans, avant de devenir son rival.
Mamadou Dia, accusé de tentative de coup d’Etat par Senghor lors de la crise de décembre 1962, avait été jugé et condamné à perpétuité, avant d’être gracié en mars 1974 puis amnistié en avril 1976, soit un mois avant le rétablissement du multipartisme au Sénégal.
L’idée d’une révision de son procès avait été agitée au début des années 2000 par le président de la République d’alors Abdoulaye Wade (2000-2012), qui faisait partie de ses avocats en 1963.
Affaibli par le poids de l’âge et les conditions carcérales, Dia a consacré les dernières années de sa vie à l’écriture de livres et de mémoires, tout en continuant à prendre régulièrement position, sur des questions majeures touchant à la nation sénégalaise, à travers des sorties dans la presse.
Réputé pour sa rigueur, son sens de l’éthique, son patriotisme, sa piété, Mamadou Dia, décédé en 2009, à Dakar, à l’âge de 99 ans, laisse un héritage politique qui inspire aujourd’hui beaucoup de générations de Sénégalais.
MAMADOU DIA ET DOUDOU NDIAYE ROSE, ÉCHOS D’OUTRE-TOMBE
Le dialogue posthume entre ces deux grandes figures lors des célébrations du 65e anniversaire illustre comment la construction nationale sénégalaise s'est appuyée tant sur des fondations politiques que culturelles
Le 65e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale a été marqué, vendredi, par un imposant défilé civil, militaire et paramilitaire, sur le Boulevard Mamadou-Dia, du nom du président du Conseil de gouvernement (1957-1962), sous la présidence du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye qui a baptisé la veille cette grande avenue de la capitale sénégalaise en hommage à cette figure emblématique de la vie politique et institutionnelle du pays. Le nom et le souvenir du percussionniste et tambour major Doudou Ndiaye Rose résonnent aussi avec ce moment de communion.
— Mamadou Dia : La fête de l’indépendance est célébrée le 4 avril de chaque année depuis 1961, parce que cette date marque l’anniversaire de la signature, en 1960, des ”Accords de transfert de compétences” entre la France et la Fédération du Mali. Celle-ci est représentée ce jour-là par le Premier ministre de la Fédération du Mali, Modibo Keita, le Premier ministre français, Michel Debré, et le vice-Premier ministre de la Fédération du Mali et ministre de la Défense, Mamadou Dia. Ces accords ont été signés au Palais de Matignon à Paris. Ils ”ont consacré l’indépendance de la Fédération du Mali (Sénégal et Soudan) avec le général Charles de Gaulle, président de la République française et président de la Communauté française”, souligne le communiqué du Conseil des ministres du 2 avril dernier, au cours duquel le président Bassirou Diomaye Faye a pris la décision de donner le nom de Mamadou Dia à l’artère sur laquelle est organisé le défilé de la fête de l’Indépendance. C’est Mamadou Dia, alors président du Conseil de gouvernement du Sénégal, avait pris la décision de faire célébrer, à partir du 4 avril 1962, le défilé marquant l’anniversaire de la déclaration d’indépendance. Vendredi, à l’issue du défilé qui a duré trois heures et trente minutes, le président Bassirou Diomaye Faye lui a rendu hommage, saluant en lui un ”digne fils du Sénégal, qui fut président du Conseil des ministres du Sénégal à l’aube de notre indépendance’’. Il a eu “l’honneur mérité de prononcer le premier discours marquant le premier anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale que nous célébrons aujourd’hui”, a dit le chef de l’Etat.
— doudou Ndiaye Rose : le nom du tambour major sénégalais Doudou Ndiaye Rose (1930-2015) revient à l’esprit des Sénégalais chaque fois que, le 4 avril, passent devant le chef de l’Etat, les autorités sénégalaises, leurs invités et le public, essentiellement lors du passage des majorettes du lycée John-Fitzgerald-Kennedy réalisant leur chorégraphie au son de rythmes classiques wolof. De 1977 à sa disparition Doudou Ndiaye Rose a dirigé les percussions pour ce moment fort du défilé, gagnant les appréciations positives et les applaudissements du public. Depuis 1959, quand il participe à la formation du premier ballet de la Fédération du Mali, le nom de Doudou Ndiaye Rose est associé à des moments politiques marquants de la vie de la nation. Il était présent à la première célébration de la fête de l’indépendance (1961). Le percussionniste a aussi participé, sous la direction de l’ethnomusicologue et auteur français Herbert Pepper (1912-2000), à l’élaboration, notamment la partie rythmique, de la musique de l’hymne national, dont les paroles ont été écrites par le poète-président Léopold Sédar Senghor. Le 4 avril 1965, à l’occasion du cinquième anniversaire de la fête nationale, Doudou Ndiaye Rose avait réussi à montrer que l’animation du défilé pouvait être un succès en sortant du schéma occidental de la représentation.
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LA FAMILLE DE MAMADOU DIA RETROUVE SA FIERTÉ
"On rend à César ce qui lui appartient" : pour sa fille Madeleine Dia, le Sénégal répare une injustice historique en honorant Mamadou Dia, sous les applaudissements de sa famille et des riverains
Le Sénégal a officiellement rebaptisé le boulevard Général-de-Gaulle au nom de Mamadou Dia, figure emblématique de l'indépendance nationale. L'annonce a été faite lors du Conseil des ministres du mercredi 2 avril 2025 par le président Diomaye Faye.
Cette décision historique intervenue à la veille du 65e anniversaire de l'indépendance, marque une étape importante dans la reconnaissance du rôle crucial joué par Mamadou Dia dans l'histoire du pays.
"Un contentement immense, une très grande joie," confie sa petite-fille Fatou Samb, visiblement émue. "Nous disons vraiment merci au président Diomaye. Il n'était pas obligé de le faire, on ne fait que le remercier."
Pour les proches de celui qu'on surnommait affectueusement "Maodo", cette reconnaissance est perçue comme un acte de justice historique : "On rend à César ce qui lui appartient," souligne Madeleine Dia, sa fille.
L'ancien boulevard Général-de-Gaulle, artère emblématique de Dakar, avait accueilli le deuxième défilé de l'indépendance le 4 avril 1962, une initiative prise par Mamadou Dia lui-même alors qu'il occupait la fonction de président du Conseil.
Les riverains saluent également cette initiative : "Donner le nom de ce boulevard à Mamadou Dia, c'est très bien. Il mérite même plus," témoigne l'un d'eux. "Je suis sûr que la majorité des Sénégalais sont contents."
Ce changement s'inscrit dans une démarche plus large des nouvelles autorités visant à impulser un mouvement de réappropriation de l'histoire nationale, après d'autres initiatives concernant les tirailleurs et les anciennes bases françaises.
MARCO RUBIO SALUE LE LEADERSHIP SÉNÉGALAIS
Le secrétaire d'État américain a adressé ses félicitations officielles au Sénégal pour l'anniversaire de son indépendance, soulignant l'importance du partenariat entre les deux nations
(SenePlus) - Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a adressé ses félicitations au peuple sénégalais à l'occasion du 65e anniversaire de son indépendance célébré ce 4 avril 2025.
"Au nom des États-Unis d'Amérique, je tiens à exprimer mes sincères félicitations au peuple du Sénégal pour le 65e anniversaire de votre indépendance", a déclaré M. Rubio dans un communiqué officiel publié par le Département d'État.
Le chef de la diplomatie américaine a profité de cette occasion pour réaffirmer l'engagement des États-Unis envers leur partenariat avec Dakar. Il a également exprimé son désir de renforcer la coopération bilatérale : "Je me réjouis d'élargir notre étroite collaboration sur un large éventail d'initiatives qui renforcent les relations bilatérales pour le bénéfice mutuel de nos deux nations."
Le secrétaire d'État a particulièrement mis en avant l'importance du leadership sénégalais dans la région : "Les États-Unis apprécient énormément le leadership du Sénégal dans la protection des libertés fondamentales et la promotion de la sécurité régionale."
31 ENFANTS DE LA CEDEAO DÉFILERONT À ZIGUINCHOR
Ce défilé symbolique mettra en lumière l'importance de la coopération entre les quinze États membres, malgré le récent retrait du Niger, du Burkina Faso et du Mali
Quelque trente et un enfants de la CEDEAO issus de la Sénégambie méridionale (Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau), vont prendre part au défilé à Ziguinchor, à l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, pour montrer l’importance et la place de l’intégration régionale, a annoncé Alexandre Gomis, coordonnateur de la maison des citoyens de la CEDEAO.
“31 enfants de la CEDEAO vont défiler et arborer les drapeaux de leur pays ce vendredi à Ziguinchor l’occasion du 65e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté” internationale, a indiqué le coordonnateur de la maison des citoyens de la CEDEAO, jeudi, soir, lors d’un point de presse.
“L’intégration est une chance. Il y a le retrait des trois pays (Niger, Burkina Faso et Mali) de la Communauté des Economique des Etats d’Afrique de l’ouest. Ce défilé des enfants de la CEDEAO a pour objectif de montrer l’importance et la place de l’intégration régionale”, a expliqué M. Gomis, en présence du directeur exécutif d’ENDA Tacid, Souleymane Barro.
“Il faut pousser les pays à revenir dans le bloc communautaire. Ils n’ont aucun intérêt à se départir”, a-t-il insisté, faisant savoir que ces enfants représentent les quinze États membres de la CEDEAO sans exception.
Pour lui, “l’intégration est un impératif, un levier du développement”.
Ces enfants ont dans une déclaration exprimé leurs “profondes” préoccupations aux chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Ils ont demandé d’interdire, proscrire, mettre hors la loi et/ou refuser définitivement et de manière définitive toute fermeture de frontières des Etats de la CEDEAO pour l’intérêt supérieur des populations.
Ils ont exhorté les chefs d’État et gouvernement de la CEDEAO à instituer les défilés des enfants de la CEDEAO lors de la célébration des fêtes d’indépendance dans tous les Etats membres de la CEDEAO.
Ils ont invité les Etats de l’AES (Alliance des Etats du Sahel), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, à rejoindre la maison CEDEAO pour une meilleure intégration des communautés et des peuples.
Les enfants de la CEDEAO ont aussi appelé les chefs d’Etat de la CEDEAO à sauvegarder l’institution pour, disent-ils, mieux renforcer la citoyenneté communautaire.