Nom du projet : Résilience et stabilité des régions frontalières (Sénégal, Guinée, Mali)-2024/453-901)
Intitulé du Poste : Responsable administratif (ve) et financier(e)
Durée du contrat : 35mois
Localisation : Kédougou
Responsable direct : Chef de bureau de Kédougou et RAF de la Coordination
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Coginta est une ONG, apolitique et reconnue d’utilité publique, spécialisée dans la gouvernance judiciaire et sécuritaire, la prévention des conflits et la cohésion sociale. Son objectif consiste à soutenir les gouvernements hôtes dans le renforcement des institutions judiciaires et sécuritaires dans le respect des normes et principes de l’État de droit, et à contribuer à la prévention de la violence, de l’insécurité et de la criminalité, afin de promouvoir un environnement propice à la stabilité, à la paix et au développement socio-économique. Coginta dispose d’un siège à Genève, en Suisse, et de représentations nationales au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée, au Mozambique, au Niger, en République démocratique du Congo (RDC) et au Tchad.
En effet, les zones frontalières entre les États du Sahel et les pays côtiers constituent d’importants carrefours de mobilité des personnes et d’échanges de biens et marchandises. Elles sont cependant menacées par une instabilité croissante, des conflits violents et une insécurité au Sahel liés à la présence de groupes armés non étatiques (GANE) et une criminalité organisée galopante, sur fond de trafic d’êtres humains, d’armes, de faux médicaments et de drogue.
Afin de renforcer la stabilité, prévenir les conflits et promouvoir la paix dans les régions frontalières de la Guinée, du Sénégal et du Mali, l’ONG Coginta s’est vu confier par l’Union européenne, la mise en œuvre, en Guinée et au Sénégal, de l’axe 2 du 2ème Programme Zones frontalières pacifiques et résilientes, intitulé«Projetrésilienceetstabilitédesrégionsfrontalières(Sénégal,Guinée,Mali)»,enabrégé,«Projet 3 Frontières », qui a démarré en décembre 2024 pour une durée de 39 mois.
Ce projet a pour objectif global d’améliorer la sécurité locale en luttant contre la traite illégale (y compris la traite des êtres humains) et la criminalité transfrontalière et en renforçant la coproduction en matière de sécurité (y compris les forces de sécurité intérieure, la société civile, les autorités locales, les femmes et les jeunes) afin de prévenir et de traiter les conflits locaux et de renforcer la confiance envers les autorités. Spécifiquement, il vise à :
Réduire les risques de conflits par des processus de prévention et de médiation.
Renforcer les capacités des acteurs locaux et des forces de sécurité pour mieux assurer la sécurité et l’accès à la justice de la population.
Contribuer au développement local dans un environnement stable, sûr et propice à la cohésion sociale, à travers l’orpaillage artisanal.
La gestion administrative, budgétaire et financière des activités du bureau du projet à Kédougou nécessite de disposer d’un profil conséquent maitrisant les exigences du cadre légal du Sénégal en la matière et les procédures de l’Union européenne. C’est à ce titre que Coginta souhaite recruter à plein temps(100%), un Responsable administratif et financier (RAF) qui sera basé à Kédougou. Les responsabilités/taches attachées à ce poste et le profil recherché sont ci-dessous décrits.
PRINCIPALES RESPONSABILITES / TACHES
Il convient de rappeler que l’objet de la présente fiche de poste est de fournir à l’ONG Coginta, à travers son bureau de Kédougou, un appui technique adéquat dans la gestion administrative et financière globale du projet 3 Frontières, et de façon spécifique dans le suivi comptable administratif du bureau de Kédougou au quotidien, et l’apport d’un appui technique direct aux services financiers des OSC bénéficiaires des micro-subventions.
Sous la responsabilité directe du Chef de bureau de Kédougou, du RAF et de la Cheffe de projet du projet basés à Conakry, le Responsable administratif et financier de Kédougou accomplira les responsabilités et tâches suivantes :
Management transversal
Participer à l’élaboration et au suivi du budget du projet;
Gérer la relation avec les différentes institutions sociales et patronales du Sénégal et assurer les travaux préparatoires comptables et fiscaux jusqu’à l’établissement du bilan et de l’annexe, en lien avec le Chef de bureau et la Coordination du projet ;
Participer à l’amélioration des procédures, règles et outils administratifs et financiers sous la
Supervision du Chef de bureau à Kédougou, et en concertation avec la Coordination du projet;
Assurer la conformité légale, fiscale et règlementaire de l’ensemble des processus;
Assurer le contrôle des comptes au Sénégal;
Établir les prévisions budgétaires et préparer les demandes de fonds internes en tandem avec le Chef de bureau et la Coordination du projet ;
Participer à l’établissement et suivre l’exécution du plan de passation de marchés sur le projet;
Etablir les rapports financiers des activités du projet au Sénégal conformément aux exigences du bailleur ;
Participer à la sélection et apporter un appui aux OSC locales bénéficiaires des subventions dans le cadre du projet au Sénégal.
Suivi comptable et financier
Garantir la tenue comptable et le respect des procédures internes comptables et financières ainsi que des procédures spécifiques du bailleur le cas échéant ;
Apporter un appui au comptable au bureau de Kédougou ainsi qu’à la coordination du projet;
Assurer la gestion comptable des stocks et des immobilisations du projet et du bureau de Coginta à Kédougou ;
Classer systématiquement tous les documents comptables et pièces justificatives conformément aux recommandations du manuel de procédures et les exigences du bailleur le cas échéant ;
Etablir les ordres de virements et préparer les chèques de paiement;
Assurer l’utilisation correcte des codifications analytiques du projet;
Etablir et suivre les budgets de trésorerie mensuels, de fonctionnement et d’investissement ainsi qu’un suivi des écarts ;
Participer à l’enregistrement systématique des opérations ou au contrôle de celles-ci dans le logiciel comptable Odoo et produire au besoin des états financiers pertinents (balance, grand livre, journaux …) ;
Procéder aux clôtures mensuelles des journaux de caisse et banque, incluant rapprochement bancaire et inventaire de caisse ;
Transmettre des clôtures mensuelles à la Coordination du projet après validation par le Chef du bureau de Kédougou ;
Anticiper les besoins en trésorerie du projet;
Contribuer aux clôtures annuelles et intermédiaires comptable du projet, en lien étroit avec la Coordination du projet.
Coordination des tâches administratives
Assurer la gestion des ressources humaines (contrats, paie, absences, déclarations sociales et autres obligations, communication interne et externe, ...) conformément aux procédures de Coginta et en collaboration avec le Chef de bureau ;
Assurer l’ensemble des déclarations et publications administratives en lien avec les comptes;
Assurer le respect des obligations fiscales courantes et établir la liasse fiscale annuelle;
Conduire les négociations auprès des différents interlocuteurs (banques, administrations, bailleurs, fournisseurs, ...) ;
Participer au recrutement du personnel national;
Assurer la gestion des éléments de la paie (états de salaire, bulletin de salaire mensuel) en tandem avec la Coordination du projet.
Gestion logistique
Apporter l’appui logistique nécessaire à l’organisation des activités du projet (ateliers de formation, réunions, missions, …) en collaboration avec le Chef de bureau de Kédougou ;
Participer au processus d’acquisition des biens conformément à la demande du projet à
Kédougou, en collaboration avec le Chef de bureau de Kédougou;
Assurer la gestion des stocks de biens, fournitures et consommables du projet à Kédougou;
Effectuer le suivi logistique et administratif des engins roulants (remplissage tableau de bord véhicule, alerte visite technique et suivi des réparations) et apporter une analyse à leur utilisation en lien avec le Chef de bureau de Kédougou ;
Remplir le tableau de suivi et gérer les mouvements des véhicules et du personnel;
Mettre à jour la liste d’inventaire du matériel et des équipements du projet;
Assurer une vérification mensuelle sur la base des tableaux de bord, de la consommation des véhicules et alerter le Chef de bureau sur d’éventuels problèmes détectés ;
Mettre à jour le plan de sécurité incluant une analyse du contexte sécuritaire, les mesures à prendre en fonction de l’évolution de la situation, un plan d’évacuation sécuritaire ou sanitaire, et une liste de contact d’urgence, en lien avec la Chef de bureau et la Coordination du projet ;
Analyser les besoins et anticiper les ruptures de stocks;
Élaborer un rapport logistique mensuel incluant les aspects sécuritaires.
Autres tâches
Assurer le contrôle de gestion locale;
Participer au suivi des missions de vérification des dépenses et d’audit interne;
Assurer toutes autres tâches ou mission confiées par la Direction de Coginta.
PROFIL DU RESPONSABLE ADMINISTRATIF ET FINANCIER (RAF)
Qualifications et expériences
Formation : Niveau Maitrise (Baccalauréat + 4) dans le domaine de la comptabilité, gestion ou tout autre diplôme équivalent ;
Maitrise des outils informatiques (pack office, base de données, logiciels comptables, etc.);
Bonne connaissance de la législation sénégalaise et des procédures applicables aux projets
Financés par l’Union européenne;
Expérience pratique dans la gestion administrative et logistique;
Expérience d’au moins Cinq (05) années à un poste similaire;
Capacité à effectuer des déplacements sur le territoire national et à travailler sous pression;
Expérience dans l’exécution d’un projet financé par l’Union européenne sera un atout.
Compétence srequises :
Savoir-faire
Savoir structurer et mener des activités sur le terrain et auprès d’acteurs communautaires;
Connaitre des outils de Gouvernance communautaire et de fonctionnement des collectivités;
Maîtriser les Technologies de l’information et de la communication;
Avoir une très bonne capacité d’écoute et d’analyse de besoin et de contexte;
Profil d’animateur dynamique ayant des capacités organisationnelles avérées et des dispositions en matière d’exploitation et de synthèse documentaire ;
Capacités organisationnelles.
Savoir-être
Rigueur, intégrité, autonomie et courtoisie;
Conduite éthique conformément aux codes professionnels et organisationnels reconnus;
Capacité à travailler en équipe projet et en réseau;
Force de proposition, de conviction;
Dynamisme, sens de l’écoute;
Goût pour l’échange et l’apprentissage;
Diplomatie.
SOUMISSION DES DOSSIERS DE CANDIDATURE
Un dossier composé de:
Une lettre de motivation,
Un CV à jour avec le nom d’au moins personnes de référence,
Copies des diplômes et attestation
Le dossier de candidature devra être envoyé aux adresses électroniques suivants au plus tard le mardi 1er avril 2025 à 10h00 avec comme mention : RECRUTEMENT D’UN RAF POUR LE BUREAU DE KEDOUGOU AU SENEGAL
Nom du projet : Résilience et stabilité des régions frontalières (Sénégal, Guinée, Mali)-2024/453-901)
Intitulé du Poste : Spécialiste gouvernance locale de la sécurité et gestion des conflits
Durée du contrat : 35 mois
Localisation : Kédougou
Responsable direct : Chef du Bureau de Kédougou
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Coginta est une ONG, apolitique et reconnue d’utilité publique, spécialisée dans la gouvernance judiciaire et sécuritaire, la prévention des conflits et la cohésion sociale. Son objectif consiste à soutenir les gouvernements hôtes dans le renforcement des institutions judiciaires et sécuritaires dans le respect des normes et principes de l’État de droit, et à contribuer à la prévention de la violence, de l’insécurité et de la criminalité, afin de promouvoir un environnement propice à la stabilité, à la paix et au développement socio- économique. Coginta dispose d’un siège à Genève, en Suisse, et de représentations nationales au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée, au Mozambique, au Niger, en République démocratique du Congo (RDC) et au Tchad.
En effet, les zones frontalières entre les États du Sahel et les pays côtiers constituent d’importants carrefours de mobilité des personnes et d’échanges de biens et marchandises. Elles sont cependant menacées par une instabilité croissante, des conflits violents et une insécurité au Sahel liés à la présence de groupes armés non étatiques (GANE) et une criminalité organisée galopante, sur fond de trafic d’êtres humains, d’armes, de faux médicaments et de drogue.
Afin de renforcer la stabilité, prévenir les conflits et promouvoir la paix dans les régions frontalières de la Guinée, du Sénégal et du Mali, l’ONG Coginta s’est vu confier par l’Union européenne, la mise en œuvre, en Guinée et au Sénégal, de l’axe2 du 2ème Programme Zones frontalières pacifiques et résilientes, intitulé «Projet résilience et stabilité des régions frontalières (Sénégal, Guinée, Mali)», en abrégé, « Projet 3 Frontières », qui a démarré en décembre 2024 pour une durée de 39 mois.
Ce projet a pour objectif global d’améliorer la sécurité locale en luttant contre la traite illégale (y compris la traite des êtres humains) et la criminalité transfrontalière et en renforçant la coproduction en matière de sécurité (y compris les forces de sécurité intérieure, la société civile, les autorités locales, les femmes et les jeunes) afin de prévenir et de traiter les conflits locaux et de renforcer la confiance envers les autorités. Spécifiquement, il vise à :
Réduire les risques de conflits par des processus de prévention et de médiation.
Renforcer les capacités des acteurs locaux et des forces de sécurité pour mieux assurer la sécurité et l’accès à la justice de la population.
Contribuer au développement local dans un environnement stable, sûr et propice à la cohésion sociale, à travers l’orpaillage artisanal.
Pour la mise en œuvre des activités opérationnelles du projet au Sénégal, Coginta souhaite recruter à plein temps (100%), un Spécialiste en gouvernance locale de la sécurité, gestion des conflits qui sera basé à Kédougou. Les responsabilités/taches attachées à ce poste et le profil recherché sont ci-dessous décrits.
PRINCIPALES RESPONSABILITES / TACHES
Il convient de rappeler que l’objet de la présente fiche de poste est de fournir à l’ONG Coginta, à travers son bureau de Kédougou, un appui technique adéquat dans la planification, la mise en œuvre, le suivi et le rapportage des activités de gouvernance locale de la sécurité et de prévention et gestion des conflits dans sa zone de mise en œuvre, impliquant l’ensemble des parties prenantes. L’expert recruté permettra de renforcer le suivi de terrain focalisé sur l’atteinte des résultats du projet.
Sous la responsabilité directe du Chef de bureau de Kédougou et de la Cheffe de projet, le Spécialiste en gouvernance locale de la sécurité et gestion des conflits accomplira les responsabilités et tâches opérationnelles suivantes :
Œuvrer pour la bonne exécution des activités du projet à Kédougou;
Développer une relation de confiance avec les acteurs locaux et toutes les parties prenantes du projet ;
Assister le Chef de bureau de Kédougou dans la mise en œuvre des activités du projet;
Assurer la mise en œuvre des activités relatives à la gouvernance locale de la sécurité et à la gestion des conflits dans la région de Kédougou ;
Appuyer la préparation et l’organisation technique des activités/tables rondes relatives à la gouvernance locale de la sécurité et à la gestion des conflits (définition de stratégie, élaboration de TdR, identification de cibles, mobilisation d’experts, formation, mise en place ou renforcement d’instances, etc) ;
Apporter l’appui technique nécessaire à l’organisation des sessions de formation des acteurs y compris des forces de sécurité ;
Accompagner la mise en place et l’opérationnalisation des initiatives de dialogues entre les forces de sécurité et les communautés à Kédougou ;
Analyser la qualité du dispositif de prévention de conflits et de gouvernance locale de la sécurité le cas échéant, et être force de proposition d’ajustement pour l’amélioration des activités et des modalités de leur mise en œuvre selon les spécificités de la région ;
Participer aux activités impliquant les OSC et les appuyer dans la mise en œuvre des microprojets;
Mettre en place un répertoire des acteurs et des initiatives locales en matière de sécurité et de gestion des conflits ;
Appuyer toutes les activités du projet en matière de gouvernance locale à l’attention des collectivités ;
Participer à l’élaboration des outils de suivi et d’évaluation des activités mises en œuvre en matière de gouvernance locale et de gestion des conflits ;
Appuyer la réalisation de l’étude initiale et finale sur la conflictualité;
Suivre et accompagner les activités des instances de suivi-gestion des points chauds de conflictualités qui seront mises en place dans la région de Kédougou ;
Fournir des informations claires à la fin de chaque mission, sur la mise en œuvre des actions, le niveau de progression des activités par rapport au calendrier prévisionnel, le niveau de réalisation des activités par rapport au budget, le niveau d’atteinte des résultats et toute autre information nécessaire ;
Rédiger des rapports d’activités hebdomadaires à soumettre au Chef de bureau de Kédougou;
Contribuer à l’élaboration des rapports narratifs trimestriels et annuels du projet dans les délais impartis ;
Participer aux réunions organisées sur le terrain par le Chef de bureau et dans le cadre de la coordination afin de définir les priorités, résoudre les problèmes rencontrés et stimuler le partage d’information au sein de l’équipe locale ;
Participer aux réunions de suivi interne ainsi qu’aux réunions avec les autres partenaires du projet lorsque cela est sollicité.
Autres taches
Participer à l’exécution de toutes taches connexes pouvant contribuer à la performance des actions du projet en accord avec le Chef de bureau et la Cheffe du projet.
PROFIL DU SPECIALISTE GOUVERNANCE LOCALE DE SECURITE, MINES ET JUSTICE
Qualifications et expériences
Formation : Diplôme d’au moins niveau Maitrise (Baccalauréat + 4) dans le domaine des sciences sociales, du droit, de la gestion de projet ou équivalent ;
Parfaite maîtrise des langues du terroir (Kédougou) et de la langue française;
Maitrise des outils informatiques (Pack office, et autres outils pertinents);
Expérience pratique d’au moins cinq (05) années dans la gestion de projet et la gestion de relation avec des acteurs en matière de sécurité ou de gestion de conflits ;
Expérience pratique dans la programmation, la planification stratégique avec une maîtrise de l’approche cadre logique, plus spécifiquement en gestion axée sur les résultats;
Expérience avérée dans l’élaboration et la mise en œuvre de système de suivi et d’évaluation de Processus de prévention de conflits;
Bonne connaissance du contexte sénégalais en matière de planification, de suivi des processus de prévention et gestion des conflits et de gouvernance locale de la sécurité serait un atout ;
Expérience dans l’exécution d’un projet financé par l’Union européenne serait un atout;
Bonne connaissance du milieu des ONG, des EMAPE serait un atout;
Capacité à effectuer des déplacements sur le territoire national et à travailler sous pression.
Compétences requises :
Savoir-faire
Savoir structurer et mener des activités sur le terrain et auprès d’acteurs communautaires;
Connaitre des outils de Gouvernance communautaire et de fonctionnement des collectivités;
Maîtriser les Technologies de l’information et de la communication;
Avoir une très bonne capacité d’écoute et d’analyse de besoin et de contexte;
Profil d’animateur dynamique ayant des capacités organisationnelles avérées et des dispositions en matière d’exploitation et de synthèse documentaire ;
Capacités organisationnelles
Savoir-être
Rigueur, intégrité, autonomie et courtoisie;
Conduite éthique conformément aux codes professionnels et organisationnels reconnus;
Capacité à travailler en équipe projet et en réseau;
Force de proposition, de conviction;
Dynamisme, sens de l’écoute;
Goût pour l’échange et l’apprentissage;
Diplomatie.
SOUMISSION DES DOSSIERS DE CANDIDATURE
Un dossier composé de:
Une lettre de motivation,
Un CV à jour avec le nom d’au moins personnes de référence,
Copies des diplômes et attestation
Le dossier de candidature devra être envoyé aux adresses électroniques suivants au plus tard le Mardi 1er avril 2025 à 10h00 avec comme mention : RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE GOUVERNANCE LOCALE DE LA SECURITE, GESTION DES CONFLITS POUR LE BUREAU DE KEDOUGOU AU SENEGAL
NB: Seuls (es) le / les profils retenus seront contactés à l’issu de la sélection surdossier.
LE CONCEPT NITHE OPERATIONNALISE DES MAINTENANT
La Nouvelle initiative pour la transformation humaniste de l’éducation (NITHE), une approche scolaire visant à former, à l’horizon 2035,» un citoyen bien adossé à son socle endogène de valeurs africaines et spirituelles », va être opérationnalisée ...
La Nouvelle initiative pour la transformation humaniste de l’éducation (NITHE), une approche scolaire visant à former, à l’horizon 2035, »un citoyen bien adossé à son socle endogène de valeurs africaines et spirituelles », va être opérationnalisée dès maintenant, a indiqué, lundi, le ministre de l’Education nationale, Moustapha Mbamba Guirassy.
‘’Ce qui vient d’être validé doit être immédiatement intégré dans les écoles et opérationnalisé au niveau central comme déconcentré’’, a-t-il déclaré à Diamniadio.
Il intervenait lors de la cérémonie de validation institutionnelle de cette nouvelle initiative en présence des acteurs du système éducatif.
Il précise que cette nouvelle approche s’inscrit dans le cadre de ‘’la vision d’une société éducative inclusive et efficiente ». Elle consiste à »former, à l’horizon 2035, un citoyen bien adossé à son socle endogène de valeurs africaines et spirituelles’’, a-t-il expliqué, soulignant que le concept NITHE »veut promouvoir des valeurs et les introduire dans le système éducatif ».
Il a appelé à ‘’développer une communication efficace pour l’appropriation de l’initiative par les communautés mais aussi afin d’assurer sa mise en œuvre effective tout en rendant compte régulièrement à l’autorité’’.
Selon lui, ‘’ce qui fabrique l’homme, ce qui fabrique une nation, c’est essentiellement le socle des valeurs’’, »Toutes les grandes nations se distinguent par les valeurs. C’est par les valeurs qu’on va vers la science, vers la technologie, vers la paix, la démocratie (…)’’, a-t-il encore souligné.
M. Guirassy a invité à cette occasion les acteurs impliqués, à garder cette dynamique d’inclusion, de collaboration et de participation, pour donner à l’initiative toute sa consistance.
Des experts, des communicateurs traditionnels, des organisations de la société civile ainsi que des syndicats représentatifs du secteur de l’éducation ont pris part à cette cérémonie de validation institutionnelle de la Nouvelle initiative pour la transformation humaniste de l’éducation.
L’OFFICIALISATION DE LA VICTOIRE DE PASTEF AU MENU DES QUOTIDIENS
Les parutions de ce vendredi annoncent l’officialisation de la victoire de Pastef aux élections législatives anticipées du 17 novembre par la Commission nationale de recensement des votes
Dakar, 22 nov (APS) – L’officialisation de la victoire de Pastef aux élections législatives anticipées du 17 novembre par la Commission nationale de recensement des votes est largement commentée par les quotidiens reçus, vendredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
‘’Les Patriotes, puissance 130’’, titre Le Soleil. ‘’Les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 ont consacré la domination du Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, qui a remporté 130 des 165 sièges de l’Assemblée nationale. Les résultats provisoires de ces joutes ont été rendus publics, hier, par la Commission nationale de recensement des votes dirigée par le magistrat Abdoulaye Bâ, président de la Cour d’appel de Dakar’’, écrit le journal.
La coalition Takku-Wallu décroche 16 sièges, Jamm ak Njérign 7, Samm sa Kaddu, 3, Andu Nawlé, 2 ; huit listes bénéficient d’un siège grâce au système du ‘’plus fort reste’’.
Avec 54, 97% des suffrages, Sonko rafle 130 des 165 sièges de députés, note Vox Populi, précisant que 29 députés sont élus sur la liste nationale, 101 sont issus des 40 départements de l’intérieur et de 7 circonscriptions de l’extérieur.
Les Echos présente ‘’une Assemblée de fortes têtes’’ avec l’élection de Tasfir Thioye (Sopi), Cheikh Oumar Ann (Jamm ak Njérign), Tahirou Sarr (Les Nationalistes), Thierno Alasane Sall (Sénégal Késé)
L’Info y va entre ‘’espoirs’’ et ‘’craintes’’. ‘’(…) Une Assemblée nationale qui en plus de cet écart énorme entre le nombre de députés du pouvoir et de l’opposition, est marquée par le contraste saisissant entre les profils de l’essentiel des députés de l’opposition, des +dinosaures+ de la scène politique, et ceux des députés du pouvoir, en majorité des +novices+’’, note le journal.
‘’Par ailleurs, souligne la publication, la composition de l’Assemblée nationale, les ambitions législatives du régime et les rapports exécrables entre les deux camps risquent fortement de briser le rêve d’une législature de rupture, avec la perpétuation des pratiques qui ont fait détester les législatures précédentes. Sans compter que beaucoup de ténors de l’ancien régime devenus députés pourront être rattrapés par la reddition des comptes, conduisant à un record de levée d’immunité parlementaire’’.
‘’La razzia de Pastef confirmée !’’, s’exclame à la Une Le Témoin, soulignant qu’avec ces résultats, ‘’Pastef-les Patriotes se trouve désormais dans une position de force pour orienter le cap politique et institutionnel du Sénégal. Cette victoire met en lumière une recomposition majeure du paysage politique national, marquée par l’effondrement des anciens partis dominants’’.
Pour Le Quotidien, ‘’un monde s’effondre’’. ‘’Est-ce un nouveau monde politique qui s’ouvre ? Depuis Me Abdoulaye Wade, le démantèlement des blocs idéologiques a été savamment entrepris pour déconstruire le pouvoir socialiste. Même si Macky Sall est venu simplement faire la messe de cette classification politique, en enrôlant les Libéraux, les Gauchistes, les Verts dans le grand ensemble de Beno bokk yaakaar dès le second tour de la Présidentielle de 2012’’, écrit le journal.
‘’Depuis mars 2024, il y a une nouvelle page politique qui s’écrit au Sénégal: l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la Présidence, suivie de la victoire éclatante de Pastef aux Législatives, est un roman pour Ousmane Sonko. Qui a gagné le droit de décider de son destin dans 5 ans, après avoir coloré tout le pays en vert ce dimanche. De Dakar à Ziguinchor, en passant par Kédougou et Fatick, il y a une +Pastéfisation+ du pays, qui a ébranlé plusieurs cadres et leaders politiques’’, souligne la publication.
LES ENSEIGNANTS DE L’ISFAR DE BAMBEY DÉTERRENT LA HACHE DE GUERRE
La section de l’Institut supérieur de formation agricole et rurale (ISFAR) de Bambey (centre) du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur prévoit de décréter à partir de ce mercredi, un mot d’ordre de débrayage de 48 heures...
Bambey, 19 nov (APS) – La section de l’Institut supérieur de formation agricole et rurale (ISFAR) de Bambey (centre) du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur prévoit de décréter à partir de ce mercredi, un mot d’ordre de débrayage de 48 heures pour exiger des autorités compétentes la satisfaction de leurs revendications.
Dans un communiqué transmis à l’APS, les syndicalistes dénoncent le refus des autorités de l’université Alioune Diop (UAD) de remettre à l’ISFAR son matériel de laboratoire actuellement stocké sur le site de Ngoundiane.
Or, renseignent-ils, ce matériel est indispensable pour les travaux pratiques et de recherche du personnel d’enseignement et de recherche (PER) et des étudiants.
Les enseignants de l’Institut supérieur de formation agricole et rurale fustigent le retard du remplacement du personnel administratif, technique et de service (PATS) et du personnel d’enseignement et de recherche (PER) partis à la retraite ainsi que la finalisation du recrutement de l’assistante de la direction des études pour appuyer l’administration dans ses tâches quotidiennes.
Pour la section SAES-ISFAR, les autorités rectorales semblent à travers leur attitude être dans une dynamique de bloquer le fonctionnement de l’institut.
Ils exigent par la même occasion l’audit des fonctions de services de l’ISFAR.
Fort de ce constat, les syndicalistes appellent les militants à se mobiliser autour du plan d’action mis en œuvre pour défendre les intérêts légaux et légitimes de l’institut supérieur de formation agricole et rurale
L'UCAD AU RANG DES MEILLEURS
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a enregistré ‘’d’excellents résultats’’ au 22ème concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et production animales du CAMES
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a enregistré ‘’d’excellents résultats’’ au 22ème concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et production animales du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), à l’issue duquel un seul de ses 29 candidats a été recalé.
‘’Ces excellents résultats sont le fruit du travail persévérant de nos candidats et témoignent du dynamisme et de l’excellence de notre université, reconnue à l’échelle internationale’’, indique-t-elle dans un communiqué de transmis à l’APS.
Au total, 41 des 42 candidats du Sénégal ont été déclarés admis au terme des épreuves. L’UCAD avait présenté 29 candidats dont 28 ont subi avec succès les épreuves de ce concours tenu du 3 au 12 novembre 2024, à Conakry, (Guinée), précise le texte.
Onze des candidats de l’UCAD ont été classés majors de leurs jurys respectifs, signale le communiqué.
Il précise que les majors de la section pharmacie et de la section chirurgie dentaire (tous jurys confondus) sont tous deux de l’UCAD.
‘’Cette performance remarquable renforce davantage le positionnement de l’université de Dakar comme pôle d’excellence dans la sous-région ouest-africaine’’, se félicite le communiqué.
Le recteur par intérim de l’UCAD, Professeur Aminata Niang, a adressé ses sincères félicitations à l’ensemble des promus et à l’équipe d’encadrement de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie, qui honorent le Sénégal.
CES MESURES POUR COMBLER LE DEFICIT D’ENSEIGNANTS
Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a assuré, mardi, que des mesures seront prises pour remédier au déficit d’enseignants, particulièrement dans les zones difficiles comme Louga.
Louga, 24 sept (APS) – Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a assuré, mardi, que des mesures seront prises pour remédier au déficit d’enseignants, particulièrement dans les zones difficiles comme Louga.
“Des solutions ont déjà été proposées pour remédier au déficit d’enseignants, particulièrement dans les zones difficiles comme Louga”, a t-il annoncé devant la presse lors d’un Comité régional de développement (CRD) spécial consacré à la rentée scolaire 2024-2025.
Il a rappelé l’engagement du président de la République à recruter de nouveaux enseignants dans un avenir proche.
”Une nouvelle méthode de gestion des ressources humaines a été mise en place au niveau central, afin de minimiser l’impact des départs massifs d’enseignants dans les académies”, a t-il fait valoir.
Cette stratégie vise à ”éviter que les départs ne créent de vides dans les établissements scolaires, garantissant ainsi la continuité pédagogique”, a-t-il ajouté.
Concernant les infrastructures scolaires, Moustapha Mamba Guirassy a invité “les autorités locales à être plus précises sur le nombre de tables-bancs disponibles et celles susceptibles d’être réparées”.
Il a également exhorté “les maires et les élus locaux à s’impliquer davantage dans la mobilisation des ressources locales pour améliorer les infrastructures”.
Prenant l’exemple de la commune de Koki, le ministre a souligné “l’importance de mobiliser les anciens élèves pour soutenir le développement des écoles, à l’image des Alumni des grandes universités comme Harvard Business School”.
Il a encouragé “les maires à établir des relations solides avec les anciens élèves et à explorer de nouvelles sources de financement, notamment par le biais de partenariats et de bailleurs de fonds”.
Selon lui, ”si les maires parviennent à mobiliser les anciens élèves et à renforcer les partenariats, cela pourrait grandement aider à combler les besoins des écoles”.
”Le gouvernement central travaille à la mise en place d’un système d’information pour suivre et détecter les anciens élèves ayant bénéficié de l’accompagnement de l’État, afin de capitaliser leur expertise et leur engagement envers l’éducation”, a-t-il conclu.
L'ÉDITORIAL DE RENÉ LAKE
DÉCOLONISER LA JUSTICE
EXCLUSIF SENEPLUS - Dans un État démocratique et de droit, la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire est fondamentale pour assurer le bon fonctionnement et l'indépendance de chaque institution
Aller chercher le savoir jusqu’en…Chine ! Cette recommandation de bon sens est une invite à aller au-delà des frontières de la vieille métropole coloniale pour chercher les meilleures pratiques (best practices), surtout quand, dans un domaine particulier, celle de l’ex-colonisateur n’est pas le meilleur exemple pour la bonne gouvernance à laquelle les Sénégalaises et les Sénégalais aspirent. S’il y a bien un domaine où la France n’est pas une référence à l’échelle mondiale, c’est bien celui de la Justice dans son rapport avec l’Exécutif.
Dans un État démocratique et de droit, la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire est fondamentale pour assurer le bon fonctionnement et l'indépendance de chaque institution. Au lendemain de la remise au président Diomaye Faye du rapport général des Assises de la justice qui se sont tenues du 15 au 17 juin 2024, ce texte a l’ambition de mettre en lumière l'importance de cette séparation et pourquoi il est critiqué que le président de la République soit également le président du Conseil Supérieur de la Magistrature.
Prévention de l'abus de pouvoir. La séparation des pouvoirs empêche la concentration excessive de pouvoir entre les mains d'une seule personne ou d'un seul organe. Chaque branche agit comme un contrepoids aux autres, ce qui limite les abus potentiels et favorise la responsabilité.
Indépendance judiciaire. En particulier, l'indépendance du pouvoir judiciaire est essentielle pour garantir des décisions impartiales et justes. Les juges doivent être libres de toute influence politique ou pression externe afin de pouvoir appliquer la loi de manière équitable. En de bien nombreuses occasions, tout le contraire de ce que l’on a connu depuis plus de 60 ans au Sénégal et qui a culminé pendant les années Macky Sall avec une instrumentalisation politique outrancière de la justice.
Fonctionnement efficace du législatif. Le pouvoir législatif doit être libre de proposer, examiner et adopter des lois sans interférence de l'exécutif ou du judiciaire. Cela assure la représentation démocratique des intérêts de la population et la formulation de politiques publiques diverses et équilibrées.
Le président de la République et le Conseil Supérieur de la Magistrature -
Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) est souvent chargé de la nomination, de la promotion et de la discipline des magistrats. Dans de nombreux pays démocratiques, il est critiqué que le président de la République soit également le président de cet organe pour plusieurs raisons notamment celle du conflit d’intérêt potentiel et de la menace pour la séparation des pouvoirs.
En occupant simultanément ces deux fonctions, le président peut influencer directement les décisions judiciaires et les nominations de magistrats, compromettant ainsi l'indépendance judiciaire. Cette perversion n’a été que trop la réalité de la justice sénégalaise depuis les années 60 avec une accélération sur les deux dernières décennies avec les régimes libéraux arrivés au pouvoir après une alternance politique.
Cette situation a fortement affaibli la séparation des pouvoirs au Sénégal en concentrant trop de pouvoir entre les mains de l'exécutif, ce qui a régulièrement mené à des décisions politiquement motivées plutôt qu'à des décisions basées sur le droit.
La crainte d’une République des juges -
Les acteurs sociaux favorables à la présence du chef de l’État dans le CSM invoquent régulièrement la crainte d’une "République des Juges". Cette idée d'une "République des juges" où le pouvoir judiciaire dominerait les autres branches gouvernementales, n'est pas pertinente dans un système démocratique où il existe de multiples recours et des contrepoids aux potentiels abus des juges. Cette idée relève plus du fantasme jacobin que d’un risque réel dans une démocratie bien structurée, où il existe plusieurs niveaux de recours judiciaires permettant de contester les décisions des juges. Ces recours assurent que les décisions judiciaires peuvent être réexaminées et corrigées si nécessaire.
Par ailleurs, le pouvoir législatif a le rôle crucial de créer des lois et de superviser l'exécutif. En dernier ressort, le législatif peut modifier des lois pour contrer toute interprétation judiciaire excessive ou inappropriée, assurant ainsi un équilibre des pouvoirs.
Enfin, l'indépendance judiciaire signifie que les juges sont libres de rendre des décisions impartiales, mais cela ne signifie pas qu'ils sont au-dessus des lois ou qu'ils ne sont pas responsables. Les juges doivent toujours interpréter et appliquer les lois dans le cadre des normes constitutionnelles établies par le législatif.
La crainte d’une République des juges est un chiffon rouge agité en France depuis longtemps pour justifier un système judiciaire bien plus attaché à l’Exécutif que dans les autres démocraties occidentales.
Historiquement, le président de la République française a été le président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Cette pratique a été critiquée pour son impact potentiel sur l'indépendance judiciaire. Actuellement, la réforme de 2016 a réduit le rôle direct du président dans le CSM, mais des questions persistent sur l'indépendance réelle.
De son côté, le système américain illustre une stricte séparation des pouvoirs, où le président n'a qu’un rôle indirect dans la nomination des juges fédéraux. Dans ce processus le président est chargé uniquement de nommer et seul le Sénat américain détient le pouvoir de rejet ou de confirmation. Cela vise à maintenir une certaine distance entre l'exécutif et le judiciaire.
L'Allemagne pour sa part maintient également une séparation rigoureuse des pouvoirs avec des organes distincts pour l'exécutif, le législatif et le judiciaire, évitant ainsi toute concentration excessive de pouvoir et préservant l'indépendance du pouvoir judiciaire.
Le modèle progressiste sud-africain -
L'Afrique du Sud offre un cas fascinant de respect de la séparation des pouvoirs, essentielle pour la stabilité démocratique et la protection des droits constitutionnels depuis la fin de l'apartheid. Suit une exploration de la manière dont la séparation des pouvoirs est respectée dans le système judiciaire sud-africain.
La Constitution sud-africaine, adoptée en 1996 après la fin de l'apartheid, établit clairement les pouvoirs et les fonctions de chaque institution de l’État : l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Elle garantit également les droits fondamentaux des citoyens et définit les principes de gouvernance démocratique.
La Constitution insiste sur l'indépendance du pouvoir judiciaire, affirmant que les tribunaux sont soumis uniquement à la Constitution et à la loi, et ne doivent pas être influencés par des intérêts politiques ou autres pressions externes. Les juges sont nommés de manière indépendante, et leurs décisions ne peuvent être annulées que par des procédures juridiques appropriées, garantissant ainsi leur autonomie dans l'interprétation et l'application de la loi.
La Cour constitutionnelle est la plus haute autorité judiciaire en matière constitutionnelle en Afrique du Sud. Elle est chargée de vérifier la constitutionnalité des lois et des actions du gouvernement, de protéger les droits fondamentaux des citoyens, et de maintenir l'équilibre entre les pouvoirs. La Cour constitutionnelle a le pouvoir de rendre des décisions contraignantes pour toutes les autres cours, garantissant ainsi l'uniformité et la primauté du droit constitutionnel.
En plus de la Cour constitutionnelle, l'Afrique du Sud dispose d'un système judiciaire complet avec des tribunaux inférieurs qui traitent des affaires civiles, pénales et administratives à différents niveaux. Chaque niveau de tribunal joue un rôle spécifique dans l'administration de la justice selon les lois applicables.
La Cour constitutionnelle a souvent été appelée à vérifier la constitutionnalité des lois adoptées par le Parlement sud-africain. Cela démontre son rôle crucial dans le maintien de la séparation des pouvoirs en s'assurant que les lois respectent les normes constitutionnelles et les droits fondamentaux.
Les juges en Afrique du Sud sont nommés sur la base de leur compétence professionnelle et ne sont pas soumis à des influences politiques directes. Cela garantit que leurs décisions sont prises en fonction du droit et non de considérations partisanes ou externes.
La séparation des pouvoirs renforce la protection des droits fondamentaux des citoyens en permettant au pouvoir judiciaire d'agir comme un contrepoids aux actions potentiellement inconstitutionnelles ou injustes du gouvernement ou du législateur.
En respectant la séparation des pouvoirs, l'Afrique du Sud renforce la confiance du public dans le système judiciaire, crucial pour la stabilité politique, économique et sociale du pays.
Se référer aux bonnes pratiques –
La Fondation Ford a joué un rôle significatif et historique dans le processus d'élaboration de la Constitution sud-africaine de 1996. Franklin Thomas, président de cette institution philanthropique américaine de 1979 à 1996, a été un acteur clé dans ce processus. Avant les négociations constitutionnelles officielles qui ont conduit à la Constitution de 1996, l’institution philanthropique américaine a soutenu financièrement des recherches approfondies et des débats critiques sur les principes et les modèles constitutionnels. Cela a permis de jeter les bases d'une réflexion constructive et informée parmi les diverses parties prenantes en Afrique du Sud.
Des rencontres et des dialogues ont été facilités entre les leaders politiques, les juristes, les universitaires, ainsi que les représentants de la société civile et des communautés marginalisées. Ces forums ont joué un rôle crucial en encourageant la participation démocratique et en favorisant la compréhension mutuelle nécessaire à la construction d'un consensus constitutionnel.
Par ailleurs, plusieurs organisations de la société civile en Afrique du Sud ont joué un rôle actif dans les négociations constitutionnelles. Cela comprenait des groupes de défense des droits humains, des organisations communautaires et des instituts de recherche juridique.
En encourageant des initiatives visant à promouvoir la justice sociale, l'équité raciale et les droits fondamentaux, ces efforts ont contribué à ancrer ces valeurs dans le processus constitutionnel sud-africain. Cela a été essentiel pour contrer les héritages de l'apartheid et pour établir un cadre constitutionnel solide basé sur les principes de l'État de droit et de la démocratie.
Le rôle de ces initiatives dans l'élaboration de la Constitution sud-africaine a laissé un héritage durable de liberté et de justice en Afrique du Sud. La Constitution de 1996 est largement reconnue comme l'une des plus progressistes au monde, protégeant une vaste gamme de droits et établissant des mécanismes forts pour la protection de la démocratie et de l'État de droit.
L'expérience sud-africaine a souvent été citée comme un modèle pour d'autres pays en transition ou confrontés à des défis de consolidation démocratique ou de rupture systémique. Elle démontre l'importance du partenariat entre les acteurs nationaux dans la promotion de la bonne gouvernance et des droits humains.
Nécessité d'une transformation systémique au Sénégal –
Avec l'arrivée au pouvoir du mouvement Pastef, il est crucial pour l’administration Faye-Sonko de ne pas tomber dans le piège des petites réformes qui maintiennent intact le système ancien mais d'envisager une réforme judiciaire qui s'inspire des meilleures pratiques internationales, telles que celles observées en Afrique du Sud.
Décoloniser et émanciper la justice au Sénégal implique de repenser et de réformer le système judiciaire de manière à renforcer l'indépendance, la transparence et l'efficacité. S'inspirer des meilleures pratiques internationales tout en adaptant ces modèles au contexte spécifique du Sénégal est essentiel pour promouvoir une gouvernance démocratique solide et durable, répondant aux aspirations des citoyens pour une justice juste et équitable. L’instrumentation politique de la Justice doit devenir une affaire du passé au Sénégal.
Réformer la Justice pour assurer la Rupture au Sénégal ne peut se concevoir que dans un cadre plus général de refondation des institutions. L’éditorial SenePlus publié sous le titre “Pour une théorie du changement“ développe cet aspect de manière explicite. L’ambition pastéfienne de sortir le Sénégal du système néocolonial est partagée par l’écrasante majorité des Sénégalais et des jeunesses africaines. Cette ambition doit cependant être exprimée dans la présentation d’un cadre général clair, discuté et élaboré avec les citoyens. Le processus doit être réfléchi, inclusif et sérieux. Cela aussi, c’est la Rupture exigée par les Sénégalaises et les Sénégalais le 24 mars 2024.
Par La collectivité de Ouakam
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LA COLLECTIVITE DE OUAKAM ALERTE LES NOUVELLES AUTORITE ET LE SYSTEME JUDICIAIRE SUR LEUR PATRIMOINE PRIVE TF 1751 NGA EX 5007 DG
La « Collectivité de Ouakam » propriétaire du FT 1751/NGA ex 5007/D6, continue de subir des agressions de la part de l'administration et d'autres institutions de la République,
La collectivité de Ouakam |
Publication 08/04/2024
La « Collectivité de Ouakam » propriétaire du FT 1751/NGA ex 5007/D6, continue de subir des agressions de la part de l'administration et d'autres institutions de la République, A cet égard, soucieuse du respect de nos institutions, elle diffuse, depuis l'année 2018, en cas de besoin, par presse écrite des communiqués à l'attention de l'administration et diverses institutions.
Cependant, devant le manque de considération et l'intention ferme par ces dernières de s'approprier leur patrimoine, les populations de Ouakam disent non, à qui veut l'entendre. Autrement dit, leur conduite républicaine ne saurait indéfiniment souffrir de ces agressions dont la dernière frise à la limite un mépris, voire une insulte, tant par sa légèreté que par la tortuosité des actes posés par les parties s'activant autour de la tentative de mainlevée de la prénotation grevant le FT 1751/NGA depuis el 03 juin 2020 en vertu de l'Ordonnance N°352/2020.
En effet, Ouakam a subi :
En premier lieu, une première forfaiture à travers une dation en paiement actée le 07/ juin/2018 au bénéfice de Mr Issa GASSAMA, à notre insu, qui s'approprie un Titre Foncier N° 19481/NGA d'une superficie de 8736 m , issu du TF 1751/NGA (patrimoine de Ouakam) pendant que ce dernier est grevé d'une indivision depuis son immatriculation.
En deuxième lieu, une deuxième forfaiture à travers la signature le 29/avril/2020 à notre insu, suivie de sa notification le 08/avril/2021 à notre insu, d'un lotissement basé sur de faux actes, notamment la fausse déclaration de perte du TF 1751/NGA et la fabrication d'une réunion fictive en date du 21/fév./2019 ayant provoqué la levée de l'indivision, le 06/mars/2019 toujours à notre insu
En troisième lieu une tentative de mainlevée, de la prénotation au niveau des référés, alors qu'un recours devant statuer sur le fond, suit son cours au niveau de la Cour suprême.
Cette tentative de mainlevée, disons cette dernière forfaiture actée par le jugement du 18/mars/2024 Ordonnant la mainlevée de l'inscription de la prénotation sur el TF 1751/NGA ex 5007/DG) mérite une inscription dans la jurisprudence ou dans le GUINNESS des records pour être enseignée dans les écoles de droit.
L'affaire est tellement grossière et grave qu'elle nécessite son affichage dans toutes les chaumières de la république, raison pour laquelle nous sollicitons la presse pour sa large diffusion.
Les parties s'activant autour de la tentative de mainlevée de la prénotation ont posé les actes ci- devant :
.1 Octroie de droits réels de propriété à des personnes ne possédant pas de titre foncier individuel sur le TF 1751/NGA.
2. Tentative de vente d'une parcelle sur le TF 1751/NGA à une personne juriste officiant au Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar (TGIHCD), pouvant influencer le verdict de la tentative de mainlevée de la prénotation.
Signé : La collectivité de Ouakam (Récépissé n°0148/GRD/AA/ASO du 10/août/2011)
CHAMPIONNAT DU MONDE FÉMININ DE HANDBALL, LE SÉNÉGAL ET LA CROATIE SE NEUTRALISENT
L’équipe senior féminine de handball du Sénégal et celle de la Croatie ont fait match nul 22 partout, vendredi, lors de la première journée du groupe A du championnat du monde de la catégorie.
Dakar, 1er déc (APS) – L’équipe senior féminine de handball du Sénégal et celle de la Croatie ont fait match nul 22 partout, vendredi, lors de la première journée du groupe A du championnat du monde de la catégorie.
Le Sénégal dominait (19-11), à la mi-temps.
Les autres représentants de l’Afrique, le Cameroun, l’Angola et le Congo ont perdu, jeudi, leur match, respectivement contre Monténégro (11-25), la France (29-30) et la République Tchèque (23-32).
Le Sénégal joue son prochain match de groupe, dimanche à 17h GMT, contre la Suède. Les Lionnes seront opposées à la Chine, mardi à 17h GMT, pour leur dernier match de poule.