SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
4 avril 2025
NOS SYSTEMES D'ELEVAGE AUSSI POSENT PROBLEME
Le Sénégal va célébrer, samedi 22 février 2025, la 9ème édition de la Journée de l’Elevage, sous le thème : «La valorisation des produits d'origine animale, un stimulateur pour la souveraineté alimentaire». Dr Ibrahima Thiam, préconise un investissement
Le Sénégal va célébrer, ce samedi 22 février 2025, la 9ème édition de la Journée de l’Elevage, sous le thème : «La valorisation des produits d'origine animale, un stimulateur pour la souveraineté alimentaire». C’est dans un contexte où les produits laitiers importés sont souvent jugés de mauvaise qualité, pour un pays ne disposant pas d’une politique de développement de sa filière laitière. Dans cet entretien réalisé lors d’une tournée sur le vol de bétail dans les régions de Kaffrine et Kaolack, le spécialiste en productions animales et expert au Bureau sous-régional de l’Organisation des Nations pour l’alimentation et l’agriculture (FAO/SFW), Dr Ibrahima Thiam, recommande un investissement conséquent et continu dans le secteur de l’élevage, le développement de la culture fourragère basé sur la maîtrise de l’eau et l'amélioration génétique des races pour booster la production laitière. Ce qui limiterait les milliards perdus dans les importations de produits laitiers. Surtout que, selon la FAO, le Sénégal a importé rien qu’en 2023 plus de 24.856,1 tonnes en lait et produits laitiers, pour une valeur de 76.881.000 millions de dollars américains.
On constate que le Sénégal n’est pas autosuffisant en lait. Comment l’expliquer ?
Il y a plusieurs facteurs qui expliquent que le Sénégal ne soit pas autosuffisant en lait. On peut prendre comme premier facteur la qualité génétique de nos races. Nous avons des races locales, qui sont les zébus Gobra, dans la partie Nord, les Ndamas au Sud et les produits de leurs croisements au Centre (Djakoré). Ce sont des races à faible productivité, qui, au meilleur des cas, ne peuvent produire que 2 litres de lait par jour, et sur une période ne dépassant même pas les 3 mois de la saison des pluies. Donc, en moyenne, la production de nos races tourne autour de 1 litre par jour sur 7-8 mois de lactation. Comparé à certaines races occidentales qui peuvent produire 30 à 40 litres, comme la Holstein, la qualité génétique de nos races est très faible.
Il y a aussi la qualité de nos pâturages. Nous n’avons que trois mois de pluies et l’alimentation détermine globalement la productivité de nos animaux. Par exemple, au Nord du pays, de Podor jusqu’à Sud Linguère (Thiel, Gassane), un hectare de pâturage produit entre 100 et 500 kilos de fourrage ; ce qui est très faible comparé à des zones comme la Basse-Casamance, où la productivité des pâturages peut aller jusqu’à 2 tonnes, voire plus à l’hectare. En dehors des trois mois de la saison des pluies, où on a des pâturages d’excellente qualité, le reste n’est que des herbacées naturelles qui finissent par terminer leur cycle, jaunir et s’assécher, et donc, pratiquement avec une valeur nutritive nulle.
Nos systèmes d’élevage posent aussi problème. Les animaux sont obligés de se déplacer du Nord au Sud pour aller rechercher des pâturages. Evidemment, ce déplacement-là entraîne une perte de poids, parce que la marche constitue une dépense d’énergie. C’est ce qui explique que, d’habitude, nos animaux ne peuvent pas produire une grande quantité de lait. L’autre aspect qu’il faut signaler, en termes de contraintes, c’est l’aspect santé animale. Notre pays fait face à différentes maladies, que ce soit d’abord chez les petits ruminants comme chez les bovins. On a encore la persistance de certaines maladies épizootiques comme la fièvre de la vallée du Rift, la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la fièvre aphteuse, les pasteurelloses et les charbons (bactéridien et symptomatique). On note aussi, la problématique de la gestion de l’espace. Globalement, les terres ne sont pas extensibles, ce qui fait qu’il y a une érosion des terres pastorales au bénéficie des terres agricoles, dans la mesure où l’extension de l’agriculture se fait à partir des terres pastorales. Ce qui, d’ailleurs, entraine des conflits, justifie l’adoption récente du Code pastoral.
Existerait-il d’autres raisons qui justifient ce déficit ?
Oui ! En effet, les organisations professionnelles d’élevage sont peu outillées et n’ont pas les moyens d’accompagner les éleveurs pour acquérir les financements indispensables au développement de la filière laitière. En outre, le secteur de l’élevage doit être financé, avec plus d’attention, comme tous les secteurs, en particulier celui de l’agriculture. Et le gros problème qu’on a par rapport à la filière laitière, c’est le manque de compétitivité de nos systèmes de production par rapport aux importations de lait et produits laitiers.
On note, par exemple, une absence de subvention des acteurs. Dans les pays développés, les éleveurs sont subventionnés sur toute la chaîne de valeur. Depuis la production ou l’achat de fourrages, les producteurs, collecteurs, transporteurs, artisans et industriels jusqu’aux consommateurs, ily a des subventions qui sont mises en place.
Au Sénégal, il n’existe pas de subventions. Pis, on se rend compte que, concernant la filière laitière, avec le Tarif extérieur commun (TEC) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), le lait est taxé à 5% seulement, alors que la TVA sur les autres produits dont le lait local est taxée à 18%. C’est donc ce tarif-là qui fait que le lait en poudre rentre de façon préférentielle et vient concurrencer la filière laitière locale.
Le dispositif institutionnel est également à questionner. Le personnel de l’élevage est très réduit, du niveau national jusqu’au niveau local. Il aurait fallu qu’on ait un dispositif plus maillé pour prendre en charge l’appui-conseil par rapport aux systèmes de production, la formation des éleveurs et des organisations professionnelles. Il faut aussi un accompagnement pour lutter contre les maladies animales. Il faut qu’on ait les moyens de nos politiques pour pouvoir vacciner le cheptel régulièrement et conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) qui est d’atteindre un taux de 80% par an. Et pour ce faire, il faut que le Sénégal puisse produire ces vaccins et qu’on puisse en disposer pour mener des campagnes de vaccination annuelles.
Le lait importé est jugé comme étant de mauvaise qualité. Comment percevez-vous cette question ?
C’est difficile de répondre à la question parce que ceux qui sont habilités à dire que ce lait n’est pas de bonne qualité, c’est peut-être ceux qui font le contrôle. Mais, il y a des textes législatifs et réglementaires qui existent par rapport à la qualité des produits laitiers. Maintenant, est-ce que c’est appliqué ou pas, ça, c’est un autre problème. Mais ce qu’on peut dire concernant le lait qui est importé, c’est qu’il ne s’agit d’ailleurs, la plupart, pas de lait, mais des produits laitiers. Ceci pour la bonne et simple raison que ce sont des excédents de l’Union Européenne (UE), des États-Unis ou du Brésil qui nous arrivent transformés en poudre dont la matière grasse. En Europe, ils ont l’habitude de prendre les excédents et d’en faire du beurre ou du fromage, mais généralement du beurre. Quand on enlève la matière grasse, il va rester un peu du lait écrémé ou demi-écrémé, selon le degré d’extraction. Et le processus utilisé, pour que ces sous-produits-là ne se gâtent pas, c’est d’en faire de la poudre de lait par dessiccation. Et c’est ça qui nous arrive au Port de Dakar. Arrivé ici aussi, on a un problème qu’il est quand-même important de souligner, c’est qu’il y a des laits pour lesquels on ajoute de la matière grasse végétale. Vous le voyez sur certains sachets où il est marqué «matière grasse végétale». Dès l’instant qu’il y a ajout de matière grasse autre que celle naturelle dans du lait, ce n’est plus du lait, c’est un produit laitier. Donc, dire qu’on consomme du lait, non, mais on nous vend généralement des produits laitiers qui sont des sous-produits sans aucune valeur, d’où cette problématique de concurrence du lait local qui est étouffé par les importations.
Quelles solutions préconisez-vous?
Je parlerai d’abord peut-être des solutions qui sont à un niveau supra. En termes de politique d’élevage, il nous faut une véritable politique laitière. Mais la politique laitière, ça se fait sur le long terme. On ne mène pas une politique laitière sur 5 ans. Il faut au minimum 20 à 25 ans pour mettre en place une politique laitière continue qui nous permettrait d’avoir l’autosuffisance en lait.
Pour cela, je vous donne l’exemple de la Tunisie. En 2000, ce pays saharien était déjà autosuffisant en lait. Et comment ils ont fait pour arriver à ce résultat ? Procédons par le parallélisme comparatif. Si je prends l’exemple de ce pays, c’est qu’il ressemble fortement au Sénégal, en termes de populations, de superficie et que même notre pays est plus doté par la nature (pluviométrie, climat, ressources souterraines en eau). La Tunisie était comme le Sénégal, avec de faibles productivités des races locales, un climat sec et des pluviométries dans certaines zones qui tournaient autour de 100 millimètres par an. Malgré tout, ils sont parvenus à bâtir une filière laitière durable et viable qui a permis d’atteindre l’autosuffisance en lait en 25 ans.
Première chose donc, il faut un Document de politique qui décline clairement les ambitions basées sur l’objectif de production qu’on doit aligner sur l’augmentation de la population et les besoins de consommation de lait. C’est essentiel. Il faut aussi trouver une stratégie de financement. Un autre aspect, c’est l’amélioration génétique parla création d’un Centre national d’amélioration génétique à côté duquel, il y a des unités départementales de diffusion de la génétique. Il faudra faire donc de telle sorte que, dans tous les départements et arrondissements du Sénégal, les services d’amélioration génétique seront accessibles à tous les éleveurs et toute l’année
Ainsi, le Centre national d’amélioration génétique (CNAG) qui est situé présentement à Dahra, mais devait à mon avis être délocalisé à Dakar pour des raisons de qualité du climat plus adapté aux races exotiques devant produire des semences destinées à l’insémination artificielle, devrait jouer pleinement son rôle en disposant d’experts et techniciens, zootechniciens et vétérinaires qualifiés, qui vont scruter les meilleures géniteurs de race, les importer et faire en sorte qu’on puisse collecter les semences in situ, les tester, les mettre en paillettes et les conserver pour diffusion jusqu’au niveau local. La Tunisie, par exemple, a mis en place un système d’insémination très rodé, pour lequel non seulement ils ont formé des inséminateurs au niveau national, mais aussi des inséminateurs de proximité.
En termes d’amélioration génétique, il faut éviter d’importer des animaux car cela délocalise les emplois qui auraient dû être créés au Sénégal pour les femmes et les jeunes de ce pays qui ont besoin d’emplois durables. Il est reconnu qu’en matière de production animale, on ne doit pas importer des animaux parce qu’il y a des risques de propagation de zoonoses et d’autres maladies contagieuses, mais aussi des ectoparasites exotiques qui existent dans certains pays, mais pas au Sénégal.
L’État du Sénégal, actuellement, met des milliards sur les importations d’animaux. Techniquement, ce n’est pas viable, ce n’est pas démocratique, parce qu’on concentre une partie de la richesse nationale sur une certaine association au détriment de l’ensemble des éleveurs. A titre d’exemple, si l’Etat investissait 2 milliards par an dans l’insémination, cela aurait pu permettre de créer une chaine de valeur vertueuse de l’insémination au Sénégal, avec des milliers d’emplois durables pour les jeunes professionnels vétérinaires et zootechniciens. Cela aurait permis, par exemple, d’inséminer entre 50 et 60.000 vaches par an. Avec un taux de réussite, rien qu’en une seule insémination, de 30%, ce qui a été vérifié au Sénégal dans la pratique, ce sera au moins 18.000 naissances par an contre seulement 2.500 vaches importées en 2024 au Sénégal. L’audit de ce programme devrait permettre de meilleures prises de décision dans l’avenir. Il en va de l’atteinte de la souveraineté laitière du Sénégal.
Que faudrait-il faire pour améliorer la qualité de l’alimentation des animaux ?
On peut arriver à la souveraineté alimentaire pour le bétail ; mais il faut aussi une importante capacité de production fourragère toute l’année. Le premier problème de l’élevage, c’est l’alimentation. Il faut que nos animaux puissent disposer d’herbes de qualité toute l’année. Ce qu’on a souvent au Sénégal, c’est de l’herbe asséchée, qui n’a plus aucune valeur nutritive. Il faut cultiver du fourrage parle développement de l’agrobusiness. Nous avons 240.000 hectares dans la vallée du Fleuve Sénégal et on exploite à peine la moitié en production rizicole. Le Sénégal doit encourager et accompagner les investissements privés surtout nationaux
La culture fourragère est très rentable et des sociétés étrangères dont je tairai les noms exploitent cette opportunité, mais écoulent leurs productions à l’étranger. Il est temps qu’on puisse arriver à ce que, véritablement, on puisse produire du fourrage. Ce sont là les clés de la souveraineté laitière du Sénégal qui a importé, selon la FAO, plus de 24.856,1 tonnes en lait et produits laitiers en 2023, pour une valeur de 76.881.000 millions de dollars américains.
Par Alioune BA
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET COMMUNICATION
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle s’est immiscée dans le paysage de la communication, redéfinissant les interactions entre les individus, les entreprises et les médias, changeant ainsi, notre façon de communiquer
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle (IA) s’est immiscée dans le paysage de la communication, redéfinissant les interactions entre les individus, les entreprises et les médias, changeant ainsi, notre façon de communiquer.
Des algorithmes conversationnels aux outils d’analyse prédictive, cette révolution technologique bouleverse les pratiques traditionnelles et soulève des enjeux cruciaux, tant sur le plan éthique qu’opérationnel. Aujourd’hui, l’Intelligence Artificielle (IA) joue un rôle central dans cette transition. En effet, les systèmes d’IA, dotés de capacités d’apprentissage automatique et de traitement du langage naturel, permettent une analyse rapide et précise des données textuelles, rendant la communication plus efficiente. Par exemple, les chatbots (agents conversationnels) et assistants vocaux, utilisés par de nombreuses entreprises, offrent un support instantané aux utilisateurs, tout en collectant des informations sur leurs préférences qui peuvent aider à personnaliser les interactions.
Toutefois, cette évolution soulève des questions éthiques et sociétales, telles que la protection de la vie privée et l’impact surl’emploi des professionnels de la communication. Ainsi, il est primordial de considérer comment l’intégration de l’IA dans les pratiques de communication peut transformer, non seulement les dynamiques d’échange, mais également, les normes sociales qui leur sont associées.
L’IA AU CŒUR DE LA TRANSFORMATION DES METIERS DE LA COMMUNICATION
L’intégration de l’IA dans les métiers de la communication n’est plus une projection futuriste, mais une réalité bien ancrée. Des rédacteurs aux spécialistes du marketing digital, en passant parles relations publiques, tous doivent composer avec des technologies de plus en plus performantes.
Les chatbots et assistants virtuels, comme ChatGPT d’OpenAI ou Bard de Google, permettent d’automatiser une partie des échanges avec le public. Ces outils sont aujourd’hui capables de générer des réponses en temps réel, d’adapter leur discours en fonction du contexte et même d’optimiser la gestion des relations clients. «Grâce à l’IA, nous pouvons offrir une assistance personnalisée 24h/24 et 7j/7», explique Sophie Martin, responsable d’une agence de communication digitale à Paris.
En journalisme, l’IA s’invite également dans la production de contenu. Les algorithmes développés par des entreprises comme Narrative Science ou Automated Insights permettent de générer des articles à partir de données brutes, notamment dans les domaines de la finance et du sport. Toutefois, cette évolution interroge : quelle place reste-t-il au journaliste humain dans ce nouvel écosystème ?
DES ENJEUX ETHIQUES ET INFORMATIONNELS MAJEURS
Si l’IA facilite la communication et accroît la rapidité de diffusion de l’information, elle soulève également des questions éthiques et informationnelles. L’une des principales préoccupations est la fiabilité des contenus générés. En 2023, une étude de l’université de Stanford a révélé que certains modèles de langage avaient tendance à produire des biais cognitifs ou des informations erronées, faute d’une validation humaine rigoureuse.
La prolifération des deepfakes, ces vidéos manipulées parIA, accentue le défi de la vérification des sources. Selon un rapport du MIT Technology Review, ces contenus falsifiés ont augmenté de 900 % entre 2019 et 2022, compromettant la confiance du public envers les médias traditionnels. «Nous devons repenser nos méthodes de fact-checking et d’éducation aux médias», souligne Pierre Dubois, expert en cybersécurité.
IMPACT DE L’IA SUR LES PRATIQUES D’ECHANGE D’INFORMATIONS
Aujourd’hui, l’IA révolutionne les pratiques d’échange d’informations, en redéfinissant non seulement, la manière dont les données sont partagées, mais aussi, la confiance que les utilisateurs accordent à ces systèmes. En facilitant l’analyse massive de données, l’IA permet une personnalisation accrue des échanges, où chaque utilisateur reçoit des informations adaptées à ses besoins spécifiques, augmentant ainsi, l’efficacité des communications (Briggs et al., 2007). Cependant, cette prospection de données soulève des préoccupations relatives à la vie privée et à la sécurité des informations personnelles, une dynamique que les entreprises doivent gérer avec soin pour maintenir la confiance de l’utilisateur.
D’autre part, des phénomènes, tels que l’émergence d’écosystèmes de communication intelligents, illustrent comment l’IA peut créer des chaînes de valeur interconnectées et réactives. Cependant, ces innovations nécessitent également une réflexion éthique approfondie, afin de garantir qu’elles ne compromettent pas les fondements mêmes d’une communication saine (Kasza et al., 2019).
L’IA modifie profondément la façon dont l’information est consommée et perçue. Grâce aux algorithmes de recommandation, les plateformes comme Facebook, YouTube et TikTok analysent les comportements des utilisateurs afin de leur proposer du contenu personnalisé. Si cette personnalisation améliore l’expérience utilisateur, elle enferme aussi les individus dans des « bulles de filtres », limitant leur exposition à des points de vue divergents.
Par ailleurs, la communication de crise est également impactée. En 2020, lors de la pandémie de Covid-19, des systèmes d’IA ont été utilisés pour détecter les fake news et orienter les citoyens vers des informations officielles. Toutefois, la capacité de ces systèmes à distinguer la désinformation d’une critique légitime reste sujette à débat.
VERS UNE REGULATION ET UNE MEILLEURE ETHIQUE DE L’IA
L’essor de l’IA dans la communication suscite des problématiques éthiques qui font appel à la responsabilité, à l’authenticité et à la transparence des échanges d’information. Les outils d’IA, en automatisant des processus de communication, peuvent conduire à des dérives telles que la désinformation ou la manipulation des contenus. Par exemple, les hackathons, qui favorisent la créativité et l’innovation dans le domaine technologique, démontrent comment l’intégration de l’IA peut transformer les dynamiques d’apprentissage (Demir et al., 2024). Cette transformation doit s’accompagner d’une réflexion éthique, car les utilisateurs d’IA doivent naviguer entre l’innovation et l’intégrité. En outre, comme le souligne (Hartle et al., 2009), une culture académique axée sur le développement et la compréhension des valeurs est essentielle pour éviter que les mécanismes de l’IA ne soient perçus comme des outils de transgression ; d’où la nécessité d’établir des cadres éthiques qui favorisent une communication responsable, tout en valorisant les avantages des technologies modernes
Face aux risques posés par l’IA, les instances internationales cherchent à établir des régulations adaptées. L’Union européenne, par exemple, travaille sur l’AI Act, un projet de législation visant à encadrer les usages de l’intelligence artificielle en fonction de leur niveau de risque. Des entreprises comme OpenAI et Google se sont également engagées à rendre leurs modèles plus transparents et à limiter les biais algorithmiques.
En parallèle, des initiatives émergent pour favoriser une approche plus éthique de l’IA. L’organisation Reporters sans frontières (RSF) milite pour une IA responsable dans le journalisme, tandis que des ONG développent des outils de détection des manipulations informationnelles.
ENTRE PROMESSES ET DEFIS, UNE MUTATION INEVITABLE
L’impact de l’IA sur la communication est indéniable. En influençant les pratiques et les dynamiques d’échange, cette technologie redéfinit la manière dont nous interagissons et partageons l’information. Aujourd’hui, les outils d’IA, tel que les chatbots et les systèmes de recommandation, ne se contentent plus d’automatiser des tâches ; ils transforment également notre conception de la communication.
En simplifiant l’accès à l’information et en personnalisant les échanges, ils élargissent notre capacité à dialoguer efficacement dans un environnement saturé d’informations. Toutefois, cette révolution pose des questions éthiques et pratiques essentielles, notamment concernant la désinformation et la dépendance technologique. Il devient crucial de formaliser des stratégies qui régulent l’intégration de l’IA dans nos pratiques communicationnelles tout en préservant l’authenticité des interactions humaines, garantissant ainsi une coexistence harmonieuse entre innovation technologique et valeurs humaines fondamentales. Ainsi, l’enjeu pour les professionnels sera donc de trouver un équilibre entre innovation et responsabilité, afin de garantir une information fiable et une communication respectueuse des valeurs démocratiques.
L’ÉLEVAGE EN QUÊTE DE PANACÉE
Alors que près de la moitié des ménages ruraux en dépendent, ce pan crucial de l'économie reste bridé par des obstacles structurels. À quelques heures de la Journée nationale de l'Élevage, les nouvelles autorités dévoilent une feuille de route ambitieuse
Le Sénégal célèbre demain, samedi 22 février 2025, la Journée nationale de l’Élevage, un sous-secteur d’une importance stratégique pour l'économie et la souveraineté alimentaire du pays. Malgré son potentiel, l'élevage reste cependant sous-exploité, bien que pratiqué par 29,5 % des ménages sénégalais, soit 476 668 foyers. Ce secteur pourrait pourtant offrir de grandes opportunités en matière de revenus, d’emplois et de renforcement de la résilience face aux crises alimentaires.
Le sous-secteur de l’Elevage joue un rôle clé pour l’économie et la souveraineté alimentaire. Cependant, les politiques de développement du cheptel n’ont jamais permis aux acteurs de surmonter les contraintes majeures telles que le manque d’investissements publics et de services de crédit, l’insuffisance des pâturages, du fourrage et des points d’eau, ainsi que la forte incidence des maladies animales. Tous ces facteurs font que le Sénégal peine toujours à atteindre l’autosuffisance en viande et en lait malgré les différentes politiques mises en place parles régimes précédents. Conscientes de ces enjeux cruciaux, les nouvelles autorités semblent déterminées à exploiter pleinement le potentiel de l’élevage par l’entremise de réformes ambitieuses. Ce sous-secteur représente en effet 28,5 % de la valeur ajoutée du secteur primaire et 4,3 % du Produit intérieur brut (PIB), justifiant ainsi la nécessité de politiques publiques adaptées.
En milieu rural, l’élevage est encore plus déterminant, avec 47 % des ménages ruraux qui en dépendent pour leurs besoins en protéines animales et leurs revenus. Ces derniers permettent notamment de couvrir les dépenses de santé et d’éducation des enfants. De plus, l’élevage soutient efficacement les systèmes agricoles mixtes, combinant production agricole et élevage.
De nouvelles mesures pour dynamiser le secteur
À l’approche de la Journée nationale de l’Élevage, le Conseil des ministres de mercredi a mis en avant des actions prioritaires. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a demandé au Premier ministre et au ministre en charge de l’Élevage d’accélérer l’actualisation du Programme national de production fourragère. Cette initiative vise à garantir une meilleure maîtrise des prix de l’alimentation du bétail et à mettre en place une stratégie efficace de lutte contre les feux de brousse.
Dans cette même dynamique, le chef de l’État a ordonné l’exécution immédiate d’un plan d’aménagement des parcours du bétail et des zones de pâturage, en particulier dans la zone sylvo-pastorale. Il a également insisté sur la nécessité d’un recensement national régulier du cheptel, afin d’optimiser les ressources et les interventions de l’État dans le secteur.
Lutte contre l’insécurité et le vol de bétail et promotion des filières avicoles et laitières
La sécurisation du bétail figure aussi parmi les priorités. Le président Bassirou Diomaye Faye a instruit le ministre des Forces armées et celui de l’Intérieur de renforcer les actions préventives contre le vol de bétail. Par ailleurs, il a demandé un recensement exhaustif des infra structures et équipements pastoraux réalisés par l’État, afin d’en optimiser l’exploitation et l’entretien.
Concernant la filière avicole, le président a exhorté les ministères concernés à favoriser la production locale de viande et de lait, en encourageant la consommation des productions animales nationales. Il a également sollicité une réforme du Fonds de Stabulation (FONSTAB), en revoyant les critères d’attribution et les dotations financières.
Vers une modernisation durable du secteur
Dans le cadre de cette vision ambitieuse, le gouvernement s’engage aussi à renforcer les ressources humaines spécialisées, tout en poursuivant les campagnes de vaccination du cheptel et les recherches sur l’amélioration des races bovines.
Toutes ces mesures, annoncées à l’occasion de la Journée nationale de l’Élevage, témoignent d’une volonté politique forte d’accompagner les acteurs du secteur. Si elles sont appliquées avec rigueur et engagement, elles pourraient permettre de relever les défis de la souveraineté alimentaire et d'assurer un avenir prospère à l'élevage sénégalais.
UN AUDIT SITUATIONNEL ANNONCÉ DANS LE SECTEUR DES HYDROCARBURES
Dans un contexte marqué par des défis liés à l’approvisionnement et à la sécurité énergétique, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a effectué hier, jeudi, une visite stratégique sur des sites de stockage d’hydrocarbures
Dans un contexte marqué par des défis liés à l’approvisionnement et à la sécurité énergétique, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a effectué hier, jeudi, une visite stratégique sur plusieurs sites de stockage d’hydrocarbures à Dakar. Cette tournée, qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité énergétique nationale, a permis d’évaluer l’état actuel des infrastructures et de tracer les perspectives pour l’avenir.
Lors de cette visite, le ministre a tenu à saluer les efforts déjà consentis par les acteurs du secteur, qui ont su développer des infrastructures stratégiques permettant au Sénégal de répondre aux besoins de sa population, tout en jouant un rôle clé dans l’exportation vers d’autres pays africains. Toutefois, il a souligné l’importance de renforcer ces acquis à travers de nouveaux projets d’envergure, afin d’améliorer l’approvisionnement et la résilience énergétique du pays. « Nous devons revisiter toute la stratégie d’approvisionnement du pays en hydrocarbures. L’objectif est de garantir une distribution efficace, à un coût abordable, tout en repensant le mécanisme de subvention », a déclaré le ministre. Dans cette dynamique, un audit situationnel sera mené afin d’évaluer les capacités de stockage, la chaîne d’approvisionnement et la structure des prix. Ce travail, confié à des experts du secteur, vise à optimiser la gestion des ressources énergétiques et à mieux orienter les investissements publics et privés.
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’un dialogue élargi avec l’ensemble des acteurs du secteur, qu’ils soient publics ou privés, afin de dégager des solutions pérennes en phase avec la vision du gouvernement à l’horizon 2050.
Un engagement du secteur privé et un renforcement du stockage
Au terme de sa visite sur le site de DOT avec Ola Energy, le ministre s’est dit satisfait des engagements pris par les opérateurs privés pour accompagner l’État dans la sécurisation de l’approvisionnement énergétique. Il a rappelé que le développement du secteur ne peut se faire sans une implication forte du secteur privé, en particulier des entreprises locales, dont les compétences et les investissements seront essentiels à la souveraineté énergétique du pays.
Par ailleurs, les capacités de stockage et de transport ont été au cœur des échanges. Le ministre a souligné la nécessité de renforcer les infrastructures existantes, notamment les dépôts stratégiques de Dakar, Oryx, Vivo Energy et d’autres terminaux pétroliers, afin de garantir un approvisionnement fluide et sécurisé en hydrocarbures.
Vers une réorganisation des subventions et une meilleure gestion des prix
L’une des préoccupations majeures reste le coût des hydrocarbures pour les consommateurs sénégalais. Le ministre a évoqué une réflexion sur le repositionnement de la subvention, afin de mieux structurer le marché et garantir des prix accessibles
Notre objectif est d’assurer un approvisionnement stable, tout en rendant les prix des hydrocarbures plus compétitifs. Cela passe par une gestion optimisée des stocks, une modernisation des infrastructures et une meilleure maîtrise des coûts de transport et de distribution », a-t-il expliqué.
Un stock de sécurité pour une autonomie énergétique
Dans un souci de sécurisation de l’approvisionnement national, le gouvernement envisage également de constituer un stock stratégique de sécurité. Cette réserve permettra de faire face aux fluctuations du marché international et de prévenir toute pénurie susceptible d’impacter l’économie nationale.
Cette visite des sites de stockage marque une étape clé dans la restructuration du secteur énergétique sénégalais. Avec la mise en place d’un audit approfondi et l’engagement des acteurs privés et publics, le gouvernement affiche une volonté claire d’optimiser la gestion des hydrocarbures et de renforcer la souveraineté énergétique du Sénégal.
MULTIPLE PHOTOS
LES UNES DE LA PRESSE DE CE VENDREDI 21 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien
INFERTILITÉ, PREMIERS CAS D’INSÉMINATION ARTIFICIELLE À KAOLACK
D’autres unités seront installées à Saint-Louis, Touba, Tambacounda, Mbour et Ziguinchor. Face à un coût élevé des traitements, cette initiative vise à rendre la procréation médicalement assistée plus accessible aux couples concernés.
Thiès, 20 fev (APS) – Les premiers cas d’insémination artificielle chez des couples soufrant d’infertilité sont en train d’être réalisés à Kaolack (centre), a appris l’APS de la cheffe de la Division planification familiale à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Ndéye Awa Diagne.
‘’Il y a des unités de prise en charge qui doivent être mises en place au niveau des structures sanitaires du pays. Déjà, il y a l’unité de Kaolack qui a été installée et qui a commencé à faire les premiers cas d’insémination artificielle’’, a-t-elle dit.
Dr Ndeye Awa Diagne prenait part à un atelier de partage des plans stratégiques de la Santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la nutrition (Srmnia-n) et des plans d’actions nationaux budgétisés de planification familiale (PANBPF) 2024-2028. Cette rencontre est organisée en collaboration avec l’Association des journalistes en santé, population et développement.
Dr Diagne, gynécologue obstétricienne, indique qu’il y a d’autres unités de prise en charge de l’infertilité à installer à Saint-Louis, Touba, Tambacounda, Mbour et Ziguinchor.
‘’Nous espérons pouvoir les installer en 2025 », a-t-elle déclaré, expliquant que ces programmes sont vraiment pris en compte parce que l’infertilité commence à devenir un vrai problème de santé publique.
Elle a indiqué que l’unité de procréation médicalement assistée de l’hôpital Dalal Jamm est en cours. »Il reste juste l’équipement », a t-elle précisé.
Dr Ndeye Awa Diagne a relevé que la prise en charge de l’infertilité est coûteuse. Elle a fait savoir que »pour une procréation médicalement assistée, un couple peut dépenser jusqu’à 2 millions 500 mille FCFA’’.
De l’avis de la spécialiste l’infertilité commence à prendre de l’ampleur dans les structures sanitaires.
‘’La participation des structures sanitaires publiques à sa prise en charge pourra donc permettre une meilleure accessibilité, non seulement en termes de ressources financières, en prise en charge, mais aussi en accessibilité géographique’’, a estimé la gynécologue.
Revenant sur les causes de l’infertilité, elle a expliqué qu’’à partir de 35 ans, »la fertilité de la femme diminue ». Elles perdent du temps au niveau des tradipraticiens », déplore-t-elle.
Sous ce rapport , elle recommande aux couples qui ont fait plus d’un an de vie conjugale sans enfant, d’aller vers des structures sanitaires.
‘’Quand on parle d’infertilité du couple, c’est aussi bien l’homme que la femme qui doivent être consultés. On a constaté que de plus en plus que la cause vient de l’homme alors qu’on pense toujours en premier à la femme’’, a relevé Dr Diagne.
Elle a rappelé que les trois composants de la planification familiale sont l’espacement des naissances, la prise en charge de l’infertilité, l’infécondité du couple et la prise en charge des infections sexuellement transmissibles.
LES ÉTUDIANTS EN MÉDECINE DE L’UCAD MONTENT AU CRÉNEAU
Laboratoires vétustes, frais de formation jugés excessifs : ils exigent des actions concrètes des autorités. Face à cette situation, ils lancent un ultimatum et menacent de passer à l’action si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
L’Amicale des étudiants de la Faculté de médecine, pharmacie et odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a exprimé son ras-le-bol, face aux difficultés rencontrées dans leurs études, lors d’une conférence de presse ce jeudi.
Ces étudiants dénoncent le manque de moyens et exigent des actions concrètes de la part des autorités.
Manque de bus, laboratoires vétustes et frais de formation exorbitants
Le président de l’amicale, Ousmane Dieng, a pointé du doigt plusieurs problèmes majeurs. Tout d’abord, le manque de bus pour transporter les étudiants vers leurs lieux de stage est criant.
« Pour une faculté qui compte plus de 7000 étudiants, ne pas disposer de bus en quantité suffisante est inadmissible », s’indigne-t-il.
« Nos étudiants en pharmacie peinent à recevoir une formation de qualité car les laboratoires sont dans un état de délabrement inexplicable », déplore Ousmane Dieng.
Selon lui, le manque de matériel et de produits nécessaires aux travaux pratiques est un frein majeur à leur apprentissage.
Par ailleurs, il a dénoncé le fait que certains étudiants doivent payer leur formation dans un établissement public.
Il propose la création d’un centre de soins pour permettre aux étudiants de pratiquer sans avoir à débourser des sommes importantes.
L’état des laboratoires jugé préoccupant
Face à ces difficultés, les étudiants ont lancé un ultimatum aux autorités.
« D’ici lundi, si rien n’est fait, nous serons obligés de passer à l’action », prévient Ousmane Dieng.
Ils exigent des négociations sérieuses pour obtenir des allocations de stage, un statut étudiant clair et des conditions d’études dignes de ce nom.
« Ce que nous demandons, c’est que ces étudiants puissent bénéficier d’un statut qui leur garantisse des allocations et des conditions d’études qui leur permettront de devenir les futurs médecins et pharmaciens dont le Sénégal a besoin », conclut le président de l’amicale.
UNE COOPÉRATIVE AGRICOLE POUR RÉVOLUTIONNER L’ÉLEVAGE AU SÉNÉGAL
Ce projet, basé sur le concept 3FTC (Formation, Formalisation, Financement, Transformation et Commercialisation), vise à moderniser l’élevage, améliorer la productivité et structurer la filière pour en maximiser les retombées économiques.
Le secteur de l’élevage au Sénégal, essentiel à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire, fait face à de nombreux défis, notamment la dégradation des pâturages, le manque d’aliments pour le bétail, la faible productivité des races locales et les difficultés d’accès au financement. Pour y répondre, le Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage lance un projet ambitieux : la création d’une Coopérative Agricole Communautaire à vocation élevage au Ranch de Dolly. Situé sur une réserve pastorale de 87 500 hectares, ce projet repose sur le concept 3FTC – Formation, Formalisation, Financement, Transformation et Commercialisation – avec pour objectif de structurer durablement l’élevage et d’en maximiser les retombées économiques et sociales.
L’initiative vise à moderniser l’élevage en intégrant des pratiques innovantes, en optimisant la culture fourragère pour garantir une alimentation animale stable toute l’année et en améliorant la génétique des races locales pour augmenter la production de viande et de lait. Elle prévoit également la création d’un Fonds Élevage destiné à faciliter l’accès au financement pour les éleveurs et les coopérateurs, ainsi que la mise en place d’unités de transformation d’aliments pour bétail afin d’assurer une alimentation équilibrée. Le volet sanitaire occupe une place clé dans le projet, avec un renforcement des services vétérinaires et des campagnes de prévention pour protéger le cheptel.
Au-delà de l’élevage, la coopérative ambitionne de structurer la transformation et la commercialisation des produits issus du secteur, en mettant en place des circuits de distribution optimisés et en développant un label de qualité garantissant la traçabilité et la compétitivité des produits locaux sur le marché national et international. Une plateforme digitale facilitera également la mise en relation avec les acheteurs.
Ce projet entend également professionnaliser les éleveurs à travers des programmes de formation sur les techniques de gestion des pâturages, l’amélioration génétique et la transformation agroalimentaire. Un accent particulier est mis sur la gestion financière et coopérative afin d’assurer l’autonomie des membres et la pérennité de la coopérative.
L’impact attendu est considérable : une meilleure sécurisation de l’alimentation du bétail, des rendements accrus en viande et en lait, une augmentation de l’accès au financement pour les acteurs de la filière et une valorisation accrue des produits issus de l’élevage. À terme, cette initiative devrait non seulement renforcer la structuration du marché de l’élevage, mais aussi générer des emplois et améliorer les revenus des éleveurs.
Porté par le ministre de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, ce projet s’inscrit dans la dynamique du Plan Sénégal 2050 impulsé par le Président Bassirou Diomaye Faye. Il marque une étape décisive vers une transformation durable du secteur pastoral, en plaçant la modernisation et la rentabilisation de l’élevage au cœur des priorités nationales.
L’APR DÉNONCE UNE AUSTÉRITÉ BRUTALE
Le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance pour la République fustige les annonces du gouvernement sur la baisse des salaires, la suppression des subventions et la hausse de la fiscalité, qu’il assimile à un ajustement structurel...
Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) s’est réuni ce 20 février pour analyser la situation nationale. La déclaration du ministre Secrétaire général du Gouvernement, Al Amine Lo, annonçant une baisse des salaires, l’arrêt des subventions sur l’énergie et une hausse de la fiscalité a provoqué une vive indignation. Pour le SEN, ces mesures s’apparentent à un ajustement structurel qui replongerait le pays dans une austérité brutale, compromettant des décennies d’efforts pour stabiliser l’économie et favoriser une croissance inclusive.
L’APR fustige ce qu’elle considère comme une gestion immature de l’État par les nouvelles autorités. Elle souligne que de telles annonces devraient relever du Premier ministre ou du Président, et non d’un secrétaire général du Gouvernement. Pour le SEN, cette décision traduit l’incapacité du pouvoir en place à gérer efficacement les ressources du pays. Loin des promesses de rupture, le gouvernement actuel aurait conservé les privilèges, maintenu les dépenses somptuaires et accru les charges pour les citoyens.
Face à cette situation, le SEN salue la vigilance des syndicats et appelle les Sénégalais à défendre leur pouvoir d’achat. Il met également en cause le Premier ministre Ousmane Sonko, l’accusant de propager des « fake news » et de fuir ses responsabilités. Le SEN exige qu’il clarifie sa position sur la baisse des salaires et la suppression des subventions, rappelant que sous Macky Sall, ces dernières avaient été protégées des exigences du FMI.
Sur le plan politique, le SEN renouvelle son soutien au député Farba Ngom et dénonce ce qu’il considère comme une machination visant à affaiblir l’APR. Il appelle à une mobilisation massive lors de sa prochaine convocation judiciaire. Enfin, l’APR met en garde contre une instrumentalisation de la justice et espère qu’elle résistera aux pressions du pouvoir en place.