SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
5 avril 2025
LOI D’AMNISTIE, SEULS LES BELLIGÉRANTS ET LES VICTIMES ONT VOIX AU CHAPITRE
Amadou Ba s’est exprimé sur le débat autour de l’amnistie, relancé par le dépôt du projet de loi de Thierno Alassane Sall. Dans un message sur les réseaux sociaux, il dénonce toute tentative de récupération politique.
Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, réagit au débat sur l’amnistie, revenu au-devant de la scène après le dépôt du projet de loi du député Thierno Alassane Sall. Dans un post sur les réseaux sociaux, il estime que seuls les véritables acteurs du conflit ont légitimité à intervenir dans ce débat.
« Quand vous êtes un homme politique qui n’a jamais connu la détention, dont aucun militant n’a été arrêté, torturé, blessé ou tué, vous devriez faire preuve de retenue au lieu de chercher une récupération politique », a-t-il déclaré.
Selon Amadou Ba, dans tout processus de paix, seuls les belligérants et ceux qui ont subi la répression ont voix au chapitre. Il rappelle que le Pastef porte encore « les blessures de la répression » et sera un acteur central dans tout règlement des violences ayant marqué la scène politique.
VERS DES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES POUR ÉTABLIR LA VÉRITÉ SUR LE MASSACRE DE THIAROYE
Malgré les recherches entreprises, des compléments d’informations restent attendus, rendant indispensable la mise en place de fouilles pour éclairer cette page sombre de l’histoire.
Dans le cadre de la commémoration du 80ᵉ anniversaire du Massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye, le Premier ministre a informé le Conseil de la nécessité de manifester toute la vérité sur le nombre exact de victimes. Malgré les recherches entreprises, des compléments d’informations restent attendus, rendant indispensable la mise en place de fouilles archéologiques pour éclairer cette page sombre de l’histoire.
Le massacre de Thiaroye, survenu le 1ᵉʳ décembre 1944, demeure un événement tragique dont le bilan exact reste incertain. Pour lever toute ambiguïté, le gouvernement compte entreprendre des fouilles archéologiques sur le site afin d’identifier et de documenter les pertes humaines réelles. Ces recherches visent à honorer la mémoire des victimes et à renforcer le devoir de vérité et de justice historique.
Le premier ministre a également rappelé les initiatives prises par le Chef de l’État pour inscrire durablement cet événement dans la mémoire collective. Parmi elles, l’élévation du cimetière militaire de Thiaroye au rang de cimetière national, l’institution du 1ᵉʳ décembre comme « Journée des tirailleurs sénégalais », ainsi que la création d’un mémorial et d’un centre de documentation dédiés. Par ailleurs, des rues et places publiques seront renommées en hommage aux victimes, et l’enseignement de cette histoire sera introduit dans les curricula scolaires.
La mobilisation de spécialistes pour les fouilles archéologiques marque une avancée majeure dans la recherche de la vérité et la reconnaissance des sacrifices consentis par les tirailleurs sénégalais.
LE COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 19 FÉVRIER 2025
Le chef de l'Etat a demandé au Premier ministre de lui proposer un chronogramme de mise en œuvre de toutes les recommandations du rapport d’audit de la Cour des comptes et de lui faire parvenir un programme spécial de maîtrise des dépenses publiques.
Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 19 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses condoléances les plus attristées au Khalif général des Mourides et à la Communauté musulmane suite au rappel à Dieu du Khalif général des Baye FALL, Serigne Amdy Modou Mbenda FALL et de Serigne Moustapha Saliou MBACKE, fils du défunt Khalif général des Mourides Serigne Saliou MBACKE.
Evoquant les enseignements et les analyses issus de l’audit des finances publiques réalisé par la Cour des Comptes, le Chef de l’Etat a appelé à l’application de mesures conjoncturelles et structurelles urgentes pour renforcer la résilience et la crédibilité de notre système économique, budgétaire, financier et comptable. Il a demandé au Premier Ministre de lui proposer un chronogramme de mise en œuvre de toutes les recommandations du rapport d’audit de la Cour des comptes et de lui faire parvenir, dans les meilleurs délais, un programme spécial de maîtrise des dépenses publiques, en tenant compte des impératifs économiques et sociaux, à court et moyen termes, dictés par le déploiement de la vision « Sénégal 2050 ».
Le Président de la République a souligné l’importance d’une bonne maitrise des programmes budgétaires, des plans de financement et de trésorerie de l’Etat pour les trois prochaines années, des dépenses fiscales et de la dette publique. Sur ce dernier point, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget et au Ministre chargé de l’Economie de proposer, sous la coordination du Premier Ministre, une nouvelle réglementation sur les conditions et modalités d’émission des emprunts de l’Etat ainsi qu’un nouveau cadre organisationnel de pilotage et de gestion de la dette publique. Le Premier Ministre veillera également à la préparation rapide par le Ministre des Finances et du Budget d’un projet de loi rectificative des finances, en perspective du débat d’orientation budgétaire.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a indiqué au Premier Ministre, au Ministre des Finances et du Budget et au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, l’urgence : – d’asseoir l’intégrité de l’information financière en termes de fiabilité, d’exhaustivité, d’exactitude et de sincérité ; – d’accélérer la digitalisation et l’interopérabilité des systèmes d’informations économiques, financières et comptables de l’Etat ; – de renforcer la supervision du processus de cadrage macroéconomique ; – d’améliorer la planification triennale consensuelle des investissements publics financés sur ressources externes et internes et des partenariats public-privé. Il a indiqué que la situation de vérité assumée est l’occasion d’engager une transformation objective et en
profondeur des administrations économiques, financières et comptables de l’Etat et de leurs interrelations avec les partenaires et le système financier. Il en appelle à un véritable changement de paradigme dans la gouvernance administrative, économique, financière et comptable de l’Etat.
En outre, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre d’engager des concertations avec toutes les forces vives de la Nation, les centrales syndicales, le secteur privé national et le patronat notamment, afin de partager avec précision les conséquences de la situation décrite et de trouver les consensus adaptés à la mise en œuvre soutenable du nouvel agenda de
transformation de la gestion des finances publiques, dans la solidarité et la protection sociale des couches vulnérables.
L’accès à l’eau potable des populations, notamment en milieu rural, doit rester une priorité du Gouvernement. Ainsi, le Président de la République a invité le Premier Ministre à poursuivre les efforts consentis afin d’améliorer l’accès à l’eau potable des populations à des coûts maitrisés. Il a salué la tenue récente des concertations nationales sur le secteur de l’eau et appelé à l’accélération de la mise en œuvre d’un plan d’action global visant la sécurisation de la ressource mais également le déploiement d’un schéma hydraulique national qui intègrera, à terme, tous les systèmes d’approvisionnement en eau en zone urbaine, péri-urbaine et rurale.
Dès lors, il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de réviser le cadre de gestion des délégations de service public en eau potable en milieu rural et de renforcer l’entretien et le renouvellement des forages et infrastructures hydrauliques. Le Ministre en charge de l’Hydraulique veillera également à la transparence concernant la tarification des services et la gestion des concessions.
Dans la dynamique d’aménagement et de réalisation des « autoroutes de l’eau », le Gouvernement devra anticiper la réflexion sur le modèle économique du secteur couvrant le volet assainissement (eaux usées et eaux pluviales) et la montée en puissance des projets « d’unités de dessalement ». Il s’agit, surtout, de conforter la place des collectivités territoriales et des populations dans la gouvernance inclusive du secteur. A ce titre, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de refonder la politique d’hydraulique urbaine, d’élargir de façon maitrisée le périmètre dit « affermé » au regard de l’urbanisation accélérée du territoire national et des défis climatiques nouveaux qui appellent la révision de la gouvernance stratégique, technique et financière de l’assainissement.
A ce sujet, il a instruit le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement d’engager les actions urgentes pour assurer le fonctionnement efficace des services et réseaux relevant de l’Office
national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS).
Par ailleurs, le Président de la République a indiqué au Gouvernement, l’urgence de prendre les mesures nécessaires pour renforcer la prévention et la lutte contre les inondations.
Il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement d’engager, au plus tôt, les opérations pré-hivernage et de définir les mesures urgentes en matière de prévention et de
gestion des inondations, notamment au niveau des zones et sites identifiés sensibles.
Le Chef de l’Etat a rappelé également au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement l’impératif de finaliser le projet de loi portant Code de l’eau. Cette loi en perspective va renforcer la préservation de nos ressources naturelles en eau et la transparence dans leur gouvernance inclusive. Une Autorité de régulation du secteur de l’eau sera également mise en place. Pour clore ce chapitre, le Président de la République a informé qu’il procédera, le vendredi 21 février 2025 à Koungheul, au lancement du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN).
Enfin, le Chef de l’Etat est revenu sur sa participation, en Ethiopie, au 38ème Sommet de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu les 15 et 16 février 2025 et aux célébrations de l’indépendance de la République sœur de Gambie, à l’invitation de son homologue Adama BARROW, pour témoigner notre solidarité et notre fraternité au peuple gambien dont le destin est lié à celui du Sénégal.
Dans sa communication, le Premier Ministre a fait part au Conseil de son passage à l’Assemblée nationale le vendredi 21 février 2025 au titre des questions d’actualité au Gouvernement, en vue notamment d’échanger avec les députés sur les enseignements à tirer des constatations graves et des recommandations ressortant du Rapport définitif de la Cour des Comptes sur « l’audit du Rapport sur la situation des finances publiques, Gestions de 2019 au 31 mars 2024 », notamment les mesures conservatoires et correctives. Le Premier Ministre a relevé les indications contenues dans le Rapport, relatives à la suite que la Cour des Comptes envisage de donner aux faits présumés constitutifs de fautes de gestion, de gestion de fait ou d’infractions à caractère pénal.
Conformément aux directives du Chef de l’Etat, il a instruit le Ministre des Finances et du Budget de prendre les dispositions appropriées en vue de la mise en œuvre diligente des mesures correctives requises, sans délais, aux fins de rendre opérationnelles lesdites recommandations. Dans ce cadre, il conviendra d’accorder une attention particulière à l’intégrité et à la transparence des processus décisionnels et des relations fonctionnelles au sein des régies financières.
Le Premier Ministre a relevé qu’au-delà de l’amélioration de la gouvernance budgétaire et financière des deniers publics, le Gouvernement entend mettre en œuvre les mesures correctives requises à court terme, portant sur la rationalisation des dépenses publiques et la réduction du train de vie de l’Etat. Il a souligné que conformément aux orientations du Président de la République, il tiendra la première rencontre entre le Gouvernement et les partenaires sociaux, le jeudi 27 février 2025, en vue d’assurer la mobilisation de l’ensemble des forces vives de la Nation dans l’œuvre de redressement économique et financier du pays.
Cette rencontre, qui constituera le point de départ d’un dialogue inclusif, franc et patriotique, réunira autour du Gouvernement, les syndicats, les organisations d’employeurs et de la société
civile, les Institutions de la République, les dirigeants d’entreprises, des organismes nationaux, des associations et des amicales.
Revenant sur le déploiement des projets et programmes du Référentiel Vision Sénégal 2050, au titre de la période quinquennale 2025-2029, le Premier Ministre a exhorté les Ministres à accorder une attention particulière à la finalisation des feuilles de route et au démarrage, dans les meilleurs délais possibles, des projets à initialiser en 2025.
Enfin, le Premier Ministre a rendu compte au Conseil de la poursuite des travaux du Comité de commémoration en décembre 2024 du 80ème anniversaire du Massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye.
À cet égard, il a rappelé que le Président de la République a, par décret en date du 13 janvier 2025, élevé le cimetière militaire de Thiaroye en cimetière national et institué la date du 1er décembre « Journée des tirailleurs sénégalais ». Le Premier Ministre a également indiqué la prise en charge par les ministères concernés des quatre (04) autres mesures prises par le Chef de l’Etat pour cristalliser dans la mémoire collective ce tragique événement. Il s’agit du mémorial Thiaroye 44, du centre de documentation, de la désignation de rues et places publiques au nom des victimes de cet événement et de l’introduction, dans les curricula, de l’enseignement de cette histoire.
S’agissant de la manifestation de toute la vérité sur le nombre de victimes, le Premier Ministre a informé le Conseil que les compléments d’informations requis sont toujours attendus. Devant cette contrainte, des fouilles archéologiques seront entreprises.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
Le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a fait une communication sur la sortie des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la
CEDEAO ;
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur l’approvisionnement du marché en denrées ;
Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait le point sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide, le suivi de la
campagne horticole et la préparation de la journée nationale de l’Élevage ;
Le Secrétaire d’Etat au développement des Petites et Moyennes Entreprises a fait une communication sur la 4ème édition du Forum de la PME dans le cadre de la stratégie
nationale de promotion et de développement des PME/PMI.
AU TITRES DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,
Le Conseil a examiné et adopté :
Le projet de décret autorisant le Président de la République à ratifier la convention régissant la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest africaine adoptée le 31
mars 2023 à Dakar ;
Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité de Gouvernance du Numérique « GouvNum ».
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES,
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires étrangères
Monsieur Mame Baba CISSE, Conseiller des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, matricule de Solde 516 903/B, est nommé Ambassadeur extraordinaire et
plénipotentiaire du Sénégal auprès de la Commission de l’Union européenne, en remplacement de Monsieur Baye Moctar DIOP, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Malick DIOUF, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde 605 799/D, précédemment Ambassadeur, Secrétaire général adjoint du Ministère de
l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal, auprès de Son Excellence Monsieur Paul BIYA,
Président de la République du Cameroun, en remplacement de Monsieur Khare DIOUF, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Samba Dialigué BALDE, chancelier des Affaires étrangères principal matricule de solde 620 663/A, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Niger,
est nommé Consul général de la République du Sénégal à Pointe-Noire, en remplacement de Monsieur Issa WAGUE.
Le Ministre de la Formation professionnelle et technique, Porte-Parole du Gouvernement
PAR MOUSTAPHA SÈNE
LE DERNIER BAROUD DE KADD, L’ARBRE NOURRICIER
"Sur les monticules de roche blanchâtre concassée qui servaient de clôture à ces immensités de terres retournées étaient plantés des tableaux métalliques portant enseignes dont le message est sèchement succinct : « Explosifs : danger ». "
Sur les monticules de roche blanchâtre concassée qui servaient de clôture à ces immensités de terres retournées étaient plantés des tableaux métalliques portant enseignes dont le message est sèchement succinct : « Explosifs : danger ». Le site était déjà colonisé sur de larges étendues par des pousses de « paftan » ; nom local donné à l’espèce végétale dénommée Calotropis procera.
Une plante qui, de l’avis expert d’un biologiste, spécialiste en foresterie rurale « est un indicateur de sol pauvre ou appauvri ». Tout le contraire du « Kadd » qui n’existe désormais plus, dans cette zone de terroir traditionnel qu’à l’état de relique. Hélas ! Ils sont bien esseulés et tristes les rares spécimens de cette essence (kadd, de son nom scientifique de Faidherbia albida ou encore Acacia albida). Reconnaissables à leur feuillage dégarni et à leur cime totalement émondée en période d’hivernage où la mode dans la nature est à l’abondance et la verte luxuriance), ces arbres du terroir ne poussent plus que dans les strictes limites des périmètres du site, non encore happés par les grosses et dévoreuses canines d’acier des engins des exploitations de basalte, de gré et d’attapulgite.
Comme ailleurs sur la frange littorale du pays, dans l’hinterland sénégalais aussi, le phénomène de dégradation de la biodiversité est bien prégnant. C’est le cas sur ces sites (à Ngoudiane Diack et dans la demi-douzaine des villages et autres hameaux dans le département de Thiénaba dans la région de Thiès : Nioniol, Mbayène, Kamba, Diack, ou dans les deux Mbodokhane) où sont installées plusieurs entreprises privées qui exploitent le basalte et les autres roches marneuses et calcaires fournissant la matière première aux cimenteries et au secteur du Btp du pays et d’ailleurs.
La réalité ainsi décrite conforte l’expertise internationale auteure du rapport sur la « Situation des Forêts du monde en 2001 » publié sous l’égide de la Fao pour qui les activités humaines (facteurs anthropiques inconsidérés) « ayant souvent des répercussions négatives sur l’environnement, « la conservation des ressources naturelles et notamment, celle de la diversité biologique, devient une tâche urgente et essentielle ». Ce qu’endurent les communautés des alentours des carrières de cette partie du pays n’est qu’un avatar localisé d’un phénomène global considéré par le biologiste Enherfeld, dans son livre au titre au titre si révélateur (« Guerre, paix et préservation de la diversité biologique ») comme « un assaut mondial contre la biodiversité ». Cela donne aussi tout son sens à l’engagement dans ce combat citoyen dont il est aujourd’hui un des chantres au plan international.
Dans nombre de pays, l’impératif que voilà est d’autant prégnant que les agressions répétées et multiformes sur le milieu naturel ont pris une telle proportion dans leurs manifestations les plus pernicieuses qu’il faille désormais l’envisager en termes de survie. Non pas seulement des seules espèces de la faune et la flore qui n’ont eu de cesse de subir les contrecoups de ces agressions, mais aussi notre avenir collectif à plus ou moins brève échéance. C’est de l’aggiornamento qu’il s’agit, avec tout ce que cette expression peut drainer comme charge au double plan de l’urgence d’une salvatrice action à mener au risque de périr…Ou encore de s’adapter, au plus vite, aux exigences que nous impose un contexte, à nul autre pareil, pour ce qu’il exige comme responsabilité pour chacun de nous. L’urgence que voilà étant rendue encore plus impérieuse par cette kyrielle d’exemples qui donnent, au quotidien, la gravité du problème de ce que la rupture des équilibres écologiques peut engendrer comme conséquences.
Celles dont les moindres sont ces endémiques crises économiques avec toutes les affres de convulsions sociales à elles liées. Mais aussi à toutes leurs stigmates sur une société qui cherche ses marques, entre les interstices d’une pauvreté rampante, une misère morale sans nom, mère de la violence urbaine inédite source de tous ces actes désespérés (ou au-delà du concevable) dont les journaux et les radios nous relatent les occurrences dans leur plus abjecte nudité : crimes de sang et vols à mains armées, agressions violentes sur ascendants, viols en tout genre, concussion, conspirations… Tout cela parce qu’au départ il y a eu une crise qui en engendre et enchâsse d’autres. Une crise de la nature qui devient une crise de la vie et du mal de vivre…
Ici, tout porte à croire, au regard du sort que l’ouverture des carrières a réservé à la biodiversité, que Kadd l’arbre tutélaire a été tout bonnement sacrifié à l’autel de cette vomissure du volcan qui fait la civilisation du béton. Et oublié alors, tout ce que, depuis la nuit des temps, Kadd a apporté aux hommes et à l’équilibre des écosystèmes en tant qu’élément essentiel d’un dispositif agro-sylvo-pastoral.
Avec la jachère et le mode efficace d’assolement triennal qui lui sont associés et qui ont fait la preuve de leur efficacité écologique. Signe, elle-même, d’une alliance qui remonte aux temps immémoriaux entre l’autochtone de ce terroir et Kadd, cet arbre nourricier dans une sorte de « complicité paradoxale » à propos de laquelle le géographe et spécialiste des terroirs seerer du Sénégal, Paul Pélissier disait qu’elle est l’expression « d’une enseigne ethnique » et l’empreinte séculaire d’une organisation sociale.
DÉSESPOIR SUR LE CAMPUS
Le suicide de Matar Diagne a brisé la loi du silence sur la détresse psychologique au sein des universités. Dans un pays où l'on compte un thérapeute pour 475,000 habitants, ce drame révèle l'ampleur d'une crise que les autorités continuent d'ignorer
(SenePlus) - La mort de lève Matar Diagne le voile sur la détresse psychologique des jeunes et l'insuffisance des dispositifs d'accompagnement dans l'enseignement supérieur au Sénégal.
Dans la nuit du 10 au 11 février, Matar Diagne, l'étudiant en master de droit à l'université Gaston-Berger (UGB) de Saint-Louis, a mis fin à ses jours après avoir publié un message d'adieu poignant sur Facebook. « Je ne serai plus vivant quand vous lirez ce message. Je préfère mourir dans la dignité plutôt que de vivre dans le déshonneur », écrivait-il, évoquant à plusieurs reprises son « isolement » et la « souffrance de la maladie ».
Ses derniers mots exhortant à l'écoute – « N'isolez personne, n'ignorez personne (...). Rapprochez-vous des gens qui s'isolent, parlez-leur (...) sans les juger » – ont été massivement partagés et commentés en ligne.
Pour Fatou Fall, présidente de Safe Open Space (SOS), interrogée par Le Monde, « le drame de Matar illustre d'abord le tabou de la santé mentale, surtout celle des hommes ». La militante établit un parallèle avec un cas similaire survenu six ans plus tôt, quand « un Sénégalais anonyme avait annoncé sur Twitter [X, aujourd'hui] son suicide » en espérant que « peut-être [sa mort] aiderait certains pour mieux se comporter avec les gens ».
Les chiffres révélés par Le Monde sont alarmants : selon les dernières données officielles disponibles datant de 2019, le Sénégal ne compte que « 38 psychologues et psychiatres pour 18 millions de Sénégalais », soit « un ratio d'un thérapeute pour 475 000 habitants », alors que l'Organisation mondiale de la santé en préconise 25 fois plus.
À Saint-Louis, le suicide de Matar a créé « une onde de choc » à l'université Gaston-Berger, témoigne Al Jabbar Adebo, étudiant cité par le journal français. Le rassemblement organisé trois jours après le drame a laissé un goût amer à certains participants. Un étudiant ayant requis l'anonymat confie que cette réunion présentée comme « une thérapie collective » ressemblait davantage à « une opération communication », un agent administratif s'étant contenté d'inviter les étudiants à « la résilience » et à « se forger un moral de fer ».
« Nous avons besoin de psychologues disponibles sur le campus », plaide Al Jabbar Adebo dans les colonnes du Monde. « On doit faire face à un mal-être grandissant des étudiants, dont l'isolement s'est renforcé du fait de la dégradation de nos conditions de vie, notamment des logements et de la restauration ».
La situation n'est pas meilleure à l'université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) de Dakar qui, selon Le Monde, « accueille plus de 90 000 des 240 000 étudiants du pays, mais ne compte aucune cellule d'accompagnement psychologique ».
Le reportage du journal met en lumière les conditions de vie difficiles des étudiants : « les chambres exiguës en colocation, les privations de nourriture – les 7 000 francs CFA mensuels en coupons ne permettent pas plus d'un repas par jour au restaurant universitaire –, et la pression sociale alors que le niveau pédagogique ne cesse de se dégrader ».
À cela s'ajoutent des retards considérables dans le versement des bourses, « parfois de 14 mois », précise Le Monde. Un étudiant prénommé Mohamed, membre d'un collectif de tous les masters 2 de l'UCAD, explique au journal : « Les autorités font croire que nous serions des privilégiés, alors qu'avec le système des bourses nous faisons vivre nos familles restées au village et payons nos études ».
Ce même étudiant conclut avec amertume : « Tout concourt à notre déclassement. Le suicide de Matar en est le symptôme ». Et Al Jabbar Adebo de lancer cet appel poignant rapporté : « Combien de Matar faudra-t-il au gouvernement pour réagir et comprendre l'ampleur du feu qui couve au sein de la jeunesse sénégalaise ? »
DÉCÈS DE SOULEYMANE CISSÉ, L’UN DES PLUS GRANDS RÉALISATEURS AFRICAINS
Auteur d’une trentaine de films, il est notamment le père de Sources d’inspiration (1968), Waati (1995) ou encore Baara (1992).
Le cinéma malien et africain est en deuil. Souleymane Cissé est mort ce mercredi 19 février à Bamako. Il avait 84 ans. Ce réalisateur malien, un des plus grands de son pays, mais aussi de l’Afrique, s’est notamment illustré pour avoir été primé deux fois à Cannes.
Il avait en effet reçu le Prix du jury à Cannes en 1987 pour son film Yeelen, puis en 2023, il avait décroché le Carrosse d’Or.
Auteur d’une trentaine de films, Souleymane Cissé est notamment le père de Sources d’inspiration (1968), Waati (1995) ou encore Baara (1992).
C’est donc une immense perte pour le cinéma malien, africain, et mondial. « Papa est décédé aujourd’hui à Bamako. Nous sommes sous le choc. Toute sa vie, il l’a consacrée à son pays, au cinéma et à l’art », a déclaré sa fille Mariam Cissé à l’AFP.
LES AGENTS LICENCIÉS DU MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE ENGAGENT UN BRAS DE FER AVEC L’ÉTAT
Après une rencontre avec Alioune Tine, président de l’ONG Afrikajom Center, ils dénoncent l’intransigeance du ministre Birame Soulèye Diop et annoncent une série d’actions fortes, incluant une marche de protestation.
Le Collectif des Agents en Cessation d’Activité du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines (CACAMEPM) poursuit son bras de fer avec les autorités. Après une rencontre tenue ce mardi 18 février 2025 avec Alioune Tine, président de l’ONG Afrikajom Center, les agents dénoncent l’intransigeance du ministre Birame Souleye Diop et annoncent une intensification de leur lutte.
La veille, le médiateur Alioune Tine avait été reçu par le ministre et son cabinet pour tenter d’apaiser les tensions. Cependant, aucune avancée concrète n’a été enregistrée. Selon le collectif, le ministre campe sur une position d’austérité en justifiant la rupture des contrats par le droit administratif, alors que, selon eux, cette décision relève du droit du travail. Un « amalgame grave », dénoncent-ils.
Face à l’impasse, le collectif des 44 agents licenciés annonce une série de mesures fortes :
Maintien de leur engagement au sein du Front Syndical pour la Défense du Travail (FSDT), mis en place par la Coalition des Centrales Syndicales du Sénégal (CCSS).
Poursuite du plan d’actions, incluant une marche de protestation et une grève de la faim.
Saisine du Conseil constitutionnel pour contester un projet de décret présidentiel qui, selon eux, viserait à les remplacer par des militants du parti Pastef.
Paralysie du secteur minier, avec l’arrêt des exploitations de carrières, la fermeture des laboratoires d’analyses, la suspension des activités sur les mines artisanales et semi-mécanisées, ainsi qu’une rétention d’informations sur les recherches géologiques.
Le collectif dénonce également le retard des paiements de salaires, plongeant les travailleurs et leurs familles dans la précarité. À travers ces actions, il espère faire fléchir le ministre et obtenir une issue favorable à leur situation.
UN MATCH AMICAL ENTRE LE SÉNÉGAL ET L'ANGLETERRE PRÉVU EN JUIN
Cette rencontre s’inscrit dans la préparation des Lions de la Teranga pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025.
Le Sénégal affronte l’Angleterre le 10 juin prochain au City Ground de Nottingham dans le cadre d’un match amical international, informe un communiqué de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF).
La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a annoncé que l’équipe nationale du Sénégal jouera un match amical contre l’Angleterre le 10 juin 2025 au City Ground de Nottingham.
Cette rencontre s’inscrit dans la préparation des Lions de la Teranga pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Avant cela, l’équipe sénégalaise disputera deux matchs de qualification pour la Coupe du Monde 2026 contre le Soudan et le Togo en mars.
Ce duel contre l’Angleterre aura une saveur particulière, car il rappelle leur confrontation en huitièmes de finale du Mondial 2022, où les Three Lions s’étaient imposés 3-0. Ce match amical offrira donc aux hommes de Pape Thiaw l’occasion de prendre leur revanche face aux Anglais.
Ces penseurs marginaux, inspirés par des figures comme Samir Amin, proposent de revitaliser les économies africaines en développant des instruments monétaires alternatifs et en reconnaissant la dimension sociale et politique de la monnaie
Ils rament à contre-courant courant des idées reçues sur le plan économique. critique du système néolibéral, défenseur d'une vision endogène de la monnaie, Ndongo Samba Sylla et Cheikhou Omar Diagne sont deux hétérodoxes qui refusent la pensée unique. Et lors de la présentation de l'essai Penser la monnaie au service du panafricanisme, écrit par l'ex-directeur des Moyens généraux de la présidence de la république, ils ont eu l'occasion de faire valoir un peu plus leur «indiscipline» intellectuelle, surtout sur la question monétaire.
«Je vais trahir un secret. C'est Ndongo Samba Sylla qui a proposé le titre de l'ouvrage. Parce que moi, j'avais un autre beaucoup plus violent, très violent. Mais Ndongo m'en a dissuadé. Car pour lui, comme c'est le président de la République qui va préfacer le livre, il se devait d'être plus diplomatique», a révélé lors de cette cérémonie de dédicace Dr Cheikhou Omar Diagne, avec un brin d'humour. Mais, même si pour la première fois peut-être, il a «cédé» à la pression de Ndongo Samba Sylla et pour faire plaisir certainement à son «ami», le chef de l'Etat Bassirou Diomaye, force est de dire que Cheikhou Omar Diagne est un polémiste qui assume ses positions. L'iconoclaste chercheur a bâti sa réputation dans l'espace médiatique et sur le plan intellectuel dans sa propension à remettre en cause «les certitudes» de l'État et de la société sénégalaise dans sa marche historique. Cheikhou Omar Diagne est un dissident. Il ne pense pas comme les autres. Il ne veut pas penser comme les autres. Et surtout sur le plan économique où il a une autre approche. Et c'est sans doute la raison pour laquelle, l'auteur d’Herméneutique du rêve entretient une affinité intellectuelle avec Dr Ndongo Samba Sylla, même si leurs méthodes sont différentes. L'auteur avec Fanny Pigeaud de l'Arme invisible de la Françafrique, une autre histoire du CFA, assume aussi sa subversion épistémique. Il met en perspective comme l'écrivain marocain Driss Ksikes «Les chantiers de l'indiscipline», en privilégiant «une mise à distance vis-à-vis des disciplines et des savoirs constitués, pour réserver une latitude d’esprit critique face à ce qui ne tient pas compte des aspects latéraux inconnus ou imprévisibles des réalités abordées». Ce «pas de côté » pour reprendre Driss, qui permet de voir et de sentir davantage que ce qu’autorisent les disciplines académiques et les normes culturelles et sociales instituées. Ndongo Samba Sylla est un provocateur, un agitateur des consciences. Un marginal. Car peu d'économistes osent comme lui sortir des sentiers battus pour critiquer la pensée économique dominante. Influencé par des devanciers comme Samir Amin, il essaie de proposer une alternative à l'existant qui ne le satisfait pas, visiblement. Et lors de la présentation samedi du livre de Cheikh Omar Diagne, Dr Sylla est resté dans cette dynamique. «Dans cet ouvrage, Cheikh Omar Diagne passe en revue l'histoire de l'institution monétaire. Et il passe en revue les théories économiques sur la monnaie. Il ne fait aucune concession à l'économie orthodoxe néoclassique qui est enseignée dans les universités», fait-il savoir tout en se réjouissant du fait que Cheikh Omar Diagne soit un hétérodoxe comme lui.
«Ce qu'on enseigne à nos étudiants, ce sont des plats empoisonnés qui ne leur permettent pas de comprendre l'économie é»
S'exprimant sur la monnaie, Dr Ndongo Samba Sylla avertit : «Ce qu'on enseigne dans les universités, ce sont des fables sur la monnaie, totalement des fables». À l'en croire, il y a même des banques centrales qui ont écrit pour dénoncer cela. La Banque de l'Angleterre, d'après lui, a publié un rapport. «Et ce rapport dit que tout ce qui est enseigné dans les manuels d'économie est faux. Et ça, c'est des choses que les économistes hétérodoxes connaissent depuis longtemps», renseigne-t-il avant d'ajouter : «Ce qu'on enseigne à nos étudiants en économie, ce sont des plats empoisonnés qui ne leur permettent pas de comprendre L'économie. Parce que nous sommes dans des économies monétaires de production. Et ça a été mis en avance par Karl Marx quand il parle AMA' c'est-à-dire Argent, Marchandise pour faire plus de profit. C'est ça le circuit monétaire. Mais les économistes néoclassiques nous disent que la monnaie est une marchandise, qu'un c'est un voile, que ça ne compte pas».À l'en croire, une approche purement économique n'amène pas très loin. Dans le même ordre d'idées, l'ancien enfant de troupe a rappelé que l'Afrique précoloniale est une Afrique du pluralisme monétaire. «Et c'est le colonialisme qui a dégommé tout ça», se désole l'économiste non sans revenir sur l'analyse de Cheikh Omar Diagne sur les monnaies locales complémentaires.
«La monnaie est un levier puissant pour renforcer les communautes à la base»
Pour l'auteur de Scandale du commerce équitable, écrit en 2013, le monde s'achemine vers le pluralisme monétaire. «Et si nous voulons avoir vraiment la démocratie, l'équité. Si nous voulons faire face aux enjeux climatiques, il faut renforcer les communautés à la base . Et la monnaie constitue un levier puissant pour renforcer cela. Et généralement cette préoccupation n'est pas prise en charge par les économistes qui sont toujours dans une perspective étatiste», prône-t-il non sans signaler en outre que ceux qui disent spécialistes comme les banquiers et les universitaires ne connaissent pas souvent la monnaie. Parce qu'ils ont selon lui une approche très limitée. Abondant aussi dans le même sens, l'auteur du livre a commencé son intervention dans la provocation. «Dans une dynamique de revendication de souveraineté linguistique, je vais m'exprimer en wolof », dit-il d'emblée dans un ton taquin mais qui laisse entrevoir manifestement le caractère intellectuellement subversif de Cheikh Omar Diagne. «La question de la monnaie ne doit pas être simplement discutée en français et dans les amphithéâtres par des intellectuels, universitaires et autres. Mais on doit être capable de la rendre digeste voire triviale», explique l'ex collaborateur du chef de l'Etat Diomaye Faye révélant que la question de la monnaie unique est enseignée dans la Bible.
«Combattre l'inflation, c'est combattre le plein emploi»
S'exprimant sur la situation économique du pays, Dr Diagne souligne qu'il ne fait pas partie de ceux qui croient aux critères de convergence de l’UEMOA. De son avis, il urge de développer une approche de la «dette intelligente». «C'est quoi la bonne dette? Comment s'endetter ? Ce sont les questions essentielles qui doivent être posées sur la dette. Mais les critères de convergence sont une hérésie», s'insurge-t-il. Il estime aussi que l'inflation est un levier économique que tout gouvernement doit utiliser. Car de son avis, combattre l'inflation, c'est presque combattre le plein emploi. «Moi je pense que si on est dans un bon système monétaire, l'inflation ne doit pas poser problème», souligne le chercheur qui tire aussi sur la BCEAO. «La banque centrale n'a aucune utilité. Elle est tout sauf centrale. Elle combat l'inflation. Elle a une mission pauvre. Sa mission est de combattre l'inflation dans un pays en sous-développement», dit-il.
Rappelons aussi que Cheikhou Omar Diagne a battu en brèches certaines propositions du secrétaire du gouvernement Al Aminou Lo sur les mesures à prendre pour redresser le pays. « En écoutant Almine Lo, j’ai visualisé les solutions ratées du FMI en accord avec la Banque centrale dans les années 80. La situation du Sénégal ne nécessite pas de plan d’austérité », trouve-t-il tout en soulignant que l'ex directeur de la BCEAO est sur la mauvaise voie. Il recommande de mettre en place de nouveaux instruments pour redynamiser l’économie, accroître la marge de manœuvre de l’Etat etlibérer par la monnaie, l’économie ignorée au sein des communautés. «Il urge de mettre en cohérence la politique bancaire, fiscale, monétaire et budgétaire», ajoute l'iconoclaste économiste qui comme presque toujours rame à contrecourant de sa chapelle politique.
Braquage armé à Missirah
L’insécurité devient préoccupante. Même les communes rurales ne sont plus épargnées par les bandits. Les populations ne dorment désormais d’un seul œil. Hier, vers 19h, un multiservice à Missirah, dans le département de Tambacounda, a fait l’objet d’une attaque armée. Une dizaine d’assaillants encagoulés, armés de coupe-coupe, ont fait irruption dans le lieu de transfert d’argent, ont tabassé le gérant avant d’emporter 30 millions de francs CFA. D’après la victime, les membres de la bande parlaient wolof et pulaar. La brigade de gendarmerie de Dialacoto a ouvert une enquête sous la direction du procureur de Tamba, Aliou Dia.
Arrêt des combats de lutte
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a décidé hier d’arrêter jusqu’à nouvel ordre la couverture sécuritaire des combats de lutte au Sénégal. Cette décision fait suite aux graves incidents survenus après le choc des titans entre Franc et Ama Baldé du dimanche dernier à l’arène nationale, organisé par Baye Ndiaye, patron de la structure Albourakh Events. Selon les responsables de la police, de nombreux amateurs ayant leurs tickets ont été empêchés d’accéder au stade en raison de l’atteinte de la jauge maximale». Et après le combat, «des actes de barbarie, la destruction de biens publics et privés, ainsi que des agressions et la mort d’une personne dans la banlieue ont été enregistrés. Pour la division communication et des relations, ces incidents sont la conséquence d’un énième manquement du CNG. La police reproche également à l’équipe de Malick Ngom «le non-respect des horaires des combats et de la jauge de spectateurs et des itinéraires des supporters pour éviter les affrontements». Avec cette décision, le comité devra se montrer plus ferme à l’avenir pour se faire entendre.
Le Technopole était envahi par des insectes appelés Chironomes
Le Technopole n’était pas envahi par des moustiques mais plutôt par des insectes appelés Chironomes. En fait, les populations riveraines et usagers des artères autour du Technopole avaient alerté le 3 février de l’invasion d’insectes assimilés à des moustiques. Ainsi pour avoir une idée nette de ces envahisseurs, l’Université Cheikh Anta Diop, dans le cadre du service à la société, avait dépêché en urgence sur les lieux une équipe de spécialistes des insectes, constituée de chercheurs du Laboratoire d’écologie vectorielle et parasitaire (LEVP/BA/FST/UCAD) et du Laboratoire des invertébrés terrestres de l’IFAN (UCAD), appuyé par des collègues du pôle de zoologie médicale de l’Institut Pasteur de Dakar, afin de mener une investigation pour identifier les insectes à l’origine de ces nuées et sur d’éventuels risques d’exposition des populations à des maladies vectorielles. D’après le communiqué de l’Ucad, les résultats de cette investigation ponctuelle effectuée par les spécialistes ont permis de conclure que les insectes en cause sont des chironomes et non des moustiques. Les chironomes sont un autre groupe d’insectes, très souvent confondus avec les moustiques, mais qui à la différence de ces derniers ne piquent pas et par conséquent ne transmettent pas de maladies vectorielles, à l’état actuel des connaissances.
Les résultats de l’autopsie de Babacar Diagne
On en sait un peu plus sur les circonstances du décès de Babacar Diagne, le jeune agressé à Guédiawaye lors du combat de Franc contre Ama Baldé. Les résultats de l’autopsie confirment qu’il a été violenté par les agresseurs. Le médecin légiste de l’hôpital Idrissa Pouye parle d’une «contusion thoracique avec plaie de la pointe du ventricule droit». Nos radars renseignent que la police de Golf Sud a ouvert une enquête. On nous apprend que la moto et le téléphone portable du défunt ont été récupérés.
Médinatoul Mounawara promet de venger Babacar Diagne
Les habitants du quartier Médinatoul Mounawara de Djiddah Thiaroye Kaw où se trouve le domicile familial de Babacar Diagne haussent le ton contre les agressions après chaque combat de lutte. Car les malfrats envahissent leur quartier pour semer la terreur. Ils promettent l’enfer aux agresseurs en attendant que les autorités prennent à bras-le-corps la question de l’insécurité lors des combats de lutte.
Trafic de chanvre en association
Livreur de son état, P. A. Sall et son ami M. Sow menuisier ébéniste vont devoir chercher des arguments solides pour convaincre le juge de leur innocence. Arrêtés pour détention et trafic de chanvre indien en association, les mis en cause ont eu la malchance de tomber sur une patrouille des hommes du Commissaire Abdou Sarr. Ces derniers ont trouvé par devers P. A. Sall et son ami Sow six cornets de chanvre indien. Ils sont conduits à la police des Parcelles assainies et placés en garde à vue avant leur défèrement au parquet.
Un élève de 10 ans porté disparu aux Maristes
C’est la panique aux Maristes près de l’école japonaise. Pour cause, la disparition de l’enfant Pape Ibrahima Faye âgé de 10 ans. Il allait à école dénommée «la Source». Les parents de l’enfant inquiets appellent au secours pour retrouver le potache.
Tentative de vol
Plus malchanceux que M. Ng. Diouf, tu meurs ! Le quidam qui tentait d’ouvrir le capot d’un véhicule aux abords de la cité Mixta dans un parking a été surpris par un vigile qui surveille les lieux. Il est interpellé par le vigile et conduit à la police des Parcelles assainies où il a reconnu les faits. Ce qui va motiver sa garde à vue et son défèrement au parquet pour tentative de vol.
Le maçon trahi par les caméras de surveillance
M. Camara âgé de 28 ans est vraiment mal barré. Après s’être introduit dans une maison pour voler une pompe à eau, Camara ne s’imaginait pas que le propriétaire de la maison l'apercevrait sur un écran grâce aux caméras de surveillance. Il est interpellé et remis aux limiers des Parcelles assainies en patrouille dans le secteur. Il est placé en garde à vue avant son défèrement au parquet pour tentative de vol.
Réhabilitation du château «La folie du Baron Roger»
Le secrétaire d’Etat à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, Bakary Sarr, était à Richard-Toll. Il a visité plusieurs sites historiques dont le château de la « Folie du Baron Roger », en état de déliquescence inquiétant. Le château, un patrimoine historique, est visité par des milliers de touristes venus de divers horizons. La Folie du Baron Roger est un édifice logé entre les quartiers de Gaya et RichardToll Escale, au milieu d’une petite forêt classée à moins de cent mètres de la route nationale numéro 2. Il est construit par Jean-François Roger, ancien Gouverneur du Sénégal (1822- 1827). M. Sarr promet de trouver des moyens pour réhabiliter et valoriser le site pour qu’il puisse servir la communauté et les historiens. Des agents de la Direction du patrimoine de Saint-Louis et le Préfet du département de Dagana, Ibrahima Ismaïla Ndiaye, ont pris part à la visite qui a livré plusieurs secrets et rappels historiques. D’après Bakary Sarr, il faudra une politique de territorialisation de la culture, faire en sorte que la municipalité trouve des moyens pour sauvegarder ce site. Pour le secrétaire d’État, la réhabilitation du site pourra contribuer à la création d’emplois chez les jeunes et les femmes avec la relance des activités touristiques. Ce vestige colonial a été construit il y a plus de 200 ans.
L’affaire Ahmed Ndiaye mise en délibéré au mardi 25 février
Le tribunal des flagrants délits de Ziguinchor a mis en délibéré, au mardi 25 février 2025, l’affaire opposant la famille du Premier ministre Ousmane Sonko au nommé Ahmed Ndiaye contre lequel le procureur de la République a requis un an de prison dont trois mois ferme, a constaté l’Aps. Ahmed Ndiaye a comparu, ce mardi, pour des faits d’agression, d’intrusion dans un domicile privé et d’injures publiques à l’endroit de la famille du chef du gouvernement. Après les plaidoiries, le procureur de la République, Abdou Khadre Diop, a requis un an de prison dont trois mois ferme à l’encontre du prévenu. Pour connaître son sort, ce dernier devra attendre le 25 février 2025, date retenue par le tribunal pour rendre son verdict. Le directeur des buildings de l’entreprise Ecotra a reconnu avoir tenu des propos « désobligeants » envers la famille d’Ousmane Sonko, expliquant son acte par un coup du destin. Mis en face des deux frères du Premier ministre, Ahmed Ndiaye a déclaré les connaître depuis longtemps et n’avoir aucune haine à leur encontre. A l’entame de son propos, il a nié s’être présenté sur les lieux avec une arme.
Etudiants de l’Université Gaston Berger
La coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) décrète aujourd’hui une «Journée noire» en mémoire à des étudiants martyrs, en l’occurrence, Alpha Yoro Tounkara et Prospère Clédor Senghor. A cet effet, il y aura cessation des activités pédagogiques, administratives et une journée sans tickets. Les étudiants de l’Université Gaston Berger prévoient une marche pacifique et un point de presse
La gendarmerie se renforce avec des drones
La Gendarmerie nationale sénégalaise franchit un nouveau cap dans sa modernisation grâce à l’appui de l’Union européenne. Elle a réceptionné hier des drones tactiques au quartier Samba Diéry Diallo de Colobane, renforçant ses capacités de surveillance et de lutte contre les menaces transnationales. La cérémonie a été coprésidée par le général de division Martin Faye, Haut-commandant de la Gendarmerie nationale et Jean-Marc Pisani, Ambassadeur de l’Union européenne. Ainsi la Légion de Gendarmerie de l’Air et des Transports Aériens (LGATA) est dotée de deux systèmes de drones STRIX 425, des appareils de pointe conçus pour la surveillance en temps réel. Ces équipements de haute technologie permettent un suivi plus efficace des zones fluviomaritimes et frontalières, constituant ainsi un atout majeur dans la lutte contre l’émigration irrégulière et la criminalité transnationale. Grâce à leurs capacités avancées d’acquisition et de transmission de données, renseigne la note de la Gendarmerie, ces drones optimisent la couverture opérationnelle des forces de la Gendarmerie avec une réelle amélioration de la réactivité des unités déployées sur le terrain. Le général de division Martin Faye a remercié l’Union Européenne en magnifiant cette initiative qui illustre l’engagement de la Gendarmerie nationale à se doter de moyens modernes pour relever les défis sécuritaires actuels.