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5 avril 2025
COUP DE MASSUE SUR LE PROCESSUS DE PAIX EN CASAMANCE
Les projets d'accompagnement des ex-combattants du MFDC et de réinsertion des populations déplacées se retrouvent brutalement interrompus, laissant des milliers de personnes dans l'incertitude, avec la suspension de l'aide américaine
C’est l’inquiétude à bord du processus de paix en Casamance, avec la suspension/retrait de l’intervention américaine. Les acteurs surpris ne cachent pas leurs tourments et leur désarroi quant aux conséquences désastreuses que pourrait engendrer ce retrait. Ex-combattants, populations déplacées, brutalement sevrés de l’intervention américaine en Casamance par la volonté du gouvernement américain, s’inquiètent et sont préoccupés par la capacité de l’Etat du Sénégal de prendre le relai de cet accompagnement dont ils étaient les bénéficiaires?
Dépendant, en partie, de l’appui américain, avec divers programmes et intervention, le processus de paix en Casamance accuse un coup dur avec la suspension/retrait annoncée de l’aide américaine au Sénégal. Surprise, désolation et désarroi animent, en ce moment, de nombreux acteurs du processus de paix en Casamance qui sont inquiets après la décision de suspendre cette intervention américaine.
Des ONG qui interviennent dans ce processus quittent les lieux et risquent de laisser derrière elles une situation difficile. L’accompagnement des ex-combattants du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) reconvertis risque d’être compromis. L’Initiative pour la Réunification des Ailes Politiques du MFDC (IRAPA), partie prenante de la signature des « Accords de Paix sur le dépôt des armes » des combattants de la faction du MFDC de Diakaye est ébranlée par cette nouvelle donne. Son coordonnateur, Lamine Coly, ne cache pas son inquiétude et ses craintes. Il se dit bouleversé. « En tant que coordonnateur de IRAPA, signataire des accords entre Diakaye et l’Etat du Sénégal, je vois que si l’USAID qui était là pour accompagner Diakaye, s’il n’est plus là, c’est le chaos total. Si les populations qui ont retrouvé leurs localités se retrouvent sans aide, sans accompagnement, c’est la panique. Comment ces populations vont se débrouiller. Est-ce que ces populations ne vont pas retourner pour aller mendier», s’interroge l’acteur de paix.
Les programmes d’infrastructures scolaires et enrôlement à l’état civil des déplacés et ex-combattants du MFDC et leurs familles affectés
M. Coly s’inquiète pour lui-même : « Moi, en tant qu’acteur de paix, je suis étranglé ébranlé parce que j’ai consulté pas mal de populations. Je les ai encouragés sur le retour dans leurs localités. Donc, si ces populations aujourd’hui n’ont pas satisfaction ça risque d’avoir beaucoup de problèmes », déplore-t-il. Des difficultés dans l’accompagnement des populations qui risquent d’aller crescendo les prochains mois, surtout dans la zone de Djignaky où la suspension de «Alliwili 2 Extension», un programme de l’USAID qui intervenait dans le domaine de l’état civil et la consolidation de la paix, pourrait engendrer des conséquences désastreuses sur l’accompagnement des populations de différentes localités de la zone. Pour Alphousseyni Diémé, le maire de la commune de Djignaky, les impacts de ce retrait sont multiples et de plusieurs ordres. «Dans le cadre de l’accompagnement et du processus de paix en Casamance, le projet Usaid Alliwili 2 intervenait dans la commune de Djignaky pour consolider cette paix que l’on veut définitive. L’enrôlement à l’état civil des ex-combattants, de leur famille et, peutêtre même, des communautés mais également la relance des activités économiques qui ont été bloquées pendant tout ce temps qu’a duré le conflit se retrouvent au point mort. Aujourd’hui, c’est un véritable coup dur. Je prends le cas de l’enrôlement à l’état civil, malgré que l’Etat semble revenir par des audiences foraines pour relever le défi, mais il y avait un stock qui était de l’ordre de 50.000 à 60.000 extraits de naissance en suspens. La suspension brutale de toutes ces actions par le gouvernement américain au Sénégal affecte cet accompagnement aussi sur le plan éducatif où le système bénéficiait d’infrastructures scolaires », se désole M. Diéme qui estime que cet arrêt de l’intervention américaine sera durement ressenti dans le processus de paix en Casamance.
Plus de 300 familles de déplacés de retour inquiétés pour la construction de leurs habitats
Et comme si cela ne suffisait pas, ce sont plus de trois cent (300) familles de déplacés qui s’inquiètent également. Elles qui bénéficiaient chaque année de l’accompagnement d’une ONG Américaine. Revenues sur leurs terres, ces populations s’interrogent sur la construction de leurs habitats. Et lorsqu’Ousmane Sanding, le maire de Boutoupa Camaracounda, zone d’intervention de l’ONG américaine Shelt For Life depuis 2017, apprécie, c’est pour étaler toutes ses inquiétudes. «Les populations déplacées sont en train de construire en banco leurs habitats. Et, avec l’hivernage qui approche, ce sont des maisons qui risquent de s’effondrer, si elles ne sont pas couvertes. Et cela risque d’être un désarroi pour les populations. C’est pourquoi nous avons sonné l’alerte pour que ces populations soient prises en charge dans le ‘’Plan Diomaye pour la Casamance’’», lâche le maire de Boutoupa. Le "Plan Diomaye pour la Casamance" (PDC), lancé par le gouvernement sénégalais, vise à revitaliser la région de la Casamance en soutenant le retour des déplacés et en améliorant les infrastructures locales. Le PDC prévoit une enveloppe budgétaire globale de 53,6 milliards de francs CFA. Ces fonds sont destinés à financer des infrastructures essentielles telles que des forages pour l'accès à l'eau potable, des écoles, des routes et le retour des services de l'État dans les zones précédemment abandonnées en raison de l'insécurité. L'objectif est de faciliter le retour de près de 6 000 personnes dans leurs villages d'origine, dont 33 sont encore désertés à ce jour.
Dans le contexte casamançais, « le Plan Diomaye pour la Casamance » apparaît comme une réponse nationale ambitieuse pour combler le vide laissé par le gel de l'aide américaine. En investissant dans des infrastructures de base et en rétablissant les services publics, le plan pourrait viser à continuer à travailler pour environnement propice au retour des déplacés et à leur réintégration durable. Cependant, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne la régularisation de l'état civil des ex-combattants, un aspect crucial s’il en est.
Aujourd’hui, ce retrait de l’intervention américaine plonge la plupart des acteurs du processus de paix dans le désarroi total. L’inquiétude est grandissante et risque de fragiliser le processus de paix qui avait pourtant pris son envol pour une paix définitive. Aujourd’hui, ces acteurs de la paix lancent un cri de cœur pour le retour de l’intervention américaine qui a contribué grandement à l’accompagnement des populations déplacées mais aussi et surtout les ex-combattants du MDFC qui devraient, en attendant, compter sur l’Etat du Sénégal et ses différents programmes et projets, pour accompagner leur réinsertion.
Par Fadel DIA
L’ONU A-T-ELLE ENCORE SA PLACE À NEW YORK ?
L'arrêt brutal de l’aide américaine sera douloureuse car beaucoup trop de personnes ont commis l’erreur d’en dépendre mais, et c’est le bon côté de cette décision, cela peut mettre fin à plusieurs mythes qui l’entourent
Dans une allocution solennelle prononcée à la télévision nationale à l’occasion de la commémoration de la mort de son père, le roi Mohamed VI a annoncé que le Maroc allait racheter à l’Espagne, l’ensemble des iles Canaries, qui sont, après tout, des terres africaines, pour en faire un Dubaï de l’Atlantique, autrement plus attractif et plus enchanteur que celui du Golfe Persique, et aux portes de l’Europe. Quant aux populations locales, elles seront tout simplement transférées dans le pays dont elles parlent la langue, l’Espagne.
On apprend par ailleurs que le président Poutine a révoqué tous les actes qui avaient abouti à la dissolution de l’URSS en 1991 et qu’en conséquence les pays baltes ou l’Ukraine sont réintégrés dans la Russie et que le pouvoir y sera désormais exercé par des gouverneurs nommés par Moscou. En conséquence Vlodmyr Zelenski est purement et simplement révoqué de ses fonctions.
Enfin, le président Xi Jinping a pris la décision de constituer une Grande Chine et de mettre fin à l’indépendance des états à populations majoritairement chinoises, Taiwan, mais aussi Singapour et la Malaisie. Le cas du Viet Nam et des autres pays de la sous- région sera examiné ultérieurement, après examen du taux de sinité de leurs populations respectives… Fake news stupides ? Absurdités ? Oui, mais d’autres du même acabit polluent les médias depuis plusieurs jours sans qu’on doute de leur authenticité, assurément parce que leur signataire est coutumier des faits. Nous sommes entrés dans l’ère de l’absurdité, celle de la force brutale et du « maa tey », celle du déni des grands principes tant chantés par les pays occidentaux qui s’en sont proclamés les inventeurs et les gestionnaires exclusifs. Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, respect de la dignité de la personne humaine, égalité des hommes et des peuples etc., tous ces grands principes sont aujourd’hui bafoués dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique du Nord, à l’intérieur de leurs frontières et à l’extérieur.
Le « bafoueur » en chef s’appelle Donald Trump et s’il nous inquiète plus que les autres, c’est parce qu’il est capable de tout et aussi parce qu’il peut faire tout ce qu’il a promis de faire, y compris le pire ! Ce n’est pas son principal allié, le seul qui compte à ses yeux et dont on se demande si ce n’est pas surtout son manipulateur, qui l’en dissuaderait. C’est en tout cas une forfaiture que le chef du gouvernement de l’Etat d’Israël adoube ce qui n’est rien d’autre que la réédition des crimes qui constituent l’essentiel du cahier de charge de victimaire de son pays. Netanyahou fait peu cas des paroles d’un de ses éminents compatriotes qui disait que l’une des leçons que les Israéliens d’aujourd’hui devraient tirer des malheurs subis par leurs ancêtres, c’est de faire en sorte que ça ne recommence pour personne!
Mais Donald Trump ne s’en prend pas qu’aux Palestiniens. Il porte aussi l’estocade à tous ceux qui bénéficiaient peu ou prou de l’aide américaine, et dans certains cas, il s’agit d’un acte criminel puisque cela peut mettre en danger la vie de millions de personnes qui en dépendaient, pour leur santé ou leur survie. La suspension, ou plus radicalement l’arrêt, de l’aide américaine au développement sera douloureuse parce qu’elle a été brutale et que, malheureusement, beaucoup trop de personnes ont commis l’erreur d’en dépendre mais, et c’est le bon côté de cette décision, cela peut mettre fin à plusieurs mythes qui l’entourent.
Le premier de ces mythes, c’est de croire que c’est une aide désintéressée et purement humanitaire et le premier à réfuter cette assertion est le mieux placé pour le faire : c’est celui qui tient les ciseaux, c’est le chef du « département de l’efficacité gouvernementale », Elon Musk, qui trouve même qu’elle est « criminelle ». Il est en tout cas de notoriété publique, qu’elle cible des objectifs bien précis, vise à servir d’abord les intérêts stratégiques du bailleur et qu’elle a quelquefois des relents de service de renseignements, voire d’espionnage méthodique. Elle n’est pas non plus, et c’est le deuxième mythe, aussi généreuse qu’on le croit et si elle est importante en chiffres absolus, elle est insignifiante au regard de la richesse américaine. Les Etats-Unis ne viennent qu’au 25ème rang mondial si l’on rapporte leur aide à leur PIB : 0,24%, quand la Norvège est à 1,09% !
Il s’agit enfin d’une aide discrétionnaire puisque, pour les derniers chiffres connus, les 4 pays africains qui figurent dans le top 10 de ses principaux bénéficiaires (Ethiopie, Soudan du Sud, Nigéria, RDC, soit au total près de 470 millions d’habitants) ont reçu, ensemble, bien moins de la moitié de ce qu’a reçu la seule Ukraine, qui compte dix fois moins d’habitants …C’est en tout cas la preuve que ce n’est pas « l’aide » qu’ils apportent aux pays pauvres qui peut empêcher les Etats-Unis d’être « great again ».
Une Amérique arc-boutée sur ses dollars et qui ne rêve que de plages et de terrains de golf, une Amérique opposée à la promotion des droits de l’Homme, à la fourniture d’une aide humanitaire conséquente aux plus démunis, au développement durable et à la garantie du droit international, peut - elle être un abri sûr pour l’Organisation des Nations-Unies ? New York n’avait pas été choisie pour abriter son siège pour des raisons purement logistiques et stratégiques, mais aussi parce qu’au sortir de la deuxième Guerre mondiale, les Etats-Unis représentaient la puissance qui avait vaincu les régimes dictatoriaux et qui prêchait la liberté et l’émancipation des peuples.
Mais aujourd’hui ils ont pratiquement quitté le navire ONU, ils se sont retirés de ses organismes les plus symboliques, dont aucun pourtant ne met en péril le bien-être des Américains, et il n’est même pas exclu qu’ils arrêtent toute contribution à son fonctionnement ! Ils ont à nouveau claqué les portes de l’OMS et de l’UNESCO, bêtes noires de Donald Trump, chargées de veiller sur nos corps et nos esprits, et celles du Conseil des Droits de l’Homme, dont la mission est la promotion et la protection des droits humains les plus fondamentaux.
Ils sont sortis de l’Accord de Paris sur le climat signé sous l’égide de l’ONU et dont l’une des ambitions était de fournir aux pays pauvres les moyens d’atténuer les effets du changement climatique dont les pays développés sont les principaux responsables. Ils ont réduit de façon significative leur contribution au fonctionnement de l’URNWA qui a sous son mandat 6 millions de réfugiés palestiniens, 700 écoles et 500.000 élèves. Ils ont pris des sanctions contre la Cour Pénale Internationale, dont ils ne sont pas membres, au seul motif qu’elle s’est interrogée sur la responsabilité du Premier ministre israélien dans le génocide qui est en cours à Gaza, etc.
Les Etats-Unis de Donald Trump ont donc renié tous les principes qui sont à la base de la création de l’ONU, au point qu’on peut se poser la question de savoir si celle-ci peut décemment maintenir son siège dans la métropole d’un pays qui lui est hostile et qui travaille à la discréditer ! C’est une question que malheureusement personne n’osera poser : si dans leurs salons feutrés les chefs d’Etats et rois du monde entier murmurent que Trump est fou ou vulgaire, aucun n’osera l’admonester, car il leur fait peur, pas seulement parce qu’il est fort, mais aussi parce qu’il peut tout dire et tout faire. Nous sommes revenus au temps de Gengis Khan !
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LA VISION DE CHEIKH ANTA A TRAVERS LES YEUX D’ASSANE DIOP
Cheikh Anta Diop a quitté ce monde il y a 39 ans aujourd’hui. Mais des milliers de jeunes s’identifient encore à son savoir. Assane Diop est l’un d’eux. Il explique l’impact qu’a eu ce brillant intellectuel sur son domaine d’étude.
O. Ndongo, M. Diémé et Pape Abdoulaye Sy (Montage) |
Publication 08/02/2025
Cheikh Anta Diop a quitté ce monde il y a 39 ans aujourd’hui. Mais des milliers de jeunes s’identifient encore à son savoir. Assane Diop est l’un d’eux. Il explique l’impact qu’a eu ce brillant intellectuel sur son domaine d’étude.
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CHEIKH ANTA DIOP ETAIT EN AVANCE SUR SON EPOQUE…
Historien et égyptologue sénégalais, le Pr Aboubacry Moussa LAM, également militant pour les langues nationales, revient largement sur la dimension scientifique du célèbre chercheur sénégalais, dont il fut l’assistant à l’Université de Dakar.
Oumar B. NDONGO et Pape Abdoulaye SY (Montage) |
Publication 08/02/2025
Le Sénégal et la communauté scientifique du monde entier commémorent, ce vendredi 6 février, l’anniversaire du décès de Cheikh Anta Diop. Historien et égyptologue sénégalais, le Pr Aboubacry Moussa LAM, également militant pour les langues nationales, revient largement sur la dimension scientifique du célèbre chercheur sénégalais, dont il fut l’assistant à l’Université de Dakar.
« Cheikh Anta Diop était en avance sur son époque… », a notamment déclaré l’auteur du livre Le Triomphe de Maât dans cet entretien.
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LABORATOIRE CARBONE 14, LE LEGS INTEMPOREL DE CHEIKH ANTA DIOP
Au cœur de l’Université éponyme, Cheikh Anta Diop a laissé un héritage qui ne flétrit pas, malgré le temps qui passe. Le laboratoire carbone 14 vibre toujours au rythme des sciences et du savoir, très chers à l’illustre intellectuel disparu il y a 39 ans
Oumar B. Ndongo et Pape Abdoulaye Sy |
Publication 08/02/2025
Au cœur de l’Université éponyme, Cheikh Anta Diop a laissé un héritage qui ne flétrit pas, malgré le temps qui passe. Le laboratoire carbone 14 vibre toujours au rythme des sciences et du savoir, très chers à l’illustre intellectuel disparu il y a aujourd’hui 39 ans. Visite guidée au cœur de ce trésor national avec le Professeur Maurice Ndeye chef du Laboratoire de Carbone 14 de Cheikh Anta Diop.
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil
LE MINISTÈRE DES PÊCHES CONDAMNE FERMEMENT L’AGRESSION D’UN AGENT DE L’ÉTAT
Le ministère a exprimé son indignation après l’agression d’Amadou Kane, un agent en mission de lutte contre la pêche illicite à Joal dans la nuit du 4 au 5 février. Une enquête a été ouverte.
Le ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a exprimé sa profonde indignation face aux violences survenues dans la nuit du 4 au 5 février 2025 à Joal, lors d’une opération de lutte contre la pêche illicite des juvéniles.
Au cours de cette intervention, Amadou Kane, un agent du ministère, a été violemment agressé alors qu’il exerçait ses fonctions dans le strict respect de la réglementation en vigueur. Dans un communiqué officiel, le ministère a réaffirmé sa solidarité totale envers l’agent et a dénoncé une attaque injustifiée contre un serviteur de l’État engagé dans la préservation des ressources halieutiques.
Face à cet acte grave, le Gouvernement a rappelé sa fermeté dans la lutte contre la pêche illicite, assurant que des mesures strictes seront prises contre les auteurs et complices de ces violences. Le ministère a également salué la réactivité des forces de défense et de sécurité, notamment la Gendarmerie nationale, qui a immédiatement lancé une traque du principal suspect et procède à l’identification des autres personnes impliquées.
Le ministère a rappelé que la protection des ressources halieutiques est une priorité nationale, soulignant que toute personne impliquée dans la capture, le transport, la détention, la transformation ou la commercialisation des juvéniles s’expose à des sanctions sévères conformément aux lois en vigueur.
Dans cette optique, les autorités comptent renforcer les dispositifs de contrôle et de répression pour mettre un terme aux pratiques destructrices qui mettent en péril l’équilibre de l’écosystème maritime et la pérennité des ressources halieutiques.
Le ministère invite tous les acteurs du secteur de la pêche à respecter scrupuleusement les règles établies, rappelant que seule une exploitation durable des ressources maritimes permettra de garantir la survie du secteur et la préservation des moyens de subsistance des communautés de pêcheurs.
PAR ISMAILA DIALLO
S’AFFRANCHIR DE LA DÉPENDANCE
Il y a des moments dans l’histoire d’un peuple où l’épreuve devient l’étincelle du renouveau. La suspension de financements étrangers, notamment ceux décidés par l’administration Trump, sonne pour le Sénégal comme un électrochoc brutal mais nécessaire.
Il y a des moments dans l’histoire d’un peuple où l’épreuve devient l’étincelle du renouveau. La suspension de financements étrangers, notamment ceux décidés par l’administration Trump, sonne pour le Sénégal comme un électrochoc brutal mais nécessaire. Pendant des décennies, nous avons vécu sous perfusion, croyant que l’aide extérieure était une solution alors qu’elle n’était qu’un poison lent, un piège doré qui nous a maintenus dans la soumission et la précarité.
Mais aujourd’hui, l’illusion se dissipe. Nous sommes face à une vérité implacable : personne ne viendra nous sauver. Personne ne construira notre avenir à notre place. La dépendance nous a enfermés dans un cycle vicieux où nous empruntions pour rembourser des dettes, où nos ressources étaient pillées tandis que nous restions spectateurs de notre propre appauvrissement.
Le Premier ministre Ousmane Sonko l’a dit avec force : notre développement doit être endogène. Ce n’est plus une simple option, c’est un impératif vital. Il est temps de rompre avec cette fatalité économique qui nous condamne à tendre la main. Il est temps d’ouvrir les yeux sur nos propres richesses, sur notre potentiel inexploré. L’industrialisation n’est pas un rêve lointain, elle doit être une réalité immédiate. Nos ressources naturelles, notre jeunesse dynamique, notre intelligence collective sont les véritables leviers de notre prospérité.
Mais pour cela, il faut un changement radical. Il faut briser les chaînes de la corruption qui gangrène nos institutions. Il faut traquer l’évasion fiscale, bloquer les fuites de capitaux, récupérer chaque franc volé au peuple sénégalais. Chaque entreprise, chaque citoyen doit comprendre que l’intérêt national prime sur les intérêts personnels. Ce combat est celui de la dignité, de la souveraineté et de la justice.
L’histoire nous observe. Sommes-nous prêts à écrire un nouveau chapitre ? Un chapitre où le Sénégal ne sera plus un mendiant du monde, mais un bâtisseur de son propre destin ? Un chapitre où nous transformerons nos matières premières au lieu de les exporter brutes pour enrichir d’autres nations ?
La réponse ne viendra pas d’ailleurs. Elle est en nous. Le choix nous appartient : subir ou se relever.
Et cette fois, nous avons l’obligation de nous relever.
PAR MANSOUR FAYE
SCANDALEUSE DÉCISION PAR ARROGANCE ET IGNORANCE
La récente conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OMVG à Banjul continue de faire des vagues. L'ancien ministre dénonce une décision, qui, selon lui, compromet les intérêts stratégiques du Sénégal dans le projet énergétique régional.
La conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVG s’est tenue récemment à Banjul où le Senegal était représenté par son Premier ministre. Pour rappel, cette instance est la plus haute dans l’architecture de la gouvernance du système. Entre autres prérogatives, par résolution, elle peut décider définitivement des points d’échanges ayant connu des blocages, pour diverses raisons, au niveau de l’instance du conseil des Ministres de l’organisme.
Je précise que l’OMVG, comme l’OMVS, fonctionne, par consensus à toutes les échelles et pour tous les sujets. Les projets initiés par les pays membres les engagent sur l’endettement et le partage du productible, selon une clé de répartition définie de commun accord.
L’OMVG a initié un projet Energie qui a deux composantes:
- un réseau de transport (appelé ligne d’interconnexion ou autoroutes de l’électricité) de plus de 1700 km, dont le financement dépasse les 700 millions USD;
- l’aménagement hydroélectrique de Sambangalou pour la production d’énergie d’environ 128 Mégawatts et le régulation du fleuve Gambie avec un financement de près de 400 Millions d’euros.
L’exploitation de la production (comme d’habitude) nécessite la création d’une société d’exploitation et de gestion.
C’est ainsi que la SOGESART a été créée.
Lors du processus de négociations pour sa mise en œuvre, il était clairement défini que le Sénégal se positionnerait pour abriter le Siège (probablement à Kedougou) mais surtout prendre le poste de Directeur Général, tout au moins durant la période de remboursement de l’investissement.
Je rappelle que le Senegal, étant le seul pays membre éligible au niveau des partenaires financiers, s’est porté garant de l’endettement de ce projet.
À Banjul, notre frivole tout Puissant Son Altesse Sérénissime « demi-dieu », faisant fi des conseils et suggestions des experts du secteur, aurait pris la décision catastrophique et incompréhensible de ne se contenter que du poste de SG, laissant ainsi les choix du siège et du DG aux deux autres pays membres.
Il semble ignorer que le SG d’une structure d’exécution n’a aucune influence sur les décisions ou la gestion du DG.
La seule question atone qui l’intéressait, était celle relative à l’exonération ou non sur l’accord de siège, nonobstant tous les autres avantages. Thieyy….la fiscalité, toujours la fiscalité…j’ai encore vraiment peur pour notre pays!
En tout de état de cause, le Sénégal n’aura aucune maîtrise sur la viabilité et la rentabilité de la SOGESART. Le risque réel que la garantie donnée par notre pays soit appelée , n’est pas à écarter. Aujourd'hui, tous les acteurs sénégalais du secteur sont effarés et désolés au plus haut point.
Dommage pour notre pays qui subit les conséquences de cette hérésie qui entraîne d'énormes pertes d'opportunités, notamment des emplois; mais pire encore, des risques inutiles de remboursement de centaines de millions de US dollars.