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6 avril 2025
Par Sidy DIOP
MOUSTAPHA NIASSE, LA DER D’UN POLITICIEN HABILE
Il a traversé les régimes comme d’autres traversent les décennies. Dans un pays où les carrières politiques s’éteignent parfois aussi vite qu’un feu de paille, l'homme a tout connu : les palais feutrés, les trahisons en douce, les alliances inattendues...
On ne fait pas plus inoxydable que Moustapha Niasse. L’homme a traversé les régimes comme d’autres traversent les décennies : sans jamais perdre l’équilibre. Il a été là sous Senghor, il a été là sous Diouf, il a été là sous Wade, il a été là sous Macky. Et aujourd’hui, après une carrière aussi longue qu’un discours de politique générale à l’Assemblée nationale, il s’apprête à passer la main.
Il y a quelque chose de fascinant chez ces hommes politiques capables de rester dans le jeu, quoi qu’il arrive. Niasse a tout connu : les palais feutrés, les salles de réunion enfumées, les trahisons en douce, les alliances inattendues. Il a été ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée, chef de parti, faiseur de rois et éternel survivant. On le disait fini en 2000, et il est revenu. On le disait marginal en 2012, et il s’est retrouvé troisième homme de la présidentielle avant de rallier Macky Sall et de prendre la tête du Parlement. L’art de toujours retomber sur ses pieds.
Dans un pays où les carrières politiques s’éteignent parfois aussi vite qu’un feu de paille, Niasse a su durer. Pas en faisant du bruit, pas en jouant les tribuns enflammés, mais en restant là, solide, discret, patient. Il n’a jamais eu le panache d’un Wade, ni l’aura d’un Senghor, ni même la ruse d’un Macky Sall. Mais il a eu cette qualité rare : la constance. Il n’a jamais brûlé ses vaisseaux, jamais claqué la porte trop fort, jamais insulté l’avenir. Résultat : il a toujours trouvé une porte ouverte quelque part. Aujourd’hui, il dit vouloir tourner la page.
Quitter la vie politique, laisser l’AFP à d’autres. Peut-être. Mais après tant d’années à tirer les ficelles, peut-on vraiment s’arrêter ? Peut-on se contenter de regarder le jeu sans y participer ? Il y a fort à parier que Moustapha Niasse restera, d’une façon ou d’une autre, une voix qui compte. Un de ces sages que l’on consulte, que l’on écoute, qui glisse un conseil ici, une mise en garde là. Car quand on a passé une vie à faire de la politique, on ne raccroche jamais vraiment. On fait semblant, c’est tout.
Succéder à Niasse ? Bonne chance. Il avait « choisi l’espoir » le 16 juin 1999, combattu vigoureusement Abdou Diouf et Ousmane Tanor et fait chuter l’historique Parti socialiste. Son devoir accompli, Moustapha Niasse s’en va. Enfin, c’est ce qu’il dit. Après une carrière aussi longue qu’un embouteillage sur l’Autoroute de l’Avenir, le patron de l’Afp prépare donc sa sortie. Il l’assure, il passe la main. À qui ? Ça, c’est une autre histoire. Parce que prendre la relève d’un homme qui a fait de la longévité un art, ce n’est pas une mince affaire.
Niasse, c’était la boussole de l’AFP, le dernier des mohicans du socialisme à la sauce sénégalaise. Il a traversé les régimes, évité les tempêtes, toujours su quand s’accrocher et quand lâcher du lest. Le remplacer, c’est un peu comme vouloir rejouer «La Tragédie du roi Christophe» sans Douta Seck. Alors, qui ? Un fidèle lieutenant ? Un jeune loup ? Un ancien repêché des marées politiques ? Il faudrait quelqu’un d’assez habile pour maintenir l’AFP à flot, d’assez respecté pour ne pas la voir exploser en vol et d’assez patient pour attendre le prochain virage de l’histoire.
Et surtout, d’assez malin pour faire oublier qu’en dehors de Niasse, l’AFP, c’était surtout… Niasse. On nous dit qu’il y a des prétendants. Bien sûr. Il y en a toujours. Mais tenir le gouvernail après un capitaine aussi endurant, c’est une autre paire de manches. Parce qu’après le départ du sage, il reste souvent une question en suspens : à quoi sert un parti sans son pilier ?
Par Ousmane BADIANE
PLEINS FEUX SUR LES LISTES ELECTORALES 2025
Du 1er février au 31 juillet 2025 les projecteurs de l’actualité électorale vont être braqués sur le théâtre des activités liées à la révision ordinaire des listes électorales, en perspective des prochaines élections locales.
Du 1er février au 31 juillet 2025 les projecteurs de l’actualité électorale vont être braqués sur le théâtre des activités liées à la révision ordinaire des listes électorales, en perspective des prochaines élections locales.
Conformément aux dispositions des articles L.37 et R.28 du décret n° 2021-1196 portant partie réglementaire du Code électoral, ces opérations entrent dans le cadre de la mise à jour du fichier électoral. Elles revêtent une importance capitale si l’on sait que la dernière révision ordinaire des listes électorales remonte à 2016, soit neuf (9) ans, jour pour jour. Cette opération de révision ordinaire des listes électorales qui s’inscrit dans le cadre des efforts pour renforcer la transparence et l’inclusivité du processus électoral est d’autant plus importante qu’elle va permettre aux primo votants de pouvoir s’inscrire dans les différentes commissions administratives ouvertes sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. Comme chacun le sait, l’élection présidentielle du 24 mars 2024 et les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, ont marqué le début de l’ouverture d’un nouveau cycle politique marqué par l’avènement et l’immixtion active d’une nouvelle génération de jeunes dans l’espace politique. C’est ce processus qui a conduit à la victoire de la coalition « Diomaye président » dont le candidat Bassirou Diomaye Diakhar Faye de Pastef âgé seulement de 44 ans (devenant ainsi le plus jeune président de la République du Sénégal issu de l’opposition), a remporté la victoire de la présidentielle du 24 mars avec 54,28% des suffrages dès le premier tour, donnant incontestablement à ce scrutin, les allures d’un référendum. C’est dire que la jeunesse a joué un rôle de premier plan dans le processus qui a conduit à la victoire de cette coalition. Cette tendance, loin de s’estomper, va au contraire s’exacerber et s’amplifier, si l’on sait que la population sénégalaise est composée de plus 60% de jeunes qui n’ont pas encore atteint la majorité électorale (18 ans).
C’est dire que dorénavant, la composante « jeune », dans les échéances à venir, comme dans celles futures, va faire l’objet d’une attention particulière de la part de tous les acteurs politiques, en raison des enjeux essentiels qu’elle constitue dans notre société. La révision ordinaire des listes électorales qui va démarrer le 1er février pour s’achever le 31 juillet 2025, intervient dans un contexte particulier de l’évolution de notre société. Le président de la République a annoncé à l’occasion de son message du 31 décembre 2024, l’ouverture prochaine de concertations sur des questions constitutionnelles, mais aussi électorales, notamment la problématique du financement, de la rationalisation des partis politiques et d’autres questions majeures concernant le processus électoral. Ces concertations sont d’autant plus urgentes et impérieuses que nous assistons de plus en plus à une inflation exponentielle et continue de candidats et des listes en compétition, dans un écosystème de près de 400 partis légalement constitués, pour une population de 18 millions d’habitants.
Les implications financières que ces consultations électorales, de surcroit très rapprochées (présidentielles, législatives, locales et référendaires) constituent des charges très lourdes sur le budget de l’État. La révision de listes électorales est une étape première et importante du processus électoral. Dans la chronologie des opérations électorales, elle est suivie de beaucoup d’autres étapes du cycle électoral, jusqu’à la phase finale et ultime, le vote. Le principe directeur des listes électorales réside dans le fait qu’elles sont régies par la règle de la permanence qui stipule à l’article L.37 du Code électoral, que « les listes électorales sont permanentes ».
De cette permanence, il résulte, en principe, que les listes électorales ne peuvent et ne doivent pas être modifiées pour quelque raison que ce soit en dehors des périodes de révision, prévues à l’article R.29 du Code électoral qui stipule : « Au plus tard cinq (05) jours avant le début de la révision des listes électorales, les autorités administratives compétentes instituent, par arrêté, des commission d’établissement et de révision des listes électorales, et précisent les horaires ainsi que les lieux où elles doivent siéger. Ces commissions sont constituées en application de l’articleL.39. Elles informent les partis politiques de la date de démarrage de la révision en vue de leur représentation. »
La dérogation à cette règle de la permanence est intervenue 02 (deux) fois dans notre histoire électorale. La première fois c’est sous le magistère du président Léopold Sédar Senghor en 1977, au moment de l’informatisation du fichier électoral. Les listes antérieures à cette période qui dataient de l’époque coloniale, ont fait l’objet d’une annulation par l’article 1er de la loi n°77 du 05 janvier 1977. La deuxième fois où les listes électorales ont été annulées, c’est sous le magistère du président Abdoulaye Wade en 2005, avec la loi n° 2004-32 du 25/08/2004, qui a annulé toutes les listes électorales, et a prescrit l’établissement de nouvelles listes basées uniquement sur une carte nationale d’identité numérisée.
Le Code électoral prévoit une révision annuelle ordinaire des listes qui, généralement, s’effectue du 1er février au 31 juillet et une révision exceptionnelle en année électorale, dont les délais sont fixés par un décret du président de la République. La révision des listes électorales, c’est essentiellement 04 (quatre) opérations : • Inscriptions : Inscrire sur les listes les primo votants qui viennent d’avoir l’âge électoral (18 ans) et les citoyens remplissant les conditions, mais qui n’y figuraient pas, et qui souhaitent s’inscrire pour pouvoir s’acquitter de leurs devoirs civiques. • Radiations : Rayer de la liste les personnes décédées ou déchues de leurs droits civiques pour condamnation. • Modifications : Pour les personnes qui veulent changer d’adresse électorale ou qui étaient frappées d’une incapacité juridique provisoire, et qui souhaitent recouvrer le droit de vote. •
Changement de statut qui concerne l’électeur civil devenu militaire ou paramilitaire ou vice versa. L’article R.32, précise que pour prouver son rattachement à la collectivité territoriale, si l’adresse domiciliaire ou le lieu de naissance qui figure sur la carte nationale d’identité ne se trouve pas dans la circonscription électorale, l’électeur doit produire un certificat de résidence. S’il y a carence dans la délivrance du certificat de résidence quarante-huit heures après la demande, l’autorité administrative y pourvoit sur rapport du service de Police ou de Gendarmerie territorialement compétent. À défaut du certificat de résidence, l’électeur doit présenter soit une facture d’eau, d’électricité ou de téléphone soit un quitus fiscal. La facture ou le quitus fiscal doit être établie au nom de l’électeur et dater d’au moins six (06) mois.
L’inscription sur les listes électorales est un acte individuel qui requiert la présence physique de l’électeur au niveau des commissions administratives compétentes, sous la supervision et le contrôle de la CENA (Commission Electorale Nationale Autonome). Les représentants des partis politiques ou coalitions de partis politiques légalement constitués, siègent dans les commissions administratives instituées à cet effet. (Art. L. 37). Dans l’histoire de la procédure des inscriptions sur les listes électorales au Sénégal, on peut distinguer 02 (deux) grandes périodes : celle d’avant l’acte III de la décentralisation et celle à partir de l’acte III instituée en 2013, un an après l’accession du Président Macky Sall à la magistrature suprême. À partir de l’acte III de la décentralisation Rappelons que le principe directeur de l’acte III de la décentralisation : c’est la territorialisation des politiques publiques. Cela veut dire quoi ? C’est le fait de partir des exigences exprimées à la base par les populations dans les territoires, pour leur offrir des missions pertinentes de service public.
L’acte III ayant supprimé les communautés rurales, les communes d’arrondissement et les régions (collectivités locales), il a été procédé à la communalisation intégrale c’est à dire, à la transformation des communautés rurales et des communes d’arrondissement, en communes de plein exercice. Quant au département, il a été érigé en collectivité locale, en remplacement de la région. C’est ainsi que le Sénégal dispose depuis 2013, de deux (02) ordres de collectivités territoriales réparties en 558 communes et 46 départements (collectivités). Rappelons qu’avant l’acte III, il y avait 373 communautés rurales, 185 communes et 14 régions. La collectivité territoriale est une nouvelle approche conceptuelle. C’est d’abord et avant tout, un construit social, économique, politique et spatial qui détermine de nouvelles formes d’organisation et de gestion des espaces d’exercice du pouvoir local. Les conditions d’inscription sur les listes électorales sont désormais au nombre de huit (08). Ces conditions régissent les inscriptions à l’intérieur du pays et celles des sénégalais établis à l’étranger, communément appelés les sénégalais de la diaspora. Les inscriptions à l’intérieur du pays concernent les communes.
Les conditions sont au nombre de sept (07). 1. Ceux qui y sont nés ; 2. Ceux dont l’un des ascendants au 1er degré y réside ; 3. Tous les électeurs qui ont leur domicile réel dans la commune ou qui y résident depuis six (06) mois au moins ; 4. Ceux qui ont une attache fiscale sans interruption pendant trois (03) ans au moins ; 5. Ceux qui sont assujettis à une résidence obligatoire ; 6. Ceux qui, en période de révision ordinaire, ne remplissant pas les conditions d’âge et de résidence lors de la formation de la liste, les rempliront avant la clôture définitive ; 7. Ceux qui, en période de révision exceptionnelle, rempliront les conditions d’âge au plus tard le jour du scrutin ; Pour les sénégalais de l’extérieur Ceux immatriculés au Consulat du Sénégal, sur leur demande, peuvent être inscrits sur la liste électorale de l’une des communes suivantes : a). Commune de naissance ;b). Commune de leur dernier domicile ou de leur dernière résidence à condition que cette résidence ait été de six (06) mois au moins ; c). Commune où est inscrit l’un de leurs ascendants ou de leurs descendants au 1er degré. (Art. L. 34 et L.35) Code électoral, édition 2022. Voilà les conditions d’inscription sur les listes électorales, à partir de l’acte III de la décentralisation, pour l’intérieur du pays comme pour les sénégalais établis à l’étranger. Comme on le constate, les notions de Domicile et Résidence sont au cœur des conditions d’inscription sur les listes électorales. Le domicile n’est pas la résidence. Il n’est pas non plus l’habitat ni l’adresse. Le domicile au sens du Code électoral n’a pas la même signification que dans le Code civil, ou le Code pénal, ou le Code de procédure pénale, ou le Code des obligations civiles et commerciales ou le Code du travail ou même le Code de la famille. La loi n° 72-61 du 12 juin 1972, portant Code de la famille, distingue quatre (04 types de domicile : (le domicile personnel, le domicile professionnel, le domicile légal et le domicile élu). (Art. 12). Le Code électoral parle de domicile « réel » qui signifie domicile politique.
C’est la circonscription électorale de l’électeur. Dans le dispositif électoral sénégalais, ne l’oublions pas, tout électeur est rattaché à une circonscription électorale qui constitue son principal établissement où il exerce son devoir civique. Comme le précise l’article L.38 du Code électoral : « la personne est domiciliée au lieu de son principal établissement et pour son activité professionnelle au lieu où elle exerce celle-ci. Au sens du présent code, la résidence s’entend comme le lieu d’habitation effective et durable dans la commune ». Il y a lieu de préciser que 03 (trois) caractéristiques fondent la notion de domicile : la fixité, la durée et la nécessité juridique. En conclusion, la révision ordinaire des listes électorales qui va démarrer le 1er février 2025 va polariser les feux de l’actualité politique, en perspective des prochaines élections locales prévues en 2027, selon les dispositions constitutionnelles en vigueur. En raison de ses enjeux, ce scrutin va déterminer de façon décisive le cours politique dans notre pays, singulièrement la présidentielle 2029.
Par Ousmane BADIANE
Expert électoral
PIKINE, JAMONO, DSC, RS YOFF, GFC ET WALLY DAAN FONT UNE BONNE ENTAME
La Coupe de la Ligue, nouvelle formule, met aux prises les clubs professionnels. Elle est réservée aux joueurs de moins de 20 ans, avec l’autorisation d’en aligner trois de plus de 20 ans.
Les équipes de l’AS Pikine, Jamono de Fatick, Dakar Sacré Cœur(DSC), Renaissance sportive de Yoff, Guédiawaye FC et Wally Daan ont fait une bonne entame en Coupe de la Ligue, en obtenant, jeudi, chacune une victoire lors de la première journée de cette compétition.
L’AS Pikine a reçu et battu (1-0) le Jaraaf au stade Alassane Djigo, dans la poule H. Moustapha Kane a inscrit l’unique but à la 63e mn. Avec cette victoire, les pikinois s’emparent de la tête de cette poule où AJEL a tenu en échec (1-1)Tengueth FC, lors du derby de Rufisque.
Dans la poule B, Jamono de Fatick a étrillé (3-1) le Stade de Mbour, tandis que la SONACOS a battu (1-0) AS Bambey dans le derby de la région de Diourbel. Au Stade municipal de Ngor, Dakar Sacré-Cœur a surpris (2-1) l’Union sportive de Ouakam(USO). La Renaissance sportive de Yoff a largement dominé (5-1) le Dakar université club(DUC) dans la Poule E, où l’AS Cambérène et l’AS Douanes se sont neutralisés (1- 1).
Dans la Poule D, Guédiawaye FC a battu (1-0) Gorée. Wally Daan est venu à bout de Thiès FC sur le même score. Mercredi, les équipes de Diambars, Génération Foot (GF), Linguère, HLM et l’AS Kaffrine ont réussi une bonne entrée en signant chacune une victoire.
La Coupe de la Ligue, nouvelle formule, met aux prises les clubs professionnels. Elle est réservée aux joueurs de moins de 20 ans, avec l’autorisation d’en aligner trois de plus de 20 ans.
Les équipes professionnelles sont réparties en huit poules de quatre dans une compétition qui se dispute en aller et retour. Après cette première phase, il y aura les huitièmes de finale, les quarts, les demi-finales et la finale.
OUI, AMARA DIOUF SERA UN JOUEUR DU FC METZ !
Le pépite sénégalaise Amara Diouf fait parler d’elle, en raison notamment d’un litige avec l’académie Génération Foot. Frédéric Arpinon a toutefois assuré que le pensionnaire de Génération Foot sera, « normalement », un joueur du FC Metz à sa majorité.
Le pépite sénégalaise Amara Diouf fait parler d’elle, en raison notamment d’un litige avec l’académie Génération Foot. Frédéric Arpinon a toutefois assuré que le pensionnaire de Génération Foot sera, « normalement », un joueur du FC Metz à sa majorité.
Invité de l’émission Graoully Mag ce jeudi sur Moselle TV, Frédéric Arpinon s’est exprimé sur de nombreux sujets, liés de près ou de loin au mercato des Grenats. Le directeur sportif du FC Metz a notamment répondu à une interrogation sur Amara Diouf, la dernière pépite en date de Génération Foot.
A tout juste 16 ans, l’attaquant compte déjà deux sélections en équipe A du Sénégal. Son cas fait parler puisqu’un litige l’oppose à l’académie de Dakar. Un conflit qui semble se dissiper puisque Mady Touré, président de Génération Foot, a confié au micro de Match360 qu’il allait lui-même « s’occuper de la carrière d’Amara » et que le joueur devrait probablement rejoindre les Grenats à sa majorité.
Une hypothèse que Frédéric Arpinon a confirmée. « Oui, normalement, Amara Diouf sera un joueur du FC Metz. J’ai travaillé pendant deux ans à l’académie, je l’ai découvert là-bas. Son contrat se termine cette année à Génération Foot mais il va re-signer, si ce n’est pas déjà fait. Il faut qu’il ait 18 ans pour venir en Europe », a expliqué le dirigeant messin. De quoi rassurer les supporters du FC Metz, pour l’instant, sur l’avenir de la pépite…
LA JEUNESSE MONDIALE MONTE AU FILET
C’est encore réparti pour le « Sénégal World Tennis » qui se jouera du 10 au 22 février prochain et en deux étapes (J60 et J30) dans les courts de tennis de l’Olympique club de la corniche-ouest.
Le gotha du tennis mondial remonte au filet pour le tournoi international juniors de tennis « Sénégal World tennis tour » qui se joue du 10 au 22 février sur les courts de l’Olympique club. Pendant deux semaines, les joueurs de 25 nationalités se mesureront dans le circuit dakarois à la recherche de points ATP..
C’est encore réparti pour le « Sénégal World Tennis » qui se jouera du 10 au 22 février prochain et en deux étapes (J60 et J30) dans les courts de tennis de l’Olympique club de la corniche-ouest. Des joueurs entre 13 à 18 ans, en provenance issue des cinq continents et de 25 nationalités vont se confronter à la recherche des points (J60 pour la première semaine et 30 pour la deuxième semaine du tournoi).
Pour cette 9e édition, les organisateurs attendent une fois de plus à un plateau de qualités. Des jeunes joueurs confirmés sont encore attendus sur les courts dakarois. Un circuit qui reste depuis quelques années l’un des plus prisés par les dirigeants de différentes nationalités. Outre son bon niveau, le tournoi international de Dakar a conforté sa place dans le giron du tennis par la qualité de son organisation.
« Beaucoup de joueurs décident de revenir dans le tournoi. Si le tournoi perdure, c’est plutôt la qualité organisationnelle depuis la première édition. Le tournoi vous prépare à avoir un bon niveau international. Il leur permet de s’affirmer. On a une telle attractivité que les joueurs viennent du Mexique, de l’Inde, de l’Australie, du Paraguay. Il y a des Coréens qui ont découvert la filière dakaroise. Il y a les bouches-à-oreille qui font que les Académies appellent de temps à temps pour revenir dans le circuit », a confié Baidy Dieng, un des directeurs du Tournoi.
Les jeunes talents sénégalais ne seront pas en reste. Ils seront présents aussi bien dans les tableaux. Ils seront représentés par Iyad Younes; Ryad Hoballah, qui accumulent déjà une bonne expérience avec déjà quatre participations. Mais aussi le tout prometteur Charles Gérard qui sera en sa toute première. Dans le tableau féminin, Léa Proseti, sera la seule sénégalaise en lice. Au retour d’une belle prestation à Abidjan, elle descendra pour la quatrième fois dans le circuit. La compétition démarre avec les matchs de qualification prévue ce weekend. Les premiers services du tour seront donnés ce lundi 10 févier. Les demi-finales simples et doubles en garçons et finales sont prévues le jeudi 13 février. Elles seront suivies par les demi-finales le vendredi. La finale du J60 est calée le samedi 15 février.
Les concurrents reprennent la raquette pour la deuxième semaine du tournoi J30) prévue 17 au 22 février.
DÉCÈS DE MARIE-JOSÉ CRESPIN, PIONNIÈRE DE LA MAGISTRATURE SÉNÉGALAISE
Marie-José Crespin est décédée hier jeudi à 88 ans. Premier président de la Cour de cassation de Dakar, Marie-José Crespin est l’une des premières femmes magistrates du Sénégal et la première à occuper ce poste.
Née le 27 juillet 1936 au Dahomey (actuel Bénin), d'un père métis de Saint-Louis et d'une mère française, Marie-José Crespin est décédée hier jeudi à 88 ans. Premier président de la Cour de cassation de Dakar, Marie-José Crespin est l’une des premières femmes magistrates du Sénégal et la première à occuper ce poste. Elle est la première femme à avoir siégé au sein du prestigieux Conseil constitutionnel. Elle est nommée membre de ladite juridiction par décret présidentiel n°92-919 du 17 juin 1992. Elle a été aussi la première femme à présider les Assises dans les affaires criminelles au Sénégal. Mme Marie-José Crespin a été élevée à la dignité de grand officier. Elle part à la retraite en 2001.
Issue d’une lignée d’avocats, avec un grand-père et un père exerçant cette profession, sa famille s’installe à Gorée dans les années 1950.
Descendante de Signares, ces dames de la bourgeoisie métisse de l'époque de la traite négrière, elle était reconnaissable par sa chevelure neigeuse, elle compte parmi ses ancêtres des Français installés à Saint-Louis-du-Sénégal dès 1790.
C'est à Gorée, où elle a vécu, qu'elle a consacré son énergie. En juin 2003, elle a lancé « Gorée, Regards sur cours », visant à valoriser le patrimoine intérieur de l'île et ses artistes plasticiens. Dans une pièce de sa belle demeure du XVIIIe siècle, proche de la maison des Esclaves, elle a ouvert une galerie d'art où elle exposait les œuvres de Gora M'Bengue, maître de la peinture sous verre disparu en 1980.
L'ex-magistrat a aussi œuvré pour la préservation de Gorée, site classé au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Membre active « des Amis de la nature », avec Souley Keita, elle a contribué au reboisement de l'île en plantes et arbres fruitiers. Il y a quelques années, face à un projet de village de vacances porté par un célèbre tour-opérateur français, elle fut la première à s'y opposer.
La Goréenne était aussi artiste. Adolescente, elle collectionnait les perles anciennes. Puis, elle a créé de magnifiques bijoux et a mis en place un petit musée dédié à l'histoire de la perle africaine.
Marie-José Crespin a incarné une vie dédiée à la justice et à la culture, laissant une empreinte indélébile sur le paysage sénégalais.
Ses intimes l’ont décrite touchante par sa sincérité quand elle partageait ses projets: continuer à vivre sur son île, son refuge en bord de mer, où elle explorait l'histoire des perles. Il y a peu elle rêvait encore de découvertes et de voyages. Celui-ci est le dernier.
639 MEDIAS DECLARES, 258 EN REGLE ET 381 NON CONFORMES
Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a publié hier, jeudi 6 février 2025, la liste des médias conformes aux dispositions règlementaires fixées par l’Etat du Sénégal.
Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a publié hier, jeudi 6 février 2025, la liste des médias conformes aux dispositions règlementaires fixées par l’Etat du Sénégal. Au total, parmi les 639 organes à s’être déclarés, seuls 258 sont en règle et 381 non conformes.
Le Directeur de la Communication, Habibou Dia, a fait face à la presse hier, jeudi 6 février 2025, pour dévoiler la liste des médias qui ont été reconnus conformes aux dispositions règlementaires en vigueur au Sénégal, après le contrôle. Au terme du processus, dit-il, «un tableau global avec 639 médias déclarés, 258 conformes et 381 médias non conformes ; soit à peu près 40,5% de médias conformes», est retenu.
Poursuivant ses explications, Habibou Dia, souligne : «28 télévisions sont conformes aux normes. Pour les quotidiens, le nombre est de 85 déclarées. 115 radios privées déclarées, 134 radios communautaires déclarées, dont 39 restent toujours non identifiables parce qu'ils ont juste mis radios communautaires, 53 WebTV et 224 médias en ligne».
Parmi les 224 médias en ligne retenus, seuls 123 ont pu ou ont essayé au moins de fournir des contrats pour leurs employés. «On considère donc que près de la moitié font travailler leurs journalistes dans le noir ou n'emploient juste personne et que c'est juste une personne qui peut être fait le photographe, le preneur de son, le cadreur, le rédacteur en chef, le directeur de publication et le reporter. Ce qui, en l'absolu, est impossible», a trouvé Habibou Dia.
Seules 80 entreprises de presse en ligne ont déposé des contrats en bonne et due forme, conforme au Code du travail, conforme à la Convention collective. Toujours pour la presse en ligne, le Directeur de la Communication informe que seules «48 ont le nombre de journalistes requis en termes d'expérience pour occuper la fonction de directeur de publication et de rédacteur en chef». Pour les télévisions, deux n’ont pas les qualifications requises pour émettre. De même il y a «45 radios privées, commerciales ou se prétendant radios qui ne sont pas conformes», at-il ajouté. Les manquements constatés dans les médias sont aussi : «176 sites web qui, soit ont déclaré des sites web, le nom de domaine ne marche pas, ou c'est une seule personne, ou n'emploient personne, ou n'ont pas de directeur ou de rédacteur en chef», a dit Habibou Dia. Pour la presse écrite, 57 quotidiens PDF avec des unes électroniques et qui ne se conforment pas au dépôt légal ont été recensés.
Pour Habibou Dia, «l’objectif est d’arriver à un écosystème stable, avec des acteurs clairement identifiés, des journalistes professionnels qui exercent leur métier avec responsabilité, des reporters et des techniciens employés légalement, qui bénéficient de contrats de travail et des protections sociales qui leur reviennent». Pour ce faire, l’Etat ne lésinera pas sur les sanctions. Il prévient, de ce fait, «les radios privées n'ayant pas de Conventions et de Cahiers de charges, ou ne s'étant pas déclarées par défiance vis-à-vis de l'autorité»
D’ailleurs, à l'installation du Collège du CNRA, ajoute-t-il, «il leur sera demandé de retirer leurs fréquence». Pis ajoute Habibou Dia, «ceux qui ne sont pas journalistes et qui s’entêtent d’exercer le métier ou qu'ils aient fait de fausses déclarations, encourront les poursuites conformes aux infractions commises».
L’Etat veillera aussi à ce que «les cotisations sociales des travailleurs soient respectées». Mieux, il «veillera à ce que les droits de 129 journalistes pour lesquels nous n'allons pas lésiner sur les moyens pour exiger de leurs employeurs de se régulariser vis-à-vis de la situation légale et de permettre à ces journalistes d'avoir des contrats en bonne et due forme. A terme, donc, nous allons arriver à 360 journalistes au moins qui vont rentrer dans un cadre normal d'employabilité».
CES OBSTACLES QUI PLOMBENT LA COMPETITIVITE DU SECTEUR PRIVE NATIONAL
Les obstacles majeurs à l’investissement et à la compétitivité des entreprises ont été identités. Il s’agit entre autres de l’accès au foncier, au financement et aux marchés.
L’Apix a organisé hier, jeudi 6 février, un déjeuner de travail avec le privé national. L’objectif principal de cette concertation est de renforcer le dialogue et la collaboration entre les pouvoirs publics. Au cours des échanges, les obstacles majeurs à l’investissement et à la compétitivité des entreprises ont été identités. Il s’agit entre autres de l’accès au foncier, au financement et aux marchés.
Dans le cadre du renforcement du dialogue et de la collaboration avec les acteurs du secteur privé, l’Apix a organisé hier, jeudi 6 février, un déjeuner de travail avec le privé national. L’objectif principal de cette concertation est de renforcer le dialogue et la collaboration entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques afin d’améliorer l’environnement des affaires et de favoriser une croissance durable et inclusive.
Lors des échanges, les obstacles majeurs à l’investissement et à la compétitivité des entreprises ont été identités. « Parmi les obstacles, nous avons relevé l’accès au foncier, à l’énergie à moindre coût pour développer l’industrie, l’accès au financement avec l’absence d’une banque d’affaire pour pouvoir prendre en même temps que les entreprises des risques d’investissements dans les secteurs prioritaires mais aussi l’accès aux marchés. Le marché est très simple à configurer. Soit il existe et l’investisseur vient investir, soit il n’existe pas et l’Etat doit mener des réformes fortes pour pouvoir créer les conditions pour que l’investissement privé peut prospérer », a explique le directeur général de l’Apix Bakary Séga Bathily. Il précise que la création de banques d’affaires relève du domaine du secteur privé. « L’Etat crée les conditionnalités pour qu’il y ait des banques d’affaires au Sénégal. Il y a une politique qu’il faut mener à ce niveau. Il appartient au secteur privé national de se regrouper pour mettre en place cette banque d’affaires pour se financer lui-même », soutient-il. Par ailleurs, le DG de l’Apix a annoncé que le Conseil Présidentiel de l’Investissement (CPI) sera réactivé et repositionné comme l’instance suprême d’évaluation et d’approbation des réformes issues de leurs travaux communs. Il servira, dit-il, de cadre pour un dialogue constructif et stratégique entre l’État et les acteurs économiques.
De son côté, Abdourahmane Diop, directeur général de Geomat ingénierie a souligné la nécessité d’impliquer le secteur privé national dans la réalisation des projets publics. Il a relevé aussi un certain nombre de manquements dont l’accès à l’information et le déficit dans la préparation des projets. « Dans ce cadre, nous avons identifié une cinquantaine de projets sur lesquels nous avons travaillé dans la recherche de partenaires techniques et financiers. Nous avons été heureux d’entendre le Premier ministre annoncer le lancement prochain d’une centaine de projets et programmes. Il est important qu’on ait le plus rapidement possible cette liste et qu’on sache les projets qui seront financés par l’Etat, ceux qui seront financés en Ppp et ceux qui seront financés par le privé », indique-t-il. Selon lui, cela permettra au secteur privé de se positionner et également de chercher les partenaires techniques et financiers. Pour profiter de ces opportunités qu’offre l’Etat, M Diop pense que le secteur privé doit s’améliorer dans la prise de risques et dans la participation à la préparation des projets à travers des études.
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