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6 avril 2025
POLÉMIQUE SUR LE FONCIER, LE FDR DÉNONCE UNE MAINMISE DE L’ÉTAT
Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République s’oppose à une proposition de loi qu’il qualifie de funeste projet d’accaparement du foncier. Selon le FDR, ce texte viserait à dessaisir les collectivités territoriales de leurs prérogatives.
Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a exprimé son opposition à une proposition de loi qu’il qualifie de « funeste projet d’accaparement du foncier » et de remise en cause de la décentralisation.
Dans une déclaration, le FDR a dénoncé une tentative de l’État de confisquer les prérogatives des collectivités territoriales en matière foncière.
Volonté de dessaisir les maires, préfets et gouverneurs au profit de l’ANAT
« L’État-Sonko, à travers une proposition de loi totalement farfelue, tente, encore une fois, d’affaiblir les institutions du pays en essayant, cette fois-ci, de confisquer les prérogatives des collectivités territoriales en matière foncière », a déclaré le FDR dans sa déclaration.
Le FDR a critiqué ce projet, le qualifiant de « dessein inavouable » visant à remettre en cause la politique de décentralisation, un pilier des stratégies de développement du pays.
Le front a également dénoncé un « mépris manifeste de la souveraineté du peuple » qui a confié des prérogatives précises aux collectivités territoriales par le biais du vote.
Selon le FDR, la gestion du foncier par les élus locaux est un acquis intangible des politiques de décentralisation menées depuis 1960.
Le Front considère toute atteinte à ce processus comme un « crime contre la démocratie » et le principe de la libre administration des collectivités territoriales, inscrit dans la Constitution.
Dessein inavouable visant à remettre en cause la politique de décentralisation
Le FDR estime que le décret 2020-1773, qui modifie les conditions d’approbation des attributions des terres de culture et de défrichement, suffit amplement à lutter contre les abus éventuels.
Il critique la volonté de dessaisir les maires, préfets et gouverneurs au profit de l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), d’autant plus que celle-ci est dirigée par un cadre de Pastef.
Le FDR appelle tous les maires, conseillers municipaux, organisations paysannes et populations à se mobiliser pour refuser ce projet et exiger le retrait de cette proposition de loi.
AUTORISATION D’EXPLOITATION MINIÈRE, AUCUNE DES 484 NOUVELLES DEMANDES JUGÉE CONFORME
Biram Soulèye Diop a précisé que seules six des 77 demandes de renouvellement respectent les exigences légales. Face à ces irrégularités, le gouvernement entend renforcer le contrôle et la transparence du secteur.
Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Biram Soulèye Diop, a révélé jeudi qu’aucune des 484 nouvelles demandes d’exploitation minière soumises entre décembre 2023 et septembre 2024 ne respecte la réglementation en vigueur. « Je vous informe qu’aucune des 484 nouvelles demandes de titres d’autorisation d’exploitation reçues durant cette période n’est conforme à la loi », a déclaré le ministre lors d’un atelier consacré à la relance du hub minier régional, dans le cadre de son alignement avec l’Agenda de transformation 2050.
Par ailleurs, il a précisé que sur les 77 demandes de renouvellement déposées, seules six répondent aux exigences légales. « Tout le reste est hors la loi », a-t-il affirmé, exhortant les entreprises concernées à se conformer aux règles en vigueur. Évoquant la répartition des titres miniers, Biram Soulèye Diop a indiqué que « 41 % des titres et autorisations sont délivrés entre la région Est et Dakar ». Le même taux est observé dans la région de Thiès, a-t-il ajouté.
Dans une démarche de transparence et de réorganisation du secteur, le ministre a souligné que ses équipes s’attellent à une meilleure connaissance et maîtrise des activités minières, tout en identifiant l’ensemble des détenteurs de titres. « J’ai mis en place des commissions chargées de collecter et d’analyser les informations nécessaires afin de permettre à l’État de disposer de données fiables sur le secteur », a-t-il assuré.
Dans cette optique, son département a entrepris une revue exhaustive de l’intégralité des titres miniers depuis 1959. « Le rapport a été transmis au président de la République et au Premier ministre », a-t-il conclu.
DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL, MOUSSA BALA FOFANA PLAIDE POUR UNE APPROCHE ADAPTÉE
Le ministre des Collectivités territoriales a mis en avant la création de pôles territoires alignés sur l’Agenda 2050 pour rapprocher les politiques publiques des réalités locales et renforcer la compétitivité économique des régions.
En visite à Louga, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, a plaidé pour une « approche territorialisée » du développement. Il a souligné la nécessité de mettre en place des pôles territoires en cohérence avec l’Agenda 2050, une stratégie visant à rapprocher les politiques publiques des réalités locales.
Une dynamique de concertation territoriale
« Notre présence ici à Louga se justifie par l’instruction de son Excellence la Présidente de la République qui nous a chargés, en Conseil des ministres, de parcourir les pôles pour présenter l’approche gouvernementale et co-construire ce projet avec les acteurs territoriaux », a déclaré Balla Moussa Fofana lors d’une journée de partage avec les exécutifs territoriaux du pôle Diourbel-Louga.
Le ministre a insisté sur l’importance de cette initiative, qui vise à mieux adapter les politiques publiques aux spécificités de chaque région. « La mise en œuvre des pôles territoires permettra de territorialiser les projets clés et d’accompagner l’Agenda 2050 pour un développement inclusif et durable », a-t-il affirmé.
Le pôle Diourbel-Louga, un enjeu stratégique
Balla Moussa Fofana a mis en avant le poids démographique et économique du pôle Diourbel-Louga, qui représente 18% de la population nationale, le plaçant ainsi au deuxième rang après Dakar. « Ce territoire dispose d’un fort potentiel en agro-industrie, en agriculture et en ressources halieutiques. Nous devons tirer profit d’atouts tels que Lompoul, qui pourrait devenir un hub pétrolier, et Touba, un centre de consommation majeur », a-t-il expliqué.
Pour assurer la gouvernance de ce pôle, le ministre a annoncé la mise en place d’un conseil territorial et d’une direction générale. « Nous doterons ce dispositif d’agences de développement afin de renforcer la compétitivité économique et l’efficacité de nos actions », a-t-il précisé.
Un développement endogène pour une souveraineté économique
Interrogé sur la notion de « réconciliation » dans le cadre de cette approche, Balla Moussa Fofana a tenu à clarifier que l’objectif est avant tout économique. « L’Agenda 2050 vise la souveraineté économique. Il ne peut y avoir de souveraineté sans un développement endogène, et celui-ci passe par un développement des territoires », a-t-il soutenu.
Le ministre a enfin appelé à une collaboration étroite entre l’administration et les acteurs territoriaux pour assurer la réussite de cette approche. « C’est ensemble que nous pourrons faire des pôles territoires un moteur de transformation économique et sociale », a-t-il conclu.
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LOI D’AMNISTIE, PASTEF VEUT EXCLURE LES CRIMES GRAVES DU CHAMP D’APPLICATION
Face aux ambiguïtés du texte initial adopté en 2024, le groupe parlementaire majoritaire entend clarifier les limites de cette mesure afin de garantir que les auteurs de crimes graves ne bénéficient pas d’impunité
La proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie vise à délimiter son champ d’application pour y exclure les infractions criminelles ou correctionnelles, a expliqué, jeudi, Amadou Ba, député du groupe parlementaire des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-les patriotes), auteur de ladite proposition.
”Le groupe parlementaire Pastef Les Patriotes a décidé de clarifier le champ d’application de la loi d’amnistie pour y exclure notamment toutes les infractions criminelles ou correctionnelles qui seront qualifiés de tortures, d’actes de barbarie, de meurtre, d’assassinat, de disparition forcée de personnes et d’utilisation de nervis armés’’, a-t-il dit.
Il s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes pour ”informer l’opinion publique sur les motivations de cette proposition de loi et lever toute équivoque”.
Amadou Ba a rappelé que ”l’article premier de la loi d’amnistie stipule que tous les faits qui se sont déroulés entre février 2021 et février 2024 notamment les crimes ou infractions correctionnelles se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques’’ seront effacés.
Le député de la mouvance présidentielle estime que c’est ‘’une formule ambiguë’’ qui créée ‘’un vaste champ d’impunité des auteurs de ces crimes odieux’’.
Pour M. Ba également, vice-président de l’Assemblée nationale, la loi d’amnistie votée par l’ancien régime en 2024 ‘’a été libellée de sorte à couvrir toutes les infractions de toutes les catégories et quelle que soit leur nature’’.
Il a assuré que la loi d’interprétation ‘’n’ajoute rien à la loi [d’amnistie] mais précise juste le champ d’application de la loi d’amnistie’’.
‘’Le but de tout ceci n’est pas une chasse aux sorcières ou une justice des vainqueurs. Il n’est pas normal que dans un pays démocratique comme le Sénégal que pour chaque manifestation, que des citoyens notamment très jeunes puissent perdre la vie’’, a-t-il avancé.
Selon lui, le groupe parlementaire Pastef-Les patriotes est animé par ‘’un devoir de vérité’’ pour permettre aux victimes ou leurs ayants-droit de saisir les tribunaux sénégalais ou le cas échéant les juridictions internationales.
C’est la raison pour laquelle, ‘’tous les assassinats, tous les meurtres seront exhumés’’ et ‘’on saura qui a tué. Qui a utilisé des forces irrégulières. Qui les a armées. Qui les a financées. Dans quel but?”, a t-il ajouté.
‘’Tous les auteurs d’actes d’assassinat, d’actes de tortures et de meurtres quel que soit le bord politique auquel ils appartiennent ne seront jamais couverts par l’amnistie’’, a insisté le député de la majorité parlementaire qui précise que le champ d’application de la loi d’amnistie va ‘’renseigner sur les cas d’exclusion’’.
Il a rappelé que le Sénégal a ratifié plusieurs instruments internationaux notamment la déclaration universelle des droits de l’homme, le pacte international des droits civils et politiques, la convention contre la torture, des traitements inhumains et dégradant.
‘’Pour éviter que le Sénégal ne voit sa responsabilité engagée au niveau des juridictions internationales, pour absence de recours effectif pour les victimes ou leurs ayants droit qui souhaiteraient saisir les tribunaux sénégalais auquel cas, on leur objecterait la loi d’amnistie comme limite à leur recours’’, a-t-il dit, déplorant l’absence d’une indemnisation des victimes dans la loi d’amnistie.
Contrairement que ce que pense ”une certaine opinion”, a-t-il relevé, ‘’l’abrogation n’a d’effet que pour l’avenir. Ceux qui en ont bénéficié conservent définitivement leur droit acquis. Si on voulait échapper à des poursuites on allait faire l’abrogation parce que quasiment tous les manifestants sont libres’’, a-t-il dit.
De son côté, le président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, Mohamed Ayib Sélim Daffé, a signalé qu’une loi interprétative est différente d’une loi d’abrogation partielle de la loi d’amnistie
Selon lui, les députés de la majorité veulent ‘’couper court à la désinformation, l’intoxication, aux manipulations’’ sur les motivations de cette initiative parlementaire du député Amadou Ba.
Il a annoncé que cette proposition de loi sera examinée, vendredi, par la commission des lois, de la décentralisation et des droits humains avant son passage à la plénière.
LES REBELLE DU M23 S'EMPARENT DE LA VILLE DE WALIKA DANS L'EST DE LA RDC
Les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), au cœur du conflit dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), se sont emparés mercredi de la ville de Walikale, située dans une zone riche en minerais, dans la province du Nord-Kivu, a rapporté...
Les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), au cœur du conflit dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), se sont emparés mercredi de la ville de Walikale, située dans une zone riche en minerais, dans la province du Nord-Kivu, a rapporté la radio de l'Onu, citant des sources locales.
Les rebelles, prétendument soutenus par l'armée rwandaise, ont pris le contrôle de la ville presque sans combats, a indiqué Radio Okapi.
Cette nouvelle avancée de la rébellion intervient au lendemain de l'appel du président congolais Félix Tshisekedi et de son homologue rwandais Paul Kagame à un cessez-le-feu immédiat et à une cessation inconditionnelle des hostilités lors de pourparlers à Doha, au Qatar.
Des médias locaux ont indiqué que Walikale était depuis plusieurs jours sous la menace des rebelles, qui se livraient à de violents combats avec les troupes gouvernementales et les Wazalendo, un groupe de milices civiles liées à l'armée congolaise, dans les quartiers de la ville, forçant de nombreux habitants à fuir vers des zones sûres.
Situé à environ 125 kilomètres au nord-ouest de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, et conquise par les rebelles en janvier, Walikale recèle d'importants gisements d'étain.
Le M23 a pris le contrôle des villes stratégiques de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, et Bukavu capitale provinciale du Sud-Kivu, à la faveur d'une offensive éclair ces derniers mois dans l’est de la RDC.
Plus tôt ce mois-ci, les rebelles ont pris la ville de Nyabiondo, située à 110 kilomètres au nord-ouest de Goma, dans la province du Nord-Kivu, après plusieurs jours de violents combats avec les forces gouvernementales et les milices progouvernementales.
Selon l'Onu, le conflit a entraîné le déplacement de milliers de personnes vers les territoires environnants et les pays voisins.
Pour rappel, les autorités congolaises accusaient le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle M23, pour accéder aux richesses minières situées dans la région orientale du pays.
Ces accusations sont étayées par des rapports d’agences onusiennes, qui pointent un appui militaire rwandais au mouvement rebelle.
Le Rwanda réfute ces allégations, affirmant que le M23 est un mouvement congolais dirigé par des Congolais, bien que ses membres parlent le kinyarwanda, la langue rwandaise. Kigali rejette également les conclusions des rapports onusiens et rappelle avoir désarmé les rebelles du M23 qui s’étaient réfugiés sur son sol en 2012-2013, avant de remettre leur arsenal aux autorités congolaises.
Pour résoudre ce conflit, plusieurs initiatives régionales ont essayé de rapprocher les deux parties, en vain.
La dernière de ces initiatives a été annoncée par l'Angola et devait réunir pour la première fois les autorités congolaises avec des représentants de la rébellion, le 18 mars courant à Luanda. Cette réunion n'a pas eu lieu suite à un désistement de la partie rebelle.
Toutefois, le Qatar est parvenu à organiser, le jour même, une rencontre entre le président Félix Tshisekedi et son homologue Paul Kagame à Doha.
Les deux président ont réaffirmé, dans un communiqué conjoint, ‘’l'engagement de toutes les parties pour un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel’’ dans l'est de la RDC.
par Amadou Diaw
ET SI L’ON ESSAYAIT LE TRAVAIL
EXCLUSIF SENEPLUS - Le silence, souvent perçu comme une simple absence de bruit, revêt en réalité une profonde signification dans nos vies. Il est un lieu de régénération propice à la réflexion, à l’introspection
Lorsque les murmures de l’ignorance se muent en clameurs assourdissantes, c’est alors que la voix de la sagesse, celle des sachants doit se faire entendre.
Le silence, souvent perçu comme une simple absence de bruit, revêt en réalité une profonde signification dans nos vies. Il est un lieu de régénération propice à la réflexion, à l’introspection.
Dans le tumulte de nos existences modernes, marquées par un flot continu d’informations et de sollicitations, le silence apparaît comme un refuge précieux.
Cette nécessité d’une cure de silence s’applique particulièrement aux politiques, nouveaux et anciens dirigeants, aux divers acteurs de notre espace, presse, société dite civile, universitaires, chroniqueurs, etc. Tous parlent souvent, et fort. Ils semblent aussi souffrir de surdité, surtout lorsque vous ne partagez pas leurs idées. Plusieurs d’entre eux, occupent des stations qui influent directement sur le devenir de notre pays.
La capacité à prendre des décisions éclairées dépend en grande partie de la capacité à se déconnecter du tumulte extérieur pour se connecter à notre intériorité. Le silence offre souvent, un espace de recul précieux pour questionner nos motivations profondes, évaluer l’impact de nos actions et réaligner nos valeurs sur l’intérêt commun.
Et surtout, remettons la valeur « travail » au cœur de nos vies.
Oui, ensemble, observons une cure de silence et essayons nous au travail.
L’AMBASSADEUR DES EAU SALUE LES INVESTISSEMENTS EMIRATIS AU SENEGAL
Lors d’un diner de rupture du jeûne offert à la presse mercredi, l’ambassadeur des Émirats arabes unis est revenu sur les investissements émiratis au Sénégal avant d’exprimer son souhait de renforcer sa collaboration avec les médias locaux.
Lors d’un diner de rupture du jeûne offert à la presse mercredi, l’ambassadeur des Émirats arabes unis est revenu sur les investissements émiratis au Sénégal avant d’exprimer son souhait de renforcer sa collaboration avec les médias locaux.
L’ambassadeur des Émirats arabes unis au Sénégal, Saeed Hamdan Alnaqbi, a convié, mercredi 19 mars, plusieurs responsables éditoriaux sénégalais à un « iftar » (dîner de rupture du jeûne) à la résidence diplomatique à Dakar. Une rencontre qui a permis au diplomate de revenir sur les relations entre les deux pays, les investissements émiratis au Sénégal, ainsi que sur son souhait d’approfondir la collaboration avec la presse locale.
« Nous avons actuellement quatre vols reliant Dubaï à Dakar, et nous voulons renforcer les axes de communication entre nos deux pays », a déclaré Saeed Hamdan Alnaqbi, insistant sur l’importance des échanges économiques. Selon lui, ces liaisons aériennes illustrent la volonté des Émirats de renforcer leur présence au Sénégal à travers des investissements dans plusieurs secteurs stratégiques.
Parmi ces domaines, le diplomate a mentionné la formation des pilotes à l’aéroport international Blaise Diagne, où une entreprise émiratie est déjà implantée, ainsi que la construction navale.
« Nous travaillons avec nos partenaires sénégalais pour transférer des technologies et des compétences dans ce secteur, notamment pour réduire les coûts de production des bateaux en bois », a-t-il précisé.
L’ambassadeur a également annoncé l’installation prochaine d’une société émiratie au port de Dakar, dont le bureau est déjà opérationnel. Cette entreprise, selon lui, entend jouer un rôle clé dans le développement des infrastructures portuaires et la logistique, avec pour ambition de faire du Sénégal un hub pour le transport de marchandises en Afrique de l’Ouest.
Saeed Hamdan Alnaqbi a aussi exprimé son souhait de renforcer sa collaboration avec les médias sénégalais. Il a salué la diversité des représentants de la presse présents lors de ce diner et a souligné l’importance d’un dialogue régulier pour mieux faire connaître les initiatives émiraties au Sénégal.
Les responsables éditoriaux conviés à la rencontre ont, de leur côté, salué l’initiative du diplomate, qui marque, selon eux, une volonté de rapprochement entre les Émirats arabes unis et les acteurs médiatiques sénégalais.
ENTREE EN VIGUEUR DES RESOLUTIONS DES ASSISES DU 25 MARS AU NIGER
Une cérémonie officielle marquera le début de l’application concrète des recommandations majeures issues des Assises nationales de la refondation, dont une transition de cinq ans et l’adoption d’une nouvelle charte constitutionnelle.
Au Niger, une cérémonie officielle marquera le début de l’application concrète des recommandations majeures issues des Assises nationales de la refondation, dont une transition de cinq ans et l’adoption d’une nouvelle charte constitutionnelle.
Après plusieurs semaines de consultations et de préparation, les autorités nigériennes s’apprêtent à mettre en œuvre les décisions issues des Assises nationales, a appris APA. À cet effet, le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire du Niger organise, le 25 mars 2025, une cérémonie officielle au Centre Mahatma Gandhi de Niamey pour lancer l’application des Résolutions et Conclusions de ces assises.
Cette cérémonie fait suite à la remise officielle, le 10 mars, du rapport final des Assises nationales de la refondation au général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).
Les Gouverneurs de toutes les régions ont reçu instruction de faciliter la participation des représentants régionaux à cet événement important.
Des résolutions d’envergure à mettre en œuvre
Parmi les recommandations principales qui seront officiellement lancées figurent l’instauration d’une période de transition de cinq ans, la dissolution des partis politiques existants et l’adoption d’une nouvelle charte adaptée aux « réalités socio-culturelles » du pays.
L’avant-projet de la Charte de la Refondation, dont APA a obtenu une copie, revêt une valeur constitutionnelle et abroge l’Ordonnance N°2023-02 du 28 juillet 2023. Il instaure une période de Refondation de 60 mois et s’articule autour de trois axes majeurs : les valeurs et principes fondamentaux, les missions des nouvelles institutions et la structuration des organes de gouvernance.
Le rapport des Assises recommande également l’élévation du général Tiani au grade de général d’armée, « en reconnaissance au rôle historique » qu’il a joué dans le processus de refondation du pays, selon les termes du général Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur.
Une nouvelle ère constitutionnelle avec Tiani à sa tête
En vertu des conclusions des Assises nationales, le général Abdourahamane Tiani assurera les fonctions de président de la République du Niger durant les cinq prochaines années. Cette décision confirme son rôle central dans la gouvernance du pays pour toute la durée de la période de Refondation.
Lors de la remise du rapport le 10 mars, le général Tiani a qualifié cet événement d’« étape d’une marche qui a commencé en 2023 à Agadez », soulignant l’importance de ce processus inclusif dans la transition politique du Niger.
La Charte, qui constituera le nouveau cadre institutionnel du pays, établit de nouveaux organes de gouvernance, dont le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le Gouvernement de la Refondation, et le Conseil consultatif de la Refondation (CCR).
Cette cérémonie de lancement s’inscrit dans un contexte politique particulier, près de deux ans après la prise de pouvoir par les militaires, qui a entraîné une reconfiguration des alliances régionales et internationales du Niger, notamment une rupture avec plusieurs partenaires traditionnels et un rapprochement avec la Russie.
LES SUPPORTERS DE L'AS PIKINE EXIGENT DES COMPTES
Les supporters et les dirigeants de l’AS Pikine ne parlent plus le même langage. en conférence de presse hier, le comité des supportes a dénoncé les agissements des responsables de l’équipe de la banlieue. il réclame des comptes sur le plan financier
Les supporters et les dirigeants de l’aS pikine ne parlent plus le même langage. en conférence de presse hier, le comité des supportes a dénoncé les agissements des responsables de l’équipe de la banlieue. il réclame des comptes sur le plan financier.
Rien ne va plus entre le comité de supporters de l’AS Pikine et les dirigeants du club de la banlieue. Hier, en conférence de presse, les supporters ont dénoncé la gestion nébuleuse de leurs dirigeants. « Nous sommes là pour parler de la situation de notre club. Tout ça est dû à une mauvaise gestion de nos dirigeants. L’AS Pikine vit une situation terrible. Quand on nous dit que nos joueurs sont restés deux ou trois mois sans salaire. Et qu’au mois de décembre, dans les caisses, il y en avait 50 millions ! Donc, on ne comprend pas les difficultés financières de notre équipe actuellement. Ils ont dilapidé tout l’argent sans rendre de compte à personne. C’est ce que nous sommes en train de dénoncer. Nous allons nous battre jusqu'à notre dernière ressource », a fait savoir le président du comité de supporters.
Alors que plusieurs des supporters ont reçu des convocations de la cybercriminalité venant des dirigeants, le comité menace à son tour de faire une plainte collective. «S’ils continuent sur leur dynamique, nous allons déposer une plainte collective parce que nos dirigeants nous doivent des comptes. Ils ont intérêt à nous dire où vont les dépenses du club», a annoncé Amdy Moustapha.
Prenant la parole à son tour, Papa Moussa Bâ, responsable de la communication du comité, estime que les dirigeants n’ont pas le droit d’interdire l’accès au stade. «On a vu également des supporters qui sont sanctionnés et c’est une chose qu’on bannit d’un revers de main. On ne peut pas suspendre des supporters. Le stade Alassane Djigo n’appartient pas à l’AS Pikine ni aux dirigeants du club. Si on a envie d’assister à un match, personne ne pourra nous l’interdire », a déclaré Papa Moussa Bâ. Ce dernier appelle ainsi les supporters à prôner l’esprit de fair-play dans les stades. « Nous cautionnons les actes des supporters en cas de défaite de l’AS Pikine. En tant que membre et responsable du comité des supporters, on sensibilise les supporters avant chaque match. Actuellement, nous sommes en train de trouver des solutions pour éradiquer ce phénomène», a-t-il conclu
LE VILLAGE DE DAROU MARNANE DÉSORMAIS CONNECTÉ AU RÉSEAU ÉLECTRIQUE GRÂCE AU PUDC
Le village de Darou Marnane, situé dans la région de Kaffrine, a été officiellement raccordé au réseau électrique mercredi soir, une avancée majeure réalisée dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC).
Kaffrine, 20 mars – Le village de Darou Marnane, situé dans la région de Kaffrine, a été officiellement raccordé au réseau électrique mercredi soir, une avancée majeure réalisée dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC).
La cérémonie de mise en service des infrastructures électriques s’est déroulée en présence de l’adjoint au sous-préfet de Katakel, Oumar Diémé, qui a présidé l’événement, aux côtés du khalife de Darou Marnane, El Hadji Cheikh Bamba Seck, ainsi que des autorités locales et des populations bénéficiaires.
D’un coût global de plus de 66 millions de francs CFA, ces installations comprennent un réseau de moyenne tension de 4,5 kilomètres, soutenu par 40 poteaux, ainsi qu’un réseau de basse tension de 2,3 kilomètres, porté par 39 poteaux, selon les précisions du coordonnateur du PUDC, Gade Kounta. En outre, 25 lanternes d’éclairage public ont été installées pour améliorer la sécurité et le cadre de vie des 864 habitants du village.
L’adjoint au maire de la commune de Diamagadio, Modou Mbaye, s’est fait le porte-parole des populations locales pour exprimer leur satisfaction et remercier le PUDC pour cette réalisation qui vient répondre à une vieille doléance des habitants.
Le khalife de Darou Marnane, visiblement ému, a salué cet important progrès et formulé des prières à l’endroit du gouvernement et des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ce projet.
Ce raccordement s’inscrit dans la dynamique nationale d’électrification rurale impulsée par le PUDC, visant à réduire les inégalités d’accès à l’électricité et à améliorer les conditions de vie des populations vivant en milieu rural.