SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
6 avril 2025
L’ASSEMBLÉE LÈVE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE MOUSTAPHA DIOP
Sur les députés présents, 128 ont voté pour, tandis que 10 se sont abstenus et 3 ont exprimé leur opposition. Un fait notable de cette séance est la présence, parmi les abstentionnistes, de plusieurs élus issus de la majorité présidentielle.
L’Assemblée nationale a entériné la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop lors d’une session plénière tenue à l’issue des travaux de la Commission ad hoc. Par ce vote, l’ancien ministre perd la protection attachée à son statut de député, le rendant ainsi susceptible de poursuites judiciaires.
Sur les députés présents, 128 ont voté en faveur de cette levée, tandis que 10 se sont abstenus et 3 ont exprimé leur opposition. Un fait notable de cette séance est la présence, parmi les abstentionnistes, de plusieurs élus issus de la majorité présidentielle, manifestant ainsi un soutien implicite à leur collègue.
Moustapha Diop, convoqué devant la Commission ad hoc puis en séance plénière, s’est présenté à chaque occasion pour défendre sa cause. Il a vigoureusement clamé son innocence et plaidé contre la levée de son immunité, exhortant les parlementaires à rejeter la demande. Malgré ses efforts, la majorité a tranché en faveur de la procédure, ouvrant désormais la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.
QUAND LA SOLIDARITE SE VIT AU CŒUR DES QUARTIERS !
Le mois béni de Ramadan rime avec solidarité et partage, en plus d’un jeûne, des prières et autres actes d’adoration. Et cela se matérialise, entre autres, par la distribution de «ndogu» gratuits dans plusieurs quartiers, espaces publics et coins de rues
Le mois béni de Ramadan rime avec solidarité et partage, en plus d’un jeûne, des prières et autres actes d’adoration. Et cela se matérialise, entre autres, par la distribution de «ndogu» gratuits dans plusieurs quartiers, espaces publics et coins de rues de Dakar. Une l’initiative de jeunes qui permet de faire vivre la solidarité et le partage au cœur des quartiers
18h32 au quartier Niary Tally, à la rue «Kognou Bagarre», l’air est chargé des arômes du «kinkéliba» en ébullition, du sucre qui se dissout dans le café Touba chaud. Amadou Sambou surveille la marmite fumante, pendant que Younouss Traoré s’occupe du «majjaal» (une quête, en wolof), récoltant les contributions des habitants, des passants et autres bonnes volontés. Autour d’eux, des éclats de rire fusent, des cris d’enfants résonnent : ici, le «ndogu» n’est pas juste un moment de rupture du jeûne, c’est un véritable rituel de quartier.
Dans cette partie de Niary Tally, ce ne sont pas des bénévoles venus de l’extérieur qui organisent le «ndogu», mais bien les enfants du quartier. «Le mois de Ramadan est un mois béni, un mois de partage», expliquent-ils. «Nous avons décidé de distribuer du café Touba et du «kinkéliba» pour aider ceux qui rentrent tard. Avant d’arriver chez eux, ils peuvent au moins couper leur jeûne ici, avec nous».
LE «NDOGU SUR LE FIL» ET LE COUP D’ACCELERATEUR
A l’image de Niary Tally, le Ramadan étant une période par excellence de partage et de solidarité, des actions similaires sont constatées un peu partout dans des quartiers de Dakar notamment en banlieue. Désormais elles ne sont plus l’apanage des «Baye-Fall» qui, à l’origine, étaient connus pour la distribution de «ndogu» dans des rues.
Avant que l’ancienne ministre Fatou Bintou Taya Ndiaye, sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade, ne formalise cette approche de solidarité durant le mois béni de jeûne à travers le concept «Ndogu sur le Fil», lancé avec la participation de partenaires industriels et de l’agro-alimentaire. Le temps de son passage à la tête du département en charge de la Solidarité nationale, en 2008. Malgré son passage éphémère au ministère de la Solidarité nationale (cinq mois) le phénomène de la distribution de «ndogu» gratuits prendra de l’ampleur d’année en année suivantes, sous forme de bénévolat toujours, dans les quartiers et coins de rues
Loin d’être une action organisée, comme une association caritative, l’initiative repose sur la spontanéité et la solidarité de quartier. «Avant le Ramadan, on se réunit pour en parler. Ça demande un peu d’argent, alors chacun aide comme il peut et en fonction de ses moyens. Certains apportent du sucre tous les jours ou tous les deux jours, d’autres donnent du café. On fait aussi des petites cotisations entre nous pour compléter», confient-ils.
UNE AMBIANCE UNIQUE
Mais plus qu’un simple geste de générosité, ce moment est surtout un temps fort de la vie du quartier. «On rigole, on s’amuse, en préparant. C’est une vraie ambiance familiale», raconte Pape Sambou Ndour, en remplissant les gobelets fumants.
L’excitation monte à l’approche de la coupure du jeûne : les plus jeunes courent dans tous les sens, d’autres s’assoient en attendant que le café soit prêt. «On ne donne pas juste du café, on partage un moment ensemble», ajoute Korka. «On se connaît tous ici, et voir les sourires des gens qui viennent prendre leur ‘’ndogu’’, ça fait plaisir», explique Amadou Sambou.
LE «MAJJAAL», ENTRE NECESSITE ET INCOMPREHENSIONS
Pour financer ces soirées de distribution de «ndogu», les jeunes s’appuient sur le «majjaal», une quête de fonds locale. Mais cette pratique ne fait pas toujours l’unanimité. «Certains trouvent que ce n’est pas bien de demander pour financer les «ndogu» que nous distribuons gratuitement ; mais on ne force personne» à donner ou participer, explique Younous Traoré, qui s’occupe de la collecte. «Si quelqu’un ne veut pas participer, ce n’est pas grave ! Mais sans cette aide, on ne pourrait pas acheter tout ce qu’il faut», ajoute Amadou Sambou. Si, aujourd’hui, les jeunes du quartier se concentrent sur la distribution de café et de «kinkéliba», ils rêvent d’aller plus loin : «On aimerait pouvoir offrir plus de choses, peut-être du pain, des dattes… Mais on fait avec les moyens du quartier», notifient-ils.
À Niary Tally, comme partout dans d’autres quartiers de la capitale sénégalaise, chaque soir de Ramadan, l’esprit de solidarité se vit dans la rue, autour d’une grande marmite de «kinkéliba», de café Touba et des rires des enfants. Une tradition qui, bien plus qu’un simple acte de générosité,renforce les liens entre voisins et fait du «ndogu» un moment unique.
UN ESPACE DE PERFORMANCE EN ECRITURE ET DECLAMATION DE TEXTES
La Journée internationale de la Francophonie et du conte a été célébrée hier à la Place du Souvenir africain, dans une ambiance de CEM et lycées.
La Journée internationale de la Francophonie et du conte a été célébrée hier à la Place du Souvenir africain, dans une ambiance de CEM et lycées. Pour célébrer l’héritage colonial qu’est la langue officielle en partage avec 320 millions de locuteurs ainsi que le conte patrimoine national, un concours de rédaction et de déclamation a opposé des élèves de neufs collèges et lycées.
Les deux journées célébrées à l’instar des communautés internationales ont permis de confronter le niveau des potaches à l'écrit comme à l'oral. L’activité parascolaire réunissant neuf établissements a permis aux jeunes de rédiger une lettre à une figure marquante ou un poème à déclamer. Cet exercice a permis aux élèves de se familiariser avec les œuvres des résistants comme Aline Sitoé Diatta, Ndaté Yalla Mbodj... et des résistants et figures panafricains tels que Thomas Sankara, Ousmane Sembène, Malcom X...
La salle était remplie par des élèves du Cem de Thiaroye, de Seydou Nourou Tall, Birago Diop, Cours Sainte Marie de Hann... Et l’animation était assurée par El hadji Léebone avec ses contes plein d’enseignements. Il est relayé par la troupe de théâtre forum, «La voix des sans-voix de Thiaroye».
Le premier prix a été décerné à Amsatou Barry, élève en classe de 3e au collège privé Birago Diop. Hôte de la cérémonie, la directrice de la place du Souvenir africain Mme Diouf pense que «plume et voix...» a permis de revisiter l’œuvre des figures africaines et de la diaspora afin de les prendre comme modèle. Parmi les 34 participants ayant reçu des prix, six ont été classés, trois par section. L’activité vise à relever l’écriture et la récitation qui est en voie de disparition. C’est aussi un exercice de renforcement en milieu périscolaire.
Les jurés étaient les professeurs André Marie Diagne, Annie Coly et Racine Senghor. Abondant dans le sens de l’art du récit, l’administratrice de la place du Souvenir africain estime que le conte, c’est une valeur fondamentale qui véhicule beaucoup de philosophie. C’est pour elle, un art éducatif, un héritage, un legs qu’il faut promouvoir davantage. Venu présider la cérémonie, le Secrétaire d’État à la culture, aux industries culturelles créatives et du patrimoine, Dr Bacary Sarr estime que l’héritage coloniale qu’est le français, langue enseignée et d’enseignement, est inscrit dans la pratique quotidienne et confronté à nos réalités. Elle véhicule ainsi nos imaginaires. Ce qui permettrait d’agir sur les curricula, pour valoriser le patrimoine culturel et assurer un ancrage local. Il s’interrogé sur : comment est-ce que le français doit continuer à partager l’espace avec les langues locales ?
Avec l’évolution, le français doit faire corps avec la société, l’administration et les contenus des langues nationales. Le conte est, poursuit il, une dimension pédagogique qui doit aider la jeunesse à évoluer. Il doit permettre aussi, de par ses enseignements, de renforcer les curricula. Dans le référentiel, souligne le SE, il y a une orientation de valorisation du patrimoine et le conte fait partie de ce legs. Il faudra donc le valoriser, l’enseigner, aux enfants et aux adultes pour trouver un ancrage et profiter de cette sédimentation riche dans la diversité culturelle et s’ouvrir au monde.
LE FDR DEVOILE LES «NON-DITS» DE LA PROPOSITION DE LOI D’AMADOU BA
La conférence des leaders du Front pour la Défense de la Démocratie et de la république a publié hier une déclaration dans laquelle elle donne son avis sur la proposition de loi suspendant la compétence des collectivités locales dans la gestion foncière
La conférence des leaders du Front pour la Défense de la Démocratie et de la république (FDr) a publié hier une déclaration dans laquelle elle donne son avis sur la proposition de loi visant à suspendre la compétence des collectivités locales en matière de gestion foncière. Elle pense que c’est un projet funeste d’accaparement du foncier et de remise en cause de la décentralisation.
Le député de PASTEF Amadou BA compte soumettre à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à centraliser la gestion foncière autour de l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT) et à suspendre les opérations foncières des collectivités territoriales jusqu’aux élections locales de 2027.
Mais ce projet a suscité beaucoup de débats dans l’espace public. Des experts en foncier et autres membres de la société civile ont déjà exprimé leur désaccord contre ce projet de texte. Et les politiques veulent prendre le relais. Hier, la conférence des leaders du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a sorti une déclaration dans laquelle elle affirme que cette proposition de loi est totalement farfelue. A l’en croire, le régime actuel tente, encore une fois, d’affaiblir les institutions du pays en essayant, cette fois-ci, de confisquer les prérogatives des collectivités territoriales en matière foncière.
Toujours, selon le FDR, ce projet cache manifestement un dessein inavouable :“il s’agit d’une remise en cause fondamentale de la politique de décentralisation qui constitue pourtant un des piliers de nos stratégies de développement”.
Poursuivant, le FDR affirme qu’un tel dessein traduit aussi un mépris manifeste de la souveraineté du peuple qui a confié, par son vote, des prérogatives précises aux collectivités territoriales. En effet, souligne-t-il, il est communément admis que la gestion du foncier par les élus, pour le compte des populations locales, est un élément essentiel et un acquis intangible des politiques de décentralisation conduites dans notre pays depuis 1960. En plus, la conférence des leaders du FDR estime qu’envisager de porter atteinte à ce processus de transfert de certains pouvoirs normatifs aux collectivités de base n’est rien d’autre qu’un crime contre la démocratie et le principe de la libre administration des collectivités territoriales que consacre la Constitution.
Elle pense que rien ne justifie cet état de fait, si ce n’est la boulimie de pouvoir de “l’Etat Sonko” qui se montre déterminé à s’emparer de toutes les ressources du pays en concentrant entre ses mains périssables tous les leviers de prise de décisions, excluant les représentants légaux et légitimes des citoyens dans les territoires.
LE FDR APPELLE A LA MOBILISATION POUR LE RETRAIT DE CETTE PROPOSITION DE LOI
Khalifa Sall et Cie soutiennent qu’à l’heure actuelle, le Sénégal devrait consolider les progrès réalisés avec la phase II de l’Acte III de la Décentralisation et travailler pour le renforcement des compétences de l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT). Malheureusement, soulignent-ils, le pouvoir Pastef cherche à rétropédaler en proposant, sans avoir l’air d’y toucher, une suspension de fait de la politique de décentralisation dans notre pays. Il s’agit, disent-ils, d’une très mauvaise «solution» aux vrais problèmes des collectivités territoriales impactant le foncier, dont les causes découlent des déficits constatés en matière de formation et de ressources humaines, techniques et financières.
Pour Khalifa Sall et Cie, le gouvernement, au lieu de verser dans un jacobinisme de mauvais aloi, devrait plutôt renforcer le contrôle et les moyens d’inspection, recruter des cadres compétents dans la fonction publique locale et mieux encadrer le personnel des collectivités territoriales.
Encore une fois, précisent-ils, il est incompréhensible qu’on veuille dessaisir les maires, préfets et gouverneurs, et confier leurs prérogatives à l’ANAT après avoir nommé, dans des conditions controversées, un cadre de Pastef Directeur général de cette structure.
Leur conviction, c’est qu’on devrait plutôt exiger à l’ANAT d’agir pour que les différents projets de production et des infrastructures et équipements collectifs soient conformes au décret relatif au visa de localisation. “On devrait exiger à ses services qu’ils fournissent effectivement les visas de localisation et permettent au Sénégal de disposer d’une cartographie vivante de l’occupation du sol dans tout le pays”, lit-on dans la déclaration de la conférence des leaders du FDR
Non sans relever que “l’Etat Sonko” n’a assurément pas le droit de transformer l’ANAT, qui a pour ambition «d’être à la pointe de l’innovation dans le domaine de l’aménagement du territoire », en structure délivrant des permis de lotissements et des permis de culture et de défrichement pour les populations locales.
La Conférence des leaders du FDR de répéter que le but visé par la proposition de loi d’Amadou Ba est loin de s’inscrire dans une perspective de rupture avec les pratiques décriées ; mais plutôt de réorienter celles-ci au profit exclusif du parti au pouvoir et de ses affidés
Ainsi, le FDR appelle tous les maires, les conseillers municipaux, les organisations paysannes et toutes les populations, quels que soient leurs bords politiques, à se mobiliser, dans l’unité, avec lui, pour refuser ce projet d’accaparement foncier et exiger le retrait pur et simple de cette scélérate proposition de loi.
PLUS DE 76% DES SENEGALAIS TOUCHES PAR LES INFECTIONS BUCCO-DENTAIRES
Dr Codou Badiane Mané est d’avis que la mauvaise alimentation, la consommation excessive de sucre libre et le tabac favorisent les infections bucco-dentaires.
La journée mondiale de la santé bucco-dentaire a été célébrée hier.Une occasion pour les acteurs de faire le point sur la situation de la santé buccodentaire au Sénégal et de sensibiliser les populations. A cette occasion, il a été révélé que plus de 76% des Sénégalais sont touchés par les infections bucco-dentaires.
A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré hier la journée de la santé buccodentaire. Chef de la division santé bucco-dentaire, Dr Codou Badiane Mané révèle que les infections bucco-dentaires touchent plus de 76% de la population sénégalaise. «On peut parler de la carie dentaire qui est la maladie la plus connue et qui est la plus prévalente au sein de la population. Nous avons les maladies parodontales et les traumatismes de la bouche. Nous avons aussi le cancer de la bouche, les malformations congénitales et le Noma», déclare-t-elle.
A l’en croire, le Noma est une maladie de l'enfant qui était jadis très mal connue, mais qui commence à être sue par la population à travers la communication des acteurs. « C'est une maladie qui touche les enfants très vulnérables. Donc dans des zones pauvres du pays, elle entraîne un lourd handicap. Le Noma est aussi une maladie mortelle qui peut tuer jusqu'à 70% de la cible, mais qui laisse des séquelles chez les survivants. C'est une pathologie qui est classée maintenant dans le groupe des maladies tropicales négligées», souligne Dr Codou Badiane Mané.
CES FACTEURS QUI CONTRIBUENT A UNE DEGRADATION DE LA SANTE BUCCO-DENTAIRE
Dr Codou Badiane Mané est d’avis que la mauvaise alimentation, la consommation excessive de sucre libre et le tabac favorisent les infections bucco-dentaires. «Que ce soit du tabac fumé, de chicha, électronique, le tabac sucé, mâché. Mais aussi l'alcool et la mauvaise hygiène bucco-dentaire. Donc, l'insuffisance de l'hygiène bucco-dentaire est aussi un facteur de risque», prévient-elle. Pour ce qui est des défis, Dr Codou Badiane Mané cite «le renforcement des ressources humaines, des infrastructures et des équipements. Il faudrait qu'on puisse disposer de centres de services dentaires bien équipés avec des professionnels à la tête qui puissent produire des soins de qualité aux personnes qui en ont besoin», dit-elle. Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de la Santé, Serigne Mbaye, soutient que malgré les avancées, le pays accuse un retard par rapport aux principaux indicateurs relatifs à l’accessibilité aux services essentiels de soins bucco-dentaires (insuffisance des effectifs, des infrastructures et des équipements) et à la disponibilité des données épidémiologiques. «Les progrès en matière de prévention des maladies sont également lents, notamment en ce qui concerne l'utilisation du fluor, la réduction de la consommation de sucre et le recours précoce aux soins», explique-t-il.
Selon lui, le stress est devenu un compagnon quotidien pour beaucoup d'entre nous, impactant non seulement notre bien-être mental, mais également notre santé. «Si le simple fait de sourire peut remonter le moral, une mauvaise hygiène bucco-dentaire peut aggraver la dépression qui, à son tour, peut impacter négativement la santé buccodentaire et donc le bien être», relève M. Guèye. Il est reconnu qu’une bouche en mauvaise santé, soutient-il, peut nuire à toutes les fonctions du quotidien, miner la confiance sociale et provoquer ou exacerber le stress social. «Ainsi le lien entre la santé mentale etla santé bucco-dentaire est puissant», dit-il. Selon le Directeur de la lutte contre la maladie (Dlm), Dr Mohamadou Moustapha Diop, des accords ont été signés pour une régulation du secteur de la pratique de la médecine bucco-dentaire. «Des plaidoyers ont été faits en fonction de la mobilisation de ressources domestiques pour revenir à cette politique-là», dit-il. A l’en croire, les défis sont: le financement, la gestion des données, mais surtout la problématisation de l'exercice illégal de la santé bucco-dentaire.
Une dame empoisonne ses deux enfants et tente de se suicider
C'est une tragédie familiale qui s’est produite au paisible quartier de Médine de Mbour. Une dame avoisinant la quarantaine répondant au nom de Y. Tine a tué ses deux enfants en les empoisonnant. En effet, c'est dans l'après-midi qu’elle a invité ses deux enfants dans sa chambre pour leur donner à manger. Ainsi Y. Tine décide de séparer son neveu et ses deux enfants en leur donnant deux bols. Elle invite ses enfants dans sa chambre alors que le neveu est resté dans la cour pour manger seul. Ses deux enfants qui voulaient manger à leur faim ont tout bouffé alors qu’il y avait du poison. Le drame survenu vers 14h, la mise en cause a couvert d'un drap ses deux enfants qui étaient déjà morts dans la chambre. Ensuite, elle appelle leur papa pour l'informer que ses deux fils sont morts et que s'il tardait à venir, elle allait aussi se suicider. Arrivé vers 18h sur les lieux, le chef de famille est tombé sur une scène indescriptible. Ses deux enfants morts avec du sang qui coulait de leurs bouches et leur maman se tordant de douleur atroce après avoir bu de l'acide avant de s'enfermer dans les toilettes. La dame sera évacuée illico presto aux urgences de l’hôpital de Mbour alors que les deux dépouilles seront acheminées à la morgue de l'hôpital. Pour élucider les causes de cette tragédie, le procureur a ouvert une enquête. Une autopsie a été faite par le médecin légiste prouvant que les deux enfants ont mangé un aliment empoisonné.
Le promoteur de lutte Bamba Faye arrêté
Le promoteur de lutte Bamba Faye a été arrêté par la gendarmerie de Ouakam, sur ordre du procureur de la République. Son arrestation fait suite à une enquête sur un cambriolage perpétré au domicile de l'homme d'affaires Cheikh Amar. Une délégation judiciaire a été ordonnée en ce sens. A cet effet, Bamba Faye a été convoqué pour être auditionné, d’après les sources de Seneweb. Mais depuis deux mois, le promoteur joue au chat et à la souris avec la justice. Localisé aux Mamelles, l’ex-trésorier de l’association des promoteurs de lutte du Sénégal a été finalement interpellé par la gendarmerie.
Un site d'orpaillage clandestin démantelé à Kéniaba
L’armée poursuit ses patrouilles le long de la Falémé dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage clandestin. La Dirpa renseigne que lors d'une patrouille de sécurisation, les éléments de la zone militaire N°4 ont démantelé un site d'orpaillage clandestin hier, sur la Falémé, dans le secteur de Kéniaba. Les militaires ont saisi 16 groupes électrogènes, 10 plaques solaires et divers matériels.
Cinq supporters de l’As Pikine à la cybercriminalité
La guerre refait surface entre dirigeants et supporters de l’As Pikine. Après le bras de fer entre Diaz et Modou Fall qui avait atterri à l’époque à la Police de Pikine, voilà qu’une autre affaire tombe entre les mains des policiers de la cybercriminalité. A ce propos, cinq supporters de l’As Pikine sont convoqués demain à la Division de cybercriminalité. Il s’agit de Tapha Seck, Pape Moussa Ba, Mansour Diène, Seydina Alioune et Yamar Fall. Une crise qui est loin de connaître son épilogue.
Diomaye a reçu le rapport du Médiateur de la République
Le chef de l’Etat a reçu hier le rapport annuel du Médiateur de la République. Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué la pertinence des recommandations formulées par le Médiateur Demba Kandji. Elles consistent à l’exécution des décisions de justice ; l’humanisation de la détention ; la réforme foncière et la sécurité routière et l’amélioration de la qualité du service public. Le chef de l’Etat a réaffirmé son engagement à traduire ces recommandations en actions concrètes, en veillant à leur mise en œuvre effective. Car une gouvernance efficace repose sur une administration au service du citoyen, guidée par la transparence et l’équité, a-t-il dit.
Deux élèves arrêtés pour vol
Deux élèves âgés respectivement de 31 ans et de 25 ans ont été déférés au parquet pour vol en réunion par la Police des Parcelles assainies. Il s’agit de El H. Mbow et son ami Ch. A. B. Sakho. Ils ont été surpris nuitamment à Grand-Médine sur la terrasse d’une maison en train de dérober une antenne de la Sonatel. Les hommes du Commissaire Abdou Sarr qui étaient en patrouille dans le secteur se sont rendus sur les lieux pour interpeller les mis en cause. Ils sont déférés au parquet pour vol en réunion commis la nuit.
Africa CEO Forum 2025 accueillera le Président Diomaye en Mai
Considéré comme l’un des plus grands rassemblements de dirigeants d’entreprise, de décideurs politiques et d’investisseurs en Afrique, ce forum mettra en avant la vision du Président Diomaye pour le développement économique, la coopération régionale et la souveraineté industrielle du Sénégal. Le forum est organisé par Jeune Afrique et l’International Finance Corporation IFC.
Frapp et des collectifs de victimes lancent le Front Multi-Luttes
FRAPP a mobilisé hier plus d’une dizaine d’organisations de personnes victimes d’injustice certaine depuis 25 ans et d’autres depuis sept ans. Selon l’activiste Guy Marius Sagna, ils ont fait face seuls aux oppresseurs, aux prédateurs fonciers et aux patrons voyous. A l’en croire, ces patrons voyous, rois des licenciements abusifs, maîtres de l’évasion sociale, spécialistes du déni des droits, exploitent, brisent des vies et abandonnent les travailleurs sans défense. Ces prédateurs fonciers, ajoute M. Sagna, arrachent nos terres, chassent les familles et privatisent nos espaces de vie. Ces élites économiques et politiques, dénonce le député, détournent les richesses du pays pendant que le peuple peine à survivre. Mieux, selon lui, ils ont combattu un système qui méprise, écrase et affame, tout en engraissant une minorité de profiteurs. Aujourd’hui, se réjouit le député, « nous ne serons plus jamais seuls ». Ainsi ils ont décidé d’unir toutes les victimes en lançant le Front Multi-Luttes, une fédération des opprimés, des travailleurs, des dépossédés de leurs terres, des oubliés des zones marginalisées, des Sénégalais laissés pour compte, de toutes celles et ceux que ce système écrase L’ennemi commun, soutient-il, c’est l’injustice organisée, le vol institutionnalisé et l’exploitation légalisée. Désormais, ils comptent imposer la justice sociale grâce à la puissance de leur unité.
446 milliards de transactions de Woodside auprès des fournisseurs locaux
Le Comité national a présenté hier, à Fatick, les données désagrégées et conclusions du rapport ITIE 2023 à l’occasion d’un Comité régional de développement (CRD). Il a été révélé que pour la région de Fatick, en 2023, l’entreprise Woodside Energy Sénégal a contribué à hauteur de 13 milliards F CFA à l’enveloppe globale susmentionnée, dont 9 milliards FCFA ont été affectés directement au budget de l’État du Sénégal. Si aucune donnée relative à la production d’hydrocarbures n’a été mentionnée dans le Rapport 2023, indique-t-on, il n’en demeure pas moins que l’entreprise a fait cas, dans son Rapport annuel 2024 rendu public au mois de février 2025, d’une production de 12,9 millions de barils de pétrole brut vendus, générant environ 950 millions de dollars de revenus, soit environ 595,17 milliards de FCFA. C’était aussi l’occasion pour le CN-ITIE d’inviter l’Etat du Sénégal à procéder à une divulgation périodique et exhaustive des informations essentielles, notamment celles portant sur la valeur commerciale des barils de pétrole, et sur les pays de destination de ces mêmes barils. Le comité révèle que l’entreprise Woodside emploie 114 personnes sans indication sur la masse salariale. Mieux, indiquent Thialy Faye et Cie, en acquisition de biens et services, le volume des transactions effectuées par Woodside auprès des fournisseurs locaux est de l’ordre de 446 milliards FCFA contre 344 milliards FCFA pour les fournisseurs étrangers. A les en croire, les paiements sociaux de Woodside ont atteint pour l’année 2023 la somme de 174 millions FCFA répartis entre Panafricare Sénégal et Wetlands International Africa, pour renforcer la résilience des communautés dépendant de la mangrove du delta du Sine Saloum, et mettre en œuvre le projet intégré de Gestion environnementale et de création d’actifs durables.
SAMM SA KADDU SE DÉLITE
Sonko semble déterminé à reconstituer l'essentiel de ses anciennes alliances de Yewwi askan wi, consolidant ainsi sa position au pouvoir. Cette manœuvre laisse Khalifa Sall et son parti Taxawu Senegal isolés sur le terrain de l'opposition
Ousmane Sonko et El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, ont rencontré les responsables du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), le guide religieux et président dudit parti, Serigne Moustapha Sy, et Cheikh Tidiane Youm. En plus de la réconciliation qui se dessine entre les deux formations politiques à travers cette démarche, le leader de Pastef semble aller progressivement vers des retrouvailles avec la plupart de ses anciens alliés de Yewwi askan wi. Sonko casse aussi, du coup, la caolition Samm sa kaddu.
Le temps est aux retrouvailles entre la plupart des anciens alliés de Yewwi askan wi (Yaw) au niveau de la mouvance présidentielle. Les actes posés ces derniers jours par le Pm Ousmane Sonko et son parti sont là pour conforter cette thèse. Le Pm semble aller dans le sens de regrouper l’essentiel de ses anciens alliés de l’opposition au niveau du pouvoir. En effet, ces derniers lui ont été d’un apport considérable dans la lutte contre l’ancien régime. En tout cas, l’audience qu’il a accordée mardi dernier à Cheikh Tidiane Youm, Secrétaire général du Pur, suivie de la visite rendue par El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, au guide religieux des Mourcharchidines, Serigne Moustapha Sy, président du Pur, augure de retrouvailles entre les deux partis. Une hypothèse que l’on peut avancer même si le contenu des discussions n’a pas été révélé par les deux camps.
Après les élections législatives de 2022 et la victoire du candidat de Pastef, Bassirou Diomaye Faye, à l’élection présidentielle de 2024, Yewwi askan wi était tombée dans une léthargie après le refus de Pastef de nouer de nouvelles alliances et également le départ de certains de ses partis pour une autre coalition dénommée Sàmm sa kàddu. Un des fondateurs de Yewwi Aslan wi en 2021, avec le Pur de Serigne Moustapha Sy, pour les élections municipales, départementales et législatives, à savoir Khalifa Sall, s’est présenté à la dernière Présidentielle de mars 2024 sous la bannière de Taxawu Senegaal.
On est dans une décrispation entre les patrons des deux formations après un malentendu entre eux née d’une attitude du Premier ministre que le guide religieux, Serigne Moustapha Sy, avait tenu à critiquer ouvertement. Lors du dernier Gamou des Moustarchidines aux Champs de courses à Tivaouane, le guide religieux n’avait pas apprécié l’attitude du leader de Pastef, qui avait effectué plusieurs visites à Tivaouane mais ne s’était pas rendu chez lui. Un malentendu intervenu à la veille des élections législatives anticipées.
Le Pur alors avait décidé de s’allier avec Taxawu Senegal pour créer la Coalition Samm sa kaddu. Le Pur se retrouve avec un seul siège pour le compte de cette 15ème Législature, loin des 11 députés dont le parti disposait lors de la précédente. Si l’option prise par le Pur de se présenter sous une autre bannière n’a pas eu l’effet escompté, elle a eu le don d’entériner la rupture entre les deux formations.
Malgré leurs divergences, le Pur et Pastef ont évité les confrontations directes. Contrairement avec Taxawu Senegaal, le parti du président Ousmane Sonko et le Pur ont entretenu des relations cordiales.
Ayant défendu le leader de Pastef du temps où il menait une farouche opposition contre l’ancien Président Macky Sall au plus fort de la crise politique au sein de Yaw, Khalifa Sall risque de se retrouver seul sur le terrain de l’opposition pour faire face au régime actuel, si ses anciens alliés de Yewwi askan wi venaient à se retrouver. L’ancien maire de Dakar est un des précurseurs du Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr), une nouvelle coalition visant à s’opposer aux politiques du gouvernement en place. Alors que Pastef peut compter sur le soutien d’anciens membres de Yewwi askan wi que sont Aïda Mbodji, Déthié Fall, Habib Sy, Malick Gakou et Ahmed Aidara, le maire de Guédiawaye. Le Pur ne refuserait certainement pas de rejoindre le camp présidentiel.
AU MOINS 8938 PERSONNES MORTES SUR LE CHEMIN DE LA MIGRATION
En 2024, au moins 8 938 migrants ont perdu la vie en tentant de rejoindre un autre pays, un chiffre jamais atteint auparavant, a annoncé l’ONU ce vendredi 21 mars 2025.
En 2024, au moins 8 938 migrants ont perdu la vie en tentant de rejoindre un autre pays, un chiffre jamais atteint auparavant, a annoncé l’ONU ce vendredi 21 mars 2025. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) prévient que le bilan réel est sûrement bien plus élevé, car de nombreux décès ne sont pas enregistrés.
La hausse du nombre de migrants morts est une tragédie inacceptable et évitable, a déclaré Ugochi Daniels, directrice générale adjointe de l’OIM. L’Organisation internationale pour les migrations souligne que le nombre de décès augmente depuis cinq ans et appelle à une réponse mondiale pour éviter d’autres drames.
Les régions les plus touchées par ce nombre croissant de morts sont l'Asie avec 2 778 morts, l'Afrique avec 2 242 morts. Concernant les 2 452 décès en mer Méditerranée en 2024, ils ne constituent pas un record, selon l'OIM, qui souligne toutefois que ce « nombre élevé montre la nécessité de systèmes de recherche et de sauvetage adéquats ainsi que la nécessité de routes de migration sûres et régulières ».
Quant au continent américain, les données ne sont pas encore disponibles. Mais il y aurait 1 233 morts, avec le constat posé d'une hausse importante dans les Caraïbes avec 341 décès et 174 dans la jungle du Darien, entre le Panama et la Colombie.
L’OIM souligne que beaucoup de victimes restent anonymes. Julia Black, responsable du projet Migrants disparus, insiste sur la nécessité d’avoir plus de données pour mieux protéger les migrants et sauver des vies : « La hausse des décès est terrible en soi, mais le fait que des milliers de personnes restent non identifiées chaque année est encore plus tragique ». « Au-delà du désespoir et des questions non résolues rencontrées par les familles qui ont perdu un être cher, le manque de données plus complètes sur les risques auxquels les migrants sont confrontés entrave les réponses qui sauvent des vies », a-t-elle ajouté.
VERS UNE TRANSFORMATION NUMERIQUE DANS L'ENSEIGNEMENT
Les enseignants seront au cœur de la transformation numérique du système éducatif avec un ‘’programme ambitieux de formation pour une refonte en profondeur de la pédagogie, une réinvention des méthodes d’apprentissage
Les enseignants seront au cœur de la transformation numérique du système éducatif avec un ‘’programme ambitieux de formation pour une refonte en profondeur de la pédagogie, une réinvention des méthodes d’apprentissage et une mise à niveau systémique’’, a déclaré jeudi, le ministre de l’Education nationale.
‘’Nous voulons que chaque enseignant puisse s’approprier les technologies émergentes et les intégrer intelligemment dans ses pratiques pédagogiques’’, a dit Moustapha Guirassy.
Le ministre de l’éducation participait à cérémonie de signature à Diamniadio, d’une convention avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation chargé de dérouler la formation à travers l‘Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK).
‘’Nos enseignants, véritables architectes du savoir, bâtisseurs inlassables des consciences et vigies éclairées de notre avenir collectif, incarnent l’ossature même de notre système éducatif, portant en eux la responsabilité d’instruire, d’inspirer et de transmettre les connaissances’’, a rappelé M. Guirassy.
Il s’est demandé, ‘’comment peuvent-ils préparer nos enfants aux défis de demain si nous ne leur offrons pas, dès aujourd’hui, les instruments intellectuels et technologiques nécessaires pour appréhender et maîtriser ces nouveaux horizons ?’’.
Pour le ministre, il ne s’agit pas seulement de former à l’utilisation des outils numériques, mais de développer une approche critique et créative, où le numérique devient un catalyseur d’innovation et non une simple substitution aux méthodes traditionnelles.
‘’Le monde évolue à une vitesse fulgurante. L’intelligence artificielle et les technologies numériques ne sont plus de simples innovations ; elles redéfinissent nos modes de vie, nos économies et nos cadres de pensée’’, a-t-il relevé.
Face à ces transformations profondes, Moustapha Guirassy estime que ‘’l’éducation ne peut rester immobile’’.
‘’L’Etat a le devoir d’accompagner ces mutations, de leur donner du sens et de les mettre au service du progrès collectif’’, a souligné le ministre. D’où, a-t-il rappelé, le lancement tout dernièrement du New Deal technologique porté par le ministère de la Communication des Télécommunications et du Numérique.
C’est cette ambition qui sous-tend l’action de former les enseignants et personnels administratifs pour ‘’anticiper les évolutions, préparer nos enfants à y répondre et, mieux encore, leur donner les moyens d’en être les acteurs’’, a fait valoir le ministre.
‘’Au-delà de la simple transmission de compétences numériques, il s’agit pour l’école sénégalaise de ne pas être spectatrice du progrès, mais bien un levier de transformation’’, a-t-il assuré.
Au total, 105 000 enseignants, administratifs, directeurs d’établissements seront touchés par cette formation qui se fera 100% en ligne durant toute l’année scolaire par les enseignants de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane.
UN GAP DE 35 CHIRUGIENS-DENTISTES À COMBLER
La responsable de la Division de la santé bucco-dentaire au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Codou Badiane, a fait état, jeudi, d’un gap d’au moins 35 chirurgiens-dentistes à combler pour un bon maillage du territoire national.
La responsable de la Division de la santé bucco-dentaire au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Codou Badiane, a fait état, jeudi, d’un gap d’au moins 35 chirurgiens-dentistes à combler pour un bon maillage du territoire national.
”Nous avons un gap de 35 chirurgiens-dentistes au minimum pour assurer un bon maillage au niveau du territoire national. A cela s’ajoutent 76 fauteuils dentaires, 17 appareils radio panoramiques et 47 autoclaves’’, a détaillé le docteur Codou Badiane.
Elle s’exprimait, ce jour, lors de la célébration de la Journée internationale de la santé bucco-dentaire placée sous le thème : ”Une bouche heureuse est un esprit heureux’’.
Présentant l’état des lieux, les défis et les perspectives de la santé bucco-dentaire au Sénégal, la praticienne a précisé qu’’’il existe trois centres de santé de référence, qui n’ont pas de service dentaire. Il n’y a que 16 laboratoires de prothèse dentaire’’.
S’agissant des ressources humaines aptes à gérer la santé bucco-dentaire, ‘’le pays en dispose 562, dont 329 dans le privé et 233 dans le public. 383 parmi ces spécialistes se trouvent à Dakar’’, selon Codou Badiane.
La cheffe de la Division de la santé bucco-dentaire a dénombré 79 techniciens en chirurgie dentaire, dont 26 techniciens de prothèse dentaire, et que 34 officient dans le privé.
Face à un recensement important des cas de traumatismes bucco-dentaire causés par les accidents de la circulation dans des régions où il y a beaucoup de motos ”Jakarta”, le docteur Codou Badiane a plaidé un renforcement de la qualité de l’offre de soins dentaires.