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6 avril 2025
LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DE KARATE ET CINQ DE SES COLLABORATEURS ARRÊTÉS
Le Division des investigations criminelles (Dic) a opéré une série d’arrestations au niveau de la Fédération sénégalaise de Karaté et disciplines associées (Fskda), embourbée dans une tourmente judiciaire
Le Division des investigations criminelles (Dic) a opéré une série d’arrestations au niveau de la Fédération sénégalaise de Karaté et disciplines associées (Fskda), embourbée dans une tourmente judiciaire.
Plusieurs responsables de la fédération sénégalaise de Karaté ont été arrêtés par la Dic. Il s’agit du Président de ladite fédération, Mouhamed El Moctar Diop, le secrétaire général Ndiogou Fall, le trésorier général adjoint Souleymane Ba Diallo, le trésorier général Pape Babacar Guèye (présentement hors du pays) et le sieur Mamour Ngom, membre de la fédération. Selon L’Observateur qui donne l’info, ils sont poursuivis pour des manquements dans la gestion financière et administrative de la fédération.
L’affaire a été portée devant la justice par le président de la Ligue régionale de karaté de Dakar qui a déposé une plainte. Ce dernier avait articulé ses récriminations à l'attention de l'Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Et la Dic est finalement entrée en action à la faveur d'un soit transmis du procureur de la République.
Selon le journal, les mis en cause sont poursuivis pour escroquerie sur les deniers, faux et usage de faux. Le préjudicie financier est estimé à 56 700 000 Fcfa. Ainsi, le président de la fédération et cinq de ses proches collaborateurs ont tous été mis aux arrêts et placés en garde à vue le 18 mars dernier, à l'exception du trésorier général, Pape Babacar Guèye, actuellement hors du pays. Ils ont été présentés devant le Pool judiciaire financier (Pjf).
LES LIONS DU SÉNÉGAL EN ROUTE POUR BENGHAZI POUR AFFRONTER LE SOUDAN
L’équipe nationale du Sénégal a quitté Dakar ce jeudi après-midi à destination de Benghazi, en Libye, où elle affrontera le Soudan ce samedi dans le cadre de la cinquième journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
L’équipe nationale du Sénégal a quitté Dakar ce jeudi après-midi à destination de Benghazi, en Libye, où elle affrontera le Soudan ce samedi dans le cadre de la cinquième journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
À bord d’un vol spécial affrété par Air Sénégal, les joueurs sont accompagnés du staff technique ainsi que de membres de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le choix de la Libye comme lieu de la rencontre s’explique par la crise politique qui sévit au Soudan, obligeant la sélection soudanaise à recevoir ses adversaires sur terrain neutre.
Afin d’assurer les meilleures conditions de séjour aux Lions, une délégation de la FSF est présente à Benghazi depuis une semaine. Le président de l’instance, Augustin Senghor, a confirmé que toutes les formalités administratives, notamment les visas des joueurs et de l’encadrement, ont été finalisées.
Dès la fin du match contre les Crocodiles du Nil, l’équipe nationale du Sénégal regagnera Dakar par un vol spécial. L’arrivée est prévue à l’aube, permettant aux joueurs de reprendre l’entraînement dans l’après-midi en vue de leur prochaine confrontation. Les Lions recevront en effet les Éperviers du Togo, mardi, au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, pour la sixième journée des éliminatoires.
Actuellement, le Soudan occupe la tête du groupe avec 10 points, tandis que le Sénégal suit de près avec 8 points. Un enjeu majeur attend donc les hommes d’Aliou Cissé, qui viseront une victoire pour reprendre la première place.
LES LIONCEAUX DU SÉNÉGAL DOMINENT LA RDC EN MATCH AMICAL
L’équipe nationale du Sénégal des moins de 20 ans a pris le dessus sur son homologue de la République Démocratique du Congo (RDC) en s’imposant 2-0 lors d’un match amical disputé au stade Lat Dior de Thiès.
L’équipe nationale du Sénégal des moins de 20 ans a pris le dessus sur son homologue de la République Démocratique du Congo (RDC) en s’imposant 2-0 lors d’un match amical disputé au stade Lat Dior de Thiès. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la préparation pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations U20, a permis aux jeunes Lionceaux de confirmer leur solidité avant la seconde confrontation prévue le 23 mars.
Dès les premières minutes, les protégés de Serigne Saliou Dia ont imposé leur rythme en évoluant dans un schéma tactique en 4-3-3. Le trio offensif composé d’Ibrahima Dieng (Keur Madior), Moustapha Fanne (Pikine) et un autre attaquant a rapidement mis sous pression la défense congolaise. L’ouverture du score est intervenue dès la 5ᵉ minute. À la suite d’un coup franc bien exécuté par Adama Ngom, le gardien congolais a repoussé le ballon, mais Ibrahima Dieng, opportuniste, a suivi pour propulser le cuir au fond des filets.
Malgré plusieurs tentatives, la RDC n’a pas su inquiéter la défense sénégalaise en première période. De retour des vestiaires, les Léopards U20 ont accentué leur pression et dominé la possession du ballon. Toutefois, bien en place, la défense sénégalaise a su contenir leurs assauts, portée par un Mouhamed Cissokho vigilant dans les buts. Ce dernier s’est particulièrement illustré à la 57ᵉ minute en interceptant une passe en retrait dangereuse, avant de réaliser une parade décisive quelques instants plus tard.
En fin de match, le Sénégal a su exploiter les espaces laissés par la défense congolaise pour faire le break. À la 80ᵉ minute, Abdourahmane Dia (Darou Salam) a conclu un beau mouvement collectif initié par Alassane Gueye et Mehri Touré, inscrivant ainsi le deuxième but des Lionceaux. Le score aurait pu être plus sévère, mais le gardien congolais Tutu Ryan a multiplié les arrêts pour limiter la casse. Cette victoire 2-0 est un signal fort envoyé par les jeunes Sénégalais, qui poursuivent leur montée en puissance avant la CAN U20 en Côte d’Ivoire.
LE RAPPORT ANNUEL DU MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE REMIS AU CHEF DE L'ETAT
Le chef de l’Etat a reçu, jeudi, le rapport annuel du Médiateur de la République, Demba Kandji, et salué les ‘’recommandations pertinentes’’ contenues dans ce document
Le chef de l’Etat a reçu, jeudi, le rapport annuel du Médiateur de la République, Demba Kandji, et salué les ‘’recommandations pertinentes’’ contenues dans ce document, a appris l’APS.
‘’Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a reçu aujourd’hui au Palais de la République le Rapport annuel du Médiateur de la République. À l’occasion de ce moment phare de la vie institutionnelle du Sénégal, le président Faye a salué la pertinence des recommandations formulées’’, écrit la présidence sur son compte X.
Le Médiateur de la République, une autorité indépendante, reçoit dans les conditions fixées par la loi les réclamations concernant le fonctionnement des administrations de l’Etat, des collectivités locales, des établissements publics et de tout autre organisme investi d’une mission de service public.
Recevant le rapport, ce matin, lors d’une cérémonie solennelle, le chef de l’Etat s’est félicité de ‘’ce moment fort de notre vie institutionnelle [qui] incarne une tradition bien sénégalaise de dialogue et de concertation, essentielle pour bâtir des compromis dynamiques sur les grands enjeux nationaux’’.
Le document comporte ainsi des recommandations sur la justice, la réforme foncière et la qualité du service public, qui convergent avec ‘’notre ambition de transformation’’, a ajouté le chef de l’Etat.
‘’Leur mise en œuvre sera suivie avec rigueur pour renforcer la confiance entre l’État et les citoyens’’, a-t-il assuré.
Par Baba DIOP
NIOKHI FOON
Ton’s était tout heureux. Et même plus. Son fils, l’unique, le plus beau, était venu lui annoncer après six ans de mariage, enfin la naissance de celui qui désormais sera son petit fils et qui portera son nom.
Ton’s était tout heureux. Et même plus. Son fils, l’unique, le plus beau, était venu lui annoncer après six ans de mariage, enfin la naissance de celui qui désormais sera son petit fils et qui portera son nom.
Tons oubliant ses marakiss était parti à toute allure trouver Tata dans la cuisine pour la mettre au parfum. Tata se mit à danser le « Moulaye Tieuguine » écumoire haut levé. Elle dansait à en perdre le mouchoir de tête laissant découvrir ses gris-gris multicolores emmêlés dans ses tresses. Tata avait raison de danser, car toutes ces années-ci, elle avait fait le tour des faiseurs de miracles siphonnaient son « nafa ». Mais le résultat est là, se dit-elle.
Le jour du baptême du nouveau-né, Ton’s mit ses plus beaux atours : une chemise à plastron, un boubou palmane serti de points ajourés, son bonnet carré rouge hissé au sommet du crâne. Ton’s se dandinait, bombant le torse sous le froufrou de ses habits. Qu’il est beau Ton’s, quand il s’y met. Tata sortit ses « libidor » pour donner le change à Ton’s. Comme tous les baptêmes au mois de ramadan, la lambada se fait après le ndogou. Ton’s exigea de prier avant de manger et de se contenter de deux ou trois dattes comme mise en bouche. Il y eut des grommellements. Ton’s prit l’initiative de diriger la prière. Au premier rakka, alors que les fidèles avaient le front collé au sol, se pointa le fou du quartier, Niokhi foon, une grosse pierre en main, vociférant : « Niokhilène sen poss. Kou sigui ma doore, kou sigui woul ma door ». Et Ton’s de tirer sur le boubou de celui qui faisait office de Naïm pour lui glisser à l’oreille : « awama wéthite cotisélema ma »
LE SÉNÉGAL FORGE SON AVENIR MINIER
Le projet ambitieux de développement d’un pôle minier régional, destiné à relever les défis de l’exploitation minière est estimé à 509 milliards de francs CFA
Le projet ambitieux de développement d’un pôle minier régional, destiné à relever les défis de l’exploitation minière au Sénégal, est estimé à 509 milliards de francs CFA. L’annonce a été faite à Dakar hier, jeudi 20 mars, par le ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Sérigne Guèye Diop. Le projet devrait générer près de 6 000 emplois directs et indirects, contribuant ainsi à la dynamisation du secteur.
Dans sa volonté de s’imposer comme un acteur majeur du secteur minier en Afrique de l’Ouest, l’État du Sénégal a lancé une étude approfondie visant à structurer un plan minier d’envergure. Ce projet, qui se veut une référence dans le domaine, concerne les régions de Thiès, Kédougou et Tambacounda et repose sur la mise en place d’une offre structurée et cohérente.
L’étude dudit projet a permis d’évaluer les besoins financiers à hauteur de 509 milliards de FCFA, financés conjointement par l’État et le secteur privé, en vue d’optimiser l’exploitation des ressources minières et de renforcer l’attractivité du pays dans ce domaine. S’exprimant hier, jeudi 20 mars 2025, à Dakar, lors d’un atelier dédié à la relance du hub minier régional, en cohérence avec l’Agenda de transformation 2050, le ministre de l’Industrie et du Commerce a précisé que cette initiative repose sur trois composantes essentielles à savoir une plateforme de collaboration entre chercheurs, startups, étudiants, centres de recherche, investisseurs et industriels, afin de renforcer les compétences et le capital humain ; un pôle logistique dédié au transport, au tri, à l’expédition et à la distribution des intrants miniers et un centre de services regroupant l’ensemble des prestations d’appui à l’industrie minière.
Valorisation des ressources locales et création d’emplois
Le Sénégal dispose d’importants gisements de calcaire, d’or, de phosphate, de fer ainsi que de minerais rares. Cependant, seuls 23 % des services liés à l’exploitation minière sont actuellement captés sur le territoire national, le reste étant assuré par des acteurs étrangers. Afin d’inverser cette tendance, le gouvernement ambitionne d’accroître la transformation locale des matières premières. « Il ne s’agit plus d’exporter uniquement des minerais bruts, mais d’accompagner les entreprises locales dans la production de produits intermédiaires et finis », a souligné le ministre. À titre d’exemple, la filière aurifère bénéficiera d’infrastructures dédiées au raffinage et à la transformation, favorisant ainsi l’émergence d’une industrie locale de la bijouterie. En outre, ce projet devrait générer près de 6 000 emplois directs et indirects, contribuant ainsi à la dynamisation du secteur.
Un appel à l’investissement national et international
Le ministre Sérigne Guèye Diop a exhorté les investisseurs sénégalais à s’engager pleinement dans ce projet structurant, affirmant qu’il est primordial que le pays conserve la maîtrise de ses ressources naturelles. Il a également invité les partenaires internationaux à s’implanter au Sénégal, en veillant au respect du contenu local afin de soutenir l’industrialisation du pays. Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, M. Birame Souleye Diop, a pour sa part assuré que l’ensemble des départements ministériels concernés (Industrie, Commerce, Travail, Emploi, Urbanisme, Transports terrestres et aériens, Formation professionnelle) sont pleinement mobilisés pour la mise en œuvre du projet, initié depuis 2022.
Un engagement du secteur privé
Salimata Kane, porte-parole des porteurs de projets, a exprimé son impatience quant à la concrétisation de cette infrastructure, affirmant la capacité de transformation et de structuration qu’elle représente pour le secteur minier. « Sur le plan financier, nous représentons collectivement plus de 120 milliards de francs CFA », a-t-elle précisé.
De son côté, M. Alpha Sy, directeur exécutif du Club des investisseurs, s’est félicité de la volonté de l’État de confier ce projet stratégique au secteur privé national, estimant que cette démarche répond parfaitement aux attentes des acteurs économiques locaux. Avec cet ambitieux programme, le Sénégal aspire à se positionner comme un véritable hub minier de référence en Afrique, conciliant exploitation optimale des ressources et développement industriel durable.
Par Alpha Amadou SY
QUAND DONALD TRUMP RENIE L’HÉRITAGE DES LUMIÈRES ET FISSURE L’OCCIDENT
Sans revenir ici avec Georges Corm sur les divers récits mythologiques sur la naissance de l’Occident, il importe d’attirer une attention soutenue à des moments cruciaux dans la consolidation de la notion d‘Occident
Dans le contexte actuel où s’opèrent des mutations géopolitiques indéniables, cette interrogation de Georges Corm retrouve un regain d'intérêt : Comment un terme banal d’orientation géographique et astrologique, soit le mot « Occident », a-t-il pu devenir une aussi redoutable frontière de l’esprit, plus infranchissable que toutes les barrières naturelles séparant les sociétés ; un producteur de sentiment très variés d’altérité radicale ; un slogan porteur de tant d’espérances humanistes mais aussi de nombreuses réactions de révulsion ? »
Sans revenir ici avec Georges Corm sur les divers récits mythologiques sur la naissance de l’Occident, il importe d’attirer une attention soutenue à des moments cruciaux dans la consolidation de la notion d‘Occident.
Parmi ces tournants, il est parfaitement pertinent de retenir le triomphe de la Révolution française. Sa portée a été telle qu’elle a été saluée par le puissant philosophe allemand Hegel comme un magnifique lever de soleil en tant qu’elle témoignait de l’avènement d’une constitution désormais érigée surl’idée de droit. Plus prosaïquement, tout qui ne relevait pas de la raison était désormais déclarée nulle et non avenue !
Cependant, les principes constitutifs de l’État de droit, produits du rationalisme philosophique, véhiculaient déjà un dualisme préjudiciable au triomphe d’une République des citoyens que prétendait consacrer le triomphe de la Révolution de 1789. Ce dualisme, aux accents d’une contradiction quasi insoluble, se déclinait en termes d’opposition entre le droit de propriété et le principe de l’égalité dont les principaux antagonistes sont,respectivement, les Girondins et les Jacobins..
Leurs luttes fratricides déboucheront à la répression du 9 - ème thermidor qui restaure la primauté du droit de propriété et réhabilite la bourgeoisie libérale.
Dans cette mouvance, s’enclenche une relation étroite, qui frise l’osmose, entre l’économie de marché et l’État de droit, marques déposées du monde dit libre. Et ce univers, qui renvoie à l’Occident, n’est pas seulement libre mais il est aussi le seul à visage humain car ayant l’apanage de la Civilisation dont les critères sont exclusivement la science, la technique et le christianisme. Partant, tous les autres peuples hors de l’espace occidental sontravalés au rang de sauvages et de barbares. De cette bipolarisation naît la mission civilisatrice dont l’objectif déclaré est d’apporter aux indigènes les lumières, afin de les aider à se libérer du naturalisme dans lequel ils végètent.
Mais, comme pour rétablir l’ordre des raisons, cet ethnocentrisme, qui a accompagné en Europe toute la période d’accumulation primitive du capital, sera pris à partie par l’anthropologie culturelle américaine qui met en fonction la notion de relativisme culturel. Précisément, les animateurs de cette école, parmi lesquels Melville Herskovits, fustigent le projet anthropologique européen, en tant que prétention des Européens à juger les autres cultures à partir de catégories systématiquement connotées par leur propre vécu.
Cette critique a trouvé son prolongement dans le souci publiquement exprimé en 1947, par le Bureau Exécutif de l’American Anthropological Association, de voir comment la Déclaration des Droits de l’Homme en perspective, pourrait « être applicable à tous les êtres humains, et ne pas être une déclaration de droit conçue uniquement dans les termes des valeurs dominantes dans les pays d’Europe occidentale et d’Amérique ? »
En officialisant cette extension des droits de l’homme aux peuples colonisés, les USA en ont tiré une double dividende. Outre leur accès aux marchés jusqu’ici chasses-gardées de la vieille Europe, ils fortifient le monde occidental dont ils prennent le leadership. Du coup, ils s’installent dans une meilleure posture pour rivaliser avec l’URSS, laquelle, en prenant parti pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, s’impose comme l’alliée naturelle des pays en lutte pour leur indépendance.
Pour réaliser l’enjeu de cette prise de position, il convient de rappeler que l’alliance conçue pour vaincre le nazisme n’a pas mis un terme à la bipolarisation du monde. Au contraire, la Conférence, tenue à Yalta en 1945, dessine une carte géopolitique qui cristallise la réalité des deux blocs d’une forte adversité comme en témoignent les conflits qui ont émaillé la « guerre froide ». Le mythe d’un Occident, incarnation du monde dit libre opposé au camp socialiste, conçu comme l’empire du mal, s’incrusta dans bien des consciences.
Et la Conférence de Bandoeng de 1955 ne se contentera pas seulement de prendre acte de l’existence de ces deux pôles ; elle en a ajouté un autre, celui des Non-alignés.
Rappelons que, dès la fin de la seconde conflagration mondiale, l’Europe, qui en est sortie éprouvée, n’avait trouvé de mieux à faire que de se mettre docilement sous l’aile protectrice des Américains. En témoignent l’adoption du Plan Marshall pourle financement de sa reconstruction, l’adhésion à l’OTAN pour sa couverture sécuritaire et sa dépendance de l’industrie des armes de la nouvelle puissance économique, politique et militaire.
L’ordre issu du cycle dessiné par Yalta 1945 sera de rigueur jusqu’à effondrement du Mur de Berlin, en novembre 1989. Cependant, l’éclatement de l’empire soviétique laisse tout de même subsister une Russie suffisamment forte pour hanter la nuit des Occidentaux, toujours persuadés d’être les seuls porteurs des valeurs du monde libre. Cette conviction alimente le recadrage de la carte géopolitique mondiale. Ainsi, la théorie du fossé, née aux États-Unis, sera mise à contribution pour militer en faveur de la démocratisation des pays non-occidentaux. La sommation issue du Sommet de la Baule, en 1990, reste une version francophone de cette nouvelle stratégie géopolitique.
En dépit des tumultes et contradictions intérieures au camp occidental, tous les leaders, européens comme américains, ont scrupuleusement veillé à préserver cette identité de l’Occident. Mais, il reviendra à Donald Trump de franchir le rubicond par des mesures draconiennes qui participent de la partition de l’Occident. Ainsi, s’inscrivant en porte-à-faux contre le principe sacré du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à la proclamation duquel ses propres compatriotes anthropologues avaient apporté un précieux concours, il nourrit le projet d’annexer le Groenland et de faire du Canada le 51 -ème Ètat des USA.
Pire, convaincu que les Européens ont toujours fait de son pays leur vache à lait, Donald Trump les met en demeure de contribuer désormais à leur propre sécurité sous peine de les sevrer de toute assistance. Dans cette mème dynamique, il déclenche la guerre commerciale contre ses alliés, au risque même de porter préjudice aux citoyens américains.
L’Europe est d’autant plus meurtrie que ces mesures s’opèrent à partir d’une lecture déroutante qui autorise Donald Trump à laver de tout soupçon Vladimir Poutine pour désigner Volodymyr Zelensky comme président d’un pays agresseur. Cette prise de position sans précédent dans l’histoire qui porte le mythe de l’Occident, assortie d’une menace de quitter l’OTAN, a inspiré cette réflexion à Ursula Von Der Leyen, Présidente de la Commission européenne, : « L’Europe fait face à un danger clair et immédiat d’une ampleur qu’aucun d’entre nous n’a connue dans sa vie d’adulte … L’avenir d’une Ukraine libre et souveraine, d’une Europe en sécurité et prospère, est en jeu ». Aussi a - t-elle mis en demeure l’Europe de se « réarmer »,
Toutefois, cet appel au réarmement est plus facile à lancer qu’ à traduire dans les actes car, en plus des questions financières, juridiques et stratégiques, la concordance des avis reste une épineuse équation Il s’agit notamment de se demander comment trouver des plages de convergence entre la France, l’Allemagne et l’Italie qui ont des prétentions à faire prévaloir, la Turquie aux dents longues et l’Angleterre dont la sortie de l’Union européenne commande une singulière mode de coopération.
Cette interrogation en soulève cette autre : en attendant de faire prospérer ses propres industries d’armement dans quel pays l’Europe pourrait-elle se procurer des armes ? Le penchant de Trump pour la Russie conjugué aux coûts élevés des droits de douanes n’oblige-t-il pas les Européens à tourner le dos aux Américains qui en étaient jusqu’ici leurs principaux fournisseurs ?
En tout état de cause, l’Europe, qui avait déjà étalé sa fragilité avec ses milliers de victimes de la COVID 19, est dans une tourmente qui l’oblige à mener sa lutte d’émancipation.
Quant à Donald Trump, en mettant au rancart le rationalisme philosophique, lequel avait présidé à l’élaboration des principes de droits de l’homme, il est entrain de décliner un ordre fondé sur la puissance et la gloire. Sans coup férir, il reprend à son compte les méthodes prédatrices qui ont présidé à la conquête du Far West dont l’esprit guerrier est condensé dans cette chanson qui accompagne le feuilleton Dallas : « Dallas glorifie la loi du plus fort/ Malheur à celui qui ne l’a pas compris ».
De toute évidence, la montée de l’extrême droite, sous la houlette des leaders de la trempe de Trump, promeut la loi de la jungle au détriment de toute forme de rationalité. Ainsi, les faibles sont mis en demeure de se soumettre sous peine d’être exterminés. Dès lors, la curiosité est de savoir dans quelle mesure les peuples auront-ils cette intelligence positive de cette dynamique pernicieuse qui les permettrait de se mobiliser en renouant avec l'idéal de liberté, d’égalité et de fraternité.
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE VENDREDI 21 MARS 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Enquête, Vox Populi, L'As, Record, Le Soleil,
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Enquête, Vox Populi, L'As, Record, Le Soleil,
TRISOMIE 21, LE HADICAP N'EMPECHE PAS DE VIVRE MAIS LES PREJUGES OUI
Le Centre Aminata Mbaye, une structure d’encadrement pour enfants déficients intellectuels, a organisé, ce jeudi, une journée sur le thème : ‘’Le handicap n’empêche pas de vivre, mais les préjugés oui’’ en prélude à la célébration de la Journée mondiale..
Le Centre Aminata Mbaye, une structure d’encadrement pour enfants déficients intellectuels, a organisé, ce jeudi, une journée sur le thème : ‘’Le handicap n’empêche pas de vivre, mais les préjugés oui’’ en prélude à la célébration de la Journée mondiale de la Trisomie 21 prévue, vendredi.
”Au-delà d’être handicapés, ils ont quand même le droit de vivre et ils ont droit à tout ce dont ont droit les autres personnes. C’est la raison pour laquelle nous avons dit que le handicap n’empêche pas de vivre, les préjugés, oui”, a déclaré Marie Madeleine Amy Dione, directrice générale du centre Aminata Mbaye.
”Aujourd’hui, si vous voyez le cadre dans lequel ils évoluent, cela prouve nettement qu’on ne les a pas mis de côté. On fait de notre maximum pour leur offrir un cadre adéquat, un cadre approprié pour qu’ils se sentent à l’aise et qu’ils soient épanouis’’, a t-elle ajouté.
Selon elle, ces enfants atteints de Trisomie 21 sont capables de faire beaucoup de choses dans les différentes activités ainsi que dans les ateliers.
”Ce jour est dédié à la Trisomie 21, une couche de la population qui est très souvent laissée pour compte. Et donc, le centre Aminata Mbaye accueillant des autistes, des trisomiques, des IMC, c’est-à-dire les infirmités motrices cérébrales, nous avons jugé opportun de célébrer cette journée pour leur rendre un vibrant hommage, pour leur dire que nous ne les oublions pas, qu’ils font partie de la société’’, a-t-elle expliqué.
Marie Madeleine Amy Dione a fait état de difficultés dans la prise en charge de ces enfants.
‘’Alors les difficultés sont multiples parce que comme vous le savez, prendre en charge cette couche de la population qui est très souvent laissée pour compte n’est pas une chose facile. C’est une répétition perpétuelle. Ce ne sont pas les enfants qui doivent s’adapter à nous, c’est à nous éducateurs de nous adapter à leur handicap pour leur donner ce dont ils ont besoin que ce soit dans la vie sociale comme dans la vie professionnelle’’, a dit la directrice du centre Aminata Mbaye.
ALIOU CISSÉ FREINÉ PAR L’ANGOLA POUR SES DÉBUTS AVEC LA LIBYE
Malgré l’ouverture du score d’Ellafi à la 74ᵉ minute, les Libyens ont concédé l’égalisation dans le temps additionnel (1-1). Avec ce nul, la Libye reste 3ᵉ du groupe D avec 8 points, derrière le Cap-Vert (10 points) et le Cameroun (9 points).
Intronisé sélectionneur de la Libye la semaine dernière, Aliou Cissé dirigeait son premier match ce jeudi pour la 5ème journée de qualification au Mondial 2026. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le technicien sénégalais est passé à quelques secondes d’un succès précieux. Ila finalement dû se contenter d’un nul face à l’Angola.
Aliou Cissé est passé tout près d’un début idéal avec la Libye. Le coach sénégalais a du se contenter d’un nul 1-1 devant l’Angola ce jeudi lors de la 5ème journée de qualification à la Coupe du monde. Dans un match âprement disputé, les Libyens ont pris les devants grâce à une réalisation d’Ellafi à la 74e minute. Mais, alors qu’ils espéraient tenir le score, les Libyens se sont fait rejoindre à la 93e minute sur un but de Fredy.
Avec ce nul, la Libye reste 3ème du groupe D avec 8 points et rate ainsi l’occasion de prendre la tête à côté du Cap-Vert (1er, 10 points). Le Cameroun, futur adversaire de la Libye dans trois jours, est 2ème avec 9 points.