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5 avril 2025
LE NIGER ANNONCE SON RETRAIT DE L'OIF
La décision annoncée par le Niger de son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’inscrit dans la continuité de la politique de rupture engagée par les autorités de Niamey avec les institutions occidentales depuis le coup d’État
La décision annoncée par le Niger de son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’inscrit dans la continuité de la politique de rupture engagée par les autorités de Niamey avec les institutions occidentales depuis le coup d’État de juillet 2023.
Le gouvernement nigérien a officialisé son départ de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon une note diplomatique signée par le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Laouali Labo parvenue à APA, lundi. Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique de rupture engagée par les autorités de Niamey avec les institutions occidentales depuis le coup d’État de juillet 2023.
Le document, daté du 17 mars, indique que le retrait a été acté par une note verbale du 7 mars.
Depuis son arrivée au pouvoir, le Comité national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le général Abdourahamane Tiani, a multiplié les mesures pour redéfinir la politique étrangère du Niger. En août 2023, les autorités nigériennes avaient dénoncé plusieurs accords de coopération militaire avec la France. En mars 2024, elles ont également mis fin à l’accord militaire avec les États-Unis, entraînant le retrait des forces américaines de la base d’Agadez.
Un repositionnement régional
Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large d’alignement avec les partenaires sahéliens. En janvier 2024, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont annoncé leur départ de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), après avoir créé l’Alliance des États du Sahel (AES) en septembre 2023. Cette coopération a été renforcée en juillet 2024 par l’établissement de la Confédération des États du Sahel.
Le retrait de l’OIF confirme la volonté des autorités nigériennes de s’éloigner des institutions perçues comme sous influence occidentale et de privilégier de nouveaux partenariats, notamment avec la Russie.
LE CIO VALIDE LES PRINCIPES DE QUALIFICATION ET DE PARTICIPATION
La commission exécutive du Comité International Olympique (CIO) a approuvé aujourd'hui les principes relatifs aux systèmes de qualification pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 (LA28)...
La commission exécutive du Comité International Olympique (CIO) a approuvé aujourd'hui les principes relatifs aux systèmes de qualification pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 (LA28), ainsi que les principes de participation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026.
Principes relatifs aux systèmes de qualification pour LA28
Ces principes, conçus pour être appliqués de manière cohérente dans tous les sports, ont pour but d'aider les Fédérations Internationales (FI) à élaborer leur propre système de qualification.
Les principes pour LA28 approuvés aujourd'hui correspondent à ceux mis en place avec succès pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 et peuvent être consultés ici.
Ils s'articulent autour des éléments clés suivants :
la participation des meilleurs athlètes ;
une représentation universelle ;
la possibilité offerte à tous les Comités Nationaux Olympiques (CNO) de participer aux Jeux ;
un accès juste et équitable à toutes les épreuves de qualification ;
la priorité donnée aux épreuves continentales et multisportives ;
un nombre minimum de possibilités de se qualifier ; et
un délai de deux ans maximum pour la tenue des épreuves de qualification.
Les systèmes de qualification sont des règlements établis par les FI qui comprennent des règles, procédures et critères destinés à permettre aux athlètes de participer aux compétitions des Jeux Olympiques de LA28 sous réserve que ces derniers soient sélectionnés par leurs CNO respectifs, sur recommandation des fédérations nationales correspondantes.
Selon la Charte olympique, chaque FI est tenue d'établir, pour son sport, des règles pour la participation aux Jeux Olympiques, lesquelles doivent être soumises à la commission exécutive du CIO pour approbation. La préparation des systèmes de qualification par sport débutera en avril 2025.
Principes de participation pour les JOJ de Dakar 2026
En approuvant les principes de participation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, la commission exécutive du CIO réaffirme l'engagement pris, à travers cet événement, en faveur de l'universalité, de l'égalité des genres et d'une forte représentation du continent africain. La nouvelle version du processus de participation et d'inscription est en parfaite adéquation avec les priorités stratégiques des CNO et des FI, garantissant ainsi un système de sélection des athlètes inclusif reposant sur le mérite.
Citons parmi les grands principes adoptés :
Veiller à offrir la possibilité de participer aux JOJ aux athlètes des territoires des 206 CNO et à l’équipe olympique des réfugiés formée par le CIO ;
faire de la participation des 54 CNO africains et de la représentation du pays hôte dans tous les sports et toutes les disciplines une priorité, dans la mesure du possible ;
assurer la gestion centralisée par le CIO du quota d'athlètes afin de se conformer à ces principes, tout en préservant l'intégrité des compétitions, avec un accent mis sur le développement des jeunes athlètes et le respect des mécanismes d'investissement des CNO et des FI ;
veiller à ce que les FI établissent des critères d'admission et des critères sportifs minimums pour la participation à leurs épreuves aux JOJ ; et
proposer un nombre égal de places de qualification aux femmes et aux hommes dans toutes les disciplines.
Le cadre établi supprime également l'obligation d'organiser des épreuves de qualification propres aux JOJ, ce qui permet de réduire la charge financière et logistique pesant sur les CNO, les FI, les fédérations nationales et les athlètes. Cette approche structurée garantit des principes de participation équitables et ouverts à tous, tout en renforçant l'impact des Jeux Olympiques de la Jeunesse partout dans le monde. Les principes de participation pour Dakar 2026 peuvent être consultés ci-dessous.
L'EX-MINISTRE MOUSTAPHA DIOP AUDITIONNÉ CE JEUDI
Après la levée de son immunité parlementaire vendredi dernier, Moustapha Diop a été convoqué, ce mardi, par la commission Ad Hoc. Le député et ancien ministre de l’Industrie sera auditionné par ses pairs députés dans le cadre de la demande de levée de ...
Après la levée de son immunité parlementaire vendredi dernier, Moustapha Diop a été convoqué, ce mardi, par la commission Ad Hoc. Le député et ancien ministre de l’Industrie sera auditionné par ses pairs députés dans le cadre de la demande de levée de son immunité parlementaire.
Les choses s’accélèrent pour Moustapha Diop, ancien ministre de l'Industrie (Sous Mancky Sall). Il sera auditionné à l’Assemblée nationale ce mardi à 15 heures par la commission ad hoc, selon L’Observateur.
Le député-maire de Louga fera face aux membres de ladite Commission, chargée d'examiner la demande de levée de son immunité parlementaire introduite par le Garde des Sceaux, dans le cadre du dossier Tabaski Ngom.
Le mis en cause a la possibilité de se présenter lui-même devant la Commission Ad hoc ou de désigner un collègue pour le défendre. Mais, selon L'Obs, le maire de Louga a décidé de faire face à ses collègues de la Commission Ad hoc lui-même.
M. Diop est cité dans une affaire d'escroquerie portant sur la somme de plus de 700 millions de FCfa. Son audition sera bouclée ce mardi par la Commission Ad hoc. La demande de levée de l’immunité devrait être examinée en plénière dès jeudi prochain.
TOURNANT VERS L’EXCELLENCE ACADÉMIQUE
L’Université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba amorce une nouvelle phase de son développement avec la nomination d’une équipe dirigeante de haut niveau, placée sous la bénédiction de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides.
L’Université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba amorce une nouvelle phase de son développement avec la nomination d’une équipe dirigeante de haut niveau, placée sous la bénédiction de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides.
À la tête de cette institution, le Professeur Lamine Gueye a été désigné recteur. Ancien recteur de l’Université Alioune Diop de Bambey, il a également occupé le poste de Secrétaire exécutif de l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANAQ-Sup). Son expertise et son expérience seront précieuses pour renforcer la qualité académique et la visibilité de l’université.
Le Professeur Ibrahima Thioub, ex-recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), prend les fonctions de vice-recteur chargé de la recherche et du partenariat. Son parcours distingué dans le domaine de la recherche et de la coopération universitaire augure d’un développement significatif des collaborations scientifiques et académiques.
De son côté, le Professeur Mor Faye, qui a joué un rôle clé dans la mise en place et le démarrage de l’université, occupera le poste de vice-recteur chargé des études. Sa mission consistera à structurer et dynamiser l’offre de formation pour répondre aux exigences d’un enseignement supérieur de qualité.
Ces nominations traduisent l’ambition de faire de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim un centre d’excellence, alliant héritage islamique et modernité scientifique. Sous la guidance spirituelle de Serigne Mountakha Mbacké et avec l’engagement de ces universitaires chevronnés, l’institution aspire à rayonner tant au niveau national qu’international, contribuant ainsi à l’essor du savoir et de l’innovation au Sénégal et dans le monde musulman.
UN GROUPE DE 14 LIONS A DEMARRE LA PREPARATION
L’équipe du Sénégal a engagé la préparation pour les 5e et 6e journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, contre le Soudan et le Togo.
L’équipe du Sénégal a engagé la préparation pour les 5e et 6e journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, contre le Soudan et le Togo. Un groupe de 14 Lions ont pu fouler hier lundi 17 mars, la pelouse du terrain annexe du stade Abdoulaye Wade de Diamniadio pour la première séance d’entrainement. Le groupe sera au complet dés ce mardi 18 mars avec les 12 autres joueurs attendus hier, soir. Le Sénégal affronte le Soudan à Benghazi le 22 mars avant de recevoir le Togo le 25 mars au stade Abdoulaye Wade.
L ’équipe nationale du Sénégal a entamé sa préparation pour les deux confrontations contre le Soudan et le Togo comptant pour les 5e et 6e journées des éliminatoires du Mondial 2026. Pour le grand rassemblement, seule la moitié du groupe a répondu présente sur la pelouse d’entraînement annexe du stade Abdoulaye Wade de Diamniadio.
Pour ce premier galop des Lions, le sélectionneur a pu compter sur 14 joueurs. A coté des «cadres » comme Sadio Mané, Idrissa Gana Guèye et Lamine Camara, Ismaila Sarr, Pape Guèye, des gardiens Edouard Mendy Mory Diaw, Krépin Diatta, Dion Lopy ; Abdou Diallo, Kalidou Koulibaly, le sélectionneur a pu compter sur noter la présence effective des novices tels Richard Sagna, le seul local mais aussi Cheikh Niasse, Llaye Camara et Assane Diao arrivés depuis dimanche. Ces nouveaux pensionnaires de la Taniére se sont vite lancés dans le bain avec des ateliers conduits par le coach et ses assistants. Le tout sous le regard d’un public enthousiaste et au rythme des percussions des comités de supporters. Les « retardataires » qui sont au nombre de douze devraient arriver par dans la soirée d’hier lundi au mardi. Parmi eux figurent les gardiens Yehvan Diouf, Antoine Mendy, Pathé Ciss, Abdalah Sima, Cherif Ndiaye et Boulaye Dia. Les Lions débutent cette double confrontation avec un déplacement à Benghazi (Libye) où ils affronteront les Crocodiles du Nil soudanais le 22 mars. Une rencontre capitale pour les Lions qui ont l’ambition de reprendre la première place du groupe B, occupée par cette équipe soudanaise. Les Lions vont enchainer en accueillant les Eperviers du Togo le mardi 25 mars à partir de 21 heures au stade Abdoulaye Wade de Diamnadio.
Par El Amath THIAM
ENTRE REPRESSION ET RECUPERATION,QUEL CAP POUR LA JUSTICE ÉCONOMIQUE ?
Lettre ouverte au garde des sceaux, ministre de la justice
Lettre ouverte au garde des sceaux, ministre de la justice
Monsieur le Ministre, C’est avec une attention soutenue et un grand respect que nous avons pris connaissance de vos récentes déclarations, prononcées lors de votre audition devant les députés le 21 février 2025. Ces propos, empreints de vision, révèlent une volonté manifeste de réformer et d’adapter la justice économique aux impératifs contemporains.
À ce titre, votre proposition d'introduire la médiation pénale comme mécanisme de recouvrement des fonds publics détournés mérite une attention particulière, tant elle marque une avancée vers une justice plus efficace et pragmatique, capable de répondre aux enjeux de la transparence et de la gouvernance publique.
Nous saluons cette démarche novatrice qui témoigne d’un engagement clair en faveur d’une gestion plus transparente des finances publiques et d’une volonté de concilier impératif répressif et récupération des deniers publics. Il est indéniable que la mise en œuvre d’une telle initiative pourrait non seulement contribuer à restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions, mais également à désengorger un système judiciaire surchargé, en privilégiant des mécanismes alternatifs moins coûteux et plus rapides.
Etant l’un de ces Icones des cénacles judiciaires, vous vous positionnez désormais comme ce catalyseur de changement, en proposant une solution alternative audacieuse qui se veut à la fois pragmatique et respectueuse des principes de justice. Votre capacité à percevoir la réalité socio-économique du pays, tout en insufflant une dynamique réformatrice à la lutte contre la corruption et la délinquance économique, revêt une importance capitale pour le renforcement de la gouvernance publique et l’optimisation de l’utilisation des ressources publiques.
Justice Sans Frontière, acteurs juridiques engagés, nous soutenons fermement cette approche et vous adressons nos encouragements les plus sincères pour sa mise en œuvre. Nous croyons que cette réforme incarne une véritable opportunité de transformer notre système judiciaire, en le rendant plus efficace et plus proche des réalités économiques du Sénégal. Nous espérons que votre vision se traduira par des résultats tangibles, afin de rétablir les équilibres financiers et économiques de notre pays. Cela accréditerait l’adage selon lequel « Un mauvais arrangement vaut mieux un bon Procès» Votre analyse, lors de cette audition, témoigne d’une compréhension approfondie des enjeux juridiques, économiques et sociaux sous-jacents à la question des détournements de fonds publics. Elle repose sur des principes solides, notamment :
1. Le pragmatisme, en optant pour une approche qui privilégie la restitution effective des fonds publics détournés, plutôt que de se limiter à une approche exclusivement punitive, qui pourrait se révéler contreproductive ;
2. Le bilan matériel tangible, qui permettra de démontrer de manière concrète l’efficacité de la lutte contre la corruption et la délinquance économique, en obtenant des résultats mesurables en matière de récupération des fonds publics ;
3. L’évitement d’un procès politico-médiatique excessif, qui, par le passé, a dénaturé et fourvoyé des procédures judiciaires, comme en témoigne l’expérience de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), et qui a causé des préjudices tant pour l’État que pour l’image de certaines juridictions d’ici et d’ailleurs sur des décisions de justice les plus controversées.
Cette approche s'inscrit dans un cadre juridique clair, qui s’appuie sur plusieurs instruments législatifs, notamment le Code de Procédure Pénale, où la médiation pénale et la transaction pénale trouvent déjà leur place. Ces dispositifs sont pleinement reconnus dans notre droit positif, et leur mise en œuvre efficace pourrait constituer un levier important dans la gestion des affaires économiques et financières.
Toutefois, plusieurs questions demeurent quant à l’équilibre entre la répression et la médiation pénale :
• Une réponse purement répressive est-elle toujours la plus adaptée pour restaurer les équilibres économiques et financiers ?
• Peut-on envisager une société dans laquelle les dirigeants sont systématiquement poursuivis pour la moindre infraction, ce qui pourrait nuire à l’attractivité économique et à la confiance des investisseurs?
• Dans le cadre de la médiation pénale, quel rôle jouerait la validation judiciaire pour garantir transparence et impartialité, et comment assurer la protection des droits fondamentaux des parties concernées ?
Le Code de Procédure Pénale, prévoit déjà des mécanismes similaires à la médiation, notamment l’article 451 qui autorise la médiation en phase de jugement, et l’article 32 qui l’autorise au stade des poursuites. La question du recouvrement des fonds, dans le cadre de la médiation pénale, pourrait ainsi être envisagée comme une transaction avant jugement, sous réserve de respecter les principes d’équité et de transparence
Par analogie, le recouvrement pourrait prendre les allures d’une forme de médiation au cours des poursuites. À défaut, ne serait-ce qu’une appellation atténuée d’un remboursement ou d’un cautionnement intervenant en phase d’instruction, en application de l’article 140 du Code de procédure pénale ? À moins qu’il ne s’agisse plutôt d’une confiscation au sens de l’article 30 du Code pénal ?
Dans tous les cas, cette tentative de déterminer le véritable sens et le fondement juridique du « recouvrement ante-jugement » démontre qu'il serait préférable que tout mode alternatif de règlement soit supervisé par un juge ou, à tout le moins, par le parquet. Il est intéressant de noter que ce processus trouve une référence dans le droit français, par la Loi du 4 janvier 1993 portant réforme de la procédure pénale, où la médiation pénale est consacrée en droit positif (article 41-1 du Code de Procédure Pénale). Cette loi a permis d’instaurer un cadre juridique formel pour la médiation pénale. Cependant, la mise en œuvre du recouvrement des fonds avant jugement soulève des préoccupations majeures, notamment en matière de transparence. Un processus de recouvrement qui se déroulerait en dehors du contrôle judiciaire ou de celui du parquet risquerait d’être perçu comme un compromis à l’intégrité du processus. La transparence doit être assurée, conformément à la Loi n° 2012-22 du 27 décembre 2012, portant Code de Transparence dans la gestion des finances publiques , qui impose un droit d’information au public et une supervision stricte des opérations financières. La discrétion, dans certaines situations, pourrait contribuer à préserver l'intégrité du processus judiciaire et à éviter des préjudices collatéraux. Les tribunaux, en particulier dans les affaires sensibles, sont parfois perçus comme des arènes médiatiques où l’honneur des mis en cause est mis à mal, ce qui nuit à l’objectif ultime de la récupération des fonds et de la stabilité économique.
Monsieur le Ministre, en optant pour une stratégie inclusive qui combine sanction et médiation, vous ouvrez une voie pertinente pour une politique pénale plus en phase avec les réalités économiques et sociales du Sénégal. Nous vous encourageons à veiller à ce que ces dispositifs soient mis en œuvre de manière transparente, garantissant ainsi à la fois l’efficacité de la justice et le respect des principes d’intégrité publique.
Enfin, il est évident que la lutte contre la délinquance économique et financière ne pourra atteindre ses objectifs qu’en conciliant répression et prévention, en instaurant une synergie qui permettra de traiter les causes profondes des détournements tout en permettant une récupération efficace des fonds publics. Dans l’attente de voir ces réformes mises en œuvre, Monsieur le Ministre, recevez l’expression de notre plus haute considération, tout en vous renouvelant nos vœux de succès dans cette initiative décisive pour une justice économique plus équitable et plus performante.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.
L’ONG OTRA AFRICA DENONCE UNE PROCEDURE SELECTIVE
L’ONG Otra Africa a exprimé son inquiétude par rapport à la situation que vivent les ressortissants ouest-africains en Mauritanie.
L’ONG Otra Africa a exprimé son inquiétude par rapport à la situation que vivent les ressortissants ouest-africains en Mauritanie. Face à la presse, Souleymane Diallo et ses camarades dénoncent une procédure sélective que les autorités mauritaniennes orientent vers des étrangers particulièrement des ouest-africains.
«On a été interpellé par les compatriotes sénégalaise vivant en Mauritanie sur des rafles sélectives orientées vers des étrangers particulièrement des Ouest africains, notamment des Sénégalais, des Maliens et Guinéens... », a déclaré face à la presse, Souleymane Diallo, président de l’ONG Otra Africa. Bien qu'il concède le fait que cela rentre dans les procédures normales de chaque pays, il se dit inquiet en ce sens que pour le cas de la Mauritanie. « C’est sélectif et c’est orienté à une communauté proche, ouest-africaine et on n’a pas compris les raisons pour lesquelles ça se passe comme ça. »
Souleymane Diallo et ses camarades ont également déploré d'avoir appris après enquêtes qu'au cours de ces rafles, les détentions se déroulent dans des conditions inhumaines. Il a, à cet égard, rappelé en convoquant la convention de Genève, que « Dès lors que la personne a une nationalité et qu’il doit faire l’objet d’une expulsion après une arrestation et une détention, les autorités consulaires de son pays doivent être informées de son arrestation pour devoir l’assister juridiquement et avant son expulsion et procéder à l’ouverture d’une procédure d’expulsion… ». Chose où « La Mauritanie a failli », a-t-il encore déploré, vu les bonnes relations, dit-il, que le Sénégal entretient actuellement avec la Mauritanie. Cette même inquiétude souligne le président de l’ONG Otra Africa, s’est également transférée au niveau du Mali. Devant cette situation Otra Africa appelle les autorités Mauritaniennes à se ressaisir. « Nous demanderons au gouvernement Mauritanien frère, d’être lucide, très diplomate de se ressaisir. Ces évènements ternissent l’image de la Mauritanie. Nous appelons le gouvernement Mauritanien à une très bonne diplomatie, à des relations de bons voisinages avec le Mali, avec le Sénégal ».
APRÈS L’AIBD, CAP SUR THIÈS ET MBOUR POUR LE TER
Le gouvernement poursuit son ambition d’expansion du Train Express Régional (TER). Alors que la mise en service du tronçon Dakar-Aéroport International Blaise Diagne est prévue avant juin, l’exécutif planifie déjà l’extension du réseau...
Le gouvernement sénégalais poursuit son ambition d’expansion du Train Express Régional (TER). Alors que la mise en service du tronçon Dakar-Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) est prévue avant juin, l’exécutif planifie déjà l’extension du réseau vers Thiès et Mbour.
Invité de l’émission Point de Vue sur la RTS, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a confirmé cette volonté tout en insistant sur la nécessité d’abord de finaliser la première phase. « Sur les sept rames commandées, six sont déjà livrées. Nous avons aussi commandé cinq rames supplémentaires en prévision des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 », a-t-il déclaré.
Un projet plus coûteux que prévu et un contrat défavorable
Au cours de son intervention, le ministre a également dévoilé le véritable coût du TER, bien supérieur aux estimations initiales. Alors que l’ancien régime parlait de 500 milliards FCFA, Yankhoba Diémé a révélé que le projet a finalement coûté 1 200 milliards FCFA, hors taxes. Une somme qui confirme les critiques formulées par Ousmane Sonko lorsqu’il était dans l’opposition.
Autre point préoccupant : la nature du contrat liant le Sénégal à la SETER, l’exploitant du TER. Selon le ministre, l’accord garantit un seuil de rentabilité en dessous duquel l’État doit compenser les pertes, plaçant l’ensemble du risque financier sur le Sénégal. « Nous renégocions actuellement les termes de l’accord pour obtenir un meilleur deal », a-t-il affirmé, évoquant même une possible entrée de l’État dans le capital de la SETER pour lever certains blocages.
Avec ces révélations, la gestion du TER revient au centre des débats, alors que l’extension du réseau s’annonce comme un nouveau défi pour le gouvernement.
PLAIDOYER POUR UN RAYONNEMENT RENFORCE DU CINEMA SENEGALAIS
Présidée par la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Mme Khady Diène Fall, cette réunion a permis de dresser un bilan de la participation sénégalaise au FESPACO 2025 et d’esquisser des perspectives pour l’avenir du cinéma sénégalais
La Maison de la Culture Douta Seck a abrité, vendredi, une rencontre d’évaluation de la participation du Sénégal au Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO). Présidée par la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Mme Khady Diène Fall, en présence du ministre secrétaire d’État à la Culture, Bacary Sarr, et du directeur de la Cinématographie, M. Germain Coly, cette réunion a permis de dresser un bilan exhaustif de la participation sénégalaise au FESPACO 2025 et d’esquisser des perspectives pour l’avenir du cinéma sénégalais.
La ministre Khady Diène Fall a ouvert les débats en soulignant l’importance de cette rencontre, qui vise à tirer les enseignements de la participation sénégalaise au FESPACO et à définir des lignes de perspectives pour l’avenir. Elle a rappelé que cette évaluation est un prétexte pour renforcer la place de la culture dans les priorités nationales, notamment dans le domaine du cinéma. La ministre soutient que « la moisson n’a pas été bonne ». Avant de préciser qu’il faut relativiser cette appréciation de notre performance au FESPACO dernier à Ougadougou.
M. Germain Coly, directeur de la Cinématographie, a présenté un bilan détaillé de la participation sénégalaise au FESPACO. Sur les 1 351 films soumis au festival, 235 ont été retenus pour les compétitions, dont 23 films et projets sénégalais. Parmi eux, 19 films ont été en compétition, témoignant de la vitalité du cinéma sénégalais. Le Sénégal a également été bien représenté dans les secteurs de la post-production et de la coproduction, avec des professionnels présents sur les stands du Marché International du Cinéma Africain (MICA).
Malgré les contraintes budgétaires, la délégation sénégalaise a pu participer activement aux différentes activités du festival, notamment grâce à l’accompagnement de l’État. La ministre Khady Diène Fall a elle-même dirigé la délégation et participé à plusieurs temps forts, dont la cérémonie d’ouverture et la visite des stands des pays participants. Elle a également rencontré les autorités burkinabé pour discuter des échanges culturels entre les deux pays.
DES PERSPECTIVES AMBITIEUSES POUR LE CINEMA SENEGALAIS
Au-delà du bilan, les discussions ont porté sur les perspectives pour le cinéma sénégalais. Les participants ont souligné la nécessité de renforcer la structuration du secteur, notamment en révisant les textes et en modernisant l’architecture administrative. La création d’un Centre National du Cinéma (CNC) a été évoquée comme une priorité pour professionnaliser l’industrie cinématographique.
La ministre Khady Diène Fall a insisté sur l’importance de l’implication de tous les acteurs du secteur, des producteurs aux distributeurs, en passant par les réalisateurs et les techniciens. Elle a rappelé que le cinéma sénégalais doit être une « maison de verre », transparente et ouverte à tous, afin de favoriser son rayonnement à l’échelle continentale et internationale.
VERS UN FESTIVAL A L’IMAGE DU FESPACO AU SENEGAL ?
L’une des annonces marquantes de cette rencontre a été l’éventuelle organisation d’un festival de cinéma au Sénégal, inspiré du FESPACO. Cette initiative, encore en gestation, vise à créer un événement d’envergure qui mettrait en valeur le cinéma africain et renforcerait la position du Sénégal comme hub culturel sur le continent. Les autorités ont appelé les professionnels du secteur à s’impliquer activement dans la conception et la mise en œuvre de ce projet.
En conclusion, la ministre Khady Diène Fall a réaffirmé l’engagement de l’État à soutenir le cinéma sénégalais, tout en appelant à une plus grande responsabilisation des acteurs du secteur. Elle a salué les efforts des professionnels qui ont permis au Sénégal de briller au FESPACO et a exprimé sa confiance dans l’avenir du cinéma sénégalais, qui, selon elle, a encore un grand potentiel à exploiter. Cette rencontre d’évaluation a donc permis de poser les bases d’une réflexion collective pour l’avenir du cinéma sénégalais, avec l’ambition de faire du Sénégal une référence incontournable dans le paysage cinématographique africain et international.
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LA COM DE L'OPPOSANT SONKO PASSÉE AU LASER
La politique, c’est aussi de la communication. Et la communication politique a ses codes, dont le bon usage peut permettre d’atteindre ses objectifs. Dans ce numéro des Carnets culturels, le Pr Djiby Diakhaté décrypte la communication de l’opposant Sonko.
Il y a un peu plus de deux ans, l’actuel Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, était un opposant farouche au régime de Macky Sall, qu’il n’a jamais ménagé. En plus de son courage physique, voire de sa témérité, M. Sonko possède des atouts en matière de communication qui captivent. Doté d’une aisance oratoire et d’une capacité à haranguer les foules, il a su mobiliser une large base de partisans pendant des années jusqu'à réussir à réaliser une nouvelle alternance avec son jeune parti.
Pendant près d’une décennie, il a été un véritable empêcheur de tourner en rond pour le pouvoir de Macky Sall, une pierre dans la chaussure du chef de l’État. Sa promesse de changement pour les Sénégalais était claire et précise.
Après avoir traversé de nombreuses épreuves et connu la case prison, Ousmane Sonko est finalement arrivé aux affaires, entraînant dans son sillage l’élection de l’un de ses plus fidèles lieutenants à la présidence de la République : B. Diomaye Faye.
L’universitaire Djiby Diakhaté revient de manière rétroactive non pas sur la communication non pas du Premier ministre, mais de l’opposant Ousmane Sonko, et plus précisément sur les images de sa communication lors de la cérémonie de présentation de son livre-programme Solutions, au plus fort de son opposition à Macky Sall.