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5 avril 2025
SEPT MILLIARDS DÉPENSES DANS LE VENT
La Commission électorale nationale autonome (CENA) informe que 25 listes n'ont pas atteint 0.5% des suffrages exprimés lors des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024
La Commission électorale nationale autonome (CENA) vient de publier son rapport sur les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024. L’organe est ainsi revenu sur les effets pervers de la pléthore de candidatures; non sans informer que 25 listes n’ont pas atteint 0,5% des suffrages exprimés soit un montant total de sept (7) milliards de francs dépensés dans le vent.
La CENA analyse froidement les résultats du scrutin du 17 novembre 2024. Son examen montre que seules deux listes ont atteint au moins 10% des suffrages exprimés. Et que seules cinq listes ont atteint au moins 1% des suffrages exprimés sur les quarante-et-une (41) listes qui ont concouru.
A en croire toujours la CENA, la représentativité de la plupart des partis ou coalitions de partis est très faible. Non sans ajouter que la pléthore des candidatures lors des élections a principalement deux effets pervers relativement à la vitalité du débat démocratique et à l'efficacité de la dépense publique.
Le Président de la CENA, Abdoulaye Sylla et Cie soutiennent que le trop grand nombre de partis politiques et de candidats aux élections rend inaudibles les principales offres politiques et ne milite pas à l’approfondissement des débats sur les problèmes économiques, sociaux ou environnementaux qui interpellent les populations. Ainsi, soulignent-ils, le raccourci et la recherche du retentissement médiatique immédiat deviennent les stratégies les plus utilisées.
En plus, précisent-ils, dans un pays en développement, où les ressources sont rares, une bonne allocation des crédits disponibles est nécessaire.
Selon la CENA, lors des élections législatives, vingt-cinq (25) listes de candidats n’ont pas atteint 0,5% des suffrages exprimés.“Chacune de ces listes a coûté 280 millions de francs au contribuable, soit un montant total de sept (7) milliards de francs”, lit-on dans le rapport.
En outre, la CENA indique que le refus, par la majorité des candidats de l'utilisation des bulletins à format réduit a empêché l’État de faire une économie de huit (8) milliards de francs. Il apparaît, dès lors, urgent de réunir les parties prenantes sur la rationalisation des partis politiques (339 partis au 26 mai 2023) et des candidatures aux élections pour une expression démocratique plus dynamique, affirme l’organe de contrôle et de supervision des élections.
Auparavant, la CENA a rappelé qu’à l’issue du scrutin, la liste Pastef, dirigée par le Premier ministre Ousmane Sonko, a obtenu cent trente (130) sièges sur cent-soixante-cinq (165) sièges. “La liste gagnante est suivie par les listes Takku Wallu Senegaal (16 sièges), Jàmm Ak Njariñ (7 sièges) et Samm Sa Kaddu (3 sièges)”, a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, elle a indiqué que si des incidents ont été constatés pendant la campagne électorale, le scrutin s’est, partout, déroulé dans le calme. Non sans dire que le dispositif électoral a été jugé satisfaisant par les observateurs tant en ce qui concerne la disponibilité du matériel et la présence des forces de sécurité que le fonctionnement des bureaux de vote.
En définitive, la CENA relève que les leaders des listes de candidats ont fait preuve d’une citoyenneté remarquable après la proclamation des résultats provisoires : “ils ont félicité la liste gagnante”. Et qu’aucun recours n’a été déposé auprès du Conseil constitutionnel, qui a confirmé les résultats issus des travaux de la Commission nationale de recensement des votes.
LES AGRO-INDUSTRIELS COMPTENT ACHETER 5 000 TONNES CETTE ANNEE AUPRES DES PRODUCTEURS LOCAUX
Le maïs est en passe de devenir une culture de rente avec une production qui connaît un véritable essor. Le maïs bénéficie d’un regain d’intérêt chez les agro-industriels sénégalais.
Le maïs est en passe de devenir une culture de rente avec une production qui connaît un véritable essor. La preuve, les agro-industriels sénégalais prévoient d’acheter 5 000 tonnes cette année auprès des producteurs locaux.
Le maïs bénéficie d’un regain d’intérêt chez les agro-industriels sénégalais. Ces derniers se sont engagés d’ailleurs à acheter 5 000 tonnes cette année auprès des producteurs locaux. A en croire l’agence Ecofin, cela a été consigné mi-février par les deux parties dans un protocole d’accord pour donner un coup de pouce à la commercialisation de la céréale. Les industriels se sont ainsi engagés à verser 225 FCFA pour chaque kg de maïs acheté auprès des producteurs contre 198 FCFA pour la même quantité importée. L’objectif affiché est de faire passer le volume d’approvisionnement local à 10 000 tonnes, d’ici 2026, prévoit l’accord. En 2023/2024, note-t-on, le rendement en maïs a enregistré une hausse en glissement annuel de 8% à 3 tonnes par hectare, soit la seconde plus forte progression dans le secteur céréalier.
Rapportant une étude de l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) parue en 2021, Ecofin estime qu’il s’agit de la troisième céréale la plus consommée par tête après le riz et le mil avec 9,2 kg par an principalement dans les zones rurales du sud du Bassin arachidier et dans l’est du pays.
Du point de vue de l’offre, le maïs occupe aussi le 3e rang en volume derrière ces deux céréales avec une production de 855 000 tonnes en 2023/2024, indique l’agence d’informations spécialisée en économie qui cite le dernier Bulletin mensuel des statistiques économiques et financières publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) en janvier 2025.
Si le maïs local bénéficie d’un regain d’intérêt, dit-elle, c’est parce que le gouvernement a affiché son intention de réduire les dépenses consacrées à l’achat de la céréale depuis l’Argentine et le Brésil. Non sans informer que la demande du produit a fortement augmenté avec le développement du sous-secteur avicole. “Depuis l’interdiction des importations de viande de volaille en 2005, la production commerciale de poulet de chair a explosé, entraînant un besoin croissant dans la céréale qui est la principale composante des aliments pour animaux”, lit-on dans l’article publié par Ecofin.
Il ajoute qu’avec la récolte en maïs qui demeure insuffisante, les industriels ont augmenté le recours aux importations sur la dernière décennie. Selon les données de l’ANSD compilées par l’Agence Ecofin, les achats en volume et en valeur ont plus que triplé depuis 2013, passant de 132 429 tonnes à 430 863 tonnes en 2023 et de 21,8 milliards FCFA (36,2 millions $) à 82,5 milliards FCFA.
Au Sénégal, la production d’aliments pour animaux est estimée à 300 000 tonnes chaque année selon les données du Forum for Agricultural Research in Africa (FARA) repris par Ecofin qui renseigne en définitive que le marché est aujourd’hui dominé par la Sedima, FKS Mills, NMA Sanders ainsi qu’Olam qui a achevé en mars 2024, l’acquisition pour 17 millions d’euros d’Avisen Sarl, second plus important acteur sur le marché avec son unité de production de 100 000 tonnes/an basée à Rufisque.
LES TRANSPORTEURS DÉNONCENT UN BLOCUS ORGANISÉ AU PORT
Ces professionnels dénoncent un système qui paralyse leur activité depuis l'avènement du nouveau régime. Entre restrictions d'accès et allégations de corruption, les camionneurs pointent du doigt la gestion opaque de DP World, l'opérateur portuaire
Le syndicat des acteurs du transport national et transnational (Satrains) est monté au créneau hier pour tirer la sonnette d’alarme sur les difficultés auxquelles ils font face depuis l’avènement du nouveau régime. Confrontés à des problèmes pour accéder au port de Dakar et charger leurs marchandises, ils dénoncent la gestion opaque du port et des pratiques abusives qui paralysent leur activité. Malgré plusieurs démarches auprès des autorités, leurs revendications restent sans réponse.
Les transporteurs routiers sont très en colère contre les autorités qu’ils accusent de protéger DP World. En effet, réunis au sein du syndicat des acteurs du transport national et transnational (Satrains), ils dénoncent le blocage de leurs véhicules au port et des tracasseries administratives pesantes. Selon eux, DP World refuse de charger leurs conteneurs, précisant qu’ils n’ont pas d’agrément. Malgré des échanges avec les autorités, leurs revendications restent sans réponse.
S’exprimant face à la presse le week-end, le porte-parole du jour, Pape Mamadou Malaye, a indiqué que le syndicat a adressé des correspondances au directeur du Port autonome de Dakar, au Premier ministre et à son ministère de tutelle. Seul le Directeur du Port, Wally Diout Bodian, les a reçus. « Nous avons été reçus à trois reprises par le directeur général du port. Il donne instruction à DP World de suspendre sa décision, mais aujourd’hui, seuls 100 voitures sont autorisées à embarquer. Pendant ce temps, les transporteurs maliens n’ont pas ces problèmes », déplore-t-il.
En plus des restrictions d’accès au port, des transporteurs dénoncent des pratiques de corruption. Mamadou Paye, chauffeur routier, affirme avoir été sollicité pour un pot-de-vin. « On m’a proposé 100 000 F CFA pour pouvoir charger chez DP World. J’ai refusé et nous sommes en panne depuis deux mois à cause de leurs pratiques », confie-t-il. La douane sénégalaise est également accusée d’imposer des frais exorbitants aux transporteurs. « Ils nous demandent parfois jusqu’à 500 000 F CFA sous prétexte que la déclaration est mal faite. Et ce n’est pas tout : nous subissons des tracasseries routières à chaque étape. Que devient le reste ? » s’interrogent-ils.
À en croire Mamadou Malaye, Wally Diout Bodian a donné des instructions pour améliorer la situation, mais elles tardent à être appliquées. Les transporteurs ont également dénoncé les multiples contrôles routiers auxquels ils font face, notamment à Diamniadio, Mbour, Kaffrine, Tambacounda et Kidira. « À chaque étape, on nous trouve une nouvelle irrégularité et on nous impose des amendes. Cela freine complètement notre travail », explique Mamadou Malaye.
Malgré ces difficultés, les transporteurs assurent être prêts à respecter les règles en vigueur. « Nous organisons chaque mois des campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière. Mais nous avons besoin d’un cadre de travail juste et transparent », insiste Malaye. Face à ces nombreux manquements, ces travailleurs réclament une intervention immédiate du gouvernement pour mettre fin à ces blocages et assurer un accès équitable au port. Sans solution, ils avertissent que la crise pourrait avoir des conséquences économiques majeures sur le commerce national et transnational.
Le maire de Dionewar déféré au parquet aujourd’hui
Interpellé samedi, le maire de Dionewar est en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Foundiougne. Il est suspecté d’implication dans l’organisation d’un voyage de migrants clandestins dont une pirogue a été interceptée à Bassar, dans la commune de Bassoul, renseigne emédia. L’enquête est en train de déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire. Il sera déféré aujourd’hui au parquet du tribunal de grande instance de Fatick. Il revient ainsi au procureur de sceller son sort. Sur les 241 migrants interpellés, 111 Sénégalais ont été libérés. Une procédure est en cours pour permettre la libération des ressortissants des autres nationalités.
Un vieillard retrouvé calciné
Un vieillard nommé A. Sané a été retrouvé mort calciné dans sa chambre qui avait pris feu dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Selon nos sources, le sinistre s’est produit au quartier Ainoumady 06 Médoune Ndiaye de Yeumbeul-Nord. Les sapeurspompiers se sont rendus sur les lieux pour circonscrire le feu avant d’évacuer le corps dans une structure sanitaire de la place pour les besoins de l’autopsie. La police de Yeumbeul Asecna a ouvert une enquête.
L’armée met en place un système de retraite par capitalisation
L'état-major général des Armées a initié un projet social structurant pour les personnels des armées et de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Selon la Dirpa, il s’agit d’un mécanisme de solidarité intergénérationnelle qui vise à augmenter substantiellement le revenu du militaire après le service actif et lui permettre d'aborder plus sereinement la vie après la retraite.
Plusieurs chaînes de télévision coupées par la TDS/SA
La crise dans le secteur des médias est visiblement loin de connaître son épilogue. En plus de la crise financière, plusieurs chaînes de télévision ont vu leurs signaux coupés par la société de diffusion TDS SA. Le motif est «le non-respect des obligations financières, notamment les redevances mensuelles». Parmi les chaînes concernées figurent la Rdv, Walf Tv, Itv, Touba Tv, A7, Bantamba TV, etc. Contacté au téléphone par Dakaractu, Alassane Samba Diop, Directeur Général du groupe Emedia Invest, dénonce «une volonté de réduire toutes les télévisions au silence». Il explique : «nous nous sommes réveillés un beau jour et on nous a coupé le signal sans préavis, sans sommation. Amadou Diop qui était directeur de la TDS/SA nous avait demandé de supporter les coûts de diffusion via la Sonatel, en nous assurant qu’il nous rembourserait par la suite. Nous avions d’ailleurs fourni toutes les factures comme preuves. Nous constatons qu’il y a, en réalité, une volonté de réduire toutes les télévisions au silence et de créer des chômeurs. Ces gens ne veulent pas accompagner les entreprises privées. Nous dénonçons cette mesure unilatérale.»
La TDS-SA dément la coupure de signal de télé
Des informations relayées samedi faisaient état de coupures de signaux des chaînes de télévision nationales par la TDS-SA, l’opérateur public de diffusion de la Télévision numérique terrestre (TNT) au Sénégal. La TDS est sortie de sa réserve pour apporter un démenti. Dans un communiqué, elle affirme n’avoir procédé à aucune coupure de signal, malgré le fait que les arriérés de paiement des frais de diffusion de ces chaînes sont estimés à plus de 500 millions de FCFA. Elle précise d'ailleurs que les sommes dues par les chaînes de télévision ne sont pas des « redevances » mais des « frais de diffusion » nécessaires pour couvrir les charges associées à la transmission des signaux. En contrepartie, indique Dr Aminata Sarr, les chaînes bénéficient de leur présence sur le bouquet TNT, une plateforme publique accessible à l’ensemble du pays. Ainsi TDS-SA appelle à la responsabilité de tous les acteurs du secteur afin de garantir la pérennité du service public de diffusion au Sénégal. Dr Aminata Sarr souligne que l’opérateur reste ouvert à des discussions avec les chaînes concernées pour trouver une solution durable à cette situation complexe.
Grande inquiétude des ASP
Un vent de stress traverse actuellement l’agence d’assistance à la sécurité de proximité. Par une note de service N°071 transmise au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité proximité a rappelé ses agents en service dans les commissariats. Pour l’heure, selon nos informations, la mesure touche plus la région de Dakar. Au moins, la mesure concerne 300 agents. Hormis quelques agents qui sont restés dans les commissariats en raison de deux agents par commissariat, tous les autres ont été récupérés par la Direction de l’Agence d'Assistance à la sécurité de proximité. Sauf qu’après leur rappel par leur service, ces agents sont toujours en attente d’un redéploiement. Une attente qui a fini par créer une hantise chez les agents de l’Asp. Ils craignent de ne jamais être redéployés sur le terrain. Cette mesure est prise, selon la cheffe de la cellule de communication de l'ASP, Maty Sarr Niang, dans le cadre de la rotation des éléments de l’Asp. Elle a, en outre, fait remarquer que certains agents d’assistants à la sécurité de proximité occupent des postes depuis 10 ans pendant que d’autres n’en ont pas. Ce qui, à ses yeux, est anormal. C’est pourquoi, dans une logique de correction, la Direction générale de l’Asp a décidé de procéder à des affectations et rotations afin que tous les agents puissent bénéficier des mêmes avantages.
Une histoire de famille atterrit à la police
A. Diallo est en détention pour coups et blessures volontaires au préjudice de son frère M. D. Diallo qui a porté plainte contre lui auprès du procureur de la République. Selon nos sources, c’est suite à une dispute que le sieur A. Diallo a roué de coups son grand frère qui s’en est sorti avec « une tuméfaction douloureuse frontale gauche, ecchymose plus plaie superficielle sous orbitaire gauche, plaie superficielle linéaire d’environ 01 centimètre de longueur de la face antérieure de l’avant-bras gauche ». Le mis en cause a reconnu les faits et déclare avoir agi sous l’emprise de la colère contre son oncle qui l’aurait expulsé du domicile de sa grand-mère. Des allégations qui n’ont pas convaincu les limiers qui vont le placer en garde à vue A. Diallo a été déféré au parquet pour coups et blessures volontaires.
Arrestation de deux personnes pour vol
Deux élèves âgés respectivement de 31 ans et de 25 ans ont été déférés au parquet pour vol en réunion par la police des Parcelles. El H. Mbow et son ami Ch. A. B. Sakho ont été surpris nuitamment sur la terrasse d’une maison à Grand-Médine en train de dérober une antenne de la Sonatel. Ils ont été dénoncés à la police des Parcelles assainies. Sans tarder, les hommes du Commissaire Abdou Sarr qui étaient en patrouille dans le secteur se sont rendus sur les lieux pour interpeller les mis en cause. El H. Mbow a été une fois déféré pour détention d’un véhicule volé. Ils ont reçu un ticket gratuit pour la prison.
Les Lions retrouvent la tanière aujourd’hui
En direction des deux rencontres, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, les joueurs convoqués par l'entraîneur Pape Thiaw vont démarrer le travail aujourd’hui à Diamniadio. Le groupe ne sera sans doute pas au complet pour ce premier galop. Des Lions en lice dans leurs clubs hier vont sans doute manquer l’appel. Pour rappel, le Sénégal jouera samedi prochain contre le Soudan au stade Benghazi en Libye. Puis, la bande à Kalidou Koulibaly fera face au Togo au stade Me Abdoulaye Wade, trois jours plus tard.
Ama Baldé suspendu pour 6 mois ferme
Auditionné par la commission règlement et discipline du Comité national de gestion de la lutte (CNG), Ama Baldé connaît désormais sa sanction suite aux incidents survenus lors de son face-à-face avec Franc. Le fils de Falaye Baldé est suspendu par l’instance faitière pour 6 mois dont 2 mois ferme. Pour rappel, François Emile Gomis dit Franc a écopé d’une suspension de trois mois dont un mois ferme.
La Senelec met hors délestage Pointe Sarène
La centrale électrique de la société nationale d'électricité (Senelec) de Malicounda a fait des efforts pour assurer la production afin de satisfaire sa clientèle. La Senelec a mis en service un nouveau poste à Malicounda, multipliant par 10 l'électricité distribuée à Pointe Sarène, qui passe de 50 à 400 kilovoltampères. Désormais, le village de Pointe Sarène (Malicounda Mbour), qui abrite le nouveau pôle touristique de la Petite Côte, est presque à l'abri des délestages. Grâce à ce renforcement en électricité, le projet de la Société d'aménagement et de promotion des Côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO Sénégal SA), visant à créer un nouveau site balnéaire, se consolide.
Vers la réglementation de l’activité des VTC et des motos
Le directeur des Transports routiers, Valdiodio Ndiaye, a annoncé samedi l’élaboration de décrets visant à organiser le fonctionnement des applications de transport comme Yango, Heetch, Yassir ou encore BKG Speed, communément appelées VTC (voitures de transport avec chauffeur).A l’en croire, il est important de contrôler l’activité de Yango et des autres plateformes. Dans le même sens, le ministère des Transports prépare également un décret relatif à la livraison par deux-roues. Pour M. Ndiaye, on ne peut pas laisser ces activités se dérouler sans contrôle ni régulation. Valdiodio Ndiaye a procédé samedi à la signature d’un protocole d’accord avec la mairie de Yoff et Proxy Emobility.
Un médecin découvre de la drogue dans le caleçon d'un patient
En possession de neuf pierres de haschisch, le motocycliste M. Dieng a eu la malchance de croiser sur son chemin des éléments de la Sûreté urbaine, dans la nuit du jeudi au vendredi, vers 3 h, à Ouest-Foire. Dans sa fuite, le dealer a fait une fausse manœuvre et a chuté de son scooter et a perdu connaissance. La palpation de sécurité s'est soldée par la saisie de trois pierres de haschisch. Évacué à l'hôpital Principal par les limiers, le médecin a découvert sept autres pierres dans son caleçon. Après les soins qui lui ont été prodigués, M. Dieng a été gardé à vue au commissariat central, renseigne seneweb. Par ailleurs, les éléments de la patrouille ont procédé à la saisie d’un kilogramme de chanvre indien, la même nuit, à Colobane. À la vue des policiers, le suspect a jeté son colis et a réussi à s'éclipser dans la nature. Toujours dans ce quartier de Dakar, la Sûreté urbaine a arrêté, hier samedi, le nommé C. S. Ndour en possession de 30 cornets de « yamba ». Placé en garde à vue, le duo incriminé sera déféré probablement demain lundi au tribunal de grande instance hors classe de Dakar.
Six cantines destinées à la vente de médicaments traditionnels ravagés
Six cantines destinées à la vente de médicaments traditionnels au marché « Corona » de Tambacounda ont été ravagées par un incendie survenu samedi, en fin d’après-midi, occasionnant des pertes estimées à plusieurs millions de francs CFA, a constaté Aps. L’incendie est causé par le gardien qui a mis le feu derrière nos cantines. On lui a dit à plusieurs reprises de ne pas le faire mais il s’est entêté. L’année dernière, il l’avait fait également, on a maîtrisé le feu et cette fois-ci, il refait la même chose et malheureusement le feu a débordé et ravagé nos six cantines, a témoigné Abdoulaye Sow Kane, responsable du site de vente. L’incendie s’est produit samedi, en fin d’après-midi. La présence des sapeurs-pompiers a permis de maîtriser le feu vers 23h. Six cantines ont été complètement réduites en cendre. Les pertes sont estimées à plusieurs millions.
Par Fatou Warkha SAMBE
QUAND LA VIE PRIVEE DEVIENT UN LIVE SUR TIKTOK
L’ascension fulgurante des influenceurs sur TikTok marque une transformation majeure du paysage numérique. Autrefois un simple espace de divertissement, TikTok est aujourd’hui un lieu stratégique où l’information, la polémique et le scandale cohabitent
L’ascension fulgurante des influenceurs sur TikTok marque une transformation majeure du paysage numérique. Cette application, autrefois un simple espace de divertissement, est aujourd’hui un lieu stratégique où l’information, la polémique et le scandale cohabitent pour générer du buzz. Si TikTok s’est imposé comme un outil incontournable pour des millions d’utilisateurs, il a aussi été perçu comme une menace par les autorités sénégalaises, qui l’ont temporairement suspendu lors des luttes contre le pouvoir de Macky Sall.
A l’époque, TikTok était devenu le refuge numérique des activistes et opposants, un espace où les internautes partageaient des informations en temps réel, mobilisaient des foules et diffusaient des critiques virulentes contre le gouvernement. Cette plateforme a également vu émerger une vague d’insulteurs politiques, des figures jusqu’alors inconnues qui, grâce aux algorithmes, ont gagné en influence en attaquant violemment les autorités en place. Aujourd’hui, même si cette pratique persiste toujours, elle semble s’être déplacée vers un autre terrain : celui de la vie privée devenue un spectacle interactif.
Cette vie privée exposée n’est pas seulement celle des influenceurs, mais surtout celle des célébrités et des anonymes devenus malgré eux des sujets de scandale. Chaque jour, de nouveaux «cas» émergent, où des vies privées sont dévoilées sans consentement, des secrets sont révélés de la pire des manières. Ces pratiques transforment la vie intime des individus en un spectacle continu, alimenté par un écosystème numérique où la viralité prime sur la véracité.
Toutes les informations partagées dans ces lives sont ensuite reprises, partagées et publiées par des comptes qui ne se soucient pas de leur exactitude. Peu importe que les révélations soient vraies ou non, l’essentiel est de générer du contenu, du clic et de l’engagement. Ainsi, la frontière entre vérité et manipulation se brouille encore davantage, laissant place à une culture du scandale, où les réputations peuvent être détruites en quelques heures, sans possibilité de rétablir les faits.
Le plus en vogue d’entre eux, celui qui prétend détenir l’exclusivité des «CAS», a récemment affirmé lors de ses dernières sorties que ce sont les proches des célébrités elles-mêmes qui lui fournissent ces informations. Certaines personnes iraient même jusqu’à payer entre 500 000 et 1 million de francs Cfa pour qu’il divulgue des «affaires» en direct.
Cette révélation met en lumière un marché de l’exposition et de la diffamation, où la vie privée devient une monnaie d’échange, et où les liens de confiance au sein des cercles intimes sont exploités à des fins de buzz et de profit.
Le phénomène des lives ne se limite pas au Sénégal. Partout dans le monde, des influenceurs exploitent les réseaux sociaux pour diffuser des polémiques et dévoiler des scandales. Des figures comme Coach Amonchic ont bâti leur notoriété sur ce type de contenu, prouvant que cette tendance dépasse les frontières. Cependant, il n’y a qu’au Sénégal que ces pratiques prennent une tournure aussi destructrice, où l’on ne se contente pas de commenter des faits publics, mais où l’on jette en pâture des vies privées, exposant des individus qui n’ont jamais demandé à être placés ainsi dans l’espace public. Ici, la délation et la divulgation d’informations personnelles sont devenues des armes pour détruire des réputations, parfois orchestrées par les propres proches des victimes.
Ce phénomène met également en lumière un voyeurisme malsain qui s’est installé dans la société sénégalaise. Il ne s’agit plus seulement de suivre un contenu, mais de s’acharner sur des individus exposés, parfois contre leur gré. Ce qui choque davantage, c’est la méchanceté des proches eux-mêmes, ceux qui, pour des raisons souvent viles - jalousie, vengeance, ou simple soif de notoriété- n’hésitent pas à vendre des informations intimes. Ce commerce de la diffamation est désormais bien rôdé, alimenté par une audience avide de scandale et une société qui a banalisé l’humiliation publique.
Dans cette quête d’attention permanente, la frontière entre vérité et mise en scène devient floue. Certaines «révélations» semblent savamment orchestrées pour maximiser l’audience. Alors, où se situe la limite entre authenticité et manipulation ?
Nous sommes dans une nouvelle forme de téléréalité interactive, où les frontières entre spontanéité et stratégie sont brouillées. Pourquoi cette fascination ? La transparence totale, la sensation de participer en temps réel à des vies rendues accessibles, l’illusion d’une proximité avec ces créateurs de contenus nourrissent cette addiction collective. Mais à quel prix ?
Dans la jungle du numérique, plus c’est choquant, plus ça marche. Les algorithmes de TikTok favorisent les contenus les plus polarisants et émotionnels. Le drame attire les vues, et les vues attirent l’argent.
Ils ont compris ces mécaniques et les exploitent parfaitement : des teasers avant les lives, des révélations chocs, des conflits amplifiés. Ce n’est plus seulement une histoire de contenu, mais une véritable stratégie médiatique où l’on capitalise sur le scandale. Et nous, spectateurs, sommes à la fois complices et consommateurs de cette mise en scène
Ces lives ne se contentent pas de capter l’attention. Ils impliquent le public. Chacun commente, prend parti, alimente la polémique.
Des extraits de ces directs sont repris sur d’autres plateformes, amplifiant le phénomène et nourrissant un cercle sans fin. Nous sommes-nous habitués à consommer la vie des autres comme un spectacle ? Sommesnous devenus des voyeurs insatiables ?
Ce qui est encore plus alarmant, c’est que même le mois béni du Ramadan n’a pas mis un frein à cette spirale infernale. La saison des «top cas» continue sans interruption, et l’on est en droit de se demander quelle société sommes-nous en train de devenir ?
Comment un peuple peut-il normaliser à ce point la mise en scène de la souffrance et du dénigrement ? Qui est le pire : ceux qui animent ces lives en passant des heures à décortiquer la vie des autres sans jamais prendre la peine de vérifier la véracité de leurs propos, ou ceux qui restent dans l’ombre, qui alimentent ces révélations en orchestrant des campagnes de diffamation contre des proches, des collègues ou des célébrités ?
Nous sommes à une époque où les vies privées sont transformées en monnaie d’échange, où la méchanceté et la trahison deviennent lucratives. Il ne s’agit plus seulement de curiosité malsaine, mais bien d’un mécanisme destructeur qui réduit des individus à de simples sujets de consommation, piégés dans un engrenage où ils n’ont aucun contrôle sur leur propre récit.
Cette quête de transparence absolue a un prix. Des influenceurs, exposés à une pression constante, sont pris au piège du cycle du buzz. Ils doivent sans cesse aller plus loin pour captiver leur audience.
Les conséquences sont lourdes : harcèlement en ligne, diffamation, pressions psychologiques, réputation détruite en quelques minutes. Le moindre dérapage peut mener à une vague de cyberviolence incontrôlable.
Nous avons tous une part de responsabilité dans cette mécanique infernale. A chaque vue, à chaque commentaire, à chaque partage, nous renforçons le pouvoir de ces influenceurs qui n’hésitent pas à briser des vies pour quelques milliers de likes. Il est urgent de questionner notre propre rôle dans cette industrie de la destruction. Jusqu’à quand continuerons-nous à nourrir ce système ? Jusqu’à ce que nous-mêmes, ou l’un de nos proches, soyons les prochains sujets d’un live ?
LE CINEMA SENEGALAIS EST EN PLEINE TRANSFORMATION, MAIS IL RESTE DES DEFIS A SURMONTER
Dans une interview, Alain Sembène, fils du légendaire cinéaste Ousmane Sembène, partage son point de vue sur l'état actuel du cinéma sénégalais, les défis auxquels il est confronté, et l'héritage cinématographique de son père
Dans une interview, Alain Sembène, fils du légendaire cinéaste Ousmane Sembène, partage son point de vue sur l'état actuel du cinéma sénégalais, les défis auxquels il est confronté, et l'héritage cinématographique de son père. Alain, qui a grandi dans l'ombre d'un des pionniers du cinéma africain, offre un regard à la fois critique et optimiste sur l'avenir de cette industrie culturelle au Sénégal.
Alain Sembène commence par souligner l'énergie nouvelle qui anime le cinéma sénégalais aujourd'hui. « Dakar est actuellement un creuset d'énergies nouvelles, avec l'émergence de nombreuses salles de cinéma qui donnent une scène aux productions locales », explique-t-il. Il se réjouit de voir les récits sénégalais prendre vie sur grand écran, offrant au monde une fenêtre sur une perspective unique. Cependant, il reconnaît que des défis financiers et structurels persistent. « Nous explorons activement des solutions innovantes pour financer nos films et renforcer la durabilité de notre industrie », ajoute-t-il. Parmi les défis majeurs, Alain cite le financement, l'accès aux salles de cinéma en dehors de Dakar, et la formation des jeunes cinéastes. « Il est essentiel d'augmenter le nombre de salles à travers le pays pour que tout le monde puisse profiter des créations locales », insiste-t-il. Il plaide également pour des fonds de garantie, des crédits d'impôt, et plus d'écoles de cinéma pour former la nouvelle génération de réalisateurs.
L'HÉRITAGE D'OUSMANE SEMBÈNE : ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ
Quand on évoque l'évolution du cinéma sénégalais depuis l'époque de son père, Alain ne cache pas sa fierté. « Sembène utilisait sa caméra comme une arme de réflexion sociale, s'attaquant à des sujets lourds avec une authenticité brute », rappelle-t-il. Aujourd'hui, bien que ces thèmes restent ancrés dans le cinéma sénégalais, Alain observe une ouverture vers une diversité de genres qui n'existait pas auparavant. Il souligne également les avancées technologiques et les collaborations internationales qui ont permis aux films sénégalais de voyager davantage. « Les collaborations internationales qui étaient autrefois une lutte acharnée pour Sembène sont aujourd'hui plus fréquentes, ouvrant des portes à nos histoires sur des scènes mondiales », explique-t-il. Il mentionne également le soutien gouvernemental, comme le FOPICA, qui tente de nourrir cette industrie, bien que des améliorations soient encore nécessaires.
CAMP DE THIAROYE : UN FILM PANAFRICAIN AUX THÈMES INTEMPORELS
Alain partage également des souvenirs personnels du tournage de Camp de Thiaroye, l'un des films les plus emblématiques de son père. « Sur le plateau, il y avait une atmosphère électrique, alimentée par le sentiment que nous étions en train de créer quelque chose d'exceptionnel », se souvient-il. Ce film, financé par le Sénégal, l'Algérie et la Tunisie, incarnait l'esprit panafricain, et les acteurs, venus de différents pays africains, étaient fiers de participer à un projet qui racontait une histoire africaine par des Africains. Malgré son succès critique, Camp de Thiaroye a été confronté à des défis majeurs, étant interdit en France pendant une décennie et censuré au Sénégal pendant trois ans. Cependant, le film a récemment bénéficié d'une restauration numérique grâce à la Fondation de Martin Scorsese, ce qui a permis de le présenter à nouveau à un public mondial. « Ces événements ont aidé à raviver l'intérêt pour ce film crucial et à célébrer son importance historique et culturelle », explique Alain. Les thèmes abordés dans Camp de Thiaroye restent pertinents aujourd'hui, selon Alain. « Le film traite des effets durables du colonialisme, de la quête de justice pour les groupes marginalisés, et du racisme institutionnel », souligne-t-il. Ces questions, encore d'actualité dans de nombreuses sociétés, font du film une œuvre intemporelle.
PRÉSERVER L'HÉRITAGE CINÉMATOGRAPHIQUE
Alain insiste sur l'importance de préserver l'héritage cinématographique de son père et des autres pionniers du cinéma sénégalais. « Il est crucial de garder notre essence culturelle, même avec les coproductions internationales », affirme-t-il. Il plaide pour des lois qui protègent la culture cinématographique sénégalaise et encouragent les récits profondément ancrés dans l'identité sénégalaise. En conclusion, Alain Sembène reste optimiste quant à l'avenir du cinéma sénégalais. « Avec un peu d'ingéniosité et beaucoup de passion, je crois que notre cinéma peut non seulement survivre, mais vraiment prospérer et raconter le Sénégal au monde entier », déclare t-il. Il appelle à une mobilisation collective pour surmonter les défis et faire briller les histoires de la terre sénégalaise sur les écrans du monde entier.
DES OPERATEURS DE TELEVISION CHARGENT TDS/SA QUI SE JUSTIFIE
Plusieurs chaines de télévision nationales ont vu leurs signaux «coupés» de la Télévision numérique terrestre (TNT). La crise notamment financière dans le secteur des médias est encore loin de livrer toutes ses conséquences.
Plusieurs chaines de télévision nationales ont vu leurs signaux «coupés» de la Télévision numérique terrestre (TNT). Contrairement à certains acteurs et opérateurs qui lient cette restriction sans «préavis» au non-respect de «redevances» dues, la société de Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA), l’opérateur public de diffusion de la TNT au Sénégal, dans son éclairage, parle d’une réduction de la bande passante pour non-paiement des «frais de diffusion», qui garantissent la présence de ces chaînes sur le bouquet TNT
La crise notamment financière dans le secteur des médias est encore loin de livrer toutes ses conséquences. En cette période de difficultés économiques que traversent toutes les entreprises et organes de presse ou presque, plusieurs chaînes de télévision n’émettent plus sur le bouquet de la Télévision numérique terrestre (TNT). Le non-respect des obligations financières, notamment «les redevances», serait à l’origine de cette «coupure» par la société de Télédiffusion du Sénégal (TDSSA), en charge de la diffusion de la TNT au Sénégal. Selon Dakaractu, parmi les chaînes concernées par cette dicision figurent la RDV, Walf TV, ITV, Touba TV, Africa 7, Bantamba TV, etc…
En réaction à cette restriction, Alassane Samba Diop, Directeur général du Groupe Emedia Invest, dénonce «une volonté de réduire toutes les télévisions au silence». «Nous nous sommes réveillés un beau jour et on nous a coupé le signal, sans préavis, sans sommation. En effet, Amadou Diop, qui était Directeur de la TDS-SA, nous avait demandé de supporter les coûts de diffusion via la Sonatel, en nous assurant qu’ils nous rembourseraient par la suite. Nous avions d’ailleurs fourni toutes les factures comme preuves. Nous constatons qu’il y a, en réalité, une volonté de réduire toutes les télévisions au silence et de créer des chômeurs. Ces gens ne veulent pas accompagner les entreprises privées. Nous dénonçons cette mesure unilatérale», a-t-il expliqué dans Dakaractu.
PAS DE «COUPURES DE SIGNAUX» POUR «REDEVANCES», MAIS UNE «REDUCTION» DE LA BANDE PASSANTE POUR DES «FRAIS DE DIFFUSION» IMPAYEES
La TDS-SA s’inscrit en faux contre les allégations justifiant ces coupures de signaux de ces télévisions par le non-paiement de «redevances». Hier, dimanche 16 mars 2025, dans un communiqué, la TDS-SA, apportant des clarifications, a expliqué le motif de cette restriction par des «frais de diffusion», en contrepartie desquels la présence des chaînes a assurée sur le bouquet TNT. Donc, pour la TDS-SA, il ne s’agissait pas de «coupures de signaux» pour défaut de paiement de «redevances», mais d’une «réduction» de la bande passante en raison des «impayés de frais de diffusion».
Ainsi, TDS-SA appelle à la collaboration de tous les acteurs du secteur pour garantir une diffusion continue et de qualité pour les téléspectateurs sénégalais. Cela suppose que les chaînes s’acquittent de ces frais pour couvrir les charges liées à la diffusion de leurs programmes. Et, le montant cumulé des arriérés de ces frais est estimé à 577 millions de FCFA, soit un peu plus d'un demi-milliard. Cette somme représente le cumul des impayés réclamés à certaines chaînes de télévision, malgré les efforts de l’État sénégalais, par l’intermédiaire de TDS-SA, pour continuer à supporter ces frais pendant plusieurs années.
Selon TDS-SA, face à cette difficulté, son partenaire technique a récemment décidé de réduire la bande passante allouée à la diffusion des chaînes de la TNT à l’échelle nationale. Par conséquent, seules les chaînes ayant respecté un niveau satisfaisant de recouvrement de leurs factures peuvent continuer à être diffusées sur tout le territoire sénégalais, explique la source. Dès lors, l’opérateur public de diffusion de la TNT au Sénégal en appelle à la responsabilité de tous les acteurs de ce secteur pour assurer la continuité du service public de diffusion. En attendant, la TDS-SA dit rester ouverte à des discussions avec les chaînes concernées pour trouver une solution durable à cette crise.
AMADOU HOTT, UN CANDIDAT D’ENVERGURE POUR LE SENEGAL
Seul représentant de l’Afrique de l’Ouest parmi les cinq candidats en lice pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), Amadou Hott, se distingue par une vision stratégique affirmée et une expertise financière de haut niveau
Seul représentant de l’Afrique de l’Ouest parmi les cinq candidats en lice pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération du Sénégal, se distingue par une vision stratégique affirmée et une expertise financière de haut niveau. Sa candidature intervient à un moment crucial où la BAD, institution financière multilatérale majeure, joue un rôle fondamental dans l’essor économique et le progrès social des États membres africains.
Homme de haute finance, parfaitement bilingue (français et anglais) et doté d’une compréhension approfondie des dynamiques économiques publiques et privées, Amadou Hott excelle dans la mobilisation de financements, un domaine où l’Afrique peine encore à capter des ressources suffisantes pour dynamiser ses partenariats public-privé. Son parcours illustre un engagement sans faille en faveur du développement du continent, confortant ainsi sa position en tant que candidat de premier plan pour assurer la continuité et l’approfondissement des réformes engagées sous la présidence d’Akinwumi Adesina.
UN PARCOURS D’EXCEPTION ENTRE TECHNOCRATIE ET PRAGMATISME
Très tôt, Amadou Hott s’oriente vers une carrière internationale en intégrant la prestigieuse New York University (NYU), où il se spécialise en finance quantitative. Il affine ensuite son expertise au sein d’institutions financières de renom telles que Société Générale, BNP Paribas et ABN AMRO, où il développe une maîtrise pointue en ingénierie financière et en structuration de montages complexes, encore peu adaptés aux réalités économiques africaines de l’époque. Si certains le qualifient de technocrate rigoureux, attaché aux chiffres et aux modèles économiques, cette perception ne saurait résumer son parcours.
Conscient du potentiel inexploité de l’Afrique et animé par une volonté de contribution directe, il décide en 2012 de revenir au Sénégal. Il déclare alors : « Regarder l’Afrique depuis Londres ne suffit plus, il faut construire de l’intérieur. » Dès son retour, il prend la direction du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) après avoir cofondé un fonds de capital-investissement basé à Dubaï, destiné au financement de projets africains structurants.
UN ENGAGEMENT AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT AFRICAIN
Ce retour sur le continent marque un tournant décisif dans son engagement. En 2016, il est nommé vice-président de la BAD, en charge de l’énergie, du climat et de la croissance verte. Il pilote alors la mise en œuvre du programme Desert to Power, une initiative ambitieuse visant à faire du Sahel un hub majeur de production d’énergie solaire. Cette mission lui permet de concilier vision stratégique et pragmatisme opérationnel, en collaborant étroitement avec la Banque mondiale et divers acteurs du secteur privé.
En 2019, il est appelé à servir son pays en tant que ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération du Sénégal, devenant l’un des principaux architectes du Plan Sénégal Émergent (PSE). Son action s’avère déterminante dans l’élaboration de politiques économiques attractives et dans la gestion de la crise sanitaire de la Covid19, où il joue un rôle central en mobilisant des financements d’urgence et en co-présidant le comité de pilotage du Sommet sur le financement des économies africaines.
UN CANDIDAT IDÉAL POUR LA PRÉSIDENCE DE LA BAD
Aujourd’hui, Amadou Hott s’impose comme un candidat naturel pour la présidence de la BAD. Son profil hybride, conjuguant expertise technique et fine connaissance des réalités africaines, lui confère une légitimité indiscutable
L’élection à venir sera déterminante pour l’avenir du développement africain. Amadou Hott saura-t-il incarner une nouvelle ambition pour la BAD ? Son aptitude à conjuguer leadership visionnaire et résultats concrets pourrait bien faire de lui l’homme de la situation. À l’approche du scrutin, la compétition s’intensifie, et sa capacité à fédérer autour de son projet sera un facteur clé pour accéder à cette fonction stratégique.
UN SOUTIEN DIPLOMATIQUE CROISSANT EN FAVEUR DE SA CANDIDATURE
À l’échelle internationale, l’expertise sénégalaise est hautement reconnue dans les grandes institutions financières. Les compétences d’Amadou Hott s’inscrivent pleinement dans cette dynamique. Face aux enjeux de cette élection, les autorités sénégalaises ont mis en place une campagne diplomatique active pour mobiliser un large soutien en sa faveur. À mesure que l’échéance approche, des appuis stratégiques de premier plan, tels que celui du Ghana, viennent renforcer et crédibiliser sa candidature.
L'ÉTAT EST DANS SON ROLE DE PREVENTION
Invité de l’émission Objection de la radio Sudfm, Momar Thiam est formel sur la procédure de reddition des comptes et sur la loi d’amnistie, il souligne que la majorité des Sénégalais veut que les responsabilités soient situées
Selon l’ancien membre du Pôle de communication de la présidence de la République sous le régime libéral du Président Abdoulaye Wade, Momar Thiam, la procédure de reddition des comptes initiée par le nouveau régime à travers le Pool judiciaire financier « est une exigence démocratique ». Invité de l’émission Objection de la radio Sudfm hier, dimanche 16 mars, Momar Thiam qui est par ailleurs docteur en communication politique a précisé au sujet des mesures d’interdiction de sortie du territoire national contre certains responsables de l’ancien régime du président Macky Sall que l'État est dans son rôle de prévention du bon fonctionnement de la procédure de reddition des comptes.
L ’ancien membre du Pôle de communication de la présidence de la République sous le régime libéral du Président Abdoulaye Wade est formel en déclarant que « la reddition des comptes est une exigence démocratique ». Invité de l’émission Objection de la radio Sudfm hier, dimanche 16 mars, Momar Thiam par ailleurs docteur en communication politique a précisé au sujet des mesures d’interdiction de sortie du territoire national contre certains responsables de l’ancien régime que l'État est dans son rôle de prévention du bon fonctionnement de la procédure de reddition des comptes en cours au niveau du nouveau Pole judiciaire financier. S’exprimant sur le cas spécifique du beau-frère de l’ancien président de la République, Mansour Faye, qui a été refoulé à deux reprises à l’aéroport international Blaise Diagne alors qu’il voulait embarquer à destination de la Mecque via Paris, l’expert en communication politique et directeur de l’école HEIC de Dakar, estimant que le temps de la justice n'est pas le temps de l'opinion dans sa majorité encore moins celui des médias, a indiqué que même si ce dernier n’est pas officiellement visé par une procédure judiciaire qui lui interdit de quitter le territoire, la puissance publique peut s'exercer sur lui.
Pour justifier sa position, Momar Thiam rappelle que Mansour Faye est non seulement « un acteur politique majeur » mais aussi « fait partie de ceux qui étaient là à gérer le pouvoir de 2012 à 2024. « Il a eu à gérer des deniers publics et même au-delà parce qu'on se souvient malheureusement de la période de COVID. Et tout ça lui incombe à partir du moment où il était ministre en charge de ces questions-là. Donc forcément, ce n'est pas que l'État soupçonne mais vous êtes l'acteur principal qui peut éclairer la lanterne de la justice et audelà des Sénégalais sur cette question-là », a-t-il lancé au sujet de l’actuel maire de Saint-Louis avant d’ajouter. « Sous ce rapport, l'État, de par sa puissance publique, s'arroge le droit de dire, Ecoutez, vous, vous ne pouvez pas vous déplacer par le biais de mesures conservatoires. Ce sont des mesures conservatoires ».
Poursuivant son propos, l’expert en communication a également tenu à souligner que Mansour Faye, malgré le tapage médiatique autour de lui, n’est pas un cas isolé dans le cadre des interdictions de sortie du territoire national. À cet égard, il estime que si l’on parle de lui, c’est peut-être parce qu’il est le beau-frère du président de la République et le frère de l’ancienne Première dame. Car, a-t-il tenu à faire remarquer, « d'autres responsables de l’ancien régime ont également été interdits de sortie du territoire national, comme l'ancien directeur général de Petrosen Trading et Services, et pourtant, cela n'avait pas suscité autant de bruit, hormis la déclaration qu’il avait faite. Il est toujours là et s’est lui-même mis à la disposition de la justice pour que cette question soit éclaircie. D’autres cas ont également été révélés par la presse sans provoquer de polémique. »
Ainsi pour revenir sur le bienfondé de cette mesure d’interdiction de sortie du territoire national, Momar Thiam rappelle le cas de « responsables de l’ancien régime qui sont indexés par l'opinion dans sa grande majorité et par les tenants du pouvoir en place mais qui ont pu quitter le territoire national bien avant même l’entrée en fonction du nouveau pouvoir. « Je veux parler de l'ancien directeur de la poste. D’ailleurs, je viens d'apprendre qu'il est passé par Ziguinchor pour aller à Bissau et de là-bas, il a pris l'avion pour aller au Canada. Pour toutes ces questions-là, l'État est dans son rôle de prévention. La prévention de l'État, ce n’est pas uniquement à destination des citoyens, c'est aussi à destination de ceux qui ont eu à gérer des deniers publics et qui doivent être à la disposition de la justice parce qu'il y a peut-être des instructions en cours qui font qu’on ne peut pas les laisser partir. L'État est donc dans son rôle. Il fait de la prévention. Mieux vaut prévenir que guérir. Sans que cela ne puisse un peu déroger la liberté de circulation ».
CONTROVERSE AUTOUR DE LA LOI D’AMNISTIE : «La majorité des Sénégalais veut que les responsabilités soient situées»
Interpellé par ailleurs sur la controverse autour de la loi d’amnistie, avec le député Thierno Alassane Sall qui a déposé une proposition de loi portant abrogation pure et simple de cette dite loi rejetée par le bureau de l’Assemblée nationale au profit de celle d’Amadou Ba qui a proposé une loi d’interprétation, Dr Momar Thiam ‘est voulu explicite. « La proposition de Thierno Alassane Sall était en droite ligne de ce qui a été promis par ceux qui étaient hier dans l’opposition et aujourd’hui qui ont les rênes du pouvoir. On a vu que le débat a finalement glissé vers une proposition de réforme partielle ou d’interprétation. Forcément, certains y voient des velléités de protéger les uns pour exposer les autres », a-t-il indiqué avant de faire remarquer. « Compte tenu de la gravité de la situation avec les émeutes qu’il y a eu, le nombre de morts, plus de 80, et la destruction des biens, il faudrait, à mon sens, que le mot partiel soit évité ».
DIALOGUE TRIPARTITE ETAT-PATRONAT-SYNDICATS : «Il faut tout faire que cette rencontre ne soit pas une opération de communication de plus»
Par ailleurs, interpellé sur la rencontre organisée par le gouvernement avec les partenaires sociaux le 27 février dernier dans le but de signer un pacte de stabilité social le 1er mai prochain, l’expert en communication politique se félicitant de cette initiative déclare : « Le gouvernement a posé un pas assez important, à mon avis, avec cette rencontre initiée avec les syndicats et certaines franches de la société. Je trouvais quand même que c'est une opération de communication, de débat et de dialogue et d'échange assez fructueuse ». Poursuivant son analyse, il invite dans la foulée les autorités à tout faire pour que cette rencontre ne soit pas une opération de communication de plus. « Il faudrait qu'au travers de cela et les rapports qui en sortent, qu'on mette en place un dispositif opérationnel et que cela vienne s'ajouter aux propositions de la société civile pour essayer de trouver un motus operandi, trouver un terrain d'entente pour établir une paix durable pour le bien quand même de la collectivité ». En effet, soulignant que beaucoup de Sénégalais sont obligés, aujourd'hui même pour faire leur « ndogou » (rupture du jeûne), de tendre la main, Momar Thiam relève qu’ « Il faut qu'on se parle parce qu'on est une société démocratique. Il faut qu'on communique entre nous pour essayer d'aplanir certaines questions. Que l'État fasse preuve de plus de souplesse et que les Sénégalais puissent comprendre qu'on est dans une période de transition qui est assez dure parce que tout simplement, comme le disent les tenants du pouvoir d'aujourd'hui, ils ont trouvé une situation désastreuse. Mais pour que cette situation-là soit rétablie et qu'on mette le pays sur les rails, il y a des sacrifices à faire. Et comme j'ai l'habitude de dire, ces sacrifices doivent commencer par le sommet de l'État jusqu'aux députés, en passant par les directeurs de sociétés publiques pour pouvoir quand même donner des gages de responsabilité et d'acceptabilité aux Sénégalais »
Par Baba DIOP
LAVEMENT
Ce matin, en entrant dans son « thaya peul », Tons constata que ses bourrelets avaient fondu comme beurre au soleil. Se dessinaient, sur le haut de son corps, ses clavicules. Il n’en croyait pas à ses yeux
Ce matin, en entrant dans son « thaya peul », Tons constata que ses bourrelets avaient fondu comme beurre au soleil. Se dessinaient, sur le haut de son corps, ses clavicules. Il n’en croyait pas à ses yeux. Lui Tons, grassouillet au début du ramadan, le voici devenu une planche à repasser. Dans cette cure d’amaigrissement, il n’y a pas que l’observance des règles du jeûne, il y avait aussi Tata qui voyait que la morphologie de Tons d’avant ramadan prenait les formes du lutteur Fodé Dossouba. Un ventre en pomme plus que proéminent, Il fallait, se dit Tata, mettre le holà. Elle n’avait pas besoin d’un sumo dans sa maison. Elle avait mis tout ce qui était gras dans le congélateur, puis l’avait fermé à clé. Pas de saucisson, point de beurre, pas de mayonnaise, pas de chocolat non plus. Tons avait beau haussé le ton devant cette privation de ce qu’il prenait pour les délices du monde. Tata restait de marbre, le sourire moqueur
Hier, la cousine du Fouta se pointa avec du « thiéré Ndondi et alors que Tata avait posé sur la table un succulent « Mafé kandia, crevette, touffa, guédiou yass », Tons en avait mis plein la panse. Il ne lui manquait qu’un déversoir pour évacuer le trop plein de son estomac. Quand la cousine du Fouta défit le morceau en tissu qui emballait le « Thiéré Ndiondi », Tons fut ému par l’appel du pays qui ne pouvait être remis au lendemain. Il s’empiffra de nouveau. A l’heure du Nafila, on entendit appeler au secours. « Oup lene ma ? Biir bi may tim biir ru kana ». Et la cousine du Fouta de conseiller à Tata : « Ah, gnou defal ka lavement bok »