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5 avril 2025
KÉDOUGOU, LES MINES RAPPORTENT 147 MILLIARDS FCFA EN 2023
Cette hausse significative des contributions du secteur extractif souligne le dynamisme du sous-secteur minier, mais pose également des défis en matière de responsabilité sociétale et de gestion durable des ressources.
Les entreprises minières opérant dans la région de Kédougou ont généré 147,08 milliards de francs CFA en 2023, dont 139,5 milliards versés au budget de l’État du Sénégal, selon le dernier rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Sénégal (ITIE).
Présenté lors d’une rencontre régionale à Kédougou, ce rapport souligne une hausse significative des contributions du secteur extractif, passant de 102 milliards en 2022 à 147 milliards en 2023. « Cette tendance haussière témoigne du potentiel et du dynamisme du sous-secteur minier au Sénégal », a déclaré Thialy Faye, président de l’ITIE.
Les revenus du secteur extractif ont connu une augmentation remarquable, atteignant 380 milliards de francs CFA en 2023, dont 346 milliards issus directement de l’activité minière. Plus précisément, les revenus du secteur minier ont bondi de 96 milliards, passant de 235 milliards en 2022 à 332 milliards en 2023.
La production d’or dans la région a également été impressionnante, avec 11,72 tonnes extraites par les sociétés Sabodala Gold Operations (SGO), Petowol Mining Company (PMC) et Sored Mine, représentant une valeur commerciale de plus de 400 milliards de francs CFA.
Le secteur minier a également un impact sur l’emploi, avec 2 755 personnes embauchées par les entreprises opérant à Kédougou, générant une masse salariale dépassant les 45 milliards de francs CFA. Toutefois, des défis persistent, notamment en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de gestion environnementale.
« Les limites des politiques de RSE non harmonisées et les insuffisances dans la redistribution des revenus miniers sont des enjeux majeurs », a souligné Thialy Faye, appelant à une gestion plus responsable des ressources minières pour répondre aux attentes des populations locales et s’aligner sur la Vision Sénégal 2050.
L’adjoint au gouverneur chargé du développement, El Hadj Mouhamadoul Moustapha Gaye, a insisté sur la nécessité pour les sociétés minières d’améliorer leurs engagements en matière de RSE. Il a également annoncé la mise en place d’un cadre de coordination régional visant à optimiser l’intervention des entreprises minières au profit du développement local.
Avec cette montée en puissance des revenus miniers, Kédougou s’affirme comme un pôle stratégique pour l’économie sénégalaise, tout en soulevant des questions cruciales sur la gestion durable des ressources naturelles.
PLAIDOYER POUR L'ÉMANCIPATION DES FEMMES
À travers une tribune engagée, Fatoumata Bernadette Sonko met en lumière les avancées obtenues grâce aux luttes féminines et alerte sur les résistances patriarcales qui continuent d’entraver l’égalité.
Dakar, 18 mars (APS) – L’universitaire sénégalaise Fatoumata Bernadette Sonko souligne, dans une tribune, la nécessité de travailler collectivement à ‘’l’épanouissement et à l’émancipation de toutes les femmes’’, ‘’héroïnes ordinaires’’ du quotidien, dans un contexte marqué par une fragilisation de leurs droits acquis.
‘’Les héritages des héroïnes ordinaires que sont les femmes, avec ou sans théorie féministe, sont à défendre et à préserver à l’image de l’intégrité territoriale’’, écrit Mme Sonko, enseignante au Centre d’études des sciences et techniques de l’information de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.
‘’Grâce à elles, l’éducation des filles a progressé, la santé des femmes s’est améliorée, leur sécurité prise en compte avec la criminalisation du viol, les inégalités dans le couple en matière de prise en charge médicale, de fiscalité et de transmission de la nationalité abolies, sans oublier la parité devenue une réalité en politique’’, note-t-elle.
S’il peut être compréhensible que ‘’certaines [femmes] défendent plus leurs devoirs que leurs droits et que d’autres ne soient pas forcément féministes’’, relève Fatoumata Bernadette Sonko, ‘’cela ne doit nullement servir de pantalonnade à une ‘haine de l’égalité’, pour paraphraser Jacques Rancière’’.
Mme Sonko juge ‘’désespérant de constater à quel point des fossoyeurs œuvrent pour fragiliser davantage des droits acquis’’. ‘’Leur propension à les remettre en cause demeure trop forte en cette période d’incertitude marquée pour les femmes’’, dénonce-t-elle en faisant le constat que le régime patriarcal ‘’sait ‘réarmer’ ses ‘enrôlées’, partisanes d’une émancipation sous tutelle.’’
Un ‘’conservatisme sociétal caillouteux’’
Mais rien de tout cela ne doit faire ‘’sombrer dans le découragement, le mot de ralliement est ‘résistance’. Parce que les encagoulées seront débusquées pour rendre caduque la gangrène antiféministe et éradiquer le continuum de la violence sous toutes ses formes envers les Sénégalaises par l’érection d’un mur des fossoyeurs !’’, écrit l’universitaire.
Elle considère que le rejet d’une ‘’perspective féministe dans les questions liées au genre (féminin et masculin) exclut les femmes, menace leurs acquis sous prétexte d’incompatibilité avec les valeurs sociétales et les empêche de faire valoir leurs droits’’.
De même, ajoute-t-elle, la construction d’une ‘’peur viscérale du féminisme dans l’espace public n’est qu’un rapport de force qui s’appuie […] sur l’appropriation au masculin des sources du savoir par la fabrique d’‘ennemies existentielles’, celle de femmes remettant en cause le roman national inculqué à chaque génération, c’est-à-dire le récit dominant de leur incapacité, voire de leur infériorité’’.
Les Sénégalaises étant ‘’habituellement soumises à un cycle d’attention ponctuel (élections, drames) et de désintérêt général, le reste du temps’’, Fatoumata Bernadette Sonko insiste sur la nécessité de ‘’travailler conjointement à l’épanouissement et à l’émancipation de toutes les femmes’’.
‘’Celles qui ont défriché un étroit sentier parsemé de conservatisme sociétal caillouteux et rendu possible le rêve de tant filles comme moi’’, comme celles qui ‘’se battent pour une égalité de fait en droit et en responsabilité entre femmes et hommes dans notre société’’, ainsi que celles et ceux qui ‘’restent mobilisé.e.s contre les violences de genre’’, poursuit Mme Sonko.
Des ‘’représentations médiatiques biaisées et sclérosées’’
Elle évoque aussi celles qui ‘’s’érigent en bouclier contre le masculinisme politique et la déferlante haineuse sur les réseaux sociaux’’, celles qui ‘’déconstruisent le discours performatif enfermant les femmes dans l’infantilisation, la vulnérabilité et la fragilité permanentes’’, et enfin celles qui ‘’décryptent les représentations médiatiques biaisées et sclérosées, qui crayonnent les femmes en éternelles victimes ou les rendent invisibles’’.
‘’Être une fille ne va pas de soi et devenir une femme n’est pas si simple non plus, dans une société basée sur la ‘valence différentielle des sexes’, selon les termes de Françoise Héritier, autrement dit la valorisation du masculin sur le féminin’’, soutient l’universitaire sénégalaise.
‘’Éduquées à s’épanouir dans le silence, les filles sont assignées à un destin, au moment où les garçons sont préparés à s’approprier l’espace public, à parler pour exister, voire à brasser de l’air pour se donner de l’importance’’, observe-t-elle.
Fatoumata Bernadette Sonko ajoute, pour conclure son argumentaire, que ‘’les filles, et plus tard les femmes, biberonnées à la résignation tranquille et à la tétanie, savent que les serrures de leurs portes sont d’une fragilité extrême en raison des maltraitances institutionnelle, sociale, économique et médiatique’’.
LE PROGRAMME UN TALIBÉ, UN MÉTIER POUR L’INSERTION DES PENSIONNAIRES DES DAARAS LANCÉ
La commune de Tivaouane annonce le lancement officiel, le 25 mars prochain, de son programme “Un talibé, un métier”, une initiative visant à préparer les élèves des écoles coraniques à intégrer le monde professionnel après leur apprentissage religieux.
La commune de Tivaouane annonce le lancement officiel, le 25 mars prochain, de son programme “Un talibé, un métier”, une initiative visant à préparer les élèves des écoles coraniques à intégrer le monde professionnel après leur apprentissage religieux.
L’annonce a été faite lors d’un point de presse, en présence de responsables municipaux, d’imams, de chefs de quartier, de maîtres coraniques et d’acteurs de la société civile. Cheikh Tidiane Diouf, premier adjoint au maire, a souligné que cette initiative s’inscrit dans une volonté municipale de donner aux talibés des opportunités concrètes d’insertion socio-économique.
Après la délibération du conseil municipal le 2 février dernier, le maire de Tivaouane a engagé un partenariat avec le Fonds pour le financement de la formation professionnelle et technique (3FPT) afin d’accompagner cette initiative.
Selon Serigne Mor Sy, membre du comité d’organisation, ce projet s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de Seydi Hadj Malick Sy, qui avait fondé un Zawiya, une maison de socialisation et un daara.
Pour Abdou Aziz Diop, acteur de la société civile, cette initiative peut être un point de départ pour une refonte des valeurs et repères au Sénégal, en mettant en avant la formation et l’éducation des jeunes talibés.
À titre de premier soutien, la mairie de Tivaouane a débloqué 50 millions de francs CFA, dont 20 millions destinés à l’achat d’exemplaires du Coran, de nattes et de seaux d’eau pour les talibés.
L’initiative “Un talibé, un métier” ambitionne d’être un modèle inspirant pour d’autres localités, afin de promouvoir l’insertion professionnelle des talibés et renforcer leur rôle dans la société sénégalaise.
L’ÉTAT BOUCLE LA BOUCLE
Quel est l’avenir de la presse ? Après la promesse d’un dialogue «rénové» avec les médias, l’Etat poursuit sa stratégie de contrôle des médias.
Depuis le week-end, le ministère de la Communication envoie des notifications de reconnaissance aux médias conformes et des ordres de cessation d’activité à ceux qui ne le sont pas. Même ceux qui ont passé le filtre sont en sursis, avec le risque de faire face à de nouvelles vérifications laissées à l’appréciation de l’Administration.
Quel est l’avenir de la presse ? Après la promesse d’un dialogue «rénové» avec les médias, l’Etat poursuit sa stratégie de contrôle des médias. Depuis le week-end, le ministère de la Communication, via sa plateforme de dépôt des dossiers, envoie les notifications de conformité aux médias reconnus. Mais également des ordres de fermeture aux journaux et médias en ligne non reconnus par le ministère de la Communication. Selon les documents notifiés, il leur est demandé de cesser leurs activités sous peine de poursuites judiciaires en application aux dispositions du Code de la presse.
In extenso le message envoyé aux médias : «Le Code de la presse dispose en son article 204 : «La diffusion d’une publication déclarée non conforme aux conditions fixées par le présent code est punie d’un emprisonnement de deux à six mois et d’une amende de deux cents (200) à cinq cents (500) mille francs, ou de l’une des deux peines. Les poursuites sont engagées et les peines appliquées à l’encontre du propriétaire, du directeur de publication et de l’imprimeur des organes de presse. Dans tous les cas prévus par le présent article, il sera procédé, dans les conditions du droit commun, à la saisie des exemplaires diffusés, distribués ou vendus irrégulièrement.» L’alinéa 2 de l’article 207 dispose : «Lorsqu’il n’aura pas été procédé au dépôt légal organisé par l’article 82 du présent code, le directeur de publication est passible d’une amende de cinq cents (500) mille francs.».» Il poursuit : «Sous peine de mise en application de ces dispositions, veuillez cesser la diffusion de votre journal ou procéder au tirage et au dépôt légal dans les conditions prévues par l’article 82 du Code de la presse. Par ailleurs, toute participation à la diffusion de contenus non conformes par un tiers est solidairement sanctionnée de complicité des faits mentionnés dans la présente notification.»
Les médias conformes en sursis….
Même les médias reconnus restent en sursis, car les administrations se donnent les moyens de procéder à de nouvelles vérifications. Sans donner plus de détails, mais cela montre qu’une épée de Damoclès plane au-dessus de la tête de ces entreprises, qui se retrouvent toujours dans une position de fragilité avec de nouvelles règles qui pourraient être édictées au fil du temps.
Aujourd’hui, le gouvernement passe à la vitesse supérieure dans l’application du Code de la presse. Après la publication de la liste définitive des médias reconnus il y a quelques semaines, le ministre de la Communication, Alioune Sall, avait officiellement saisi son homologue de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, le 17 février dernier, avait annoncé le journal Libération. L’objectif était d’obtenir l’intervention des services compétents pour la cessation immédiate des activités des médias considérés non conformes. Il avait demandé la mobilisation de la Direction de la surveillance du territoire (Dst) et la Division spéciale de cybersécurité (Dsc) pour assurer l’exécution de cette décision.
Les nouvelles mesures tombent en même temps que les restrictions sur la Tnt subies par certaines chaînes de télévision privées. Dans un communiqué, la Tds précise néanmoins qu’elle n’a procédé à aucune coupure et rappelle que les sommes dues par les chaînes de télévision ne sont pas des redevances, mais plutôt des frais de diffusion. Elle précise en outre que «les chaînes doivent payer à la Tds des frais en contrepartie de leur présence sur le bouquet de la Tnt». Ainsi, à ce jour, le montant cumulé des arriérés de ces impayés de frais de diffusion est estimé à 577 millions, soit plus d’un demi-milliard de francs Cfa
GROSSES TURBULENCES DANS LE CIEL
Le secteur aérien entre en zone de turbulence. L’Intersyndicale des travailleurs de l’Asecna du Sénégal va observer un mouvement de grève de 24 heures renouvelables à compter du 12 avril 2025 à partir de 8 heures.
Le secteur aérien entre en zone de turbulence. L’Intersyndicale des travailleurs de l’Asecna du Sénégal va observer un mouvement de grève de 24 heures renouvelables à compter du 12 avril 2025 à partir de 8 heures.
L’Intersyndicale des travailleurs de l’Asecna du Sénégal va observer un mouvement de grève de 24 heures renouvelables à compter du 12 avril 2025 à partir de 8 heures. Les travailleurs réclament le paiement intégral des arriérés de l’Indemnité de sécurité aérienne (Isa), «une solution garantissant le paiement mensuel de ladite indemnité, la réintégration dans le paiement de l’Isa de l’augmentation liée à cette prime, la résorption du sous-effectif dans la plupart des corps de métier à la représentation de l’Asecna au Sénégal».
Dans un communiqué, l’intersyndicale fait savoir qu’au «moment où toutes les autres structures du secteur des transports aériens perçoivent régulièrement et mensuellement leurs Isa, les travailleurs de l’Asecna courent après six (6) mois d’arriérés». Cette situation, renseigne-t-elle, «perdure malgré les interpellations diverses et répétées des syndicats auprès des autorités compétentes, notamment le ministre en charge du Transport aérien et le Directeur général de l’Aibd Sa».
Dans leur document, les travailleurs informent que «malgré les frustrations légitimes nées de ce traitement injuste et discriminatoire» à leur égard, ils ont «toujours privilégié l’option du dialogue avec l’autorité de tutelle, persuadés que le sens de la justice et de l’équité allait prévaloir». Cependant, regrettent-ils, «force est de constater que cette patience des travailleurs n’a pas été entretenue par des signaux positifs perceptibles». L’intersyndicale, qui dit avoir constaté «un empirement de la situation», s’interroge «légitimement sur la volonté des autorités à apaiser le climat social dans un secteur aussi sensible et à corriger une injustice».
C’est donc «face à ce mépris et cette incertitude» que «les travailleurs, réunis en Assemblée générale extraordinaire autour de l’ensemble des syndicats de l’agence le 4 septembre 2024 à l’aéroport de Diass, ont demandé unanimement d’entamer une lutte syndicale active et notamment de déposer un préavis de grève». L’intersyndicale fait ainsi savoir que «toutes les voies de conciliations préalables étant épuisées, les secrétaires généraux des syndicats, réunis autour de l’Intersyndicale de l’Asecna, ont déposé, le 12 mars 2025, un préavis de grève auprès des autorités concernées». «Tout en espérant une satisfaction avant le terme du préavis», l’intersyndicale a réaffirmé «sa disponibilité à poursuivre les négociations».
AIR SENEGAL, UNE COMPAGNIE EN PERTE D’ALTITUDE
586 671 passagers transportés en 2024 contre 703 216 en 2023, 2o,4% de part de marché en 2024 contre 23,9% en 2022...La compagnie aérienne sénégalaise semble être en perte d’altitude depuis bientôt deux ans
L’année 2024 marque un tournant délicat pour Air Sénégal qui enregistre la deuxième année consécutive de baisse de son trafic de passagers, confirmant les difficultés déjà observées en 2023. C’est ce qui ressort du bulletin statistique du trafic aérien 2024 de l’agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM). Avec 586 671 passagers transportés, la compagnie nationale sénégalaise subit un recul de 16,57% par rapport à l’année précédente. Cette tendance négative s’accompagne d’une réduction des mouvements d’avions (- 17,15%) et d’un repli du fret (-1,25%), illustrant les défis structurels auxquels elle est confrontée.
Air Sénégal bat de l’aile ! La compagnie aérienne sénégalaise semble être en perte d’altitude depuis bientôt deux ans. Pour la deuxième année consécutive, Air Sénégal enregistre une baisse de son trafic de passagers. Selon le bulletin statistique du trafic aérien 2024 de l’ANACIM, le nombre de passagers transporté a baissé de 16,7%, passant de 703 216 en 2023 à 586 671 en 2024. Cette baisse s’explique par une chute des trafics, notamment sur les lignes Dakar-Paris et Dakar-Abidjan.
En effet, la ligne stratégique Dakar-Paris, traditionnellement un axe majeur pour la compagnie, a vu son trafic chuter de 7% à l’arrivée et 11% au départ, tandis que d’autres liaisons comme Dakar-Abidjan enregistrent des pertes significatives de passagers, alors que l’Europe demeure le principal marché du Sénégal, représentant 46% des arrivées et 47% des départs. Pendant ce temps, les compagnies concurrentes consolident leurs positions. Il s’agit d’Air France qui enregistre 2,85%, Royal Air Maroc 14,39%, Brussels Airlines 1,84% et Iberia 10,93%. Des performances qui leur permettent de maintenir ou de renforcer leur attractivité. Aussi, la montée en puissance des compagnies low-cost, telles que Transavia et Smartwings, ainsi que la croissance des transporteurs régionaux comme ASKY Airlines (+15,10%) et Ethiopian Airlines (+7,19%), fragilisent davantage la position d’Air Sénégal. L’insuffisance de sa flotte et des difficultés opérationnelles limitent également sa capacité à répondre efficacement à cette concurrence accrue. En plus de la baisse de passagers, Air Sénégal fait face en 2024 à une baisse de sa part de marché qui passe de 23,9% en 2022 à 20,05% en 2024. A cela s’ajoute la réduction des mouvements d’avions avec seulement 6.039 mouvements enregistrés en 2024, soit une baisse de 17,15% par rapport à 2023 qui a connu 7.289 mouvements. Selon le document, les difficultés de flotte expliquent cette diminution. Sur le fret aérien, la compagnie a aussi enregistré un recul. En effet, elle a transporté 4.921 tonnes de fret en 2024, contre 4.983 tonnes en 2023, soit une baisse de 1,25%.
TRANSAIR suit cette même tendance baissière avec une chute de 20,5% du nombre de passagers. L’autre fait marquant du rapport reste la perte de vitesse du trafic à l’AIDB. De manière générale, l’année 2024 est marquée par un tassement de la croissance du trafic et par des évolutions disparates de ses indicateurs par rapport à l’année 2023 à l’AIBD. Le nombre de passagers transportés recule de 1% après une hausse significative en 2023 de 12%, tandis que le volume de fret traité augmente de 3% suite à une croissance de 12% en 2023 pour un nombre de mouvements d’avions en diminution de 3% au regard de 2023. En outre, le nombre des passagers en transit est en baisse de 4% après une augmentation de 6% en 2023, l’année à laquelle le niveau de 2019 fut atteint.
BAISSE DU TRAFIC DES AEROPORTS REGIONAUX
Les plateformes aéroportuaires régionales (Cap-Skirring, Saint-Louis, Tambacounda, Kédougou et Dakar-Yoff), dans leur ensemble enregistrent également une baisse de trafic en 2024 par rapport à 2023. Le nombre de passagers traités affiche une baisse de 3,72% pour un nombre de mouvements d’avions en croissance de 27,76%. L’essentiel du trafic des aéroports régionaux était enregistré sur Cap-Skirring avec 98% du trafic des passagers et 86% des mouvements d’avions en 2023. Des proportions qui baissent en 2024 à 90% pour les passagers et 61% pour les mouvements suite à des régressions du nombre de passagers de 11,31% et des mouvements d’avions de 9,08%. Une évolution qui serait liée probablement à la situation économique incertaine dans la région. Au niveau des aéroports secondaires en 2024, une recrudescence du trafic est notée à Saint-Louis avec notamment la réhabilitation de l’aéroport de ladite ville (Ousmane Masseck Ndiaye), Kédougou et Tambacounda dont leurs activités poussent les autorités à vouloir développer le transport aérien domestique. Par ailleurs, il est à souligner la réhabilitation en cours de l’aéroport de Ziguinchor rendant la plateforme inexploitable.
LA GCO VOUEE AUX GEMONIES
Qui protège Eramet Gco ? C’est la question que se pose un collectif d’habitants des Niayes qui a initié une pétition. Ils reprochent à la société d’exploitation minière de fouler au pied les lois et les principes de la bonne gouvernance
Les habitants des Niayes sont très remontés contre la société d’exploitation minière, Grande Côte opérations (GCo). ils accusent la société de ravager l’écologie du désert de Lompoul et d’abus contre eux. Dans une lettre ouverte adressée au président de la République et son Premier ministre, ils crient leur désarroi en invitant les autorités à appliquer le «Jub Jubal Jubanti» dans toute sa rigueur.
Qui protège Eramet Gco ? C’est la question que se pose un collectif d’habitants des Niayes qui a initié une pétition. Ils reprochent à la société d’exploitation minière de fouler au pied les lois et les principes de la bonne gouvernance. «Dans le désert de Lompoul, un scandale d’une ampleur dramatique se déroule sous nos yeux : d’un côté, une exploitation minière incontrôlée et destructrice menée par Grande Côte Opérations (GCO), filiale du groupe français Eramet, qui ravage notre environnement et met en péril l’avenir de milliers de Sénégalais ; de l’autre, des intimidations de toutes sortes contre l’Ecologie du désert de Lompoul et Cheikh Yves Jacquemain ; ou encore, des tentatives d’intimidations judiciaires inacceptables contre Julien Potron, lanceur d’alerte et entrepreneur solaire à impact et Gora Gaye, maire de commune Diokoul Diawrigne, dont les seuls torts sont d’avoir dénoncé ces abus», dénoncent les signataires de la lettre adressée au chef de l’Etat. Ils soulignent que GCO s’enrichit outrageusement, les habitants des Niayes, eux, subissent encore la misère. «Comment expliquer qu’en une décennie, d’après le quotidien Libération du 17 janvier 2025, GCO ait généré plus de 1 106 milliards de FCFA de Chiffre d’Affaires tout en ne reversant que 51 milliards de redevances minières à l’État sénégalais, soit à peine 4,64% des richesses extraites de notre sol ? Comment accepter que cette même entreprise n'ait jamais reversé la quote-part de 10% de dividendes qui revient de droit à l’Etat, contrairement à toutes les entreprises sénégalaises soumises à cette obligation ?» regrettent les signataires de la lettre.
A les en croire, cette entreprise qui affirme ne pas frauder au niveau du versement de ses impôts et de ses redevances minières a déjà subi des redressements fiscaux et douaniers d’un total de 18,4 milliards de FCFA depuis le début de ses activités (source rapport ITIE). «Comment accepter, d’après toujours les rapports de l’ITIE, que cette entreprise n’ait déposé que 274 millions de garantie de réhabilitation à la CDC, alors que des milliers d’hectares sont concernés par cette exploitation qui avale sur 15m terres, flore, faune, écosystèmes et nappe phréatique de surface ?», s’interrogent-ils.
DEGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT
En plus, les signataires soulignent que l'eau n’est pas propre à la consommation. « Les terres détruites, les cimetières profanés, les dunes effacées, les familles déplacées. Des hommes et des femmes meurent, comme Diary Keita, 36 ans, décédée après avoir bu une eau impropre dans un village de recasement. Les cimetières sont rasés, les mosquées et les écoles détruites, les récoltes anéanties. Pendant que des vies sont brisées, GCO engrange des milliards, en toute impunité», fulminent-ils. Face à cette situation, ils invitent les autorités à agir rapidement avant qu’il ne soit trop tard et à appliquer le «Jub Jubal Jubanti» dans toute sa rigueur, sans exception, et sans protection invisible pour GCO. «Nous demandons un moratoire immédiat pour effectuer un audit environnemental et économique indépendant et public sur l’exploitation de Lompoul, des compensations dignes et immédiates pour les populations locales déplacées et affectées et surtout une transparence totale sur les contrats miniers, les profits générés et les impôts réellement payés parGCO», ajoutent-ils en exigeant l’arrêt immédiat des pressions judiciaires contre Julien Potron et la fin de toute tentative d’intimidation des lanceurs d’alerte. «L’heure n’est plus aux discours. La peur doit changer de camp ! L’intimidation doit être bannie et punie ! Si nous voulons bâtir un Sénégal bu Jub, alors il faut que justice soit rendue. Si nous voulons avancer vers du Jubal, il faut que la lumière soit faite. Et si nous aspirons à du Jubanti, alors ceux qui exploitent nos ressources au détriment de notre peuple doivent être tenus responsables», laissent-ils entendre.
LE SÉNÉGAL S'IMPOSE COMME HUB RÉGIONAL EN MATIERE PHARMACEUTIQUE
L'accord entre l'ARP et la SOSEAP, signé lundi, élimine enfin les obstacles bureaucratiques qui entravaient l'obtention des Autorisations de Mise sur le Marché dans l'espace UEMOA
L’Agence de réglementation pharmaceutique (Arp) et la société sénégalaise des agences de promotion médico-pharmaceutique (Soseap) ont signé une convention pour l’enregistrement automatique des produits pharmaceutiques dans les autres pays de l’union économique et monétaire ouest africain (UEMOA).
Les pharmaciens sénégalais ont du mal à disposer des autorisations de mise sur le marché (Amm) dans l’espace Uemoa. C’est dans ce sens que l’agence de réglementation pharmaceutique (Arp) et la société sénégalaise des agences de promotion médico-pharmaceutique (Soseap) ont signé une convention hier.
Selon le président de la Soseap, Mohamadou Bara Mbaye, les échanges ont porté sur la convention signée avec le Niger qui permet aux laboratoires et aux agences sénégalaises de pouvoir bénéficier d'un avantage comparatif au Niger, c'est-a-̀dire qu'ils pourront avoir directement des autorisations de mise sur le marché (AMM) au Niger. «Cela permettra à l'agence de pouvoir recouvrir plus de fonds dans son budget mais aussi aux agences de pouvoir créer de nouveaux emplois, parce qu'avec le nouveauNM3, certainement tous les laboratoires vont venir au Sénégal à cause de l'avantage comparatif suite aux conventions qui seront signées avec les autres pays», dit-il.
Pour sa part, le Secrétaire général de l’association de la société sénégalaise des agences de promotion, Souleymane Mbengue estime que l'association est responsable de l'approvisionnement de 80% des médicaments au Sénégal. «Nous en sommes les acteurs principaux. Donc, s'il y a quelque chose qui se passe au niveau de la filière pharmaceutique, nous avons notre mot à dire, parce que nous sommes les principaux concernés. Les médicaments que nous prenons sont en principe gérés par l'association, non seulement dans le prive,́mais également dans le public», soutient-il.
Plus de 1 000 dossiers d’autorisation sur le marché étaient dans les tiroirs de l’ARP
Selon lui, quand on parle d'importation de médicaments, on parle d'abord d'autorisation de mise sur le marché qu'on appelle les AMM. «Il y avait un stock de plus de 1 000 dossiers qui dormaient dans les tiroirs. Nous avons remarqué qu'avec le nouveau Directeur général, le stock a été totalement vidé. Donc, toutes les demandes d'autorisation qui traînaient depuis 2016 ont été signées. Maintenant, les demandes répondent aux critères de l’espace communautaire, Uemoa. Le Sénégal a atteint le niveau de maturité 3, ce qui est une performance, vu d'où̀ nous venons», soutient-il. Ce qui veut dire que si les produits sont enregistrés au Sénégal, selon lui, automatiquement ils peuvent être enregistrés dans les autres pays de l'espace communautaire. «C'est un avantage comparatif non seulement pour nous, mais surtout pour l'association. Nous embauchons des Sénégalais et donc, nous avons besoin d'expansion. Cette expansion, grâce à ces conventions, peut aller vers le Niger et d'autres pays très prochainement», dit-il.
Al Hassane datt prend la défense du DG de l'ARP
Le secrétaire général du syndicat des délégués médicaux, Al Hassane Datt, est revenu sur la polémique qui enfle sur la nomination du directeur de l’Arp, Dr Alioune Abatalib Diouf. Selon lui, ces attaques sont non seulement injustes mais elles portent également atteinte àl'ensemble des parties prenantes particulièrement à l'industrie médico pharmaceutique. «Le tarissement des sources d'approvisionnement en médicaments du marché illicite a fait l'objet de conventions entre l'ARP, la gendarmerie nationale et la police nationale. C'estla raison pour laquelle une entreprise de destruction s'est déclarée contre l'ARP et son dirigeant. Il a su insuffler une dynamique positive et inclusive des parties prenantes», déclare M. Datt. «Nous ne pouvons tolérer que des personnes mal intentionnées, soutient-il, tentent de nuire à notre autorité de réglementation en discréditant son dirigeant». Il appelle toutes les parties prenantes à faire preuve de discernement et à ne pas céder à la manipulation et aux calomnies.
Par Mohamed GUEYE
ON NE PEUT S’INDUSTRIALISER SANS L’AGRICULTURE
Pour une économie qui réfléchit fortement aux moyens d’éviter de contracter la «fièvre hollandaise», n’est-il pas déjà trop tôt pour tenter de mettre l’accent sur le développement des secteurs comme la pétrochimie ou les mines ?
Comme ses prédécesseurs, le gouvernement actuel reprend à son compte le mantra de l’industrialisation du pays. Si Abdoulaye Wade et Macky Sall évoquaient la possibilité de développer l’industrie dans le pays, Bassirou Diomaye Faye semble décidé à en faire une véritable politique et se donner les moyens de la réaliser. Quasiment dès son discours de prise de fonction, le chef de l’Etat voyait dans la relance de l’industrie, le moyen de développer une politique d’import-substitution, qui permettrait au Sénégal de rééquilibrer sa balance commerciale en diminuant les importations, notamment des produits de première nécessité, qui pèsent lourd sur le budget de l’Etat.
La considération et la vision que Macky Sall avait pour l’industrie et la politique d’industrialisation, pouvaient se résumer au choix porté sur son dernier ministre dans ce secteur : un quasi analphabète qui ne s’est jamais intéressé à rencontrer les chefs d’entreprise de son secteur ou à tenir des réunions avec eux. Même aux temps forts de la crise du Covid, ce ministre, qui n’a jamais pu tenir un seul discours en français aux journalistes ou aux députés, encore moins à des potentiels industriels étrangers, a été content de s’exhiber devant les caméras dans une entreprise qui fabriquait des masques de protection. Quant à la Lettre de politique de développement de son secteur, on peut se demander s’il l’a jamais lue. Bassirou Diomaye Faye, sur ce point, semble à ce jour montrer plus de détermination. Le dernier communiqué du Conseil des ministres disait d’ailleurs à ce sujet : «La Vision Sénégal 2050 accorde une importance primordiale à l’accélération de l’industrialisation du pays à travers la restructuration et le développement de plusieurs filières prioritaires telles que la pétrochimie, les phosphates, l’horticulture et le tourisme. Il s’agit de bâtir une économie attractive et robuste orientée vers la valorisation endogène de nos potentialités et ressources naturelles, et fortement créatrice d’emplois décents.» Dans cette optique, le communiqué poursuit : «Le chef de l’Etat a demandé aux ministres en charge de l’Economie et de l’Industrie, en liaison avec l’Apix, d’évaluer les zones économiques spéciales et les agropoles créés en termes d’entreprises installées, d’investissements et d’innovations technologiques réalisés, de facilités (administratives, fiscales, foncières…) accordées par l’Etat, d’emplois créés et de contribution à la promotion des exportations et au dynamisme des pôles territoires.»
Est-ce une coïncidence ? On a, en tout cas, pu remarquer l’activisme que les ministres de l’Agriculture et du Commerce du gouvernement Sonko ont développé ces derniers temps. On aurait été tenté de croire que ces personnalités se sont investies avec détermination dans la réalisation de la politique industrielle dont le Président a brossé les lignes lors de la rencontre du mercredi au Palais. Mais seulement si l’on oublie de contextualiser.
Il faut savoir que le citoyen lambda vit une période difficile de Ramadan et de Carême, faite de privations du fait de la hausse sensible des prix de première nécessité. Les baisses de prix annoncées à l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe dirigeante n’ont eu à ce jour que des effets… d’annonce. Si même les produits locaux ne connaissent pas de baisse, il est naturel, dirait-on, que les responsables politiques des secteurs concernés se rendent auprès des producteurs pour comprendre ce qui peut justifier la situation. D’autant que la fin du Ramadan approche, qui est une période où les consommateurs sénégalais se ruent sur les marchés. Les commerçants en profitent souvent pour faire de la rétention de produits et spéculer sur une hausse inévitable.
Dans des circonstances où le gouvernement se vantait, en début de campagne agricole, d’avoir injecté plus d’argent qu’aucun autre régime n’a jamais eu à la faire dans ce pays, ses ministres semblent avoir besoin de tâter sur le terrain, les limites de leurs politiques. La tournée dans les zones de production horticole, de nos deux ministres Mabouba Diagne et Serigne Guèye Diop, a donné l’occasion aux producteurs d’oignon de lancer leur cri d’alarme sur les risques de mévente de leur produit, dans la perspective proche de l’ouverture des frontières aux produits venant d’Europe, particulièrement de la Hollande. Si cela ne dépendait que d’eux, l’embargo sur les importations serait encore prolongé.
Cela donne à nos politiciens l’ampleur des défis auxquels ils doivent faire face. Théoriquement, le producteur sénégalais ne devrait même pas se plaindre de la concurrence de l’oignon importé, parce que, toujours en théorie, le pays est autosuffisant en oignon. Le pays produit environ 400 mille tonnes d’oignon, pour une consommation estimée en 2023 à 300 mille. Le manque de système de conservation, d’aire de stockage, ainsi aussi, il faut le dire, que l’esprit de lucre, font que les pertes post-récoltes se chiffrent en milliers de tonnes, et le pays est contraint de se tourner vers l’étranger.
Les mêmes problèmes se posent en ce qui concerne la pomme de terre, ainsi que d’autres produits. Quasiment toutes les filières agricoles du pays, où le paysan sénégalais a fait montre de dynamisme et de résilience, pour produire souvent dans des conditions pénibles, souffrent de mauvaises politiques de l’Etat. Quand ce ne sont pas les engrais et les semences qui ne sont pas appropriés pour la spéculation concernée, ce sont les difficultés rencontrées pour stocker les récoltes dans des conditions idoines. Ainsi, alors que l’agriculture sénégalaise est en mesure de produire tout ce dont a besoin le consommateur local, le pays est obligé aujourd’hui d’importer l’essentiel de sa nourriture. On a vu les conséquences de cette situation lors des crises nées du Covid-19 et de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Coupé de ses zones habituelles d’approvisionnement, le consommateur sénégalais a dû payer le prix fort pour pouvoir assurer son alimentation. Ce qui a renchéri sur son mode de vie
Cette question n’étant pas encore réglée, les dirigeants politiques, sans doute enivrés par les effluves de gaz et de pétrole sortant de nos côtes, commencent à rêver à une industrie pétrochimique ou de transformation industrielle. Bizarrement, au moment où nos parents et voisins guinéens commencent à faire des rêves en technicolor avec les perspectives de l’exploitation des minerais de fer de Simandou, qui devrait commencer bientôt, les autorités sénégalaises ne parlent pas encore de la reprise éventuelle du fer de la Falémé, avec l’implantation, qui avait été planifiée par Macky Sall, d’une aire de transformation à Sendou, sur le site du port minéralier. Chat échaudé par Arcelor Mittal sans doute ?
Quoi qu’il puisse en être, le pouvoir actuel devrait lancer un signal plus clair de son engagement sur le développement agro-industriel. On peut ne pas aimer l’implication des investisseurs étrangers dans notre agriculture, et vouloir développer des coopératives de producteurs. Mais, il ne faudrait pas oublier qu’à côté de ces producteurs, on devrait trouver des transformateurs et des commerçants. L’avantage de mettre en place ces nombreuses petites structures serait, outre de donner du travail aux petits producteurs, de lutter contre l’exode rural et de fournir des revenus décents aux producteurs. Mais si l’on veut développer une agriculture compétitive, qui soit en mesure de nourrir les nationaux et d’exporter ses surplus, on ne pourra pas faire longtemps l’impasse sur l’agro-industrie. Celle-ci ne signifie pas nécessairement investissements étrangers. Le Sénégal a montré qu’il possède suffisamment de capitaines d’industrie en mesure de faire face à la concurrence étrangère dans ce domaine. En plus, pour une économie qui réfléchit fortement aux moyens d’éviter de contracter la «fièvre hollandaise», n’est-il pas déjà trop tôt pour tenter de mettre l’accent sur le développement des secteurs comme la pétrochimie ou les mines ?
59 candidats à l’émigration interpellés par la Gendarmerie
La gendarmerie de Joal a réalisé un important coup de filet ce mercredi dans le village de Mbodiène (Nguéniène - Mbour). Les pandores ont arrêté 59 nouveaux candidats à l'émigration. La gendarmerie poursuit et intensifie ses opérations de lutte contre l'émigration irrégulière. Selon le communiqué de l'état-major, c'est au cours d’une patrouille nocturne sur la plage de Mbodiène que la brigade territoriale de Joal a interpellé 59 nouveaux candidats, dont 16 filles. Ce nombre vient s'ajouter aux 374 individus arrêtés durant le week-end du 14 au 16 mars 2025 par la gendarmerie entre Mbour et Fatick, portant le bilan à 433 candidats à l'émigration irrégulière. Parmi eux, on compte plus de 100 Sénégalais, 154 guinéens; 72 Gambiens (62 garçons et 10 filles); 25 Ivoiriens ; 25 Nigérians ; 01 Sierra léonais ; 01 Malien ; 01 Ghanéenne. Aussi, 07 des organisateurs ont également été arrêtés et d'importantes ressources logistiques saisies.
Le maire de Dionewar toujours en garde à vue
Arrêté samedi dernier, le maire de Dionewar est toujours en garde à vue dans les locaux de la brigade territoriale de Foundiougne. Lassana Sarr et les six autres suspects seront déférés aujourd’hui au Pool judiciaire financier de Dakar, sauf changement de programme, selon une source de Seneweb proche du dossier. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie.
Ibrahima Sall d’Asred entendu par la gendarmerie
Le chroniqueur de Sans Limites, Ibrahima Sall, non moins président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (ASRED), était hier à la Section de Recherches de la gendarmerie nationale. Cette convocation fait suite à ses déclarations sur l’affaire Didier Badji et Fulbert Sambou. Lors d’une intervention sur Walfnet, Ibrahima Sall avait affirmé que le gendarme et le militaire ont été torturés et jetés à la mer sur instruction de hauts responsables de la gendarmerie nationale. Il avait soutenu que Didier et Fulbert avaient été piégés par leur classe (camarade de promotion). D’où sa convocation par les enquêteurs de la Section de Recherches. Les enquêteurs lui ont demandé des preuves de ses allégations. Ibrahima Sall a été libéré. Affaire à suivre.
Le lutteur Pokala Baldé placé sous contrôle judiciaire
Pape Mbaye à l’état civil, le lutteur Pokala Baldé a vu le juge d’instruction du 2e cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye l'inculper pour association de malfaiteurs et trafic de drogue, avant d'être placé sous contrôle judiciaire. C’est dans le cadre de l'enquête sur un trafic de drogue dans lequel il a été auditionné à la Section de recherches de Keur Massar, selon des sources de Seneweb.
Le regroupement des boulangers dément la baisse du prix de la farine
Les rumeurs dans les réseaux sociaux qui faisaient état d'une baisse du prix de la farine à hauteur de 4 000 f CFA par sac ont fait sortir les boulangers de leur réserve. Dans un communiqué, le président du Regroupement des boulangers du Sénégal dément formellement ces rumeurs. Il informe l'opinion nationale et internationale que jusqu’à aujourd’hui 17 mars 2025, aucune baisse n’a été constatée à part celle opérée en juin 2024 et qui a même plongé le secteur de la boulangerie dans des difficultés car depuis lors, les boulangers traversent une crise. Fallou Sarr rappelle que jusqu’à la date d’aujourd’hui, la situation chaotique que traverse le secteur demeure toujours malgré la rencontre des boulangers avec le ministre de tutelle le 10 mars dernier. Pire, souligne-t-il, aucune des promesses faites par l’État n’a été encore respectée. Par conséquent, le président du regroupement des boulangers invite les autorités à respecter leurs promesses car les boulangers n'excluent pas d'arrêter la production si rien n’est fait car le secteur souffre.
Travailleurs sociaux sur la solidarité intergénérationnelle
C’est ce mardi 18 mars 2025 que sera célébrée la Journée mondiale du Travail social. Au niveau national, la fédération sénégalaise des travailleurs sociaux (FSTS) entend célébrer cette journée avec la manière. Ce sera un moment privilégié pour étaler l'apport inestimable des travailleurs sociaux à travers le monde. À Saint-Louis, la situation est effarante et les aînés comptent apporter leur expérience aux jeunes générations pour une professionnalisation du secteur.
Le documentaire de Mamadou Khouma Guèye au festival Suisse
Une grande nouvelle pour le cinéma sénégalais! Le film «LitiLiti», premier long métrage documentaire du cinéaste Mamadou Khouma Guèye, fera sa première mondiale au prestigieux festival Visions du Réel en Suisse. La 56e édition du festival est prévue du 04 au 13 avril 2025. Plus qu’un film, Liti-Liti est une immersion au cœur d’une réalité captivante, portée par une équipe sénégalaise engagée, avec le soutien du FOPICA. Cette production majoritairement sénégalaise, réalisée avec passion et authenticité. Le film marque une avancée majeure pour le cinéma sur la scène internationale.
La leçon d’Abdoul Mbaye à Diomaye-Sonko
L’ancien Premier ministre fait une proposition pour mettre fin à la polémique sur la proposition de loi d’interprétation de l'amnistie. Selon Abdoul Mbaye, lorsqu'on annonce être contre une loi on l’abroge dès qu’on en a le pouvoir. Pour lui, la maintenir en facilitant son interprétation, cela signifie que l’on y tient. Ainsi le leader de l’ACT demande au pouvoir d'abroger la loi d’amnistie de 2024 et voter une autre prenant en compte vos nouveaux objectifs. Et ce sera plus clair pour tout le monde, dit-il. Il demande à Sonko-Diomaye de ne pas oublier de se faire conseiller pour la nouvelle loi par la Cour suprême et le Conseil constitutionnel, bref par de vrais connaisseurs des grands principes du droit et de la justice.
Un douanier et son ex-épouse condamnés à deux ans ferme
La Cour d’appel de Dakar a infirmé partiellement, lundi, le jugement rendu en première instance condamnant un douanier et son ex-femme à deux ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, escroquerie et exercice illégal de commerce, a constaté l’Aps. Dans sa décision, la Cour d’appel a déclaré les prévenus coupables d’escroquerie avant de les condamner à trois mois avec sursis. La juridiction a relaxé les mis en cause pour les autres chefs d’inculpation mais confirme le surplus du jugement. Le douanier, agent de constatation des Douanes, était en service à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, avant son arrestation et son placement sous mandat de dépôt. La femme a été placée sous contrôle judiciaire. Ils ont été jugés le 17 février pour escroquerie portant sur des téléphones portables d’une valeur de plus de 225 millions F CFA. Ils avaient été condamnés à 2 ans de prison ferme. Les mis en cause devaient allouer solidairement à la société INFOLOG la somme de 61 000 000 F CFA, à Khaly Diouf, représentante de la société Cityphone, 53 000 000 F CFA, à Serigne Mbacké Sylla, 14 000 000 F CFA, à Abdou Khadre Ndongo, représentant la société CSB, 80 000 000 F CFA et à Ridial Kane la somme de 40 000 000 F CFA. Insatisfaits de cette décision, les prévenus avaient interjeté appel et l’affaire a été rejugée devant la Cour d’appel. Le parquet général a requis l’application de la loi pénale. Mes Ousseynou Gaye, Borso Pouye, Khadim Kébé et El H. Dièye ont demandé à la cour d’infirmer le jugement. La juridiction a infirmé partiellement le jugement rendu en première instance condamnant le douanier et son ex-femme à deux ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, escroquerie et exercice illégal de commerce.
Cessation de parution des journaux ne respectant pas le code de la presse
L’information circule sur les réseaux. Le patron de 2AS renseigne que le ministère de la Communication est en train de mettre à exécution ses menaces de mettre fin à la parution des journaux non conformes au code de la Presse. A l’en croire, les quotidiens (journaux) ne respectant pas le code de la Presse ont été notifiés de la cessation de leur diffusion par les autorités compétentes. Cette mesure concerne en réalité les quotidiens publiés en PDF.
Deux pêcheurs portés disparus après la collision de deux pirogues
Deux jeunes pêcheurs sont portés disparus à la suite d’une collision entre deux pirogues, dimanche, au large de Kafountine, dans le département de Bignona, a-t-on appris, lundi, de source sécuritaire. La même source précise que ce tragique accident maritime s’est produit vers les coups de 17 heures, au large de Kafountine. Le drame s’est déroulé alors qu’une pirogue transportant une dizaine de pêcheurs en route vers la haute mer a percuté violemment une autre embarcation qui revenait de sa partie de pêche, a expliqué à l’Aps le président du Comité local des pêcheurs artisanaux (CLPA), Laye Demba. Ces pêcheurs n’avaient même pas de gilets de sauvetage. Nous avons alerté la gendarmerie et le maire de la commune. Malheureusement, ici, le port du gilet n’est plus respecté et nous le regrettons profondément, a déploré M. Demba, indiquant que les recherches se poursuivent.
Diomaye dépêche Yassine Fall en Mauritanie
Les expulsions de nos compatriotes par les autorités mauritaniennes ont poussé le Sénégal à envoyer une mission conduite par la ministre de l'Intégration Africaine et des Affaires étrangères, Yassine Fall. Elle a rencontré son homologue mauritanien, Dr. Mohamed Salem Ould Merzoug. Cette mission diplomatique entre dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre le Sénégal et la Mauritanie. Mme Fall est porteuse d’un message du Chef de l’État sénégalais à son homologue mauritanien. Elle a été reçue par Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président de la République Islamique de Mauritanie. Elle était accompagnée d’une délégation parlementaire composée de la présidente de la Commission des Affaires étrangères, et de deux députés de la diaspora, qui ont eu des échanges fructueux avec leurs homologues mauritaniens. La délégation a ensuite rencontré la communauté sénégalaise établie à Nouakchott, afin de s’enquérir de leurs réalités quotidiennes et leur apporter tout son soutien.