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3 avril 2025
Culture
Les belles feuilles de notre littérature par Amadou Elimane Kane
AMADOU LAMINE SALL OU L’OEUVRE LITTÉRAIRE QUI S’INSCRIT DANS LE TEMPS POÉTIQUE
EXCLUSOF SENEPLUS - Sa poésie caresse infiniment nos idéaux d’amour, de paix et de conjugalité. Elle est soyeuse et douce comme un tissu de lumière, tout en foudroyant les mensonges et les illusions qui conduisent au néant
Notre patrimoine littéraire est un espace dense de créativité et de beauté. La littérature est un art qui trouve sa place dans une époque, un contexte historique, un espace culturel, tout en révélant des vérités cachées de la réalité. La littérature est une alchimie entre esthétique et idées. C’est par la littérature que nous construisons notre récit qui s’inscrit dans la mémoire. Ainsi, la littérature africaine existe par sa singularité, son histoire et sa narration particulière. Les belles feuilles de notre littérature ont pour vocation de nous donner rendez-vous avec les créateurs du verbe et de leurs œuvres qui entrent en fusion avec nos talents et nos intelligences.
La poésie est art et maîtrise du langage par une expression qui travaille le son, le rythme, les images. La poésie donne de l’intensité aux langues du monde par le sens et les sonorités et de la transcendance aux maux de l’humanité. Issue de la parole orale ancestrale, la poésie relève du sacré et de la justice qui s’élèvent dans le temps et se mélangent à toutes les voix ailées de l’histoire. La poésie est synonyme de “faire et créer”. La poésie, au sens plein du terme, demeure la Création, comme le commencement du verbe.
Le poète est un “faiseur de vers”, il est le créateur qui traverse les siècles, utilisant la versification ou la prose pour dépeindre des émotions qui se fabriquent selon les contextes et les époques. Le poète vit tel un artiste du logos qui chemine au sublime avec en bandoulière sa seule folie ensoleillée. Le poète est un sculpteur de mots qui élève la beauté au rang de la postérité car il connaît les métaphores, les analogies, les allitérations, les oxymores et les anaphores.
Amadou Lamine Sall est de cette famille des grands poètes qui cherchent encore et toujours, dans la parole sacrée, ce qui est au plus juste et plus profond de nos esprits.
Dans Mantes des Aurores, (le chant reprendra), on est pris dans un tourbillon poétique avec un rythme fulgurant qui alterne des vers longs et des vers de deux mots seulement. C’est comme un dispositif lyrique qui s’échappe des pages, créant, de manière intemporelle, des paysages africains peints avec des mots. Les allégories, figures multiples de l’amour, et les anaphores s’entremêlent comme dans un ballet savamment construit. De plus, la langue française entre en résonance avec la langue maternelle qui surgit toujours en rupture et avec force. Et l’aventure amoureuse devient ici l’allégorie poétique pour embrasser l'amour et la paix comme seules devises. L’amoureuse incarne ici la confidente, celle à qui le poète parle de l’usure et de l’absurdité du monde. Le poète réclame la justice contre le délire des fauves qui salissent les espérances .
Te mentir
Pour que tu ne connaisses jamais la haine
Dans le recueil Comme un iceberg en flammes, titre formé en véritable oxymore, le poète s’affranchit encore de tout académisme. La femme aimée est le réceptacle de tant de souffrances qui s’amoncellent comme des cadavres putrides dont il faut saluer la mémoire, tout en s’extirpant de la mort, aidé par des mains de miel et pour faire dresser des murailles de soleil. Ces poèmes ressemblent à une course haletante contre la mort en faveur de la vie, de la paix et de l’amour qui enlacent tous les vents des saisons. Et toujours résonne cette poésie sonore aux anaphores multiples qui se déploient tout au long des pages comme une déclaration lancinante qui survit à tous les orages. Les images poétiques sont vives, sans détour, traversant des montagnes d’aphorismes qui saisissent, comme autant de vérités si promptes à éclairer l’alphabet du genre humain. La poésie devient onguent et par sa langue plantureuse qui brûle parfois, elle est salvatrice et guérisseuse.
Aidez-moi
Aidez-moi à m’asseoir sur le tapis des sonorités
Aidez-moi à désherber le champ des souffrances
Pour Le locataire du néant, le poète s’incarne dans un long souffle saccadé dont la respiration douloureuse est le cœur du poème lui-même. Construit comme un long chant, ce poème unique possède une forme esthétique qui produit un effet poétique asphyxiant qui ne cesse de se reproduire pour mieux nous encercler. Le poète entame une mélopée pour survivre, nous attirant dans son sillage. Et nous le suivons pour capter son désarroi et ses désillusions car l’amour n’est décidément pas une marchandise.
Locataire du néant
il nous faut ainsi porter le monde
à travers les routes je sais mal dessinées
Dans Kamandalu, le poète s’apaise avec des textes épurés et libres qui virevoltent sur la page, laissant la place à l’espace du temps et à l’inspiration vagabonde, avec toujours pour seule boussole l’amour et le repos des corps. La poésie ici s’éloigne des fracas du monde, pour abriter la connivence amoureuse, pour laisser faire l’amour, comme une tente montée sous les étoiles. Les analogies de l’amour qui se confondent au marbre des éléments de la terre sont chargées d’envolées lyriques qui rappellent la cosmogonie africaine, arcane fondateur de l’environnement parfumé de l’essence ancestrale.
Dans la loge de ta bouche
dans le ruisseau de ta gorge
sur l’îlot de tes lèvres
Ainsi la femme aimée devient ici la personnification allégorique de la terre nourricière car seules les deux réunies peuvent encore sauver les écorces torturées. Même au fond du gouffre, le poète déclare : il me reste Dieu et la poésie.
Pour terminer avec J’ai mangé tout le pays de la nuit, le poète Amadou Lamine Sall parachève une œuvre qui s’inscrit dans le temps et dans l’épaisseur des feuilles des arbres. Et le poète réaffirme encore et encore que seuls l’amour, le regard et le verbe sont les alliés de l’homme et de la femme pour bâtir un monde à la hauteur des promesses et des attentes.
La poésie d’Amadou Lamine Sall est riche et transportée par des signaux fantastiques qui s’apparentent aux sources sacrées du verbe. Elle caresse infiniment nos idéaux d’amour, de paix et de conjugalité. Elle est soyeuse et douce comme un tissu de lumière, tout en foudroyant les mensonges et les illusions qui conduisent au néant. Les fondements du cosmos sont revisités pour mieux renaître au son des métaphores parfaitement maîtrisées, tout en restant sensibles et à la hauteur de nos fièvres. Ainsi, il faut lire - ou relire - la poésie d’Amadou Lamine Sall, exaltée par son propos et fougueuse par son esthétique. Amadou Lamine Sall, qui de sa génération a tracé un espace poétique et littéraire majeur, est une figure fondatrice de la littérature africaine contemporaine.
Amadou Elimane Kane est écrivain, poète.
Amantes d’Aurores, Amadou Lamine Sall, les éditions Feu de brousse et L’orange Bleue, 1998.
FELWINE SARR, UNE VOIX QUI TRANSCENDE LES FRONTIÈRES
L'écrivain-économiste engagé, porte la voix d'une Afrique en quête de justice et de reconnaissance. Entre restitution d'œuvres d'art spoliées et combat pour la démocratie au Sénégal, il dessine les contours d'un nouveau dialogue entre les continents
Par un froid hivernal à Montréal, Felwine Sarr, figure majeure de la pensée africaine contemporaine, rencontre ses lecteurs pour parler de son dernier roman écrit à Colobane. L'écrivain sénégalais, qui explore les thèmes de l'amour et de la résistance, incarne une nouvelle génération d'intellectuels africains engagés sur plusieurs fronts.
La France l'a choisi comme expert pour un projet d'envergure historique : la restitution des œuvres d'art et objets culturels africains spoliés pendant la période coloniale. Cette mission s'inscrit dans une démarche plus large de reconstruction mémorielle, permettant au continent africain de retrouver les pièces manquantes de son patrimoine historique.
Dans son pays natal, le Sénégal, Sarr s'est distingué par son engagement contre l'autoritarisme. Après trois années marquées par des tensions démocratiques et des violences sociales, il témoigne de la résilience de la démocratie sénégalaise. En tant qu'économiste, il porte un regard critique sur les déséquilibres du commerce mondial, plaidant pour une fonte profonde des règles qui désavantagent les nations africaines.
Face aux défis contemporains qu'il qualifie de "temps crépusculaires", notamment la tragédie qui se déroule à Gaza, Sarr refuse de céder au cynisme. Pour lui, l'art et la création littéraire constituant des remparts essentiels contre la déshumanisation croissante de notre époque.
Dans les bibliothèques où il rencontre son public, Sarr démontre sa vision de l'amour, un concept qu'il préfère incarner plutôt que définir. Ces échanges, empreints d'une authentique générosité, illustrent sa conviction que la littérature peut maintenir vivante la flamme de notre humanité commune.
L’UCAD «ANOBLIT» DEUX EMINENTS HISTORIENS
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar abrite depuis avant-hier, jeudi 20 février, un colloque international de trois jours sur les « Dynamiques autour du fleuve Sénégal ».
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar abrite depuis avant-hier, jeudi 20 février, un colloque international de trois jours sur les « Dynamiques autour du fleuve Sénégal ». Une manière, pour cette institution, de rendre hommage aux professeurs Boubacar Barry et Abdoulaye Bathily, deux figures qui ont marqué de leur empreinte, la recherche en sciences humaines et sociales.
C’est dans une atmosphère empreinte de solennité et de reconnaissance que l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a honoré les professeurs Boubacar Barry et Abdoulaye Bathily. Ces deux éminents historiens, dont les travaux ont façonné la compréhension des dynamiques historiques africaines, notamment autour du fleuve Sénégal, ont reçu un hommage appuyé des autorités académiques, scientifiques et politiques, jeudi, à l’occasion d’un Colloque international portant sur les « Dynamiques autour du fleuve Sénégal ». Plusieurs personnalités académiques et politiques ont tenu à marquer de leur présence cet événement de trois jours (20- 21et 22 février) et en ont profité pour saluer l’engagement intellectuel des deux historiens ainsi que « leur apport inestimable à la connaissance historique de l’Afrique ».
Aminata Niang Diène, Recteur par intérim de l’Ucad, qui a ouvert le colloque, a rappelé le rôle que ces deux figures de l’historiographie africaine ont joué dans le paysage universitaire africain. « L’Ucad est honorée d’accueillir ce colloque international qui vise à rendre hommage à deux illustres enseignants-chercheurs. Ils font la fierté de leurs collègues, de leurs étudiants et de notre institution toute entière », a indiqué Mme Diène. Elle a souligné leur contribution dans la structuration des études historiques en Afrique, évoquant, dans la foulée, leur rigueur scientifique et leur influence sur plusieurs générations d’étudiants. « Les professeurs Barry et Bathily sont incontestablement des bâtisseurs d’hommes, des scientifiques dont la réputation a franchi, depuis longtemps, les frontières du Sénégal », a-t-elle ajouté.
LA RECONNAISSANCE DES PAIRS POUR PERPETUER LEUR LEGS
Pour perpétuer leur legs, le Recteur par intérim de l’Ucad a annoncé la mise en place d’un comité de réflexion au sein de cette institution. Il s’agit, selon Aminata Niang Diène, de préserver et de valoriser leurs travaux et au-delà, l’ensemble des œuvres des enseignants chercheurs. « Nous avons des références, un patrimoine scientifique qu’il est fondamental de valoriser », a soutenu Mme Diène. Pour sa part, Alioune Badara Kandji, doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) a, quant à lui, mis en lumière l’héritage laissé par les deux professeurs. Il a insisté sur leur rôle non seulement en tant qu’historiens, mais aussi en tant que figures militantes. « Les professeurs Barry et Bathily ont très tôt donné sens au concept de don de soi. Défenseurs de la démocratie, acteurs de Mai 68, ils nous ont dispensé bien des leçons sur l’amour de soi, de sa patrie, de son continent », note Pr Kandji. Il a également rappelé l’importance de leurs travaux, citant notamment Le Royaume du Waalo de Boubacar Barry et Les portes de l’Or d’Abdoulaye Bathily. « Des œuvres qui ont révélé des pans méconnus de l’histoire africaine », a-t-il affirmé, soulignant que les « deux éminents professeurs nous ont permis de nous réconcilier avec notre propre histoire ». Un avis qu’il partage avec Idrissa Bâ, chef du Département d’Histoire de l’Ucad. Dans son propos, le Pr Bâ a livré une réflexion profonde sur l’apport méthodologique et épistémologique des deux professeurs, notamment leur manière singulière d’aborder l’histoire de la Sénégambie et de l’Afrique de l’Ouest.
DEF MAMA DEF, C’EST LE CAS D’ECOLE DU DMX
Satisfait de l’évolution du projet, Doudou Sarr, manager international de Youssou Ndour, revient sur l’impact du Dmx, la nécessité d’un meilleur accompagnement des artistes sénégalais et l’essor du jazz africain, thème de cette année.
Dakar music expo (Dmx) monte en puissance. Pour sa sixième édition, l’événement accueille un nombre record de délégués internationaux, confirmant son rôle dans l’écosystème musical africain. Satisfait de l’évolution du projet, Doudou Sarr, manager international de Youssou Ndour, revient sur l’impact du Dmx, la nécessité d’un meilleur accompagnement des artistes sénégalais et l’essor du jazz africain, thème de cette année.
Dakar music expo (Dmx) en est aujourd’hui à sa 6ème édition. Quel est le bilan de ces années jusque-là ?
On en est à la 6ème édition, et c’est un bilan très positif, très encourageant, même si on est toujours confrontés au défi de l’accompagnement. Mais voilà, on ne lâche rien, on continue. Et on a une édition assez riche dans tous les sens. Riche en termes de nombre de personnes qui arrivent. Cette année, on accueille la plus grande délégation. Et donc, c’est l’une des éditions les plus populaires dans le sens où le bruit est en train de faire le tour du monde et de plus en plus de professionnels européens et américains ou dans le monde entier se disent : «Tiens, oui, il faut aller à Dakar pour le Dmx.» Donc ça, on a réussi ce coup-là, et on va recevoir plus de 60 délégués internationaux cette année. C’est le plus grand nombre jusqu’ici. Alors, bilan oui, et ça continue, ça suit son petit chemin. C’est encore un bébé comparé à d’autres salons du même genre. Mais en Afrique, je pense qu’on est parmi les premiers en termes de contenu. Parce que ce n’est pas la taille, ni le nombre de personnes ou de délégués qui compte, c’est plutôt la qualité des délégués, la conversion en termes de débouchés par rapport à ce qui se passe. Donc pour ça, je suis très satisfait et très content de l’évolution du projet.
Le thème choisi cette année est : «L’essor du jazz africain entre racines et innovation.» Pourquoi le jazz ?
Parce qu’on veut mettre en exergue nos vaillants instrumentistes, nos musiciens. On a des trompettistes, des saxophonistes, des guitaristes, des batteurs, des percussionnistes talentueux. Et c’est vrai que la place d’expression pour ces instruments, c’est souvent ce qu’on appelle le jazz. Pour moi, le jazz, c’est tout, c’est de la musique tout court. Mais oui, c’est donner un peu plus de place d’expression pour nos instrumentistes. Et oui, ça me fait penser à notre regretté Jimmy Mbaye, qui vient de nous quitter. Et oui, cette édition lui est dédiée, parce que justement, il y a un projet guitare qui a été conçu, issu de nos discussions quand on est en tournée. Donc voilà un petit peu l’explication du choix porté sur le jazz, par rapport à nos instrumentistes sénégalais et africains.
Vous êtes manager et producteur. Selon vous, qu’est-ce qui empêche les musiciens sénégalais de tourner dans les festivals ?
Les musiciens sénégalais tournent dans les festivals. Mais il faut augmenter le nombre. L’ancienne génération, la jeune génération, il y a beaucoup de musiciens sénégalais qui tournent un peu partout. Oui, est-ce que c’est assez ? Moi, je dis non, on peut en faire tourner plus. Et même, on peut aussi redoper le local, la consommation locale, l’écosystème local, comme ça a été le cas au Nigeria. Je pense qu’on doit d’abord penser local avant de penser global, d’où le mot «glocal», comme les Anglais le disent. Oui, je pense que c’est juste certains efforts à faire, une certaine organisation à avoir, une présence sur certains lieux, et puis du renforcement de capacités de nos professionnels, ça c’est très important. Et surtout, un accompagnement, parce que dans les autres pays, il y a des bureaux d’export qui ont des budgets pour accompagner, aider à l’export de leur musique partout en Europe. Nous, on n’a pas encore ces mécanismes-là, mais je pense qu’avec ça, le talent est là. Il y a énormément de talent dans le pays, il suffit juste de l’accompagner, de l’encadrer et de lui donner un peu plus de visibilité, et voilà.
Aujourd’hui, le groupe «Def Mama Def», qui est parti du Dmx, tourne beaucoup, est-ce le résultat direct de cette participation ?
Absolument, c’est le cas d’école, comme on dit en psychologie. C’est le cas d’école pour le Dmx, parce que c’est un groupe qui est né au Dmx. Le groupe, les deux artistes qui composent le groupe, notamment Mami Victory et Défa, avec leurs carrières respectives. Mais la conversation, la discussion de former un groupe, je pense qu’elle est née ici, au Dmx, à l’Institut français. Et après, on s’est mis au travail avec Baye Souley. On a commencé à faire des séances de studio. On a fait notre petite cuisine pendant un an, et l’année d’après, on a présenté le groupe au Dmx. Et, ça a été remarqué par d’autres délégués qui les ont portées à l’étranger jusqu’à décembre dernier, où elles ont joué au Transmusical Arena. Donc pour moi, ça c’est l’exemple parfait, l’exemple typique : avec un petit peu d’accompagnement, le talent est là, on peut produire plusieurs groupes comme ça.
Le conte musical «Birima», une idée originale de Youssou Ndour et Pape Moussa Ngom (mise en scène par Madiaw Ndiaye), a été présenté à Paris. Pourquoi pas à Dakar et en Afrique ?
Alors, on a fait une projection de la captation du conte musical Birima il y a deux semaines, au Cinéma Pathé. Je pense que le film a été à l’affiche pendant une semaine. Oui, mais bientôt, on va le faire à Dakar. Je pense que quand le grand (Youssou Ndour) sentira que le moment est opportun pour présenter le projet Birima à Dakar, il le fera, ça c’est sûr et certain. Mais on a déjà donné un aperçu de ce qu’était le cinéma. Je pense que tout le monde avait les larmes aux yeux. C’est magnifique ce projet !
DÉCÈS DE SOULEYMANE CISSÉ, L’UN DES PLUS GRANDS RÉALISATEURS AFRICAINS
Auteur d’une trentaine de films, il est notamment le père de Sources d’inspiration (1968), Waati (1995) ou encore Baara (1992).
Le cinéma malien et africain est en deuil. Souleymane Cissé est mort ce mercredi 19 février à Bamako. Il avait 84 ans. Ce réalisateur malien, un des plus grands de son pays, mais aussi de l’Afrique, s’est notamment illustré pour avoir été primé deux fois à Cannes.
Il avait en effet reçu le Prix du jury à Cannes en 1987 pour son film Yeelen, puis en 2023, il avait décroché le Carrosse d’Or.
Auteur d’une trentaine de films, Souleymane Cissé est notamment le père de Sources d’inspiration (1968), Waati (1995) ou encore Baara (1992).
C’est donc une immense perte pour le cinéma malien, africain, et mondial. « Papa est décédé aujourd’hui à Bamako. Nous sommes sous le choc. Toute sa vie, il l’a consacrée à son pays, au cinéma et à l’art », a déclaré sa fille Mariam Cissé à l’AFP.
LE JAZZ AFRICAIN A L’HONNEUR
Mettre en avant les instrumentistes et valoriser le jazz africain : c’est l’un des objectifs de la 6ème édition du Dakar music expo (Dmx) qui se tiendra du 20 au 23 février 2025 à Dakar.
Mettre en avant les instrumentistes et valoriser le jazz africain : c’est l’un des objectifs de la 6ème édition du Dakar music expo (Dmx) qui se tiendra du 20 au 23 février 2025 à Dakar. Placé sous le thème : «L’essor du jazz africain entre racines et innovation», l’événement amène des directeurs de festival pour apprendre, découvrir et donner l’opportunité aux jeunes artistes d’exporter la musique sénégalaise et africaine à l’international..
Le salon professionnel de la musique de Dakar, le Dakar music expo (Dmx), démarre ce jeudi. Un rendez-vous professionnel de la musique africaine et internationale à l’initiative de Doudou Sarr qui a convié producteurs, chanteurs, managers, distributeurs et directeurs de festival, entre autres, pour apprendre, découvrir et donner l’opportunité aux jeunes artistes d’exporter la musique sénégalaise et africaine à l’international. Showcases, concerts, ateliers seront au cœur de cette édition qui met en lumière le jazz africain sous le thème : «L’essor du jazz africain entre racines et innovation.»
Promoteur du Dmx et expert de l’industrie musicale africaine, Doudou Sarr insiste sur l’importance d’un tel événement. «Le Dakar music expo (Dmx) est un événement structurant pour l’industrie ou l’écosystème musical. Il permet aux acteurs de la filière de se rencontrer : producteurs, chanteurs, agents, distributeurs, directeurs de festival. Et comme on parle de musique, la finalité, c’est de montrer de la musique. Et c’est ce qu’on fait à travers le Dmx», a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse organisée hier à l’Institut français. A l’en croire, le Dmx joue également un rôle important dans l’exportation de la musique africaine. «Le Dmx se passe tous les ans au mois de février et on invite des délégués internationaux, des directeurs de festival, des programmateurs, des tourneurs. L’idée derrière ça, c’est de pouvoir accompagner certains de nos artistes pour exporter la musique sénégalaise et la musique africaine», précise Doudou Sarr.
Et pour cette édition, le jazz sera au centre des discussions, et pour plusieurs raisons. D’abord, un hommage aux instrumentistes, souvent éclipsés par les chanteurs. «Jazz parce qu’on veut mettre en exergue les instrumentistes. C’est aussi une manière de rendre hommage à Jimmy Mbaye, une icône de la musique sénégalaise qui nous a quittés récemment. Jimmy jouait de la guitare. Et sa guitare complétait la voix de Youssou. Et là, j’ai voulu honorer nos joueurs d’instruments, d’où le jazz», confie Doudou Sarr. Ensuite, il s’agit de redonner au jazz africain une place sur la scène internationale. «En Europe, à part l’Afrique du Sud et l’Afrique centrale, on ne parle pas beaucoup de jazz africain. Pourtant, on a de très grands musiciens de jazz au Sénégal et enAfrique francophone», regrette-t-il. Selon Doudou Sarr, cette volonté d’internationalisation du jazz africain trouve un écho à Bremen, en Allemagne, où se tient le plus grand marché jazz au monde, Jazzahead, comme le fameux titre de Miles Davis, Miles Ahead. «On a aussi réussi à Bremen, une ville en Allemagne, où se trouve le plus grand marché jazz au monde, à avoir une place et un stand pour tous les artistes qui font du jazz en Afrique. Le salon s’appelle Jazzahead, comme le fameux titre de Miles Davis, Miles Ahead. Et le directeur de ce salon fait partie des membres de la délégation qui arrive cette année. Donc, on a une délégation très riche de 60 personnes», a annoncé Doudou Sarr, manager international de Youssou Ndour.
«Le jazz peut changer le monde»
Hugues Kieffer, directeur du Marseille Jazz des cinq continents, souligne l’évidence de sa présence à Dakar. «L’Afrique est au premier plan puisque c’est dans les rythmes africains que le jazz a pu naître aussi, même si l’Afrique ne le sait pas toujours», fait-il savoir, tout en soulignant l’importance du dialogue entre les acteurs africains et européens du jazz. «Le jazz peut changer le monde. Et il est fondé sur deux choses : l’expression de soi et la capacité à jouer collectif. Cette double injonction, d’être libre et d’être attentif à l’autre, c’est le jazz. Et cette attitude, c’est une des attitudes qu’il faut pour rassembler les peuples en harmonie», explique-t-il. De son côté, Jules Guèye, trompettiste et professeur de musique, a pointé du doigt le manque de visibilité du jazz au Sénégal.
Formé au Conservatoire national des arts et métiers de Dakar, Jules Guèye estime que si le jazz africain regorge de talents, sa visibilité reste un défi. «Porter un choix sur le jazz, ce n’est pas du tout évident parce que nous avons une musique à dominante axée sur la danse. Et le jazz, c’est beaucoup plus l’écoute et la réflexion. C’est un genre discret, souvent relégué dans l’ombre, alors que nous avons d’excellents musiciens comme Habib Faye, Cheikh Tidiane Tall ou Hervé Samb, et de grandes formations de jazz comme le Xalam 2», a-t-il regretté, avant de conclure : «Le Dmx, c’est un marché pour les artistes, pour présenter leur travail, et c’est hyper important pour leur visibilité.»
UNE ADAPTATION THEATRALE DE L'AVENTURE AMBIGÜE AU MENU
Célébration des 60 ans du Théâtre national Daniel Sorano - La Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano s’associe à l’Association Globe pour présenter une adaptation théâtrale du roman L’Aventure Ambigüe de Cheikh Hamidou Kane.
La Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano s’associe à l’Association Globe pour présenter une adaptation théâtrale du roman L’Aventure Ambigüe de Cheikh Hamidou Kane. Cette pièce, qui explore avec subtilité les questions d’identité et de migration, sera jouée le 8 mars 2025 dans la salle du Théâtre national Daniel Sorano, à l’occasion des 60 ans de cette institution culturelle emblématique.
L’Aventure Ambigüe, considéré comme un classique de la littérature sénégalaise et africaine, retrace le parcours initiatique de Samba Diallo, un jeune Sénégalais tiraillé entre l’héritage traditionnel de son pays, le pays des Diallobés, et les attraits de la modernité occidentale. Ce roman, qui aborde des thèmes universels tels que la quête d’identité, le choc des cultures et la migration, a été salué pour sa profondeur et sa finesse d’analyse.
Cheikh Hamidou Kane, l’auteur du roman, a exprimé sa joie de voir son œuvre adaptée pour la scène. Cette adaptation théâtrale promet de redonner vie à ce texte fondateur, tout en offrant une réflexion contemporaine sur les défis culturels et identitaires auxquels sont confrontées les sociétés africaines et occidentales. La représentation de L’Aventure Ambigüe s’inscrit dans le cadre de la célébration des 60 ans du Théâtre national Daniel Sorano, un lieu phare de la culture sénégalaise. Cet événement est également l’occasion de mettre en lumière les relations culturelles entre Dakar et le nord du Sénégal, ainsi qu’entre le Sénégal et la France, dans le cadre d’un programme de valorisation du patrimoine immatériel de la Vallée du Fleuve et de développement par la culture.
La troupe de théâtre s’est rendue dans le Fouta, région natale de Cheikh Hamidou Kane, pour s’imprégner de l’esprit du roman et mieux comprendre le terroir qui a inspiré l’auteur. Cette immersion a permis aux comédiens et au metteur en scène de donner une dimension authentique et profondément ancrée dans la réalité sénégalaise à cette adaptation.
LA GUINÉENNE QUEEN RIMA, LAURÉATE 2025 DU PRIX DÉCOUVERTES RFI
Le choix du jury s’est porté sur cette artiste qui s’illustre dans le registre dancehall et qui participait pour la troisième fois à la finale de la compétition.
La chanteuse guinéenne Queen Rima, Marie Tolno de son vrai nom, a été désignée lauréate 2025 du Prix découvertes RFI, a-t-on appris mardi du jury de ce concours présidé cette année par la chanteuse béninoise Angélique Kidjo.
Ce prix, institué en 1981, met en avant les talents musicaux du continent africain. Le nom de la lauréate de l’édition 2025 du Prix découvertes RFI a été dévoilée le même jour, au cours de l’émission matinale de Radio France internationale. Le choix du jury s’est porté sur cette artiste guinéenne qui s’illustre dans le registre dancehall et qui participait pour la troisième fois à la finale du Prix découvertes RFI.
Angélique Kidjo, a salué le talent et la qualité des musiques proposées par les dix finalistes, ce qui, dit-elle, n’a pas facilité le travail du jury. « Cela me rassure que la relève est là », a ajouté la star béninoise. La lauréate 2025 du Prix découvertes RFI va recevoir un prix doté de 10.000 euros, soit plus de 6 millions de francs CFA, sans compter qu’elle va bénéficier d’une tournée africaine dans différents instituts français du continent. La lauréate va aussi se produire sur une scène parisienne.
L’ANAMO OUTILLE DE JEUNES ARTISANS
Fabrication du mobilier local - L’Agence nationale de la maison de l’outil (Anamo) poursuit son engagement en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes artisans.
Par Alioune Badara CISS (Correspondant) |
Publication 18/02/2025
L’Agence nationale de la maison de l’outil (Anamo) poursuit son engagement en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes artisans. Une cérémonie de remise d’attestations s’est tenue à la Maison de l’outil de Mbour, marquant la fin d’une session de formation axée sur la fabrication de mobilier, l’infographie, la vidéo surveillance et le géo-béton.
Ces sessions de formation, qui se déroulent dans plusieurs maisons de l’outil à travers le pays, notamment à Mbour, Fatick et Kolda, visent à renforcer les capacités des jeunes artisans. Selon Demba Dioum, Directeur général de l’Anamo, ces formations permettent non seulement de développer des compétences techniques, mais aussi de contribuer à la production de mobiliers locaux de qualité. «Nous voulons développer le mobilier national. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons organisé cette formation, afin que nos artisans puissent fabriquer du mobilier comparable à ceux importés», explique M. Dioum.
L’Anamo compte assurer une insertion professionnelle durable aux bénéficiaires de ces formations. «Nous ne nous contentons pas seulement de former des jeunes, nous les accompagnons également vers l’emploi. Les initiatives mises en place comprennent, notamment, des chantiers-écoles où les apprenants conçoivent et réalisent des mobiliers, ainsi que la création d’incubateurs pour les métiers de l’infographie, de l’informatique bureautique, du câblage réseau informatique et de l’installation de caméras de surveillance», affirme le Directeur général.
Par ailleurs, il a indiqué que l’utilisation du géo-béton pour la construction d’espaces polyvalents s’inscrit dans une dynamique d’innovation et de durabilité. «L’un des aspects majeurs de ce programme est son accessibilité. Toutes les formations sont gratuites et les maisons de l’outil sont équipées en matériel adéquat pour garantir un apprentissage de qualité. Ces différents projets permettent non seulement de renforcer les capacités des professionnels, mais aussi de leur offrir des opportunités de revenus», conclut Demba Dioum.
L’Anamo continue ainsi sa mission en offrant aux jeunes artisans des outils concrets pour une insertion réussie sur le marché du travail, tout en valorisant le savoir-faire local.
UNE CARRIÈRE DÉDIÉE AU PATRIMOINE
Ancienne directrice du Centre de recherche et de documentation du Sénégal (Crds) rattaché à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Fatima Fall Niang, est nouvellement admise à faire valoir ses droits à la retraite
Ancienne directrice du Centre de recherche et de documentation du Sénégal (Crds) rattaché à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Fatima Fall Niang, nouvellement admise à faire valoir ses droits à la retraite, est une figure incontournable quand on parle de Saint-Louis et de son patrimoine, pour avoir joué un rôle capital dans l’inscription de la ville tricentenaire sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en 2000.
«Le jour où l’information a été donnée, j’étais à Dakar avec l’ancien directeur du Crds, Abdoul Kadir Haidara. Quand je lui ai dit que Saint-Louis était sur la liste du Patrimoine mondial, il n’en croyait pas ses oreilles et je lui dis que ce n’est pas une blague, le quotidien national Le Soleil en avait fait ses choux gras», se souvient-elle. Mme Niang se rappelle la synergie qui a prévalu à l’époque entre les acteurs culturels à Saint-Louis pour obtenir ce résultat. «Il y avait entre les acteurs du tourisme et les autorités, une synergie mais aussi une complicité, et les gens se faisaient confiance dans le travail qui nous a pris deux ans. Mais cette inscription nous avait tous surpris», se remémore-t-elle. Pour Fatima Fall Niang, cette surprise s’explique par l’omission du volet communication. «Il fallait sensibiliser les propriétaires des maisons anciennes, les autorités», explique-t-elle, reconnaissant avoir trouvé une oreille attentive auprès de l’ancien maire de Saint-Louis de 1984 à 2001, le défunt Abdoulaye Chimère Diaw (1922-2021). Pour la conservatrice, ce ne sont pas tous les maires qui peuvent avoir cette sensibilité pour le patrimoine.
En 2016, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture avait menacé de retirer Saint-Louis de la liste du Patrimoine mondial après la destruction de maisons historiques. Le gouvernement de l’époque, notamment le ministre de la Culture Mbagnick Ndiaye, avait annoncé des mesures prises par les autorités pour remédier à cela. Fatima Fall Niang pense que pour maintenir Saint-Louis sur cette liste, il faut se rapprocher des autorités et les sensibiliser, car, dit-elle, «parfois comme les propriétaires, elles aussi peuvent ignorer l’importance de ce patrimoine». «Beaucoup de travail a quand même été entamé depuis l’inscription, malheureusement à un moment donné, cela s’est estompé ou bien complètement arrêté, ce sont toutes ces questions qu’il faut reprendre», indique-t-elle.
La passionnée du patrimoine a aussi participé au travail sur l’inscription du Ceebu Jën (riz au poisson) [plat national du Sénégal] sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en décembre 2021. Elle a pris part à beaucoup d’activités pour sensibiliser les restaurateurs, les femmes, par rapport à l’utilisation nocive des bouillons, au type de riz, etc. Fatima et ses autres collègues ont aussi bénéficié de l’accompagnement des agents de la Saed, d’Africa Rice [Centre du riz pour l’Afrique], de l’Isra, des chercheurs de l’Ugb, etc. Elle a co-écrit un livre intitulé Ceebu Jën -un patrimoine bien sénégalais, avec le professeur Alpha Amadou Sy. L’ouvrage a reçu le premier prix aux Gourmand Awards 2023 en Suède, dans la catégorie «Patrimoine immatériel-livres et magazines».
Destinée à ses débuts à l’enseignement
Sa présence dans la conservation du patrimoine est comme elle le dit, «un cheveu dans la soupe», car Fatima Fall Niang était destinée à ses débuts à l’enseignement qu’elle a exercé pendant deux ans au Lycée Diéry Fall à Bambey, en tant que professeure d’art sous l’encadrement du célèbre éducateur Ibrahima Fall. Son entrée au Centre de recherche et de documentation du Sénégal a été possible à la faveur du départ à la retraite du Doyen Adama Sylla. Elle ne cesse d’ailleurs de le remercier pour lui avoir signalé la vacance du poste, l’incitant à postuler parce que persuadé de ses capacités à exercer le métier de conservateur. A son arrivée, Fatima trouvera un terrain favorable et évoluera sous l’aile protectrice de l’ancien directeur Abdoul Kadir Haidara et du Dr Thilmans. Des années plus tard, elle succédera à M. Haidara. Elle reconnaît avoir beaucoup profité de l’entregent de ces derniers pour trouver des bourses de formation et se perfectionner dans ce métier. Ce qui lui a permis «de beaucoup voyager pour se renforcer». «J’ai beaucoup voyagé à travers le monde. J’ai fait presque quatre continents sur les cinq», révèle Fatima Fall Niang.
Elle a été aussi à l’origine du jumelage entre les communes de Saint-Louis et Douala Premier au Cameroun. Ces retrouvailles entre les deux communes autour de leur patrimoine ont été sanctionnées par des déplacements du maire de Saint-Louis au Cameroun et du maire de Douala Premier dans la Vieille ville. Fatima Fall Niang a ainsi exploré, à côté de la conservation, d’autres créneaux en s’essayant à la médiation culturelle, à la communication, au management appris à l’Institut sénégalais de management et à l’enseignement qu’elle continue à exercer à l’Ecole du patrimoine africain au Bénin.
Une retraite à l’Ecole du patrimoine africain du Bénin
C’est d’ailleurs au pays du Président Patrice Talon qu’elle continuera à faire valoir ses compétences, car elle a accepté un poste de conservatrice d’un musée d’art contemporain de Cotonou en 2023, après une première sollicitation repoussée en 2018. «Je n’étais pas disponible, j’avais des engagements, le Crds était en chantier, il y avait beaucoup de choses à finir, il fallait chercher des ressources et les laisser sur place», souligne Mme Niang, soucieuse de la continuité au Crds. Selon elle, d’autres actions sont attendues cette année pour renforcer cette coopération. «Au-delà du Bénin et du Cameroun, je peux apporter ma contribution, mon expérience en Afrique et ailleurs, comme en France, en Allemagne, en Espagne.» Aps