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4 avril 2025
Economie
AUTORISATION D’EXPLOITATION MINIÈRE, AUCUNE DES 484 NOUVELLES DEMANDES JUGÉE CONFORME
Biram Soulèye Diop a précisé que seules six des 77 demandes de renouvellement respectent les exigences légales. Face à ces irrégularités, le gouvernement entend renforcer le contrôle et la transparence du secteur.
Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Biram Soulèye Diop, a révélé jeudi qu’aucune des 484 nouvelles demandes d’exploitation minière soumises entre décembre 2023 et septembre 2024 ne respecte la réglementation en vigueur. « Je vous informe qu’aucune des 484 nouvelles demandes de titres d’autorisation d’exploitation reçues durant cette période n’est conforme à la loi », a déclaré le ministre lors d’un atelier consacré à la relance du hub minier régional, dans le cadre de son alignement avec l’Agenda de transformation 2050.
Par ailleurs, il a précisé que sur les 77 demandes de renouvellement déposées, seules six répondent aux exigences légales. « Tout le reste est hors la loi », a-t-il affirmé, exhortant les entreprises concernées à se conformer aux règles en vigueur. Évoquant la répartition des titres miniers, Biram Soulèye Diop a indiqué que « 41 % des titres et autorisations sont délivrés entre la région Est et Dakar ». Le même taux est observé dans la région de Thiès, a-t-il ajouté.
Dans une démarche de transparence et de réorganisation du secteur, le ministre a souligné que ses équipes s’attellent à une meilleure connaissance et maîtrise des activités minières, tout en identifiant l’ensemble des détenteurs de titres. « J’ai mis en place des commissions chargées de collecter et d’analyser les informations nécessaires afin de permettre à l’État de disposer de données fiables sur le secteur », a-t-il assuré.
Dans cette optique, son département a entrepris une revue exhaustive de l’intégralité des titres miniers depuis 1959. « Le rapport a été transmis au président de la République et au Premier ministre », a-t-il conclu.
par Amadou Diaw
ET SI L’ON ESSAYAIT LE TRAVAIL
EXCLUSIF SENEPLUS - Le silence, souvent perçu comme une simple absence de bruit, revêt en réalité une profonde signification dans nos vies. Il est un lieu de régénération propice à la réflexion, à l’introspection
Lorsque les murmures de l’ignorance se muent en clameurs assourdissantes, c’est alors que la voix de la sagesse, celle des sachants doit se faire entendre.
Le silence, souvent perçu comme une simple absence de bruit, revêt en réalité une profonde signification dans nos vies. Il est un lieu de régénération propice à la réflexion, à l’introspection.
Dans le tumulte de nos existences modernes, marquées par un flot continu d’informations et de sollicitations, le silence apparaît comme un refuge précieux.
Cette nécessité d’une cure de silence s’applique particulièrement aux politiques, nouveaux et anciens dirigeants, aux divers acteurs de notre espace, presse, société dite civile, universitaires, chroniqueurs, etc. Tous parlent souvent, et fort. Ils semblent aussi souffrir de surdité, surtout lorsque vous ne partagez pas leurs idées. Plusieurs d’entre eux, occupent des stations qui influent directement sur le devenir de notre pays.
La capacité à prendre des décisions éclairées dépend en grande partie de la capacité à se déconnecter du tumulte extérieur pour se connecter à notre intériorité. Le silence offre souvent, un espace de recul précieux pour questionner nos motivations profondes, évaluer l’impact de nos actions et réaligner nos valeurs sur l’intérêt commun.
Et surtout, remettons la valeur « travail » au cœur de nos vies.
Oui, ensemble, observons une cure de silence et essayons nous au travail.
LE SÉNÉGAL VA TRANSFORMER SON OR, UN COMPTOIR NATIONAL ET UNE RAFFINERIE EN PRÉPARATION
Dans une avancée majeure pour le secteur minier sénégalais, le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS) et la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN S.A) ont signé un accord de partenariat visant à créer un comptoir national et une usine...
Dans une avancée majeure pour le secteur minier sénégalais, le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS) et la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN S.A) ont signé un accord de partenariat visant à créer un comptoir national et une usine de raffinage de l’or issu des mines artisanales et semi-mécanisées.
Ce partenariat stratégique s’inscrit dans une volonté de transformation locale des ressources minières, un enjeu clé de souveraineté économique pour le Sénégal. Il vise à mobiliser des investissements nationaux et internationaux afin de concrétiser des projets structurants, qui renforceront durablement le secteur minier et l’économie nationale.
Pour Babacar Gning, Directeur général du FONSIS, cet accord revêt une importance capitale : « La transformation locale des ressources minières est un enjeu de souveraineté économique. Ce partenariat permettra la création de la première société de raffinage d’or à capitaux sénégalais. »
Dans le même esprit, Ngagne Demba Touré, Directeur général de la SOMISEN, souligne que « cet accord constitue un jalon clé dans la mise en œuvre de l’axe Économie compétitive de l’Agenda National de Transformation Sénégal Vision 2050, qui ambitionne de faire du secteur minier un moteur de croissance. »
Un levier pour l’émergence économique du Sénégal
Le FONSIS, en tant qu’instrument stratégique de l’État, a pour mission d’accélérer la transformation économique du Sénégal par le biais d’investissements ciblés. En mobilisant des ressources pour co-investir avec le secteur privé dans des projets à fort impact socio-économique, il favorise l’émergence de champions nationaux et de financements innovants.
De son côté, la SOMISEN S.A, qui gère le portefeuille minier de l’État, joue un rôle clé dans la conduite des opérations minières et la commercialisation des produits qui lui reviennent. Ce partenariat avec le FONSIS renforce ainsi l’engagement du Sénégal en faveur d’une exploitation responsable et bénéfique de ses ressources minières, avec une valeur ajoutée créée sur le territoire national.
Avec cette initiative, le Sénégal franchit une nouvelle étape vers une meilleure valorisation de ses ressources naturelles, en s’appuyant sur un modèle de développement inclusif et durable.
LE FONSIS ET LA SOMISEN S’ASSOCIENT POUR UNE USINE DE RAFFINAGE D’OR
Ce projet vise à renforcer la souveraineté économique du Sénégal en mobilisant des investissements nationaux et internationaux pour la transformation locale des ressources minières.
Le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (Fonsis) et la Société des Mines du Sénégal (Somisen S.A.) ont signé mercredi, un accord de partenariat en vue de la création d’un comptoir national et d’une usine de raffinage de l’or issu des mines artisanales et semi-mécanisées. Cet accord stratégique constitue une avancée majeure dans la transformation locale des ressources minières.
À travers ce partenariat, souligne un communiqué conjoint des deux agences, le Fonsis et la Somisen entendent mobiliser des investissements nationaux et internationaux pour concrétiser ces projets structurants, qui renforceront la souveraineté économique du Sénégal dans le secteur minier.
« La transformation locale des ressources minières est un enjeu clé de souveraineté économique. Ce partenariat entre le Fonsis et la Somisen revêt donc une importance capitale pour le secteur minier. Il permettra la création de la première société de raffinage d’or à capitaux sénégalais », a déclaré Babacar Gning, Directeur Général du Fonsis.
Ngagne Demba Touré, Directeur Général de la Somisen, a également souligné que « Cet accord constitue un jalon clé dans la mise en œuvre de l’axe Économie compétitive de l’Agenda National de Transformation Sénégal Vision 2050, qui ambitionne de faire du secteur minier un moteur de croissance. »
LA SENELEC FREINÉE À BRAZZAVILLE
L'énergéticien sénégalais, qui avait devancé des concurrents internationaux de renom comme Hydro Operation International ou PowerCom, voit sa première grande percée en Afrique centrale compromise par des considérations de politique intérieure congolaise
(SenePlus) - La Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec) vient de voir son expansion internationale brutalement freinée au Congo-Brazzaville. L'énergéticien sénégalais, qui avait remporté un important contrat d'affermage pour la distribution et la commercialisation d'électricité dans ce pays d'Afrique centrale, se retrouve au cœur d'une controverse diplomatico-syndicale.
La Senelec avait réussi un tour de force en s'imposant face à plusieurs concurrents internationaux de renom. Comme le rapporte Jeune Afrique, l'entreprise sénégalaise avait devancé "le Suisse Hydro Operation International, le Chinois Inhemeter, l'Israélien PowerCom ou encore le Libanais Mrad Company for Trade, Industry and Contracting" lors d'un appel d'offres international lancé en mai dernier.
Ce succès, qui marquait une étape cruciale dans la stratégie d'expansion régionale de la Senelec, n'aura été que de courte durée. Selon les informations publiées par l'hebdomadaire panafricain, le Premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso a ordonné la suspension du contrat à peine deux semaines après sa signature, cédant aux pressions des syndicats d'Énergie électrique du Congo (E2C).
Le directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, a reçu une notification officielle du ministre congolais de l'Énergie et de l'Hydraulique, Émile Ouosso, l'informant de cette décision prise "en vue d'optimiser la gestion des relations sociales au sein de la société Énergie électrique du Congo dans un contexte caractérisé par une contestation syndicale".
L'entreprise sénégalaise se retrouve ainsi prise en étau dans un conflit social dont elle n'est pas responsable. D'après JA, une source proche du gouvernement congolais affirme que "le processus de sélection s'est pourtant passé dans la transparence la plus totale" et suggère que "ce qui pose visiblement problème, c'est qu'il s'agit d'une société étrangère".
La Senelec avait pourtant été sélectionnée pour son expertise et ses compétences, conformément aux critères énoncés par le ministre Ouosso lui-même. Interrogé par Jeune Afrique en juin dernier, il avait déclaré : "Le délégataire n'apportera aucun franc. Nous le choisirons en fonction de sa compétence et de son expertise dans le secteur".
Le contrat s'inscrivait dans le cadre d'un ambitieux programme de modernisation du secteur électrique congolais, soutenu par "un accord de prêt de 100 millions de dollars accordé par la Banque mondiale", précise le magazine.
L'espoir n'est pas totalement perdu pour la Senelec. Selon Olivier Mazaba Ntondele, coordonnateur du Projet d'amélioration des services d'électricité (PASEL) et responsable au sein de l'Agence de régulation du secteur de l'électricité (Arsel), cité par le magazine, "le contrat restera suspendu mais il n'est pas résilié".
Le gouvernement congolais a mis en place une commission technique interministérielle chargée de vérifier les conditions de conclusion de l'accord. Les conclusions de cette commission seront déterminantes pour l'avenir de la présence de la Senelec au Congo.
Cette suspension représente néanmoins un coup dur pour l'entreprise sénégalaise qui voyait dans ce contrat une opportunité d'affirmer son expertise au-delà des frontières de l'Afrique de l'Ouest. La Senelec devra patienter avant de savoir si elle pourra finalement apporter son savoir-faire à un secteur électrique congolais en grande difficulté, caractérisé par "d'importantes pertes commerciales qui s'élèvent à plus de 41% en 2023", selon les chiffres rapportés par Jeune Afrique.
PAR Ousseynou Nar GUEYE
TRADUIRE EN ACTES LE NOUVEAU PARADIGME ÉTATIQUE DE PATRIOTISME ÉCONOMIQUE
La récente audience accordée par le ministre Yankhoba Diémé au géant chinois CSCE, qui souhaite "élargir ses réalisations" dans le pays, contraste douloureusement avec les promesses de contenu local faites aux entrepreneurs nationaux du bâtiment
La semaine dernière, à la fin de cette première quinzaine de mars, le magazine panafricain négropolitain «Jeune Afrique», auquel j’ai l’heur de collaborer en qualité d’auteur indépendant de tribunes depuis sept ans, publie un article économique au titre passablement alarmiste (mais, à juste… titre !), sous la plume du journaliste Bilal Mousjid : Pourquoi le Btp a le moral en berne au Sénégal.
En chapeau de cet article fouillé : «Impayés, arrêt des chantiers dans certaines zones, notamment sur le littoral de Dakar, conditions d’octroi des marchés publics… Le secteur du Btp sénégalais peine à sortir la tête de l’eau malgré la forte demande de logements et les nombreux projets d’infrastructures dans le pays.»
Dans cet article de Jeune Afrique, une voix autorisée, l’entrepreneur de second-œuvre de bâtiment Oumar Ndir, élu depuis septembre dernier président du Spebtps, le syndicat patronal du Btp affilié au Conseil National du Patronat Sénégalais, y analyse notamment que «la dette intérieure (Ndlr : estimée à 300 milliards de F Cfa) s’est aggravée depuis 2023, mettant en péril la capacité des entreprises à honorer leurs engagements financiers et sociaux, (compromettant) leur capacité d’investissement, freinant l’embauche et fragilisant l’ensemble de l’écosystème économique.(…) Plus de 10 000 emplois ont été perdus et 20 000 emplois ont été suspendus».
Diantre ! Ceci, pour un secteur stratégique, le Btp, représentant près de 30% des investissements publics de l’Etat sénégalais, plus de 4% du Pib du pays et plus de 200 000 emplois directs.
A cet égard, dans une rencontre récente avec les représentants du Btp sénégalais, en ce mois de mars toujours, le ministre Yankhoba Diémé (portefeuille des Infrastructures et des transports terrestres et aériens) a tôt fait de les rassurer de ce que «leurs «préoccupations en termes forts» ont bien été enregistrées : paiement de la dette intérieure, préférence nationale, contenu local, souveraineté économique […]».
Sans toutefois que ce représentant du gouvernement ne promette de mesures précises.
Or, ne voilà-t-il pas que cette semaine en cours débute, par une information, sur le constructeur chinois Csce (China Construction Engineering Company), reçu par le même ministre Diémé. Csce, considérée comme l’une des quatre plus grandes sociétés chinoises de construction, a, à son actif, la réhabilitation de quatre stades au Sénégal dont trois déjà livrés, et le quatrième (le Stade Léopold Sédar Senghor) qui le sera en avril prochain. Csce, à la suite de cette audience ministérielle, comme dans une audience précédente avec le chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye, déclare par communiqué, «vouloir poursuivre et élargir ses réalisations au Sénégal. (…), à commencer par l’élargissement de la route Kaolack-Tambacounda (280 km) et l’extension de l’Aibd».
L’auteur de ces lignes s’est entretenu à ce sujet avec des acteurs nationaux du secteur de la construction et les a interrogés, et tous considèrent qu’il y a là comme un problème de… dissonance cognitive. Le ministre Diémé, s’il est déjà riche d’une longue et fructueuse carrière politique au sein de Pastef, est également un ancien employé de banque. Ce qui présume plutôt favorablement de sa capacité de compréhension des attentes des acteurs économiques nationaux. Ces acteurs ne réclament pas moins que des mesures politiques fortes soient prises au sommet de l’Etat pour encadrer et réguler «la concurrence étrangère».
Leurs arguments pour expliquer, justifier et défendre cela, peuvent s’entendre. Cette concurrence étrangère a eu la part du lion depuis 25 ans. Tant qu’il s’est agi de grands travaux effectués sur financement par des dons de pays bailleurs, il a pu se comprendre que lesdits pays «exigent» que la commande des travaux et des intrants soit faite auprès des entrepreneurs de leurs pays respectifs. Toutefois, depuis quinze années au moins, les grands travaux structurants dans le Btp ont été effectués avec des financements sous forme d’emprunts lourds de l’Etat sénégalais (pour la construction de l’Aibd, de routes nationales et de ponts dans l’Hinterland, d’autoroutes à péage, de barrages hydro-électriques…). Des emprunts à rembourser par nos compatriotes contemporains et par les générations futures. «Qui paie, commande.» Cela ne se justifie donc pas - (ou plus !) - que la commande publique n’aille pas prioritairement aux opérateurs sénégalais du Btp, qui «ont beaucoup souffert d’être écartés systématiquement» des grands travaux durant les deux mandats du président Macky Sall, au profit d’entreprises du Btp étrangères : turques indiennes, chinoises…
L’espoir est revenu. Aussi, nos constructeurs nationaux n’ont de cesse de s’étonner du fait qu’à l’heure de la souveraineté économique et du patriotisme économique fortement proclamés par nos nouveaux dirigeants, on entende encore des entreprises étrangères du Btp réclamer la plus grosse part des marchés publics et vouloir ne leur laisser que la portion congrue. A une ère où les Usa se ferment aux biens manufacturiers étrangers, où la Chine n’ouvre ses frontières à aucun acteur économique grand ou moyen… : apprenons des leaders économiques de ce monde !
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que donner un franc Cfa à une société à capitaux majoritairement étrangers et à personnels fortement composés d’expatriés (pesant le plus lourd dans la masse salariale de ces sociétés), c’est… «exporter nos emplois». Au nom de quoi ? Peut-être pour «faire faire rapidement» et «inaugurer tout aussi rapidement» ? Sous pression des bailleurs multilatéraux ? Sous pression (fictive !) de l’opinion publique nationale ? Il serait malvenu, en tous les cas, que l’on persiste en haut lieu à privilégier des entrepreneurs étrangers.
Et c’est là le lieu de souligner que ce n’est pourtant pas l’expertise nationale qui manque. Il y a des champions nationaux du Btp, et il faut œuvrer à faire émerger plus de champions nationaux encore. Toute autre vison est du court-termisme. Inspirons-nous donc, en cela, de pays africains géographiquement et socio-culturellement proches, comme le Maroc ! Le Maroc a su faire émerger ses champions nationaux du Btp, et même dans d’autres filières, comme la fabrication d’automobiles et la construction ferroviaire.
Nos rares (trois ?) champions nationaux du Btp que sont la Cse, la Cde et Eiffage ont une expertise reconnue, non seulement au Sénégal, mais aussi dans la sous-région ouest-africaine, et jusque dans la Cemac francophone d’Afrique centrale. Ce trio est aussi la locomotive de plusieurs entreprises sénégalaises de second-œuvre de bâtiment auxquelles elles sous-traitent avec réussite les travaux d’électricité, d’étanchéité, de climatisation, d’ascenseurs, etc. Il y a là tout un écosystème sénégalais du Btp, du secteur national de la construction et du second-œuvre de bâtiment, à préserver et à promouvoir. Ici et en dehors de nos proches frontières, au sein des espaces économiques dont nous sommes membres et dans lesquels les entreprises sénégalaises ont vocation naturelle à se mouvoir, y compris comme leaders (Uemoa, Cedeao, Omvs, Omvg, et pourquoi pas, Zlecaf…).
Dans la haute Administration sénégalaise, il y a des technocrates à hautes responsabilités qui en sont d’accord, conseillent en ce sens et pensent que «les choses doivent et vont changer» : en effet, contre toute logique développementale, il n’est pas possible que nos nouvelles autorités emboîtent le pas des «douze années bétonnières» de Macky Sall ; qu’elles semblent persister à faire peu de cas du Btp sénégalais et fassent systématiquement recours aux entreprises à capitaux étrangers et à implantation extravertie, pour la réalisation de nos grands travaux. Ce serait un paradoxe difficile, voire impossible à défendre, pour et par un régime politique qui se targue d’être patriote, y compris en matière d’investissements publics.
Dans le nouvel Etat pétrolier et gazier qu’est le Sénégal, de forts engagements étatiques ont été pris avant lui, puis réaffirmés par le président Diomaye, en faveur d’une politique de «contenu local», à hauteur de 70% des dépenses effectuées dans les filières gazière et pétrolière ; 70% de ces dépenses devant être effectuées auprès d’entrepreneurs nationaux. Eh bien, faisons-en autant pour des chaînes de valeur plus traditionnelles, mais tout aussi structurantes : et le Btp est, sans conteste, un de ces secteurs stratégiques.
Et le Btp sénégalais prouve le mouvement en marchant («to walk the talk») : ses deux syndicats patronaux les plus en vue se sont engagés pour la mise en place d’un consortium, réunissant aussi les promoteurs immobiliers et les banques, pour construire 300 000 des 500 000 logements sociaux dont a besoin l’Etat sénégalais sur les dix prochaines années, en en respectant la territorialisation spatiale prévue.
Il n’est pire (Etat) sourd que celui qui ne veut entendre ? Mais, encore faut-il que les principaux «dépositaires d’enjeux» (pour tenter une traduction personnelle de l’anglais «stakeholders») parlent à haute et intelligible voix à cet Etat (sénégalais). Et ne cessent de lui murmurer à l’oreille. Nous en prenons de plus en plus le chemin. Désormais, il apparait que notre Btp entend faire savoir qu’il refuse -(et aidons-les à la réfuter)- la «fausse vérité tacite» selon laquelle «donner du travail aux entreprises nationales n’est pas une priorité». Eh bien si, c’est même une surpriorité. Ces entreprises nationales redistribuent localement de la richesse et empêchent les gens de prendre les pirogues.
Il y a là comme un nouvel état d’esprit, la forte émergence et l’enracinement d’une mentalité de conquérants, des préalables qui font les champions économiques nationaux. En effet, on n’avait pas souvenance d’une forte activité de plaidoyer public des syndicats patronaux du Btp, depuis plusieurs années. Qu’ils le fassent aujourd’hui, et ce depuis plusieurs mois, cela est plutôt une bonne nouvelle. Bien nommer quelque chose, c’est déjà le réaliser à moitié.
Ousseynou Nar Gueye est Associé-Gérant d'Axes & Cibles Com
UN LEVIER POUR RENFORCER L’INDUSTRIE LOCALE DU CUIR
Le Directeur Général de l’APIX, M. Bakary Sega Bathily, accompagné d’une forte délégation a effectué avant-hier, lundi 17 mars, une visite à Touba dans le cadre du projet de mise en place d’une Zone Industrielle de l’Artisanat(ZIAR)
Le Directeur Général de l’APIX, M. Bakary Sega Bathily, accompagné d’une forte délégation a effectué avant-hier, lundi 17 mars, une visite à Touba dans le cadre du projet de mise en place d’une Zone Industrielle de l’Artisanat(ZIAR).Ce projet ambitionne de réduire la dépendance en cuir de notre pays en développant une véritable économie territorialisée, adossée à des unités modernes de transformation et d’industrialisation de la filière peaux et cuirs.
Touba a accueilli une délégation conduite par le Directeur Général de l’APIX, M. Bakary Sega Bathily, accompagné de ses homologues de l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT) et de l’Agence pour la Promotion et le Développement de l’Artisanat (APDA). Cette visite s’inscrit dans le cadre du projet de mise en place d’une Zone Industrielle de l’Artisanat (ZIAR) à Touba, une initiative stratégique visant à dynamiser le tissu économique local et à structurer la filière artisanale, notamment dans le domaine du cuir et des métiers connexes. Un projet structurant soutenu parle khalife général. « Au cours de leur visite, les responsables des trois agences ont eu l’honneur d’être reçus par le Khalife Général des Mourides. Ce dernier, conscient de l’impact considérable du projet sur l’économie locale et nationale, a magnifié cette initiative et formulé des prières pour sa réussite. Il a, par ailleurs, donné son ndiguël (bénédiction et recommandation) pour une exécution rapide du projet, soulignant ainsi son importance dans le développement économique de Touba et sa contribution à l’autonomie des artisans locaux », rapporte un communiqué qui nous est parvenu.
Selon la source, le Sénégal dépend largement des importations pour satisfaire la demande en cuir fini et en produits dérivés. « 80 % du cuir utilisé par les artisans locaux provient de l’Italie, principalement sous forme de résidus et de chutes de cuir. 82 % des importations sénégalaises de cuir fini en 2020 venaient d’Italie. 55 % des importations de chaussures et autres articles en cuir provenaient de la Chine. 99,1 % des produits finis exportés par le Sénégal sont des chaussures destinées à la sous-région (Mali, Mauritanie, Côte d’Ivoire) », lit-on dans le document. Face à ces chiffres, le projet ZIAR ambitionne de réduire cette dépendance en développant une véritable économie territorialisée, adossée à des unités modernes de transformation et d’industrialisation de la filière peaux et cuirs.
UN PROJET STRUCTURANT POUR L’EMPLOI ET L’ÉCONOMIE LOCALE
Le projet de Zone Industrielle de l’Artisanat (ZIAR) s’inscrit dans une dynamique de la promotion d’un système productif moderne centré sur la valorisation de la filière animale. Les objectifs sont : « La création d’une économie territorialisée, plus génératrice d’emplois, à toutes les étapes de la chaîne de valeur (collecte, transformation, fabrication, distribution) : la réduction du déficit de la balance commerciale en limitant les importations de cuir fini et en favorisant la production locale ; la lutte contre l’exode rural et l’émigration clandestine, en créant des opportunités économiques attractives pour les jeunes et les artisans locaux », indique le document.
En consolidant les savoir-faire artisanaux traditionnels et en les intégrant dans un cadre industriel structuré, le projet ZIAR contribuera à faire de Touba un hub national et régional de transformation et de production artisanale. Avec le soutien du Khalife Général et l’implication des agences concernées, l’APIX, l’ANAT et l’APDA s’engagent à accélérer la concrétisation du projet. Une feuille de route détaillée sera élaborée pour garantir un déploiement efficace des infrastructures, l’installation des unités industrielles et l’accompagnement des artisans dans la modernisation de leurs pratiques. Cette initiative marque une étape décisive vers un artisanat sénégalais compétitif, structuré et orienté vers les marchés locaux et internationaux. La Zone Industrielle de l’Artisanat (ZIAR) de Touba est ainsi appelée à devenir un modèle de développement économique durable, contribuant au rayonnement du savoir-faire sénégalais dans la sous-région et au-delà.
LE PROGRAMME DE RECRUTEMENT DE 1 000 VOLONTAIRES LANCÉ
Grand importateur de produits alimentaires, le Sénégal est particulièrement exposé aux pratiques spéculatives qui alimentent l’inflation.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce (MINCOM), M. Sérigne Guèye Diop, a officiellement lancé hier, mardi 18 mars, à Dakar, un vaste programme de recrutement de 1 000 volontaires de la consommation. Ces derniers auront pour mission principale de veiller au strict respect de la réglementation sur les prix et de renforcer la protection des consommateurs à travers le pays.
Grand importateur de produits alimentaires, le Sénégal est particulièrement exposé aux pratiques spéculatives qui alimentent l’inflation. Malgré les efforts du gouvernement pour stabiliser les prix, ces dérives persistent et affectent le pouvoir d’achat des citoyens. Pour y remédier, les autorités ont décidé de renforcer le contrôle des prix en mettant en place un réseau de magasins de régulation et en déployant des volontaires sur le terrain. Et c’est ce sens qu’un programme de recrutement de 1000 volontaires a été lancé hier, mardi 18 mars, à Dakar. «Nous avons pris la décision de recruter 1 000 jeunes volontaires, répartis dans les14 régions du pays, afin d’assurer un suivi rigoureux du respect des prix des denrées alimentaires », a déclaré M. Diop, précisant que les candidats doivent être âgés de 25 à 45 ans pour être éligibles à ce programme.
UN RECRUTEMENT TRANSPARENT ET ACCESSIBLE
Dans une volonté de transparence et d’accessibilité, une plateforme numérique a été mise en place pour faciliter les inscriptions des candidats. « Nous avons conçu un système informatique accessible à tous, qui sera opérationnel dès minuit ce mercredi », a-t-il annoncé. Malgré les mesures urgentes prises parle président de la République, M. Bassirou Diomaye Faye, pour alléger le coût de la vie, des cas de non-respect des prix réglementés continuent d’être signalés dans plusieurs régions, a souligné le ministre.
UN RENFORCEMENT DES EFFECTIFS DE CONTRÔLE
Les volontaires recrutés auront pour mission d’assurer « une présence effective sur le terrain et de défendre les intérêts économiques des consommateurs, en particulier ceux des populations les plus vulnérables », a-t-il insisté. Les services de contrôle du commerce, appuyés par ces volontaires, devront superviser plus de 60 000 établissements commerciaux sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, le ministre a reconnu que les effectifs actuels des contrôleurs économiques sont insuffisants pour couvrir un pays de 18 millions d’habitants. « Malgré l’excellent travail accompli par nos agents, leur nombre reste limité à 200, ce qui justifie pleinement la nécessité de renforcer ce dispositif », a-t-il déclaré.
UNE MESURE SOCIALE POUR L’EMPLOI DES JEUNES
Au-delà de son rôle de régulation économique, ce programme constitue également une opportunité pour lutter contre le chômage des jeunes et l’émigration clandestine. « Nous sommes conscients qu’une rémunération mensuelle de 100 000 francs CFA, assortie d’une indemnité pour frais de communication, représente une aide précieuse pour nombre de jeunes en quête d’emploi », a-t-il ajouté.
DES AUXILIAIRES DE CONTRÔLE, NON ASSERMENTÉS
Le ministre a toutefois tenu à préciser le rôle de ces volontaires, en rappelant qu’ils ne disposent pas du statut de contrôleurs assermentés. « Ils ne sont ni inspecteurs ni agents des services de contrôle, mais des auxiliaires chargés d’observer, de signaler et de sensibiliser », a-t-il expliqué. A l’en croire , « seul un agent assermenté est habilité à établir des procès-verbaux ou à procéder à des saisies en cas d’infraction ».
Toutefois, « les volontaires auront la possibilité de visiter les commerces, de vérifier l’affichage des prix, de signaler toute irrégularité et de relever d’éventuels manquements aux règles d’hygiène et de tarification », a-t-il précisé.
Un accueil favorable des associations de consommateurs Lors de cette cérémonie de lancement, des représentants d’associations de défense des droits des consommateurs ont salué cette initiative gouvernementale. « Nous devons nous féliciter de cette mesure, qui permettra aux commerçants d’exercer leur activité en toute légalité, sans léser les consommateurs », a déclaré Dame Ndiaye, représentant de l’Union Nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal (UNACOIS-Yessal). Ledit programme constitue ainsi une avancée majeure dans la lutte contre la vie chère et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens.
1 000 VOLONTAIRES RECRUTÉS POUR CONTRÔLER LES PRIX
Ces auxiliaires joueront un rôle clé dans la régulation du marché en collaboration avec les services de contrôle du commerce.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a lancé, mardi, à Dakar, le programme de recrutement de 1 000 volontaires de la consommation chargés de contrôler les prix et de contribuer à la protection des droits des consommateurs.
‘’Nous avons décidé de recruter 1 000 jeunes volontaires dans les 14 régions du Sénégal pour vérifier le respect des prix des denrées’’, a dit M. Diop, précisant que l’âge des candidats à ce concours varie entre 25 et 45 ans.
Pour la transparence dans ce recrutement, a-t-il dit, un site d’information a été créé pour permettre aux candidats de s’inscrire.
‘’Nous avons mis en place un système informatique accessible à tous, qui sera activé à partir de minuit (mercredi)’’, a annoncé Serigne Guèye Diop.
Dans certaines régions du pays, ‘’nous avons constaté des cas de non-respect des prix des produits de consommation à la suite des mesures urgentes prises par le président [de la République], Bassirou Diomaye Faye, pour alléger le coût de la vie’’, a-t-il expliqué.
Les 1 000 volontaires vont assurer ‘’une présence active sur le terrain et défendre les intérêts économiques des consommateurs et des couches vulnérables’’, a assuré le ministre de l’Industrie et du Commerce.
Les services de contrôle du commerce vont contrôler près de 60 000 boutiques sur le territoire national, avec l’aide des volontaires de la consommation, selon lui.
‘’Malgré l’excellent travail des contrôleurs économiques, il faut reconnaître qu’ils ne sont que 200 agents, pour un pays de 18 millions d’habitants’’, a-t-il signalé.
Selon Serigne Guèye Diop, le recrutement des volontaires va également ‘’contribuer à la lutte contre le chômage des jeunes et l’émigration irrégulière’’.
‘’On sait tous qu’un salaire mensuel de 100 000 francs CFA et une indemnité pour le téléphone sont une bouffée d’oxygène pour certains jeunes qui sont au chômage’’, a-t-il affirmé.
Ceux qui seront recrutés vont aider à ‘’garantir le respect des normes et à assurer une meilleure régulation des prix’’, a ajouté Serigne Guèye Diop.
Les volontaires vont travailler dans ‘’la plus grande rigueur morale’’, a-t-il dit, précisant qu’‘’ils ne sont ni des contrôleurs ni des agents des services de contrôle’’.
Ce sont des auxiliaires, a précisé M. Diop, ajoutant que ‘’seul l’agent assermenté a le droit de verbaliser un commerçant ou de saisir’’ des marchandises.
‘’Par contre, ils (les volontaires) sont autorisés à aller dans toutes les boutiques, à demander les prix appliqués, à vérifier s’ils sont affichés, à signaler toute déviation et le non-respect des règles d’hygiène’’, expliqué le ministre de l’Industrie et du Commerce.
Des représentants des associations de défense des droits des consommateurs ont pris part au lancement du programme.
‘’Nous nous devons de saluer cette mesure qui permettra aux commerçants de travailler sans faire du tort aux consommateurs’’, a dit Dame Ndiaye, le représentant de l’UNACOIS Yessal, une association de commerçants.
LE FMI MÈNE SA CONTRE-EXPERTISE
Une délégation du Fonds s'est rendue à Dakar ce mardi pour évoquer la préparation du misreporting. Alors que les autorités sénégalaises sont en quête de liquidités, l'institution pourrait décider d'une dérogation pour valider un nouveau programme en avril
(SenePlus) - Une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) s'est rendue à Dakar ce mardi 18 mars pour analyser en profondeur les résultats de l'audit des finances publiques réalisé sous la présidence de Macky Sall. Cette visite, qui intervient quelques semaines après la publication du rapport de la Cour des comptes, pourrait avoir des conséquences majeures sur l'avenir économique du pays.
Comme le rapporte Jeune Afrique, la délégation était dirigée par Eddy Gemayel, chef de division du FMI, accompagné de Majdi Debbich, représentant du FMI pour le Sénégal. Les deux responsables ont rencontré le ministre de l'Économie, Abdourahmane Sarr, et son homologue des Finances et du Budget, Cheikh Diba.
"L'audit a été examiné par le département juridique et fiscal du FMI", expliquait un porte-parole du Fonds à Jeune Afrique à la veille de cette visite. "Il s'agit de discuter du contenu de ce rapport, et nous allons adresser nos commentaires et observations au ministre des Finances."
Selon les informations communiquées par le ministère de l'Économie, l'entretien portait sur "la préparation du misreporting [le rapport initial sur les finances publiques du Sénégal, objet de l'audit], perspective d'un nouveau programme économique et financier avec le Sénégal". Une source sénégalaise proche du dossier a confié à JA qu'"une nouvelle mission devrait être dépêchée au Sénégal avant le conseil d'administration du FMI en juin".
Le rapport de la Cour des comptes, publié le 12 février dernier, a révélé des divergences alarmantes concernant la dette publique sénégalaise. Les comptes initialement arrêtés à fin décembre 2023 avaient évalué cette dette à seulement 25% du PIB, soit environ 4 700 milliards de francs CFA. Or, l'audit établit que la dette réelle avoisine les 100% du PIB, alors qu'elle s'élevait à 54,71% en 2018.
Cette différence majeure avait déjà été signalée en septembre dernier par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait publiquement accusé son prédécesseur Macky Sall d'avoir "menti" aux Sénégalais et aux partenaires financiers du pays concernant l'état économique réel du Sénégal.
Le FMI porte une attention particulière à ce dossier, d'autant plus que l'institution a suspendu le précédent programme signé en juin 2023 sous la présidence de Macky Sall. D'après les informations du magazine panafricain, sur un montant total d'1,8 milliard de dollars, le FMI avait déjà versé 770,5 millions de dollars avant d'interrompre le programme.
"Nous n'en sommes pas à l'étape de remettre en doute l'audit de la Cour des comptes. Le processus d'examen dans lequel nous sommes engagés s'applique à tous les pays surtout lorsqu'il s'agit de dossiers sensibles comme celui du Sénégal", a précisé un porte-parole du FMI à Jeune Afrique.
Le taux d'endettement du Sénégal constitue une préoccupation majeure pour l'institution financière internationale. Selon JA, avant même la publication de l'audit, le FMI avait interrogé la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pour obtenir des assurances concernant l'état des finances publiques du pays.
Les autorités sénégalaises, en quête de liquidités, attendent avec impatience les conclusions du FMI. "Une fois que nous aurons terminé l'examen du dossier, nous ferons un retour à notre conseil d'administration qui statuera. Il décidera si les conclusions de l'équipe pays et les arguments du directeur exécutif représentant le Sénégal permettent d'ouvrir un nouveau programme", a expliqué un porte-parole du FMI au site d'information.
Une solution pourrait toutefois se dessiner rapidement. Comme le note Jeune Afrique, le Fonds pourrait décider d'accorder une dérogation pour valider le programme de 2025 dans les meilleurs délais. Cette option est soutenue par les partenaires diplomatiques du Sénégal, qui espèrent une décision de décaissement d'ici fin avril.