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5 avril 2025
Femmes
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IL Y A UN FLOU TOTAL SUR LES QUESTIONS IDÉOLOGIQUES
EXCLUSIF SENEPLUS - Le mode de gouvernance, la question du voile, les langues nationales, font l'objet de la prochaine édition de Sans Détour dont Fatou Ndiaye Blondin Diop, Abdou Fall et Hady Ba sont les invités - BANDE ANNONCE
Lika Sidibé et Aminata Diallo |
Publication 23/09/2019
Il faut réinventer des modèles démocratique et de gouvernance afin de les rendre plus participatifs, selon Abdou Fall, invité de l'émission Sans Détour. À en croire l'ancien ministre et éditorialiste de SenePlus, le modèle libéral s'est essoufflé.
Fatou Ndiaye Blondin Diop estime quant à elle que les idéologies politiques s'érodent avec une demande sociale de plus en plus en forte. "Les gens ne se posent plus de question. Ils veulent des solutions", affirme l'ancienne ministre et membre de la plateforme Aar Li nu Bokk.
Le troisième invité, Hady Ba, philosophe a évoqué plusieurs prélabales avant l'introduction des langues nationales dans le système éducatif. "Le dernier article de Boris Diop est une entreprise de disqualification de l'africanité de Bachir Diagne", tranche-t-il, regrettant que le débat sur les langues nationales ait été occulté.
Voir la bande annonce de la prochaine édition de notre émission Sans Détour, produite en partenariat avec l'école d'imagerie Sup'Imax.
PAR MARIETOU DIENG GADIAGA
MA VOIX LIBÉRALE
Ma plume désœuvrée s’en est allée recueillir la main des Scribes d’Egypte dont les écrits sont si réputés pour qu’à travers des vers ils décrivent sur du Papyrus à quel point de vous femmes africaines, je suis fière
Ma plume désœuvrée s’en est allée recueillir la main des Scribes d’Egypte dont les écrits sont si réputés pour qu’à travers des vers ils décrivent sur du Papyrus à quel point de vous femmes africaines, je suis fière.
Cela pour dire que tous ceux qui ont eu le temps d’écouter les analyses qui fondent la démarche de la parité ont compris que les enjeux dépassent une simple question de représentation homme-femme. L’enjeu porte sur le développement de notre pays. L’égalité des droits entre hommes et femmes : un enjeu de développement.
Mais bien qu'étant considérée comme une"valeur"relevant du domaine des droits de l'Homme, donc valeur à caractère universel, la PARITE ne peut se traiter de la même manière en Afrique comme elle l'est en Europe dans la mise en œuvre.
Au Sénégal grâce à de valeureuses femmes politiques et actrices de développement on a obtenu la loi n°2010-11 du 28 mai 2010 relative à la PARITE ABSOLUE dans toutes les institutions totalement ou partiellement électives (50%). Même si dans l’application on est tout juste à 41% au niveau de l’assemblée nationale.
Pour rappel la femme africaine a connu le leadership politique (les reines du Walo au Sénégal) bien avant les européennes. Donc en Afrique et spécialement au Sénégal la PARITE ABSOLUE est un retour aux sources. Ceci a été perturbé par un islam mal interprété et une colonisation très mal vécue avec un système européen Parter-familial. Ainsi le statut de la femme diffère de façon fondamentale entre les deux continents.
En Afrique les femmes représentent plus de 50% de la population, et plus de 60% pour les travaux de la terre. La femme africaine est l'objet de plusieurs formes d'outrages dont une disparité entre les responsabilités qui lui sont octroyées dans la cohésion familiale et l'absence de tout rôle dans une totale indépendance dans la prise des décisions. Le manque d'autonomisation de la femme africaine la pousse à adhérer malgré elle au statut de soumission totale.
Et pourtant on nous confie publiquement ou en coulisses des rôles les plus durs, des responsabilités les plus lourdes que nous savons mener à bon port
dans 98% des cas d'une manière incommensurablement brillantissime.
Il est donc indispensable d'envisager une approche spécifique de la PARITE pour l’Afrique. Cette approche doit tenir compte des réalités suivantes:
- La place de la fille au sein de la famille et de l'enseignement
- Le statut de la femme dans la société
- Le leadership communautaire
Tous ces facteurs ont besoin d'être ouvertement traités et dans une sincérité absolue. Raison pour laquelle je vous invite à adhérer à ma plateforme:
La PARITÉ OUI, mais celle QUALITATIVE, celle qui mène à l’égalité des chances.
Mme Marietou Dieng Gadiaga, membre du réseau international libéral des femmes (INLW) et du réseau africain liberal des femmes( WLN).
EXCLUSIF SENEPLUS - Oui l'Afrique a un potentiel énorme - Comment transformer ce continent pour le développer dans une logique qui lui soit propre ? Comment repenser la notion même de développement ?
Saxewar Diagne de SenePlus |
Publication 21/09/2019
(SenePlus.com - Berlin) - Cette troisième et dernière journée du Forum de Saint-Louis prolonge la conversation sur le type de développement qui pourrait convenir à ce continent au potentiel incommensurable.
Oui, le potentiel est énorme. Le PIB de l'Afrique avec son milliard d'habitants qui tourne autour de $2 trillons, dans 30 ans sera multiplié par 15 pour atteindre $30 trillions. A elle seule, elle possède un tiers des ressources naturelles de la planète. Ces 10 dernières années, 6 des économies à la croissance la plus rapide étaient africaines.
Les facteurs qui supportent cet immense potentiel sont de 5 ordres.
La démographie d'abord. En 2050 un humain sur 5 sera Africain. L'âge moyen sur le continent est de 18.6. Que de jeunes pour booster l'économie mais aussi les idées et la pensée. En 2040, l'Afrique comptera la plus large population adulte active dans le monde.
La gouvernance ensuite. Les pas de tortue restent des pas quand même. Il y a 20 ans, seulement 7 pays organisaient régulièrement des élections démocratiques. Aujourd'hui, il y en a 2 sur 3.
Deux autres facteurs, l'urbanisation et la technologie. 40% d'Africains vivent dans les villes aujourd'hui. En 2050, ils seront 60%. Entre 2000 et 2011, l'utilisation d'Internet a augmenté sur le continent de 2527%. Aujourd'hui l'Afrique compte 120 millions d'internautes.
Cinquième élément qui porte la croissance en Afrique, le commerce. Un indicateur particulièrement marquant. Il y a 22 ans, les 4 BRICs, Brésil, Russie, Inde et Chine comptaient pour seulement 1% du commerce africain. Aujourd'hui, ils en sont à 22% et en 2030, ils en seront à 50%.
Oui, le potentiel est énorme. L'Afrique va t-elle pour autant se développer ? C'est la grande interrogation de cette dernière journée du Forum de Saint-Louis à Berlin. Les acteurs présents sont tous des optimistes et c'est cela qui explique leur infatigable engagement au quotidien. Mais tous comprennent que le processus de développement passe par une décolonisation des esprits, de la pensée. Il passe par une sortie de la posture de victime pour emprunter celle d'un acteur en charge et seul responsable de son propre destin. Il passe par une réappropriation de soi qui mène à une ouverture à l'autre pour un nouveau vivre ensemble avec moins d'inégalités, moins de préjugés, moins d'antagonisme.
La route est encore longue mais le Forum considère que "l'urgence décoloniale trace son chemin dans la pensée contemporaine africaine". Comment achever sous toutes ses formes cette décolonialité ? La question est ouverte, elle reste ouverte, et chacun par son engagement apportera une parcelle de réponse.
EXCLUSIF SENEPLUS - Au Forum de Saint-Louis à Berlin, la parole se libère sur ce qu'est l'Afrique, sur ce que sont les Africains, sur ce que pensent les Africanistes et ce que veulent les acteurs de ce continent qui se redresse
Saxewar Diagne de SenePlus |
Publication 20/09/2019
(SenePlus.com - Berlin) - C'est parti, le Forum de Saint-Louis s'est bien installé à Berlin. Africains et Africanistes s'engagent dans une réflexion collective sur les ambitions de savoir et de pensée. Ici on cherche les contours d'une véritable philosophie de l'action et de l'engagement.
A l'heure du capitalisme triomphant, de la guerre du climat et des replis identitaires, des jeunes, beaucoup de femmes, quelques hommes grisonnants, la communauté du Forum de Saint-Louis s'interroge sur les constructions d'un monde capable de réinventer "une humanité plus riche et ouverte avec une conscience écologique plus aigue et une économie plus juste".
L'Afrique est-elle en mesure de reconfigurer son destin et celui de l'humanité ? Le monde tel qu'il est, est le résultat de choix. Les choix auraient pu être différents. Aujourd'hui, quels sont les choix qui peuvent être les nôtres pour que le monde lui soit enfin différent ?
Ce questionnement est vital pour ce continent partagé, envahi, blessé, déchiré, divisé. Il est la grande victime du développement de l'économie capitaliste depuis plusieurs siècles. Il reproduit contre lui-même les exactions qui lui ont été faites pendant bien longtemps. Il est et sera encore plus, la première victime de la guerre du climat qui verra dans quelques années plus de 140 millions de femmes et d'hommes quitter les zones équatoriales pour tout simplement survivre. Mais leurs déplacements encore et encore feront face au repli identitaire de ceux qui sont pourtant le plus à l'origine de ce réchauffement de la planète.
Le continent n'a pas d'autre choix que de chercher à faire autrement, ici et maintenant. Il n'est plus question de rester dans la posture de victime. Des dynamiques internes doivent créer des mouvement endogènes pour se relever de ses blessures faites par d'autres mais aussi faites par lui-même.
S'agit-il pour l'Afrique de subir son avenir ou de déterminer elle-même son destin voulu ? Où va t-elle puiser son énergie pour se penser et se transformer ? Comment va t-elle se convaincre et convaincre les autres que la mobilité est un élément fondateur de notre humanité et de nos progrès collectifs ?
Que de questions posées à cette troisième édition du Forum. Ce Forum qui, faisant référence à Saint-Louis et Berlin, lance : "plus de mur, construisez des ponts". Pour cette deuxième journée, les Africains, les Africanistes se lancent dans l'esquisse de passerelles qui doivent aider à penser différemment. A penser autrement. A penser sans complexe. A décoloniser les esprits. A répondre à la question clé posée lors de la cérémonie d'ouverture : "qui somme-nous" ?
Ainsi, le Forum de Saint-Louis poursuit sa réflexion sur une reformulation de la conscience africaine.
Madame Penda Mbow, on interroge ici vos sources (vous, universitaire, nous le permettrez) à propos de la sourate《hijab》que visiblement vous êtes la seule à connaître du haut de votre science !
Madame Mbow, je suis heureuse que nous soyons dans un pays de liberté où le débat est permis et heureuse que l'Islam m'ait enseigné 《nulle contrainte en religion 》(2-256, Coran) !
Justement, en parlant de liberté, je vous suggère d'étudier (vous qui êtes si prompte à rappeler votre parcours universitaire dont nous saluons la richesse au passage) la sociologie des populations féminines (oui, il n'y en a pas qu'une mais une multitude de populations) qui portent le voile au Sénégal/Afrique. Vous remarquerez alors, vous l'historienne, que le curseur du temps a bougé ! Nous sommes loin de l'époque pendant laquelle, supposément, les femmes qui portaient le voile ne seraient pas instruites, selon vos codes importés ou seraient forcées de le porter !
Oui madame, sauf votre respect, les femmes qui vous apportent la réplique aujourd'hui n'ont nul besoin ni du patriarcat historique pour les défendre, ni d'une interprétation approximative et douteuse pour leur éclairer la lanterne sur ces sujets ! Elles sont debout et bien droites dans leur hijab !
Vous n'êtes pas plus africaine qu'elles, au point de les consigner dans des cases de votre matrice ! Oui, elles sont africaines, Sénégalaises et n'attendent pas votre exégèse pour comprendre le Coran car, figurez-vous madame, elles savent faire un choix libre ! Celui de porter ou pas le voile islamique avec conscience et responsabilité mais surtout avec fierté !
Il ne s'agit nullement ici d'interdire le débat sur le voile (ou tout autre sujet ayant trait à la religion d'ailleurs). Qui sommes-nous pour imposer le diktat de la pensée !?
On interroge ici vos sources (vous, universitaire, nous le permettrez) à propos de la sourate《hijab》que visiblement vous êtes la seule à connaître du haut de votre science ! On interroge votre analyse biaisée et bancale de nos convictions, car vous avez affirmé de manière péremptoire que dans cette (nouvelle) sourate《hijab, descendue de je ne sais où, il n'a jamais été question de voile ! On veut le verset ! That's our point ! Pour finir, merci de ne pas parler en mon nom ou à ma place, moi la Sénégalaise, moi l'africaine, moi la musulmane libre de mes choix !
Oui madame, nous aussi avons fréquenté les universités et nous aussi savons lire (et accessoirement écrire) dans plusieurs langues ! Nous savons lire le Coran en français, en anglais,... mais surtout en arabe, s'il vous plaît !
FSL À BERLIN, LE BILLET DE SAXEWAR
LES MURS S'EFFONDRENT
EXCLUSIF SENEPLUS - Le Forum de Saint-Louis s'ouvre à Berlin pour rappeler l'espoir que suscite un mur qui tombe - Pointe ainsi l'ambition de repenser l'Afrique, de partager son savoir, ses ambitions, ses luttes et ses victoires avec le reste du monde
Saxewar Diagne de SenePlus |
Publication 19/09/2019
(SenePlus.com, Berlin) - Ce jeudi 19 septembre 2019, c'est un Berlin sans mur depuis 30 ans qui ouvre ses portes à la troisième édition du Forum de Saint-Louis.
Le Forum de Saint-Louis, cette idée de l'ouverture de la ville multiculturelle du Sénégal. Cet espace de réflexion pour les humanistes qui veulent décoloniser la pensée africaine. Ce moment entre la réflexion, les arts, la culture et l'entreprenariat économique. Cet esprit du "domu ndar" qui veut dans la finesse être lui-même mais vivre avec d'autres le partage du savoir, de la beauté, de l'intelligence et du vivre ensemble. Cette rencontre d'Africains, d'Africanistes qui vivent dans leur quotidien leur désir de progrès pour tous. Ce rendez-vous panafricaniste et universaliste qui repousse le temps du repli identitaire. Et c'est aujourd'hui l'arrivée au centre de cette Europe qui a tant besoin de voir le monde et ses habitants autrement.
Le fondateur Amadou Diaw rappelle que le Forum prêche la solidarité entre tous les citoyens du monde et encourage le partage et la collaboration."Le Forum prône l’humilité, le renoncement juste et responsable, l’équilibre entre les avancées technologiques indispensables d’une part et, d’autre part, le bien-être des hommes, le respect de l’univers, animal ou végétal. Le Forum nous invite à nous libérer des artifices de l’ego et de l’individualisme étriqué. Bref, le Forum de Saint-Louis nous invite à tout voir autrement et à tout faire différemment".
La rencontre de Saint-Louis et de Berlin, c'est celle de l'Afrique et de l'Europe. C'est une plongée à la fin du XIXè siècle. C'est le rappel d'une autre tragédie du continent noir : la fameuse conférence de Berlin qui s'est tenue entre novembre 1884 et février 1885. C'est la phase du "New Imperialism" comme disent les anglo-saxons. A l'initiative de Bissmarck, l'Afrique est divisée et partagée, à la règle et au compas, par les plus puissants de l'Occident.
Mais Berlin c'est aussi la matérialisation physique par le Mur du conflit qui durera un demi-siècle entre l'Est et l'Ouest. Après avoir été le réceptacle périphérique de la plus effroyable des guerres dans l'histoire humaine, là encore l'Afrique est une aire de jeu de la guerre froide. Le Mur, ce fameux Mur de Berlin symbole de la division pourtant disparaitra en 1989 et cela redonnera l'espoir d'un vivre ensemble, d'un progresser ensemble d'une Allemagne réconciliée avec elle-même et le reste du monde.
Le Forum aujourd'hui s'ouvre à Berlin pour rappeler l'espoir que suscite un mur qui tombe. Un mur qui s'effondre. Pointe ainsi avec cet espoir l'ambition de repenser l'Afrique, de partager son savoir, ses ambitions, ses luttes et ses victoires avec le reste du monde.
QUAND MIMI TOURÉ REPREND SARKOZY SUR LA FÉCONDITÉ EN AFRIQUE
L'ancien président français a estimé vendredi que la fécondité élevée des femmes africaines impacterait négativement l’environnement car la planète est déjà sur-occupée. Des propos que la patronne du CESE a démonté avec humour
La présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) a recadré l'ex-Président français Nicolas Sarkozy lors de l'Université d'été du patronat marocain à Casablanca.
Tout est parti d'une remarque "impertinente" de Nicolas Sarkozy sur le dérèglement démographie qui, selon lui, serait causé par la fertilité des femmes africaines.
Un argument qui a fait sortir de ses gonds Aminata Touré qui n'a pas tardé à lui porter la réplique. "Vous êtes un intellectuel monsieur le Président. Je ne pense pas qu'il y ait une relation scientifique établie entre la fertilité des femmes africaine et l'effet de serre mondial", a martelé Aminata Touré.
Des propos repris par Le Soleil, Walf Quotidien et Vox Populi qui signalent que la présidente du Cese a poursuivi ses diatribes contre Sarkozy en ces termes : "L'Europe a du mal à atteindre sont taux de reproduction démographique alors que l'Afrique, elle, va vers sa transition démographique".
Et de faire remarquer : "Pour preuve, ma mère a eu 8 enfants. J'en ai trois et ma fille n'en veut que deux. C'est ainsi que ça va se stabiliser".
Visiblement contrarié, Sarkozy répond à Aminata Touré. "Du tempérament, vous en avez. J'en ai moi aussi. Ce n'est pas parce que vous êtes une Africaine et moi un Français que l'un en a plus que l'autre", a-t-il temporisé.
LA GRATUITE DE LA CHIMIOTHERAPIE VUE COMME UN «SOULAGEMENT»
La Lisca souhaite que la gratuité des soins soit élargie aux traitements de tous les cancers
La gratuité de la chimiothérapie pour les femmes vivant avec un cancer du col de l’utérus ou du sein est un «soulagement» pour la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), a déclaré samedi, à Dakar, sa présidente, le docteur Fatma Guenoun.
«La gratuité du traitement est un soulagement pour les femmes et pour nous de la Ligue sénégalaise contre le cancer, qui prenons en charge des malades dont 70% sont des femmes», a réagi Mme Guenoun. Elle prenait part au lancement, à Dakar, de la 10e édition d’Octobre rose, la campagne annuelle de communication sur le dépistage des cancers du sein et de l’utérus. Pour faciliter le traitement médical des femmes vivant avec un cancer du col de l’utérus ou du sein, le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé la gratuité de la chimiothérapie à partir du 1er octobre prochain.
La Lisca souhaite que la gratuité des soins soit élargie aux traitements de tous les cancers. La chimiothérapie mise à part, il existe d’autres aspects du traitement des cancers pour lesquels les malades doivent être financièrement assistés, l’intervention chirurgicale ou la radiothérapie par exemple, souligne Fatma Guenoun.
Les mammographies (radiographies des seins) offertes par la Lisa aux femmes sont en nombre insuffisant, selon Mme Guenoun, qui appelle à renforcer la sensibilisation sur les cancers. Les campagnes de prévention et de dépistage doivent surtout être menées auprès des femmes vivant dans des zones «défavorisées», dit-elle. Pour la campagne Octobre rose, des consultations médicales seront offertes aux femmes le 5 octobre, au siège de la Ligue sénégalaise contre le cancer. Une «randonnée de sensibilisation» sera organisée ensuite à Dakar.
«La caravane d’Octobre rose sera à Podor et Dagana (nord), du 8 au 13 octobre», annonce la présidence de la Lisca. Des consultations médicales seront offertes aux populations par la Ligue contre le cancer, le 26 octobre, au stade Léopold Sédar Senghor. Cette activité sera suivie d’une campagne de dépistage du col de l’utérus le 9 novembre.
LE GOUVERNEMENT MET EN PLACE UN PORTAIL DE SIGNALEMENT DES ENFANTS
Afin de mieux accentuer la protection des enfants sur internet, le ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la protection des enfants, à travers la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (CApE), a officiellement lancé un portail de signalement des images mettant en scène des abus sexuels commis sur des enfants (pédopornographie) partagées en ligne.
Le gouvernement du Sénégal veut mettre fin au phénomène de l’exploitation sexuelle des enfants en ligne. Après l’adoption de la loi N°2008-11 contre la Cybercriminalité, le ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants vient de lancer un portail de signalement pour la protection des enfants en ligne. Lancée hier par le ministre Ndèye Salimata Diop Dieng, cette plateforme est l’initiative de la Cellule d’appui à la Protection de l’Enfance (CAPE) en partenariat avec l’organisation britannique Internet Watch Fondation (IWF).
Selon le ministre, «la recrudescence des violences orientées vers les enfants ainsi que des dangers liés à leur utilisation excessive du numérique et d’internet préoccupe les autorités étatiques. Aujourd’hui, le taux de pénétration des sévices internet est estimé à 68,49% avec un parc de 10 449 579 abonnés internet (rapport Artp septembre 2018), plaçant ainsi la sécurité numérique au rang des priorités de l’action gouvernementale».
C’est pour faire face à ce risque d’un type nouveau que cette plateforme a été mise en place par l’Etat afin de permettre aux acteurs de la protection de l’enfance de s’impliquer dans la mise en œuvre du plan d’action national sur la protection des enfants en ligne. Ndèye Saly Diop Dieng estime que ce portail est une première dans notre pays.
«L’installation de ce portail au Sénégal va offrir à chacun d’entre nous la possibilité de participer à la protection de jeunes garçons et de jeunes filles, et au-delà, réduire les obstacles liés à leur plein épanouissement vers une vie citoyenne active et responsable. Il aura la capacité de supprimer des images et vidéos agressifs sur et pour les enfants. Le portail sera aussi un outil de signalement des images, montrant des scènes d’abus sexuels commis sur des enfants, (pédopornographie) partagées en ligne.
Le Sénégal s’engage dès lors à travailler de concert avec les autres Nations sœurs du continent pour barrer la route aux différentes formes de cybercriminalité émergentes», assure Mme Dieng. Le chef de Division du bien-être social de l’Union africaine, Dr Jane Marie Ongolo, se montre favorable au projet qui, selon elle, contribuera non seulement à faire produire des études, mais aussi à remobiliser les autorités politiques pour leur engagement et renforcer les capacités des acteurs gouvernementaux.
A ce sujet, elle a invité le Sénégal à intégrer l’alliance «Weprotect» qui est un mouvement international disposant de plusieurs ressources dédiées à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants aux niveaux national et international, à l’image de l’Union africaine et d’autres pays du monde.
BEAUCOUP D'HOMMES NE SOUHAITENT PAS ÊTRE DÉPASSÉS PAR LEUR FEMME
Avocat inscrit au barreau de Dakar depuis 1992, Me Serigne Amadou Mbengue est également écrivain - Son troisième ouvrage, « La Rivale » est le prétexte de cet entretien
Avocat inscrit au barreau de Dakar depuis 1992, Me Serigne Amadou Mbengue est également écrivain. Il est l’auteur du roman « La Persévérante » et d’un recueil de poèmes, «Florilège de souvenirs » parus chez l’Harmattan – Sénégal. Son troisième ouvrage, « La Rivale » est le prétexte de cet entretien.
Maître, dites- nous comment l’avocat s’est retrouvé dans le champ littéraire ?
Je dois dire que c’est ma passion pour la lecture qui m’a conduit vers l’écriture m’ouvrant ainsi aux souffles de l’harmattan, maison éditrice. en effet, J’ai passé le plus clair de ma vie à lire et à ce jour, je suis abonné au centre culturel français. J’ai toujours eu une attirance marquée pour les lettres. J’ai suivi des études secondaires en série a3 au lycée abdoulaye sadji de rufisque. en classe de seconde comme en celle de rhétorique, nous nous évertuions à atteindre une nette progression en français. Je lisais tous ce qui me tombait sous la main. en fin d’année non seulement j’avais de très bonnes notes en première partie mais aussi j’avais obtenu le prix de français. Je pense donc que c’est à la fois cet engouement pour le français et ce besoin inextinguible de lecture qui m’ont permis de sillonner le champ littéraire. car pour devenir écrivain, il faut avoir beaucoup lu. en plus de cela, il faut avoir un talent, une myriade d’idées sur un thème, de la chance et surtout de la persévérance.
A quand remonte votre passion pour l’écriture ?
très jeune, j’écrivais incessamment des lettres à des parents et amis à l’extérieur. devenu grand, je faisais publier souvent des articles de presse sur des sujets d’ordre politique, des hommages à des disparus comme lors de la disparition du journaliste Mass diack, du conservateur Joseph ndiaye, du Khalife serigne Moustapha cissé, du gouverneur seyni Male et mon ancien prof de philo Matar diack... c’est certainement cela qui a secrété cette passion.
Votre premier roman « La Persévérante » reste cependant méconnu des lecteurs. Qu’est- ce qui l’explique ?
Je ne partage pas cette opinion parce que c’est ce livre qui m’a fait connaître du public. en effet, contrairement à « la rivale », ce roman a fait l’objet d’une dédicace le 26 mai 2017 à la salle amadou aly dieng de l’harmattan. elle était présidée par le professeur hamidou dia alors conseiller culturel du chef de l’etat, en présence du Président des écrivains du sénégal , alioune Badara Bèye, de l’alors Bâtonnier des avocats Me Mbaye guèye qui montra ses similitudes rufisquoises avec l’héroïne Mamy diop, de l’actuel Bâtonnier Me laity ndiaye, lui-même ayant présenté « la Persévérante » avec un inégalable brio, du Khalife de Pire serigne Moustapha cissé, d’un aréopage d’intellectuels, de parents et d’amis, de l’expert assermenté abdoulaye diouf, de Me Bocar ly dont l’intervention impressionna plus d’un auditeur et d’autres confrères, mon ami Me Mamadou samb, mon condisciple ousseynou gaye, le rigoureux néné ndiaye, l’écrivain alassane cissé, sidy Kanouté, l’une des personnes les plus intelligentes qu’il m’aie été donné de connaitre au cours de ces 15 dernières années.... Je pense plutôt que le premier roman vient toujours en appoint du second. Mais comme le disait un jour une certaine colette à guy des cars « ne te fais pas d’illusion. ta vraie carrière commencera au deuxième »
Pouvez nous dire quelques mots sur le thème abordé dans cet ouvrage ?
« la Persévérante » fait l’apologie de la persévérance, qualité indispensable à toute réussite durable. il s’est surtout agi d’aiguillonner les élèves dans la voie de la réussite scolaire. Même dans l’écriture pour mener jusqu’au bout son objectif, il faut être persévérant. de la feuille blanche à l’édition que de chemins parcourus ! donc, l’on a voulu donner à voir que dans la vie rien n’égale la persévérance, ni le génie, ni le talent, ni l’éducation. Que l’acharnement dans le travail, la persistance font la différence. Mamy diop, l’héroïne, a su faire face à de nombreuses tribulations et épreuves pour se hisser au sommet de l’échelle sociale en devenant directrice des programmes dans une prestigieuse chaine de télévision. Quelqu’un a dit que c’est un talisman.
Est- ce le poète qui a rejoint le romancier ?
depuis ma tendre enfance, j’ai toujours eu une prédilection pour déclamer des poèmes de victor hugo, Pierre corneille, Jean de la Fontaine, david diop, Birago diop ... Quand je ne récitais pas des extraits de livres. Mais suite à une certaine résilience, situation d’exaspération, j’avais conçu un poème pour donner libre cours à mes émotions prenant dans cette ode la décision qui me semblait la plus convenable. après cela, j’avais senti que je pouvais m’engouffrer dans cette voie poétique, certaines gens ayant alors trouvé le poème bien écrit. il n’empêche que « la Persévérante », c’est mon coup d’essai dans le monde littéraire. le recueil de poèmes « Florilège de souvenirs » est venu par la suite. autre fait notable au demeurant, le jour de la dédicace du roman « la Persévérante », Me Bocar ly, invité à prendre la parole, comme pour attirer l’attention de la brillante assemblée, avait déclaré après avoir relevé des allitérations dans certains passages de ce livre : « Me Mbengue n’est pas seulement un écrivain, c’est un poète ». Je ne pouvais recevoir meilleur encouragement et je peux affirmer que sa prophétie s’est réalisée.
Vous placez votre ouvrage, « la Rivale », à travers votre personnage Mamy Diop, au cœur du journalisme, rêviez vous de pratiquer ce métier ?
le prophète a dit dans un hadith que : « la diversité de ma communauté est l’œuvre d’une miséricorde divine. » c’est dieu qui trace un destin pourchacun de nous et qui fait aussi que chacun s’attache à son métier. le professeur duverger disait : « une société se composât- elle d’hannibal et de napoléon, il eût mieux valu que tous ne gouvernent pas ». Je remercie le tout Puissant d’avoir fait de moi un avocat. si je n’étais pas avocat, je serais devenu certainement journaliste.
Ce roman est également, on peut dire, le procès de la polygamie. On a cependant l’impression que vous tirez beaucoup plus sur le manque de courage de l’homme ?
il est en effet question de polygamie. « la rivale » en quelque sorte nous fait voyager sur le fleuve tumultueux de la polygamie avec ses joies, peines, jalousies et méchancetés. Modou Mbaye tarde à prendre ses responsabilités vis-à-vis de ses deux épouses. et ce n’est que sur le tard, fort désemparé qu’il va séparer ses épouses en les mettant dans les résidences différentes. a notre avis, tout n’est pas de prendre des épouses, encore faudrait il les mettre sur un pied d’égalité. autant que faire se peut.
Fanta, femme foncièrement opposée à la polygamie, se retrouve ainsi avec une coépouse. A travers elle, vous pointez du doigt les caractères contraignants et néfastes au ménage polygame...
il faut rappeler que Fanta est la première épouse et en son temps son mari Modou Mbaye lui avait fait la ferme promesse de ne jamais prendre une deuxième femme. le roman montre dans toute sa nudité les profonds tourments, les inextricables difficultés qui accompagnent au quotidien le ménage polygamique. surtout lorsque l’une des femmes décide de rendre la vie impossible à l’autre, ces épouses-là vivant sur le même toit.
Êtes-vous pour ou contre la polygamie ?
Je ne suis pas contre la polygamie. c’est dieu qui a offert cette possibilité aux musulmans à travers le verset 3 de la sourate 4 an nissa : « ... épousez alors des femmes selon vos convenances mais si vous craignez d’être partiaux limitez vous à une seule ». sous ce rapport l’article