Le chef de l’Etat sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a condamné fermement l’attaque terroriste qui a frappé, mercredi, la banlieue d’Ankara (Turquie), tuant au moins cinq personnes.
”Je condamne fermement l’attaque terroriste en Turkiye. C’est un acte lâche et barbare. Au nom du peuple sénégalais, j’exprime notre compassion et notre solidarité au Président Recep Tayyip Erdoğan, aux familles des victimes et au peuple turc ami’’, a t-il dit dans un message publié sur le réseau social X.
Au moins cinq personnes ont été tuées et 22 autres blessées, mercredi, dans une attaque du siège de la société Tusas dans la banlieue d’Ankara.
DÉCÈS DE L’ANCIEN PREMIER MINISTRE NIGÉRIEN HAMA AMADOU
Il avait occupé les postes de sous-préfet, de directeur de cabinet à la présidence, de ministre, entre autres, avant son couronnement comme Premier ministre en 1995 pour la première fois sous le régime de Mamadou Tandja (1999-2010).
L’ancien Premier ministre du Niger, Hama Amadou, est décédé, jeudi, à l’âge de 74 ans d’une courte maladie, annonce l’Agence nigérienne de presse (ANP).
Le leader du parti d’opposition Moden Fa Lumana a également dirigé l’Assemblée nationale de 2011 à 2014.
M. Amadou qui fut candidat à l’élection présidentielle de 2020-2021 était un farouche opposant au régime de président déchu, Mohamed Bazoum (2021-2023).
Il avait occupé les postes de sous-préfet, de directeur de cabinet à la présidence, de ministre, entre autres, avant son couronnement comme Premier ministre en 1995 pour la première fois sous le régime de Mamadou Tandja (1999-2010).
par Kalidou Diallo et Ibrahima Thioub
DÉFENDRE LE MÉTIER D’HISTORIEN
EXCLUSIF SENEPLUS - L’idée de l’autonomie, les possibles non advenus et les dettes morales qui en sont issues ne se limitent pas à la Casamance. Les universitaires y ont travaillé et continueront de les interroger
Kalidou Diallo et Ibrahima Thioub |
Publication 24/10/2024
A l’évidence, ni les auteurs ni ceux qu’ils citent à l’appui de leur condamnation n’ont lu l’ouvrage soumis à cette virulente critique. Il n’est pas étonnant qu’ils ne citent aucun passage de l’ouvrage en question intitulé L’idée de la Casamance autonome. Possibles et dettes morales de la situation coloniale au Sénégal, signé par l’historienne Séverine Awenengo Dalberto. Nous espérons que ni le président ni le Premier ministre ne prêteront attention à cette interpellation appelant à des pratiques d’un autre temps : mettre à l’index un ouvrage.
Habitués à la commande politique d’ouvrages de complaisance, les auteurs du communiqué ont certainement pensé que tout le monde partage leur culture de l’obéissance au chef quand il est au pouvoir. Les seuls et rares exemplaires aujourd’hui disponibles au Sénégal y sont entrés dans la valise de l’autrice et dans celle d’Ibrahima Thioub, il y a quatre jours, afin que l’autrice puisse les offrir à certains de ses proches. Les auteurs du communiqué auraient dû, par acquis de conscience, se reporter sur le site de l’éditeur, ne serait-ce que pour prendre connaissance du synopsis de l’ouvrage.
Les idées défendues dans cet ouvrage se construisent depuis des décennies. La première publication de l’autrice sur le sujet date de 2003 dans l’ouvrage collectif « Être étranger et migrant en Afrique au XXe siècle : enjeux identitaires et modes d'insertion » où sa contribution avait porté sur la Casamance. Depuis plus de 20 ans elle n’a cessé de diffuser les résultats de ses recherches sur la question dans les revues et ouvrages scientifiques validés par des instances universitaires d’Afrique et d’Europe. Elle a ainsi récemment écrit l’un des chapitres de l’ouvrage en hommage à Momar-Coumba Diop, paru en 2023 et disponible au Sénégal, qui porte précisément sur les débats autour du statut de la Casamance pendant le processus de décolonisation des années 1950. Ces idées n’intéressent bien sûr pas les contempteurs actuels qui n’ont pas encore lu une ligne de cette œuvre construite sur le long cours.
Même si nous savons qu’il n’est pas d’argument qui tienne contre la mauvaise foi, nous tenons à édifier l’opinion que les questions en débat n’ont rien à voir avec le destin immédiat des organisations et acteurs politiques au Sénégal de quelques bords qu’ils se situent. Il s’agit de la défense de notre métier d’historien.
La lecture des auteurs du communiqué se limite à un mot du titre : autonomie. Parlons-en.
Rien n’a été plus complexe que le processus encore inachevé de la décolonisation de l’Afrique. Nombreuses furent les approches déployées par les théoriciens, les organisations et les combattants du mouvement anticolonial. Au moins trois échelles peuvent être mises en exergue : le local, le territorial et le continental.
L’idée d’un État fédéral africain a nourri l’imaginaire de nombre de militants de la décolonisation. Elle était partie intégrante des possibles les plus investis par des hommes politiques comme Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah, Majhmout Diop, Julius Nyéréré. Des partis s’y sont investis sous des formes multiples à des échelles sous-régionales, au-delà des limites des frontières issues de la mise en œuvre des conclusions de la Conférence de Berlin. Le Rassemblement démocratique africain, le Parti africain de l’Indépendance, le Parti du Regroupement africain sont des plus connus de cette mouvance fédéraliste. Ce premier possible qui n’est pas advenu est en droit clos en 1963 par la décision de l’Organisation de l’Unité africaine qui a déclaré intangibles les frontières héritées de la colonisation. L’idée n’en continue pas moins de vivre dans le cœur et l’esprit de l’Afrique indépendante et ses diasporas dont ils habitent les imaginaires. Le jour où le contexte le permettra, ne seront surpris de sa réactivation que les ignorants ou ceux qui n’ont pas intérêt à sa survenue. Ce qui ne garantit pas son succès mais n’empêche pas non plus que les historiens continuent de l’étudier. Une jeune historienne japonaise vient d’y consacrer une belle thèse publiée sous le titre Nationaliser le Panafricanisme. Tout le monde en conviendra, l’Union africaine n’estimera pas qu’une telle étude conteste sa décision de 1963 et réveille les traumatismes des années 1960.
Ce que ces contempteurs de Séverine Awenengo ignorent est que l’idée de l’autonomie, les possibles non advenus et les dettes morales qui en sont issues et pouvant être mobilisées, à chaque fois que le contexte historique s’y prêtera, ne se limitent pas à la seule Casamance. Les universitaires, les historiens en particulier, y ont travaillé et continueront de les interroger n’en déplaise aux inquisiteurs des temps modernes, aveugles de leurs histoires.
Dans toute l’Afrique à la veille de la colonisation, dans les différents territoires coloniaux, se sont développés des mouvements politiques revendiquant au nom de la spécificité de leur région une autonomie politique, y compris au sein du territoire colonial en quête d’indépendance. Ces mouvements autonomistes ont eu des bases ethniques, religieuses, ou régionales.
Le Sénégal n’a pas échappé à cette logique du bas. Pour rappel, dans les années 1940-1950, nous avons avons l’Union générale des Originaires de la Vallée du Fleuve (UGOVAF), le Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (MFDC), le Mouvement autonome de Casamance (MAC), le Bloc Démocratique du Ndiambour, le Bloc démocratique du Bawol et l’Union démocratique des Ressortissants du Sénégal oriental (UDRSO), etc. Tous ces mouvements politiques ont produit à l’époque des imaginaires, des revendications identitaires et politiques qui se sont plus ou moins transmis comme mémoires aux générations suivantes. Le processus de décolonisation et les politiques de construction de l’État-nation sur les territoires hérités de la colonisation ont absorbé et intégré dans l’imaginaire national ces expériences locales. La Casamance a connu le même phénomène avec le MFDC de 1949 et puis le MAC. Senghor s’en est servi pour vaincre Lamine Guèye avant de les absorber dans l’UPS section du PRA. Bien sûr cette absorption n’a pas, du jour au lendemain dissous les consciences et mémoires issues de cette expérience. La crise de l’Etat-nation dans ses dimensions économiques, culturelles et politiques, survenue dans les années 1980, ont entraîné un réveil et une réactivation de ces imaginaires par un groupe d’acteurs qui a mobilisé jusqu’au nom du mouvement politique de l’époque de la décolonisation, le MFDC. Cela participe de l’expérience des tensions et douleurs qui partout en Afrique ont accompagné l’idée de construire un État-nation sur le modèle européen dans les territoires hérités du partage de l’Afrique. Le projet de fusionner des États dans une perspective panafricaniste ou de faire dissidence au niveau local ont accompagné partout ce processus.
La construction d’États-nations à l’échelle du continent sur le modèle européen dans les limites des territoires issus de l’intrusion coloniale est le futur advenu du passé. La fabrique de l’État-nation a fonctionné en plein régime dans de très hautes tensions, en tenaille entre les imaginaires légués par les projets panafricains non advenus et les mémoires des « petites patries » situées à l’échelle locale des provinces et régions dont les projets d’autonomie ou d’indépendance n’ont pas prospéré. Ces derniers ont été absorbés dans le projet national avec plus ou moins de réussite par une résolution plus ou moins rapide et aboutie des vives tensions. La connaissance de ces processus historiques, qui n’ont rien à voir avec l’irrédentisme, terme dont les auteurs du communiqué feraient mieux de vérifier le sens, comme celle de leur résurgence est vitale pour résoudre les tensions qui en révèlent l’existence sous des formes diverses et des contenus multiples en Afrique.
Si on ne trouve pas de solutions basées sur des connaissances scientifiquement établies, le mouvement peut à tout moment resurgir du paillasson de la paresse où on a tenté de l’enterrer. N’est-il pas alors du devoir des historiens, de toutes origines, dans le respect des règles de la discipline de travailler à éclairer les pouvoirs publics, pour saisir dans toutes ses épaisseurs cette question, par des analyses ouvrant à de sereines discussions ? Rien n’interdit à un historien d’interroger ces processus et d’écrire l’histoire de ces « futurs non advenus du passé ».
C’est à cela que travaillent les historiens spécialistes de la Casamance depuis des décennies, entre collègues sénégalais et étrangers, y compris les Français qui ont apporté une contribution remarquable à cette recherche au long cours.
C’est à ce travail historien que Séverine Awenengo Dalberto contribue depuis plus de 20 ans qui n’ont rien à voir avec l’arrivée au pouvoir de Diomaye-Sonko ou la défaite de Ba-Sall. Il se poursuivra au-delà du destin des régimes politiques. Séverine Awenengo Dalberto n’est ni militante ni agent de qui que ce soit. Son ouvrage bâti sur une solide documentation archivistique et documentaire et d’une vaste enquête de terrain au long cours a avancé des thèses solidement argumentées. Ces thèses exposées dans l’ouvrage ne relèvent pas d’une vérité religieuse. On ne peut qu’inviter à les discuter mais le préalable est d’abord d’en prendre connaissance par la lecture de l’ouvrage ou au moins du synopsis sur le site de l’éditeur. Pour vous convaincre qu’il s’agit juste d’un procès d’intention qui lui est intentée par le SEN de l’APR et les dits « certains journalistes », nous vous citons le dernier paragraphe de la conclusion de l’ouvrage :
« Faye et Sonko incarnent sans aucun doute un espoir de changement pour l’ensemble des Sénégalais qui les ont portés au pouvoir, et plus singulièrement pour les populations qui vivent dans les trois régions qui constituent aujourd’hui la Casamance. Cependant, la réelle décolonisation de la Casamance, et donc du Sénégal, ne passe sans doute pas par le « rush du sud vers le nord » évoqué par Joseph Coly en 1968, et que pourrait représenter pour les Casamançais la réussite de Sonko, ni par une indépendance de la région. Comme ailleurs dans les sociétés postcoloniales, cette décolonisation engage plus fondamentalement la mise à plat, la reconnaissance et la réparation de ce que le moment colonial a produit de fantasmes, de dettes morales et d’inégalités, afin que les futurs non advenus du passé puissent être définitivement fixés, c’est-à-dire qu’ils ne soient pas plus considérés, en conjoncture de crise, comme le lieu d’accomplissement de la justice et de l’émancipation ».
L’autrice de cette conclusion peut-elle être, en toute bonne foi, condamnée par le tribunal inquisitorial du SEN de l’APR, au nom d’une prétendue instrumentalisation dans un complot visant le Sénégal ?
Kalidou Diallo et Ibrahima Thioub sont Historiens – UCAD.
LE NIGERIA INTERDIT L’EXPORTATION DE GAZ DE CUISINE
Le gouvernement nigérian a mis un terme à l’exportation de gaz de cuisine produit localement (gaz de pétrole liquéfié, GPL) pour permettre un approvisionnement correct du marché national.
Le gouvernement nigérian a mis un terme à l’exportation de gaz de cuisine produit localement (gaz de pétrole liquéfié, GPL) pour permettre un approvisionnement correct du marché national.
Le ministre d’Etat nigérian en charge des Ressources pétrolières (gaz), M. Ekperikpe Ekpo, a annoncé mardi que la nouvelle directive d’interdiction de toute exportation de gaz de cuisine entrait en vigueur le 1er novembre 2024 et va améliorer le prix élevé du gaz de cuisine au Nigérian.
Selon la déclaration du porte-parole du ministre des Ressources pétrolières, Louis Ibah, la décision a été prise après que le ministre a convoqué une réunion de haut niveau à Abuja avec les parties prenantes pour faire face à la flambée des prix et aux difficultés qui en découlent pour les Nigérians.
« A compter du 1er novembre 2024, la NNPCL (société nationale des hydrocarbures) et les producteurs de GPL doivent cesser d’exporter du gaz liquéfié produit dans le pays ou importer des volumes équivalents de GPL exportés à des prix reflétant les coûts », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne le cadre de tarification, il a demandé à l’Autorité nigériane de régulation du pétrole intermédiaire et en aval de rencontrer les parties prenantes pour élaborer le cadre de tarification dans un délai de 90 jours.
Proposant une solution à long terme, le communiqué ajoute que dans les 12 mois, des installations seront développées pour mélanger, stocker et livrer le GPL, mettant fin aux exportations jusqu’à ce que le marché atteigne la suffisance et la stabilité des prix.
LE NIGERIA A DEÇU L’AFRIQUE ET LA RACE NOIRE
L’ancien président du Nigéria, Chief Olusegun Obasanjo, a déclaré que son pays avait « déçu la race noire et l’Afrique en particulier, en raison d’un manque de bon leadership ».
L’ancien président du Nigéria, Chief Olusegun Obasanjo, a déclaré que son pays avait « déçu la race noire et l’Afrique en particulier, en raison d’un manque de bon leadership ».
S’exprimant lors de son discours d’accueil de la délégation de 20 membres de la Ligue des démocrates du Nord dirigée par l’ancien gouverneur de l’Etat de Kano, Alhaji Ibrahim Shekarau, dans son penthouse d’Abeokuta, dans l’Etat d’Ogun, Obasanjo a déclaré que le monde entier considérait le Nigéria comme l’espoir de la race noire en raison de son potentiel, mais que le mauvais leadership, la désunion et le régionalisme ont fait perdre au pays son potentiel.
Il a accusé le régionalisme, qui était pratiqué avant l’indépendance du Nigéria en 1960, d’être le fondement du manque prolongé de cohésion du pays.
Selon Obasanjo, malgré la situation peu encourageante au Nigéria, il reste un optimiste incurable que les choses s’amélioreront pour de bon dans le pays, « tant que nous pourrons regarder en arrière en tant que pays et corriger les erreurs du passé ».
Il a expliqué que « la vérité est que lors de l’indépendance, le Nigéria a émergé avec trois dirigeants et donc, depuis, c’est une situation de trois pays en un ».
L’ancien président a déclaré que la question de savoir d’où l’on vient dans la nomination des dirigeants ne devrait pas être un problème, mais ce qui devrait être d’un intérêt primordial, c’est le mérite, la capacité et l’aptitude à faire avancer la nation en disant qu’« il est grand temps que nous commencions à travailler pour l’intérêt national ».
Obasanjo a déclaré : « Vous avez identifié votre groupe comme étant la Ligue des Démocrates du Nord, mais combien je souhaite que vous appeliez votre groupe Ligue nationale des Démocrates, car d’où vous venez ne devrait pas être un problème. L’endroit où je suis né ne devrait pas être l’ennemi de mon pays. Je grandirai en Nigérian et non pas en membre de la République d’Oodua ».
« Je suis sans aucun doute fier d’être Yoruba, mais le fait d’être Nigérian ne devrait pas être l’ennemi de mon statut de Yoruba. Nous devons trouver le meilleur homme pour ce poste, peu importe d’où il vient (…) Nous devons nous ressaisir », a déclaré Obasanjo dans un article publié mercredi dans le journal Vanguard.
L'ESPAGNE ENTREVOIT UNE OPPORTUNITÉ DANS L'AFFLUX DE MIGRANTS AFRICAINS
"Notre compétitivité actuelle et future, la croissance économique de notre pays, la durabilité de notre modèle social dépendent également de l'immigration. Nous devons gérer les flux migratoires dans la perspective du défi démographique" (Pedro Sanchez).
Plusieurs États membres de l'Union européenne (UE) demandent à l'UE de mettre un frein à l'immigration, alors que les partis politiques de droite sont de plus en plus nombreux à bénéficier d'un soutien des électeurs. Mais l'Espagne va à l'encontre de cette tendance et insiste sur le fait que la population vieillissante de l'Europe a besoin d'une migration contrôlée pour stimuler son économie.
Plus de 42.000 migrants clandestins sont arrivés en Espagne depuis le début de l'année, soit une augmentation de deux tiers par rapport à 2023.
La plupart d'entre eux arrivent sur les îles Canaries, à plus de 100 kilomètres des côtes africaines. Rien que l'année dernière, environ 6.000 migrants sont morts en tentant la traversée, selon les groupes de défense des droits de l'Homme.
Mais pour beaucoup, les dangers sont compensés par le rêve d'une nouvelle vie en Europe.
« Si vous réussissez ici, la seule chose que vous devez faire est d'aller en classe, de continuer à apprendre, de parler aux gens. Il faut être ouvert, surtout en tant qu'immigré. Il faut redoubler d'efforts, et c'est ce que nous faisons maintenant », témoigne Maciré Konaré, 22 ans, arrivé en Espagne en provenance du Mali.
Pour les migrants, il y a l'espoir d'une vie meilleure. Le gouvernement espagnol y voit également un potentiel économique.
À l'instar de nombreux pays occidentaux, la population espagnole vieillit rapidement. Elle a désespérément besoin de jeunes travailleurs pour développer l'économie et payer les impôts.
Or, l'année dernière, le taux de natalité du pays a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré, à moins de 1,2, soit l'un des plus bas d'Europe.
S'exprimant lors d'un sommet des dirigeants de l'Union européenne jeudi, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré que l'immigration était vitale.
« Notre compétitivité actuelle et future, la croissance économique de notre pays, la durabilité de notre modèle social dépendent également de l'immigration. Nous devons gérer les flux migratoires dans la perspective du défi démographique », a affirmé M. Sanchez.
Mais face à la montée du soutien aux partis d'extrême droite en Europe, beaucoup d'États membres de l'UE souhaitent un contrôle plus strict de l'immigration. Il ne sera pas facile de trouver un équilibre.
« Nous sommes un pays avec des valeurs fortes, et nous voulons cet équilibre entre le contrôle de la migration et le fait d'offrir aux demandeurs d'asile un moyen légal d'entrer et de respecter leurs droits. Nous avons besoin d'eux. Ici, en Espagne, sans migrants, nous n'aurions pas de fruits au supermarché. Il est possible que l'économie ne puisse tout simplement pas fonctionner correctement. Nous avons besoin des migrants », commente Jesus Verdu Baeza, professeur agrégé de droit à l'université de Cadix.
Dans le cadre de sa nouvelle approche, l'Espagne élabore une « stratégie pour l'Afrique », axée sur ce qu'elle décrit comme la transformation économique et sociale du continent.
Tout en cherchant à faciliter l'immigration légale, l'Espagne tente d'empêcher les migrants clandestins d'arriver sur ses côtes. Elle souhaite que l'agence européenne des frontières, Frontex, demande l'autorisation de patrouiller le long des côtes africaines afin d'intercepter les bateaux de migrants.
De nombreux migrants sont traumatisés par leur voyage.
« Je voudrais donner un conseil à mes compatriotes et à mes amis : Ne venez pas dans un petit bateau, car ils sont très dangereux », confie Ahmed Qarrab, 21 ans, originaire du Maroc.
L'Espagne souhaite une solution à long terme pour les migrations, qui soit efficace pour l'Afrique et pour l'Europe.
Mais l'espoir d'une vie meilleure continue d'attirer des dizaines de milliers de personnes sur ces mers dangereuses.
LE HEZBOLLAH REVENDIQUE L’ATTAQUE CONTRE LA RÉSIDENCE DE NETANYAHOU
« Nous annonçons notre entière et seule responsabilité de l’opération de Césarée […] qui a visé le criminel de guerre Netanyahou », a déclaré Mohammad Afif.
Le Hezbollah libanais a revendiqué lors d’une conférence de presse, mardi, l’attaque de drone qui a visé la résidence privée du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Césarée, dans le centre d’Israël, le 19 octobre.
« Nous annonçons notre entière et seule responsabilité de l’opération de Césarée […] qui a visé le criminel de guerre Netanyahou », a déclaré Mohammad Afif, responsable des relations médias du mouvements, selon l’Agence France-Presse (AFP).
« Si nous n’avons pas réussi à t’atteindre la fois passée, nous avons de nombreux jours devant nous », a-t-il lancé à l’adresse du Premier ministre israélien.
Benyamin Netanyahou avait accusé le Hezbollah d’avoir tenté de l’assassiner et menacé de leur faire payer un « prix élevé », après qu’un drone a visé sa résidence privée.
GAZA : LE BILAN DEPASSE LES 42 700 MORTS !
Au moins 115 Palestiniens supplémentaires ont été tués dans les attaques incessantes d'Israël dans la bande de Gaza, portant le bilan total des morts depuis l'année dernière à 42.718, a déclaré mardi le ministère de la Santé de l'enclave.
Au moins 115 Palestiniens supplémentaires ont été tués dans les attaques incessantes d'Israël dans la bande de Gaza, portant le bilan total des morts depuis l'année dernière à 42.718, a déclaré mardi le ministère de la Santé de l'enclave.
Quelque 100 282 autres personnes ont également été blessées au cours de l'offensive israélienne contre Gaza, qui dure depuis un an, dépassant la barre des 100 000, selon un communiqué du ministère.
« L'occupation israélienne a commis sept massacres de familles au cours des dernières 48 heures, faisant 115 morts et 487 blessés », a indiqué le ministère.
« De nombreuses personnes sont encore coincées sous les décombres et sur les routes, car les secouristes ne parviennent pas à les atteindre », a-t-il ajouté.
Au mépris d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat, Israël poursuit son offensive brutale sur la bande de Gaza depuis une attaque du groupe palestinien Hamas le 7 octobre 2023.
L’offensive israélienne a déplacé presque toute la population du territoire dans un contexte de blocus permanent qui a entraîné de graves pénuries de nourriture, d’eau potable et de médicaments.
Les efforts de médiation menés par les États-Unis, l'Égypte et le Qatar pour parvenir à un cessez-le-feu et à un accord d'échange de prisonniers à Gaza entre Israël et le Hamas ont échoué en raison du refus du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de mettre fin à la guerre.
Israël est également confronté à une affaire de génocide devant la Cour internationale de justice pour ses actions à Gaza.
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LE SONKO SHOW
Devant ses partisans, le Premier ministre a livré un discours offensif, mêlant collecte de fonds et attaques contre l'opposition. Le chef de Pastef promet un changement radical, de la lutte contre la corruption aux réformes fiscales
Le leader du Pastef a appelé les militants et sympathisants de son parti à se mobiliser le 17 novembre prochain pour offrir une « majorité écrasante » au président Bassirou Diomaye Faye aux élections législatives anticipées. Ousmane Sonko a en outre taillé en pièces l'opposition qu'il refuse de considérer comme un adversaire du pouvoir en place.
Des couleurs et des sons dans un Dakar Arena de 15 000 places plein à craquer. Tout est exécuté à la lettre près à la gloire du Pastef sous les yeux du « grand maître » Ousmane Sonko. Après les prestations des artistes et les allocutions des alliés, il a prononcé un discours d'une heure de temps pour s'adresser à la foule venue massivement assister au meeting consacré à la collecte de fonds pour financer la campagne du Pastef.
Le leader du Pastef a d'emblée fait état de 500 millions de Fcfa collectés. Mais Ousmane Sonko se dit convaincu que d'ici le début de la campagne, dimanche prochain, le Pastef aura mobilisé un milliard de Fcfa. Sous ce rapport, il a raillé Bougane Guèye Dany qui se veut comme son challenger. « Que celui qui veut me coller aux basques organise une levée de fonds. Ainsi, on verra sa capacité de mobilisation financière. Normalement, il devrait aussi appeler à un meeting à Dakar Arena comme il a une admiration pour nous », a-t-il déclaré d'un ton moqueur.
Dans son laïus, le leader du Pastef s'est attaqué à l'opposition. Pour lui, l’adversaire du régime, ce n'est pas l'opposition. « Si nous réalisons un bon bilan avec le triptyque Jub, Jubal, Jubanti, c'est le peuple qui demandera de ne pas quitter le pouvoir », dit-il d'un air convaincu avant d'ajouter : « Laissons l'opposition faire du bruit. C'est tout ce qu'il lui reste à faire. Mais les Sénégalais sont éveillés. L'opposition veut séparer le Pastef et la jeunesse, lui reprochant d'être au chômage après nous avoir porté au pouvoir. Mais je voudrais rappeler que le contrat du Pastef avec la jeunesse n'a jamais été de se partager un butin après l'arrivée au pouvoir. L'esprit Pastef n'est pas de se servir mais de servir ».
« Le projet politique du Pastef, ce n'est pas pour un seul individu »
A cet effet, il a fait une profession de foi sur les valeurs du Pastef qu'il dirige. Selon lui, le projet politique du Pastef n'est pas pour un seul individu. Sitel était le cas, remarque Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye n'allait pas être élu président de la République. « S'il termine son mandat, ce sera au peuple d’élire son président de la République. Il peut s'appeler Birame Soulèye Diop, El Malick Ndiaye ou autres. Ce qui nous importe nous, c'est de transformer le pays », déclare le Premier ministre.
Le leader du Pastef a en outre décliné les objectifs du nouveau pouvoir pour ces élections législatives. « Il nous faut une majorité écrasante à l'Assemblée nationale », clame Ousmane Sonko. Ce qui permettra, selon lui, au président Bassirou Diomaye Faye d'avoir les moyens de sa politique. « Il va falloir que les responsabilités de chacun soient situées sur la situation chaotique dans laquelle nous avons trouvé le pays. Cette élection est la plus importante pour stabiliser le pouvoir qu'on a confié au président Bassirou Diomaye Faye », a insisté le leader du Pastef avant d'ajouter : « Nous avons un pays à construire. Personne ne peut faire échec à la révolution qui est en marche. Nous allons changer le pays et mettre fin à la corruption, au clientélisme et recentrer les priorités. Le régime de privilèges accordés aux intérêts étrangers est terminé. C'est cela le challenge du Pastef ».
La « haute trahison » prend forme
Dans son show, le leader du Pastef est revenu sur l'audit des finances publiques. Il persiste et signe que les chiffres de l'ancien régime ont été tronqués. « Après l'audit, nous avons révélé que le régime sortant mentait aux partenaires en leur présentant des finances publiques déconnectées de la réalité. Ce qui a conduit à la dégradation de notre note par l'agence Moody's avec placement sous surveillance », a martelé Ousmane Sonko qui ne manque pas de s'interroger : « Si tout cela n'est pas de la haute trahison, de quoi s'agit-il alors ?».
Donc, selon lui, il ne sert à rien pour les dignitaires de l’ancien régime de crier au scandale. Ils vont tous, assure-t-il, rendre des comptes au peuple sénégalais. D'ailleurs, à en croire le leader du Pastef, c'est ce qui justifie la présence des responsables de l'ancien régime en première ligne dans ces législatives. Ils veulent, à ses yeux, contrôler l’Assemblée nationale et par conséquent empêcher le régime de lancer des poursuites contre eux.
Une loi en vue de l'assistance aux familles des victimes des manifestations
Devant la foule, Ousmane Sonko a assuré aux familles des victimes que les individus tués lors des manifestations politiques ne passeront pas par pertes et profits. « Nous n'oublierons jamais nos martyrs. On entend souvent des reproches faisant état de la lenteur du gouvernement dans le traitement de ce dossier. J'aimerais vous dire qu'on travaille sur le dossier. D'ailleurs, dès le premier Conseil des ministres du gouvernement, le président de la République a donné des instructions fermes à la ministre des Solidarités en vue d'une loi pour apporter une assistance aux familles des victimes. En plus de cela, le gouvernement se focalise sur l'aspect juridique et judiciaire en vue de situer toutes les responsabilités sur le dossier », a déclaré le Premier ministre.
Sur un autre registre, le pouvoir entend amorcer des réformes fiscales après les élections législatives. « Nous avons notre destin en main. Nous allons faire les réformes fiscales qu'il faut après les élections législatives. Parce que c'est l'impôt qui fait développer un pays. La dette que l'Etat contracte sur le marché international, c'est une forme d'impôt décalé. Parce que c'est l'impôt prélevé après qui paiera le service de la dette. Donc, il faut faire des réformes fiscales », a annoncé le chef du gouvernement. En ce sens, dit-il, il faut réduire le taux d'imposition pour permettre à tout le monde de pouvoir s'acquitter de ses obligations fiscales.
« Nous allons respecter tous nos engagements que nous avons pris devant le peuple sénégalais dans les 5 ans avec des échelons. À chaque étape, le peuple pourra mesurer ce qui a été fait », s'est-il engagé.
Par Hamidou SALL
DE LA CIVILITÉ
On peut s’opposer à un président de la République, on peut le combattre mais on ne l’insulte pas, on ne l’agresse pas. Peu importe son nom. Qu’il s’appelle Senghor, Diouf, Wade ou Macky
Les principes, et de l’impérieuse nécessité de les défendre, sont la seule justification de cette prise de position. La civilité c’est le respect d’autrui par la politesse et la courtoisie, le refus de la grossièreté, l’observation des règles du savoir-vivre régissant la vie en société.
A l’heure où se construit un ordre aux dimensions d’un monde nouveau, donner à notre pays l’instrument indispensable de sa conscience nationale passe d’abord et avant tout par la consolidation de ce que le premier président de la République du Sénégal a si justement nommé l’accord conciliant. A lui tout seul, ce magnifique concept a toujours résumé un art de vivre bien sénégalais basé sur la culture d’un merveilleux lien social tout tourné vers la recherche et la consolidation de ce qui unit. Il est une voie royale pour aller à l’essentiel, à savoir la construction continue d’un Sénégal de concorde et de fraternité !
Nous sommes à quelques jours de l’ouverture d’une campagne électorale qui nous conduira vers des législatives anticipées. Cette campagne et ce scrutin sont, faut-il le rappeler, un rendezvous citoyen et républicain pour une confrontation d’idées et de programmes et non un temps de déchirure et de conflits entre enfants d’un même pays qui, après moult récentes convulsions dont il n’est pas familier, a, plus que jamais, besoin de se retrouver uni dans sa diversité certes mais comme un seul peuple sans couture, tel que proclamé dans son chant national.
Mais pourquoi en venir à rappeler une telle évidence ?
Sonner le rappel car il est bon de se souvenir, nous recommandent les Écritures. Évoquer le passé peut aider à corriger le présent et mieux préparer l’avenir.
Aussi, voudrais-je ouvrir mon propos par le rappel d’un geste qui est un exemple achevé de posture citoyenne et d’élégance hautement républicaine.
Un soir, il y a bien longtemps, sur le tarmac de l’aéroport international de Dakar-Yoff – qui ne s’appelait pas encore Léopold Sédar Senghor – un avion est prêt à décoller. Les membres de l’équipage attendent un officiel légèrement en retard. Il est enfin à bord et s’installe sur son siège. On lui signale la présence à bord de Léopold Sédar Senghor, ancien président de la République, installé avec son épouse, un peu plus à l’avant de l’appareil. Il hocha la tête et continua à ranger ses affaires et à s’installer. On fit la même démarche auprès du président Senghor qui détacha aussitôt sa ceinture, se leva en disant qu’il ne pouvait manquer au devoir d’honorer une autorité de son pays présente dans l’avion. Il vint au ministre, qui fut un farouche opposant sous son magistère, le salua respectueusement, échangea un peu avec lui sur l’importance stratégique de sa sphère de responsabilité dans la construction du pays avant de s’en retourner rejoindre son épouse.
Roulage, décollage et le vol Air France mit le cap sur Paris. A son arrivée dans la capitale française, il me raconta la scène.
Si je rapporte cette anecdote en ces lignes, c’est pour dire combien je suis meurtri par ce qui s’est passé à Casablanca à bord d’un vol Royal Air Maroc à destination de Paris. En effet, il y a quelques jours, en terre étrangère, dans l’espace étroit d’un avion, une de nos compatriotes a agressé un de nos compatriotes. L’homme agressé en public a été douze années durant le président de la République du Sénégal et à ce titre père de la nation sénégalaise, selon la formule consacrée. Et tout à son honneur, lorsque les agents de la sécurité royale lui ont demandé s’il voulait porter plainte, il a décliné en disant qu’il ne pouvait pas le faire contre sa compatriote.
Peu importe son nom. Qu’il s’appelle Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade ou Macky Sall, le fait est qu’il a été le président de la République du Sénégal. On peut s’opposer à un président de la République, on peut le combattre mais on ne l’insulte pas, on ne l’agresse pas. Pour notre mémoire nationale et pour notre dignité collective, on n’insulte pas un homme qui fut père de la Nation.
Proclamer à haute voix que trop c’est trop et qu’il est urgent de revenir à la raison et aux fondamentaux car il est plus tard qu’on ne le croit. Mais en ces heures mornes et maussades d’un monde qui se meurt faute de garder un sens élevé des valeurs fondatrices de notre humanité, il est malheureusement certaines personnes pour qui trop n’est jamais assez.
Les maniaques de l’anathème, ceux qui n’ont que l’injure à la bouche ou les thuriféraires stipendiés pourront toujours s’en donner à cœur joie mais cela ne changera en rien ma profonde conviction qu’un pays se construit par addition et non en dressant des Sénégalais contre des Sénégalais dans des débats aporétiques. Le débat contradictoire sain et serein est absolument nécessaire pour la consolidation de notre démocratie et pour notre marche vers des lendemains adultes, mais il est impératif de respecter certaines règles de vie en société qui relèvent tout simplement du civisme le plus élémentaire.
Suite à cette affaire, notre représentation diplomatique au Maroc, sur instruction du ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, a publié un communiqué. Il faut certes aider, assister et protéger nos compatriotes à l’étranger mais il est impératif de leur rappeler leurs devoirs et obligations. Ne pas le faire, surtout dans pareil cas, serait apporter un encouragement à l’incivisme et une prime à l’incivilité. Et d’ailleurs cette assistance juridique ne peut être enclenchée que dans le cas où un national est en difficulté avec une personne physique ou morale étrangère. C’est à cette seule condition que la diplomatie peut activer tous ses leviers pour apporter une assistance juridique. Ici on est bien loin de ce cas de figure puisqu’il s’agit de deux nationaux. Donc pourquoi l’un au détriment de l’autre ?
Et d’ailleurs comment ne pas penser, en cette circonstance, à l’âge d’or de notre diplomatie quand cette dernière avait donné à la voix de notre petit pays sans grandes ressources un écho planétaire, allant jusqu’à être une vivante leçon pour l’Afrique et le monde ? Aucun secret, le Président Senghor et tous ceux qui, à ses côtés, avec lui et après lui, ont porté et incarné cette voix, avec élégance et raffinement, avaient tout simplement compris que la diplomatie est un art et qu’elle est aussi par excellence le siège de la retenue et de la litote. Elle a toujours été un espace de visibilité, d’audibilité et de crédibilité de notre pays.
Pour le bien de ce Sénégal si cher à nos cœurs et pour son avenir que nous voulons pacifique, lumineux et prospère dans la sacro-sainte culture d’un commun vouloir de vie commune, nous devons tous ensemble nous dresser contre le vulgaire et nous battre pour que l’adversité politique n’en vienne jamais à nous faire oublier que le civisme est d’abord le respect de soi, ensuite celui des autres et enfin l’acceptation de la différence. C’est cela la civilité. L’orgueil d’être différents et le bonheur d’être ensemble, c’est encore du Senghor.
Un jour viendra, Bassirou Diomaye Faye sera ancien président de la République du Sénégal et vaquera fort utilement à ses occupations personnelles et ne manquera certainement pas de mettre son expérience au service de son pays et de son continent. Et s’il advenait – à Dieu ne plaise – qu’il soit agressé comme son prédécesseur, c’est avec force et rage, avec une indignation décuplée, que je me dresserai car cela voudra dire, tout simplement et malheureusement, que le message n’est pas passée et la leçon pas retenue. Je ne renoncerai jamais à me battre pour soutenir tout ce qui m’apparaît comme porteur d’espoir.
Hamidou Sall est ancien fonctionnaire international, écrivain.