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3 avril 2025
LE COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 05 MARS 2025
Le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de la Famille de renforcer les missions, la composition et les moyens du Conseil consultatif de la Femme, notamment en ce qui concerne la promotion de l’entreprenariat féminin...
Dakar, 5 mars (APS). – Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 05 mars 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses chaleureuses félicitations et exprimé sa solidarité à la communauté chrétienne, en ce mercredi des cendres, premier jour du Carême.
Il a prié pour un Sénégal prospère dans la paix et la concorde nationale. Il a saisi la coïncidence entre le Ramadan et le Carême, pour magnifier l’exemplarité du dialogue interreligieux et la coexistence pacifique entre les confessions. Un atout inestimable qui consolide fondamentalement la commune volonté de raffermir le vivre ensemble au Sénégal.
Sous la direction du Premier Ministre, le Gouvernement a rencontré le jeudi 27 février 2025, les représentants des centrales syndicales, du patronat et d’autres forces vives de la Nation, pour une séance transparente d’échanges sur, d’une part, la situation économique, financière et sociale du pays et, d’autre part, les limites objectives de l’Etat dans la prise en charge des requêtes et doléances exprimées.
Le Chef de l’Etat a félicité le Premier Ministre et les membres du Gouvernement pour la tenue et le bon déroulement de cet exercice inédit de dialogue dans la transparence et le respect mutuel des convictions, propositions et recommandations de chaque participant.
Il a magnifié le sens de l’écoute et des responsabilités dont les centrales syndicales et le patronat ont fait preuve face aux réalités budgétaires et financières actuelles de l’Etat, confirmées par le rapport d’audit des finances publiques (sur la période 2019- mars 2024) publié par la Cour des Comptes.
Le Président de la République a demandé au Gouvernement de poursuivre le dialogue serein avec les partenaires sociaux afin d’aboutir à la prise en charge optimale des doléances, dans le cadre global d’un plan d’action gouvernemental consolidé, supervisé par le Premier Ministre.
Il a invité le Premier Ministre et le Ministre en charge du Travail à définir avec les centrales syndicales et le patronat, un calendrier de négociations visant la signature, le 1er mai 2025, d’un pacte de stabilité sociale durant la période 2025-2029.
Il s’agira également de fixer des rendez-vous semestriels d’évaluation pour renforcer le dialogue social tripartite (Etat- Patronat- Syndicats), qui doit être basé sur la confiance, la vérité, le pragmatisme et la sauvegarde permanente des intérêts de la Nation.
Il a, par ailleurs, demandé au Gouvernement de veiller, dans le respect des lois et règlements, à la prise en charge, selon un calendrier déterminé, des doléances syndicales et patronales qui n’ont pas d’impact sur les finances publiques ou qui ont un impact mineur et maitrisé sur celles-ci.
Dans la même lancée, il a indiqué au Premier Ministre et au Ministre des Finances et du Budget l’urgence d’examiner les voies et moyens d’accélérer l’apurement de la dette intérieure auditée.
Le Premier Ministre veillera avec le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre 1 en charge de la Fonction publique à engager une réflexion sur l’évaluation du système de rémunération dans le secteur public (fonction publique et secteur parapublic), ce qui permettra d’évoluer vers un cadre plus juste et équitable.
Evoquant la célébration prochaine de la Journée internationale des droits des femmes, prévue le 08 mars 2025, le Chef de l’Etat a félicité et remercié chaleureusement toutes les femmes du Sénégal et d’Afrique.
Il a salué l’organisation de la Semaine nationale de la femme et magnifié le rôle fondamental des femmes dans le développement économique et social du Sénégal.
Il a demandé au Ministre de la Famille et des Solidarités de poursuivre et d’intensifier le plaidoyer relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Il accorde également une importance primordiale à l’éducation et à la formation professionnelle et technique des jeunes filles, mais aussi à l’encadrement et au financement des activités économiques des femmes dans une dynamique soutenue de territorialisation du financement.
Le Président de la République a rappelé au Ministre de la Famille et des Solidarités, l’urgence de finaliser le projet de loi relatif à l’autonomisation économique des femmes. Ce nouveau cadre législatif innovant permettra d’élargir et de mutualiser les opportunités et possibilités de formation, d’encadrement et de financement des activités des femmes. Il facilitera notamment l’ancrage national de l’économie sociale et solidaire ainsi que le développement communautaire dans toutes les localités du pays.
A ce titre, il est indispensable d’actualiser le recensement des groupements féminins et organisations de femmes dans les départements, afin de disposer d’une cartographie exhaustive et d’un système d’information fiable et performant pour mieux orienter les interventions de l’Etat envers les cibles.
Dans le même élan, il a invité le Premier Ministre et le Ministre de la Famille et des Solidarités à engager la mutualisation des crédits et fonds destinés au financement et au développement de l’entreprenariat féminin.
Dans cette perspective d’amélioration de l’accompagnement et du soutien de l’Etat aux femmes, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de la Famille et des solidarités, de renforcer les missions, la composition et les moyens du Conseil consultatif de la Femme, notamment en ce qui concerne la promotion de l’entreprenariat féminin, l’équipement et l’allègement des travaux des femmes, la programmation des réalisations d’infrastructures en faveur des femmes et la protection des femmes vulnérables notamment celles vivant avec un handicap.
Par ailleurs, il a invité le Ministre de la Famille et des Solidarités à déployer une véritable politique de promotion de la famille autour des valeurs culturelles et religieuses fortes de notre société.
Pour clore ce chapitre, le Président de la République a demandé au Ministre de la Famille et des Solidarités de réviser le mode d’intervention du Programme national de Bourses de Sécurité familiale, à la lumière des évaluations effectuées et de l’actualisation du Registre national Unique (RNU) finalisé.
La Pêche artisanale est un sous-secteur névralgique qui occupe une frange importante de la population active. Au regard des difficultés constatées ces dernières années, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre en charge des Pêches, d’engager des concertations inclusives avec tous les acteurs concernés en vue d’asseoir la relance et le développement de ce sous-secteur vital de l’économie nationale.
Dans sa communication, le Premier Ministre s’est félicité du déroulement de la rencontre tripartite Gouvernement, organisations syndicales de travailleurs et organisations patronales, tenue le 27 février 2025 sous sa présidence.
Il a souligné les principaux enseignements de la rencontre, notamment l’étendue et la diversité des doléances des syndicats et l’importance attachée à l’apurement diligent des engagements financiers de l’Etat vis-à-vis des entreprises.
Il a également noté l’accueil favorable manifesté par le Patronat relativement à la place réservée par l’Etat au secteur privé national dans l’Agenda Sénégal 2050, au contenu local et au projet de loi en cours d’élaboration sur le patriotisme économique.
Il a, en outre, salué l’implication des élèves et des étudiants dans cette rencontre, en relevant la pertinence de l’appel lancé par le représentant des élèves pour la prise en compte de l’avenir de la jeunesse dans la gestion des relations entre l’Etat et les syndicats.
Le Premier Ministre a rappelé l’urgence attachée à un dialogue social inclusif et sincère en vue de la conclusion d’un Pacte national de stabilité sociale, au plus tard le 1 er mai 2025, avec l’objectif de parvenir à des décisions équilibrées pour répondre aux revendications tout en prenant en compte la situation économique et financière du pays.
Dans cette perspective, le Premier Ministre a donné les orientations nécessaires au Ministre en charge du Travail, en relation avec le Ministre en charge de la Fonction publique et le Ministre des Finances et du Budget, en vue de la mise en œuvre des diligences requises pour le strict respect du calendrier fixé pour le démarrage des négociations au plus tard le 02 avril 2025.
En attendant, le Premier Ministre a engagé les membres du Gouvernement concernés à accélérer et finaliser, dans les plus brefs délais, les actions afférentes à certaines préoccupations ressorties de la rencontre tripartite.
Il s’agit, notamment, de la liquidation des points de revendications pouvant faire l’objet de mise en œuvre immédiate, du chantier de l’équité salariale, de la seconde phase des mesures de réduction du coût de la vie sans impact budgétaire, du programme rénové de construction de logements sociaux, de la relance des activités économiques en particulier dans le secteur des bâtiments et travaux publics ainsi que de l’achèvement des anciens chantiers de construction d’écoles, d’universités et d’hôpitaux, et du démarrage des nouveaux chantiers.
Il a renouvelé ses fermes instructions pour le paiement à temps des salaires, primes, bourses et sommes dues aux gestionnaires des restaurants universitaires.
Concernant les préoccupations du Patronat, le Premier Ministre a pris bonne note des directives du Chef de l’État, en exhortant le Ministre des Finances et du Budget à lui soumettre, dans les plus brefs délais, la stratégie d’apurement des engagements financiers de l’Etat vis-à-vis des entreprises.
S’agissant de l’implication du secteur privé dans la mise en œuvre de l’Agenda Sénégal 2050, il a demandé au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en relation avec le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, d’organiser des rencontres avec le secteur privé, au mois d’avril 2025, autour des orientations stratégiques de l’Agenda et du portefeuille de projets du plan quinquennal 2025-2029.
Pour clore ce premier point de sa communication, le Premier Ministre a lancé à nouveau un vibrant appel aux partenaires sociaux, face à la situation difficile héritée du régime précédent et aux efforts de transparence et de satisfaction de leurs préoccupations par l’Etat, 3 pour un sursaut patriotique matérialisé par un Pacte de Stabilité, en vue du redressement accéléré et d’un décollage réussi du Sénégal.
Abordant le second thème de sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil des réunions de cadrage tenues entre le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement et les Ministres dont les départements sont porteurs des projets catalytiques de l’Agenda Sénégal 2050.
L’objectif de ces rencontres est d’amorcer la mise en œuvre rapide et coordonnée de ces projets, en identifiant les synergies à développer entre les départements ministériels concernés et le dispositif organisationnel requis notamment au niveau des Delivery Units ministériels existant ou à créer, avec l’appui du Bureau opérationnel de Coordination et de Suivi (BOCS).
Il a exhorté chaque Ministre à veiller à l’exigence de travailler en mode intersectoriel, dans une logique de résolution des problèmes et d’exécution accélérée des programmes et projets.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a fait une présentation sur le réseau gazier du Sénégal ; ·
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur l’approvisionnement du marché en denrées de première nécessité ; ·
Le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires a fait une communication sur le Programme national d’accès au Logement et de Rénovation urbaine ; ·
Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait le point de la campagne de commercialisation de l’arachide.
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES,
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires :
· Monsieur El Hadji Mady FAYE, Ingénieur des Pêches et de l’Aquaculture, matricule de solde n° 689 569/A, est nommé Directeur des Industries de Transformation de la Pêche (DITP), au Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, en remplacement de Monsieur Abdoulaye DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;
· Monsieur Abdoulaye DIOUF, Enseignant-chercheur en Transformation des produits halieutiques, matricule de solde n° 615 677/D, précédemment Directeur des Industries de Transformation de la Pêche (DITP), est nommé Directeur de l’Ecole nationale de 4 Formation maritime (ENFM), au Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, poste vacant.
Au titre du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :
· Monsieur Alioune Badara KANDJI, Professeur titulaire de littérature anglaise, matricule de solde n° 603 329/A, est nommé Recteur de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, poste vacant.
Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères : ·
Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA, Conseiller des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, matricule de Solde n° 604 132/J, précédemment Ambassadeur du Sénégal à Lisbonne, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la transition, Chef de l’Etat de la République du Mali, en remplacement de Monsieur Moustapha NDOUR, appelé à d’autres fonctions ;
· Monsieur Mouhamadou SARR, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n° 616 314/E, précédemment Conseiller technique au ministère de l’intégration africaine et des affaires étrangères, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence le Général de Brigade Abdourahamane TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat de la République du Niger, en remplacement de Monsieur Abdou Khadir AGNE.
Au titre du Ministère de la Famille et des Solidarités :
· Monsieur Pape Aly BADJI, Enseignant est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des Tout-Petits, en remplacement de Monsieur Boubacar CAMARA. Au titre du Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines :
· Madame Fatou Mbow LY, Ingénieur en génie électrique, précédemment Directeur principal Équipement de la Société nationale d’électricité (SENELEC), est nommée Directeur général de l’Energie ;
· Monsieur Papa Samba BA, Ingénieur pétrolier, matricule de solde n° 740089/H, précédemment Directeur des Hydrocarbures, est nommé Directeur général du Contrôle et du Suivi des Opérations ; 5
· Monsieur Talla GUEYE, Ingénieur pétrolier, est nommé Directeur général de PETROSEN Exploration et Production en remplacement de Monsieur Thierno Seydou LY, appelé à d’autres fonctions ;
· Monsieur Lamine DIOUF, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 674 982, précédemment Directeur du contrôle et de la surveillance des opérations minières à la Direction générale des mines est nommé Directeur du contrôle et de la surveillance des opérations minières à la Direction générale du Contrôle et du Suivi des Opérations ;
· Monsieur Ibrahima NOBA, Ingénieur pétrolier, précédemment Conseiller technique du Directeur général de PETROSEN Exploration et Production, est nommé Directeur Exploration et Production à la Direction générale des Hydrocarbures ;
· Monsieur Babacar CISSE, Juriste et expert de l’aval pétrolier, précédemment Directeur des Hydrocarbures de la Commission de Régulation du Secteur de l’Energie, est nommé Directeur de l’Approvisionnement, Transformation et Distribution à la Direction générale des Hydrocarbures ;
· Madame Yaye Catherine DIOP, Ingénieur énergéticien, précédemment Chef de la Cellule Transition énergétique, est nommée Directeur de la Transition énergétique à la Direction générale de l’Energie ;
· Madame Aminata Seck NDAO, Juriste, matricule de solde n° 740 807/K, précédemment Directeur de la Réglementation, de la Production Minière et des Statistiques, est nommée Directeur de la Stratégie et de la Réglementation ;
· Madame Fatou Thiam SOW, Ingénieur statisticien, matricule de solde n° 617 898/E, précédemment Directeur de la Planification, des Etudes et du Système d’information énergétique, est nommée Directeur de la Planification, des Etudes et du Suivi évaluation ;
· Monsieur Fodé NDAO, Expert juriste, précédemment Chef de la Cellule des Affaires juridiques, est nommé Chef de l’Unité d’Exécution et de Gestion du Comité d’Orientation stratégique du Pétrole et du Gaz dénommée « GES-PETROGAZ » en remplacement de Monsieur Philippe Bacoumba FAYE, appelé à d’autres fonctions ;
· Monsieur Saliou SAMB, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 670 434, précédemment Directeur de la Géologie est nommé Directeur de la Géologie à la Direction générale des Mines et de la Géologie ;
· Madame Yandé FAYE, Géologue, matricule de solde n° 725 874/E, précédemment Chef de Division des titres miniers à la Direction des Mines, est nommée Directeur des Mines et Carrières à la Direction générale des Mines et de la Géologie ;
· Madame Mbène Niang MBAYE, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 700037/C, précédemment Chef de Division des programmes et de la documentation à la Direction des Carrières, est nommée Directeur du Cadastre minier à la Direction générale des Mines et de la Géologie ;
· Madame Salimata BA, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 700 906/H, précédemment Agent au Service régional des Mines et de la Géologie de Thiès, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Dakar ;
· Monsieur Abdoulaye DIOP, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 670661/B, précédemment chef de Service régional des Mines et de la Géologie de Thiès, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Thiès ;
· Monsieur Pascal Mangue FAYE, Géologue, matricule de solde n° 752 006/B, précédemment agent à la Direction des Carrières, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Kolda ;
· Monsieur Alioune SALL, Géologue, matricule de solde n° 724419/C, précédemment Chef de Division et de Suivi des programmes à la Direction de l’Exploitation minière artisanale et à Petite échelle, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Louga ;
· Monsieur Abdoul Diéry DIALLO, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 700 067/F, précédemment Chef de Service régional de Matam, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Tambacounda ;
· Monsieur Amath BODIAN, Géologue, géophysicien et data analyste, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Diourbel ;
· Monsieur Daniel Ngor NGOM, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 726 647/B, précédemment Chef de Service régional de Kolda, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Ziguinchor ;
· Monsieur Cheikh Ahmed Tidiane FALL, Géologue, matricule de solde n° 664 022/D, précédemment Agent chargé du Suivi des projets Géo-sites à la Direction de la Géologie est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Kaffrine ;
· Monsieur El Hadji Omar DIOUF, Géographe-environnementaliste, matricule de solde n° 760856/H, précédemment Agent à la Direction des Carrières, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Sédhiou ;
· Monsieur Ousmane BALDE, Géologue, matricule de solde n° 700 022/G, précédemment Chef de Service régional des Mines et de la Géologie de Tambacounda, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Kaolack ;
· Monsieur El Hadji Amadou Makhtar DIAGNE, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 724 421/F, précédemment Chef de division à la Direction de la Géologie, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Kédougou ;
-Monsieur Ibrahima BA, Géologue, matricule de solde n° 700 004/C, précédemment Chef de Service Régional des Mines et de la Géologie de Kédougou, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Matam ; ·
-Monsieur Oumar YALLY, Géologue, matricule de solde n° 724 421/F, précédemment Agent à la Direction du Contrôle et du suivi des opérations minières, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Saint-Louis ;
· Monsieur Gane THIAO, Géologue, précédemment Chef de Division à la Direction de la Géologie, est nommé Directeur régional de l’Energie et des Mines de Fatick.
Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce :
· Madame Aminata KANE, Commissaire aux enquêtes économiques, matricule de solde n° 653 030/G, est nommée Inspecteur technique au Ministère de l’Industrie et du Commerce ; ·
-Monsieur Arona BA, Economiste principal, matricule de solde n° 638 007/D, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Industrie et du Commerce.
Au titre du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage :
· Monsieur Cheikh Tidiane LY, Economiste, matricule de solde n° 709 190/X, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage ;
· Monsieur Oumar Tidiane Télémaque SOW, Gestionnaire des Ressources humaines, matricule de solde n° 672 862/C, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage ;
· Monsieur Abdourahmane BALDE, Titulaire d’un MBA en Administration et Gestion, matricule de solde n° 646 163/J, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage ;
· Monsieur Bounama GUEYE, juriste, spécialiste en Contentieux des affaires, matricule de solde n° 726 202/G, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage.
Le Ministre de la Formation professionnelle et technique, Porte-Parole du Gouvernement Amadou Moustapha Njekk SARRE
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LA CHARGE UNIVERSALISTE DE HAMIDOU ANNE
« Est Sénégalais qui se sent Sénégalais », affirme le politologue, à rebours des courants nationalistes qui gagnent du terrain dans le pays. Son plaidoyer pour une identité ouverte transcendent les considérations de nationalité
Dans un contexte de débats identitaires croissants au Sénégal, le politologue Hamidou Anne a livré sa vision de la sénégalité lors de son passage dans l'émission "BL" animée par Pape Alioune Sarr dimanche 2 mars.
"Je considère que toute personne, où qu'elle soit, si elle se sent sénégalaise, elle a le droit d'avoir la nationalité sénégalaise. Le Sénégal doit être une terre ouverte à tous les apports fécondants du monde", a déclaré l'intellectuel, se définissant comme "internationaliste, pour ne pas dire universaliste".
Face aux discours souverainistes qui gagnent du terrain, notamment parmi les jeunes, Hamidou Anne a rappelé les fondamentaux : "Le Sénégal est souverain depuis le 4 avril 1960. Nous avons un territoire sur 200 000 km², un peuple métissé à l'intérieur de nos frontières et un système de gouvernement qui n'a jamais eu de discontinuité depuis 1960."
Mais il a surtout dénoncé ce qu'il considère comme une incohérence majeure : "La première souveraineté, c'est la souveraineté populaire, c'est la souveraineté du peuple à se choisir lui-même ses propres dirigeants. Quand on est dans une forme de négation perpétuelle de la souveraineté du peuple qui n'a pas le droit de voter, dont certains intellectuels, activistes, démocrates sont emprisonnés dès qu'ils ont un avis différent, on est mal placé pour parler de souveraineté."
S'inspirant du philosophe Souleymane Bachir Diagne, le politologue a défendu un universalisme de la rencontre : "Un universalisme vraiment universel, un universel de la rencontre où, dans ce rendez-vous du donner et du recevoir, chacun apporte ce qu'il a."
LA BCEAO MAINTIENT À 3,5% SON PRINCIPAL TAUX DIRECTEUR
‘’Cette décision résulte de l’analyse de l’activité économique, de l’évolution des prix et de la situation extérieure de l’Union économique et monétaire Ouest africaine’’ (UEMOA), a déclaré le gouverneur de la BCEAO, l’Ivoirien Jean Claude Kassi Brou.
Dakar, 5 mars (APS) – Le comité de politique monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé, à l’issue de sa réunion tenue le 5 mars, de maintenir le principal taux directeur auquel la Banque centrale prête ses ressources aux banques à 3,5% et le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal en vigueur depuis le 16 décembre 2023 à 5,5%, a-t-on appris auprès de l’institution bancaire sous-régionale.
‘’Cette décision résulte de l’analyse de l’activité économique, de l’évolution des prix et de la situation extérieure de l’Union économique et monétaire Ouest africaine’’ (UEMOA), a déclaré le gouverneur de la BCEAO, l’Ivoirien Jean Claude Kassi Brou.
Il s’exprimait au cours d’un point de presse à l’issue de la première réunion ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM).
‘’L’activité économique de l’Union demeure dynamique avec une progression du produit intérieur brut de 7% au 4ème trimestre 2024, après 5,8% le trimestre précédent’’, a expliqué M. Brou.
‘’Pour l’année 2024, a-t-il fait savoir, la hausse du produit intérieur brut (PIB) réel de l’Union est estimée à 6,2% après 5,3% en 2023 et devrait ressortir à 6,3% en 2025’’.
‘’Cette croissance est portée par l’ensemble des secteurs, notamment les ceux extractifs, manufacturiers et agricoles’’, a-t-il fait savoir, relevant que ‘’l’activité économique a bénéficié d’un financement approprié’’.
Selon lui, ‘’les crédits bancaires au secteur privé se sont accrus de 6,3% en glissement annuel en fin décembre 2024 contre une hausse de 5,8% à fin septembre 2024’’.
Le gouverneur indique que ‘’cette tendance devrait se poursuivre en 2025 avec une augmentation de 8,6%’’.
‘’Au 4ème trimestre 2024, le taux d’inflation s’est établi à 2,9% après 4,1% le trimestre précédent et la détente des prix a été favorisée par la baisse des coûts de produits alimentaires et énergétiques importés’’, a-t-il détaillé.
Il a signalé que ‘’les meilleures récoltes de la campagne vivrière 2024-2025 ont également contribué à réduire les pressions sur les prix’’.
Selon les prévisions, l’inflation devrait se situer à 2,7% en 2025 après 3,5% en 2024, a signalé Jean Claude Kassi Brou.
Des risques à prévoir
Le gouverneur de la BCEAO a dit que ‘’les risques d’une résurgence de pression sur les prix et les vies restent, en raison notamment de la persistance de la situation sécuritaire dans la sous-région et de l’effet du changement climatique’’.
Selon lui, cette situation, ‘’ainsi que l’impact des tensions géopolitiques et commerciales à l’échelle mondiale sur les prix mondiaux des produits énergétiques et alimentaires, pourraient réduire la production vivrière’’.
Il a aussi souligné que ‘’la situation extérieure de l’Union s’est améliorée sur la récente période en relation avec la hausse des prix des produits exportés, les ventes d’hydrocarbures à l’étranger et la mobilisation des ressources extérieures par les États membres’’.
Jean Claude Kassi Brou a rassuré que ‘’le comité de politique monétaire continuera de suivre au cours des prochains mois l’évolution de l’inflation ainsi que la situation économique financière et monétaire’’.
‘’Il prendra, selon lui, si nécessaire, les mesures idoines pour assurer la stabilité monétaire et financière de l’Union’’.
LES CONDUCTEURS DE MOTOS RÉCLAMENT UN DÉLAI SUPPLÉMENTAIRE
À l’approche de la date butoir du 13 mars 2025, ils pointent du doigt les lenteurs administratives et le manque de centres dédiés, appelant les autorités à faciliter le processus pour éviter des sanctions injustes.
Les trois mois accordés pour l’immatriculation des deux-roues prennent fin le 13 mars 2025. À quelques jours de l’échéance, les conducteurs lancent un appel aux autorités pour prolonger le délai.
Sur les ondes de la RFM, Mamadou Ndiaye, président de la Fédération nationale des motos tiak-tiak, invite les autorités à accorder un délai supplémentaire afin de permettre à ceux qui n’ont pas encore immatriculé leurs motos de le faire.
Il déplore les lenteurs observées dans la campagne d’immatriculation, attribuées au manque de rigueur des équipes techniques et à l’insuffisance des centres dédiés.
Dans le même élan, son collègue Ansoumana Badji, président de l’Union nationale des conducteurs de motos, exhorte les équipes techniques chargées des opérations à faire preuve de plus de rigueur, conformément à la volonté des autorités de réglementer le secteur.
PAR MALICK CISS
UN BUSINESSMAN À LA MAISON-BLANCHE
"L’Amérique d’abord ! Les affaires d’abord. Aux commandes : un businessman à la Maison-Blanche. Tel pourrait être l’intitulé d’un livre sur Donald Trump, au vu de ses premières décisions aux relents capitalistiques."
L’Amérique d’abord ! Les affaires d’abord. Aux commandes : un businessman à la Maison-Blanche. Tel pourrait être l’intitulé d’un livre sur Donald Trump, au vu de ses premières décisions aux relents capitalistiques. Avant même de s’asseoir dans son fauteuil de Président, il avait déjà imprimé sa marque sur les grands dossiers du monde : la guerre en Ukraine ; le financement de l’Otan ; la reprise de la guerre commerciale sur fond de droits de douane ; le conflit israélo-palestinien ; les déclarations (sérieuses ?) pour une annexion du Groenland pour ses ressources naturelles ou du Canada… Rarement, les moindres mots, faits et gestes d’un Président qui n’avait même pas encore pris fonction n’auront été scrutés et analysés de la sorte, semant espoir par-ci (Israël) et inquiétudes par-là.
Dès sa prise de fonction, une batterie de mesures s’ensuit, à savoir coupes budgétaires fatales à l’aide au développement, cure d’amaigrissement des services publics, droits de douane contre des voisins alliés et la Chine). Selon un décompte de l’Afp, il en est à 79 décrets en l’espace de 40 jours, soit autant que Joe Biden pendant toute sa première année à la Maison-Blanche. Objectif de ce bousculement de l’ordre national et international : renflouer les caisses de l’Amérique. Donald Trump et le monde, c’est comme un manager d’entreprise prompt à se délester de ses charges dans un univers de profit.
Il rebat les cartes de la géopolitique mondiale plus en fonction de ses intérêts économiques que stratégique. Le tout sur fond de rapport de force. Il faut convoquer l’état d’esprit de l’homme pour comprendre sa logique. Le successeur de Biden n’a ni ami ni allié ; il n’a que des intérêts. C’est un businessman ! Il dirige son pays comme un chef d’entreprise. « You’re fired ! » (vous êtes viré ! en anglais), aimait-il lancer, durant son premier mandat, à ses collaborateurs en disgrâce, pour s’en débarrasser comme on le fait avec un employé fautif.
La couleur, il l’a annoncée et serinée : « Mon administration effectue une rupture nette avec les valeurs de politique étrangère de l’administration précédente et, franchement, du passé ». Le fardeau du parapluie militaire de l’Otan coûtant cher, il somme les Européens de casser leur tirelire pour augmenter leur budget défense.
Avec l’Union européenne, ce concurrent qui ne dit pas son nom et dédaignerait certains produits américains, selon ses dires, « pour emmerder les États-Unis », Trump brandit la menace de 25 % de droits de douane à son encontre. Taïwan, qui a, jusqu’ici, confié son sort Washington, n’a pas une idée claire de la position américaine sur les prétentions de la Chine sur l’île. L’Ukraine, humiliée, a reçu un message clair : céder ses terres rares à Washington ou être laissée à la merci de la Russie.
De toute façon, Volodymyr Zelensky n’a pas les cartes en main ! D’ailleurs, devant Trump, qui a les cartes en main ? Avec lui, « on est tous présumés ennemis de l’Amérique, présumés coupables. On doit faire la preuve de notre innocence en négociant avec Trump », disait Richard Werly du journal suisse Blick. Les analystes politiques sont complètement désarçonnés par ce mode opératoire inédit. Beaucoup estiment qu’il s’agit plutôt d’un retrait officiel des États-Unis en tant que leader du nouvel ordre mondial.
À la place du droit, Trump apporte la loi du plus fort. Exit les valeurs morales. Il faut s’enrichir, encore s’enrichir, et c’est ce qu’il a promis à ses concitoyens pour arriver au pouvoir. « Cette aberration d’ordre moral qui se déroule devant nos yeux n’est-elle pas le symptôme inévitable d’une société qui, depuis plusieurs générations, ne parle plus que d’accumulation de bébelles ? Le rêve américain, cette toute dernière consécration de la « bonne vie », le voici », constate, dans le journal « Le Devoir », Marina Pronovost, conseillère en relations internationales. L’économiste Arnaud Orain, lui, appelle cela le début d’un « capitalisme de la finitude » (in Le Monde confisqué : essai sur le capitalisme de la finitude, 16e – 21e siècle, Flammarion, 2025). Il définit ce monde comme « une vaste entreprise navale et territoriale de monopolisation d’actifs —terres, mines, zones maritimes, personnes esclavagisées, entrepôts, câbles sous-marins, satellites, données numériques— menée par des États-nations et des compagnies privées afin de générer un revenu rentier hors du principe concurrentiel ».
Et cela se fait en déstructurant les règles du marché.
SÉNÉGAL-MAURITANIE, LES ARRESTATIONS METTENT EN PÉRIL LA LIBRE CIRCULATION
Alors que Dakar et Nouakchott travaillent sur un accord pour faciliter la libre circulation et le séjour des ressortissants, des rafles de Sénégalais sans carte de séjour en Mauritanie suscitent l’indignation.
Lors de la visite du Premier ministre Ousmane Sonko en Mauritanie, les autorités des deux pays ont conjointement examiné un projet d’accord visant à faciliter la libre circulation des personnes et les conditions de séjour et d’établissement pour leurs ressortissants respectifs. Cependant, cette initiative prometteuse semble aujourd’hui mise à mal par des événements récents.
Oumar Ndao, vice-président de la commission des affaires extérieures de la Fédération des associations et groupements des Sénégalais de Mauritanie (FAGSEM), a exprimé son indignation face aux rafles effectuées par la police mauritanienne à l’encontre des ressortissants sénégalais dépourvus de cartes de séjour. Il a souligné les difficultés majeures rencontrées par ses compatriotes pour obtenir ce précieux document, tout en appelant les autorités sénégalaises à agir rapidement pour éclaircir la situation.
« Nous sommes profondément surpris par ces rafles, surtout dans un contexte où des accords étaient en discussion pour renforcer les liens entre nos deux pays. Cette situation est inacceptable et dépasse ce qui devrait se passer entre le Sénégal et la Mauritanie », a-t-il déploré, rappelant les propos du président mauritanien Mohamed Ould El-Ghazouani sur la nécessité d’éviter certaines dérives dans les relations bilatérales.
Du côté des autorités officielles, un communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères des deux nations précise que des engagements avaient été pris pour finaliser, d’ici la fin du premier trimestre 2025, un projet d’accord révisé. Ce texte devait inclure des dispositions visant à simplifier les conditions d’obtention de la carte de séjour pour les Sénégalais résidant en Mauritanie. La partie mauritanienne avait réitéré sa volonté de mettre en œuvre, dans les plus brefs délais, les instructions émises par son Chef de l’État.
Alors que la coopération entre les deux pays est souvent mise en avant comme un exemple dans la sous-région, ces récents développements risquent de ternir l’image d’une relation fraternelle. Les autorités sénégalaises et mauritaniennes sont désormais sous pression pour trouver une solution rapide et restaurer la confiance entre leurs populations respectives.
OUATTARA ET MAHAMA LANCENT UN APPEL A L'AES
Le président ghanéen, John Dramani Mahama, qui effectue en Côte d’Ivoire sa première visite à la suite de son élection à la tête de son pays, s’est entretenu ce mercredi 5 mars avec Alassane Ouattara. Ensemble, ils ont lancé un appel aux pays de l'AES
Le président ghanéen, John Dramani Mahama, qui effectue en Côte d’Ivoire sa première visite à la suite de son élection à la tête de son pays, s’est entretenu ce mercredi 5 mars 2025, à Abidjan avec Alassane Ouattara. Ensemble, ils ont lancé un appel en direction de l’ Alliance des pays du Sahel ( AES).
En marge des échanges entre les deux chefs d’État ghanéen et ivoirien, le président Alassane Ouattara a indiqué, lors d’un point de presse, qu’ils ont « longuement évoqué la situation sécuritaire » dans la sous-région, qui « demeure très préoccupante, ainsi que la situation socio-politique dans le sahel. »
« Nous avons noté la nécessité d’apporter une assistance à ces pays frères pour leur permettre de faire face aux besoins humanitaires et sécuritaires. Nous vous faisons confiance Monsieur le président pour qu’à l’occasion de vos entretiens, avec ces pays frères, vous puissiez les convaincre de rester dans la Cedeao, car il y va de l’avenir des peuples de l’Afrique de l’Ouest », a déclaré M. Alassane Ouattara.
Pour sa part, le président du Ghana, John Dramani Mahama a soutenu qu’« il y a toujours la possibilité de ramener nos pays frères à la maison. Il est bon de rester dans un groupe de 15 que de rester dans un groupe de trois ».
« Ce sont des pays qui comptent dans la sous-région », il est important pour ces pays-là de « rester dans l’espace Cedeao, dans la mesure où il y a leurs populations sur les lignes des frontières pour des intérêts économiques. Et comme je le dis, il est toujours bon de rester dans un groupe de 15 que de rester dans un groupe de trois », a-t-il insisté.
« Je voudrais aussi lancer un appel aux pays de l’AES pour dire que nous sommes mieux à 15 qu’à trois, donc je souhaite que l’appel du président Mahama puisse être entendu par ces trois pays frères dont deux sont des pays voisins de la Côte d’Ivoire, que nous puissions continuer ensemble au sein de la Cedeao », a déclaré M. Ouattara, à la suite d’une question d’un journaliste.
Coopération bilatérale
Alassane Ouattara s’est félicité de l’« excellent entretien » au cours duquel ils ont abordé « les sujets d’intérêt commun, notamment dans le domaine de la défense, de la sécurité, de l’économie du cacao », dont ces deux pays sont les premiers producteurs mondiaux.
La Côte d’Ivoire et le Ghana cumulent plus de 60% de la production mondiale du cacao. Ils ont également abordé des « questions relatives aux mines et à l’énergie, ainsi que les grands chantiers de la Cedeao, tels que le corridor Abidjan-Lagos ou encore la monnaie commune, l’Eco. »
« S’agissant de la coopération bilatérale, nous avons réaffirmé notre volonté commune de soutenir l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana et de renforcer la coopération entre le Ghana et la Côte d’Ivoire dans le domaine des mines et de l’énergie, et de la lutte contre l’orpaillage illégal », a-t-il ajouté
« Nous nous sommes engagés à soutenir et à œuvrer à la mise en œuvre de l’accord de partenariat stratégique Côte d’Ivoire-Ghana, un instrument privilégié de la coopération, signé en 2017 à Accra », a affirmé M. Ouattara.
Les deux chefs d’Etat ont, par ailleurs, évoqué la nécessité de lutter efficacement contre le réchauffement climatique, contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, la piraterie maritime, et toutes les formes de trafics dans la sous-région.
Suspension des aides américaines
Sur la question de la réduction des financements américains, « c’est vrai que c’est une très grosse partie du financement international (64%) », a admis le président Ouattara, rappelant que la Côte d’Ivoire bénéficie de financements avec le MCC, ainsi que pour la lutte contre le paludisme et le SIDA.
De ce fait, « nous avons pris les dispositions, à notre niveau, pour continuer à financer tous ces projets en attendant que les Etats-Unis reprennent les choses après l’audit qui est en cours. Nous sommes (toutefois) confiants », a-t-il fait savoir.
« Les Etats-Unis ont toujours été un pays ami de la Côte d’Ivoire et je considère que l’issue de l’examen par le gouvernement américain (sera favorable) et que les décaissements reprendront pour la Côte d’Ivoire », a assuré le chef de l’Etat ivoirien.
Pour John Dramani, « les Etats-Unis ont le droit de réviser leur stratégie de coopération, pour voir comment ils pourraient orienter leurs financements. Je pense que c’est aussi une opportunité pour nous de voir comment on pourrait compter sur nous-mêmes ».
Le chef de l’Etat ghanéen, John Dramani Mahama, a déclaré avoir entendu qu’il y aurait « une réduction (des financements) de l’USAID », estimant que « cela est pour nous une opportunité de revoir aussi nos stratégies économiques. »
CAS DE ROUGEOLE, LA SITUATION DESORMAIS SOUS CONTROLE
Le Sénégal a recensé 43 cas de rougeole depuis le début de l’année 2025, indique le dernier bulletin épidémiologique du ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS), lequel rassure que la situation est sous contrôle.
Le Sénégal a recensé 43 cas de rougeole depuis le début de l’année 2025, indique le dernier bulletin épidémiologique du ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS), lequel rassure que la situation est sous contrôle.
Bien qu’ayant reconnu 43 cas de rougeole recensés en 2025, les autorités sanitaires sénégalaises ont rapidement rassuré la population, affirmant que la chaîne de transmission a été coupée et qu’aucune propagation généralisée n’a été observée.
Les autorités ont précisé que la plupart des personnes touchées n’étaient pas vaccinées, notamment des jeunes adultes de plus de 15 ans, qui avaient manqué les précédentes campagnes de vaccination.
L’année dernière, la rougeole avait connu une recrudescence avec 449 cas confirmés répartis sur 33 districts sanitaires du pays, principalement en raison des perturbations des services de santé liés à la pandémie de COVID-19, qui avaient diminué la couverture vaccinale.
Face à cette situation, les autorités appellent à une vigilance accrue et soulignent l’importance de la vaccination pour éviter de nouvelles épidémies.
Une campagne nationale de vaccination, ciblant les enfants de 6 mois à 14 ans, est prévue du 2 au 12 décembre 2025. Les parents sont donc invités à faire vacciner leurs enfants afin de renforcer l’immunité collective et prévenir la propagation de la maladie.
L'UCAD DANS DU SALE
L’affaire des notes gonflées à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) suscite une vive indignation au sein de la communauté estudiantine. À la Faculté des Lettres, de nombreux étudiants dénoncent une pratique qui porte atteinte à l’image de l’université ...
L’affaire des notes gonflées à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) suscite une vive indignation au sein de la communauté estudiantine. À la Faculté des Lettres, de nombreux étudiants dénoncent une pratique qui porte atteinte à l’image de l’université et remet en cause l’équité académique.
Le scandale des notes gonflées à l’UCAD est au cœur des discussions sur le campus. Entre colère et frustration, les étudiants de la Faculté des Lettres expriment leur indignation face à une pratique qu’ils jugent inacceptable.
Dans les allées de la faculté, le sujet alimente toutes les conversations. Assise dans le jardin, cahier entre les mains, Maman Khady, étudiante en anglais, fustige ces irrégularités : « Ces pratiques existent depuis longtemps, et pas seulement à l’UCAD. Elles ternissent l’image des étudiants et de l’université. »
Amadou Gaye, étudiant en troisième année de Lettres, déplore une injustice qui pénalise les élèves méritants : « La sélection en Master repose sur la moyenne. Si des notes sont gonflées, certains étudiants se retrouvent avantagés au détriment de ceux qui ont réellement travaillé. Résultat : des étudiants sans compétences accèdent à des niveaux qu’ils ne méritent pas. »
Face à l’ampleur du scandale, les étudiants réclament des mesures strictes. Astou Gueye Ndoye, étudiante en Droit, interpelle les autorités : « L’État et l’université doivent être plus regardants. Ce problème dépasse ce cas précis, il faut un audit général. »
Certains vont plus loin et demandent des sanctions exemplaires, y compris l’annulation des diplômes obtenus frauduleusement. Pour eux, seule une fermeté rigoureuse permettra de restaurer la crédibilité de l’université.
PAR ME ABDOULAYE TINE
DÉGRADATION DE LA NOTE DU SÉNÉGAL, LES TAUX D’INTÉRÊT N’AUGMENTERONT PAS !
La récente dégradation de la note de crédit du Sénégal par l’agence Standard & Poor’s a suscité des inquiétudes quant à une éventuelle hausse des taux d’intérêt. Cependant, cette perception est simpliste et mérite d’être nuancée.
La récente dégradation de la note de crédit du Sénégal par l’agence Standard & Poor’s a suscité des inquiétudes quant à une éventuelle hausse des taux d’intérêt. Cependant, cette perception est simpliste et mérite d’être nuancée.
Notation de Crédit : Pas un Verdict Absolu
Une note de crédit dégradée ne se traduit pas automatiquement par des taux d’intérêt plus élevés. Les marchés obligataires sont influencés par divers facteurs, tels que la conjoncture économique mondiale et la confiance des investisseurs.
Contexte Mondial : Un Avantage Potentiel
Dans un environnement de taux d’intérêt bas, le Sénégal peut emprunter à des conditions compétitives, indépendamment de sa notation.
Sources de Financement Diversifiées
Le Sénégal dispose d’un éventail de sources de financement qui ne reposent pas uniquement sur sa note de crédit. Les investissements étrangers et les partenariats public-privé constituent des alternatives solides. Croissance Économique : Un Atout Majeur
Les projets d’infrastructure ambitieux en cours d’exécution attirent les investisseurs et renforcent la position du Sénégal sur le marché, rendant ainsi son économie plus résiliente.
Perception des Investisseurs : Une Vision Optimiste
Les investisseurs évaluent la stabilité et les perspectives de croissance. Si le Sénégal maintient sa dynamique actuelle, l’intérêt pour ses obligations devrait rester fort, ce qui contribuera à maintenir des taux d’intérêt compétitifs. Il est essentiel de souligner que les taux d’intérêt se négocient librement sur le marché des capitaux, où ils sont déterminés par l’offre et la demande de fonds. Les prêteurs, tels que les banques et les investisseurs, établissent les taux en tenant compte de divers facteurs, et pas seulement de la note du pays.
En somme : Une Réalité Économique Complexe
Croire que la dégradation de la note de crédit entraînera inévitablement des taux d’intérêt plus élevés est une erreur. Grâce à une économie dynamique et à des sources de financement diversifiées, le Sénégal est bien positionné pour naviguer dans cet environnement économique complexe.