L’édition du Festival de Jazz de St Louis 2023, prévue du 25 au 29 mai 2023, rendra hommage au musicien de jazz Randy Weston. Au milieu d’un plateau artistique de haute facture attendu et en cours d’élaboration par l’équipe du président Me Ibrahima Diop, Randy Weston, un sénégalais parmi les Sénégalais, sera une vedette post mortem.
Sur le calepin du rendez-vous incontournable qu’est le Festival de Jazz de St-louis, il faut bien noter et prendre date avec l’hommage que l’équipe du président Me Ibrahima Diop a concocté. Dans la plaquette de présentation du projet, il est écrit que « cette 31ème édition de Saint Louis Jazz qui se tiendra du 25 au 29 mai 2023 sera un beau prétexte pour présenter aux mélomanes des créations artistiques inédites retraçant ces belles collaborations avec des musiciens partageant ce même idéal ainsi que la projection de vidéos témoignages chargées d’émotion sur « l’African Soul pianist ». « A travers cet hommage mérité que le Festival international de Jazz de Saint-Louis compte lui rendre, Baba Randy, de là où il se trouve aujourd’hui, sourira certainement puisqu’il trouvera réponses à toutes ces questions qu’il s’est inlassablement posées au cours de son existence ici-bas et sans lesquelles, il n’aurait peut être pas fait briller de si belle manière un jazz dont la sève nourricière africaine demeurera inaltérable » ajoute l’équipe du président de Saint-Louis Jazz Me Ibrahima Diop.
Randy Weston, jetant les cendres de son fils… au large de Gorée
Saint Louis Jazz ouvrira en fin mai, une encyclopédie artistique que Randy Weston en presque un demi-siècle a écrite dans ce sens. Occasion sera saisie pour relire ces liens sans cesse revendiqués et parois détournés.
Randy… plutôt Baba, un nom sénégalais porté pour montrer qu’il aime profondément l’Afrique, mais surtout le Sénégal. Cet amour du Sénégal proviendrait certainement d’un feeling issu de la rencontre de Baba Weston avec le savant Cheikh Anta Diop à Dakar en 1985. Baba Weston fera alors de l’Egyptologue son mentor parce que Cheikh Anta Diop a joué un rôle prépondérant dans l’affirmation de son identité africaine à travers une Amérique où être noir était presque une honte. « Depuis ces années 85, Randy Weston a préféré toujours garder farouchement son appellation de musicien africain plutôt que afro-américain, marié à une Sénégalaise, Fatoumata Mbengue de Rufisque, acceptant généreusement à deux reprises de se produire à St-Louis jazz avec des cachets nettement en deçà de son rang, portant avec enthousiasme un grand projet artistique tel que : la suite pour orchestre dédiées aux Nubiens, composer et jouer sur toutes les scènes du monde le fameux titre Senegal blues, venir verser à Gorée les cendres de son fils Ezzedine mort quelques années en arrière et exiger le même sort pour lui après sa mort sont autant de preuves entre autres démontrant l’attachement foncière de ce sage patriarche à ses racines africaines » lit-on dans la plaquette de l’équipe de Saint Louis Jazz. « Humblement et patiemment, il fit l’apprentissage des rites et codes d’un continent où, déjà gamin, il percevait les vibrations et les échos lointains. Ainsi, pendant plus de 50 ans, Randy façonnera un vocabulaire hybride pétri de blues et de rythmes hérités des traditions ancestrales de lui, un pianiste dont l’essence musicale et la matrice patrimoniale sont bel négro-africaines. C’est peut-être là où il faut aller chercher la quintessence de ses collaborations fructueuses avec les différents musiciens tels que : Doudou Ndiaye Rose, Abdellah El Gourd, Majid Bekkas et bien d’autres » conclut l’équipe du président Me Ibrahima Diop. D’ailleurs SaintLouis Jazz, en collaboration avec l’épouse de Baba Weston, Mme Fatoumata Mbengue en séjour à Dakar, a entamé des négociations pour la reconstruction de son groupe sur la scène via le fameux projet « the Rythms Continue » avec de grands musiciens et fidèles amis tels que Talib Kibwe, Neil Clarke, Alex Blake et Sharp Radway.
Ces derniers ont tous manifesté leur enthousiasme pour ce pèlerinage musical et spirituel qui leur permettra eux aussi de rendre hommage à Randy sur la terre nourricière. Le président Me Ibrahima Diop et son équipent prévoient d’y associer d’autres musiciens s’abreuvant à la même sève tel que le malien Cheikh Tidiane Seck qui fera son baptême de feu sur le plateau de SaintLouis jazz, le marocain multi-instrumentiste et maître Gnawa Majid Bekkas et d’autres têtes d’affiche dont les noms seront révélés sous peu. Ils s’inscriront tous dans la même veine en perpétuant et en sublimant le swing d’hier et d’aujourd’hui dans un discours aussi poétique que militant. Jazzement St-Louis !
LES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS POURRONT TOUCHER LE MINIMUM VIEILLESSE DANS LEUR PAYS D'ORIGINE
Cette annonce des autorités françaises coïncide avec la sortie dans les salles mercredi du film Tirailleurs, avec Omar Sy, qui raconte l'histoire de ces soldats des colonies pendant la Première Guerre mondiale
Les derniers "tirailleurs sénégalais" pourront rentrer dans leur pays d'origine tout en touchant le minimum vieillesse, a-t-on appris mercredi auprès du ministère des Solidarités, qui évoque "22 cas recensés".
Si la retraite peut être perçue partout dans le monde, le versement du minimum vieillesse est conditionné au fait de vivre en France la moitié de l'année.
"Un certain nombre de personnes ont émis le souhait de repartir dans leur pays d'origine pour finir leurs jours aurès de leur famille. Nous avons cherché à savoir combien de personnes cela concernait", a indiqué le ministère à l'AFP.
Les caisses d'allocations familiales et le secrétariat d'Etat aux Anciens combattants ont recensé 22 cas de "tirailleurs sénégalais" touchant le minimum vieillesse, précise le ministère confirmant une information de franceinfo.
Le ministre des Solidarités Jean-Christophe Combe va signer prochainement un courrier les autorisant à conserver le minimum vieillesse en vivant hors de France, a-t-on précisé au ministère, qui évoque une "dérogation, une tolérance accordée dans des conditions exceptionnelles et définies".
Cela ne veut pas dire qu'elles repartiront dans leur pays d'origine, qui n'est pas nécessairement le Sénégal, note le ministère.
Cette annonce coïncide avec la sortie dans les salles mercredi du film Tirailleurs, avec Omar Sy, qui raconte l'histoire de ces tirailleurs sénégalais pendant la Première Guerre mondiale.
Créé sous le Second Empire et dissous au début des années 1960, le corps des "Tirailleurs sénégalais" rassemblait des militaires nés dans les anciennes colonies françaises en Afrique et enrôlés dans l'armée française.
Le terme est venu à désigner l'ensemble des soldats d'Afrique noire qui se battaient sous le drapeau français, quelle que soit leur nationalité ou pays d'origine.
Ils ont participé à la Seconde Guerre mondiale et aux guerres de décolonisation, notamment en Indochine et en Algérie.
LA LEÇON D'OMAR SY AUX FRANÇAIS
Omar Sy, héros d’un film sur les tirailleurs sénégalais pendant la Première Guerre mondiale, s’étonne dans Le Parisien que les Français se sentent plus touchés par la guerre en Ukraine que par d’autres conflits plus lointains.
Omar Sy, héros d’un film sur les tirailleurs sénégalais pendant la Première Guerre mondiale, s’étonne dans Le Parisien que les Français se sentent plus touchés par la guerre en Ukraine que par d’autres conflits plus lointains. « Je suis surpris que les gens soient si atteints. Ça veut dire que quand c’est en Afrique, vous êtes moins atteints ? Moi, je me sens menacé de la même manière quand c’est en Iran, ou en Ukraine », assure-t-il. « Une guerre, c’est l’humanité qui sombre, même quand c’est à l’autre bout du monde », souligne-t-il. Et de poursuivre : « Quand c’est loin, on se dit que là-bas, ce sont des sauvages, nous, on ne fait plus ça. Comme le Covid, au début, on a dit : ‘’c’est que les Chinois’’. On se rappelle que l’homme est capable d’envahir, d’attaquer des civils, des enfants. On a l’impression qu’il faut attendre l’Ukraine pour s’en rendre compte. »
MULTIPLE PHOTOS
L’HISTOIRE DE MAK’BOURLA, LE COLLECTIONNEUR-GALERISTE DEVENU ARTISTE
Il est un plasticien autodidacte. Ibou Sène, plus connu sous le pseudo de Mak’Bourla, est un postier à la retraite. Il a eu comme école le Village des Arts de Dakar où il a rencontré de grands artistes de talent avec qui il a beaucoup échangé
Il est un plasticien autodidacte. Ibou Sène, plus connu sous le pseudo de Mak’Bourla, est un postier à la retraite. Il a eu comme école le Village des Arts de Dakar où il a rencontré de grands artistes de talent avec qui il a beaucoup échangé à partir de 2003. Passionné d’art, il est passé de collectionneur à galeriste, avant d’entrer dans la création à partir de 2006. Collectionneur, son bureau était toujours confondu à une galerie avec la présence d’œuvres d’art qui y occupaient une grande place. Galeriste également, il a ouvert dans les locaux de son service La galerie de La Poste où il a organisé l’exposition de plusieurs artistes rufisquois et plusieurs Biennales « Off ». D’ailleurs, celle de 2010 a été particulièrement couronnée de succès avec la présence effective de tout le staff de la Biennale « In », qui s’est déplacé de Dakar à Rufisque lors du vissage. Dans la création, il a commencé par le collage pour expérimenter par la suite la récupération où il a réalisé la « Grande Muraille verte », une installation faite avec des fruits de baobab, un arbre mythique et mystique qu’il a découvert à Rufisque et qui est devenu finalement sa source d’inspiration. Cramponné sur le noir et le blanc à ses débuts de peintre, il a fini par oser utiliser les couleurs, grâce aux encouragements d’un certain Fodé Camara, un artiste qui l’a fortement influencé par la découverte du papier mâché dans ses ateliers sis dans la banlieue de Rufisque.
Mak’Bourla a aussi participé à plusieurs expositions collectives au Centre culturel Maurice Gueye de Rufisque, ville où il était devenu un acteur culturel incontestable de 2004 à 2012. Généralement, il ne compte pas le temps lorsqu’il peint un tableau. « C’est une occupation pour moi, je fais petit à petit. Parfois, je me comporte comme un bébé qui suce son bonbon et il ne veut pas que ça soit fini. Du coup, un tableau peut durer un mois ou 6 mois. L’œuvre sur l’installation du Baobab a duré 10 ans. J’ai commencé en 2008 et je l’ai terminée en 2018 », précise-t-il. Avant de marteler : « La peinture, c’est une thérapie pour moi. Je ne peins pas pour l’aspect pécuniaire, mais pour le plaisir » Non sans préciser qu’il a piqué le virus grâce à son grand frère qui était musicien trompettiste. « C’était une idole », lâche l’artiste.
COUMBA GAWLO ROMPT LE SILENCE
La chanteuse Coumba Gawlo Seck éloignée de la scène sénégalaise à cause de sa maladie donne de ses nouvelles. À l’occasion de cette nouvelle année, l’artiste à la voix d’or a adressé un message de vœux au peuple sénégalais et à ses fan’s.
La chanteuse Coumba Gawlo Seck éloignée de la scène sénégalaise à cause de sa maladie donne de ses nouvelles. À l’occasion de cette nouvelle année, l’artiste à la voix d’or a adressé un message de vœux au peuple sénégalais et à ses fan’s.
« Chers public, amis et fan’s,
À l’entame de l’année 2023, je voudrais m’acquitter de l’agréable devoir d’adresser mes vœux les meilleurs à vos familles, vos proches et pour vous-même.
Je tiens aussi à vous réaffirmer que vos prières et tous les témoignages de compassion me vont droit au cœur et m’aident à traverser cette épreuve induite par mon retrait provisoire de la scène musicale.
Vous ne pouvez imaginer combien vous voir en personne, communier avec vous, me manque !
Je suis née pour chanter. Depuis ma plus tendre enfance, je ne sais faire que cela. Et aujourd’hui, rester si longtemps sans le faire, et surtout à vos côtés, me pèse énormément.
J’ai très hâte de vous faire entendre toutes mes nouvelles compositions, car depuis mon retrait de la scène musicale, en dehors du temps consacré à ma convalescence, je me suis attelée, parmi tant d’autres activités, à l’écriture de nouvelles chansons.
Par la grâce de Dieu, mon état de santé s’améliore, mais en attendant de vous retrouver sur scène, je compte reprendre mes activités humanitaires, caritatives et sociales.
Je vous donne rendez-vous très prochainement et vous réitère mes vœux les meilleurs pour l’année 2023.
Deweuneuti ! »
YOUSSOU NDOUR PARMI LES MEILLEURS
Le chanteur sénégalais, Youssou Ndour a annoncé, mardi, sur sa page Facebook sa consécration parmi les 200 plus grands chanteurs de tous les temps, une liste établie et publiée, dimanche, par le magazine bimensuel américain ‘’Rolling Stone USA’’.
Dakar, 3 jan (APS) – Le chanteur sénégalais, Youssou Ndour a annoncé, mardi, sur sa page Facebook sa consécration parmi les 200 plus grands chanteurs de tous les temps, une liste établie et publiée, dimanche, par le magazine bimensuel américain ‘’Rolling Stone USA’’.
‘’C’est avec un très grand honneur et une immense gratitude que je vous annonce que le magazine de référence de la musique +Rolling Stone+ vient de me consacrer parmi les 200 plus grands chanteurs de tous les temps. Vive la grande famille de la musique’’, a-t-il écrit sur son mur.
La star sénégalaise se retrouve à la 69e place de ce classement du magazine américain spécialisé dans la musique.
Cette distinction vient s’ajouter aux nombreuses récompenses reçues par le roi du Mbalax et lead vocal du Super Etoile.
Cette liste rendue publique pour célébrer le nouvel an, compte de grands noms de la musique mondiale à l’image d'Aretha Franklin, classée première devant Whitney Houston, Sam Cooke, Billie Holiday et Maria Carey.
Le chanteur Bob Dylan, Nobel de la littérature en 2016, est à la 15eme place tandis que Michael Jackson est à la 86 place, Bob Marley (98e), Elton John (100e).
On y retrouve aussi le chanteur nigérian Burna Boy à la 197ème place et son compatriote Féla Kuti (188e), la chanteuse indienne Lata Mangeshkar (84e) et la défunte chanteuse anglaise Amy Winehouse (83e).
Selon le magazine, les critères d’appréciation ont été faits sur l’originalité et l’étendue de l’héritage musical du chanteur.
‘’Ce qui nous importait le plus était l'originalité, l'influence, la profondeur du catalogue d'un artiste et l'étendue de son héritage musical, lit-on sur le site du magazine qui ajoute que des ‘’chanteurs qui ont façonné l'histoire et défini nos vies - des opérateurs lisses aux crieurs crus, du gospel au punk''.
Le magazine ‘’Rolling Stone'' avait déjà publié en 2008 une liste des 100 chanteurs et chanteuses présentés comme les plus grands de tous les temps.
ISSA DAMAAN SARR REMPORTE LE TROPHÉE DU CONCOURS PARLONS POESIE
La remise des prix de la 2e édition du Concours « Parlons poésie » s’est tenue à l’espace du Centre culturel Blaise Senghor, vendredi 30 décembre dernier. À l’issue de ce concours, les jurés ont, à l’unanimité, choisi le jeune poète Issa Damaan Sarr
La remise des prix de la 2e édition du Concours « Parlons poésie » s’est tenue à l’espace du Centre culturel Blaise Senghor, vendredi 30 décembre dernier. À l’issue de ce concours, les jurés ont, à l’unanimité, choisi, et par acclamation, le jeune poète Issa Damaan Sarr pour son recueil « Peuple de l’eau ».
Le Collectif « Parlons Poésie » a procédé, vendredi, à la remise du Prix du concours « Parlons Poésie : Prix Ibrahima Sall ». Pour cette 2e édition, la cérémonie s’est tenue à l’esplanade du Centre Culturel Blaise Senghor, en présence du monde littéraire et des amoureux des mots et des lettres. Mais aussi de la famille du parrain représentée par son fils aîné, Oumar Sall. Dans une vidéo projetée devant l’assistance, le jeune homme a fait un témoignage élogieux sur son défunt père, le poète Ibrahima Sall, méconnu du public. « Mais c’était voulu, c’était un homme discret », a-t-il dit. À travers ce Prix littéraire, le Collectif « Parlons Poésie » rend hommage au grand poète, Ibrahima Sall, dont la production littéraire est d’une grande envergure. Le jury du Prix « Parlons Poésie », présidé par le poète et critique littéraire, Waly Ba, a choisi à l’unanimité le recueil de poèmes « Peuple de l’eau », qui rend hommage au peuple « Niominka ». Son auteur est le jeune poète Issa Damaan Sarr qui remporte ainsi un trophée, un lot de livres et une enveloppe de 150 000 FCFA. Son recueil sera également publié par les éditions Al Faruq et les édition Ejo en langues locales.
Un hommage au « peuple de l’eau »
Le deuxième prix revient à Ibrahima Konté pour son recueil « Ombrages du berceau ». « Poèmes fragments » de Felix Mendy complète le podium. Ils rentrent respectivement avec un lot de bouquins, une enveloppe de 100 000 FCFA. Leurs recueils seront également publiés par les éditions Mame Touty et Mintou. En outre, ce concours participe au développement et à la vulgarisation de notre Patrimoine culturel immatériel (Pci), mais aussi à la construction citoyenne, par le biais de la poésie. Heureux de remporter le premier prix par acclamation du jury, le natif de Ndior, dans les îles du Saloum, se dit « fier », mais partagé entre « peine et joie ». Revenant sur la délibération, le président du jury a relevé qu’à l’issue des échanges, « l’œuvre Peuple de l’eau a totalement impressionné les membres du jury » et « n’a souffert d’aucune contestation ». Ainsi, le prix lui a-t-il été « décerné par acclamation ». « Je voudrais encourager le 2e et le 3e, car ils ont un grand mérite. Dans d’autres conditions, peut-être qu’ils auraient été premiers aussi. Mais, puisqu’il y avait Peuple de l’eau, on ne pouvait pas ne pas donner ce premier prix à l’auteur de ce recueil de poèmes », a-t-il justifié.
Le poète Ibrahima Sall offert en exemple
M. Ba a par ailleurs rappelé que le prix porte le nom de Ibrahima Sall, un poète modèle. « Tous les peuples ont besoin qu’on leur préserve leur patrimoine littéraire. Et Ibrahima Sall a fait son temps, il a fait son œuvre, il a été un très grand poète. Il va bien falloir, dans les lendemains meilleurs, qu’on puisse dénicher dans ce magma littéraire un très grand poète qui soit de la trempe du parrain d’honneur », souhaite-t-il. Il a de ce fait demandé à ceux qui n’ont pas été sélectionnés de sortir quelque chose qui soit « encore beaucoup plus valeureux parce que la poésie est une question de profondeur ».
La cérémonie a été marquée par l’intervention du professeur et critique littéraire, Khalifa Touré, pour sa profondeur, le caractère exquis du style qu’il emploie pour parler de ce grand homme, Ibrahima Sall, qui a exploré tous les genres littéraires. « C’est vraiment un régal d’écouter un critique littéraire de la dimension du professeur », s’est enorgueilli le directeur du Centre Aliou Kéba Badiane, ainsi que les parrains de l’évènement, Fatimatou Diallo Ba et Abdoulaye Fodé Ndione. Un rendez-vous littéraire marqué par la poésie. Les mots volent. Des voix de fées clament et déclament des poèmes. Des textes magiques agitent l’assistance. Un voyage dans la littérature avec la participation des slameurs comme Meissa Mara, William Mendy, Cheikh Slam, Kéba « Le Gladiateur », etc. L’événement a été ponctué également par une note de musique. Index alias Niul-kuk et l’artiste à la voix d’or, Gérard Ndiaye, sa guitare en bandoulière, avec son orchestre, ont en effet gratifié le public de sonorités Sérères, au rythme du Nguël. Tout le monde sur la piste pour terminer l’année en beauté.
LES ORIGINES DE L’ILE AUX COQUILLAGES ET LA LUTTE AU CENTRE DES FESTIVITES D’UN FESTIVAL
Omar Ba, le 1ier adjoint au maire de la commune de Joal-Fadiouth a présidé le week-end l’ouverture des festivités de la 3ième édition du Festival Xeman JOng foo Fadiouth
Omar Ba, le 1ier adjoint au maire de la commune de Joal-Fadiouth a présidé le week-end l’ouverture des festivités de la 3ième édition du Festival Xeman JOng foo Fadiouth. La manifestation devra permettre de redorer le blason de la ville du président poète Senghor.
L’origine des habitants de l’île de Fadiouth est le thème central du de la présente édition. D’où viennent –ils ? Qui ils trouvé sur place ? Quel est le fruit de la mixture actuelle ? Ce sont ces questions qu’Omar Ba a avancées pour camper le débat sur la problématique du peuplement de l’île aux coquillages. Revenant sur l’organisation du festival, il a rappelé la renommée de Joal-Fadiouth grâce à l’œuvre du président Léopold Sédar Senghor. Selon lui, il est question de travailler au maintien de cet héritage culturel. Ainsi, la tradition a été longtemps de fêter les 14 et 15 août, un événement affecté par le temps. La première édition du festival a connu un succès énorme avec des effets induits relevés chez les transporteurs, les aubergistes, les femmes transformatrices et les restaurateurs prouvant selon lui, que la culture est à la base du développement.
Le développement du thème s’est résumé aussi à un projet de création à Joal-Fadiouth d’un musée de la culture sérère.
Sur l’importance de la lutte dans la culture sérère, l’adjoint au maire la présente comme un pilier. La pratique de la lutte est liée à des activités transversales, l’exercice physique, la ruse, le mysticisme et tout un art de décrypter des signaux et des alertes. La lutte était organisée au clair de lune et à la fin des travaux champêtres. Maurice Ngom, le conférencier ayant développé le thème, a rappelé la naissance de l’île aux coquillages liés à la migration des guélewars dirigée par Meïssa Waly Dione Mané en passant par Mbissel. Il lui fallait un endroit pour les gens qui l’ont aidé à faire ce long périple. Depuis le Gabou à travers les eaux avec leurs pirogues. Il est revenu sur l’importance des lignées en pays sérère. Babacar Diouf, le président du comité d’organisation du festival a présenté l’événement comme étant une revue des différents aspects de la culture sérère.
OMAR SY DANS L'HORREUR DE LA GRANDE GUERRE
Un père et un fils arrachés à leur village peul et envoyés combattre en France durant la Première Guerre mondiale : dans "Tirailleurs", en salles mercredi, Mathieu Vadepied raconte, par l'intime, les destins broyés de tirailleurs sénégalais
Le film, qui sort au Sénégal deux jours après sa sortie en France, avait été présenté dans la Sélection officielle - mais hors compétition - du Festival de Cannes 2022.
Dix-sept ans plus tôt, au même endroit, un film sur des tirailleurs maghrébins durant la Seconde Guerre mondiale faisait sensation à Cannes : "Indigènes", de Rachid Bouchareb qui a valu au casting un prix d'interprétation collectif.
Cette fois, Mathieu Vadepied a centré son récit sur les seuls tirailleurs sénégalais avec, dans le rôle titre, la star Omar Sy.
"Cette histoire lie les deux pays, le Sénégal et la France.C'est complètement mon histoire.C'est complètement aussi mon identité", a-t-il déclaré fin décembre à Dakar lors d'une conférence de presse de présentation du film.
Tourné en partie au Sénégal mais aussi dans les Ardennes, le film suit le destin d’un père, Bakary (Omar Sy) et de son fils Thierno (Alassane Diong), qui sont arrachés à leur famille et se retrouvent dans les tranchées de la Grande Guerre, sous uniforme tricolore.
- "Pas là pour culpabiliser" -
Au-delà de l'horreur de la guerre, Vadepied met au centre de son film la relation difficile d'un père et son fils. Face à Bakary qui veut juste ramener son garçon vivant chez lui, Thierno, galvanisé par l'ambition militaire et la découverte de la France, menace de lui échapper.
Si "Tirailleurs" est d'abord le combat d'un père pour sauver son fils de la guerre, la portée politique de ce film est sans équivoque.
"L'idée, c'est de questionner.Questionner le rapport historique de la France à ses anciennes colonies, qu'est-ce qu'on dit de ça aujourd'hui, est-ce qu'on sait ce qu'on a fait?", avait déclaré à l'AFP son réalisateur lors du Festival de Cannes.
S'il se défend d'avoir fait un film "frontalement politique", il espère qu'il permettra de nettoyer les "caries" du récit national.Et surtout, précise-t-il, "on ne fait pas comme si ça n'existait pas, on ne bouge pas sans.Ces histoires, il faut les raconter, les transmettre.Faut que tout le monde les connaisse".
Créé par Napoléon III en 1857 au Sénégal, d'où son nom, le corps d'infanterie des tirailleurs s'est ensuite élargi dans son recrutement à des hommes d'autres régions d'Afrique occidentale et centrale conquises par la France à la fin du XIXe siècle.
La plus grande partie des tirailleurs venaient ainsi de territoires qui sont aujourd'hui le Mali et le Burkina Faso.
Les tirailleurs furent plus de 200.000 à se battre lors de la Première Guerre mondiale, 150.000 pour la Seconde, 60.000 en Indochine.C'est l'une des premières fois que leur histoire est portée à l'écran.
"On n'est pas là pour faire culpabiliser, mais pour reconnaître des histoires douloureuses et s'en libérer", assure Mathieu Vadepied.
Oubliés des politiques français pendant des décennies, les tirailleurs et leurs héritiers déplorent, encore aujourd'hui, un manque de reconnaissance, notamment du fait de retraites inférieures à celles de leurs frères d'armes français.
"Aujourd'hui, notre génération a besoin de ce récit pour notre construction, de prendre l'histoire, de savoir comment on se construit par rapport à ces deux pays", a poursuivi l'interprète de Lupin, co-producteur du film.
VIDEO
VJ, UNE STAR DE LA MUSIQUE SÉNÉGALAISE EST NÉE
Dakar a vibré cette fin d'année 2022 aux rythmes d’une révélation musicale sénégalaise : Mouhamed VJ ou VJ tout court. La nouvelle star a rempli l'esplanade du Grand Théâtre lors d’un spectacle, finalement interrompu, pour des raisons de sécurité
Dakar a vibré en cette fin de l’année 2022 aux rythmes d’une révélation de la musique sénégalaise : Mouhamed VJ ou VJ tout court. A peine dix-huit ans, la nouvelle star a rempli la mythique esplanade du Grand Théâtre lors d’un spectacle, finalement interrompu, pour des raisons de sécurité.
Ses fans, majoritairement des adolescents âgés de 15 à 20 ans, avaient découvert le phénomène depuis quelques mois, notamment sur les réseaux sociaux. Mais le grand public l’a connu après que son concert de ce jeudi 29 décembre a été finalement interrompu par les forces de l’ordre, parce que la foule était devenue incontrôlable. Mohamed VJ, 18 ans, est désormais entré dans la « cour des grands ».
Fils de deux talentueux et respectueux journalistes (Hourey Thiam et Ballé Preira), ce jeune prodige est en train de bouleverser tous les codes musicaux au Sénégal. Le petit Preira, qui a dû hériter de l’art oratoire de ses parents, des stars de la télé, a fait son entrée sur la scène musicale en 2021.
Mais il est parvenu à démontrer son talent grâce à l’interprétation en live de ses morceaux avec succès tels que « Dans tes bras », « Fusion » ou encore « Renouveau ».
En août dernier, il avait aussi rempli à guichet fermé le Canal Olympia et d’après ses nombreux fans présents, il a assuré.
Son dernier Single « Dans tes bras » est un mélange de romance et d’amertume. Un style bien particulier qui séduit les mélomanes au point de permettre à l’artiste d’avoir un million de vues sur YouTube. Depuis un certain temps, celle-ci ne cesse de séduire un public composé pour la plupart de jeunes férues de nouvelle tendance musicale pour en faire des challenges sur Tik Tok.
Connu également pour ses pas de danses, et son style freestyle, VJ est un artiste aux multiples casquettes. Chanteur, rappeur, beatmaker, il a été découvert grâce aux chansons remixées de Dadju. Puis il a commencé à, figurant sur plusieurs stories de musiciens du Sénégal comme Dip Doundou Guiss qui l’ont validé.
Le jeune musicien qui, jusque-là, partageait des scènes et fait les premières parties des artistes internationaux comme GIMS, Aya Nakamura, Dadju, a décidé de voler de ses propres ailes. Tout Dakar parle de lui, et le bruit s’entendra de loin.
Après avoir décroché le bac en juillet dernier au lycée Seydou Nourou Tall de Dakar, VJ est inscrit en première année à l’Institut africain de management (IAM). Prometteur donc !