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3 avril 2025
Femmes
KEN BUGUL, L'EXORCISME PAR L'ÉCRITURE
L'auteure parle de cet habitat qu’est pour elle la langue biologique, du village au Sénégal. Parcours hors norme de celle qui est allée à l’école des Blancs, mais plus sûrement à l’école des autres, jusqu’à se perdre dans sa quête de soi
C’était pas prévu, mais c’était couru d’avance, nous devions la croquer, la disséquer, l’enchanter En Sol Majeur. Grâce au Festival VO-VF Traduire le monde qui lui offre une carte blanche, Ken Bugul est de passage à Paris.
Sa carte d’embarquement encore dans la poche, elle le hurle et l’écrit depuis 7 décennies : Chez moi m’a manqué toute ma vie. Et oui son écriture - sorte de hurlement lumineux- se déploie dans sa trilogie biographique (Le Baobab fou, Cendres et braises et Riwan ou le chemin de sable, Grand Prix littéraire d’Afrique noire 1999). Sa trilogie sous le pagne ou dans le perfecto, allez savoir, cet auteur Présence Africaine vient nous parler de cet habitat qu’est pour elle la langue biologique, du village au Sénégal. Parcours hors norme pour celle qui est allée à l’école des Blancs, mais plus sûrement à l’école des autres, jusqu’à se perdre dans sa quête de soi. Ken Bugul, le cheveu argenté, reste cet enfant jouant dans le sable de Ndoucoumane, qui cherche quelque chose... en écrivant.
Après plus de 1 380 jours de détention, l'otage Sophie Pétronin est enfin libre. La septuagénaire française a été libérée au Mali, a-t-on appris jeudi 8 septembre.
L'humanitaire française Sophie Pétronin, enlevée au Mali en décembre 2016, a été libérée après plus de 1 380 jours de détention.
Après plus de 1 380 jours de détention, l'otage Sophie Pétronin est enfin libre. La septuagénaire française a été libérée au Mali, a-t-on appris jeudi 8 septembre. Le week-end dernier, plus d'une centaine de jihadistes condamnés ou présumés ont été libérés dans le pays dans le cadre de négociations en vue de la libération de la dernière otage française dans le monde, ainsi que de celle de Soumaïla Cissé, figure politique d'envergure nationale.
Détenue depuis quatre ans
Sophie Pétronin, qui dirigeait une petite ONG franco-suisse venant en aide aux enfants souffrant de malnutrition, a été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le nord du Mali, et était détenue par le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda.
Elle est apparue dans des vidéos diffusées en 2017 et 2018 par le GSIM. La dernière vidéo où elle apparaissait avait été reçue mi-juin 2018. Elle la montre très fatiguée, le visage émacié, en appelant au président français Emmanuel Macron, estimant que le chef de l'État l'avait "oubliée".
Le fils de Sophie Pétronin, Sébastien Chadaud-Pétronin, qui interpellait régulièrement les autorités françaises, avait estimé, en mai 2019, que sa mère était "sacrifiée" par le refus, selon lui, de la France de négocier avec les ravisseurs. "La volonté [d'Emmanuel Macron] ne suffit pas, maintenant il faut des actes", avait-il affirmé à l'époque sur France Info.
Sa famille avait annoncé, le 1er avril 2020, que le gouvernement lui avait transmis une preuve de vie récente.
Soumaïla Cissé, ancien chef de l'opposition parlementaire et deuxième à trois reprises de l'élection présidentielle, avait pour sa part été kidnappé le 25 mars, alors qu'il était en campagne pour les législatives dans son fief électoral de Niafounké, dans la région de Tombouctou, au nord-ouest du Mali.
LE PARTAGE COMME VIATIQUE
Petite-fille de Serigne Touba, Sokhna Baly Mbacké est l’épouse du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacke. Il est aussi sa cousine
Petite-fille de Serigne Touba, Sokhna Baly Mbacké est l’épouse du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacke. Il est aussi sa cousine.
De sa descendance paternelle, Sokhna Baly Mountakha a hérité d’une forte tradition d’érudition. Son père Serigne Souhaibou Mbacke était un érudit. Il est celui que l’on dépeint comme un « gardien de l’orthodoxie mouride ». Le père de Sokhna Baly était connu pour son franc-parler, son objectivité et son respect scrupuleux des prescriptions du Coran et de la tradition authentique.
Dans le sillage de la tradition familiale, Sokhna Baly s’applique et essaie de perpétuer le legs de sa grand-mère, Mame Diarra Bousso.
À côté de Serigne Mountakha, Sokhna Baly n’a qu’un objectif : chercher la grâce de son époux. Sa générosité et sa compréhension de la vie moderne font que le khalife lui a confié les ’’berndés’’ à la résidence Khadim Rassoul. Pendant le Grand Magal, elle s’occupe de la restauration des hôtes de marque du khalife. Avec l’aide de ses proches, elle se démène à la tâche avec conviction mais aussi avec la ferme volonté d’accomplir cette noble mission. Elle ne se voit pas dans les privilèges d’épouse du khalife.
Sokhna Baly a opté pour le ’’terrain’’ du partage. « À l’heure du repas, elle vient dans la cuisine. C’est elle-même qui s’occupe de la distribution des plats. Elle ne peut pas faire autrement. Parce qu’elle a passé son enfance chez Sokhna Mai, fille de Serigne Touba, qui lui a appris les bonnes actions », révèle son neveu, Mountakha Guèye.
Les bonnes œuvres de Sokhna Baly Mbacké ne se limitent pas seulement à Touba. À Porokhane, 2e capitale du mouridisme, sa présence est très marquée. Dans cette cité religieuse, l’épouse du khalife des mourides organise, chaque année, un Magal pour les homonymes de sa grand-mère, Sokhna Diarra. À Porokhane, Sokhna Baly appuie aussi les hôpitaux et les internats.
À Darou Minam, son fief à Touba, Sokhna Baly Mountakha est bien appréciée. Pas de difficulté pour retrouver sa grande bâtisse, nichée derrière la grande mosquée du quartier. En cette période de Magal, la maison ne désemplit pas. Même des nécessiteux profitent de l’évènement pour visiter sa cuisine et se procurer de la nourriture. « Sokhna Baly est une référence. Elle inspire. Sa présence aux côtés du khalife est comparable à celle de Cheikh Ibra Fall aux côtés de Serigne Touba », renseigne Mountakha Guèye.
VIDEO
YAYE KENE GASSAMA, FEMME DE SCIENCE
EXCLUSIF SENEPLUS - Heritages reçoit la Professeure titulaire à la faculté des Sciences et Techniques de l'Ucad, première femme au Sénégal, à avoir dirigé une chaire scientifique, pour un entretien enrichissant
Pour son troisième numéro, Heritages reçoit Yaye Kène Gassama, Professeure titulaire à la faculté des Sciences et Techniques de l'Universite Cheikh Anta Diop de Dakar. Elle est la première femme, au Sénégal, à avoir dirigé une chaire scientifique.
La chercheure, ancienne ministre de la Recherche scientifique et membre de l’Académie des sciences du Sénégal, parle de sa passion pour la science, de l’éducation des filles, de ses études en France, de ses missions en tant qu’universitaire, de sa rencontre avec le soufisme, de ses projets scientifiques, des enjeux des biotechnologies, de l’intelligence artificielle, etc.
Yaye Kène Gassama répond aux questions de l’éditorialiste de SenePlus, Paap Seen.
DÉJÀ 13 MORTS DANS DES ACCIDENTS DE LA ROUTE
Le colonel Cheukh Tine commandant du la brigade des sapeurs pompiers détacher au grand Magal a dréssé un bilan mi-parcours de la couverture sécuritaire.
Le colonel Cheukh Tine commandant du la brigade des sapeurs pompiers détacher au grand Magal a dréssé un bilan mi-parcours de la couvertue sécuritaire. Il fait état de 13 morts causées par les accidents.
«Nous avons pour le moment effectué plus de 80 interventions depuis la mise en place du dispositif de couverture. Malheureusement nous déplorons 13 décès enregistrés suite à des accidents de la route. Il faut également signaler que la plupart de ces accidents implique des motos Jakarta. », a déclaré le colonel Tine.
Il a également souligné que la brigade nationale des sapeurs-pompiers a déployé plus de 360 éléments, 80 véhicules et engins et un nombre important de motos équipées de trousses de secours et d’extincteur pour la couverture sécuritaire de ce Magal.
FATOUMATA BÂ, LE NUMÉRIQUE AFRICAIN AU FÉMININ
Sénégalaise, vivant en France, ayant installé le siège de Janngo en Côte d’Ivoire, elle a créé une structure financière qui veut aider au développement des jeunes pousses africaines
Comme tous les mois, RFI et Jeune Afrique reçoivent sur les antennes de RFI un grand invité de l’économie. Ce mois-ci, il s’agit d’une grande invitée en la personne de Fatoumata Bâ, fondatrice du fonds d’investissement Janngo.
Sénégalaise, vivant en France, ayant installé le siège de Janngo en Côte d’Ivoire, Fatoumata Bâ a créé une structure financière qui veut aider au développement des jeunes pousses africaines. Et des jeunes pousses africaines dirigées par des femmes pour des femmes. Faciliter l’essor économique d’entreprises dirigées par des femmes serait, selon Fatoumata Bâ, un formidable instrument de développement économique pour le continent africain.
LE DROIT A L’INFORMATION, GAGE DE LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
Au Sénégal, il y a un problème d’accès à l’information des femmes, et à l’information sur des femmes, souligne Gilles Fausto, représentant de l’Institut Pano
L’institut Panos dans le cadre de son projet «Femmes: occupez les médias !», a tenu une réunion nationale hier, jeudi 1 octobre 2020 sur «L’accès à l’information des femmes et sur les femmes au Sénégal». Il ressort des débats que le droit à l’information est un gage de la démocratie participative et un moyen pour les femmes de demander des comptes aux gouvernants. Et c’est aux femmes qui sont dans les médias de faire des efforts sur ce plan.
Au Sénégal, il y a un problème d’accès à l’information des femmes, et à l’information sur des femmes, souligne Gilles Fausto, représentant de l’Institut Panos qui se prononçait lors de la réunion nationale sur «L’accès à l’information des femmes et sur les femmes au Sénégal», organisée hier, jeudi 1er octobre 2020. Le Sénégal fait partis de presque toutes les Conventions internationales relatives à l’accès à l’information et membre de plusieurs mécanismes promouvant l’accès à l’information en général, fait remarquer. Mais, l’accès à l’information des femmes et sur les femmes pose problème, regrettera-t-il.
Poursuivant son propos, il relève que dans la «législation sénégalaise, même si la Constitution consacre l’accès à l’information, la loi sur l’accès à l’information universelle reste bloquée à l’Assemblée nationale depuis 2018. Et l’absence d’une législation nationale sur l’accès à l’information peut, à notre niveau, empêcher aux femmes d’exercer le droit à l’information et à la communication. Le droit à l’information et à la communication est un gage de la démocratie participative et un moyen pour les femmes de demander des comptes au gouvernement», expliquera le représentant de l’institut Panos. C’est un moyen également pour elles de participer à l’action gouvernemental et de prendre des décisions en toute connaissance de cause avance-t-il.
Pour lui, si cette loi n’est pas protégée, il est évident que les femmes sont celles-là qui sont les plus lésées. «Ce débat public est posé pour sonner l’alerte aux gouvernants ; si on parle de gouvernance ouverte et de gouvernance participative, il y a des éléments déterminants qu’il faut établir : des règles claires d’abord et avoir une universalité de l’accès à l’information». Il souhaite que les recommandations qui seront formulées à l’issue de la rencontre amènent les décideurs politiques à se rappeler du projet de loi et de procéder à une seconde lecture pour insérer des dispositions qui sont consacrées à l’accès des femmes à l’information et l’accès à l’information par les femmes. Babacar Diagne, le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) qui prenait part à cette journée de travail pense qu’au Sénégal, l’accès à l’information des femmes et l’accès à l’information sur les femmes pose problème. «C’est un problème d’égo que nous devrons pulvériser pour avancer», dit-il. «D’abord parce que nous avons dans tous les domaines des expertises de femmes extrêmement importantes et variées».
A son avis, «c’est aux femmes qui sont dans les rédactions de faire des efforts importants sur ce plan». Le deuxième aspect c’est l’information sur les femmes. Selon lui, «on doit faire l’inventaire des expertises de femmes sinon on aura sur des questions importantes toujours des plateaux à 99% hommes et cela n’aide pas à avancer les choses. Tant que les femmes des médias vont véhiculer les mêmes stéréotypes que les hommes, on ne s’en sortira pas».
par l'éditorialiste de seneplus, serigne saliou guèye
TROIS DECENNIES POUR PRENDRE LE POUVOIR
En 30 ans, le Sénégal a enregistré des progrès importants dans la scolarisation des filles. Résultat : aujourd’hui dans tous les examens au niveau des ordres d’enseignement du primaire, du moyen et du secondaire, les filles dament le pion aux garçons
Serigne Saliou Guèye de SenePlus |
Publication 29/09/2020
La conférence mondiale sur l’Éducation Pour Tous (EPT) réunie à Jomtien, en Thaïlande, et la 4e Conférence mondiale sur les femmes, qui s’est tenue à Pékin en septembre 1995 ont été un tournant décisif dans l’inscription massive des filles à l’école avec un projet comme la Scofi et aussi l’appui de la coopération bilatérale et de certaines institutions internationales. En 30 ans, le Sénégal a enregistré des progrès importants dans la scolarisation des filles. Résultat : aujourd’hui dans tous les examens au niveau des ordres d’enseignement du primaire, du moyen et du secondaire, les filles dament le pion aux garçons de par le nombre d’inscrits et, souvent, le taux de réussites
Les droits des filles et des femmes sont garantis par la Convention relative aux droits de l’enfant, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement et le Programme d’Action élaboré lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, qui a eu lieu à Pékin en septembre 1995. Ledit programme, adopté à l’unanimité par les 189 Etats présents, définit douze domaines prioritaires d’intervention qui se déclinent en un ensemble d’objectifs stratégiques ; l’objectif 2 étant de favoriser l’égal accès à l’éducation et à la formation. Les gouvernements y reconnaissent que « l’égalité des droits, des chances et de l’accès aux ressources, le partage égal des responsabilités familiales et un partenariat harmonieux entre les femmes et les hommes sont essentiels à leur bien-être et à celui de leurs familles ainsi qu’à l’affermissement de la démocratie ».
La Conférence de Pékin proclame que l’égalité entre les femmes et les hommes est une condition essentielle du développement durable, de la paix et de la démocratie. Douze objectifs stratégiques sont identifiés, que les Etats s’engagent à traduire dans des politiques nationales. Cinq ans avant la plateforme de Pékin, la conférence mondiale sur l’Éducation Pour Tous (EPT) s’est réunie à Jomtien, en Thaïlande. Les représentants de 155 pays et 150 organisations se sont engagés à garantir la scolarisation de base pour tous à l’orée 2000.
Ainsi plusieurs institutions internationales se sont engagées à promouvoir le développement de la scolarisation des filles. Ainsi, entre 1999 et 2007, des progrès considérables ont été effectués au niveau mondial : environ 22 millions de filles de plus ont été inscrites dans les écoles primaires. De ce fait, les écarts entre les sexes au niveau des inscriptions à l’école primaire ont diminué dans beaucoup de pays.
Et vint le SCOFI !
Au niveau national, des initiatives n’ont pas manqué. C’est ainsi que le Sénégal, bien que plongé dans une crise économique sans précédent, s’est engagé à mettre en œuvre les décisions de Pékin et de Jomtien. Au niveau du ministère de l’Éducation nationale, le projet gouvernemental de scolarisation des filles appelé Scofi a été mis en place en 1994. Il a essentiellement pour vocation et mission de mener des actions de plaidoyer, d’information, de communication visant à promouvoir massivement l’inscription des filles à l’école. Dans un pays où les traditions et religions confinent la femme à un statut de soumission, où l’on pense dans certains milieux conservateurs que l’éducation d’une fille n’est pas à pousser comme le dit Nabou dans Une si longue lettre de Mariama Ba, les résistances à un tel projet n’ont pas manqué.
L’objectif de la Scofi n’est pas seulement de scolariser mais aussi de pousser les filles à rester aussi longtemps à l’école que les garçons. Depuis les années 90, on a noté une baisse des inégalités sexuées dans la population scolaire. Si les inscriptions des garçons semblent connaitre un ralenti, celles des filles se sont nettement améliorées. Mais les statistiques ont montré que les garçons sont encore plus aptes à poursuivre les longues études. En 2000, les filles représentent 48,5 % des effectifs du primaire, mais 45,3 % des effectifs de l’enseignement secondaire, et seulement 25 % des effectifs de l’université de Dakar. Cette sous-représentation aux niveaux supérieurs est liée à des motifs économiques, familiaux, personnels, scolaires, à la violence physique, psychique voire sexuelle en milieu scolaire.
En 2018, il y a eu plus de filles inscrites au CI que de garçons
234584 contre 214842. Et il faut souligner que dans toutes les régions du Sénégal excepté Kédougou, Sédhiou, Rufisque et Ziguinchor, le taux d’inscription des filles est supérieur à celui des garçons. Et Diourbel, où les résistances ont été les plus vives contre la scolarisation des filles, a été pendant cette année 2018 la région où l’on a enregistré un fort taux d’inscription des filles au CI avec 20 996 contre 16 964 garçons. Et ce même si la région n’a pas enregistré un TBA (Taux Brut d’Admission) supérieur à 100 % chez les filles. L’analyse du taux global des inscriptions au CI selon le genre montre que le TBA au CI des filles est supérieur à celui des garçons. Cette situation traduit un indice de parité en faveur des filles.
En 2018, les effectifs scolarisés dans l’enseignement moyen général s’élevaient à 722 356 élèves dont 52,8 % de filles. Au niveau des académies, il apparaît selon un rapport de l’ANSD que celles de Thiès (120 610), de Pikine-Guédiawaye (88 920) et de Dakar (67 846) ont les plus gros effectifs tandis que celles de Kédougou (8 189), de Kaffrine (13 944) et de Matam (23 337) ont les plus faibles effectifs. En 2018, l’effectif total des élèves du secondaire général était de 339 225, dont 170 418 filles, soit 50,2 %. Donc la majorité des élèves du secondaire général étaient de sexe féminin cette année-là. Une tendance qui s’est poursuivie.
En effet entre 2000 et 2020, des pays de géants semblent avoir été franchis. Ainsi l’on remarqué qu’au niveau des résultats, que les filles, qui représentaient 54 % des candidats ayant subi les épreuves, ont réalisé une meilleure performance que les garçons à l’examen du Baccalauréat 2020 au Sénégal. Leur taux d’admission est de 52 %, toutes séries confondues, faisant mieux que les garçons.
Pour le BFEM, l’on a enregistré 177 434 candidats dont 54 % de filles. Les résultats détaillés ne sont pas encore disponibles mais les filles sont parties pour prendre le dessus sur les garçons.
Pour le CFEE et l’entrée en 6e de cette année-ci, les filles représentent 53 % des 285 812 candidats. Là aussi, la supériorité côté résultats est plutôt féminine. Pendant ces trois décennies, c’est-à-dire depuis Jomtien, le Sénégal est parvenu est combler le gap existant entre les garçons et les filles en matière de scolarisation. Mais toutefois le décrochage ou le maintien des filles aux niveaux moyen, secondaire et supérieur demeure encore un problème. Les facteurs culturels, les pesanteurs sociales, la pauvreté, les difficultés sociales demeurent encore des goulots d’étranglement pour atteindre l’objectif de les maintenir à l’école le plus longtemps possible.
CAROLINE FAYE, LA PREMIÈRE DÉPUTÉE DU SÉNÉGAL
Née à Foundiougne, elle a consacré sa vie à l’éducation et à la formation de ses concitoyens sur tout ce qui touche à la promotion sociale de la femme sénégalaise
Si depuis le tournant de l’an 2000, les différentes législatures comptent presque autant d’hommes que de femmes, parité oblige, l’histoire retient que Caroline Faye est la toute première femme à siéger à l’Assemblée nationale sénégalaise. C’était entre 1963 et 1968 lors de la deuxième législature. Née à Foundiougne, Caroline Faye a consacré sa vie à l’éducation et à la formation de ses concitoyens sur tout ce qui touche à la promotion sociale de la femme sénégalaise. Institutrice de formation, elle est sortie de l’Ecole normale des jeunes filles de Rufisque en 1945. Mais elle attendra dix ans pour obtenir son diplôme d’institutrice parce qu’elle avait refusé de se faire examiner par des «inspecteurs coloniaux arrogants». Son diplôme en poche, elle enseigne à Louga, Thiès, Mbour, avant de diriger l’Ecole des jeunes filles de cette localité jusqu’en 1962.
C’est en 1952 que Caroline Faye fait son entrée en politique. Son objectif, amener les femmes des campagnes à s’intéresser à la politique. Ainsi, dès 1951, Caroline Faye crée des associations féminines. Elle sillonne le pays en allant de village en village pour lancer un appel aux paysans analphabètes. Elle les incite à s’organiser et à s’employer activement en vue d’une amélioration de leurs conditions de vie. En 1963 donc, Caroline Faye est élue députée. Elle y occupera les fonctions de présidente de la Commission des affaires sociales, de la fonction publique et du travail. Fort de ses dix mandats, elle a été, en 1973, la seule femme à avoir siégé dans la Commission pour l’étude du projet de loi portant Code de la famille. Elle a été également la première femme ministre sous Senghor. Elle a été vice-présidente du Conseil national des femmes de l’Union progressiste sénégalaise (Ups) en 1964. Caroline Faye est la veuve de l’ancien maire de Mbour, Demba Diop, assassiné en 1973. En hommage à son parcours politique, son nom a été donné au grand stade de la ville de Mbour.
(Source : ‘’Cahiers de l’Alternance’’ du Cesti, édition 2011)
NGABOU FERME SES PORTES À SOKHNA AÏDA
La veuve de Cheikh Béthio Thioune, défunt Khalif des Thiantacones, est déclarée persona non grata à Touba pour la célébration du Magal de Touba. En cause son refus de se ranger derrière Serigne Saliou Thioune, l’héritier du défunt.
La veuve de Cheikh Béthio Thioune, défunt Khalif des Thiantacones, est déclarée persona non grata à Touba pour la célébration du Magal de Touba. En cause son refus de se ranger derrière Serigne Saliou Thioune, l’héritier du défunt.
"Depuis plusieurs mois, une grande partie de la communauté mouride du Sénégal et d’ailleurs nous interrogent au sujet de cette dame Sokhna Aïda Diallo qui est l’une des veuves du regretté Serigne Cheikh Béthio Thioune. Des interpellations qui nous ont poussés nous aussi à nous en ouvrir au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, qui est et reste le seul habilité à nous orienter. Avec Serigne Cheikh Bassirou Abdou Khadre, le porte-parole du Khalif général des mourides, nous sommes allés voir Serigne Cheikh Saliou qui est le Khalif de la famille de Serigne Saliou Mbacké. Mais celui-ci nous a clairement fait comprendre que lui-même se plierait à toute décision prise par le Khalif général des mourides, concernant Sokhna Aïda Diallo, tout comme toute autre affaire", a précisé Modou Lô Ngabou, le responsable moral du Dahira Safinatoul Amane, dans une déclaration lue à la presse, hier jeudi.
Le responsable de souligner : "depuis l’année dernière, Mountakha Bassirou Mbacké avait effectué une sortie pour donner un ’’ndigël’’ à Sokhna Aïda Diallo de rentrer dans les rangs. Il lui avait été très explicitement demandé de se ranger derrière Serigne Saliou Thioune qui est aujourd’hui, le Khalif de son défunt père. Puisque jusque-là Serigne Mountakha n’a pas encore fait une autre déclaration en ce sens, nous retenons alors que ce ’’ndigël’’ reste toujours d’actualité. Cela dit, tout le monde a constaté que Sokhna Aïda n’a rien changé de ses comportements et continue aujourd’hui encore de désobéir au ’’ndigël’’ du Khalif général des mourides. Contrairement à Serigne Saliou Thioune, qui, lui, en bon disciple de Serigne Touba, a respecté à la lettre les consignes du Khalif. Quiconque ne respecte pas le ’’ndigël’’ n’est pas un véritable talibé mouride".