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4 avril 2025
Politique
PASTEF S’ACCAPARE DU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE
L’opposition qui a proposé pour le seul poste qui lui revenait dans ce bureau de l’Assemblée nationale Mouhamadou Ngom dit Farba Ngom a vu ce choix refusé par la majorité qui a demandé plutôt une femme pour respecter la loi sur la parité
La nouvelle Assemblée nationale marquant la15e législature a été installée hier, lundi 2 décembre. Lors de cette première session marquée par les premières tensions entre la majorité Pastef et l’opposition Takku-Wallu, le Pastef a profité du boycott de l’opposition pour s’accaparer de tous les postes du nouveau Bureau de l’Assemblée présidé par l’ancien ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye.
Les députés nouvellement élus se sont installés hier, lundi 2 décembre dans leur fonction lors de la première session de l’Assemblée nationale. Présidée par Alla Kane en sa qualité de doyen d’âge de cette 15e législature qui était assisté par Anne Marie Yacine Tine et Awa Sy, les deux plus jeunes parlementaires comme secrétaires de séance, cette session a été marquée par l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale et les autres membres du bureau. Proposé par la majorité parlementaire Pastef, l’ancien ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye, plus connu sous le nom de El Malick a obtenu 134 voix sur les 163 votants devenant ainsi le 13e président de l’Assemblée nationale du Sénégal. Lors de ce scrutin, 22 députés ont voté contre et 07, se sont abstenus.
A la suite de son élection, le président Malick Ndiaye a présidé conformément aux dispositions du règlement intérieur de cette deuxième institution de la République à l’élection des autres membres du bureau de l’Assemblée nationale. Une élection boycottée par les députés de l’opposition à la suite d’une divergence avec leurs collègues de la majorité sur le choix du huitième Vice-président.
En effet, l’opposition qui a proposé pour le seul poste qui lui revenait dans ce bureau de l’Assemblée nationale Mouhamadou Ngom dit Farba Ngom a vu ce choix refusé par la majorité qui a demandé plutôt une femme pour respecter la loi sur la parité en tenant compte de sa liste des sept premiers Vice-présidents alternant homme et femme.
Farba Ngom, la pomme de discorde
A peine installé dans ses fonctions de 13e président de l’Assemblée nationale, l’ancien ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye a fait face à son blocage. En effet, après lecture des huit parlementaires proposés aux postes de vice-présidents dont sept issus du groupe de la majorité Pastef et le huitième par Takku-Wallu, le nouveau président a fait part d’une « carence » liée selon lui par la décision de l’unique groupe parlementaire de l’opposition de proposer un homme à la place d’une femme pour satisfaire aux exigences de la loi sur la parité. Sur ce, il a invité la présidente du groupe Takku-Wallu, Aissata Tall Sall à venir rectifier cette proposition en donnant le nom d’une femme. Une demande catégoriquement rejetée par cette dernière. « Le Vice-président que nous avons, nous le tenons de la loi et du règlement intérieur. C'est le suffrage des Sénégalais qui nous donne droit en fonction de la plus forte moyenne, comme vous l'avez rappelé, qui donne droit à notre groupe parlementaire ce poste, puisque nous sommes 17 députés constitués, c'est le 10e de l'Assemblée nationale », a-telle martelé
Invité à prendre la parole également son collègue président du groupe parlementaire de la majorité, Ayib Daffé s’interrogeant sur les raisons de l’obstination de leurs camarades de l’opposition à bloquer les travaux de l’Assemblée nationale depuis le matin a brandi la menace de proposer une femme si les choses ne bougent pas. En effet, selon lui, l'article 14 dit très clairement que les postes de Vice-président et des Questeurs sont attribués dans l'ordre fixé à l'article 13 qui donne bien la liste du premier au 7e vice-président en donnant la priorité au groupe ayant obtenu le plus de sièges. «Nous sommes le groupe ayant obtenu le plus de sièges. Nous avons 130 députés et vous en avez 17. Nous avons la majorité et c'est la volonté du peuple sénégalais. Il faut respecter la volonté du peuple sénégalais », a-t-il lancer à l’endroit de ses collègues de l’opposition. Et de renchérir, « nous ne comprenons pas pourquoi monsieur Mouhamadou Ngom doit bloquer l'Assemblée nationale. Que veut faire Mouhamadou Ngom dans ce bureau de l’Assemblée nationale qu’il n’a pas fait pendant toutes ces législatures où il a été député ? » s’interroge-t-il avant de lancer à l’endroit de sa collègue présidente du groupe parlementaire de l’opposition. « Est-ce qu'il n'y a pas de dames aussi valables que vous, madame la présidente du groupe parlementaire pour siéger dans ce bureau au nom du groupe Takku -Wallu ? Pourquoi vous stigmatisez les femmes ? » Revenant à la charge, l’ancien ministre de la Justice est restée ferme sur sa position poussant ainsi le président de l’Assemblée nationale a demandé au groupe de la majorité à proposer une candidate à la place de Farba Ngom. En réaction à cette décision, les 17 députés du groupe de l’opposition ont décidé de boycotter le reste des travaux en quittant tout simplement la salle de plénière. Résultats, le groupe de la majorité Pastef s’est accaparé de tous les postes des huit Vice-présidents, des six Secrétaires élus et des deux Questeurs. Ce qui donne lieu à un bureau de l’Assemblée nationale 100% Pastef, une première au Sénégal depuis 2007.
Quand la 15e législature renoue avec les mauvaises pratiques de non-respect de l’heure
Convoquée à 10 heures du matin, cette session marquant le début de la 15e législature a également renoué avec les mauvaises pratiques observées dans les travaux des précédentes législatures. Il s’agit du non-respect de l’heure indiquée dans les convocations. En effet, la session a accusé un retard d’environ sept heures de temps. Une situation qui a contraint un grand nombre du public venu assister à cette ouverture de l'Assemblée nationale, a quitté les tribunes
Installé dans ses fonctions de président de séance pour présider l’ouverture de cette plénière et l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale pour les 5 prochaines années, le doyen d'âge, Alla Kane n’a pas manqué d’ailleurs de présenter ses excuses à ses collègues et au public sans toutefois donner les raisons de ce retard. « Nous nous excusons du retard, nous vous demandons pardon. L'attente a été longue. Beaucoup de personnes sont là depuis 10 heures. À la population du Sénégal, nous demandons pardon. »
Guy marius exige la lettre de démission Malick Ndiaye
Le député Guy Marius Sagna qui s’était déjà fait remarquer dans la précédente législature par ses positions pour le respect des principes s’est encore illustré hier, lundi 2 décembre lors de la plénière d’installation de la 15e législature. En effet, peu après le démarrage de la séance, le député élu du département d’Oussouye (région de Ziguinchor) nonobstant sa qualité d’appartenance à l’actuelle majoritaire parlementaire a exigé la lettre de démission du gouvernement du ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye proposé par leur parti, Pastef. Devant le pupitre, Guy Marius Sagna a justifié sa position par une logique de cohérence au combat de principe qu’il avait mené avec ses camarades de l’ancien groupe parlementaire Yewwi askan wi contre les anciens ministres du régime du président Macky Sall. «Il y a quelque chose que vous avez oublié. Il faut nous fournir la lettre de démission de monsieur El Malick Ndiaye du gouvernement. Si cette lettre n’est pas disponible, il y aura un problème, car son poste de ministre est incompatible avec celui de député», a-t-il lancé à l‘endroit du président de séance, Alla Kane en rappelant leur opposant le 12 septembre 2022 à la participation des ministres du gouvernement du président Macky Sall élus députés de participer aux travaux de l’Assemblée. Reprenant la parole, Alla Kane a invité Ayib Daffé, président du groupe parlementaire de la majorité à prendre la parole pour apporter des éclairages sur cette question. « Malick Ndiaye nous a remis la copie de sa démission du gouvernement. Il m’a effectivement remis sa lettre ce matin. Guy Marius Sagna a bien fait de rappeler l’article 109, mais Malick Ndiaye a bien démissionné de son poste de ministre de la République », a informé Ayib Daffé.
Prenant la parole à son tours, Abdou Mbow qui a remplacé l’ancien président de la République, Macky Sall démissionnaire, a demandé la suspension du processus d’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale jusqu’à ce que le gouvernement prenne acte de cette démission. « Le règlement intérieur n’autorise pas une autre personne à part le président de l’Assemblée nationale à faire lecture de la démission d’un membre du gouvernement » a-t-il indiqué. Mais, reprenant la parole, le président de séance soulignant que la « bonne démarche est celle que nous avons eu en donnant la parole au président du groupe parlementaire Pastef pour apporter la réponse » a demandé la poursuite des travaux après avoir lui-même procéder à la relecture de la lettre de démission du ministre El Malick Ndiaye du gouvernement. « Nous sommes dans le cadre de l’élection du président de l’Assemblée nationale, nous ne sommes pas encore arrivés aux débats. Nous allons donc continuer le processus ».
LA QUINZIÈME LÉGISLATURE DÉVOILE SA STRUCTURE DIRIGEANTE
Sous la direction du président Malick Ndiaye, l'institution met en place une équipe dirigeante composée de dix-sept membres, répartis entre la présidence, les vice-présidences, le secrétariat et la questure
L’Assemblée nationale du Sénégal, dirigée par le député Malick Ndiaye, a élu lundi un nouveau bureau à la suite d’intenses débats au cours d’une longue journée d’installation de la quinzième législature, a constaté l’APS.
Voici la composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale
L'ancien député Abass Fall est nommé ministre du Travail, tandis que Yankhoba Diémé hérite du portefeuille des Transports. Cette nouvelle configuration préserve la stabilité d'un gouvernement toujours sous la conduite du Premier ministre Ousmane Sonko
Le président de la République a procédé à un réaménagement du gouvernement consistant à nommer l’ancien député Abass Fall ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, en remplacement de Yankhoba Diémé, lequel va s’occuper désormais des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens.
M. Diémé remplace Malick Ndiaye, qui été élu président de l’Assemblée nationale, lundi.
Voici la liste des membres du nouveau gouvernement :
monsieur Ousmane Sonko, Premier ministre ;
monsieur Ahmadou Al Aminou Lo, ministre, secrétaire général du gouvernement ;
madame Yassine Fall, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères ;
Général Birame Diop, ministre des Forces armées ;
monsieur Ousmane Diagne, ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;
Général Jean Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ;
monsieur Birame Souleye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines ;
monsieur Abdourahmane Sarr, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération ;
monsieur Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget ;
monsieur Yankhoba Diémé, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens ;
monsieur Daouda Ngom, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique ;
monsieur Amadou Moustapha Njekk Sarré, ministre de la Formation professionnelle (Porte-parole du Gouvernement) ;
monsieur Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l‘Hydraulique et de l’Assainissement ;
monsieur Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique ;
monsieur Elhadj Abdourahmane Diouf, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ;
monsieur Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce ;
madame Fatou Diouf, ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires ;
madame Maïmouna Dièye, ministre de la Famille et des Solidarités ;
monsieur Abass Fall, ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions ;
monsieur Balla Moussa Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires ;
monsieur Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale ;
monsieur Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Action sociale ;
monsieur Olivier Boucal, ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public ;
madame Khady Diène Gaye, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ;
monsieur Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage ;
monsieur Alioune Dione, ministre de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire ;
monsieur Mountaga Diao, ministre du Tourisme et de l’Artisanat ;
monsieur Amadou Chérif Diouf, secrétaire d’État aux Sénégalais de l’extérieur ;
monsieur Ibrahima Thiam, secrétaire d’État au Développement des PME/PMI ;
monsieur Momath Talla Ndao, secrétaire d’État à l’Urbanisme et au Logement ;
monsieur Alpha Ba, secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan ;
monsieur Bacary Sarr, secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique.
AMADOU BA DE JAMM AK NJERIÑ SIÈGERA À L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Selon Mbaye Dione, la présence de l'ancien Premier ministre au sein de l’hémicycle marque un retour important dans la sphère parlementaire pour celui qui a dirigé le gouvernement sénégalais et assumé de hautes responsabilités politiques.
Le député Mbaye Dione, membre de l’Alliance des forces de progrès (AFP) et élu sur la liste Jamm Ak Njeriñ, a annoncé que l’ancien Premier ministre Amadou Ba siègera à l’Assemblée nationale lors de la 15ᵉ législature.
Selon Mbaye Dione, la présence d’Amadou Ba au sein de l’hémicycle marque un retour important dans la sphère parlementaire pour celui qui a dirigé le gouvernement sénégalais et assumé de hautes responsabilités politiques. « Sa présence à l’Assemblée nationale est une opportunité pour le groupe parlementaire Jamm Ak Njeriñ de renforcer sa voix et d’apporter des contributions substantielles au débat national », a-t-il souligné.
Amadou Ba, ancien ministre de l’Économie et des Finances et Premier ministre sous la présidence de Macky Sall, est une figure influente dans la coalition Jamm Ak Njeriñ. Cette coalition a obtenu 7 sièges lors des dernières élections, devenant ainsi une force incontournable pour les groupes parlementaires.
Ce retour d’Amadou Ba pourrait également signaler une réorganisation stratégique au sein de l’opposition parlementaire, notamment dans la perspective des débats à venir sur des sujets tels que les réformes institutionnelles et les politiques publiques.
L’installation de la nouvelle Assemblée nationale, dominée par le parti au pouvoir PASTEF, avec 130 sièges sur les 165 disponibles, se fera dans un contexte politique marqué par des enjeux cruciaux pour l’avenir du Sénégal.
MULTIPLE PHOTOS
MALICK NDIAYE, NOUVEAU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Elu du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les patriotes, majorité), M. Ndiaye a démissionné de son poste de ministre en charge des Infrastructures terrestres et des Transports terrestres et aériens
Le député Malick Ndiaye, 41 ans, a été élu lundi président de l’Assemblée nationale à une écrasante majorité.
Elu du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les patriotes, majorité), M. Ndiaye a démissionné de son poste de ministre en charge des Infrastructures terrestres et des Transports terrestres et aériens.
Jusque-là porte-parole du parti au pouvoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale, devenu la deuxième personnalité de l’Etat, est diplômé en management, commerce international, transport et logistique.
Son élection a été précédée d’un débat sur la compatibilité de ses fonctions de ministre dans le gouvernement avec celles de député à l’Assemblée nationale.
Le président de séance, Alla Kane, doyen d’âge de la 15e législature, a alors lu la lettre de démission de Malick Ndiaye et décidé que l’élection du président de l’Assemblée nationale pouvait se poursuivre.
L’interpellation relative à la légalité de la procédure de nomination du nouveau président de l’institution parlementaire a d’abord émané du député Guy Marius Sagna du parti Pastef.
LE MONDE DÉNONCE L'AVEUGLEMENT FRANÇAIS EN AFRIQUE
Dans un éditorial cinglant, le journal souligne l'inadéquation de la réponse française face aux évolutions du continent, critiquant notamment la nomination tardive d'un envoyé spécial dont le rapport vient d'être rendu caduc
(SenePlus) - La France vient d'essuyer un double revers diplomatique majeur en Afrique, révélateur des limites de sa stratégie sur le continent. Comme le rappelle l'éditorial du Monde du 2 décembre 2024, le Tchad et le Sénégal ont simultanément signifié leur volonté de mettre fin à la présence militaire française sur leur territoire, marquant ainsi un tournant historique dans les relations franco-africaines.
D'après le quotidien français, la coïncidence des annonces est particulièrement significative. Le Tchad a rompu son accord de défense avec la France le 28 novembre, tandis que le Sénégal exprimait sa volonté de voir partir les militaires français. Le Monde souligne que les deux pays invoquent des motivations similaires, citant notamment les autorités tchadiennes qui souhaitent "affirmer leur souveraineté pleine et entière", faisant écho aux propos du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye qui s'interroge : "Pourquoi faudrait-il des soldats français au Sénégal ? Cela ne correspond pas à notre conception de la souveraineté et de l'indépendance."
L'éditorial du Monde pointe particulièrement les défaillances de la stratégie française. Le journal met en cause "la politique de petits pas peu lisible d'Emmanuel Macron" et son incapacité à "tirer les enseignements de cette mondialisation du continent." Le quotidien du soir souligne que la France "s'est trop longtemps sentie 'chez elle'" dans ses anciennes colonies, négligeant l'émergence de nouvelles influences, qu'elles soient "américaine, russe, chinoise, turque, saoudienne ou israélienne."
La critique du Monde envers l'exécutif français est particulièrement sévère concernant sa gestion récente de la situation. Le journal relève que plutôt que d'opter pour "la perspective claire de retrait négocié qu'impose la situation", le président Macron a choisi de "gagner du temps" en nommant un envoyé personnel, Jean-Marie Bockel, dont le rapport, qualifié de confidentiel, vient d'être "largement balayé par les décisions de Dakar et de N'Djamena."
Le quotidien conclut son analyse en formulant un avertissement clair : l'exécutif français doit désormais "gagner en clairvoyance, en clarté et en cohérence", sous peine de continuer à avoir "un temps de retard sur les réalités africaines" et de voir son influence décliner au profit des nouveaux acteurs qualifiés de "prédateurs du continent."
Ce double revers diplomatique apparaît d'autant plus significatif qu'il concerne deux pays aux profils très différents : le Tchad, décrit par Le Monde comme "un régime militaire autoritaire", et le Sénégal, présenté comme "une démocratie dirigée par un duo panafricaniste 'antisystème'." Cette convergence, malgré des modes de gouvernement distincts, souligne l'ampleur du défi auquel la France doit désormais faire face dans sa politique africaine.
LE SOUDAN POUSSE LE TCHAD À LARGUER PARIS
La rupture des accords militaires entre le Tchad et la France masque des tensions autour de la guerre au Soudan. Les autorités françaises, qui pressaient N'Djamena d'adopter une position neutre dans ce conflit, se sont heurtées au refus de Déby
(SenePlus) - La rupture des accords de coopération militaire entre le Tchad et la France, annoncée le 28 novembre, révèle des tensions diplomatiques profondes, principalement cristallisées autour de la guerre au Soudan. Selon Jeune Afrique (JA), cette décision a pris Paris totalement de court, intervenant quelques heures seulement après la visite du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à N'Djamena.
D'après les informations rapportées par le média panafricain, cette rupture trouve son origine dans des désaccords concernant la position tchadienne vis-à-vis du conflit soudanais. Une première friction serait apparue lors d'une rencontre à Paris début octobre entre les présidents Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby Itno. Le chef d'État français aurait alors évoqué "le rôle des Émirats arabes unis dans ce conflit", ces derniers étant "accusés de soutenir Mahamat Hamdan Dagalo, dit Hemetti, notamment via des livraisons d'armes passant par le Tchad", précise JA.
La situation s'est particulièrement tendue lors de la visite de Jean-Noël Barrot au Tchad. Selon le journal, l'échange entre le ministre français et le président tchadien a été "houleux", notamment lorsque le premier a réitéré "l'appel d'Emmanuel Macron pour une neutralité tchadienne dans la guerre au Soudan". Le lendemain, lors de sa visite à Adré, à la frontière soudanaise, le ministre français dénonçait "la main invisible de certaines grandes puissances" dans le conflit soudanais, une référence à peine voilée à la Russie et aux Émirats arabes unis.
L'enjeu soudanais apparaît d'autant plus crucial que, comme le souligne Jeune Afrique, "plusieurs milliers de combattants tchadiens, entre autres menés par l'opposant à Mahamat Idriss Déby Itno, Ousmane Dillo Djerou, combattent aujourd'hui aux côtés de l'armée soudanaise d'Abdel Fattah al-Burhan contre les hommes du général Hemetti".
Cette rupture intervient dans un contexte de rapprochement entre N'Djamena et Abou Dhabi. Jeune Afrique révèle qu'après sa rencontre tendue avec Emmanuel Macron, le président tchadien s'est rendu aux Émirats arabes unis, où une aide de "300 milliards de francs CFA" lui a été octroyée par le Fonds d'Abou Dhabi pour le développement.
Un ancien conseiller du président tchadien, cité par le journal, analyse cette décision comme "un message" double : "Il dit aux Français que le Tchad n'a pas à être sermonné en ce qui concerne le Soudan. Et il dit aux Tchadiens, à quelques semaines des législatives, qu'il est capable de taper du poing sur la table". Toutefois, cette même source précise que cette rupture pourrait davantage viser à renégocier les accords "pour qu'ils correspondent davantage aux intérêts tchadiens" plutôt qu'à expulser les forces françaises.
Face à cette situation, le Quai d'Orsay s'est pour l'instant contenté de "prendre acte de la décision tchadienne", conclut Jeune Afrique.
TAKKU WALLU TOUCHE AU BUT
En enrôlant Abdou Karim Sall, la Coalition Takku Wallu Senegaal, disposant de 16 députés, a réussi le quorum nécessaire pour constituer un groupe parlementaire qui devrait être dirigé par Me Aïssata Tall Sall.
En enrôlant Abdou Karim Sall, la Coalition Takku Wallu Senegaal, disposant de 16 députés, a réussi le quorum nécessaire pour constituer un groupe parlementaire qui devrait être dirigé par Me Aïssata Tall Sall.
C’est la rentrée parlementaire après les résultats des Législatives anticipées du 17 novembre dernier. Avec son triomphe, le parti Pastef va se tailler la part du lion dans le Bureau de l’Assemblée nationale. Il va décrocher la présidence, de nombreux postes de vice-président parmi les 8, les commissions, les secrétaires élus et la questure. Avec 130 députés, le parti présidentiel va dominer cette 15ème Législature pour dérouler son Projet de changement systémique promis aux Sénégalais.
Pour les autres listes, c’est l’heure des concertations et des compromis. Arrivée en deuxième position, la Coalition Takku Wallu Senegaal pourrait constituer un groupe parlementaire. Le seul de l’opposition ? Probablement !
Le Quotidien a appris que la liste conduite par Macky Sall, qui coordonne tout à distance, comme il l’avait fait lors de la campagne des élections législatives, a réussi à décrocher un député issu de ses flancs, Abdou Karim Sall, pour pouvoir mettre en place un groupe complet dont le nombre a été fixé à 17 députés. Alors que la coalition n’a pu faire élire lors de l’élection que 16 députés parlementaires.
AÏSSATA TALL EN POLE POUR DIRIGER LE GROUPE
Jusque tard dans la soirée d’hier, Takku Wallu a tenu une réunion de cadrage pour se partager les postes de responsabilité.
Aïssata Talla Sall serait en pole position pour diriger le groupe parlementaire des libéraux où vont siéger un ancien président de l’Assemblée nationale et deux ex-leaders de députés de leurs coalitions, à savoir Amadou Mame Diop, Lamine Thiam et Abdou Mbow. Pour le dispatching des autres postes, rien n’a été validé. Macky Sall et Karim Wade vont poursuivre les concertations pour valider définitivement les décisions qui vont s’imposer à la coalition, qui n’a pas décidé de présenter un candidat pour la présidence de l’Assemblée.
Même si elle serait prête à voter pour un candidat de l’opposition qui se manifesterait éventuellement.
A ce stade, on s’achemine vers un groupe de nombreux non-inscrits. Les trois députés de Samm sa kaddu seront des indépendants, selon des interlocuteurs de la coalition. Réunis dans la soirée d’hier, les 7 élus de Jamm ak njarinñ n’ont pas la marge nécessaire afin de créer un groupe.
Même s’ils arrivent à puiser dans le bassin du maire de Malicounda, Maguette Séne, qui en dispose deux et chez les autres issus du quotient du fort taux reste comme Thierno Alassane Sall, Abdoulaye Sylla, Moustapha Diop, Tafsir Thioye. On voit mal leur capacité de de construction de passerelle avec Birima Mangara, membre de la Coalition «Diomaye Président» et Tahirou Sarr qui promeut un discours souverainiste à l’image de Pastef. Même avec ça, le compte n’y sera pas.
OUSMANE SONKO RESTE À LA PRIMATURE
Le Premier ministre élu député a laissé entendre, lundi lors de l'installation de la 15e législature, qu’il continuerait d’exercer ses fonctions de chef du gouvernement, estimant que le président de la République avait besoin de lui à ses côtés.
Le Premier ministre Ousmane Sonko élu député a laissé entendre, lundi, qu’il continuerait d’exercer ses fonctions de chef du gouvernement, estimant que le président de la République avait besoin de lui à ses côtés.
‘’Normalement, je reste à la Primature et je souhaite un bon mandat à tous les députés’’, a-t-il déclaré au micro de la RTS à son arrivée à l’Assemblée nationale pour l’installation des députés de la 15e législature.
‘’Je suis venu à l’Assemblée nationale déposer ma lettre de démission. Le président de la République a besoin de moi à ses côtés’’, a-t-il ajouté. Ousmane Sonko à mené la liste nationale du parti au pouvoir, Pastef-les Patriotes, aux élections législatives anticipées du 17 novembre dernier.
Le débat sur le maintien à son poste du Premier ministre a été agité après que le parti dirigé par Ousmane Sonko est sorti victorieux des élections législatives. Certains acteurs politiques et de la société civile préconisant qu’il migre à l’Assemblée nationale pour en occuper la présidence.
Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité, largement vainqueurs du scrutin, détiennent 130 des 165 sièges de la 15e législature.
AMADOU DAWA DIALLO SANS DETOUR
Missions à l’Assemblée, victoire à Ranérou, Amadou Dawa Diallo est «prêt» à relever le défi. Dans cet entretien, il évoque aussi l’avenir du Pr qu’il faut «réformer» pour affronter les enjeux de l’heure.
Président du Conseil départemental de Ranérou, Amadou Dawa Diallo, Secrétaire général du Parti de la réforme (Pr) et membre de la Coalition Takku Wallu Senegaal, a été élu député sur la liste départementale grâce à sa base électorale qui lui assure une série de victoires depuis 2022. Il va vivre sa première expérience parlementaire dans un contexte politique qui change. Mais, il est «prêt» à relever ce défi. Dans cet entretien, il évoque aussi l’avenir du Pr qu’il faut «réformer» pour affronter les enjeux de l’heure.
Ce lundi, l’Assemblée nationale sera installée. Avez-vous décidé de siéger ?
Après les élections législatives que nous avons remportées haut la main à Ranérou, c’est un sentiment de mission accomplie qui m’habite aujourd’hui pour le compte de nos concitoyens, ceux qui nous ont élus, je veux parler des habitants du département de Ranérou-Ferlo. Permettez-moi de remercier et de féliciter le Président Macky Sall, tête de liste de notre coalition. Il aurait pu se retirer de la vie politique sénégalaise et mener tranquillement sa vie au Maroc, mais pour l’intérêt du pays et surtout afin de fédérer les forces, il s’est porté candidat. Ce qui à coup sûr nous permet aujourd’hui d’avoir un groupe parlementaire. Comme vous le savez, j’ai voulu rester dans sa coalition par principe et surtout par dignité, car, nous l’avons accompagné durant son règne et au cours duquel il a mis le Sénégal sur les rails de l’émergence. Je compte siéger à l’Assemblée nationale en tant qu’élu de Ranérou-Ferlo, mais également en tant que député du Peuple pour servir le Sénégal et le défendre partout. Ce sera une grande première pour moi de rejoindre le Parlement, même si je suis un élu local, président du Conseil départemental. Je serai à l’Assemblée nationale pour être plus constructif, en faisant preuve de sens élevé de la noble et exaltante mission du parlementaire dans un pays démocratique. Je pense qu’il faudra éviter de revivre les évènements qui sont passés lors des dernières législatures. Car le parlementaire est l’ambassadeur de notre pays vis-à-vis de l’extérieur. Il doit alors être à la hauteur des attentes, c’est-à-dire l’expression démocratique de notre pays aussi bien à l’interne qu’à l’extérieur. Une fois à l’Assemblée nationale, on entend jouer pleinement ce rôle.
Vous êtes élu sur la liste départementale de Takku Wallu à Ranérou, qui est très déshérité…
Je suis un fonctionnaire de l’Etat appartenant au ministère des Finances, j’ai dû renoncer à beaucoup d’avantages liés à ma fonction de Directeur financier, pour ne pas dire agent comptable de l’Agence de gestion des routes (Ageroute) pour quitter l’Exécutif et rejoindre le Législatif. Une façon de vous dire que s’agissant de la prise en charge adéquate des besoins des populations qui ont eu confiance en nous en nous mandatant d’aller les représenter au Parlement, il n’y a nul doute que nous serons leur digne représentant à l’Hémicycle, car nous sommes investi d’une mission noble, d’un sacerdoce pour porter la voix des populations. Je dois vous dire que j’ai fait ce sacrifice de rejoindre l’Assemblée nationale au nom des populations pour véritablement être leur porte-voix. Sur les urgences ou les priorités, Ranérou est un département de défis. Tout est urgent, tout est prioritaire dans le département de Ranérou-Ferlo. Déjà, en tant que président du Conseil départemental, avec notre plan départemental de développement en cours d’exécution, nous toucherons du doigt les défis à relever avec les nouvelles autorités à la tête du pays.
En décidant d’aller à l’Assemblée, vous voulez donner un nouvel élan à votre carrière politique ?
En acceptant d’aller à l’Assemblée nationale, c’est un sens du sacrifice pour être et encore rester aux côtés des populations. Depuis des années, nous avons consacré une bonne partie de notre énergie, de notre vie de fonctionnaire à notre département en termes d’appui, d’accompagnement, de plus-value, qui ont été glanés par ci par là, au service de Ranérou-Ferlo. L’autre élément, il nous revient de rendre l’ascenseur à nos parents après avoir été à l’école très tôt alors que ce n’était pas évident. Quant à ma carrière politique, je pense que dans la vie, il faut faire des choix qui peuvent parfois être simples ou complexes. A mon avis, c’est le bon moment pour donner un coup de fouet à ma carrière politique. Car le parlementaire que je suis désormais me donne l’occasion d’avoir plus d’ouverture envers les Sénégalaises et les Sénégalais pour leur faire comprendre nos objectifs, notre vision, notre mission, et également faire découvrir notre comportement au quotidien, et sur lequel nous serons jugé par ces mêmes populations. C’est avec un grand plaisir et abnégation que j’endosse ce rôle séduisant pour aller à l’Hémicycle et porter la parole du Peuple, et tout faire pour la prise en charge des défis qui assaillent non seulement notre département, mais tout le Sénégal en général.
Quelles seront vos ambitions au sein de la Coalition Takku Wallu à l’Hémicycle, parce qu’il faut rappeler que vous êtes l’un des rares à avoir gagné votre département ?
Il faut dire que Ranérou fait partie des 4 départements gagnés par la Coalition Takku Wallu et qui ont résisté à la razzia de Pastef que je félicite au passage pour sa victoire. Nous faisons partie de ceux qui ont gagné, et pensons donc que c’est naturel que nous nous attendions à un retour d’ascenseur. On s’est mobilisé et on s’est battu dans le cadre de la coalition au niveau départemental avec les responsables politiques locaux engagés à nos côtés, comme le député sortant (Aliou Dembourou Sow), l’ancien maire de Ranérou (Arouna Ba), les maires actuels de Ranérou ou de Houdallaye et d’autres membres de la coalition issus de Rewmi, du Pds. On a pu compter évidement sur notre base naturelle affective. Ce sont autant d’éléments qui nous ont valu cette victoire éclatante lors des Législatives, avec près de 3 mille voix d’écart.
Pour l’instant, le Président Macky Sall s’est prononcé sur la question et il a affirmé que ceux qui ont gagné les départements doivent jouer les principaux rôles d’animateurs dans notre groupe parlementaire. Je m’en tiens à ses engagements. J’espère jouer un rôle important et majeur dans le groupe Takku Wallu.
Depuis quelques années, vous gagnez systématiquement ce département dont vous êtes aujourd’hui le président de Conseil départemental. Quelles sont les recettes du succès ?
La politique est un défi permanent. Le défi d’être sur le terrain. C’est difficile et c’est très dur par moments. Socialement, c’est presque insoutenable. Mais je m’en suis fait un défi, parce que tous les 15 jours je suis sur le terrain, sans compter l’approche de proximité en étant systématiquement présent à toutes les cérmonies heureuses et aussi malheureuses. Je suis très attaché et très proche de ces populations. Avant, c’était peut-être difficile de percer parce qu’il y avait un environnement fermé, d’autres politiques occupaient le terrain. Après 6 ans de mission à l’extérieur, je suis revenu au Sénégal en 2014. Il fallait déblayer le terrain et les gens ont fini par comprendre que notre engagement était de servir les populations que de nous servir. Finalement, le déclic a eu lieu lors des Locales de 2022, durant lesquelles nous avons gagné toutes les collectivités locales du département. Et j’ai été élu président du Conseil départemental de Ranérou. Tout est devenu fluide car nous avons enchaîné avec les Législatives de 2022. Nous avons accompagné le député Aliou Dembourou Sow sur demande du Président Macky Sall. Lors de la Présidentielle de 2024, nous avons accompagné le département, même si notre candidat (Amadou Ba) a perdu la Présidentielle. Nous venons ainsi de remporter les Législatives du 17 novembre dernier avec ma candidature. Il faut se dire qu’il n’y a pas de secret. Il faut aller vers les gens, avoir une capacité d’écoute, prendre en charge les doléances que vous pouvez satisfaire pour améliorer les conditions de vie des populations qui vivent parfois dans des endroits complètement déshérités.
L’Assemblée qui sera installée ce lundi va enchaîner avec le marathon budgétaire, avec l’adoption de la Loi de finances initiale. Il y aura les travaux de commission et la plénière…
C’est vrai ! Il faut se dire que sur le plan technique, je suis outillé dans le domaine des finances publiques. Parce que je suis financier de formation. Il va rester les procédures internes à l’Assemblée nationale. Comme nous sommes novice, nous allons apprendre très vite pour comprendre le fonctionnement. Globalement, nous sommes préparé à cette nouvelle mission, la matière budgétaire ne sera pas une nouveauté pour nous.
Par ailleurs, vous êtes Secrétaire général du Parti de la réforme. Quelles vont être les perspectives du Pr après ces Législatives ?
Le Parti de la réforme, il faut le réformer. Nous allons vers une remise à plat du parti compte tenu de beaucoup de facteurs. Nous allons organiser une Assemblée générale à l’échelle des 46 départements. On va se retrouver pour faire le point et scruter l’horizon avec des perspectives qui vont aller jusqu’à des changements radicaux pour moderniser davantage le parti en termes de dénomination, de militantisme et d’arrivée de nouveaux acteurs qui frappent à la porte du parti pour adhérer. Nous allons nous ouvrir davantage aux Sénégalaises et Séné-galais, jeunes et femmes, pour asseoir le Parti de la réforme qui va certainement changer de nom.
Il y a le débat sur les libertés publiques. Quels sont vos commentaires ?
Je voudrais saluer le rôle important que joue la presse dans notre pays, elle est la sentinelle de notre démocratie. Le Sénégal n’a que sa démocratie. Il faut quand même se dire que les questions liées à la liberté de la presse sont fondamentales. Et il faut en débattre à l’Assemblée nationale, notamment le financement des médias qui sont aujourd’hui presqu’à l’agonie. On entend des Atd un peu partout dans le secteur pour des questions de fiscalité. Les questions de liberté individuelle et collective font partie aussi du socle de notre démocratie. Il faut faire preuve parfois de magnanimité, de pardon et aussi de dépassement. Il faut également que les autres apprennent à respecter les institutions en évitant les mots blessants, les propos désobligeants qui peuvent heurter la conscience de chaque Sénégalais. C’est ce Sénégalais qui doit constituer la synthèse de l’homo senegalensis que nous appelons de nos vœux avec un changement de mentalité en étant beaucoup plus constructif que de faire dans la politique politicienne. Elle ne nous fera pas avancer et ne nous fera pas grandir.