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4 avril 2025
Politique
LES DEUX PATRIOTES SIAMOIS REFUSENT DE SE SÉPARER
La démission de Sonko de son poste de député témoigne d'un engagement résolu dans sa fonction de Premier ministre. Ce choix stratégique vient renforcer la stabilité du duo exécutif formé avec le président Diomaye
Lors de l’installation de la 15e législature hier, Ousmane Sonko a renoncé à sa fonction de député. Le leader des Patriotes n’a pas préféré troquer son poste de Premier ministre contre celui de tout puissant Président de l’Assemblée nationale. Son ultime défi certainement, c’est de montrer à leurs détracteurs que lui et Diomaye peuvent gouverner ensemble le pays sans la moindre anicroche.
Beaucoup d’observateurs prédisent une rupture inévitable entre les deux têtes qui incarnent l’Exécutif aujourd’hui, le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Pour éviter une telle projection, certains analystes avaient même développé la thèse selon laquelle le leader de Pastef devrait s’éloigner de l’Exécutif; et se caser au perchoir le temps de la prochaine présidentielle.
Mais cette option n’agrée point l'actuel Premier ministre qui veut garder son poste pour, ditil, rester proche du chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye qui a besoin de lui. Il considère cela d’ailleurs comme une charge à laquelle il ne peut pas se dérober. Ce choix peut également être perçu comme un défi à tous ceux spéculent en disant que le duo Sonko-Diomaye ne va pas tenir et qu’il subira le sort de Senghor et Dia ou de Wade et Macky.
Force est de constater que si Ousmane Sonko avait décidé d’aller à l’Assemblée nationale, il allait laisser Bassirou Diomaye Faye orphelin au sein d’un Exécutif où les défis sont immenses. A coup sûr, l’éloignement de Sonko de l’administration risquerait de déteindre sur la bonne exécution du Projet vendu aux Sénégalais et matérialisé aujourd’hui par la vision Sénégal 2050. Il faut dire que les deux hommes sont complices et ont tellement l’habitude de travailler ensemble qu’il leur serait difficile de se faire face en tant que pouvoir, l’un occupant l’Exécutif, l’autre le Législatif.
En gardant son poste de chef de gouvernement, Sonko montre encore une fois qu’il tient au Projet Pastef et qu’il se positionne en garde-fou. Mieux, il continuera d’être au cœur de la réflexion et de la prise de décision des changements qui seront apportés durant leur gouvernance.
Sonko ne veut pas créer la moindre distance entre lui et son ex poulain et permettre ainsi à des gens de s’incruster entre eux. Il ne veut pas aussi laisser Diomaye face à un système qui n’est pas complètement anéanti et une administration jalouse de son mode de fonctionnement et de ses usages qui perpétuent les tares du système. En effet, à deux, il est plus facile de relever ce challenge. En même temps, en tant que personne désireuse de prendre les rênes du pouvoir, le leader des Patriotes pourrait ainsi observer de près les rouages de l’Etat et se préparer à la fonction présidentielle.
Diomaye et Sonko, c’est dix ans de compagnonnage en politique et une loyauté sans commune mesure partagée. Fondateurs de Pastef, les deux hommes ne se sont jamais séparés depuis la création du parti en 2014. Quand Ousmane Sonko a senti sa candidature pour la présidentielle de 2024 menacée, il a choisi Diomaye parmi tous ses hommes de confiance. Au-delà de la politique, ils ont toujours été ensemble dans tous les combats pour la justice et l’équité. La preuve, ils ont été tous les deux des syndicalistes à l’inspection des impôts et des domaines. En plus de la politique et du professionnel, leur relation est devenue fraternelle. Bassirou Diomaye Faye a même surnommé son fils Ousmane en honneur de leur amitié.
RECONDUIT, LE PREMIER MINISTRE ANNONCE UN PLAN D’URGENCE
Aussitôt reconduit au poste de Premier ministre, Ousmane Sonko a annoncé un « plan » d’urgence face à la cherté de la vie, à la reddition des comptes, à la politique de jeunesse etc…
Le président de la république Bassirou Diomaye Faye a procédé nuitamment à un léger réajustement ministériel. Aussitôt reconduit au poste de Premier ministre, Ousmane Sonko a annoncé un « plan » d’urgence face à la cherté de la vie, à la reddition des comptes, à la politique de jeunesse etc…
Aussitôt reconduit à la tête du gouvernement, le Premier ministre Ousmane a annoncé une sorte de plan d’urgence face à la cherté de la vie. Une priorité des priorités qui consiste à baisser considérablement et de manière durable les prix des denrées de première nécessité. Et surtout de répondre aux aspirations et besoins des Sénégalais dans le domaine de la santé et du social pour une vie meilleure. Le Premier ministre Ousmane Sonko a également annoncé que les politiques de jeunesse restent et demeurent une priorité pour le gouvernement. Il s’agit de mettre en œuvre une politique de jeunesse qui ouvre l’avenir à chacun et à tous. Et donnant ainsi aux jeunes la chance d’exister et de survivre dans tous les domaines d’activités. Le Premier ministre Ousmane Sonko a promis que l’Etat ne ménagera aucun effort pour accompagner les jeunes vers l’autonomie, notamment par l’éducation, la formation, l’insertion sociale et professionnelle etc.
A l’occasion de sa reconduction au poste de Premier ministre, Ousmane Sonko a fait savoir que l’Etat est plus que jamais décidé et déterminé à procéder à la reddition des comptes. Et il semble être la voix la plus autorisée pour annoncer que l’heure de restituer les deniers publics a finalement sonné ! Et le chef du gouvernement de déclarer qu’il est temps de traduire devant la justice les responsables et complices des carnages financiers.
LES PRESIDENTS DE L'ASSEMBLÉE AVANT MALICK NDIAYE
El Malick Ndiaye, 41 ans, a été élu ce lundi président de l’Assemblée nationale sénégalaise, devenant ainsi le plus jeune à occuper cette fonction.
El Malick Ndiaye, 41 ans, a été élu ce lundi président de l’Assemblée nationale sénégalaise, devenant ainsi le plus jeune à occuper cette fonction.
La nouvelle législature de l’Assemblée nationale sénégalaise a été installée ce lundi, marquant un tournant avec l’élection d’El Malick Ndiaye à sa présidence. Âgé de 41 ans, il devient ainsi le plus jeune à occuper cette fonction.
Membre influent du Parti Pastef, qu’il a rejoint en 2015, El Malick Ndiaye a également occupé le poste de secrétaire national à la communication. Ancien ministre des Transports terrestres et aériens sous le gouvernement d’Ousmane Sonko, il a traversé des moments difficiles sous le régime de Macky Sall. Inculpé à l’époque, il avait été contraint de porter un bracelet électronique jusqu’à l’adoption, cette année, d’une loi d’amnistie visant à apaiser les tensions politiques des années 2021-2024.
El Malick Ndiaye succède à Amadou Mame Diop, qui a présidé l’Assemblée nationale de 2022 à 2024, au cours d’une période marquée par la cohabitation politique.
L’histoire de l’Assemblée nationale sénégalaise a été jalonnée par des figures marquantes, chacune dans des contextes politiques bien définis. Lamine Guèye (1960-1968) a été le premier président de l’institution après l’indépendance, sous Léopold Sédar Senghor, suivi d’Amadou Cissé Dia (1968-1983), qui a accompagné la consolidation de l’État postcolonial.
Sous Abdou Diouf, Habib Thiam (1983-1984) a brièvement occupé le poste avant de devenir Premier ministre, suivi de Daouda Sow (1984-1988), qui a exercé dans un contexte de réformes et de tensions économiques. Abdoul Aziz Ndaw (1988-1993) lui a succédé, avant que Cheikh Abdoul Khadre Cissokho (1993-2001) ne prenne les rênes dans une phase de multipartisme croissant.
Après la première alternance politique de 2000, Youssou Diagne a brièvement dirigé l’institution avant de céder sa place à Pape Diop (2002-2007), sous qui l’Assemblée a consolidé ses réformes.
Avec le rétablissement du Sénat, supprimé en 2001, Pape Diop en assure la présidence de 2007 à 2012, année où cette institution est à nouveau supprimée de l’architecture institutionnelle.
D’un autre côté, Macky Sall, alors en disgrâce avec Abdoulaye Wade, a présidé l’Assemblée de 2007 à 2008, avant d’être remplacé par Mamadou Seck (2008-2012). L’arrivée au pouvoir de Macky Sall en 2012 a marqué le début d’une décennie de stabilité parlementaire sous Moustapha Niasse, leader de l’Alliance des forces de progrès (AFP), président de 2012 à 2022.
Amadou Mame Diop a pris la relève en 2022, avant d’être remplacé par El Malick Ndiaye au lendemain des législatives anticipées du 17 novembre.
Dans la hiérarchie étatique sénégalaise, le président de l’Assemblée nationale occupe le rang de deuxième personnalité de l’État.
MALICK NDIAYE PRESIDENT
Malick Ndiaye dit El Malick est le nouveau président de l’Assemblée nationale. Proposé par Pastef, le parti vainqueur des élections législatives du 17 novembre, il devient à 41 ans, le plus jeune homme politique à occuper cette responsabilité.
Malick Ndiaye dit El Malick est le nouveau président de l’Assemblée nationale. Proposé par Pastef, le parti vainqueur des élections législatives du 17 novembre, il devient à 41 ans, le plus jeune homme politique à occuper cette responsabilité. Démissionnaire de son poste de ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens pour le perchoir, il a été élu avec cent trente-quatre (134) voix sur les quatre-vingt-deux (82) requises pour la majorité absolue.
Le Sénégal se distingue encore sur la scène politique africaine. Après avoir élu le plus jeune président de la République dans l’histoire politique du continent, notre pays a encore marqué un autre coup à travers par l’élection hier, lundi 2 décembre, de l’ancien ministre, Malick Ndiaye, plus connu sous le nom de El Malick à la présidence de l’Assemblée nationale.
Né en 1983 à Dahra Djoloff, El Malick Ndiaye devient ainsi la plus jeune personnalité des treize (13) présidents qui se sont succédés à la tête de l’Assemblée nationale depuis 1960.Seul candidat à ce poste, l’ancien ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a obtenu cent trente-quatre (134) voix sur les quatre-vingt-deux (82) requis pour la majorité absolue. Lors du scrutin, vingt-deux (22) députés ont voté contre et sept (07) se sont abstenir sur les cent soixante-trois (163) votants. C’est une fidélité au Pastef qui a été ainsi récompensée. Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, il a démissionné de son poste pour le perchoir.
Rappelons que lors des élections législatives, il a fait tomber conquis et gagné, pour le compte du Pastef, le département qui été encore fidèle à la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby). Le Pastef ya remporté les élections législatives anticipées avec 29 292 voix, selon les résultats publiés par la commission départementale de recensement des votes, et confirmés par le décompte officiel. Avec un total de 29 292 voix, il a dominé la coalition Takku-Wallu Sénégal, dirigée par l’ancien ministre Samba Ndiobéne Ka, maire de Dahra, a obtenu 22 692 voix, suivie de la coalition Jamm ak Ndiarign, qui arrive en troisième place avec 10 744 voix.
Titulaire d’un Master Bilingue en Affaires et Commerce International, d’un Master en Management et Gestion des Entreprises, ainsi que d’un DTS en Transport et Logistique, El Malick vient de terminer également un MBA & Master en management à l’université Paris Dauphine. Avec plus de15ans d’expérience cumulée dans des multinationales des secteurs des transports et des mines, il a contribué significativement à des projets d’envergure.
PASTEF S’ACCAPARE DU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE
L’opposition qui a proposé pour le seul poste qui lui revenait dans ce bureau de l’Assemblée nationale Mouhamadou Ngom dit Farba Ngom a vu ce choix refusé par la majorité qui a demandé plutôt une femme pour respecter la loi sur la parité
La nouvelle Assemblée nationale marquant la15e législature a été installée hier, lundi 2 décembre. Lors de cette première session marquée par les premières tensions entre la majorité Pastef et l’opposition Takku-Wallu, le Pastef a profité du boycott de l’opposition pour s’accaparer de tous les postes du nouveau Bureau de l’Assemblée présidé par l’ancien ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye.
Les députés nouvellement élus se sont installés hier, lundi 2 décembre dans leur fonction lors de la première session de l’Assemblée nationale. Présidée par Alla Kane en sa qualité de doyen d’âge de cette 15e législature qui était assisté par Anne Marie Yacine Tine et Awa Sy, les deux plus jeunes parlementaires comme secrétaires de séance, cette session a été marquée par l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale et les autres membres du bureau. Proposé par la majorité parlementaire Pastef, l’ancien ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye, plus connu sous le nom de El Malick a obtenu 134 voix sur les 163 votants devenant ainsi le 13e président de l’Assemblée nationale du Sénégal. Lors de ce scrutin, 22 députés ont voté contre et 07, se sont abstenus.
A la suite de son élection, le président Malick Ndiaye a présidé conformément aux dispositions du règlement intérieur de cette deuxième institution de la République à l’élection des autres membres du bureau de l’Assemblée nationale. Une élection boycottée par les députés de l’opposition à la suite d’une divergence avec leurs collègues de la majorité sur le choix du huitième Vice-président.
En effet, l’opposition qui a proposé pour le seul poste qui lui revenait dans ce bureau de l’Assemblée nationale Mouhamadou Ngom dit Farba Ngom a vu ce choix refusé par la majorité qui a demandé plutôt une femme pour respecter la loi sur la parité en tenant compte de sa liste des sept premiers Vice-présidents alternant homme et femme.
Farba Ngom, la pomme de discorde
A peine installé dans ses fonctions de 13e président de l’Assemblée nationale, l’ancien ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye a fait face à son blocage. En effet, après lecture des huit parlementaires proposés aux postes de vice-présidents dont sept issus du groupe de la majorité Pastef et le huitième par Takku-Wallu, le nouveau président a fait part d’une « carence » liée selon lui par la décision de l’unique groupe parlementaire de l’opposition de proposer un homme à la place d’une femme pour satisfaire aux exigences de la loi sur la parité. Sur ce, il a invité la présidente du groupe Takku-Wallu, Aissata Tall Sall à venir rectifier cette proposition en donnant le nom d’une femme. Une demande catégoriquement rejetée par cette dernière. « Le Vice-président que nous avons, nous le tenons de la loi et du règlement intérieur. C'est le suffrage des Sénégalais qui nous donne droit en fonction de la plus forte moyenne, comme vous l'avez rappelé, qui donne droit à notre groupe parlementaire ce poste, puisque nous sommes 17 députés constitués, c'est le 10e de l'Assemblée nationale », a-telle martelé
Invité à prendre la parole également son collègue président du groupe parlementaire de la majorité, Ayib Daffé s’interrogeant sur les raisons de l’obstination de leurs camarades de l’opposition à bloquer les travaux de l’Assemblée nationale depuis le matin a brandi la menace de proposer une femme si les choses ne bougent pas. En effet, selon lui, l'article 14 dit très clairement que les postes de Vice-président et des Questeurs sont attribués dans l'ordre fixé à l'article 13 qui donne bien la liste du premier au 7e vice-président en donnant la priorité au groupe ayant obtenu le plus de sièges. «Nous sommes le groupe ayant obtenu le plus de sièges. Nous avons 130 députés et vous en avez 17. Nous avons la majorité et c'est la volonté du peuple sénégalais. Il faut respecter la volonté du peuple sénégalais », a-t-il lancer à l’endroit de ses collègues de l’opposition. Et de renchérir, « nous ne comprenons pas pourquoi monsieur Mouhamadou Ngom doit bloquer l'Assemblée nationale. Que veut faire Mouhamadou Ngom dans ce bureau de l’Assemblée nationale qu’il n’a pas fait pendant toutes ces législatures où il a été député ? » s’interroge-t-il avant de lancer à l’endroit de sa collègue présidente du groupe parlementaire de l’opposition. « Est-ce qu'il n'y a pas de dames aussi valables que vous, madame la présidente du groupe parlementaire pour siéger dans ce bureau au nom du groupe Takku -Wallu ? Pourquoi vous stigmatisez les femmes ? » Revenant à la charge, l’ancien ministre de la Justice est restée ferme sur sa position poussant ainsi le président de l’Assemblée nationale a demandé au groupe de la majorité à proposer une candidate à la place de Farba Ngom. En réaction à cette décision, les 17 députés du groupe de l’opposition ont décidé de boycotter le reste des travaux en quittant tout simplement la salle de plénière. Résultats, le groupe de la majorité Pastef s’est accaparé de tous les postes des huit Vice-présidents, des six Secrétaires élus et des deux Questeurs. Ce qui donne lieu à un bureau de l’Assemblée nationale 100% Pastef, une première au Sénégal depuis 2007.
Quand la 15e législature renoue avec les mauvaises pratiques de non-respect de l’heure
Convoquée à 10 heures du matin, cette session marquant le début de la 15e législature a également renoué avec les mauvaises pratiques observées dans les travaux des précédentes législatures. Il s’agit du non-respect de l’heure indiquée dans les convocations. En effet, la session a accusé un retard d’environ sept heures de temps. Une situation qui a contraint un grand nombre du public venu assister à cette ouverture de l'Assemblée nationale, a quitté les tribunes
Installé dans ses fonctions de président de séance pour présider l’ouverture de cette plénière et l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale pour les 5 prochaines années, le doyen d'âge, Alla Kane n’a pas manqué d’ailleurs de présenter ses excuses à ses collègues et au public sans toutefois donner les raisons de ce retard. « Nous nous excusons du retard, nous vous demandons pardon. L'attente a été longue. Beaucoup de personnes sont là depuis 10 heures. À la population du Sénégal, nous demandons pardon. »
Guy marius exige la lettre de démission Malick Ndiaye
Le député Guy Marius Sagna qui s’était déjà fait remarquer dans la précédente législature par ses positions pour le respect des principes s’est encore illustré hier, lundi 2 décembre lors de la plénière d’installation de la 15e législature. En effet, peu après le démarrage de la séance, le député élu du département d’Oussouye (région de Ziguinchor) nonobstant sa qualité d’appartenance à l’actuelle majoritaire parlementaire a exigé la lettre de démission du gouvernement du ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye proposé par leur parti, Pastef. Devant le pupitre, Guy Marius Sagna a justifié sa position par une logique de cohérence au combat de principe qu’il avait mené avec ses camarades de l’ancien groupe parlementaire Yewwi askan wi contre les anciens ministres du régime du président Macky Sall. «Il y a quelque chose que vous avez oublié. Il faut nous fournir la lettre de démission de monsieur El Malick Ndiaye du gouvernement. Si cette lettre n’est pas disponible, il y aura un problème, car son poste de ministre est incompatible avec celui de député», a-t-il lancé à l‘endroit du président de séance, Alla Kane en rappelant leur opposant le 12 septembre 2022 à la participation des ministres du gouvernement du président Macky Sall élus députés de participer aux travaux de l’Assemblée. Reprenant la parole, Alla Kane a invité Ayib Daffé, président du groupe parlementaire de la majorité à prendre la parole pour apporter des éclairages sur cette question. « Malick Ndiaye nous a remis la copie de sa démission du gouvernement. Il m’a effectivement remis sa lettre ce matin. Guy Marius Sagna a bien fait de rappeler l’article 109, mais Malick Ndiaye a bien démissionné de son poste de ministre de la République », a informé Ayib Daffé.
Prenant la parole à son tours, Abdou Mbow qui a remplacé l’ancien président de la République, Macky Sall démissionnaire, a demandé la suspension du processus d’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale jusqu’à ce que le gouvernement prenne acte de cette démission. « Le règlement intérieur n’autorise pas une autre personne à part le président de l’Assemblée nationale à faire lecture de la démission d’un membre du gouvernement » a-t-il indiqué. Mais, reprenant la parole, le président de séance soulignant que la « bonne démarche est celle que nous avons eu en donnant la parole au président du groupe parlementaire Pastef pour apporter la réponse » a demandé la poursuite des travaux après avoir lui-même procéder à la relecture de la lettre de démission du ministre El Malick Ndiaye du gouvernement. « Nous sommes dans le cadre de l’élection du président de l’Assemblée nationale, nous ne sommes pas encore arrivés aux débats. Nous allons donc continuer le processus ».
LA QUINZIÈME LÉGISLATURE DÉVOILE SA STRUCTURE DIRIGEANTE
Sous la direction du président Malick Ndiaye, l'institution met en place une équipe dirigeante composée de dix-sept membres, répartis entre la présidence, les vice-présidences, le secrétariat et la questure
L’Assemblée nationale du Sénégal, dirigée par le député Malick Ndiaye, a élu lundi un nouveau bureau à la suite d’intenses débats au cours d’une longue journée d’installation de la quinzième législature, a constaté l’APS.
Voici la composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale
L'ancien député Abass Fall est nommé ministre du Travail, tandis que Yankhoba Diémé hérite du portefeuille des Transports. Cette nouvelle configuration préserve la stabilité d'un gouvernement toujours sous la conduite du Premier ministre Ousmane Sonko
Le président de la République a procédé à un réaménagement du gouvernement consistant à nommer l’ancien député Abass Fall ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, en remplacement de Yankhoba Diémé, lequel va s’occuper désormais des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens.
M. Diémé remplace Malick Ndiaye, qui été élu président de l’Assemblée nationale, lundi.
Voici la liste des membres du nouveau gouvernement :
monsieur Ousmane Sonko, Premier ministre ;
monsieur Ahmadou Al Aminou Lo, ministre, secrétaire général du gouvernement ;
madame Yassine Fall, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères ;
Général Birame Diop, ministre des Forces armées ;
monsieur Ousmane Diagne, ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;
Général Jean Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ;
monsieur Birame Souleye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines ;
monsieur Abdourahmane Sarr, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération ;
monsieur Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget ;
monsieur Yankhoba Diémé, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens ;
monsieur Daouda Ngom, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique ;
monsieur Amadou Moustapha Njekk Sarré, ministre de la Formation professionnelle (Porte-parole du Gouvernement) ;
monsieur Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l‘Hydraulique et de l’Assainissement ;
monsieur Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique ;
monsieur Elhadj Abdourahmane Diouf, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ;
monsieur Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce ;
madame Fatou Diouf, ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires ;
madame Maïmouna Dièye, ministre de la Famille et des Solidarités ;
monsieur Abass Fall, ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions ;
monsieur Balla Moussa Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires ;
monsieur Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale ;
monsieur Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Action sociale ;
monsieur Olivier Boucal, ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public ;
madame Khady Diène Gaye, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ;
monsieur Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage ;
monsieur Alioune Dione, ministre de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire ;
monsieur Mountaga Diao, ministre du Tourisme et de l’Artisanat ;
monsieur Amadou Chérif Diouf, secrétaire d’État aux Sénégalais de l’extérieur ;
monsieur Ibrahima Thiam, secrétaire d’État au Développement des PME/PMI ;
monsieur Momath Talla Ndao, secrétaire d’État à l’Urbanisme et au Logement ;
monsieur Alpha Ba, secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan ;
monsieur Bacary Sarr, secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique.
AMADOU BA DE JAMM AK NJERIÑ SIÈGERA À L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Selon Mbaye Dione, la présence de l'ancien Premier ministre au sein de l’hémicycle marque un retour important dans la sphère parlementaire pour celui qui a dirigé le gouvernement sénégalais et assumé de hautes responsabilités politiques.
Le député Mbaye Dione, membre de l’Alliance des forces de progrès (AFP) et élu sur la liste Jamm Ak Njeriñ, a annoncé que l’ancien Premier ministre Amadou Ba siègera à l’Assemblée nationale lors de la 15ᵉ législature.
Selon Mbaye Dione, la présence d’Amadou Ba au sein de l’hémicycle marque un retour important dans la sphère parlementaire pour celui qui a dirigé le gouvernement sénégalais et assumé de hautes responsabilités politiques. « Sa présence à l’Assemblée nationale est une opportunité pour le groupe parlementaire Jamm Ak Njeriñ de renforcer sa voix et d’apporter des contributions substantielles au débat national », a-t-il souligné.
Amadou Ba, ancien ministre de l’Économie et des Finances et Premier ministre sous la présidence de Macky Sall, est une figure influente dans la coalition Jamm Ak Njeriñ. Cette coalition a obtenu 7 sièges lors des dernières élections, devenant ainsi une force incontournable pour les groupes parlementaires.
Ce retour d’Amadou Ba pourrait également signaler une réorganisation stratégique au sein de l’opposition parlementaire, notamment dans la perspective des débats à venir sur des sujets tels que les réformes institutionnelles et les politiques publiques.
L’installation de la nouvelle Assemblée nationale, dominée par le parti au pouvoir PASTEF, avec 130 sièges sur les 165 disponibles, se fera dans un contexte politique marqué par des enjeux cruciaux pour l’avenir du Sénégal.
MULTIPLE PHOTOS
MALICK NDIAYE, NOUVEAU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Elu du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les patriotes, majorité), M. Ndiaye a démissionné de son poste de ministre en charge des Infrastructures terrestres et des Transports terrestres et aériens
Le député Malick Ndiaye, 41 ans, a été élu lundi président de l’Assemblée nationale à une écrasante majorité.
Elu du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les patriotes, majorité), M. Ndiaye a démissionné de son poste de ministre en charge des Infrastructures terrestres et des Transports terrestres et aériens.
Jusque-là porte-parole du parti au pouvoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale, devenu la deuxième personnalité de l’Etat, est diplômé en management, commerce international, transport et logistique.
Son élection a été précédée d’un débat sur la compatibilité de ses fonctions de ministre dans le gouvernement avec celles de député à l’Assemblée nationale.
Le président de séance, Alla Kane, doyen d’âge de la 15e législature, a alors lu la lettre de démission de Malick Ndiaye et décidé que l’élection du président de l’Assemblée nationale pouvait se poursuivre.
L’interpellation relative à la légalité de la procédure de nomination du nouveau président de l’institution parlementaire a d’abord émané du député Guy Marius Sagna du parti Pastef.
LE MONDE DÉNONCE L'AVEUGLEMENT FRANÇAIS EN AFRIQUE
Dans un éditorial cinglant, le journal souligne l'inadéquation de la réponse française face aux évolutions du continent, critiquant notamment la nomination tardive d'un envoyé spécial dont le rapport vient d'être rendu caduc
(SenePlus) - La France vient d'essuyer un double revers diplomatique majeur en Afrique, révélateur des limites de sa stratégie sur le continent. Comme le rappelle l'éditorial du Monde du 2 décembre 2024, le Tchad et le Sénégal ont simultanément signifié leur volonté de mettre fin à la présence militaire française sur leur territoire, marquant ainsi un tournant historique dans les relations franco-africaines.
D'après le quotidien français, la coïncidence des annonces est particulièrement significative. Le Tchad a rompu son accord de défense avec la France le 28 novembre, tandis que le Sénégal exprimait sa volonté de voir partir les militaires français. Le Monde souligne que les deux pays invoquent des motivations similaires, citant notamment les autorités tchadiennes qui souhaitent "affirmer leur souveraineté pleine et entière", faisant écho aux propos du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye qui s'interroge : "Pourquoi faudrait-il des soldats français au Sénégal ? Cela ne correspond pas à notre conception de la souveraineté et de l'indépendance."
L'éditorial du Monde pointe particulièrement les défaillances de la stratégie française. Le journal met en cause "la politique de petits pas peu lisible d'Emmanuel Macron" et son incapacité à "tirer les enseignements de cette mondialisation du continent." Le quotidien du soir souligne que la France "s'est trop longtemps sentie 'chez elle'" dans ses anciennes colonies, négligeant l'émergence de nouvelles influences, qu'elles soient "américaine, russe, chinoise, turque, saoudienne ou israélienne."
La critique du Monde envers l'exécutif français est particulièrement sévère concernant sa gestion récente de la situation. Le journal relève que plutôt que d'opter pour "la perspective claire de retrait négocié qu'impose la situation", le président Macron a choisi de "gagner du temps" en nommant un envoyé personnel, Jean-Marie Bockel, dont le rapport, qualifié de confidentiel, vient d'être "largement balayé par les décisions de Dakar et de N'Djamena."
Le quotidien conclut son analyse en formulant un avertissement clair : l'exécutif français doit désormais "gagner en clairvoyance, en clarté et en cohérence", sous peine de continuer à avoir "un temps de retard sur les réalités africaines" et de voir son influence décliner au profit des nouveaux acteurs qualifiés de "prédateurs du continent."
Ce double revers diplomatique apparaît d'autant plus significatif qu'il concerne deux pays aux profils très différents : le Tchad, décrit par Le Monde comme "un régime militaire autoritaire", et le Sénégal, présenté comme "une démocratie dirigée par un duo panafricaniste 'antisystème'." Cette convergence, malgré des modes de gouvernement distincts, souligne l'ampleur du défi auquel la France doit désormais faire face dans sa politique africaine.