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5 avril 2025
LES CONDUCTEURS DE MOTOS S’INSURGENT CONTRE L’IMMATRICULATION OBLIGATOIRE
Ils ont manifesté massivement dans les rues de Kaolack et Ziguinchor pour protester contre les nouvelles exigences d’immatriculation. Ils appellent à un dialogue avec les autorités pour des mesures adaptées à leur réalité économique.
Les rues de Kaolack et Ziguinchor ont été le théâtre de manifestations à grande échelle orchestrées par les conducteurs de motos Jakarta, communément appelés « Jakartamen », pour exprimer leur opposition aux nouvelles mesures gouvernementales d’immatriculation des deux-roues. Ces manifestations illustrent un malaise profond face à des régulations jugées étrangères à leur réalité socio-économique.
Le mercredi 8 janvier 2024, Kaolack a été secouée par une manifestation des Jakartamen, qui ont brûlé des pneus et sillonné les rues, klaxons à fond, pour dénoncer l’immatriculation obligatoire des motos de plus de 49 centimètres cubes d’ici le 13 mars 2025. Les conducteurs ont rejeté ces nouvelles mesures et ont critiqué leur exclusion du processus de prise de décision. Ils ont interpellé le Premier ministre Ousmane Sonko et leur ministre de tutelle, Yankhoba Diémé, les exhortant à réexaminer ces règles.
Avant cela, à Ziguinchor, les Jakartamen ont également manifesté pour protester contre les exigences d’immatriculation, le port obligatoire du casque et l’assurance. Ils ont parcouru les artères principales, incluant des points stratégiques comme le service des mines et le rond-point Aline Sitoé Diatta, pour exprimer leur ras-le-bol. Ansoumana Badji, président de l’Association des conducteurs de motos Jakarta de Ziguinchor, a critiqué les coûts exorbitants de la régularisation et appelé à un dialogue avec les autorités locales pour trouver des solutions adaptées à leur situation.
En réponse aux protestations, le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens (MITTA) a cherché à clarifier les malentendus entourant le processus d’immatriculation. Dans une lettre aux gouverneurs des régions, le ministre a souligné l’importance de cette mesure pour renforcer la sécurité routière et a détaillé les étapes d’une approche concertée. Une campagne d’immatriculation gratuite a été lancée à partir de la semaine du 6 janvier 2025, avec une période transitoire de trois mois accordée pour la conformité.
Le ministre a également précisé que les associations de conducteurs avaient été consultées pour assurer une mise en œuvre adaptée des nouvelles règles. Parmi les ajustements prévus figurent l’augmentation des sites de vérification technique et la simplification des démarches administratives.
Les Jakartamen appellent à une rencontre avec les responsables municipaux et les gouverneurs pour un dialogue inclusif. Ils insistent sur l’adaptation des mesures de formalisation à leur réalité économique afin d’éviter des impacts négatifs sur leur activité. Le MITTA, de son côté, se montre déterminé à maintenir un équilibre entre sécurité publique et préservation des moyens de subsistance des conducteurs de motos.
SANTÉ MENTALE ET VIOLENCES SEXUELLES, GIROUX TIRE LA SONNETTE D’ALARME
Dans une intervention sur Radio Sénégal, l'enseignant chercheur en psychologie cognitive, a mis en lumière les liens entre l’éducation familiale défaillante et la recrudescence des violences
Dans une récente intervention sur Radio Sénégal, Dr Ibrahima Giroux, enseignant chercheur en psychologie cognitive responsable de l’unité santé mentale à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a dressé un tableau inquiétant de la recrudescence des viols suivis de grossesse ou de meurtre au Sénégal. Selon lui, ce phénomène résulte de multiples facteurs sociaux, économiques, et psychologiques, mettant en lumière des insuffisances dans l’éducation familiale et l’accompagnement des jeunes.
Dr Giroux déplore une dichotomie dans le Sénégal actuel, où certains parents se consacrent pleinement à l’éducation de leurs enfants, tandis que d’autres, accablés par des contraintes socio-économiques, semblent les abandonner. Il souligne que l’éducation des enfants ne repose pas uniquement sur la quantité de temps passé avec eux, mais sur la qualité des interactions et le soutien émotionnel apporté. L’isolement familial, exacerbée par la vie en appartement, empêche une compensation communautaire des carences éducatives.
Le spécialiste a également mis en exergue le manque criant de psychologues et de psychiatres au Sénégal, illustrant un système de santé mentale sous-équipé pour faire face aux besoins de la population. « Avec moins de 200 psychologues et seulement 35 psychiatres pour près de 20 millions d’habitants, le pays n’est pas bien loti en matière de santé mentale », a-t-il déclaré. Ce déficit, selon lui, expose davantage les enfants aux risques de violences et de négligences.
Pour lui « si les autorités ne prennent pas les devants avec un vrai programme notamment au niveau du ministère de la famille il y a aucun moyen d’avoir des prévisions optimistes. C’est-à-dire que le pire risque d’arriver d’ici quelques années. »
Dr Giroux plaide pour des investissements ciblés dans les familles, affirmant que le parent est le premier partenaire de l’État dans l’éducation des enfants. Il propose un programme national d’éducation à la parentalité, destiné à préparer les adolescents à leur futur rôle de parents. Selon lui, une véritable rupture consisterait à réengager les communautés dans les programmes éducatifs, en les impliquant dans l’élaboration des valeurs et des normes transmises aux jeunes.
Face aux viols suivis de meurtre, Dr Giroux alerte sur la présence de psychopathes au sein de la société, des individus apparemment normaux mais capables d’actes monstrueux. Il insiste sur la nécessité de ne pas limiter la santé mentale à une question médicale, mais de l’aborder de manière holistique, en intégrant des travailleurs sociaux et des éducateurs pour une prévention efficace.
Dr Giroux appelle les autorités à prendre des mesures urgentes et préventives. Il prévient que sans une intervention rapide et structurée, le pays risque de faire face à des conséquences encore plus graves dans les années à venir. Son discours est un cri d’alarme pour un investissement accru dans la santé mentale et l’éducation familiale, afin de protéger les générations futures et de prévenir la montée des violences sexuelles.
PREDOMINANCE DES OUVRIERS
Le nombre d’employés salariés dans le secteur moderne hors Administration publique est évalué à 331 144 au troisième trimestre 2024, contre 338 034 un an plus tôt, soit une diminution de 2%
Le nombre d’employés salariés dans le secteur moderne hors Administration publique est évalué à 331 144 au troisième trimestre 2024, contre 338 034 un an plus tôt, soit une diminution de 2%. La répartition du nombre d’employés permanents suivant la catégorie socioprofessionnelle, laisse apparaître une prédominance des ouvriers avec un taux de 48,6% dans ledit secteur.
Au moment où les numérations ainsi que les heures hebdomadaires moyennes travaillées progressent, dans le secteur moderne hors Administration publique, le nombre d’employés salariés régresse
Au troisième trimestre 2024, le nombre d’employés salariés dans ledit secteur est évalué à 331 144 contre 338 034 à la même période en 2023, soit une diminution de 2%, d’après la dernière Enquête sur l’emploi, les rémunérations et les heures travaillées (Eerh) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.
L’Ansd impute ce repli «à la diminution des effectifs dans l’industrie estimée à 6,6%, dans les services, 2,6%, et dans le commerce, 0,7».
En revanche, précise l’agence, cette baisse est contrebalancée «partiellement par la hausse des effectifs dans la construction de 15,3%. La baisse du nombre d’employés dans le secteur de l’industrie est liée à celle des effectifs dans les activités de fabrication évaluée à 7,9%». Toutefois, il est noté «une augmentation du nombre d’employés dans le sous-secteur des activités de la «production et distribution de gaz et d’électricité» d’un taux de 5,1%, extractives, 5%, et de la «production et distribution d’eau», 2,7%».
Le recul des effectifs dans les services est imputable, selon les enquêteurs, «à la diminution du nombre d’employés dans les sous-secteurs des activités immobilières d’un taux 6,8%, «financières et d’assurances», 5,7%, de l’enseignement, 5,6%, «spécialisées, scientifiques et techniques», 2,3%, et de «services de soutien et de bureau», 0,1%. Cependant, une hausse du nombre de salariés est enregistrée dans les activités artistiques, sportives et récréatives de 5,2%, les services de l’hébergement et la restauration, 0,5%, et d’information et de communication, 0,4%».
L’analyse de la répartition du nombre d’employés, selon le statut dans l’emploi, révèle «une prédominance des permanents. En effet, 79% des employés du secteur moderne sont des permanents. Par ailleurs, suivant le type d’activité, il est noté une prédominance de l’emploi permanent dans la totalité des branches d’activités. Cependant, il convient de noter un recours assez important à des saisonniers dans les sous-secteurs des services de soutien et de bureau avec un taux de 42,9%, des industries extractives, 39%, et de l’enseignement, 38».
La répartition du nombre d’employés permanents suivant la catégorie socioprofessionnelle, laisse apparaître «une prédominance des ouvriers avec un taux de 48,6% dans le secteur moderne hors Administration publique. Ils sont suivis des techniciens, agents de maîtrise et ouvriers qualifiés qui représentent 37,2% des permanents. Les cadres supérieurs ainsi que les techniciens supérieurs et cadres moyens sont les moins représentés avec des proportions respectives de 7,2% et 7%
L’analyse suivant le secteur d’activité montre également une prépondérance des ouvriers dans tous les soussecteurs de l’industrie hormis ceux de «l’électricité et gaz» et de «l’eau, assainissement et traitement des déchets et dépollution», où il est noté une prédominance des techniciens, agents de maîtrise et ouvriers qualifiés avec des proportions respectives de 61,4% et 23,3%. En effet, au titre du troisième trimestre 2024, 67,1% des effectifs permanents dans la construction sont des ouvriers. De même, dans le secteur du commerce, 40,8% des permanents sont de cette catégorie socioprofessionnelle».
Dans les services, il est noté une certaine «hétérogénéité dans la distribution de l’effectif des employés suivant le soussecteur. En effet, l’effectif des ouvriers est plus important dans les services de soutien et de bureau où ils représentent 78,4%, les activités immobilières, 61,1%, artistiques, sportives et récréatives, 54,8%, les services d’hébergement et de restauration, 55,2%, les services de la santé humaine et l’action sociale, 42%, ainsi que les activités spécialisées, scientifiques et techniques, 33,9%»
Cependant, mentionne l’Ansd, «les techniciens, agents de maîtrise et ouvriers qualifiés sont les plus représentés dans les activités financières et d’assurance où ils représentent 62,9%, ainsi que dans le transport et l’entreposage, 40,3%. Dans le sous-secteur de l’information et de la communication, ce sont les techniciens supérieurs qui représentent 35,4%, qui ont été plus nombreux au troisième trimestre 2024».
Répartition des permanents selon le sexe
L’analyse de la répartition du nombre d’employés permanents, selon le sexe, révèle «une prédominance des hommes qui constituent 74,3% des permanents au troisième trimestre 2024».
De même, suivant le type d’activité, il est noté «une prédominance des hommes dans l’effectif permanent de la totalité des branches d’activités. Il convient tout de même de signaler un recours, assez important, aux femmes dans les services où elles représentent 38,2%, en particulier dans la santé, 47,7%, l’enseignement, 46,6%, les activités financières et d’assurance, 45%, et celles spécialisées, scientifiques et techniques, 43,1%».
Toutefois, les rémunérations globales ont augmenté de 8% sur la même période, passant de 349,8 milliards de francs Cfa à 377,8 milliards de francs Cfa. Concernant les heures hebdomadaires moyennes travaillées par employé, une légère hausse 0,3% est également notée sur la période sous revue.
LE SÉNÉGAL MET LES INVESTISSEURS EN ALERTE
Le gouvernement promet le rapport de la Cour des comptes dans les prochaines semaines, avec une application de toutes les recommandations et une réorganisation de la gestion de la dette afin de contenter le FMI
(SenePlus) - D'après les informations de Bloomberg, le gouvernement a annoncé mardi aux investisseurs internationaux qu'un audit approfondi des finances du pays sera disponible "dans les prochaines semaines". Cette annonce cruciale a été faite lors d'une réunion virtuelle organisée par Bank of America, selon plusieurs sources proches du dossier citées par l'agence de presse.
Cette vérification des comptes publics constitue une étape déterminante pour le Sénégal qui cherche à négocier un nouveau prêt avec le Fonds Monétaire International (FMI). En effet, comme le rappelle Bloomberg, un précédent programme de 1,8 milliard de dollars approuvé en 2023 est actuellement suspendu. Cette suspension fait suite à une demande du président Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir en avril dernier, de vérifier les finances de l'État - un examen qui a révélé que le gouvernement précédent avait présenté des données économiques erronées.
Selon les sources de Bloomberg, les représentants du ministère des Finances ont assuré lors de la réunion que le gouvernement s'engage à mettre en œuvre toutes les recommandations que formulera la Cour des comptes sur les conclusions de l'enquête. Cette dernière doit certifier les conclusions préliminaires de l'Inspection Générale des Finances concernant la gestion des finances publiques entre 2019 et début 2024.
L'impact de cette situation sur la crédibilité financière du pays est déjà tangible. Bloomberg souligne que l'agence Moody's a récemment dégradé la note de crédit en devises étrangères à long terme du Sénégal à B1, soit quatre niveaux en dessous de la catégorie "investissement". Les obligations sénégalaises en dollars ont également chuté dans le sillage de cette controverse sur les données, les titres à échéance 2048 s'échangeant autour de 68 cents pour un dollar mercredi.
D'après l'agence américaine, le conseil d'administration du FMI devait initialement examiner les révisions des données du Sénégal ce mois-ci. Toutefois, cette réunion pourrait être reportée en raison de l'audit toujours en cours. Le FMI considère les chiffres de la dette publique et du déficit, plus élevés que précédemment rapportés, comme un cas de "déclaration erronée".
Un point positif émerge néanmoins : selon les sources de Bloomberg, les responsables sénégalais ont indiqué lors de la réunion de mardi que le pays est déjà en discussion avec le FMI pour mettre en place des mesures correctives visant à prévenir de tels problèmes à l'avenir, notamment l'unification de l'unité de gestion de la dette du pays.
Un porte-parole du FMI, cité par Bloomberg, a confirmé que "les discussions avec les autorités sénégalaises sont en cours" tout en précisant qu'il est "prématuré de déterminer les mesures correctives" avant le rapport de la Cour des comptes. De son côté, un porte-parole du ministère des Finances a indiqué que les conclusions de l'audit seront partagées dès qu'il sera prêt, sans toutefois commenter le calendrier.
DES PROFESSIONNELS DU TOURISME DESAPPROUVENT
Réciprocité des visas, Le président de l’association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Sénégal (APHORES), Pape Berenger Ngom et Cie craignent des conséquences désastreuses pour l’avenir du tourisme au Sénégal.
Le président de l’association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Sénégal (APHORES), Pape Berenger Ngom et Cie craignent des conséquences désastreuses pour l’avenir du tourisme au Sénégal. Pour cause, la volonté des autorités d’appliquer la réciprocité des visas. Le président de l’APHORES a clairement exprimé son désaccord sur cette mesure qui risque de porter un coup de massue au secteur du tourisme.
Le président de l’association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Sénégal(APHORES) et membre du Conseil national du tourisme a exprimé ses préoccupations sur la réciprocité des visas soulevée lors de la déclaration de politique générale du Premier ministre. Pape Berenger Ngom pense, en la matière, que la mesure une fois mise en œuvre risque de desservir le secteur du tourisme qui peine à afficher carton plein. L’idée d’appliquer une réciprocité des visas, dit-il, pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le tourisme sénégalais. En effet, «nos pays voisins offrent des conditions similaires, tout en étant plus attractifs que le Sénégal en tant que destination touristique». Dans ce contexte, le professionnel ne voit pas la pertinence d’une telle mesure. Ce, du fait que le Sénégal, déjà considéré comme une destination relativement chère, ne peut se permettre, à son avis, d’alourdir davantage les démarches administratives liées aux voyages. Actuellement «nous observons une baisse significative du tourisme par rapport aux années précédentes. Si nous ajoutons des barrières supplémentaires, nous risquons de décourager les visiteurs potentiels, ce qui serait catastrophique pour notre économie», signale le président de l’association des professionnels de l’Hôtellerie et de la restauration du Sénégal.
QUE LES AUTORITES FASSENT PREUVE DE RETENUE
Il interpelle à ce sujet les autorités pour que la mesure ne soit pas effective. Je lance un appel à nos autorités pour qu’elles fassent preuve de retenue sur ce sujet.» Dans sa réflexion, il est sur une dynamique de positionnement. «Nous devons nous concentrer sur la promotion de notre destination plutôt que d’ériger des obstacles», dit-il. Malheureusement, «l’ASPT (Agence Sénégalaise de Promotion Touristique) ne semble pas jouer son rôle de manière efficace. Les bureaux de promotion touristique à l’étranger sont souvent perçus comme des structures qui ne servent qu’à engendrer des dépenses sans véritable retour sur investissement. Il est essentiel de dynamiser ces initiatives pour réellement promouvoir le Sénégal à l’international», regrette le membre du Conseil national du Tourisme. Selon lui, il est temps que l’État prenne des mesures courageuses pour redynamiser le secteur. «Je propose que nous nous concentrions sur le tourisme interne. En adaptant les prix des hôtels au pouvoir d’achat des Sénégalais et en facilitant les voyages à l’intérieur du pays, nous pourrions encourager nos concitoyens à découvrir la richesse de notre patrimoine
Parallèlement, le gouvernement devrait envisager de réduire les charges fixes pour les employeurs, ce qui permettrait de diminuer les prix et d’accroître l’accès aux hôtels et restaurants pour tous les Sénégalais», exhorte Pape Berenger Ngom. En conclusion, «le Sénégal doit impérativement repenser sa stratégie touristique. La réciprocité des visas ne doit pas être une option, mais plutôt une opportunité de renforcer notre attractivité sans compromettre notre position sur le marché mondial. Ensemble, travaillons à faire du Sénégal une destination de choix, tant pour les visiteurs étrangers que pour nos compatriotes», invite le président de l’Association des Professionnels de l’Hôtellerie et de la Restauration du Sénégal, Pape Berenger Ngom.
LES VERTS CHERCHENT L'HOMME PROVIDENTIEL
Le parti socialiste, en phase intérimaire depuis 5 ans, se doit de se réinventer après la fin de sa “gestion collégiale” du pouvoir avec le régime du président Macky Sall
Plongé dans une phase intérimaire depuis le décès de son secrétaire général en 2019, Ousmane Tanor Dieng, le parti socialiste traverse une période charnière dans sa longue histoire. C'est pourquoi l'appel à la restructuration de Serigne Mbaye Thiam a trouvé un écho favorable dans les rangs des “verts”.
À l'image du général De Gaulle avec son appel du 18 juin à la BBC depuis Londres, Serigne Mbaye Thiam s'est adressé à ses camarades de parti. Dans son long texte, il semble dire à ses camarades que l'heure est grave. Ainsi, il a appelé à la restructuration du parti socialiste. Un appel qui sonne dans les rangs des verts comme un défi pour l'histoire. Car le parti socialiste, en phase intérimaire depuis 5 ans, se doit de se réinventer après la fin de sa “gestion collégiale” du pouvoir avec le régime du président Macky Sall.
En conséquence, sur la forme, l'appel de Serigne Mbaye Thiam semble trouver un écho favorable. Contacté par L'As, la présidente du mouvement national des jeunes féminines du parti socialiste a salué l’appel de son camarade. Son appel interpelle, selon Yeya Diallo, la situation actuelle de leur formation politique et sur son avenir. Mieux, il cherche à repositionner le PS sur l'échiquier politique national.Il y va même, ajoutera-t-elle, de la survie politique du PS.
“Réfléchir sur la restructuration du Parti Socialiste est non seulement important mais fondamental pour l'avenir et le devenir de notre formation politique. Je pense aussi qu'il n'y a rien de plus normal dans la marche d'une organisation politique que d'essayer, parfois, d'appréhender l'avenir avec des perspectives et des propositions qui prennent en compte les mutations sociales et nouvelles réalités politiques”, a analysé Yeya Diallo.
Même constat de la part du Secrétaire général à la coordination départementale de Dakar, Amadou Sow. Le jeune membre du bureau politique du parti socialiste a salué l'appel à la restructuration de son camarade Serigne Mbaye Thiam. Il a, tout de même, soulevé quelques inquiétudes sur l'avenir du parti. “L’initiative de Serigne Mbaye Thiam déconstruit cette logique de solidarité, de paix et de cohésion. Je pense qu'il y a quelque chose qui a été concocté autour de Serigne Mbaye Thiam en vue d'activer le processus de renouvellement. Nous sommes en faveur mais nous avons des craintes pour éviter un autre déchirement qui serait insupportable pour le parti.
Pour éviter un tiraillement interne, il faut appliquer les textes qui régissent le fonctionnement du parti de façon rigoureuse. Il s'agira de convoquer un congrès extraordinaire et avoir un consensus fort autour d'une transition qui va nous permettre d'aboutir à une résolution finale qui consiste à libérer la secrétaire générale par intérim du parti”, a souligné Amadou Sow qui, par ailleurs, rappelle qu'à cause des contraintes liées à l'intérim de la secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye, des jeunes avaient proposé un mémorandum pour pallier les dysfonctionnements au niveau du management du parti.
Les bases d'un ps new-look
Par l'appel de Serigne Mbaye Thiam, aux yeux de la présidente du mouvement national des jeunesses féminines du parti socialiste, il est question d'un impératif de remobiliser, d'animer et de massifier le parti socialiste. “ A l'image de la scène politique et des réalités et enjeux politiques de l'heure, je pense que la réorganisation du Parti Socialiste est aujourd’hui un impératif catégorique. Et à cela, nous notons depuis quelques années une démobilisation des camarades socialistes à la base surtout auprès des Jeunesses Socialistes et cela impacte négativement le parti”, a relevé Yeya Diallo.
Dans cette dynamique de reconstruction de la maison des Verts, elle appelle le parti à valoriser le leadership de sa jeunesse. Dans sa quête de nouvel élan, la socialiste préconise à son parti de rajeunir son personnel et à proposer un nouveau contrat social pour plus de solidarité et de solutions durables sur les problématiques économiques et sociales
A l'image de tous les partis classiques, constate de son côté Amadou Sow, la situation politique actuelle impose au parti socialiste de se réinventer au risque de disparaître.“L'avenir politique du Sénégal se configure avec d'autres réalités qui adaptent les nouvelles technologies, les innovations qui adaptent les leaders politiques et l'électorat”, a-t-il martelé. Sauf que, ajoutera le membre du bureau politique, le parti socialiste a perdu cette connection depuis le décès de son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng
L'heure est venue, selon lui, pour la maison de Colobane, de bâtir un leadership fort pour redorer son blason, retrouver son dynamisme et son attractivité. A cet effet, il invite le PS à réfléchir sur l'image, réadapter sa communication structurelle et interne sur les questions de gouvernance, de géostratégie, de ressources naturelles, du sous-développement et d’émettre des propositions concrètes.
Le CETUD reçoit le Prix international du transport durable 2025
Le système du Bus Rapid Transit (BRT) a été primé au Mexique. Le CETUD a reçu le prix du transport durable 2025 (STA) en reconnaissance de ses efforts pour promouvoir une mobilité́ durable et inclusive, centrée sur le lancement de son système de Bus Rapid Transit(BRT) entièrement électrique. Ainsi Dakar, Sénégal, est le lauréat du Prix du transport durable 2025, alors que le programme ceĺeb̀ re son 20em̀ e anniversaire. Le CETUD recevra le STA pour Dakar lors d'une cérémonie diffusée en direct en fev́ rier 2025 et rejoindra la programmation de la seŕ ie des prix du transport durable de l'ITDP tout au long de l'anneé . Ce prix reconnait̂ les progres̀ reáliseś par le CETUD au cours de l'anneé ećouleé pour promouvoir la durabilite,́ l'accessibilitéet l'inclusion graĉ e àdes investissements substantiels dans les transports publics eĺectriques et le dev́ eloppement axé sur les transports en commun. Quant à Mexico, la capitale du Mexique, elle a recu̧ la mention honorable du STA pour avoir mis l'accent sur l'expansion et l'inteǵ ration des reś eaux de transports publics et de veĺos en libre-service. Ces villes ont et́ é seĺectionneé s parmi cinq finalistes dont le Breś il, le Mexique et l'Inde.
Brassards rouges sur les taxis
Les taximen qui se sont opposés aux plates-formes (Yango, Yassir etc.) qui s'activent dans le transport irrégulier se disent déterminés à les faire arrêter. Leur procès est renvoyé à mi-mars. En attendant, ces acteurs du transport routier ont décidé, à compter de ce lundi et pour une durée de 48 heures, d'attacher des brassards rouges sur leurs véhicules pour dire halte au transport irrégulier.
Abo Mbacké dit «Amir Abo» sera entendu au fond aujourd’hui
Inculpé puis placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction financier, le patron de Stam Global business, Abo Mbacké dit «Amir Abo», sera entendu au fond ce jeudi, selon des sources de seneweb. Amir Abo est poursuivi pour escroquerie aux biens au préjudice de la commerçante M. D. Tall et escroquerie aux services à l’encontre de l’architecte Pierre Goudiaby Atépa et le groupe Gélongal. Même s’il a nié les faits qui lui sont reprochés, Amir Abo a versé la somme de 100 millions FCFA à la dame M. D. Tall qui a finalement désisté de sa constitution de partie civile.
Fin de la grève à l'hôpital d'enfants Albert Royer
Après quatre (04) mois de mouvement d’humeur, les travailleurs de l'hôpital d'enfants Albert Royer et la direction ont signé hier un Protocole en présence du député Guy Marius Sagna. Cet accord est obtenu grâce à la médiation de la Commission santé et action sociale de l'Assemblée nationale. Le 16 décembre 2024 dernier, Guy Marius Sagna avait adressé une question écrite au ministre de la Santé et de l'Action sociale (MSAS) sur la crise à l'hôpital Albert Royer.Il avait promis de contribuer à pacifier l'hôpital Albert Royer et à participer à faciliter la signature d'un protocole d'accord.
Aliou Thiongane, coordonnateur PNLP
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a procédé à des mouvements au sein de son département. Le professeur Aliou Thiongane spécialiste en santé publique et chef du Service d’accueil d’urgences du Centre Hospitalier national d’enfants Albert Royer est nommé Coordonnateur du programme national de lutte contre le Paludisme. L’universitaire remplace le Docteur Doudou Sène.
Fodé Danfakha nouveau patron du PNLT
Restons au ministère de la Santé pour signaler que le Programme National de Lutte contre la Tuberculose a changé de patron. Désormais, c’est Dr Fodé Danfakha Médecin-Spécialiste en santé publique, qui est nommé coordonnateur du Programme National de Lutte contre la Tuberculose en remplacement du Docteur Yacine Mar Diop.
Amadou Sow, chef de la Cellule de Communication
Ne quittons pas le département de la santé sans souligner que Dr Amadou Sow Médecin-légiste, spécialiste en communication, est désormais le Coordonnateur de la Cellule de Communication du ministère de la Santé et de l’Action Sociale. Il remplace notre consœur Awa Ly.
Report des épreuves des examens CAP et CEAP
La Direction des examens et concours (DEXCO) annonce le report des épreuves des examens du CAP et du CEAP jusqu’au 4 février 2025. La mesure s’explique par la nécessité d’éviter une coïncidence ou proximité avec certains événements religieux déjà programmés. Malgré ce report, le SELS/A estime que les candidats et les enseignants sont directement affectés par cette modification. Ces derniers, qui avaient planifié leurs révisions et obligations professionnelles en fonction de la date initiale, devront s’adapter dans un laps de temps réduit. Cela risque de provoquer stress, confusion et insatisfaction parmi les concernés, regrette le syndicat.
Le Directeur général de la Police en Gambie
Le Directeur Général de la Police nationale, Mame Seydou Ndour, a entamé une visite officielle en Gambie pour renforcer la coopération sécuritaire entre les deux pays. M. Ndour a rencontré Lamine Mbaye, Chargé d'Affaires à l'ambassade du Sénégal en Gambie et les responsables du Secrétariat Permanent Sénégalo-Gambien. Ces rencontres ont permis de souligner l'importance de l'unité et de la collaboration entre les deux pays pour faire face aux défis sécuritaires communs, renseigne une note de la Direction générale de la Police. C’est le début d'une série de rencontres stratégiques entre les forces de sécurité des deux pays.
Mamadou Lamine Dianté joue aux pompiers
Présidant la cérémonie du baptême de l'agence de la caisse de sécurité sociale de Guédiawaye qui porte désormais le nom du défunt syndicaliste, Mademba Sock ancien Pca de ladite institution et secrétaire général de la centrale syndicale Unsas, le président du Haut conseil du dialogue social, Mamadou Lamine Diante, a saisi l'occasion pour réitérer la volonté de l'Etat de dématérialiser les procédures des dossiers des travailleurs qui déplorent souvent les lenteurs administratives. Il promet d'ailleurs d'organiser une réunion avec les acteurs sociaux, d'un commun accord avec le ministre du Travail très prochainement tout en vantant le rôle émérite de feu Mademba Sock pour la défense des intérêts des travailleurs, mais aussi les bons résultats de la caisse de sécurité sociale.
Circulation Bountou Pikine
Les populations de Pikine jusque-là enclavées à cause des travaux sur l'axe routier Icotaf Bountou Pikine peuvent désormais pousser un ouf de soulagement, puisque la route va être ouverte à la circulation d'ici vendredi, d'après un communiqué du Préfet du Département, Amdy Mbengue. Ce qui va considérablement améliorer la mobilité urbaine. Toutefois, les automobilistes sont invités à rouler doucement et respecter le code de la route et les passages piétons pour la promotion de la sécurité routière. Car les emprises de ce tronçon routier sont entourées d'écoles avec des élèves dont surtout des enfants qui le traversent.
Le Préfet de Bambey à la DER/FJ
Le chef de l’Etat a secoué hier le cocotier. Le Préfet de Bambey, Ndèye Aïssatou Tabara Touré, est promue Secrétaire générale de la Délégation générale de l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), en remplacement de Cheikh Ahmadou Bamba Fall. Cheikh Aliou Bèye, Ingénieur en gestion de développement urbain, est nommé Président du Conseil de surveillance de la Délégation générale à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU), en remplacement d’Adama Ba.
Mamadou Lamine Keita limogé
L’ancien ministre et maire de Bignona n'a pas été épargné par le balai de Diomaye. Mamadou Lamine Keita a été remplacé hier par Ibrahima Fall à la Direction générale de l’observatoire national sur l’investissement.
Khouraichi Abdoulaye Thiam patron du FAISE
Le vent de changement a soufflé aussi au Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE). Khouraichi Abdoulaye Thiam est promu Administrateur du Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE), en remplacement de SokhnaNata Samb.
Ahmed Lamine Athie Dg du Waqf
Monsieur Ahmed Lamine Athie, jusque-là Directeur des Waqf et des partenariats à Haute Autorité du WAQF, est promu Directeur général du Waqf, en remplacement de Racine Ba. Cheikh Sidiya El Moctar Bèye, inspecteur général d’Etat à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds souverain d’investissement stratégiques en remplacement de Nafissatou Diop.
Abdoulaye Diagne, DGID passe à la trappe
Diomaye a fortement secoué la Direction générale des impôts et Domaines (DGID). Malgré son activisme et sa communication en outrage en servant à tour de bras des redressements fiscaux et des ATD, le directeur des Impôts et Domaines, Abdoulaye Diagne est passé à la trappe. Il est remplacé par Jean Koné, jusque-là Directeur du renseignement et des stratégies de contrôle fiscal. Cheikh Mouhamed Hady Dièye, Directeur des Grandes entreprises, est promu coordonnateur de la Direction générale des impôts et des Domaines, en remplacement d’Abdou Aziz Guèye. Makhaly Faye, en service à l’inspection générale des finances, devient le Directeur des grandes entreprises à la Direction générale des impôts et des Domaines. Ndèye Aissatou Ndao, Directeur des moyennes entreprises, est nommée Directeur du renseignement et des stratégies de contrôle fiscal à la Direction générale des impôts et Domaines, en remplacement de Jean Koné. Yama Kouyaté, Directeur du recouvrement, est nommée Directeur des moyennes entreprises à la Direction générale des impôts et des Domaines, en remplacement de Ndèye Aïssatou Ndao. Mamadou Ndiaye est promu Directeur du Recouvrement à la Direction générale des impôts et des Domaines, en remplacement de Yama Kouyaté. Ibrahima Ndiaye devient Directeur de l’Administration et du personnel à la Direction générale des impôts et des Domaines, en remplacement de Monsieur Abdou Ben Jenkins Sambou.
Serigne Mbacké Dieng nouveau Dg de l’Ofor
L’Office des Forages ruraux (OFOR) n’est pas épargné par le vent de changement. Seydou Mandiang est le nouveau président du Conseil d’Administration de l’Office des Forages ruraux (OFOR), en remplacement d’Alpha Bayla Guèye. Quant à Serigne Mbacké Dieng, il est nommé Directeur général de l’Office des Forages ruraux (OFOR), en remplacement de Hamade Ndiaye.
Saliou Samb viré du SIRN
Le président du Conseil département de Mbour non moins Directeur Général de la Société des Infrastructures de Réparation Navale (SIRN) a été viré. Saliou Samb est remplacé par Babacar Faye. Mamadou Abibou Diagne, docteur vétérinaire, est nommé Secrétaire général du ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, en remplacement de Bassirou Ndiaye.
Moctar BA, Dg GTS
Moctar Ba est le nouveau Directeur général de la Société les Grands Trains du Sénégal (GTS). Il remplace Oumar Amadou Sow. Bassirou Coly devient président du Conseil d’Administration de la Société les Grands Trains du Sénégal(GTS), en remplacement de Seynabou Ndiéguène. Par ailleurs, Ndiaga Sylla, expert agréé industrie est nommé président du Conseil de surveillance de l’Agence de Promotion des sites industriels (APROSI), en remplacement de Sémou Diouf.
LA SITUATION DU SECTEUR DES DEUX-ROUES ET D’AUTRES SUJETS AU MENU DE LA PRESSE
Les parutions de ce jeudi traitent de la réorganisation du secteur des motos-taxis et de la rationalisation des dépenses de l’État.
Les quotidiens parvenus jeudi à l’APS traitent surtout de la réorganisation du secteur des motos-taxis et de la rationalisation des dépenses de l’État.
‘’La révolte des ‘jakartamen’‘’, titre le quotidien L’As, se faisant l’écho, comme d’autres journaux, des manifestations organisées par les conducteurs de motos-taxis en guise de protestation contre les mesures de réorganisation de leur secteur d’activité.
Il note que ces nouvelles mesures, dont ‘’l’immatriculation obligatoire des motos ayant un cylindre de plus de 49 centimètres cubes, d’ici au 13 mars prochain, fâchent les conducteurs des mots ‘Jakarta’‘’.
À Ziguinchor comme à Sédhiou (sud) et Tambacounda (est), ils veulent que l’État renonce à cette mesure qui, à leurs yeux, risque de les conduire au chômage, rapporte L’As.
Quatre conducteurs de motos-taxis ‘’Jakarta’’ ont été écroués à Ziguinchor, annonce Libération.
À Kaolack (centre) également, selon le même journal, les conducteurs de deux-roues ‘’se révoltent’’ contre les mesures prises en vue d’une bonne organisation de ce secteur d’activité.
Les conducteurs de deux-roues ‘’face [aux] difficultés’’
Selon le journal Le Quotidien, les conducteurs de motos-taxis entendent ‘’dénoncer’’ la décision. ‘’Ça gronde de partout’’ contre l’immatriculation des deux-roues, fait observer WalfQuotidien.
‘’Trois jours après le démarrage des opérations d’immatriculation des deux-roues, note WalfQuotidien, les [motos-taxis] font face déjà à des difficultés. Lesquelles sont liées à l’accessibilité des centres d’immatriculation, à l’addition de certains frais…’’
De manière générale, le secteur des transports ‘’est à l’agonie’’, pense le quotidien Tribune.
Des taximen membres du Mouvement Dolel Transport ‘’s’insurgent contre l’inaction des autorités face aux plateformes de transport telles que Yango, Heetch et Yassir, qu’ils accusent de [les] concurrencer de manière déloyale’’, lit-on dans le même journal.
D’autres journaux s’intéressent aux mesures de ‘’rationalisation’’ des ressources publiques pour plus d’efficience.
Le journal Les Échos affirme que le Premier ministre, Ousmane Sonko, ‘’centralise’’ désormais ‘’toutes les dépenses d’investissement’’.
‘’Toutes les dépenses d’investissement seront validées’’ par Ousmane Sonko, rapporte le journal Les Échos en citant le Premier ministre.
Il ajoute qu’un tableau prévisionnel des opérations financières sera soumis au chef gouvernement une fois tous les quinze jours.
‘’Faut-il autoriser les sondages ?’’
Le Premier ministre ‘’veut valider toutes les dépenses d’investissement. C’est une mission qui revenait au ministre des Finances, ordonnateur principal des dépenses et des recettes de l’Etat’’, souligne le journal Le Quotidien.
Or, le ministre des Finances ‘’est sous l’autorité directe du chef de l’État, tout comme les ministres des Affaires étrangères et de la Justice. Tout ce monde a vu le Premier ministre empiéter sur ses prérogatives’’, note Le Quotidien.
‘’Sonko centralise toutes les dépenses’’, résume Sud Quotidien.
EnQuête se penche sur la situation des prisons au Sénégal. ‘’Nos prisons, des morgues’’, titre le journal, selon lequel trois personnes ont récemment perdu la vie en détention à Thiès (ouest), Saint-Louis (nord) et Mbacké (centre).
Un autre détenu a rendu l’âme à Tambacounda, il y a quelques jours, rappelle le journal.
Le Soleil se demande s’il faut autoriser les sondages au Sénégal.
Certains professionnels des sondages jugent ‘’obsolète’’ la loi interdisant la publication des sondages pendant les campagnes électorales, une mesure visant à ‘’protéger l’opinion contre la manipulation’’.
LE SENEGAL DOMINE LES ÉMIRATS ARABES UNIS AU BEACH SOCCER
Les Lions se sont imposés sur le score de 4 à 2. Seydina Mandione Laye Diagne, Jean Ninou Diatta, Mamadou Sylla et Seydina Mame Alassane Laye Gadiaga ont marqué pour sceller la victoire
L’équipe nationale sénégalaise de Beach soccer a exercé, hier, mercredi 8 janvier à Dubaï, sa domination celle des Émirats Arabes Unis dans le cadre des matchs amicaux entamés en direction de la Coupe du monde 2025 aux Seychelles. Les Lions se sont imposés sur le score de 4 à 2. Seydina Mandione Laye Diagne, Jean Ninou Diatta, Mamadou Sylla et Seydina Mame Alassane Laye Gadiaga ont marqué pour sceller la première victoire sénégalaise.
Les protégées de l’entraineur Omar Ngalla Sylla poursuivent la série de matchs de ce jeudi avec une seconde confrontation contre la même formation des Émirats. «On rend grâce à Dieu. Ce n’était pas évident, on n’a pas fait une bonne entame de match, il faut le reconnaître. Même si on n’a gagné (4-2), il faut reconnaître que le travail est loin d’être parfait. Dans le haut niveau, certaines choses ne se pardonnent pas. Aujourd’hui, on a pris deux buts sur coups de pieds arrêtés. Le premier sur corner et le deuxième sur une touche. Demain (ce jeudi, Ndlr), on va essayer de rectifier dans un match que l’on sait déjà serrer. Mais le projet est de continuer à progresser pour avoir une équipe compétitive au mois de mai prochain et c’est le moment de remercier la FSF parce que ces matchs servent à cela », a confié le coach Ngalla Sylla.
LE JARAAF TRAQUE LES PSEUDO-SUPPORTERS
Sanctionné en l’espace d’une semaine par la CAF et ensuite, par la Ligue pro, le Jaraaf compte insuffler une nouvelle discipline au sein de supporters au centre des scènes de violences dans les stades.
Sur la sellette et doublement sanctionné par la CAF et ensuite par Ligue pro pour les scènes de violences engendrées par ses supporters, le Jaraaf veut endiguer le mal qui va à l’encontre de sa philosophie et qui entame sa bonne marche. Ce qui passe, selon Pape Mor Lô vice-président du club « Vert Blanc », par une opération d’identification et la réorganisation de son comité de supporters.
Sanctionné en l’espace d’une semaine par la CAF et ensuite, par la Ligue pro, le Jaraaf compter insuffler une nouvelle discipline au sein de supporters au centre des scènes de violences dans les stades. En réponse, le club de la Médina a décidé de procéder à une opération d’identification et une réorganisation de son comité de supporters. « Le comité de supporters, à travers des réunions qui sont initiées avec le président du club Cheikh Seck, a demandé à identifier les supporters du Jaraaf. Que tous ceux qui sont des groupes d’animation soient identifiées. Il ne faut pas donner à n’importe qui de s’identifier du Jaraaf de venir semer des troubles préjudiciables au club », a annoncé Pape Momar Lo.
Le vice-président du club estime que cette nouvelle vague supporters qui est à l’origine de certains agissements n'a aucune compréhension ni de la philosophie du club, ni de son histoire. « Certains supporters qui sont à l’origine des scènes de violences ne sont pas supporters du Jaraaf. Il faut que l’on soit extrêmement précis. Ces supporters sont connus à travers le comité de supporters qui sont issus de différentes sections au niveau national. Il y a depuis quelques temps une vague de supporters très jeunes, entre 15 et 25 ans, devenus des férus du Jaraaf qui habitent Dakar, Médina, Gueule tapée, Sicap et qui, malheureusement, n’ont pas encore saisi la philosophie et l’histoire du club. Il faut donc endiguer ce fléau qui commence à ternir son image », explique-t-il. Après avoir été sanctionné par la Confédération africaine de football (CAF) de quatre matchs à huis clos en compétitions interafricaines, le club « Vert et Blanc » dont deux avec sursis, le club du Président Cheikh Tidiane Seck s’est fait condamné une nouvelle fois ce mardi 7 janvier par la Commission de discipline de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP). Le club de la Médina a été condamné à disputer deux matchs à huis clos, dont un avec sursis, en plus d’une amende de 500 000 F CFA à régler avant sa prochaine rencontre. Une sanction qui fait suite au «comportement inconvenant» de ses supporters, qui ont jeté des pierres aux 70e et 73e minutes du match opposant l’US Gorée au Jaraaf. Une rencontre comptant pour la 9eme journée de Ligue 1 et soldée par une défaite du Jaraaf face à l’US Gorée. (2-0).