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3 avril 2025
SERIGNE MBOUP MONTRE LA VOIE A SERIGNE GUEYE DIOP
L'interdiction de la friperie obéit à des préalables. C'est l'avis du président de l'union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture qui réagit à la sortie polémique du ministre du Commerce
L'interdiction de la friperie obéit à des préalables. C'est l'avis du président de l'union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture qui réagit à la sortie polémique du ministre du Commerce.
C'est une sortie polémique. Mais au-delà du vacarme, le président de l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture trouve l'idée d'interdire la friperie bonne.“ C’est une très bonne décision d'interdire l'importation de certains produits. Le programme est lié au nouveau référentiel des politiques publiques. Mais il y a des préalables pour y arriver”, a déclaré hier Serigne Guèye, en marge de la cérémonie de remise des prix de la 3ème édition du Concours Tremplin Startup Uemoa.
Conformément à l'agenda national de transformation qui prône la souveraineté nationale, il pense qu'il est indispensable pour le Sénégal de sortir de sa dépendance vis-à-vis de l'extérieur pour ne plus importer des voitures et des meubles d'occasion, de la friperie etc. “Si on arrive à bien encadrer les entreprises et soutenir le monde de l'entreprise, non seulement nous pourrons augmenter la richesse mais aussi limiter l'importation. Pour ce qui est de la friperie, si on encadre les jeunes créateurs à créer des habits moins chers, je pense qu'on n'en parlera plus. Je pense que c'est là où les autorités devront agir. Parce qu'il faut que les citoyens ne sentent plus le besoin d'acheter la friperie. Et pour y arriver, il va falloir augmenter les revenus, soutenir les industries à créer des vêtements de qualité avec un moindre coût et accessible”, a insisté le président de l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture par ailleurs maire de Kaolack.
Il a rappelé, à cet effet, que l'interdiction de l'importation de la friperie, ce n'est pas une nouveauté. Car le Président Abdou Diouf l'avait interdit pour soutenir les industries textiles nationales. Sous ce rapport, il pense que pour la mise en œuvre de cette politique, il faudrait initier des concertations entre l'État et le monde de l'entreprise et les chambres de commerce pour voir ensemble les mesures à prendre.
En marge de cette 3ème édition des prix dénommés tremplin startup Uemoa placé sous le thème “Le marketing créatif et digital au service des industries culturelles et créatives”, 4 startup sénégalaises ont été primées. Le Sénégalais Mohamed Cissé s'est démarqué dans la sous-région avec son entreprise “Yombal sa Soxlo express” qui s'est adjugée le 4ème prix d'excellence. Au moins, 248 millions Fcfa ont été mobilisés par la commission de l’Uemoa pour promouvoir l'entrepreneuriat et de soutenir les startups. D'où l'appel de la Directrice du secteur privé de la commission de l’Uemoa qui a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers pour accompagner l'initiative.
LES COMPTES PUBLICS ET D’AUTRES SUJETS A LA UNE DE LA PRESSE
Les parutions de ce mardi traitent de la situation des comptes publics les promesses de modernisation de l’administration et de « l’offensive judiciaire » de l’ancien président Macky Sall.
La situation des comptes publics fait le menu de plusieurs quotidiens parvenus mardi à l’APS, en même temps que d’autres sujets comme les promesses de modernisation de l’administration et « l’offensive judiciaire » de l’ancien président Macky Sall.
« Réveillon avec la vérité ! », s’exclame le journal Le Quotidien au sujet du travail de certification des finances publiques confié à la Cour des comptes, à la suite des accusations de falsification des comptes publics émises par le nouveau pouvoir contre le précédent régime.
La Cour des comptes va finalement publier son rapport le 31 décembre, annonce Le Quotidien, selon lequel le document devait être disponible ce mardi 24 décembre, mais sa publication a été retardé à la demande du gouvernement, « pour ne pas ‘polluer’ la [déclaration de politique générale] » du Premier ministre, prévue le 27 décembre.
Le journal estime que la publication de ce Rapport sur l’exécution des lois de finances (RELF) 2023 « marquera un tournant majeur pour le régime actuel après les accusations de falsification des comptes publics » contre le régime du président Macky Sall.
Concernant le rapport d’exécution budgétaire au troisième trimestre 2024, le quotidien Les Echos fait état d’une « hausse de 94,7 milliards pour les salaires et les avantages ».
« Au 30 septembre 2024, avance-t-il, les ressources du budget général mobilisées s’élèvent à 2886,8 milliards de francs CFA, soit un taux d’exécution de 61% des prévisions de la Loi de finances initiale ».
Les charges financières de l’Etat en hausse de « 39,5% »
Le quotidien Les Echos ajoute que les ressources internes « ont été recouvrées à hauteur de 2781,95 milliards », les dépenses représentant « 4571,06 milliards des crédits ouverts, soit 81,80% ».
+ »Entre autres révélations, le rapport [en question] note que les ressources du budget général ont évolué à la hausse de 124,44 milliards. De même, les dépenses ont connu une hausse, notamment les dépenses de personnel qui ont évolué de 94,77 milliards », signale le quotidien L’info.
Les charges financières de la dette ont également « augmenté de 39,5%, soit 160,62 milliards de plus », poursuit le journal. « Quant au Fonds national de retraite (FNR), les signaux sont au vert, avec plus de cotisants et un solde positif de 23,6 milliards », rassure le journal.
Le quotidien Libération, dans le même esprit, fait état de « troublantes découvertes de la Cour des comptes » dans la comptabilisation des recettes issues des industries extractives, pour le compte de la gestion 2022.
« Une vraie nébuleuse règne autour des industries extractives », avec notamment « un écart de 148,406 milliards de FCFA [décelé] après le rapprochement entre les montants retracés et les déclarations des régies », écrit le journal.
Il s’y ajoute « une différence de 38,035 milliards de FCFA entre les montants liquidés et ceux déclarés et comptabilisés », mentionne Libération.
Enquête revient sur la déclaration de politique générale que le Premier ministre Ousmane Sonko doit prononcer vendredi. « Sonko face à lui-même », lit-on à la une du journal, selon lequel le « grand oral » du chef du gouvernement « intervient dans un contexte chargé d’attentes sur les plans national et international ».
+ »Un exercice oratoire redoutable », soutient Enquête, surtout que les « attentes sociales et économiques [sont] pressantes », de l’emploi à la fiscalité, en passant par la problématique de l’émigration irrégulière, selon le journal.
Mais il semble que ce ne sont pas là les seuls chantiers urgents du Premier ministre, dont l’ambition est de moderniser l’administration sénégalaise, comme rapporté par plusieurs journaux dont Walfquotidien.
« Sonko s’attaque au mammouth », titre ce journal à ce sujet. « A l’instar des régimes précédents, écrit-il, le Premier ministre a promis […] l’assainissement de l’administration générale dans les prochains mois ».
« Des choses à assainir dans l’administration »
Selon Walfquotidien, le chef du gouvernement a fait cette annonce « après avoir constaté des manquements dans son fonctionnement liés à un problème de formation à la base, de pratiques cantonales, etc. ».
« Vers un grand coup de balai », titre Source A. « Il faut que l’administration redevienne un outil au service du citoyen, redevienne une administration de développement. Elle ne l’est pas ou elle ne l’est pas suffisamment aujourd’hui », ajoute-t-il, citant le Premier ministre.
Dans cette optique, »plusieurs réformes devront être apportées dans la Fonction publique, comme la professionnalisation de la gestion des ressources humaines », a renchéri le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public, dans des propos rapportés par le quotidien Le Soleil. Il estime qu' »il y a encore des choses à assainir », assurant que »ces grands chantiers seront bientôt engagés ».
Sud Quotidien ouvre sur l’annonce d’une plainte contre X de l’ancien président Macky Sall, en lien avec l’affaire du présumé relevé bancaire d’un milliard de dollars dont il serait le propriétaire. Ce document »a été partagé par les réseaux sociaux. Il est devenu viral ».
»Pour mettre fin à ce qu’il considère comme de ‘nombreuses manipulations et allégations farfelues’, il a décidé de porter l’affaire devant la justice », en portant plainte contre X pour faux et usage de faux et diffamation.
Les quotidiens Tribune et L’As s’intéressent aux préparatifs des fêtes de fin d’année. »L’extrême pauvreté des ménages gâche les fêtes », note le premier via sa manchette. »Entre éclat festif et inquiétudes économiques », affiche le deuxième quotidien cité.
ENTRE ECLAT FESTIF ET INQUIETUDES ECONOMIQUES
A la veille de Noël, l’équipe de L’AS a parcouru les rues de Dakar pour découvrir les préparatifs.
A moins de 24 heures des fêtes de noël, Dakar se métamorphose et revêt un visage festif et coloré. la capitale sénégalaise, habituellement animée, s'illumine de décorations scintillantes et d'une atmosphère conviviale qui attire aussi bien les familles que les visiteurs.
A la veille de Noël, l’équipe de L’AS a parcouru les rues de Dakar pour découvrir les préparatifs. En passant de la place de l’Indépendance à la corniche ouest, les rues s'illuminent aux premières lueurs de décembre. Des lampions multicolores ornent les lampadaires, tandis que de scintillantes guirlandes s'étendent le long des boulevards. Les marchés, déjà en effervescence, se parent de sapins ornés, de couronnes festives et de crèches évoquant la naissance de Jésus. Dans les magasins, la musique de Noël emplit l'air, mêlant mélodies traditionnelles et chants d'enfants, insufflant au cœur des quartiers un esprit de fête irrésistible.
LES MAGASINS, UN VERITABLE PARADIS POUR LES CADEAUX
Dans les centres commerciaux et les boutiques de la ville, l'effervescence atteint son paroxysme. Les vitrines, savamment agencées, captivent l’attention des passants par des mises en scène évoquant la magie de Noël. Les parents, bras chargés de paquets, déambulent de magasin en magasin à la recherche du cadeau parfait pour leurs enfants. Peluches, jouets en bois, livres et vêtements aux couleurs éclatantes s’offrent à leurs yeux. Les visages des enfants trahissent leur impatience, leurs yeux brillants à la vue des jouets exposés. Cependant, les parents, souriants mais soucieux de leur budget, doivent jongler entre le désir de faire plaisir et les réalités économiques.
Dans l'une des boutiques animées du centre commercial de Dakar, Mamadou Sakho, 42 ans, père de deux enfants, se tient pensif devant une étagère remplie de jouets. «Noël est un moment sacré pour ma famille», confiet-il, les yeux rivés sur les peluches. «C'est l'occasion de célébrer ensemble et de faire plaisir à mes enfants. Mais cette année, l'inquiétude me ronge. » Il explique que son désir de rendre ce moment spécial se heurte aux préoccupations liées à l'augmentation des prix et à la conjoncture économique. «Les coûts de la vie grimpent, et il existe des besoins quotidiens à couvrir. Je veux acheter des cadeaux, mais je dois également penser à mes responsabilités».
À quelques mètres, Maïmouna Ndiaye, une femme dans la cinquantaine, fait une pause après avoir visité plusieurs magasins à la recherche de présents adaptés à son budget. «En choisissant des jouets, je pense aux rêves de mes enfants. J’aimerais leur offrir tout ce qu'ils désirent, mais je dois aussi gérer une réalité. Cette année, les moyens sont limités, et je ne veux pas créer de fausses attentes», explique-t-elle. Elle raconte avoir établi un budget strict pour les cadeaux de Noël et même consulté ses enfants pour connaître leurs véritables souhaits. «Nous avons convenu de choisir ensemble un ou deux cadeaux qui leur feraient vraiment plaisir, mais cela me met encore plus de pression.»
ESPOIR ET SOLIDARITE EN PERIODE DE FETE
Rencontré près d’un arrêt de bus, George Francis Coly pense que la magie de Noël dépasse de loin le simple échange de cadeaux. Il souhaite transmettre à ses enfants les valeurs de partage et de solidarité. « Malgré tout, nous essayons de préserver l'esprit de Noël en vivant des moments ensemble en famille. Nous avons prévu d'organiser un repas spécial et de rendre visite à des proches. Cela compte tout autant que les cadeaux.» Malgré la situation actuelle, l'émotion l'emporte souvent, et les rires fusent lorsque les enfants découvrent les surprises qui les attendent sous le sapin. lA SPIrItuAlItE Au cœur DE nOël Pour beaucoup de Sénégalais, Noël est aussi une période de réflexion spirituelle. Les églises se préparent à accueillir les fidèles pour les messes de minuit, renforçant ainsi les liens familiaux et communautaires. Les chants et les prières résonnent, rappelant l'importance de la célébration de la naissance de Jésus.
Anticipation des locales
La rumeur selon laquelle le chef de l’Etat a saisi le Conseil constitutionnel pour voir dans quelle mesure il pourra anticiper les prochaines élections locales est totalement infondée. Une source anonyme approchée par L’As explique que le président de la République Bassirou Diomaye Faye a d’autres chats à fouetter que d’anticiper les locales. Selon elle, une anticipation des élections locales n’a même pas effleuré l’esprit de l’actuel locataire du Palais.
Cheikh Oumar Diagne : «les tirailleurs sont des traitres»
On peut le détester ou l’aimer, mais il faut reconnaître que Cheikh Oumar Diagne, Directeur des Moyens Généraux à la Présidence, a le courage de ses idées et n’a pas peur de la polémique. Après que son patron, le Président Bassirou Diomaye Faye, a mobilisé toute la nation sénégalaise pour rendre un hommage mérité aux tirailleurs sénégalais de «Thiaroye 44», Cheikh Oumar Diagne a accordé une interview à Fafa tv pour taxer ces valeureux guerriers de «traitres». Les Sénégalais aiment les tirailleurs parce qu’ils ne les connaissent pas. Les tirailleurs sont ceux qui étaient là pour combattre nos ancêtres, maltraiter les Sénégalais, se battre avec les villageois. Ils tuaient également les marabouts et les maîtres coraniques. Ils attaquaient aussi les résistants. Les tirailleurs sont des traitres. Je ne les adore pas. Selon moi, ils ne sont pas des héros. Et même si c’était le cas, je les considère comme des héros de la France. Ce ne sont pas des héros à nous. Dans tous les pays, on ne célèbre pas un traitre. En France, le maréchal Pétain a été condamné à mort parce que les Français estiment qu’il a collaboré avec les Allemands. Le maréchal Pétain est mort en prison en 1951…On ne peut rendre hommage à un collabo dans un pays», a-t-il dit.
Cheikh Bara Ndiaye recadre Cheikh Oumar Diagne
Aussitôt que la vidéo de Cheikh Oumar est devenue virale sur les réseaux sociaux, son camarade de la mouvance présidentielle, le député Cheikh Bara Ndiaye a fait une sortie sur sa page Facebook pour lui répondre. « En qualifiant les tirailleurs sénégalais de traîtres, le ministre COD (alors que le Pdt FAYE les glorifie), semble faire une mauvaise lecture du contexte et des hommes. En vérité, c'est le même corps qui est créé depuis le début du 19ème siècle. Mais ce ne sont pas les mêmes hommes. Des générations séparent ceux qui ont combattu nos résistants de ceux qui sont martyrs de Thiaroye. L’historiographie a déjà le problème et les débats scientifiques sont ouverts, entre sachants. Qualifier nos vaillants combattants de la 2ème guerre mondiale, martyrs de Thiaroye, de traîtres, me semble relever d'une confusion à ne pas entretenir», a écrit Cheikh Bara Ndiaye.
Exclusion de candidats aux concours d'excellence
Le ministre de l'Education nationale se veut formel sur l'affaire supposée d’exclusion d’enfants tardivement déclarés aux concours d'excellence. D'après Moustapha Guirassy, aucun candidat dont le dossier est conforme aux textes qui régissent les concours jusque-là n'a été exclu. Il souligne en effet que sur les dispositions en vigueur et mentionnées dans les arrêtés qui organisent les concours des écoles d'excellence, notamment le Lycée Scientifique d'Excellence de Diourbel (LSED), le Lycée d'excellence Mariama Bâ de Gorée (LEMBA) et le Collège DARA RAMA, il s'agit de jugements supplétifs d'état civil et non de déclarations tardives. « À cet effet, les jugements supplétifs acceptés sont les suivants : 2 ans au plus après la naissance pour le LSED et le LEMBA 5 ans au plus après la naissance pour le DARA RAMA », précise le ministre. Il rappelle que ces critères ont été établis dans un souci d'équité et d'égalité des chances pour garantir une évolution harmonieuse au sein des établissements d'excellence. « L'objectif principal est de maintenir des tranches d'âge homogènes parmi les élèves, particulièrement dans le contexte de l'internat », ajoute le ministre. Conscient des enjeux et des situations particulières que peuvent rencontrer certaines familles, le ministre de l'Éducation nationale informe que son département travaille actuellement avec des experts juridiques et des spécialistes de l'état civil pour proposer une révision des textes régissant ces concours. A l’en croire, l'objectif est d'adapter les dispositions en vigueur afin d'intégrer des cas spécifiques tels que les jugements d'adoption, les jugements de reconnaissance, les jugements de reconstitution d'acte.
L’Assemblée se prépare pour la DPG de Sonko
Les députés préparent la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre Ousmane Sonko, prévue le 27 décembre 2024. Dans ce sens, El Malick Ndiaye a présidé une réunion avec l'administration et la sécurité de l’institution parlementaire. Selon un communiqué, au cours de cette réunion, le Président de l’Assemblée nationale a fait le point sur l’état d’avancement des préparatifs et a donné des instructions fermes pour assurer une organisation sans faille, en mettant l’accent sur les aspects organisationnels, logistiques et médiatiques. D’après le document, El Malick Ndiaye etles députés onttesté le nouveau système de vote électronique destiné à moderniser les procédures législatives. Selon le texte, ce système, qui remplace les méthodes traditionnelles de vote, permet une gestion plus rapide, transparente et sécurisée des scrutins. Le communiqué précise également qu’une simulation de séance plénière a été organisée pour familiariser les députés avec ce dispositif qui a été bien accueilli. Cette réforme, indique le document, vise à moderniser l’institution, à améliorer l’efficacité législative et à renforcer la transparence des processus décisionnels. Selon le communiqué, les équipes du cabinet du Premier ministre ont également participé à ce test technique et ont visité les différentes sections de l’hémicycle.
Une dame assène un tesson de bouteille à un flic
L’agent de police en service au commissariat du 4ème arrondissement de la médina, S. Diémé a traduit en justice la dame O. Niass pour violence et voie de fait. Cette dernière a poignardé le limier sur la main avec un tesson de bouteille. La mise en cause a été condamnée à un mois. S. Diémé agent de police en service au commissariat du 4e arrondissement de la Médina a eu une altercation avec l’amie d’un de ses collègues, O. Niass. En effet, celle-ci fréquente leur service. Elle a même eu un enfant hors mariage avec un de ses collègues. Vu que le commissaire a interdit à la mère célibataire d'entrer dans la chambre réservée à ses agents, S. Diémé a interdit à la concernée d’y accéder avant de la chasser des lieux. Furieuse, O. Niass l’a attaqué. A en croire le limier, la dame a cassé une bouteille de bière trouvée sur les lieux, avant de le poignarder à l’aide d’un des tessons. Une agression qui a coûté à la victime neuf points de suture. C’est ainsi que l’agent de la police, S. Diémé a porté plainte contre elle pour violence et voie de fait. Mais la mise en cause est sous le coup d’une autre plainte pour menace de mort au préjudice de la dame R Diallo. C’est dans ces circonstances qu’O Niass a été arrêtée, déférée au parquet puis incarcérée. Attraite hier devant la barre des flagrants délits de Dakar pour « menace de mort et violence et voie de fait », la prévenue nie tout en bloc. Les deux parties civiles n’ont pas comparu. Le maître des poursuites a requis l’application de la loi. La défense quant à elle, a plaidé la relaxe. Selon la robe noire, sa cliente a commencé à fréquenter le commissariat à l’âge de 13 ans. «Le policier a cassé la bouteille de bière avec laquelle elle était en train de se soûler pour faire croire au commissaire que la comparante l’a poignardé avec un tesson», a martelé le conseiller de la prévenue. Finalement, le juge a relaxé la prévenue du chef de menace de mort. Mais pour le délit de violence et voie de fait, elle a pris un mois assorti de sursis.
Jamra porte plainte
Les féministes qui ont décidé d’organiser une marche le 31 décembre ont du souci à se faire. Et pour cause, L’ONG Jamra et ses soutiens vont saisir le procureur de la République pour empêcher à ces belles dames de marcher nues dans les rues de Dakar. Dans la plainte, les signataires souhaitent vivement que les autorités étatiques et judiciaires s’opposent, par des mesures préventives fortes, à cette propagande malsaine, assortie d'une intention délibérée de fouler aux pieds nos bonnes mœurs, de pervertir le jeune public et désacraliser nos valeurs religieuses. Selon eux, cette bravade de ces féministes atypiques produit davantage d'impacts négatifs, désastreux et regrettables dans la société sénégalaise, au détriment surtout de la frange sociale la plus vulnérable, à savoir la jeunesse. Les signataires de cette plainte estiment ainsi devoir compter sur le sens aigu du procureur en ce qui concerne les valeurs de la République et la noblesse de notre patrimoine socioculturel de base «pour conjurer, en amont, ces manœuvres féministes perverses et obscènes, pour sauvegarder notre si précieuse stabilité sociale et nos valeurs socio-culturelles de base». Mame Mactar Guèye et Cie estiment aussi que cette sortie virulente de ces «féministes» défraie la chronique, «en raison ́notamment de l'impertinence des termes utilisés ("taatu neen") et de son anachronisme (le viol étant déjà criminalisé au Sénégal par la loi 2020-05 du 10 janvier 2020)», et qu’elle continue de susciter des vagues d'indignation dans «cette opinion sénégalaise, fière des nobles valeurs socioculturelles que lui ont généreusement léguées ses vaillants ancêtres, et les illustres figures religieuses qui reposent en terre sénégalaise».
Assemblées générales de la CCIAD
Les membres Titulaires et Suppléants de la Chambre de Commerce de l'industrie et d'Agriculture de Dakar (CCIAD) sont convoqués en Assemblée Générale le jeudi 26 décembre à 9h à la salle Mamadou Lamine NIANG. Dans une note envoyée aux membres du bureau le Président de la chambre de Commerce à l’Assemblée générale de la chambre consulaire le jeudi 27 décembre prochain. L’ordre du jour porte sur l’examen et l’adoption du procèsverbal de l'Assemblée Générale du mercredi 20 décembre 2023, l’examen et adoption du Projet de Budget 2025, examen et adoption du rapport d'activités 2024, examen et adoption des comptes définitifs des exercices 2020, 2021 et 2022, informations. Compte tenu de l'importance de l'ordre du jour, la présence de tous les membres est vivement souhaitée.
Par Mohamed GUEYE
UNE BANQUE A LA MESURE DES AMBITIONS
Depuis l’intention affichée de la Société générale de se retirer de l’Afrique, notamment du Sénégal, beaucoup de bruits circulent dans les milieux des affaires et les cercles politiques au Sénégal.
Depuis l’intention affichée de la Société générale de se retirer de l’Afrique, notamment du Sénégal, beaucoup de bruits circulent dans les milieux des affaires et les cercles politiques au Sénégal. Si pour beaucoup d’observateurs, cette annonce était juste une question de temps, les spécialistes estiment que c’est une opportunité que l’Etat du Sénégal devrait saisir pour enfin avoir à sa disposition un instrument financier en mesure de lui permettre de réaliser ses ambitions économiques et même politiques. Pour beaucoup, les pouvoirs publics devraient tout faire pour ne pas rater le coche, et éviter que la banque échappe au contrôle de l’Etat, comme cela a été le cas avec le rachat des actifs de la Bnp Paribas, à travers la Bicis, par Sunu Bank du Sénégalais Pathé Dione. Si elle est bien sénégalaise par ses capitaux, cette banque n’est pour autant pas un instrument de politique nationale de l’Etat. De plus, si les Français se sont retirés de la banque, cette dernière n’est pas demeurée un géant sur le marché financier dakarois, et continue, plus d’un an après, à chercher à se repositionner encore sur un marché qui compte plus de 30 établissements financiers.
Des spécialistes des questions bancaires estiment que l’Etat du Sénégal aurait tout intérêt à faciliter un rachat de la Société générale du Sénégal par la Banque nationale de développement économique (Bnde) afin de créer un grand groupe financier, qui pourrait piloter les intérêts de l’Etat. Le Sénégal, qui cherche plus de 18 mille milliards 493 millions de francs Cfa pour le financement de la première phase de son «Agenda national de transformation, Sénégal 2050», a plus que jamais besoin d’un puissant instrument financier en mesure de lui permettre de mobiliser plus facilement les ressources dont il a besoin pour mettre en œuvre sa politique économique. Cela, d’autant plus que les actuels dirigeants du pays font montre de frilosité pour se tourner vers le capital étranger. Le motif serait de ne pas creuser encore plus que nécessaire le trou de l’endettement du pays.
Un banquier nous faisait remarquer que, si l’Etat du Sénégal avait pu s’appuyer sur un groupe bancaire de grande envergure, à l’image de ce que pourrait devenir l’institution que la Bnde devrait former avec une Sgs acquise par des intérêts nationaux, il n’aurait pas connu de revers comme celui essuyé en début de ce mois sur le marché de la Brvm, quand il cherchait 30 milliards en bons du Trésor.
L’Etat du Sénégal possède déjà la Banque de l’habitat (Bhs), qui est destinée à faciliter la politique de logement dans le pays. La Banque agricole (Lba) est l’instrument de financement de l’Agriculture, tandis que la Bnde est censée se positionner sur le financement des Pme. A côté de tous ces instruments, l’Etat a mis en place la Délégation générale à l’entreprenariat des jeunes et des femmes (Der/Fj) dont beaucoup pensent qu’elle serait plus efficace dans son rôle si elle se transformait en banque. Si la Société général venait s’ajouter à cet échafaudage, l’architecture financière pour le financement des projets de l’Etat et des nationaux aurait des assises bien solides. Avec une capacité de mobiliser plus de 40 milliards de Cfa par an, la Sgs alliée à la Bnde retrouverait rapidement sa place de leader sur le marché du Sénégal.
Il est évident que dans le contexte de morosité dans lequel se meut l’Etat, le Sénégal pourrait difficilement mobiliser près de 200 milliards pour racheter les parts des Français. Mais il pourrait néanmoins offrir sa garantie à la Bnde pour que cette dernière puisse lever les montants nécessaires sur le marché financier sous-régional. Le remboursement du crédit serait assuré par les recettes de la banque. D’autres structures financières dans la sous-région ont usé de ce moyen pour acquérir des banques, et elles ont pu rentabiliser leurs acquisitions, sans avoir besoin d’ouvrir leurs capitaux plus que de besoin.
Il est vrai que l’Etat du Sénégal devrait veiller, si cette acquisition devait se faire, à ne pas acheter une coquille vide. La Société générale du Sénégal dispose d’un important portefeuille de clientèle. Une bonne partie d’entreprises françaises implantées au Sénégal a des comptes dans la Sgs, comme la majorité d’entreprises marocaines au Sénégal, sont des clientes de la Cbao Attijariwafa Bank. Il faudrait éviter que, en partant, les intérêts français n’emportent leur portefeuille client. Leurs chaînes de correspondants à travers le monde, qui permettent de faciliter les opérations de leur clientèle, ne devrait pas non plus être rompue du jour au lendemain, si la banque veut garder son prestige et sa puissance. Le jour où l’opération se fera, devra être précédé par ces préalables, seuls en mesure d’éviter que l’Etat n’acquière que des bâtiments et du personnel, à travers lesquels il devra tout reconstruire
Une banque comme celle qui se dessine, faciliterait au duo au pouvoir, la levée de leurs fameuses «Diaspora bonds», si tant est qu’elles parviennent à accrocher les Sénégalais de l’extérieur dont on tend à oublier que ce sont pour une très grande majorité d’entre eux, de petits épargnants pour lesquels les ressources qu’ils dégagent, servent à acquérir des biens périssables comme des maisons pour loger leurs familles, ou des véhicules de transport de nature commerciale. Le reste de leurs ressources sert à nourrir ladite famille restée au pays. Ces personnes ont-elles les moyens de chercher à thésauriser dans l’achat de bons du Trésor ? Il ne faut pas oublier que la mentalité anglo-saxonne d’achat de produits boursiers, ne fait pas encore partie des coutumes sénégalaises. Mais tout peut bien changer.
UNE CELEBRATION DE LA PENSEE PHILOSOPHIQUE DE PLATON
Samedi, l’auditorium d’Harmattan Sénégal a accueilli un public nombreux et passionné à l’occasion de la cérémonie de dédicace du nouvel ouvrage du professeur Djibril Samb, intitulé « Les chemins platoniciens »
Samedi, l’auditorium d’Harmattan Sénégal a accueilli un public nombreux et passionné à l’occasion de la cérémonie de dédicace du nouvel ouvrage du professeur Djibril Samb, intitulé « Les chemins platoniciens ». Cette rencontre intellectuelle, marquée par la profondeur des échanges et la richesse des analyses, a permis de revisiter l’héritage de Platon sous un prisme inédit, mêlant érudition académique et hommage personnel.
Dans son discours inaugural, le professeur Djibril Samb a exprimé, samedi dernier à Dakar, sa gratitude envers les figures clés ayant contribué à la réussite de cet événement. À travers des mots empreints de symbolisme, il a invoqué la protection des dieux de l’écriture, en référence à Platon et aux divinités antiques.
Le professeur a également mis en lumière les rôles essentiels joués par Babacar Diop, philosophe et maire de Thiès, et Massamba Mbaye, modérateur et intellectuel polyvalent. Il les a décrits comme des hommes de culture et de sagesse, incarnant des valeurs d’amitié fidèle et de discrétion, indispensables au dialogue philosophique.
L’éclairage de Songue Diouf sur la philosophie platonicienne
Le point culminant de la cérémonie fut l’intervention de Songué Diouf, professeur de philosophie, qui a captivé l’assistance avec un exposé brillant sur l’héritage platonicien. En mettant l’accent sur la rigueur dialectique et les tensions inhérentes aux dialogues de Platon, il a expliqué comment ces textes allient une structure profonde (dialectique) et une forme superficielle (dialogique). Selon lui, Platon transcende la simple conversation socratique pour se positionner comme un écrivain visionnaire, un « tiers dialoguant » présent dans l’ombre de ses dialogues.
M. Songue Diouf a souligné l’importance du «précepte unificateur» dans les dialogues de Platon, une quête de vérité et d’essence qui, selon lui, constitue l’âme même de la philosophie platonicienne. Il a également mis en avant les tensions entre brachylogie (discours bref) et macrologie (discours long) dans les dialogues socratiques, illustrant ces concepts par des passages clés du Protagoras et du Gorgias.
Un voyage initiatique à travers les dialogues de Platon
Djibril Samb, dans son allocution principale, a partagé un récit personnel de son initiation à la philosophie platonicienne, remontant aux années 1970. Armé de patience et de curiosité intellectuelle, il a exploré l’intégralité du corpus platonicien, mettant en lumière les structures dialectiques et les lignes doctrinales des premiers dialogues. À travers une analyse approfondie, le professeur a décrit trois étapes essentielles de ces dialogues: l’appel du précepte unificateur, son exigence et l’esquisse du destin final de l’enquête philosophique. Il a également discuté du rôle central de l’« alètheia », un concept grec désignant la vérité comme ce qui ne peut être oublié ou ignoré. Pour Djibril Samb, la philosophie de Platon ne se limite pas à une simple recherche intellectuelle : elle ouvre des «portes de l’espérance», guidant les hommes vers le bien ultime, illustré par le concept d’»éclaircissement» dans La République.
Un dialogue éternel entre Socrate, Platon et le lecteur
La cérémonie a également mis en avant les tensions implicites entre Socrate et Platon, notamment dans leur approche des techniques dialogiques. Djibril Samb a expliqué que Platon, en tant qu’écrivain, dépasse les limites de la simple dialectique socratique pour proposer une vision plus large, où chaque dialogue devient un espace de réflexion autonome en revisitant les concepts de brachylogie et de macrologie, il a montré comment ces procédés dialogiques enrichissent les échanges tout en reflétant les dilemmes de la communication philosophique. L’ouvrage, « Les chemins platoniciens » a été unanimement salué comme une contribution majeure à l’étude de Platon. À travers cette oeuvre, Djibril Samb offre une analyse approfondie de la pensée platonicienne, tout en proposant une lecture originale des tensions dialectiques et dialogiques.
La cérémonie s’est conclue dans une ambiance chaleureuse, où professeurs, étudiants et invités ont échangé autour de l’importance de la philosophie dans la quête de vérité et de bien commun. Une célébration intellectuelle qui confirme la place centrale de Djibril Samb dans le paysage philosophique sénégalais et international.
LE CRI DU CŒUR ET DE RÉVOLTE DU BTP
Le secteur, qui représente 3% du PIB national et emploie jusqu'à 500 000 personnes, est au bord de l'asphyxie. Les entreprises nationales recherchées à l'étranger, se retrouvent marginalisées sur leur propre territoire
Les présidents Oumar Ndir du SPEBTPS et Abdel Kader Ndiaye du SNBTP se veulent porte étendards de l’industrie sénégalaise. A cet effet, ils tapent sur la table pour exiger la préférence nationale tout en fustigeant les 70% de la commande publique accaparée parles entreprises étrangères.
La réunification en cours des deux premières organisations patronales, le Conseil national du Patronat (Cnp) et la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), est en passe de devenir une réalité au niveau du segment du Bâtiment et des Travaux publics (Btp). Lorsque Oumar Ndir, Président du Syndicat professionnel des entreprises du bâtiment (Spebtps) affilié au Cnp, et Abdel Kader Ndiaye, Président du Syndicat national des entreprises et travaux publics (SNBTP) affilié à la Cnes, se retrouvent cote à cote pour parler et défendre la survie du secteur des BTP, c’est le signe de la combinaison de forces. Et surtout si le combat nécessite convergence et non divergence. Alors les deux hommes engagent la bataille en appelant à de nouveaux paradigmes de gouvernance du secteur qui ne doivent plus être l’apanage des entreprises étrangères. D’ailleurs comme disait l’autre, le contenu local est paradoxalement devenu un contenu « étranger » qui doit laisser place à la co-traitance et non à la sous-traitance dès lors que l’entreprise nationale est dotée d’une expertise reconnue autant sur le plan national et qu’international. Malheureusement sur les 7.000 milliards cfa de la commande publique, les 70% sont accaparés par les multinationales étrangères.
La démarche séduit et mérite d’être magnifiée. Car les présidents Oumar Ndir et Abdel Kader Ndiaye ne sont pas en rupture d’émotions face à une situation dramatique d’un secteur des BTP presque à l’agonie. Ils lancent un cri du cœur « révoltant » face aux carterpillars étrangers qui ont écrasé l’entreprise locale. D’où le défi visant à sauver un secteur qui ne doit pas mourir et qui ne peut pas mourir. La preuve par les statistiques de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) laissant apparaitre que le secteur du Btp contribue à 3% du PIB. Cette contribution au PIB peut être rehaussée jusqu’à 7% de l’avis du président Oumar Ndir si l’Etat n’avait pas préféré les entreprises étrangères (Chinoises, Françaises, Indiennes, Turques, Marocaines) pour les grands chantiers comme le TER, Ila Touba, BRT et autres infrastructures routières, hospitalières et universitaires au détriment des entreprises nationales.
Et pour montrer à quel point le domaine des travaux publics occupe une place prépondérante dans l’économie Sénégalaise, le président Ndir note que le Btp se positionne juste après l’industrie. Ce qui fait du Btp un secteur de pourvoyeurs d’emplois estimé entre 300 à 500.000 emplois directs et indirects. Pour le Président du Spebtps, le Btp, bien encadré et structuré, peut facilement servir de ruissellement des activités de l’Etat en termes de développement de projets impactant sur les entreprises de construction, de sous-traitance, de bureau de contrôle, d’exploitation de carrières etc. Le président Abdel Kader Ndiaye du SNBTP, lui, déplore qu’entre 2019-2023, plus de 7.000 milliards cfa de commande publique ont été contractés par des multinationales étrangères au détriment des entreprises nationales. « En termes clairs, près de 70% de la commande publique vont aux entreprises extérieures. Sur les 7000 milliards de frs de la commande publique, environ 70% d’achats de matériels et fournitures soit environ 5000 milliards de frs retournent à l’étranger dans les trésors publics du Maroc, de la Turquie, de la Chine et de la France. Les gros marchés publics ne profitent ni aux majors sénégalais ni aux PME. L’argent obtenu facilement d’Exim Banque Chine, Exim Banque Turquie, c’est de l’argent que les Sénégalais vont payer. Nous contribuons à enrichir ces pays étrangers et nous nous appauvrissons davantage au même moment. Un impact réel sur la croissance qui devient extravertie affectant ainsi le développement de notre pays. Si nous voulons lutter contre la pauvreté et l’emploi des jeunes avec 300.000 demandeurs d’emploi qui arrivent sur le marché chaque année, il faut aider l’entreprise nationale par un secteur privé fort pour soutenir l’Etat sur ces questions de pauvreté et d’emploi des jeunes. Parce que l’Etat, tout comme les collectivités locales, a l’apanage de la commande publique et municipale à travers les chantiers de routes, d’autoroutes, de ponts, d’autoponts, d’écoles, d’universités, d’hôpitaux. L’Etat a alors un rôle extrêmement important à jouer pour soutenir son secteur privé. Maisil est à regretter que pendant ces dernières décennies, l’entreprise sénégalaise et surtout l’entreprise BTP a été laissée en rade par les politiques publiques qui l’ont noyée dans une situation de naufrage » souligne le président du SNBTP avant de « s’étrangler » « Rien ne justifie le fait que l’énorme marché de la commande publique tombe entre les mains des étrangers. Le contenu local est détourné de sa définition puisqu’il est devenu plutôt…étranger. C’est de l’argent contracté pour les Sénégalais qui sont payés à des étrangers. Aujourd’hui, cet argent doit revenir aux entreprises sénégalaises qui doivent être enrichies par l’Etat parce que nous sommes le premier re-distributeur de la richesse nationale. Nous ne pouvons plus proposer des emplois permanents, stables à cause de la situation en cours. L’Etat nous doit actuellement près de 300 milliards de frs. C’est intenable ! » se plaint Oumar Ndir.
Renverser les paradigmes par la co-traitance et non par la sous-traitance !
Face à la situation dramatique observée , Abdel Kader Ndiaye et Oumar Ndir en appellent à de nouveaux paradigmes avec les nouvelles autorités. « Parce que la commande publique est un contenu étranger au détriment local. Que vouloir dire que c’est un acte de grande générosité en offrant 15 à 20% à l’entreprise locale, c’est une grande méprise à notre endroit. Nous ne voulons pas quémander le travail aux entreprises étrangères, de quémander la sous-traitance. L’offre de portefeuille doit émaner de l’Etat et non à la merci des entreprises étrangères, à la sous-traitance à des lots très faibles. Certaines PME-PMI ont renoncé à ces lots pour éviter des difficultés » déplore le président Oumar Ndir. « Il est aujourd’hui de constater et de saluer la prise de conscience de nos gouvernants qui ont inscrit dans la nouvelle stratégie de développement (VISION 2050), en priorité absolue le développement du secteur privé national » souligne le président Abdel Kader Ndiaye. Forts de leurs bulldozers à l’effigie nationale, nos deux plaignants ont déconstruit totalement le slogan « d’une incompétence de l’entreprise nationale » pour s’inscrire en faux ! Et pour mieux foncer sur les détracteurs qui évoquaient l’incompétence des entreprises locales pour la réalisation des projets comme le TER, ILA TOUBA, BRT, l’Aéroport de Diass. « Noussommes ostracisés! Allez – vous aventurer dansla sous-région et surtout dans les pays comme la Côte d’Ivoire, le Burkina, la Sierra Léone, le Mali, le Gabon… et vous verrez que les grandes réalisations portent l’empreinte des entreprises sénégalaises. L’entrepreneur sénégalais en Btp a construit presque toute la sous-région. Il faut clarifier ce débat. La technicité sénégalaise est un label recherché en Afrique. Alors pourquoi nous sommes ostracisés au Sénégal ? » s’interroge le patron du SNBTP avant d’être appuyé par son collègue Oumar Ndir qui ajoute qu’« il est temps que les autorités nationales fassent appel à l’expertise sénégalaise dès lors que les citoyens paient cette commande qui tombe dans l’escarcelle des étrangers. Touteslesressources nationales doivent être pour les entreprises locales. Cela doit être une culture. Nous devons aller vers une inversion des politiques publiques. Les grands projets de l’Etat ne peuventse faire sans participation du secteur privé. Les nouveaux paradigmes s’illustrent par l’inversion du régime de la commande publique en régime de co-traitance. L’entreprise étrangère doit dépendre de l’entreprise locale. L’Etat a une mission de politique publique au service de l’entreprise nationale ».
Etablir un pacte national entre les entreprises et l’Etat
Les présidents Abdel Kader Ndiaye et Oumar Ndir estiment l’urgence d’établir les fondements du Partenariat Public-Privé orientés vers la préférence nationale. Dans les domaines d’interventions où l’expertise locale est avérée, le choix prioritaire mérite d’être accordée à la compétence locale. Dans les grands projets PPP, choisir des entreprises nationales et leur laisser la charge de prendre un partenaire technique extérieur si nécessaire. Ils en appellent aussi à l’assainissement du secteur du BTP par la qualification et la classification des entreprises. En outre, il s’agira d’opter pour une coopération économique et financière dont les financements indus impacteront efficacement sur la lutte contre la pauvreté et profiteront réellement aux entreprises, et industries et ménages. Il s’agira d’arriver à un Pacte national axé sur le choix accordé à la compétence nationale. L’exemple nous vient du Maroc où tous les projets de route sont confiés à des entreprises marocaines afin de garantir la richesse nationale aux populations attestant le passage du contenu extérieur au vrai contenu local. Au finish, la terre reviendra aux nationaux, la priorité à l’employabilité des jeunes, la réhabilitation des chemins de fer à l’intégration sous-région ale… « La matérialisation de ce Pacte national passera par un cadre de concertation formalisé, une démarche participative et inclusive. Les grands projets de l’Etat ne peuvent passe faire dansle secteur privé national » soulignent tour à tour les présidents Oumar Ndir du Syndicat professionnel des entreprises du bâtiment (Spebtps) et Abdel Kader Ndiaye du Syndicat national des entreprises et travaux publics (SNBTP).
LE MINISTERE CLARIFIE LES CRITERES D’ETAT CIVIL POUR LES CONCOURS D’EXCELLENCE
Face à une polémique née sur les réseaux sociaux concernant l’exclusion présumée d’enfants tardivement déclarés des concours scolaires d’excellence, le Ministère de l’Éducation nationale a tenu à réagir.
Face à une polémique née sur les réseaux sociaux concernant l’exclusion présumée d’enfants tardivement déclarés des concours scolaires d’excellence, le Ministère de l’Éducation nationale a tenu à réagir. Dans un communiqué officiel, il a apporté des précisions pour dissiper tout malentendu et éclairer l’opinion publique.
Selon le communiqué, aucun candidat n’a été exclu des concours pour non-conformité des documents requis, tant que ceux-ci respectent les dispositions règlementaires. Le Ministère a rappelé que les textes organisant ces concours, comme ceux du Lycée Scientifique d’Excellence de Diourbel (LSED), du Lycée d’Excellence Mariama Ba de Gorée (LEMBA) et du Collège DARA RAMA, exigent des jugements supplétifs d’état civil. Ces jugements supplétifs sont distincts des déclarations tardives et doivent respecter des délais précis : Deux ans après la naissance pour le LSED et le LEMBA et cinq ans après la naissance pour le DARA RAMA. Ces critères visent à garantir une homogénéité d’âge parmi les élèves, notamment dans les établissements avec internat.
Vers une réforme des textes
Conscient des difficultés que ces exigences peuvent poser à certaines familles, le Ministère a annoncé être en concertation avec des experts juridiques et spécialistes de l’état civil pour réviser les textes régissant ces concours. L’objectif est d’y intégrer des cas spécifiques tels que les jugements d’adoption, de reconnaissance ou de reconstitution d’acte. Cette réforme ambitionne de mieux refléter les réalités sociales et administratives du pays, tout en maintenant le principe d’équité.
En attendant cette révision, le ministre avait déjà pris une mesure exceptionnelle lors des examens et concours de 2024. Conformément aux directives du Conseil interministériel, une dérogation a été accordée à tous les candidats sans pièce d’état civil, leur permettant de passer les épreuves. Des mécanismes sont actuellement déployés dans les académies pour régulariser la situation administrative de ces élèves.
Appel à la responsabilité collective
Le Ministère de l’Éducation nationale a également mis en garde contre la désinformation ou l’interprétation erronée des règles encadrant les concours d’excellence. De telles pratiques, selon le communiqué, pourraient nuire aux efforts en faveur d’une éducation inclusive et équitable. Le Ministère a enfin réaffirmé son engagement en faveur des enfants et des familles sénégalaises. Il reste ouvert à toute suggestion constructive et entend continuer à promouvoir une éducation de qualité pour tous.
Ce développement illustre la volonté du Ministère de répondre aux préoccupations des citoyens tout en adaptant les politiques éducatives aux réalités du terrain. La réforme annoncée pourrait, à terme, contribuer à renforcer la confiance dans le système éducatif national.
Par Mbagnick DIOP
IL AURAIT MIEUX FAIT DE SE TAIRE ET SE TERRER
Hier, les Sénégalais ont dû se frotter les oreilles et écarquiller les yeux pour percevoir la menace du sieur Macky Sall furieux d’être accusé de voleur.
Hier, les sénégalais ont dû se frotter les oreilles et écarquiller les yeux pour percevoir la menace du sieur Macky Sall furieux d’être accusé de voleur. Au motif que X, selon les termes de sa plainte, l’a accusé d’avoir provisionné un compte bancaire à hauteur d’un milliard de dollars, Macky Sall entend se libérer des mauvais souvenirs. X a sans doute relayé, à tort ou à raison, une information susceptible d’avilir l’image de Macky Sall dans un contexte économique et politique crucial. Un fait survenu au moment où nombre de sénégalais souhaitent d’ailleurs qu’il soit traduit devant une haute Cour de justice.
A vrai dire, Macky aurait mieux fait de se taire et se terrer plutôt que de jouer le parangon de vertus. N’a-t-il pas traduit Karim Wade devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite, en vertu de la sauvegarde des intérêts financiers de l’État ? Que n’a-t-on pas entendu au registre des accusations de malversation financière. Les centaines de milliards logés dans des paradis fiscaux, tel le Bahamas, les comptes sous-couverts d’hommes liges à Monaco et tuti quanti.
Qui plus est, Macky Sall ne peut dire qu’il n’a pas eu écho d’une vidéo fracassante de son beau-frère, Adama Faye, qui a fait état d’un contentieux financier qui l’opposerait à Amadou Ba son ex ministre des Finances. Alors, plainte pour plainte Macky ne devrait pas donner l’impression que la révélation de son beau-frère le laisse de marbre.
De surcroît, il a transmis à son remplaçant un l’héritage économique et financier duquel résulte des scandales qui suscitent une indignation collective. Même les partenaires majeurs du Sénégal ont tenu à publier des communiqués qui confirment, sans ambages, la ruine économique et financière issue d’une gouvernance prétendument sobre et vertueuse.
On ne le dira jamais assez, Macky Sall ne peut soulager sa conscience par des faux fuyants. Jamais dans l’histoire politique du Sénégal, un Président en fin de mandat ne s’est comporté comme lui.
A défaut de louer la tolérance de son remplaçant, il doit se garder de s’immiscer dans le jeu politique en espérant qu’il pourra rebondir et prendre sa revanche les Sénégalais qui l’ont désavoué en mars 2024.
LA LEÇON DE MBAYE DIONE AUX HOMMES POLITIQUES SENEGALAIS
En choisissant de lâcher la proie de la banque pour l’ombre de la politique, Par idéal, l’excellent banquier abandonne une situation plus que confortable pour tenter sa chance dans le monde si cruel de la politique sénégalaise.
En général sous d’autres cieux, dans les pays que l’on qualifie de « démocraties avancées », on entre en politique après s’être accompli économiquement. Autrement dit, après avoir bien gagné sa vie et assuré ses arrières. On fait donc de la politique pour défendre ses idées, par idéal, par passion et par engagement. Par désir de servir la collectivité.
Tout le contraire de ce qui se fait chez nous, en Afrique, où la politique est considérée comme le moyen d’enrichissement le plus sûr et le plus rapide. De ce point de vie, ce que vient de faire Mbaye Dione — et quelques rares autres avant lui, sans doute — mérite d’être applaudi et cité en exemple. Car force est de reconnaître que ce n’est pas touslesjours qu’on voit un directeur général de banque — fût-ce un petit établissement financier — démissionner de ses prestigieuses fonctions pour s’aventurer dans la jungle de la politique. Surtout dansl’univers impitoyable de ce monde tel qu’il se présente dans notre pays. C’est pourtant ce qu’il vient de faire.
Elu député de la quinzième Législature, une fonction incompatible avec celle de directeur général d’une société nationale, encore que ce n’était pas le cas de la BIMAO (Banque des Institutions mutualistes de l’Afrique de l’Ouest), apparentée au Crédit Mutuel du Sénégal (CMS), il a donc opté pour le Parlement. Et renoncé à son confortable salaire de banquier pour un traitement cinq fois inférieur au moins. Par passion pour la politique. Par conviction, par engagement, par idéal. Jusque-là loin des feux de la rampe, il entend profiter de la formidable tribune de l’Assemblée nationale, des caméras et des projecteurs pourse faire connaître des Sénégalais et, pourquoi pas ?, briguer la présidence de l’Alliance des Forces de Progrès(AFP) du président Moustapha Niasse, un parti dans lequel il milite depuis sa création et dont il a été le patron du mouvement des jeunes. Là déjà, il prenait de grands risques car militer ouvertement dans un parti politique de l’opposition tout en étant cadre dans une grande banque étrangère, il fallait une sacrée dose de courage pour le faire et du courage, Mbaye Dione en a à revendre effectivement. Il entend donc désormais, en devenant honorable député, relancer le projet politique de l’AFP, une formation dans le creux de la vague depuis son compagnonnage avec l’Alliance Pour la République (APR) dans le cadre de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY). Pour ce nouveau challenge — la direction de l’AFP —, Dione a de fortes chances de succès en raison de ses excellents états de services politiques puisque, en plus d’avoir dirigé les jeunesses progressistes, il dispose d’une base solide à travers la commune de Ngoundiane, dans le département de Thiès, à la tête de laquelle il a été régulièrement plébiscité et où il n’a jamais perdu une seule élection. D’ailleurs, ses nombreuses réalisations dans les domaines de l’éducation et de la santé en particulier, mais aussi de l’électrification et de l’hydraulique rurales ont fini de transformer Ngoundiane en une commune moderne, d’où l’infinie reconnaissance des populations à son endroit. Surtout, surtout, en décidant de s’engager dans la mare à crocodiles de la vie politique nationale, Mbaye Dione veut contribuer à redorer le blason d’une opposition politique dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle ronronne et manque de crédibilité. Ce en contribuant à instaurer un débat politique basé sur desidées nouvelles. Ça tombe bien puisque, depuisle mois de mars dernier, une nouvelle génération, la sienne, est aux affaires après avoir envoyé à la retraite les dinosaures qui, depuis des décennies, exerçaient leur emprise sur le champ politique. Et alors que les précédentes législatures étaient surtout caractérisées par des invectives, des disputes de bornesfontaines, des insultes voire des scènes de pugilat, des débats au ras des pâquerettes en tout cas, lui, le banquier, pourra œuvrer à recentrer les débats sur les questions économiques quisont assurément les plus essentielles car impactant directement le vécu de nos compatriotes. Nul doute qu’il le fera avec la courtoisie qui l’a toujours caractérisé, lui l’opposant modéré qui abhorre les extrémismes et la radicalité.
Un Mozart de la banque
Mais Mbaye Dione est aussi, et surtout, un excellent banquier qui a blanchi sous le harnais de la finance et qui a fait ses preuves partout où il est passé que ce soit à la Société générale des banques du Sénégal (SGBS), au Crédit International mais aussi à la BIMAO qu’il dirige depuis cinq ans. C’est surtout à la tête de ce dernier établissement qu’il a montré l’étendue de ses talents. Lorsqu’il a été nommé par le conseil d’administration à la tête de cette institution aux capitaux exclusivement privés — eh oui, contrairement à ce qu’ont voulu faire croire certains —, en janvier 2020, il a trouvé une banque confrontée à d’énormes problèmes de gouvernance, d’exploitation et de management. Le personnel avait le moral dansles chaussettes et, comme si cela ne suffisait pas, dix collaborateurs venaient d’être licenciés pour motif économique. Inutile de dire que grâce à sa connaissance approfondie du secteur bancaire, son entregent et à sa rigueur professionnelle, Mbaye Dione avait réussi rapidement à inverser cette tendance négative. C’est ainsi que, dès la clôture de l’année 2020, après donc un an au guidon, cette banque habituée aux déficits abyssaux avait fait un bénéfice record de 2,5 milliards de francs. Une tendance quis’est maintenue depuis lors. Le résultat attendu pour cet exercice 2024 ne devrait pas constituer une exception en matière de bénéfices. Bien au contraire !
En seulement cinq ans, le banquier et politicien a triplé le total de bilan de la Bimao, fondée en 2010, en le portant de 34 milliards sur la période 2019-2019, à plus de 90 milliards en fin 2024. Mieux, le portefeuille de la banque a été multiplié par cinq passant de 400 comptes courants actifs à 2000. La performance est d’autant plus remarquable qu’elle a été réalisée dans trois agences seulement ouvertes à Dakar, à Kaolack et à Ziguinchor. Cette augmentation sensible du nombre de clients s’est accompagnée d’une diversification des activités de l’établissement avec aujourd’hui trois segments dont le marché des particuliers et des professions libérales, celui des PME et PMI et, last but not least, le marché des Institutions de microfinance et des Institutionnels qui est devenu le cœur de métier de la BIMAO.
En effet, dans ce dernier secteur de la microfinance, la banque a réussi à élargir son portefeuille aussi bien sur la place de Dakar que dans la sous-région où elle compte des clients de SFD (systèmes financiers décentralisés) disposant de bonnes signatures en Côte d’Ivoire, au Mali, au Burkina Faso et au Togo notamment. Toute cette expansion, voire ce développement fulgurant, procède d’une politique agressive initiée depuis 2023 pour booster le segment de la clientèle des particuliers grâce à la digitalisation des nombreux services de la banque, et l’introduction d’innovations comme la banque en ligne, le « banque to wallet », la monétique avec l’introduction des premières cartes bancaires GIM Uemoa etc. D’autres chantiers ont été lancés que Mbaye Dione ne finalisera malheureusement pas. Ce sera donc à son successeur de les mener à terme, le banquier de Ngoundiane étant de nouveau happé par la politique qui ne veut décidément pas lâcher. Une chose est sûre :s’il connaît dans ce nouveau champ auquel il a décidé de se consacrer désormais la même réussite qu’en matière de banque, alors on peut prédire sans risque de se tromper qu’il fera une excellent carrière politique. Et les Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko, El Malick Ndiaye et autres devront compter avec lui dans les années à venir. Pour notre part, au « Témoin », nous souhaitons bon vent à celui qui a été notre banquier toutes ces dernières années et dont le soutien ne nous a jamais fait défaut !