Une partie des syndicats d’enseignants annonce avoir renouvellé le bureau du Grand cadre, suite aux agitations notées en leur sein. Ainsi, ils ont déchu de son poste de Coordonnateur, Mamadou Lamine Dianté du Saems-Cusems, pour le remplacer par Abdou Faty, leader du du Sels/A.
La messe a été dite hier. Le divorce est effectif entre Mamadou Lamine Dianté et le Grand cadre des syndicats d’enseignants. Le coordonnateur de cette unité d’action est déchu de sa fonction par une partie des syndicats d’enseignants.
Ceux-ci ont désigné Abdou Faty, secrétaire général du Sels/Authentique, pour le remplacer à la tête de cette structure forte de 35 organisations syndicales. Il a comme 1er vice-coordonnateur Gougna Niang, et Ibrahima Wane comme 2e vice -coordonnateur.
La division dans le Grand cadre fait suite aux remous notés ces derniers jours au sein de cette grande organisation des enseignants divisée par la question de l’indemnité de logement.
Pour porter l’exclusion de M. Dianté à l’opinion, le Grand cadre a improvisé une conférence de presse hier au siège du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) où on a remarqué l’absence du déchu et de son vice-coordonnateur, Oumar Waly Zoumarou.
«Nos camarades ont ramé à contre courant des décisions, alors que le Grand cadre fonctionne de manière systématique et concertée. Le Grand cadre reste le même, nous ne faisons qu’appliquer le code et la charte de notre organisation», a expliqué Abdoul Faty.
Avant d’ajouter : «Nous rencontrons des difficultés qui nécessitent la mise en place d’une nouvelle équipe. Nos camarades ont aliéné nos textes et ne pourront plus gérer le syndicat.»
Le Grand cadre reproche à Dianté et Zoumarou, respectivement du Saes/Cusems et du Sels/Originel, d’avoir passé outre ses décisions en refusant de lever le mot d’ordre décidé au niveau de la base, suite à l’engagement du gouvernement à régler le problème d’alignement des indemnités dans des délais fixés par les deux parties.
La question de la discorde concerne, selon le «nouveau» coordonnateur du Grand cadre, plus de 21 mille enseignants.
A la question de savoir si ce retour en classe signifie la fin des perturbations des cours pour le reste de l’année, le «nouveau» coordonnateur du Grand cadre renvoie la balle à l’Etat et affirme que sa structure a un dispositif de suivi, un agenda à gérer. «Nous veillerons à ce que cela se transforme en actes».
«Le Grand cadre n’a pas levé son mot d’ordre, mais l’a suspendu. La levée ou non de la suspension du mot d’ordre dépend du respect par le gouvernement des délais que nous avons fixés dans le procès-verbal. Car entre le mois de mai et celui de juillet, il y a des délais qui ont été fixés d’un commun accord entre les deux parties pour la réalisation des accords qui ont été signés en février 2014.
Si tous les délais sont respectés entre les mois de juin et de juillet, nous pourrons assurer au Peuple sénégalais qu’il n’y aura plus de perturbations. Mais si l’Etat pense que parce que nous avons suspendu le mot d’ordre qu’ils vont croiser les bras et ne rien faire par rapport aux délais et échéanciers, le Grand cadre va se retrouver et prendre des décisions», ont averti les enseignants.
OUMAR WALY ZOUMAROU, VICE-COORDONNATEUR «DÉCHU» DU GRAND CADRE
«Je ne reconnais pas cette assemblée irrégulière»
Le vice-coordonnateur «déchu» du Grand cadre des enseignants ne reconnaît pas le nouveau bureau de cette unité d’action des syndicats d’enseignants.
Pis, Oumar Waly Zoumarou nourrit du mépris à l’endroit de ses camarades. Pour cause, «ce sont des ambitieux, des politiciens, des encagoulés qui sont pressés de siéger à la tête du Grand cadre», note-t-il.
«Je ne reconnais pas cette plénière qui a été irrégulière, parce qu’elle ne s’est pas tenue au vrai siège du Grand cadre. L’unique Grand cadre qui existe pour moi, c’est celui dirigé par le camarade Mamadou Lamine Dianté», dit Zoumarou.
Le vice-coordonnateur «déchu» précise cependant qu’il ne va pas demander à ses camarades au niveau de sa base de suivre le mot d’ordre. Car, dit-il, un seul syndicat sur 34 ne peut pas perturber les cours.
«Mais je reste convaincu et je signe qu’on ne doit pas lever de mot d’ordre, tant que le gouvernement n’a pas satisfait cette question vitale de l’indemnité de logement des enseignants», déclare Oumar Waly Zoumarou qui dit n’avoir pas été convié à la rencontre d’hier au siège du Sels.
Dianté : «Pas de commentaire !»
Joint par téléphone, le coordonnateur déchu a préféré ne pas réagir sur son remplacement ni sur aucune autre question. «Pas de commentaire !», s’est contenté de répéter Mamadou Lamine Dianté au bout du fil.
‘’SI LE CALENDRIER SCOLAIRE N’EST PAS RÉAMÉNAGÉ, NOUS AURONS ÉCHOUÉ’’
CHEIKH MBOW, COORDONNATEUR DE LA COSYDEP, SUR LA CRISE SCOLAIRE
Quelle appréciation faites-vous de cette crise qui secoue l’éducation aujourd’hui ?
Nous venons des Assises nationales de l’éducation et de la formation et nous pensions qu’on aurait comme résultat la stabilité du système éducatif. Mais nous avons remarqué l’incapacité des autorités à résoudre ces crises cycliques. Avons-nous un dialogue sincère ? Un dialogue où les acteurs se font confiance ?
Nous pensons qu’il faut aller vers la mise en œuvre des recommandations issues des Assises nationales. Lesquelles assises avaient abordé toutes les grandes questions, y compris celles qui sont posées actuellement par les organisations syndicales.
Qu’est-ce que vous pensez du gouvernement qui ne respecte pas ses engagements, mais aussi des enseignants grévistes qui reviennent sur des accords signés avec l’Etat ?
Notre impression, c’est que ce sont les citoyens qui sont les premiers responsables. Ce sont les citoyens qui, aujourd’hui, ont laissé le dossier de l’éducation entre les mains du gouvernement et des syndicats d’enseignants. Et finalement, le gouvernement et les syndicats d’enseignants nous prennent en otage.
Il faut qu’on comprenne que l’éducation est une question trop sérieuse. Si nous voulons aller vers l’émergence, il nous faut avoir un capital humain.
Qu’avons-nous fait durant cette crise ? Est-ce qu’on n’a pas la possibilité de peser en termes de pressions citoyennes. Nous avons vu qu’à chaque fois que des citoyens se sont mobilisés, ils arrivent à résoudre les questions les plus difficiles. Les Sénégalais ont le devoir d’exiger aux acteurs, notamment le gouvernement et les syndicats de s’entendre sur l’essentiel et permettre aux enfants de retourner dans les classes.
Nous demandons au gouvernement encore d’être plus disponible. Il n’est pas acceptable qu’un partenaire syndical veuille accéder à un ministre et qu’il ait des difficultés. Quand les enseignants servent les préavis de grève qui durent un mois, nous avons un mois pour en discuter.
Les trois mois de congés également devraient servir au gouvernement et aux leaders syndicaux pour discuter des problèmes de l’école. Nous demandons également aux syndicats de mieux coordonner leurs voix. On ne peut pas accepter qu’il y ait une quarantaine d’organisations syndicales. Cela fait un peu de cacophonie et l’Etat à une part de responsabilité. Il doit organiser des élections de représentativité afin qu’on sache qui est qui.
Faut-il revoir le calendrier scolaire, vu le nombre important de jours de grève ?
Nous pensons qu’il faut revoir le calendrier scolaire. Il faut le réaménager pour prendre en charge ce temps qui a été perdu à cause des grèves des enseignants. Donc, il faut réaménager ce temps et veiller à ce que les enfants puissent avoir le minimum qui puisse leur permettre de boucler cette année scolaire. Si on ne fait pas cela, nous aurons échoué. Et nous appelons les techniciens à nous faire des propositions de calendrier réaménagé.
Nous appelons les enseignants à être dans des dispositions d’accompagner les élèves en ce sens. Nous appelons également les parents à accompagner ce dispositif parce que nous savons qu’à une certaine époque, les parents sollicitent les élèves pour les travaux champêtres ou pour d’autres tâches. Il faudrait une forte solidarité autour de cette crise pour qu’au-delà on ne soit plus dans des situations où il faut dire : «Sauvons l’école !»
Le journal EnQuête a révélé, samedi, que le porte-parole de Ld a été limogé de son poste de directeur de Cabinet du ministre de la Promotion des investissements, sa camarade de parti. Ce «cas» Moussa Sarr rappelle le départ de Abdourahmane Diouf de Rewmi de la Sones. Dans tous les cas, Mamadou Ndoye et Cie sont plus proches de la sortie et semblent s’acheminer vers un pacte avec le Parti socialiste.
Un climat de malaise sévit au sein de la majorité présidentielle. L’Alliance pour la République (Apr) en veut à son alliée, la Ligue démocratique (Ld), pour avoir pris une position acerbe sur la transhumance dont le Président Macky Sall a fait l’apologie lors de sa tournée économique à Kaffrine. Et dans cette brouille, l’Apr commence à déplumer les hommes de Mamadou Ndoye.
Samedi, le journal EnQuête a révélé que Moussa Sarr, porte-parole de la Ld, a été limogé de son poste de directeur de Cabinet du ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des télés-services de l’Etat, Khoudia Mbaye, sa camarade de parti.
Ses critiques contre les déclarations et la gestion du président de la République sont passées par là. Après la condamnation de la transhumance par son parti et les réactions des Apéristes, M. Sarr est revenu dans Le Populaire : «La meilleure façon d’aider le président de la République, c’est d’attirer son attention sur la présence massive de sa famille dans les affaires de l’Etat (...) Nous disons que la transhumance, il ne faut la cultiver», soutenait-il.
Des mots qualifiés «de trop» par le parti au pouvoir qui dénonce un «manque de loyauté» de la part d’un parti allié qui siège à la table du Conseil des ministres. La Ld fait partie du quota de Benno siggil senegaal, la coalition qui avait porté la candidature de Moustapha Niasse au premier tour de la Présidentielle de 2012.
Avec Bathily, Dansokho et autres, le leader de l’Afp est arrivé 3ème derrière Wade et Macky Sall. Mais avec l’arrivée de Mamadou Ndoye à la place de Bathily, la Ld ne se voit plus dans Bss, surtout que Niasse a décidé de ne pas se présenter contre Macky Sall en 2017.
Moussa Sarr comme Abdourahmane Diouf, Khoudia Mbaye comme Oumar Guèye ?
Khoudia Mbaye a-t-elle subi des pressions de la direction de l’Apr pour se débarrasser de son camarade de parti ? Dans tous les cas, cette affaire ressemble au cas Abdourahmane Diouf de Rewmi, défenestré de la direction de la Sones au plus fort de la tension entre Idrissa Seck et Macky Sall. On se rappelle que Rewmi avait accusé la tutelle de Abdourahmane Diouf, Oumar Guèye, alors ministre en charge de l’Hydraulique, d’être derrière ce départ du chargé de communication du parti et de l’avoir cautionné.
Quelques semaines plus tard, l’homme de Sangalkam, qui avait refusé de démissionner sous la demande de Idrissa Seck, confirmait son rapprochement du parti au pouvoir et, plus tard, son soutien au gouvernement. Il sera suivi par un autre ministre rewmiste, Pape Diouf. Tous les deux lanceront leurs mouvements de soutien au Président Sall.
Aujourd’hui encore, des interrogations planent sur l’attitude de Khoudia Mbaye, si tant est qu’elle a cautionné le limogeage de Moussa Sarr pour les raisons avancées. Seul membre du gouvernement au nom de la Ld, survivra-telle à Moussa Sarr qui n’aurait pas encore reçu la notification de son limogeage ?
Où alors le suivra-telle en quittant le gouvernement par solidarité ? De toute évidence, entre l’Apr et la Ld, l’on est plus proche du divorce que de la poursuite du compagnonnage. Des actes ont été posés avec l’adhésion de la Ld à la Confédération des forces de Gauche et des messages ont été envoyés avec les atomes crochus avec le Parti socialiste qui aura son candidat à la Présidentielle qui approche à grands pas.
Apr-Ld : la fin ?
Ce sera peut-être comme entre l’Apr et Rewmi : une séance d’observation. Qui prendra l’initiative de la séparation ? La Ligue démocratique pourrait sauter sur le «cas» Moussa Sarr pour tourner le dos à Macky Sall, même si le départ de Bathily pourrait avoir des répercussions sur son poids électoral. Abdou Mbow minimise : «Depuis 1981, la Ld n’a jamais présent́euncandidatàl’élection présidentielle. C’est un parti politique et spécialiste de l’emprise politique.»
Le porte-parole adjoint de l’Apr ajoutait la semaine dernière dans les colonnes de L’Observateur : «A chaque élection, les responsables de la Ld se positionnent aux côtés du candidat le mieux plaće pour bénéficier des privilèges, non pas pour le Sénégal, mais pour eux et leurs partisans. Ce qu’ils disent aujourd’hui, ils ne l’ont apparemment pas vu hier.» En tout cas, ces déclarations par presse interposée sonnent plutôt comme la fin du compagnonnage entre la Ld et l’Apr.
A l’image du Ps, la Ld ne compte pas s’asseoir sur sa liberté de parole. «Si l’Apr n’apprécie pas notre position sur la transhumance, c’est son problème», tempêtait hier, Mamadou Ndoye, secrétaire général de la Ld dans le journal EnQuête. A qui va profiter cette guerre ? Sans nul doute Macky Sall aurait voulu que tous les leaders soient derrière lui à la prochaine Présidentielle.
«La politique, c’est de l’addition», dit-on. Donc, le chef de l’Etat serait le grand perdant si Mamadou Ndoye et ses camardes venaient à quitter la coalition. Pour aller où ?
Le Ps ne cracherait pas sur un soutien des Jallarbistes qui ont soutenu un des siens, Khalifa Sall, dans beaucoup de grandes villes lors des Locales de juin 2014. La Ld dont un des responsables et maire de Dieuppeul-Derklé, Cheikh Guèye, est premier adjoint à la mairie de Dakar, avait appuyé la coalition Taxawu Dakar. Et si une éventuelle candidature de Khalifa Sall aurait le soutien de la Ld!
Et si le Ps et la Ligue démocratique se liguaient contre Macky ?
Le Ps et la Ld se sont déjà accordés, à la Maison du Parti, sur une plateforme dénommée «Création d’un grand rassemblement» le 18 mars dernier. «Au terme des débats larges, francs et ouverts, le Ps et la Ld ont constaté d’importantes convergences de vues et engagent leurs partis respectifs à poursuivre, chacun en ce qui le concerne, les initiatives déjà en cours sur le terrain et qui vont dans la même direction», déclaraient conjointement les deux partis politiques.
De plus, lors de leurs assises des 22 et 23 avril dernier, les forces de gauche, dont la Ld, n’excluaient pas de présenter une candidature à l’élection présidentielle de 2017. «Ce candidat peut être issu de nos rangs ou d’ailleurs», renseignait Pape Demba Sy de l’Udf/Mboloo mi. Il faut souligner que le Ps ne faisait pas partie de ces assises.
«IL Y A UN DÉRÈGLEMENT ALIMENTAIRE DANS LES VILLES AFRICAINES»
L’urbanisation et les transformations rurales ont beaucoup influé sur la consommation alimentaire dans les grandes villes Africaines. Ce qui a beaucoup influé sur les habitudes alimentaires des populations. Nicolas Bricas, Chercheur au CIRAD, estime qu’il y a un problème de dérèglement alimentaire dans les villes d’Afrique de l’Ouest où les gens consomment trop de sucres et trop de matières grasses. Il s’exprimait hier, lundi 4 mai, à Dakar, à l’occasion d’un atelier sur la consommation alimentaire organisé par l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR), en partenariat avec l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED).
Le chercheur Nicolas Bricas, dans sa présentation faite hier, lundi 4 mai, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier sur la consommation alimentaire, l’urbanisation et les transformations rurales en Afrique de l’Ouest, a signalé qu’il y a un dérèglement du régime alimentaire dans les villes Africaines. « Aujourd’hui le problème de la malnutrition est beaucoup moins le problème de calories, il est devenu beaucoup plus un problème de carence en micronutriments, mais aussi un problème dans les villes du dérèglement du régime alimentaire avec maintenant des régimes devenus trop gras, trop sucrés, trop caloriques », a-t-il laissé entendre dans sa présentation.
Par conséquent, « les micronutriments comme la vitamine A, le fer, le zinc, l’iode sont toujours en déficit », alerte-t-il. Estimant que « la problématique alimentaire a complètement changé depuis les années 80, le chercheur Français, a signalé que «le problème n’est plus tellement de savoir est-ce qu’on produit assez en calories, mais c’est plutôt est-ce qu’on produit maintenant de façon à satisfaire un régime diversifié ».
Selon toujours Nicolas Bricas, « les pays Africains sont capables aujourd’hui de nourrir majoritairement leurs populations à partir de produits locaux même s’il y a un problème pour les céréales ».
Très en verve sur les questions alimentaires pour avoir pratiqué le continent depuis plusieurs décennies déjà, il établit un tableau de valeurs qui diversifie les différentes consommations en milieu rural comme en ville. « En milieu rural, les dépenses pour la consommation de produits amylacés s’élèvent à 40 %, les produits animaux 20 % et les autres produits c’est 40 %. Dans les grandes villes, la structure est différente. C’est grosso modo, 30 % de dépenses pour les produits amylacés, 30 % pour les produits animaux, 30 % pour les autres produits. Cela veut dire que la question céréalière diminue en ville et que les 2/3 du marché alimentaire urbain sont composés de produits animaux », nous renseigne-t-il.
Pour dépendre moins des importations
Dans ses analyses, Nicolas Bricas nous fait découvrir un tableau dans lequel il redonne espoir au continent qui peut par la diversification parvenir à dépendre moins des importations. « Quand on fait des analyses un peu plus poussées, on découvre que plus vous avez une diversification de vos produits de base, plus vous pouvez alterner le riz avec du maïs, avec des pommes de terre, avec de l’igname, avec du manioc ou avec du plantain, moins vous dépendrez des importations », révèle-t-il. « Si vous prenez un hectare et vous plantez des céréales et que vous prenez un autre hectare dans lequel vous plantez du manioc ou de l’igname. Ce ne sera pas intéressant de comparer votre rendement en kilos, mais il faut comparer en production énergétique. Combien il y a de calories dans cet hectare de céréales et combien il y en a dans cet hectare de manioc ou d’igname.
Dans l’hectare d’igname, il y a trois fois plus de calories que dans l’hectare de céréales », laisse-t-il entendre en guise d’exemple. « C’est comme ça que le Nigéria, le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire ont fait exploser leur production calorique parce qu’ils ont fait la révolution du manioc », soutient-il. Même si à son avis « ce n’est pas facile de le faire dans le Sahel parce que le climat n’est pas favorable », malgré une remontée de ces racines et tubercules, et des variétés qui s’adaptent maintenant aux zones plus sèches.
AMSATOU SOW SIDIBÉ DÉNONCE LA LÉTHARGIE DES ONG AFRICAINES
La présidente du Réseau Dialogue Sécurité en Afrique (DSPAIX AFRIQUE), Amsatou Sow Sidibé, a dénoncé hier, lundi 4 Mai à Dakar, avec sa dernière énergie, le phénomène de l’émigration clandestine et la léthargie des organisations Africaines comme la CDEAO et l’UEMOA. Elle s’exprimait lors d’un forum sur le thème «Halte à l’émigration clandestine, non aux crimes collectifs».
L’ancien professeur de droit civil à l’université Cheick Anta Diop de Dakar, lors de ce forum, s’est dit surprise de la léthargie des organisations africaines comme la CDEAO, l’UEMOA, la CEAC. «Nous constatons que même l’Union Européenne s’est réunie et a identifié des solutions à ce drame, malheureusement tel n’est pas encore le cas en Afrique. Aucune rencontre pour analyser et trouver des remèdes à cette catastrophe humanitaire n’est notée», dénonce-t-elle.
Mme Sidibé estime alors que c’est l’échec des politiques africaines qui est la cause. «Notre système éducatif, économique et notre politique d’emploi n’ont pas permis de trouver une réponse au chômage et à la prise en charge des jeunes. Dans ce contexte, les dirigeants ne devraient pas ignorer l’un des effets de la mondialisation qui est le partage de l’information. Ainsi, leur silence et leur immobilisme face au drame de l’émigration sont plus que troublants», a-t-elle martelé.
Elle a par ailleurs souligné que cette situation est l’échec de la mondialisation qui ne se traduit pas par une solidarité agissante en piétinant ses propres règles d’organisation. «Quid des familles ? Elles sont aussi responsables car généralement celles-ci octroient les moyens à leurs enfants pour partir à l’aventure», se désole-t-elle. Pour le professeur, le pire dans cet acte particulièrement douloureux et néfaste assimilable à l’esclavage, est qu’il vide le continent de ses bras aptes à promouvoir son développement. «Ça mérite une attention particulière», pense-t-elle.
La directrice de la place du Souvenir, Mme Adja Khady Sy Ba, pour sa part, invite la société à faire preuve d’indulgence à l’endroit des jeunes qui n’ont pas encore de quoi entretenir leur famille. «Beaucoup de jeunes s’adonnent aujourd’hui à l’émigration parce qu’ils n’ont pas d’autres alternatives. Ce sont leurs propres familles qui les y poussent en les minimisant ou en leur faisant comprendre qu’ils n’ont aucune utilité car n’arrivant pas à construire de belles villas ou à avoir de belles voitures comme le fils de l’autre. Un stress qu’ils ne pourront plus supporter à la longue», dit-elle.
Le chef de bureau de l’organisation international pour l’émigration au Sénégal, Mme Jolind Séne, explique que pour ce weekend, «plus de 5800 migrants on été sauvés aux larges des côtes italiennes, plus de 1750 décès enregistrés depuis janvier dernier, toutes les nationalités confondues, et près de 1200 sénégalais reçus en Italie entre janvier et mars», a-t-elle confirmé. Ce forum a servi d’occasion au DSPAIX pour faire un projet de mémorandum dans lequel il invite les chefs d’Etat de l’Union Africaine à définir une politique migratoire précise. Et à faire une déclaration solennelle d’engagement pour y faire face. Le réseau interpelle aussi la communauté internationale à faire preuve de plus de solidarité, dans un esprit de partenariat et de complémentarité dans un monde devenu global.
Les maladies tropicales négligées touchent 1 milliard de personnes à travers le monde, soit une personne sur 7. Ce qui est troublant, selon les sources de l’OMS, c’est que la moitié des cas recensés se trouve en Afrique. Mais pour relever le défi, il faut couper le mal par la racine. C’est-à-dire promouvoir l’hygiène des mains, boire et utiliser de l’eau potable, laver les crudités à l’eau de javel, lutter contre les fosses septiques et bien d’autres comportements environnementaux. Telle est l’alerte lancée hier, par la directrice des maladies au ministère de la santé et de la prévention lors d’une séance d’informations sur la campagne en cours contre ces maladies.
Dévoilant la stratégie sénégalaise de lutte contre les Maladies tropicales négligées (Mtn), le docteur Marie Khémesse Ngom, de renseigner que notre pays dispose de tous les médicaments qu’il faut contre ces maladies grâce à l’appui technique et financier des partenaires ainsi que de l’expertise national.
Toutefois, Dr Ngom de prévenir en soutenant que tant que les populations ne les aident pas à changer leur comportement, ils ne vont pas avancer dans la lutte contre ces maladies liées, à son avis, à un manque d’hygiène, d’assainissement et d’éducation sanitaire. Elle a insisté sur l’utilisation de l’eau potable dans les domestiques et le lavage des crudités par l’eau de javel. Sinon, il sera difficile de réduire l’ampleur de la prévalence des maladies tropicales négligées (MTN). En décrivant ces maladies, la directrice de la lutte contre ces fléaux a fait remarquer que la lèpre, la rage, la dengue, le leishmaniiose et le ver de
Guinée sont traitées cas par cas dans les structures de santé. Alors que dans le plan- directeur 2011 et 2015 la bilharziose, les géoelminthiases (vers intestinaux), la filariose lymphatique, l’onchocercose et le trachome font aujourd’hui l’objet actuellement d’une campagne de distribution de médicaments du 15 avril au 15 mai. Les facteurs externes tels que le manque de dispositif d’assainissement adéquat, les problèmes d’accès à l’eau potable et tout un environnement écologique (fleuves, mares, marigots, rivières, barrages hydro-agricoles…) favorisant la présence de ces maladies ont été évoqués par Mme Ngom.
Au Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (SNEIPS), l’ampleur de ces maladies handicapantes et sources de contamination a été bien ressortie à l’intention des journalistes. Ainsi, selon Malang Mané, gestionnaire des données des MTN au ministère de la Santé et de l’action sociale, un plan mondial de lutte en 2008 orchestré par les partenaires mondiaux (Oms, Ong, Banque mondiales et firmes pharmaceutiques) a été élaboré en vue de les éradiquer. Autant d’efforts ont permis le contrôle, l’élimination voire l’éradication de certaines maladies comme le tétanos néonatal, la rougeole, la variole, la poliomyélite, le ver de guinée. Toutefois, il est nécessaire de continuer la surveillance et de renforcer l’éducation sanitaire.
C’est, peut être, la fin. Les amateurs viennent surement de contempler, pour une dernière fois avec un goût d’inachevé, la sculpture bien faite d’un lutteur d’une autre génération. Tyson, le jeune champion des années 95, aux biceps gigantesques, qui envoyait par ko les «papys» de l’arène chez Ardo, sur le chemin qu’il a balisé pour une nouvelle génération Boul fallé, semble incapable, depuis 2004, de continuer sa glorieuse marche.
Pis, le «Cheikh» n’a, visiblement, plus la force nécessaire pour poser un pas devant l’autre. Pourtant, dimanche dernier il a suscité un brin d’espoir quand il s’est déshabillé. Et on espérait une nouvelle révolution du coté de la génération Boul fallé. Mais, que nenni!
Le tigre de fass n’a même pas eu besoin d’affirmer sa tigritude pour imposer sa suprématie face au «cadavre ambulant», comme le qualifiait Mbaye Gueye avant le combat. Tyson vient de mordre la poussière pour la 6e fois en autant de sorties.
Ce qui a ouvert le débat sur la suite de sa carrière dans l’arène sénégalaise. Beaucoup de spécialistes et bon nombre d’amateurs pensent qu’il doit prendre sa retraite. Mais, toutes ses personnes ont, peut être, oublié que c’est ce Mohamed Ndao Tyson qui a conceptualisé le Lamb-business.
Une philosophie qu’il a théorisée avant de l’imposer aux promoteurs et aux sponsors permettant aux lutteurs, en plus d’être bien rémunérés, d’atteindre un certain statut dans une société sénégalaise qui n’avait pas une grande considération pour ces mastodontes de dimanche.
C’est en partie grâce à lui qu’avoir un fils lutteur est devenu une fierté parentale parce que la lutte nourrit bien son homme aujourd’hui. De ce point de vue, a-ton le droit d’exiger de quelqu’un qui gagne bien sa vie dans l’exercice de son travail d’anticiper sa retraite en sachant qu’il a 3 ans devant lui ?
C’est son business à lui le Lamb. Et il a un corps pour le vendre devant les promoteurs parce qu’il n’y a pas dans l’arène sénégalaise un lutteur capable de décrocher une telle affiche après avoir subit 5 défaites successives. Le grand Yakhya Diop Yékini ne dira pas le contraire. Lui qui risque de passer 3 années blanches à cause d’un seul revers.
Cependant, on peut lui demander sur une analyse purement sportive d’arrêter parce que malgré une très bonne hygiène de vie et un corps athlétiquement toujours bien ciselé, il n’a plus la puissance physique, ni la fougue d’une jeunesse innocente à la conquête d’un monde de gladiateurs.
Mais, il ne faut pas qu’on oublie que l’on est en face du «grand» Tyson. Il a crée et semble toujours maitriser les rouages de son «Lamb-business». Reste à savoir qui du business ou de l’honneur d’un champion prendra le dessus quand il se penchera sur la suite qu’il donnera à sa carrière de lutteur. Et quel que soit sa décision, il aura vécu son Lamb-business jusqu’au bout.
Roki Balboa est prêt à apporter son aide à Tyson s’il veut rester dans l’arène. Il l’a soutenu lors de l’entretien qu’il a accordé à GrandPlace. Le triple champion de lutte suisse évoque les raisons de l’échec de la tenue de son combat contre Balla Gaye2 et Yékini. Il a profité de l’occasion pour charger Bombardier qu’il qualifie de «tapette».
Grand-Place: Pourquoi votre combat tarde à se concrétiser au Sénégal ?
Roki Balboa: Je n’ai pas accepté le cachet insuffisant que m’a proposé Aziz Ndiaye, c’est la raison pour laquelle je n’ai pas disputé ce combat face à Balla Gaye2. J’ai, quand même, eu d’autres propositions pour affronter Bombardier. Mais, ce dernier a choisi la porte de sortie la plus facile c’est- à-dire Modou Lô. Après avoir dé- marché mon combat face à Bombardier en vain, Soubatel s’est penché sur Yékini. Mais, l’ancien roi des arènes avait lassé entendre que s’il doit m’affronter, il devait d’abords me voir lutter dans l’arène. Mais, il n’y pas eu de suite.
Serez-vous prêts à affronter Yékini lors de cette saison si un promoteur le démarche ?
Je ne fais pas de fixation sur un quelconque lutteur encore moins sur Yékini. Je lui voue un grand respect, c’est un grand monsieur de l’arène sénégalaise. Je suis prêt à aller apprendre de lui la lutte pure sérère. Mon adversaire potentiel, c’est Bombardier. C’est une «tapette» qui a préféré prendre le chemin le plus facile, Modou Lô. Mais, je l’attends à l’issue de ce combat.
Gris Bordeaux, Emeu Sène, Lac de Guiers2 font aussi partis des ténors que vous pouvez affronter ?
Pour l’instant, je ne vise que Bombardier qui détient la couronne de roi des arènes. Gris Bordeaux, c’est un frère et ami. Je mangeais chez lui lors d’un séjour au pays. Je ne lutterai jamais contre lui. Sa mère prie beaucoup pour moi. Le fait que je n’ai jamais livré de combat au Sénégal ne constitue nullement un handicap. D’ailleurs, j’ai toujours eu le choix pour décrocher un combat au Sénégal. Si j’en voulais 10, je les aurai obtenus. J’ai toujours dis non quand les offres n’en valaient pas la peine. Je ne veux lutter qu’avec les numéro1.
Quelle analyse faites-vous du combat Tyson/Gris Bordeaux ?
Chacun s’est préparé en conséquence pour remporter la victoire. C’est le meilleur qui a gagné. C’est cette lecture que j’ai faite du combat.
Tyson doit-il renoncer à sa carrière ?
Tyson ne doit pas quitter l’arène. Je suis prêt à lui apporter mon soutien s’il le veut. Il a tout ce qu’il faut pour battre n’importe qui dans l’arène. Ces défaites d’affilée ne doivent pas être un obstacle pour la suite de sa carrière. Balla Gaye2, aussi, traverse une mauvaise passe. Mais, c’est un très bon lutteur que j’estime. Il va revenir en force. Je pense que mystiquement il a été dominé dans ce duel qui l’opposait à Emeu Sène. Il reste un très bon lutteur.
Vous y croyez, donc, au mystique dans l’arène ?
Si ce n’était pas ma mère et le Bon Dieu, je ne me retrouverai peut être pas ici en ce moment. J’aurai eu de sérieux problème, sans doute. Il m’arrivait là ou j’habite en Suisse de retrouver devant ma porte des œufs cassés ou de la cola. Mais bon, en tant que fervent musulman et mouride je me protège à ma façon. Je n’accuse pas les lutteurs. Mais, j’avertis seulement les mauvaises personnes qui s’aventurent dans ce sens, elles pourraient le regretter.
Vous annoncez des projets en vue au Sénégal, qu’en est –il réellement ?
Le Sénégal est dans mon cœur. Et je participe au développement de mon pays. J’ai des projets qui sont en phase de réalisation pour la jeunesse de mon pays. Je dé- marche des partenariats avec des écoles de lutte en suisse pour aider des jeunes lutteurs du Séné- gal à découvrir le sport en Europe pour ne plus prendre les bateaux et mourir dans l’eau. Il faut que tous les expatriés, qui sont bien installés, pensent à leur jeunes frères au pays afin de les assister.
Votre pronostic sur le combat Modou Lô/Bombardier ?
Dans ce combat, il est clair que Bombardier ne va prendre de risque. Il va éviter les déplacements qui constituent un danger pour lui en préférant attendre. Modou Lô, qui veut lui chiper la couronne, va prendre les initiatives. C’est sûr qu’il ira chercher Bombardier. Mais, le gabarit risque de peser dans ce combat qui peut tourner à l’avantage de Bombardier qui peut user de sa masse pour plaquer Modou Lô au sol lors de ses offensives.
LE SÉNÉGAL EN CAMPAGNE DE DISTRIBUTION DE MÉDICAMENTS DE MASSE
Le Sénégal a initié une campagne de distribution de masse de médicaments pour accélérer l’élimination des maladies tropicales négligées (Mtn) dans notre pays. Pour cette année, l’accent est mis sur 5 des maladies parasitaires causées par des vers intestinaux.
Le Sénégal multiplie ses efforts pour accélérer l’élimination des maladies tropicales négligées (Mtn). Dix maladies tropicales sont présentes dans notre pays mais cinq de ces maladies (la bilharziose, l’onchocercose, le trachome les géohelminthiases et la filariose lymphatique) nécessitent une distribution de masse de médicaments pour réduire le taux d’infestation de ces maladies.
Tout au long de cette campagne d’un mois, qui a débuté le 15 avril dernier, des médicaments efficaces sont donnés gratuitement aux populations. Ces 5 maladies parasitaires, causées par des vers intestinaux, sont liées au manque d’hygiène, d’assainissement et d’éducation et touchent particulièrement les populations pauvres.
Au Sénégal, des facteurs aggravant, liés à l’environnement, font que ces maladies tropicales négligées, comme la bilharziose et l’onchocercose sont plus présentes dans les populations du fleuve. Ces maladies, dont la transmission est liée à l’utilisation des eaux du fleuve, des rivières et des marigots, ont connu une recrudescence à cause des aménagements hydrauliques que sont les barrages de Diama et de Manantali.
«Nous, les techniciens de santé, avons toujours sonné l’alerte sur les problèmes liés à la santé concernant ses barrages. Car ils ont favorisé l’émergence de maladies tropicales. Mais, puisque ce sont des aménagements économiques indispensables, c’est aux populations de changer de comportement», a affirmé Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye à l’occasion de la session d’orientation, sur les maladies tropicales négligées, tenue hier.
Grace à cette campagne de distribution de masse des médicaments pour les maladies tropicales négligées, les structures de santé sont prêtes pour traiter toutes ces pathologies. Cependant, le succès de cette lutte contre les Mtn passe aussi par les populations.
Il s’agit surtout pour ces dernières d’utiliser de l’eau potable aussi bien pour la boisson que pour les travaux domestiques. «Il faut aussi régler le problème des fosses sceptiques, respecter l’hygiène des mains et surtout bien cuire les aliments», a indiqué la directrice de la lutte contre la maladie au ministère de la santé et de l’action sociale.
UN OUTIL DE DÉVELOPPEMENT PRATIQUE AUX SERVICES DES DÉMUNIS
GESTION DE LA ZAKAAT ET DU WAQF
Binta G. DIATTA Stagiaire |
Publication 05/05/2015
Le comité de gestion de la zakaat et du waqf du groupe, Serigne Cheikh Mbacké Thiaw Lahi a procédé hier, au lancement de l’initiative d’appui aux Imams et guides religieux. Il s’agit de la collecte et de la gestion de la zakat, un outil de développement pratique aux services des démunis.
Les démunis profitent des largesses du comité de gestion de la Zakaat et waqf de Serigne Cheikh Mbacké Laye. Chaque mois, ce comité distribue des denrées de première nécessité et de l’argent à des nécessiteux dans l’optique de les tirer d’affaires des affres de la pauvreté ambiante.
Toutes ces actions sont faites, disent-ils, dans la plus grande discrétion. Et, les bénéficiaires sont choisis par les imams des différentes « mosquées layennes » de la localité. L’initiative, une tradition des layennes, remonte le temps. Elle a toujours été prônée par le fondateur de cette confrérie et guide religieux, Seydina Limamoul Mahdi.
«Distribué la zakat, est une obligation pour tout musulman. Nous veillons à ce que les croyants s’en rappellent et fassent le meilleur d’eux-mêmes. La zakat est écrite dans le livre saint », théorise Imam Libasse Lô qui encourage les fidèles de sa communauté à redoubler les œuvres de charité à l’endroit des nécessiteux. Son appel rentre dans le but de motiver davantage au partage et au respect strict des valeurs islamiques, ainsi qu’à la préservation des vertus ancestrales.
Ainsi, le coordinateur, Babacar Fall a fait une présentation exhaustive, révélant la distribution d’un montant de 11 600 000 F CFA entre avril 2014 et mars 2015. Cette somme, distribuée a touché 1187 bénéficiaires, dont 10 000 FCFA par personne. Alors que, dans les œuvres de collecte, il a été enregistré une moisson de 10 197 904 F CFA.
L’action consistant à renflouer les comptes, a enregistré la contribution de la grande mosquée, à hauteur de 57,92%, le Daara Seydina Limamou à hauteur 20,52%, la mosquée Kawsara 14,87% et la mosquée de Mé- dine 3,57%.
Et, pour le bien être, un dispositif d’encadrement des démunis a été mis en place afin de faciliter l’insertion définitive des femmes, dans des créneaux générateurs. Le comité prévoit, en ce sens, d’améliorer dans les prochaines années, la donation en faveur des femmes.
« Nous avons des perspectives d’augmenter le nombre de financements et des montants destinés au femmes l’année prochaine. Les imams se réunis et fond le point sur le montant de la zakat collectée, ainsi que le montant à redistribuer aux nécessiteux», conclut Babacar Fall.